Mouvement Initiative et Liberté
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Une communication du MIL
LES GAUCHES SONT IRRÉCONCILIABLES
Télécharger la communication du MIL du 6 octobre 2026
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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le principal danger pour la France lors de la présidentielle de 2027 est incarné par Jean-Luc Mélenchon. Il ne doit pas accéder au second tour et bénéficier d'un vote par défaut. Pour cela, il faudrait espérer un rééquilibrage des forces au sein de la gauche en faveur de la gauche républicaine contre LFI. Alors qu’aujourd’hui LFI est moteur de la gauche.
Il existe un profond fossé idéologique à gauche entre, d'un côté, LFI et ses partenaires d'extrême-gauche et, de l'autre, les socialistes réformistes. Sur le plan national, les LFIstes contestent les institutions de la Vème république, mettent en cause l'autorité de l’État (forces de l’ordre, justice et défense) et veulent faire sortir la France de l'Union Européenne, contrairement aux choix la gauche dite républicaine. Les deux ne se retrouvent que très partiellement, sur la hausse des salaires, sur le soutien à l’immigration et les retraites, avec des niveaux forts différents. Sur le plan international, les LFIstes soutiennent les arguments de Poutine contre l'Ukraine et la propagande des terroristes islamistes du Hamas, contrairement à la gauche dite républicaine qui défend l'Ukraine et dénonce la République islamiste d’Iran.
C'est pourquoi, pour le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), LFI et ses supplétifs sont clairement nos ennemis politiques, les autres étant des adversaires politiques.
La gauche sociale-démocrate prépare une primaire (hors PCF, LFI, Les Écologistes et supplétifs divers qui disposent déjà de candidats déclarés). Cette primaire est réservée aux adhérents du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste, à jour de cotisation, ou s’acquittant d’un droit de participation de 15 euros, pour éviter les tripatouillages par des militants d’extrême-gauche. Les organisateurs visent au moins 100.000 inscrits à la primaire.
L’objectif de cette primaire reste flou : soit disposer d’un candidat susceptible de l’emporter à l’élection présidentielle, soit juste tenter d’avoir un maximum d’élus au législatives de 2027 et alors le vrai sujet n’est plus la présidentielle de 2027. La primaire à gauche est marquée par la divergence fondamentale entre les candidats sur la question des rapports avec LFI. Deux conceptions de l’avenir de la gauche s’affrontent avec une divergence de fondamentale.
Raphaël Glucksmann (Place publique), comme Jérôme Guedj, affirment qu’aucune alliance n’est possible avec Mélenchon pour des raisons morales et politiques. Et il n’a aucune chance d’être élu président de la République en raison du constat de son large rejet par l’opinion. Glucksmann veut affirmer une force politique autonome, potentiellement capable d’entrer dans un système de coalition après les législatives. La social-démocratie pèse actuellement aux alentours de 14% des suffrages exprimés (score de Glucksmann aux européennes de 2024), auquel elle peut ajouter des voix de la gauche macronistes (Attal, Borne). De plus, si le candidat devient le représentant de la gauche non mélenchoniste lors du scrutin présidentiel de 2027, il peut atteindre le seuil des 20% au premier tour et être présent au second tour.
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, refuse de rompre avec le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon. Ce refus de rompre avec Mélenchon est partagé par Ségolène Royal (PS) et par Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste) au nom de l’union de la gauche (et des chiffres des sondages). Ils refusent d’admettre qu’ils ne seraient que de simples supplétifs de LFI au sein de l’union de la gauche. Or Faure reste attaché aux accords électoraux avec LFI (pour sauver, encore, son siège de député).
Le candidat choisit disposera, a priori, du financement du PS. Mais des candidats battus à cette primaire pourraient ne pas se regrouper derrière le vainqueur. Selon les sondages, la gauche non mélenchoniste aurait un faible poids, mais ces chiffres ignorent l’éclatement et l’effondrement en cours de la coalition macroniste (sénatoriales), dont Renaissance composée en grande partie d’anciens membres du PS qui vont rentrer à la maison.