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Une communication du MIL

ÉLECTIONS MUNICIPALES :

LE CHEVAL DE TROIE DES ISLAMISTES


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Il s’agit d’une tribune écrite par Gilles Platret, Maire de Chalon-sur-Saône, qui a été publiée dans l’Action Universitaire de l’hiver 2025. Il s’agit du journal de l’UNI (Union Nationale Inter-Universitaire – actionuniversitaire@uni.asso.fr).


Une révolution fatale est en train de se pré­parer par les urnes. Pour la première fois de son histoire, la France va délibérément choisir de lais­ser envahir ses rouages insti­tutionnels par des islamistes accédant léga­lement au pou­voir.


La République a documenté le danger (le rapport sur les Frères Musulmans déclassifié par le ministère de l'Intérieur au printemps 2025). Elle en a fait raisonner les échos sous les voûtes de ses institutions nationales (la commission d'enquête de l'Assemblée sur les liens entre mouvements politiques et islamisme). Mais elle ne fait rien, absolument rien, pour l'em­pêcher.


Voilà ce qui est en train de se passer à l'horizon des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.


Parce qu'ils trouvent auprès des candidats d'extrême-gauche, LFI ou EELV, des alliés désireux de favoriser leur entreprise pour mieux capitaliser sur le vote musulman, les islamistes né­gocient en ce moment des places sur les listes aux élections municipales.


Ce faisant, comme tout candidat, ils pourront, dès que la liste sera déposée, avoir librement accès aux listes électorales et disposeront ainsi d'un fichier complet, à l'échelle de la com­mune concernée, des habitants avec leurs noms et leurs adresses.


Puis viendra le temps de l'élection. Peu de villes tomberont directement et majoritairement dans l'escarcelle de l'ex­trême-gauche. Pourtant, partout où ils auront présenté des candidats, ces listes obtiendront des élus, la condition se li­mitant à récolter plus de 5 % des voix, ce qui est tout à fait à portée de main.


À partir de là, comme tout membre d'une opposition muni­cipale, comme tout membre d'un conseil municipal, les isla­mistes devenus conseillers municipaux deviendront légale­ment membres des commissions d'appels d'offres et pourront ainsi obtenir des renseignements très utiles sur les entreprises locales et régionales. De même, ils participeront légalement aux travaux des commissions de contrôle des services locaux, obtenant ainsi une foule d'informations sur le fonctionnement des concessions publiques, depuis les réseaux d'eau potable et de chaleur urbaine jusqu'au fonctionnement des réseaux de gaz de ville et des cantines scolaires.


Et comme tous les autres conseillers, ils pourront demander et obtenir de l'administration communale, en appui des projets de délibérations soumis à l'ordre du jour des réunions de conseil municipal, tout document destiné à éclairer leur vote. C'est ainsi qu'ils pourront connaître le fonctionnement des Po­lices municipales, des réseaux de vidéosurveillance, de l'orga­nisation des écoles communales, de la politique en direction des jeunes, des aînés, des familles.


Ceci sans même compter leur participation obligatoire au sein des centres communaux d'action sociale, participation qui leur ouvrira les portes de très précieux renseignements sur la phy­sionomie sociale de nos concitoyens.


Nous allons donc ouvrir aux islamistes que nous laisserons élire et, en pratique, en grande partie aux Frères Musulmans dont la stratégie est d'accumuler tous les renseignements utiles sur le fonctionnement de nos rouages institutionnels, des informations qui leur permettront de tout connaître du terrain local, favorisant ainsi leur entreprise d'infiltration et de documentation, préalable nécessaire à leur prise de pouvoir progressive dont nous connaissons le but ultime, l'instauration de la norme islamique en France, c'est à dire la Charia.


Au moment où nous nous parlons, rien dans la loi ne fait obs­tacle à cela. Et cela adviendra à coup sûr.


Pour l'empêcher, ce qui demeure possible, il faudrait que la loi change très rapidement, en tout état de cause avant la date de clôture du dépôt des listes le 26 février prochain.


Le seul moyen, c'est de faire reposer un dispositif législatif sur l'article 1er de la Constitution garantissant la forme républi­caine de la France et le fait qu'elle soit une, indivisible, laïque, démocratique et sociale. Quiconque présentant le risque d'y contrevenir dans des fonctions électives devrait être écarté de l'élection. Cela permettrait d'autoriser les préfets, dont le rôle est de recueillir les listes de candidats (la condition pour le devenir se limitant à la production d'une attestation d'ins­cription sur la liste électorale et d'une pièce d'identité), de saisir le Renseignement territorial en cas de doute sérieux sur le caractère islamiste de tel ou tel candidat. Et sur la base des informations transmises, de pouvoir, si un danger pour nos ins­titutions est avéré, refuser la candidature.


Il faut pour cela le vote d'une loi. Mais plus que le vote d'une loi, il faut du courage.


Pour le moment, silence radio du côté du ministère de l'In­térieur, silence radio du côté de l'Association des Maires de France. Tous ont sans doute d'autres chats à fouetter au mo­ment où la République s'écroule.


Pourtant, si rien n'est fait, elle s'écroulera d'autant plus fa­cilement que nous aurons permis aux islamistes de ronger jusqu'au cœur l'armature de nos institutions. Le pouvoir ne se conquiert pas que par le haut. Attaqué par la base, il finira par s'effondrer sur lui-même et les ennemis de la liberté française n'auront plus alors qu'à en ramasser les débris... et la ruine de nos libertés avec.