Mouvement Initiative et Liberté
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Une communication du MIL
LA JEUNE GARDE, UNE LIGUE DISSOUTE RECONSTITUÉE
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Sur le plan politique et sur le terrain, la droite républicaine se trouve confrontée à des gauchistes depuis plus de 60 ans (sans remonter à plus loin). Le débat sur les appellations est un faux débat : ces militants de l’«ultra-gauche», «antifas» ou autres «poings levés» sont tous des «gauchistes», comme les blacks blocs en 2026 ou les autonomes dans les années 1979-1980.
Les gauchistes constituent une nébuleuse permanente de militants et de sympathisants en marge de la légalité, ils sont regroupés autour de réseaux sociaux, ouverts ou cryptés. Ces derniers sont généralement animés par des influenceurs, des organisations politiques locales, voire nationales et parfois étrangères. Les gauchistes rejettent les institutions existantes, les formes d’organisation jugées hiérarchiques, les partis politiques et les stratégies électorales. Ils privilégient une logique d’affrontement avec les symboles de l’État (Police, Justice), des grandes entreprises, de l’autorité, mais, aussi et surtout, les élus et les militants de droite.
Des médias résument bien à tort la situation comme un affrontement entre «fascistes» et gauchistes. Certes, il existe bien des militants d’ultra-droite, de diverses obédiences, mais les agressions gauchistes ne se limitent pas du tout à eux.
Par exemple, en 2025, plus d’une cinquantaine de militants de l’UNI (organisation étudiante représentative) ont fait l’objet d’agressions gauchistes violentes dans les universités.
Ces mouvements sont bien distincts de «la gauche de la gauche», de la «gauche radicale» ou même de l’«extrême-gauche» (Nouveau Parti anticapitaliste ou Lutte ouvrière) dont les partis défendent leurs idées (auxquelles nous nous opposons) chacun à leur manière en restant dans le cadre des institutions de la République (sauf exceptions de certains). C’est pourquoi les actions violentes des gauchistes sont condamnées par tous les partis républicains de droite et de gauche. Seule la France insoumise (LFI) soutient des gauchistes, et en a même fait élire comme député. C’est l’une des raisons pour lesquelles ce parti est définitivement sorti de l’arc républicain.
Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) considère comme un fait politique majeur l’assassinat, récent, d’un étudiant, Quentin Deranque, lynché par un groupe de gauchistes qui se revendiquent de «La Jeune Garde». Cela traduit le franchissement d’une ligne rouge. Le stade d’une bousculade, ou d’une bagarre, entre groupes étudiants, a été intentionnellement dépassée, comme en témoignent les vidéos relatant les faits. Les assassins et leurs complices semblent connus, ils doivent être jugés et condamnés à de lourdes peines, au terme d’un procès.
Des responsables universitaires tolèrent, depuis des années, des violences politiques dans et autour des établissements (blocage de l’accès aux locaux, tenue de conférences politiques en faveur du terrorisme, agressions fréquentes) qui mettent en cause la sécurité de leurs étudiants. Ces responsables universitaires doivent être sanctionnés et/ou démis de leurs fonctions. Comme dans le cas de la conférence pro-Hamas, organisée avec les frères musulmans, de l’euro-députée Rima Hassan (LFI), à l’Institut d’études politiques de Lyon. La responsabilité du préfet et des responsables de la sécurité publique concernés doit être mesurée sans aucun état d’âme (contrôle de l’IGPN). La sécurité n’était pas assurée à Lyon.
Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) constate la connivence de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise (LFI) avec le groupe gauchiste «La Jeune Garde antifasciste» (participation à ses manifestations, déclarations de soutien public, promotion de son responsable). Cette organisation est un groupuscule qui compterait entre 100 et 200 militants, répartis dans plusieurs grandes villes. La «Jeune Garde» a été cofondée par Raphaël Archenault, dit «Raphaël Arnault», en 2018, à Lyon. Elle a été dissoute en juin 2025 par le gouvernement, qui l’accusait de perpétrer des violences. Raphaël Archenault aurait déjà été condamné en février 2022 par le tribunal correctionnel de Lyon à quatre mois de prison ferme pour participation à des violences en groupe et serait fiché S. Le gouvernement reproche notamment à cette organisation «un activisme violent pour promouvoir son idéologie» – dont onze agressions –, des «entraînements à la violence» et «une communication violente sur les réseaux sociaux», lui attribuant des messages sous l’étiquette «Antifa Squads». Elle conteste sa dissolution devant les tribunaux. La mise en examen de plusieurs de ses membres dans l’assassinat de Quentin Deranque impose de confirmer définitivement sa dissolution et d’entamer une procédure de reconstitution de ligue dissoute.
Car la dissolution de «La Jeune Garde», en 2025, a un effet immédiat. Le recours devant le Conseil d’État n’a pas d’effet suspensif. Donc, toute personne qui participerait à une action au nom d’une association dissoute est susceptible de faire l’objet de poursuites pénales. La reconstitution d'une ligue dissoute fait référence à la participation à la reconstitution ou au maintien d'une association ou d'un groupement dissous. Selon le code pénal français, participer à la reconstitution d'une ligue dissoute peut entraîner des peines de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Si le groupe maintenu ou reconstitué est un groupe de combat, la peine peut être portée à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Alors il faut que Macron et son gouvernement agissent et entame la procédure contre la reconstitution de ligue dissoute par un député LFI.
En 2024, Raphaël Archenault, dit «Raphaël Arnault» est élu député «insoumis» du Vaucluse avec l’aval de Jean-Luc Mélenchon, comme plusieurs autres gauchistes, et avec le soutien d’une grande partie de la gauche. Il doit être exclu de l’Assemblée Nationale.