Mouvement Initiative et Liberté

www.lemil.org

Une communication du MIL

IL Y A 20 ANS QUE LE GÉNÉRAL ALAIN DE BOISSIEU EST DÉCÉDÉ


Télécharger la communication du MIL du 5 avril 2026

Transférer ce texte à une personne

Imprimer


Voici ce que le Mouvement Initiative et Liberté avait publié dans son journal «Vigilance & Action», dans son numéro 200 de mai 2006.


Le MIL est en deuil par Raoul Béteille, ancien député, président du MIL


Sa voix est inoubliable. Quand disparaît un être de cette envergure, la douleur suscite en moi une sorte de présence abolie qui fait revivre ce que je ressentais en le rencontrant. Or Alain de Boissieu déclenchait ma ferveur et mon affection en répondant à ce que je venais de dire pour le saluer : c’est sa voix qui, pour ainsi dire, dénonçait à elle seule, et tout de suite, l’aristocrate qu’il était au sens précisément le plus noble du terme.


Et ce qu’il disait venait aussitôt amplifier l’émotion. Nos amis se souviendront toujours des réflexions passionnantes que ses interventions accumulaient lors de nos réunions du MIL. Quelle vision de la réalité ! Quelle perspicacité dans le rappel de certains drames et dans l’analyse des difficultés à la solution desquelles il avait contribué en parlant avec le Général ! Et tout cela, sans chercher le moins du monde à se mettre en valeur.


Je le voyais à côté de moi pendant les réunions. Son visage était en accord total avec la noblesse de sa voix. Je n’oublierai jamais, non plus, ce profil de médaille.


Au total, on comprend pleinement pourquoi le Général l’a si souvent écouté, à savoir entendu. Il n’était pas seulement son gendre, mais un conseiller exceptionnel.


La bienveillance avec laquelle Alain de Boissieu nous a entretenus de quelques-unes de ces conversations reste un grand honneur pour le MIL.


Nous avons pleuré lors de ses obsèques aux Invalides. Nous resterons fidèles à sa mémoire.



 «Mon général, nous ne vous oublierons pas» par Georges Flicourt, vice-président du MIL


Le général d’Armée Alain de Boissieu, notre Président d’Honneur, nous a quittés le 5 avril dernier. La France vient de perdre un grand homme. Le MIL vient de perdre un fidèle compagnon. Nous sommes tous profondément attristés.


De nombreux militants du MIL se sont retrouvés aux Invalides pour la cérémonie de ses obsèques nationales présidées par Jacques Chirac, Président de la République.


Le général de Boissieu a consacré sa vie à la défense de la France. Ayant choisi la carrière militaire, il entra à Saint-Cyr en 1936 et choisit l’arme la plus noble : la cavalerie. Il se distingue lors de l’invasion de la France en mai 1940, à la tête de ce qui sera, pour l’histoire, la dernière attaque, sabre au clair de l’armée française avant sa pitoyable débandade.


Fait prisonnier et interné dans une forteresse en Poméranie, il réussit à s’évader pour tomber entre les mains des hommes de Staline, complice d’Hitler. Interné dans un camp de concentration communiste digne de ceux de l’Allemagne nazie, il ne dut son salut qu’à la bonne idée d’Hitler d’attaquer son ancien complice soviétique. Ayant pu gagner l’Angleterre, il s’engagea immédiatement dans les Forces Françaises Libres. Ses affectations et missions furent trop nombreuses pour être rapportées ici et nous ne pouvons que conseiller la lecture des deux livres de mémoire qu’il publia en 1981 et 1982.


Pour achever glorieusement cette épopée, il participa au débarquement en Normandie avec la 2ème DB du général Leclerc, puis à la libération de Paris, à la campagne d’Alsace, avant de prendre le « nid d’aigle » d’Hitler à Berchtesgaden.


Entré au cabinet du général de Gaulle il épousa sa fille Elisabeth en janvier 1946. Ils eurent une fille et cinq petits-enfants. Très proche du général de Gaulle, il lui sauva la vie ainsi que celle de madame de Gaulle lors de l’attentat du Petit Clamart. Nommé Général d’Armée en 1971, il devint Grand Chancelier de la Légion d’Honneur. Nous n’oublierons jamais comment il démissionna de cette importante fonction en 1981 pour ne pas remettre le collier de Grand Maître à un certain Mitterrand, ancien collaborateur décoré de la Francisque !


Il avait pour Jacques Foccart une grande amitié. Il appréciait son amour de la France et de l’Afrique ainsi que sa totale fidélité au général de Gaulle.


Le MIL partageant ces valeurs, il accepta d’en être le Président d’Honneur. Il ne manquait aucune de nos conventions nationales où il pouvait nous conter certains épisodes des moments exceptionnels qu’il avait vécus.


Nommé Chancelier de l’Ordre de la libération en 2002, dont il était Compagnon, sa présence à une réunion politique lui étant interdite, il n’a pu être parmi nous ces trois dernières années. Nous l’avons beaucoup regretté.


Adieu mon général, nous ne vous oublierons pas.


Alain de Boissieu : un fleuron de la civilisation française

par Jacques Rougeot, professeur à la Sorbonne


En apprenant la mort du général de Boissieu, chaque membre du MIL s’est senti frappé par un deuil personnel.


Le général de Boissieu avait bien voulu accepter d’être le président de notre comité d’honneur, ce qui était déjà pour nous un immense privilège que l’ancien Grand Chancelier de la Légion d’honneur n’accordait assurément pas à la légère. Mais il était encore beaucoup plus que cela. Il suivait toujours de très près notre action et notre combat, exprimant son accord sans réserve, prodiguant ses encouragements sans retenue, sans jamais nous suggérer d’adopter une attitude qui, sous prétexte de modération, pût ressembler à de la tiédeur. Il s’engageait même jusque dans le détail : il est en particulier l’auteur d’un slogan qui a fleuri sur nos affiches et nos autocollants et il en éprouvait une satisfaction quasi juvénile. Il participait souvent à nos conventions : à la fois conteur et analyste, s’exprimant avec aisance et simplicité, il nous permettait d’être de plain-pied avec l’Histoire, dont il avait si souvent été un acteur. Sa présence faisait naître autour de lui une atmosphère très par­ticulière : sans une ombre de démagogie, mais sans jamais rien de guindé, avec souvent une pointe d’humour, il procurait à cha­cun la sensation d’évoluer, comme lui, dans un monde où la grandeur est naturelle et où la mesquinerie n’a pas droit de cité.


Depuis 2002, son nom n’apparaissait plus en tête de notre comité d’honneur. C’est que sa fonction de Chancelier de l’ordre de la Libération lui interdisait toute autre position publique. Mais il ne s’était pas pour autant enfermé dans une tour d’ivoire et il avait exprimé son intention de reprendre ouvertement sa place dans l’action à l’expiration de son mandat.


Alain de Boissieu appartient à la catégorie très peu fournie des hommes qui n’ont pas eu seulement une existence bien remplie, mais qui ont vécu un véritable destin, à la fois dans l’ordre de l’action et dans l’ordre du symbole. Qui penserait au­jourd’hui que la Seconde Guerre mondiale, qui s’est terminée avec le triomphe apocalyptique de la science à Hiroshima et Nagasaki, avait com­mencé avec des charges de cavale­rie ? Pourtant, le lieutenant de Bois­sieu a été l’un des derniers Français a avoir ainsi chargé, sabre au clair, ultime représentant de la tradition des chevaliers et de leurs succes­seurs au fil des siècles, sur tous les champs de bataille.


Mais Alain de Boissieu n’était pas destiné à être seulement le dernier maillon d’une chaîne. Il lui appartenait de jouer un rôle dans la continuité de l’histoire fran­çaise. Ce rôle, il le joue en s’engageant dans les Forces françai­ses libres et en combattant dans la 2ème division blindée de Le­clerc. Il le reçoit aussi du destin : son sort est lié indissolublement au général de Gaulle, d’abord lorsque celui-ci l’appelle à son cabinet militaire, puis lors­que les deux hommes sont réunis par les liens familiaux que l’on sait. Le destin n’est pas le hasard. En effet, dès le 19 juin 1940, le lieutenant de Boissieu avait décidé de répondre à l’appel lancé la veille. Prisonnier deux fois, en Allemagne puis en URSS, il parvient, à force d’audace et d’acharnement, à rejoindre Londres en 1941. Avant d’être choisi par lui, Alain de Boissieu avait choisi de Gaulle, une fois pour toutes, comme son chef. Il le servit sans interruption et sans relâchement jusqu’à la fin.


Les relations entre les deux hommes ont été exemplaires. Servir le général de Gaulle était assurément une tâche exaltante, mais qui ne laissait aucune place à quelque facilité ou quelque faiblesse que ce fût. Totalement étranger à tout esprit de favori­tisme familial, le Général était même plus exigeant envers son gendre (ainsi d’ailleurs qu’envers son fils Philippe) qu’il ne l’était envers tout autre. C’est donc uniquement à ses propres mérites que le général de Boissieu doit d’avoir exercé les fonctions de Chef d’état-major de l’armée de terre, puis de Grand Chancelier de la Légion d’honneur.


Ce qui unissait si solidement les deux hommes, c’était d’abord une passion commune : leur amour de la France. Pour Alain de Boissieu, le chef de la France libre, devenu président de la République, incarnait parfaitement l’essence de la patrie. Le service de la France et celui du Général étaient donc pour lui une seule et même chose. C’est pourquoi son engagement était total, sans réserve, sans états d’âme et, à plus forte raison, sans dé­chirements internes, comme ce fut le cas pour d’autres en certai­nes circonstances dramatiques.


Mais si le général de Gaulle a constamment accordé à Alain de Boissieu sa confiance et son estime au plus haut niveau, c’est essentiellement parce qu’il appréciait ses éminentes quali­tés personnelles. Il serait fastidieux d’en dresser une sorte de catalogue. Ce qui frappe lorsqu’on les envisage dans leur en­semble, c’est que celles qui le caractérisent le plus profondément sont celles qui, pendant des siècles, ont été considérées pendant des siècles comme constitutives par excellence du génie fran­çais. On pourrait dire, en ayant recours au vocabulaire musical, qu’Alain de Boissieu, dans notre époque de cacopho­nie intellectuelle et morale, avait le don de penser, de parler et d’agir juste, c’est-à-dire, en chaque circons­tance, de trouver, sponta­nément semble-t-il, l’attitude qui convenait exactement.


Il est enfin un mot peu employé aujourd’hui, si ce n’est dans un sens superficiel, qui s’applique ici dans sa plénitude : Alain de Boissieu était un modèle d’élégance. Élégance physi­que : ce cavalier avait conservé, dans un âge avancé, sa fière allure de jeune homme. Élégance morale surtout : ce combattant indomptable ne parlait jamais de ses exploits, si ce n’est, rare­ment, avec un détachement humoristique. Le seul éclat qu’il se plût à rapporter était d’avoir démissionné de sa fonction de Grand Chancelier de la Légion d’honneur, en 1981, pour n’avoir pas voulu remettre le collier de Grand Maître à celui que son beau-père appelait l’arsouille.


On peut enfin évoquer, comme exemple de suprême élé­gance, son attitude pendant et après l’attentat du Petit Clamart. Dans le feu de l’action, il ne se préoccupa que de sauver la vie du chef de l’État en l’obligeant à se coucher («le seul ordre que je n’aie jamais donné à mon beau-père», disait-il en souriant). Après coup, il s’efforça, avec discrétion mais de la manière qui lui paraissait la plus efficace, de sauver la vie de celui qui avait tout mis en œuvre pour le tuer. C’est sans doute, outre l’esprit che­valeresque, son âme pro­fondément chrétienne qui le poussait à agir ainsi.


Alain de Boissieu Dean de Luigné était d’essence aristocratique, au sens le plus profond de ce terme. Il était de plus enraciné dans une tradition multiséculaire, et ce n’est en rien diminuer ses qua­lités personnelles que de dire que son destin n’a pu s’accomplir avec cette perfection que parce qu’il était imprégné des riches­ses spirituelles de la civili­sation de notre pays, de la France, fille aînée de l’Eglise et aussi « mère des arts, des armes et des lois ».


Aujourd’hui, nous sommes tristes. Tristes parce que nous avons perdu un homme aimé et respecté. Tristes aussi pour nous-mêmes, parce que nous ne pouvons nous empêcher de nous demander si ce n’est pas un des der­niers fleurons de la ci­vilisation française qui nous a quittés.


Nous savons bien, mon Général, que vous ne voudriez pas en convenir. Vous nous disiez que la civili­sation française va certainement refleurir et que c’est un devoir pour nous que d’espérer. Eh bien, nous espérerons, au moins pour vous rendre ce dernier hommage. Nous vous devons bien cela.



Thèmes d’intervention d’Alain de BOISSIEU, général d'armée (CR),

ancien grand chancelier de la légion d’honneur, Compagnon de la Libération, président du comité d'honneur du MIL, lors des Conventions Nationales du MIL.


- Les attaques de la gauche contre les combattants de 1914-1918 (XIIème Convention Nationale en 2002 sur le thème «avec Chirac pour la France»)

- 1940 : les leçons de l’histoire (XIème Convention Nationale en 2001 sur le thème «un seul combat : battre la gauche»)

- Pourquoi la tentative d’attentat du petit-clamart ? (Xème Convention Nationale en 2000 sur le thème «2000 : la renaissance de la droite»)

- Mai 1968 (IXème Convention Nationale en 1999 sur le thème «nos valeurs civiques»)

- Les leçons du Gaullisme (VIIIème Convention Nationale en 1998 sur le thème «les chemins de la reconquête»)

- Le gaullisme a l’horizon de l’an 2000 (VIIème Convention Nationale en 1997 sur le thème «1998 : vaincre la gauche»)

- Les problemes du service militaire (VIème Convention Nationale en 1996 sur le thème «le retour de la France»)

- Le Gaullisme aujourd'hui et demain (IVème Convention Nationale en 1994 sur le thème «la France veut être gouvernée à droite»)

- Le service national (IIIème Convention Nationale en 1993 sur le thème «vive la Nation»)

- La défense de demain : la nouvelle donne stratégique (IIème Convention Nationale en 1992 sur le thème «de la défaite du socialisme à la victoire de la droite»)

- La modernisation de l'armée française (Ière Convention Nationale en 1990 sur le thème «M.I.L : au carrefour des droites»)


Hommage funèbre rendu par Jacques CHIRAC, Président de la République, à l'occasion des obsèques du général d'Armée Alain de Boissieu, Chancelier de l'Ordre de la Libération

Hôtel national des Invalides - Paris, le samedi 8 avril 2006


Madame,


Une très grande peine nous réunit autour de vous, de votre fille, de vos petits-enfants, de toute votre famille. Aujourd'hui nous rendons un der­nier hommage à votre mari, le général d'Armée Alain de BOISSIEU.


Avec lui, disparaît un grand soldat, un héros de la France Libre dont la vie tout entière a été placée sous le signe du courage et de la fidé­lité. Fidélité à la France. Fidélité au chef qu'il s'était choisi, le général de GAULLE.


Dès la déclaration de la guerre, le jeune Saint-Cyrien se bat. Il se bat avec panache. A la tête de ses cavaliers, il mène, en juin 1940, l'une des dernières charges au sabre de l'armée française. Malgré une ré­sistance héroïque, il est fait prisonnier. En Belgique, le 19 juin 1940, il apprend l'appel lancé à Londres par le géné­ral de GAULLE. Dès lors, il va tout tenter pour le rejoindre.


C'est d'un oflag de Poméranie qu'il réussit, en 1941, à s'évader vers l'URSS. Interné pendant 5 mois au camp de Mitchourine, il atteint, avec les prisonniers du «détachement Billotte», la mer Blanche, participe sur un navire de guerre canadien à l'opération du Spitzberg et débar­que en Ecosse, après avoir parcouru 4.000 km sur la mer. Au terme de cette aventure excep­tionnelle, il rejoint enfin Londres et le chef de la France libre.


Ses états de service au sein des Forces Fran­çaises Libres, dans les­quelles il s'engage im­médiatement, seront des plus brillants.


Dès Pâques 1942, il prend part aux opérations de Bayonne, puis au raid sur Dieppe. Envoyé en mission dans l'océan Indien, il participe au réta­blissement de l'autorité de la République à Madagascar et à Djibouti. En mars 1943, il re­joint en Tunisie les rangs de cette Force «L» qui devien­dra bientôt la 2e Division blindée du général LECLERC, avec laquelle il débarque en Normandie le 30 juillet 1944.


Plusieurs fois blessé, le capitaine de BOIS­SIEU s'illustre dans les com­bats de la forêt d'Ecouves, lors de la libération de Paris, au cours de la campagne d'Alsace. Au printemps 1945, il parvient jusqu'à Berchtesga­den et au Berghof, le nid d'aigle d'HITLER.


Cette extraordinaire épopée lui vaut d'être fait Compagnon de la Libéra­tion par le général de GAULLE qui, la guerre achevée, l'appelle à son cabinet militaire. Il occupera ensuite diffé­rents postes éminents en mé­tropole ou en Afrique, avant de rejoindre le 4e Chasseurs dans le Constantinois.


En 1959, il dirige le cabinet militaire du gou­vernement d'Alger, puis il rejoint l'Inspection générale de l'Arme blindée et de la Cavalerie. Il rece­vra ensuite le commandement de la 2e Brigade blindée de Saint-Ger­main-en-Laye, l'héritière des traditions de la prestigieuse 2e D.B., puis celui des écoles de Coëtquidan, ou encore celui de la 7e Division mé­canisée de Mulhouse. Le général de BOISSIEU sera nommé, en 1971, Chef d'Etat-major de l'Armée de Terre, avant d'être tout naturellement dési­gné en 1975 pour exercer les prestigieuses fonctions de Grand Chancelier de la Légion d'Honneur, puis, en 2002, celles de Chancelier de l'Ordre de la Libération.


Le général de BOISSIEU a toujours mis son audace, son courage et son intelli­gence, sa fi­délité au ser­vice de sa patrie. Au ser­vice du chef qu'il a choisi aux heures les plus sombres de la guerre. Au service de l'homme qui de­vient son beau-père et auquel il donnera, tout au long de sa vie, tant de témoignages de son indéfectible loyauté. Au service de ses cama­rades, les Compagnons de la Libération, et de leur Ordre, qu'il servira avec dignité et effica­cité jusqu'à son dernier souffle.


Des Français Libres, André MALRAUX a écrit : «Ces combattants étaient le «non» du 18 juin devenu vivant. Nullement une sorte de Légion Française aux côtés des Alliés, mais l'éternelle poignée de ceux par lesquels tout ce qui trans­figure les individus commence ou recommence : la légion des témoins».


Le général de BOISSIEU a été l'un des plus braves, l'un des plus auda­cieux, l'un des plus grands soldats de la France Libre. Il restera de ce petit nombre d'hommes dont le souvenir marque l'histoire d'un pays.


Je veux saluer sa mémoire et lui rendre l'hom­mage que la nation lui doit. Et je tiens à vous exprimer, Madame, ainsi qu'à toute votre fa­mille, ma très profonde sympathie et mes très sincères et respectueuses condoléances.