Mouvement Initiative et Liberté

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Une communication du MIL

RETRAITÉS, STOP AUX IMPÔTS MACRON


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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le premier ministre, Lecornu, veut faire payer aux retraités le gel de la réforme des retraites (dont le passage progressif de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans) qu'il a gelé en 2026 pour obtenir l'abstention des députés du PS sur le budget 2026. Ce gel de la réforme des retraites de 2023 est d'ailleurs prolongé pour 2027. Il avait annoncé une charge de 6 milliards d'euros, avant de revenir à 5,5 milliards. La responsabilité de Lecornu dans la manœuvre en cours est totale.


Les retraités sont inquiets de la situation actuelle. Ils ne se sentent plus aujourd’hui, ni protégés, ni rassurés. En effet, le gouvernement veut mettre à contribution les retraités dans sa politique de redressement des comptes publics. Son objectif est de réaliser 5,5 milliards d’euros d’économies sur les retraités en 2027, d’une manière ou d’une autre. Les projets de loi de finances de l’Etat et de financement de la Sécurité sociale pour 2027, présentés le 1er octobre, contiennent des dispositions de freinage des pensions et une réduction sur une niche fiscale.


Le ministre du travail et des solidarités a l’intention d’actionner deux types de mesures.


La première mesure consiste soit en un gel du montant des retraites en 2027, soit en une hausse inférieure à l’inflation. La désindexation des pensions figure dans le projet de budget de la «Sécu» (augmenter les pensions de base à hauteur de l’inflation uniquement pour ceux qui touchent au maximum 1.260 euros par mois en additionnant la retraite de base et la complémentaire. L'inflation annuelle à fin 2026 devrait tourner autour de 3%, selon l'Insee.


La seconde mesure retenue par le gouvernement figure dans le projet de loi de finances. Elle réduit l’avantage fiscal dont bénéficient les retraités assujettis à l’impôt sur le revenu en baissant le plafond de l’abattement de 10% sur le revenu fiscal des retraités, instauré en 1978 (de 4.439 euros à 3.000 euros).


Le gouvernement se dit ouvert à la discussion avec les parlementaires pour définir une partie des modalités pour réaliser les 5,5 milliards d’euros d’économies. L’idée est de proposer aux parlementaires de choisir entre le niveau de réduction de l’avantage fiscal sur l’abattement de 10% et le gel, total ou partiel, des pensions pour réaliser les milliards d’euros d’économies. Un choix inacceptable car en même temps, ce gouvernement ne réduit pas le train de vie de l’État, le coût de l’immigration clandestine ou refugiée, l’explosion de l’utilisation des cabinets de conseil extérieur...

Les décisions sur l’évolution des retraites de base feraient l’objet d’un décret du gouvernement. Le gouvernement pourrait, après l’élection présidentielle en 2027, revenir sur les dispositions sans avoir à passer par la loi, mais c’est fort improbable quel que soit l’élu(e).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les parlementaires à refuser la désindexation des retraites et toutes les augmentations des impôts pour les retraités (comme pour les actifs).

La seule solution budgétaire repose sur une diminution drastique des dépenses de l'État, qui n'a pas été engagée dans le PLF et le PLFSS 2027. Ce projet de budget 2027 n'est pas crédible puisqu'il maintient un déficit trop excessif et ne limite pas la croissance de la dette de la France, alors que les taux d'intérêts flambent (proches de 5%).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les députés et sénateurs de droite et du centre à refuser globalement le budget Lecornu, sans attendre 2027 pour le corriger. Les mesures envisagées à l'encontre des retraités sont inacceptables et semblent non négociables. Les élus de droite s’opposeront aux pistes d’économie du gouvernement et marqueront leur soutien aux retraités, surtout à la veille des élections politiques. Les retraites sont des électeurs en majorité de droite.


Tout candidat gaulliste à l'élection présidentielle doit affirmer clairement sa détermination à défendre les retraités et appliquer, au minimum, la réforme des retraites qui été votée en 2023.