Mouvement Initiative et Liberté

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Une communication du MIL

10 SEPTEMBRE 2025, L’EXTRÊME-GAUCHE À LA MANŒUVRE


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Depuis plusieurs semaines, sur les réseaux sociaux, plusieurs groupes très actifs appellent au blocage de la France le 10 septembre 2025. Des mots d’ordre divers sont mis en avant, dont certains sont clairement insurrectionnels. Initialement perçu comme sans appartenance partisane, ce mouvement nébuleux est aujourd’hui officiellement récupéré par l’extrême-gauche.


Une partie des idées exprimées est reprise de certaines positions du mouvement des «Gilets jaunes». Mais il est différent car il s’appuie sur d’autres motifs : l’insatisfaction face à la situation politique (suite à la dissolution) et le rejet des propositions budgétaires 2026 annoncées mi-juillet par Bayrou.


Le réseau «Indignons-nous» s’exprime au travers d’une messagerie (Telegram) disposant d’une boucle générale et nationale et de sous-groupes régionaux, départementaux. Les modes d’action évoqués restent encore divers : grèves, désobéissance civile, actions «virulentes» (c‘est-à-dire violente). Les moyens de mobilisation sont divers : messages, articles, vidéos, tracts, affiches, chants. Les mots d’ordre invitent au désordre : «Arrêter toutes activités», «Renverser la table», «Destituer Emmanuel Macron», «Reprendre la révolution française», «Retirer votre argent des banques».


Sur les réseaux sociaux, des modérateurs tentent de limiter les propos politiques condamnables, dont les appels à la haine, les propos complotistes ou antisémites. Leur volonté est de structurer les échanges et de se retrouver au minimum sur un objectif : «refuser le projet de budget 2026 proposé par Bayrou».


Plusieurs organisations syndicales soutiendraient indirectement, voir directement, le mouvement avec des discours distincts (Force ouvrière (FO) et des structures de la Confédération générale du travail (CGT)).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que La France Insoumise (LFI) vient d’apporter son soutien au mouvement «Bloquons tout». LFI appelle ses militants et sympathisants à rejoindre ce mouvement pour mettre la France à l’arrêt le 10 septembre. Jean-Luc Mélenchon mène une offensive déterminée pour faire tomber le gouvernement. Il veut profiter de la demande de vote de confiance début septembre pour déposer une motion de censure. Déjà, LFI, le PS, le RN ont annoncés qu’ils voteraient la motion de censure. Son unique but est d’obtenir une démission de Macron et une élection présidentielle où il ne disposerait pas de concurrent sérieux et préparé à gauche.


Ce soutien politique de LFI est très diversement apprécié par l’équipe initiale des internautes de «bloquons tout», mais l’entrisme au sein du mouvement par des militants insoumis sur le terrain local est devenu un fait incontestable. Les Ecologistes et le Parti communiste français (PCF) participeront, à cette journée du 10 septembre. Tandis que le Parti socialiste (PS) reste, à ce jour, attentiste mais prêt à soutenir ce mouvement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) comprend et partage les critiques face à une situation politique incertaine (faute de majorité à l’Assemblée) et au Projet de loi de finances 2026 annoncé par Bayrou, qui sanctionne davantage les Français et les entreprises, sans réduire notablement les dépenses publiques, les détournements (tva, carte vitale, arrêts maladies) et les abus des aides et des subventions (cmu, refugies politiques issu de région non en guerre, traitement des clandestins, …). Mais la réponse à cette situation doit être recherchée au niveau du Parlement, dans le cadre des institutions de la République, ou lors de nouvelles échéances électorales.

Tout le monde sait que l’indépendance et l’autonomie politique d’un tel mouvement de protestation est un leurre évident. Il sera contrôlé par les insoumis dans la réalité de l’action.


Le «mouvement social Bloquons tout» aura, sur le terrain le 10 septembre, un impact encore difficile à prévoir par son importance, mais, au-delà des instigateurs initiaux dans les réseaux sociaux, il pourra donner une occasion d’action à des extrémistes et des ultras de gauche, plus des casseurs et des pillards. Et il pourra donner à des citoyens la possibilité d’exprimer leur ras-le-bol des taxes, impôts, contraintes administratives et répression de ces derniers plutôt que celle de la délinquance organisée.