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Nous publions des maquettes de slogan afin de donner la possibilité à toute personne le souhaitant, et après téléchargement sur internet, de les photocopier pour les diffuser afin de sensibiliser l'opinion sur un thème précis. Sur chacune des maquettes il est inscrit : « Si vous imprimez cette maquette, vous devez l’utiliser conformément à la Loi du 29 décembre 1979 en utilisant les panneaux d’expression libre à l’exclusion de tout autre support. »


Du fait de plaintes nombreuses - et parfois justifiées - de municipalités et de personnes privées, nous voudrions vous rappeler quelques règles strictes concernant les affichettes, dont l’apposition relève de la législation réglementant l'affichage non commercial.


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- sur les panneaux « défense d’afficher »,

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- sur les panneaux électoraux (avant, pendant et après l’élection),

- sur les véhicules ne vous appartenant pas,

- sur les plaques de professions libérales (portes), ...


INTERDICTION ABSOLUE DE RECOUVRIR LES TEXTES OU DESSINS DES PANNEAUX (COMMERCIAUX, ROUTIERS, ...) AVEC DES AFFICHETTES (Cf. Loi du 29 décembre 1979)


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En effet, le message passera mieux de cette façon plutôt qu'avec un support totalement recouvert, cela fera plus propre et les services de nettoyage n'interviendront pas immédiatement.


NE COLLER QUE SUR LES EMPLACEMENTS LIBRES ET AUTORISES (PANNEAUX D’EXPRESSION LIBRE) PRÉVUS A CET EFFET PAR LES MAIRIES


VOTRE ACTION AURA DONC PLUS D'IMPACT POSITIF SUR PLUS DE PERSONNES ET SUR UNE PERIODE PLUS LONGUE SI VOUS RESPECTEZ CES CONSIGNES

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RAOUL BETEILLE,

PRESIDENT DU COMITE D’HONNEUR DU MIL  ET ANCIEN PRESIDENT DU MIL EST DECEDE

Télécharger la communication du MIL du 18 Avril 2015

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Lire sa biographie

Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Raoul Béteille, ancien président du M.I.L et actuel président du Comité d’honneur du M.I.L.


Né le 1er janvier 1924 à Nîmes, Raoul Béteille a choisi d'exercer, après des études de lettres et de droit, la profession de son père : magistrat. Il a occupé les plus hautes fonctions de la magistrature française. Il a commencé comme juge suppléant à Nîmes, Il devint ensuite juge à Aubusson (1951), substitut à Avignon (1951), substitut au service de la documentation et d'études de la Cour de cassation (1957), substitut du procureur de la République de la Seine (1962), conseiller technique du garde des Sceaux (1962). Sa compétence et son aptitude à dominer les problèmes généraux relatifs à la justice ont fait de lui le collaborateur très proche de plusieurs ministres, notamment Jean Foyer et Pierre Messmer. Il fut secrétaire général du Premier président de la Cour de cassation (1963), conseiller (1967) puis président de chambre à la cour d'appel de Paris, procureur général près la Cour de sûreté de l'État (1977), directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice (1979-1981). Aux côtés du garde des Sceaux Alain Peyrefitte, il a été l’un des principaux artisans de la loi Sécurité et liberté. Il a été immédiatement révoqué après l’élection de François Mitterrand et la loi elle-même a été aussitôt abrogée. Cette abrogation a été le symbole et l’instrument de la politique de relâchement pratiquée par la gauche en matière de justice et de sécurité, avec les résultats catastrophiques que nous pouvons encore constater aujourd’hui. Il fut un opposant important à l'abolition de la peine de mort. Il fut conseiller à la Cour de cassation (1979-1990), et vice-président du Conseil de la concurrence (de 1987 à 1993). Admis en retraite de la Cour de cassation le 30 juin 1990, il devient Conseiller honoraire à la Cour de cassation.


Raoul Béteille a conquis de haute lutte un siège de député (RPR) de la Seine-Saint-Denis, siège qu’il occupa du 28 mars 1993 au 21 avril 1997. Il a battu le socialiste Gilbert Bonnemaison, député depuis 1981, qui était connu pour être l’organisateur du congrès d’Epinay (création de l’union de la gauche qui contribua à la victoire de la gauche en 1981) et par son rapport sur les questions de sécurité («Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité» (décembre 1982) préconisant des politiques de prévention de la délinquance, en particulier dans les quartiers et la réduction des sanctions. Parlementaire exemplaire, il a acquis la considération de tous ses collègues, y compris de ses adversaires politiques. Il fut aussi conseiller municipal (RPR) d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 1997


Il a rejoint le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) en 1985 en intégrant son comité d’honneur présidé par le Général Alain de Boissieu. Raoul Béteille a été président du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) du 14 septembre 1994 jusqu’au 9 janvier 2008. Ce fut un président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Le 12 janvier 1999, il devint le président de l’Association des amis de Jacques Foccart (AJF). Lorsque, en 2008, il fut amené à se retirer loin du centre des décisions parisien pour rejoindre sa terre ancestrale de l’Ariège, il accepta de devenir président du comité d’Honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), fonction qu’il exerça jusqu’à son dernier jour.


Avec Raoul Béteille disparaît un grand Français, un magistrat de passion et plus particulièrement un gaulliste historique de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué dont la profonde bonté avait touché tous les cœurs. Raoul Béteille a consacré sa vie à la justice, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le MIL présente à son épouse, à ses enfants et à toute sa famille ses très sincères et très profondes condoléances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent lui rendre hommage, une adresse de courriel spécifique :


hommage-beteille@lemil.org



  

Hommage à Raoul BÉTEILLE

Télécharger ce texte (journal n°314)

Lire ce texte

Télécharger le journal n°312 sur Raoul Béteille (communication du MIL)

Télécharger le journal n°313 sur Raoul Béteille (ses écrits)

Télécharger le journal n°315 sur Raoul Béteille (ses écrits - suite)

Télécharger le journal n°316 sur Raoul Béteille (les hommages reçus)

Mon cher Raoul,

Ta vie publique a tout ce qu'il faut pour faire de toi une figure exemplaire. Et pourtant, je n'ai pas envie de présenter de toi une statue impeccablement sculptée, ne serait-ce que parce qu'une statue, même admirable, a toujours quelque chose de figé, de froid, ce qui est le con­traire même de ta véritable personnalité. C'est cette per­sonnalité que je veux, incomplètement et modestement, essayer de faire revivre dans sa vérité profonde en évo­quant non seulement ce que tu as fait, mais surtout ce que tu as pensé, ce que tu as éprouvé, ce que tu as été. C'est pour retrouver cette chaleur qui était en toi que j'ai été tout naturellement porté, pour parler de toi, à m'adresser à toi.

Il faut, certes, ne pas s'en tenir à l'exemplarité de ta carrière, mais il ne faut pas pour autant la passer sous si­lence. Notre époque a, plus qu'aucune autre, besoin de modèles, et de modèles imitables. Les héros et les saints ont quelque chose d'exaltant et d'entraînant, mais ils peuvent aussi apparaître comme des figures admirables, si exceptionnelles qu'on ne croit pas avoir la force de les imiter. A certaines époques, l'éducation communément dispensée fournit à ceux qui la reçoivent une armature mentale et morale qui leur permet de se conduire spon­tanément de façon honorable. Tel n'est plus le cas au­jourd'hui. Nous avons eu le triste privilège de voir une partie de la magistrature française descendre, avec l'érection du «mur des cons», dans les bas-fonds les plus ignobles de la condition humaine tout en continuant à détenir le pouvoir de juger leurs contemporains. Pour ne pas désespérer absolument de la justice de notre pays, nous avons besoin de nous référer à un exemple comme le tien, qui nous montre qu'un magistrat d'une intégrité scrupuleuse et d'une hauteur de vue magistrale peut aussi faire une carrière brillante qui le conduit jusqu'au som­met de la hiérarchie judiciaire.

Tous les sondages montrent que l'image de la classe politique est très dégradée dans l'esprit des Français. Cette sévérité est peut-être excessive, mais c'est un fait qu'on est obligé de prendre en considération. Pendant l'autre phase de ta vie publique, celle où tu as été député à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, tu as été reconnu comme une sorte de modèle dans l'exercice de ta fonction en raison de la qualité exceptionnelle de tes interventions, en raison aussi de ce mélange de fermeté dans la pensée et de courtoisie dans les propos qui te valaient le respect et l'amitié de tes collègues, y compris de tes ad­versaires politiques. Si les élus étaient plus nombreux à suivre ton exemple, les travaux parlementaires seraient de meilleure qualité, les lois seraient plus judicieuses et mieux rédigées et les électeurs se sentiraient plus enga­gés dans la vie politique parce qu'ils auraient une plus haute idée de la démocratie parlementaire.

Cette conscience professionnelle exigeante dont tu faisais preuve dans tes activités officielles, tu l'appliquais tout aussi bien dans l'exercice de la prési­dence de notre mouvement. Tu y avais d'autant plus de mérite que tu ne pouvais rien y gagner pour ton intérêt personnel. Le MIL est, certes, un mouvement hautement honorable, et il suf­fit pour s'en convaincre de consulter, par exemple, la composition de son comité d'honneur, mais il est trop attaché à la recherche de la vérité et trop soucieux de pouvoir l'exprimer li­brement qu'il n'est pas le meilleur tremplin pour la satisfaction d'une ambition personnelle. Cela te convenait bien, d'ailleurs, car tu as toujours fait passer la rectitude de tes convictions avant les louvoiements qui facilitent parfois la bonne progression d'une carrière. La tienne a été brillante, mais elle l'eût été sans doute encore plus si tu avais eu l'échine plus souple et la flatterie plus répandue.

Il n'est donc pas étonnant que tu aies été, si j'ose dire, un président à part entière. Tou­jours prêt à déployer ton drapeau, tu as été à la fois un président de prestige et un président de terrain. Très assidu aux réunions du bureau national, tu nous faisais profiter de la qualité de ta réflexion, de la richesse de ton expérience, de ta connaissance des rouages de l'Etat. Et puis, au cours de ces réunions comme en bien d'autres occasions, tu faisais preuve de cette qualité d'esprit que l'on avait traditionnellement coutume de considérer comme typiquement fran­çaise, mais qui semble en voie de disparition : tu ne pensais pas qu'une discussion sérieuse sur le fond dût être pesante et sinistre dans la forme et tu avais l'art d'apporter cette touche de lé­gèreté, de bonhomie et de chaleur amicale qui rend les décisions plus faciles à prendre.

Président de terrain, tu l'étais particulièrement dans tes relations avec les militants. Sans jamais rien céder à un quelconque débraillé verbal qui eût été une forme de démagogie, tu sa­vais spontanément toucher leurs sentiments, tout simplement parce qu'ils sentaient que tu éprouvais pour eux de la considération, de l'amitié et même une véritable affection. Ce que tu aimais dans les militants du MIL, c'est qu'ils représentent une sorte de concentré de la société française dans ses profondeurs, avec toutes ses variantes et aussi son unité indissoluble. Le ci­ment de cette unité, c'est l'amour de la France et, au-delà, la volonté de se dévouer, et même de se battre, pour elle. Se battre, c'est un terme qui semble peu approprié à ces qualités de cœur, à ce goût pour les douceurs de l'amitié dont j'ai parlé à ton propos. Et pourtant, c'est bien celui qui convient, car tu étais intraitable et farouche lorsqu'il s'agissait de notre pays, de sa civilisa­tion, de son identité, de sa grandeur, de son rayonnement.

Le MIL est un mouvement qui se définit ouvertement comme gaulliste. Voilà encore un trait qui te destinait à en devenir le président. Depuis ton plus jeune âge, le gaullisme faisait partie intimement de ta personnalité politique. C'était certes pour toi une constante que tu n'aurais pas songé à remettre en cause, mais ce n'était pas une doctrine figée à laquelle tu au­rais fait allégeance par habitude. Pour toi comme pour nous, de Gaulle représente un exemple que la classe politique a tenté depuis plusieurs années de faire oublier ou de momifier tout en l'encensant en paroles, mais qui est toujours resté sous-jacent dans le cœur et dans l'esprit de la population française et qui est en train de ressurgir dans toute sa force vitale, renvoyant au rang d'étoiles mortes les idéologies desséchées du vingtième siècle qui tentent désespérément de se survivre dans le vingt-et-unième.

Tu nous as dit souvent combien tu te sentais à l'aise au sein du MIL. De notre côté, nous étions fiers que tu fusses notre président. J'espère que tu as remarqué l'imparfait du subjonctif (celui-ci parmi d'autres) et que tu le portes à mon crédit. En effet, quelle que fût l'étendue de ta bienveillance envers tes amis, il y avait au moins un domaine où ton indulgence rencontrait ses limites, et tu eusses difficilement toléré que je manquasse à la concordance des temps.

En tout cas, toi, tu n'y manquais pas. On aurait tort de ne voir là qu'un scrupule futile. Ce respect des règles de la grammaire et, plus généralement, ce souci permanent de la justesse et de la correction de la langue française n'étaient en rien une marque de pédantisme, mais ré­vélaient une volonté de respecter les fructueuses conventions de la tradition française et de puiser avidement et judicieusement dans le trésor linguistique qui a permis l'épanouissement de l'une des civilisations les plus brillantes qui justifient la présence sur terre de l'espèce hu­maine.

Tu étais par excellence ce qu'on appelle aujourd'hui un homme cultivé, ce qu'on aurait appelé aux siècles classiques un honnête homme. Cette culture dont tu étais pétri, ce n'était pas une décoration supplémentaire ornant ta boutonnière, encore moins une manière de faire étalage de connaissances impressionnantes. C'était une nourriture substantielle composée de la sagesse accumulée au cours des siècles par les plus grands esprits, exprimée sous sa forme la plus parfaite et que tu avais intimement assimilée.

Sur les préoccupations plus proprement spirituelles, tu faisais preuve d'une grande pu­deur qui ne pouvait pas se confondre avec de l'indifférence. Tu n'avais pas la foi du charbon­nier, et tu le regrettais, mais tu proclamais haut et fort que le christianisme était à la racine et au cœur de la civilisation française et, pour cette cause-là, ton engagement était entier et iné­branlable.

Tu étais un homme de cœur, ta pente naturelle te portait vers la compassion, ton amour pour les animaux, et en particulier pour la douceur des chats, n'avait rien d'affecté et pourtant tu avais horreur des dégoulinades sentimentalo-humanitaires dans lesquelles se vautrent avec complaisance nos contemporains. Lucide connaisseur de la nature humaine, tu savais que l'angélisme utopique était une faiblesse qui pouvait engendrer des conséquences catastro­phiques car, comme l'avait dit Pascal, «le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

Tu assumais pleinement tes choix. Tu revendiquais la part que tu avais prise dans l'élaboration de la loi Sécurité et liberté, présentée par Alain Peyrefitte. Aux bonnes âmes qui s'offusquaient qu'elle eût un caractère répressif, alors qu'il eût été de bon ton de favoriser la prévention, tu répondais que la première mesure de prévention, et la plus efficace, était d'inspirer aux délinquants et criminels potentiels la crainte d'une répression immédiate et ri­goureuse. La sagesse de cette position a été, comme on l'a vu, confirmée a contrario par Mitter­rand et les socialistes, qui se sont empressés d'abroger cette loi, avec des résultats dont nous voyons encore aujourd'hui la terrible nocivité.

Autre question, encore plus sensible, celle de la peine de mort. Alors qu'on fait presque unanimement de Robert Badinter une sorte de saint laïque pour l'avoir abrogée, alors que son maintien est considéré quasi officiellement comme une marque de barbarie, tu t'es officielle­ment prononcé en sa faveur, à peu près seul parmi les gens de ton milieu et de ta notoriété. Tu l'as fait non pour satisfaire quelque tendance personnelle à la cruauté, mais parce que, ayant pris connaissance des études les plus objectives et les plus rigoureuses, tu avais conclu que l'application de la peine de mort permettait de sauver plus de vies innocentes qu'elle n'entraînait de morts de criminels. La rigueur bien appliquée est plus juste et plus «écono­mique» que le laxisme pseudo-humanitaire.

Il est une expression qui semble presque devenue caduque, à notre époque d'individualisme et de communautarisme larvé, mais que tu ne refuserais sans doute pas, c'est celle de grand serviteur de l'Etat. Tous les mots comptent. Tu as toujours exercé tes fonctions en te considérant comme étant au service d'une cause qui te dépassait. Cette cause, c'est évi­demment, au stade ultime, la France, mais il est dans le génie de notre pays de s'être construit et de subsister contre toutes les forces centrifuges grâce à cet instrument complexe et irrem­plaçable dans ses fonctions régaliennes qu'est l'Etat. Quant à la grandeur, elle s'applique non seulement à l'importance des fonctions que tu as exercées, mais à l'esprit dans lequel tu les as conçues.

Ceux qui te connaissent adhèrent à cette formule, mais, pour eux, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui s'impose aujourd'hui à eux, avant toutes autres considérations, c'est le chagrin. Ce qui subsistera toujours, c'est le souvenir d'un homme dans ce qu'il a d'unique et singulier, un homme de bien, un homme de cœur et surtout un ami, un ami pour tous, mais un ami parti­culier pour chacun d'entre nous.

Jacques ROU­GEOT est professeur émérite de langue française à l'université de Paris-Sorbonne, président du comité d'honneur de l'UNI et vice-président du MIL.

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CHARLES PASQUA,

UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 29 juin 2015

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Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.


«On ne comprend rien de moi si l’on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu’il voulait alors dire, il faut d’abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.


Après l’invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s’engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d’un réseau et établit de fausses cartes d’identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d’un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l’homme du 18 Juin, qu’il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.


Ensuite, Charles Pasqua intègre l’entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu’en 1969.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d’ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d’action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l’association fin 1962 et la quittera à l’automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu’au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.


Ces derniers titres furent : ancien ministre d’Etat, ancien président d’honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.


Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).


Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.


Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l’opinion : «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu’à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».


Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l’un des siens et la France perd un grand serviteur.

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INSULTES À LA MÉMOIRE DU PRÉFET CLAUDE ÉRIGNAC ASSASSINÉ EN 1998

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Repères : En région Corse, la liste indépendantiste corse « Pe a Corsica » (pour la Corse), dirigée par Gilles SIMEONI et Jean-Guy TALAMONI, a remporté les élections territoriales de décembre 2015. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy TALAMONI, a fait le choix de ne pas participer, et de le faire savoir, à l'hommage officiel rendu, le 6 février, à Ajaccio pour le 18ème anniversaire de l'assassinat du préfet Claude ERIGNAC.


Le 6 février 1998, à Ajaccio, le préfet de Corse, Claude ÉRIGNAC, a été abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre, par un commando indépendantiste alors qu'il se rendait en soirée, à pied, seul et sans protection à un concert de musique classique. L'arme du crime, retrouvée sur les lieux, était un Beretta volé cinq mois plus tôt lors de la prise d’otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud). Le militant indépendantiste, Yvan Colonna, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011 au terme d'un troisième procès.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rendre hommage, en ce jour anniversaire, à la mémoire du Préfet Claude ÉRIGNAC.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement le boycott de la cérémonie par le président de l'Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy TALAMONI. En refusant d’honorer la mémoire d’un Préfet de la République, lâchement assassiné par des terroristes, il porte atteinte à l’honneur de la République. Cette absence éclaire les perspectives d’affrontement en suspens dans l’île et la persistance d’un esprit de guerre civile de la part de mouvements indépendantistes, officiellement passés de l’action terroriste à la joute électorale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que, parmi les revendications avancées par les responsables indépendantistes, portées à la tête de l’assemblée de Corse, figure la demande de libération des terroristes corses condamnés pour des crimes et délits, et actuellement détenus, dont Yvan COLONNA, condamné pour l'assassinat du Préfet Claude ÉRIGNAC. Gilles SIMEONI, nouveau président du Conseil exécutif de Corse, a été l'avocat d'Yvan COLONNA…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la victoire des indépendantistes a été obtenue à la majorité relative (35% des voix), avec 24 sièges sur 51 à l’assemblée. Elle provient de la fusion, au 2nd tour, de deux listes indépendantistes : «Faisons la Corse», (Gilles SIMEONI) et «Corsica libera» (Jean-Guy TALAMONI).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la responsabilité du gouvernement socialiste est pleine et entière dans l’installation de cette situation dans l’île de Corse. L’ouverture récente par le Premier ministre de «négociations» avec les dirigeants indépendantistes vient confirmer son refus d’’assurer la défense des intérêts de la République. Les exigences formulées par ces indépendantistes n’ont rien à voir avec des compétences de la collectivité locale. Elles vont conduire au minimum à des tensions et, potentiellement, à des crises graves à répétition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la définition à venir des statuts de la future collectivité locale unique, issue de la fusion des conseils départementaux de Haute-Corse et de Corse du Sud et de l’Assemblée de Corse, en 2018 devra permettre la légitime représentation de la grande majorité, opposée à la petite minorité indépendantiste, dans l’intérêt général.

LES ECRITS DU MIL


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CLANDESTINS MIGRANTS : PLUS DE PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 juin 2016

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Repère : Le terme de «migrants» utilisé par les médias ou les politiques pour désigner des étrangers entrés illégalement en France est faux. Il existe des règles de droit qui régissent l'entrée et le séjour des étrangers en France, notamment : libre accès venant de certains pays, visas délivrés sous certaines conditions, autorisations accordées à des étudiants étrangers, procédure de demande d'asile. La France est tout le contraire d'un pays fermé. L'entrée clandestine d'étrangers sur le territoire national conduit à nommer ces étrangers des «clandestins», c'est à dire des étrangers en situation irrégulière, et non des «migrants». D’où l’utilisation par le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) depuis plusieurs mois du terme ««clandestins-migrants ». 


La période actuelle est marquée par l’arrivée en masse de dizaines de milliers de clandestins en France. Des problèmes de trafics divers, de traite humaine (prostitution, achat d’enfants, etc.), d’infiltrations terroristes, de santé publique (cas de tuberculose chez des clandestins) existent. Ils sont à traiter quotidiennement par les forces de l’ordre, mais ils ne résument pas à eux seuls la problématique posée par l’installation en France de clandestins.


Un consensus existe dans l’opinion française à ce propos qui est en faveur d’une aide à l’étranger (en particulier des réfugiés de guerre) mais non pour une installation durable en France de populations étrangères que nous ne pouvons plus accueillir. Sauf rare exception, ces personnes ne sont pas francophones, pour la plupart non qualifiées, ignorant la culture et les usages de la société française. Leur avenir doit être dans leur pays d’origine, avec notre éventuelle aide matérielle. Il n’est pas acceptable de voir s’installer de nouveaux quartiers étrangers en France, alors même que l’assimilation en France de millions de personnes, issues de l’immigration, est en partie un échec de part le trop grand nombre de personnes.


Le problème des clandestins reste à la pointe de l'actualité. Plus de 5.000 clandestins sont en permanence à Calais. Des clandestins, poussés à être demandeurs d’asile, sont répartis quotidiennement vers des points d’accueil dans toute la France, mais le flux arrivant sur Calais serait encore de plus de 1.500 clandestins par mois. La poursuite de l'arrivée de clandestins, de la Libye vers l’Italie, se traduit, en dépit des mesures prises et des centres d’accueil ouverts en Italie, par une arrivée massive de réfugiés africains ou asiatiques en France. Les contrôles aux frontières ne font qu’un peu ralentir le flux. Le problème dépasse évidemment la région de Calais, des actions de démantèlement des camps de clandestins ont lieu régulièrement à Paris. Elles concernent des milliers de personnes. Et ces campements ne révèlent que la partie immergée de l’iceberg de l’immigration clandestine en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce un nombre de clandestins entrant en France bien supérieur à celui annoncé par le gouvernement socialiste en 2015 (c’est-à-dire 30.000 clandestins supplémentaires appelés à devenir des demandeurs d’asile en 2015 et 2016). L’engagement de François Hollande, plus limité que celui de l’Allemagne, est largement dépassé sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à la mise en place de contrôles beaucoup plus rigoureux aux frontières nationales, dans l’attente d’un contrôle efficace, éventuel dans le futur, aux frontières des pays de la zone de Schengen.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge indispensable que l’État mobilise concrètement les moyens suffisants, en effectifs et en transports, pour assurer le départ des étrangers en fin d’autorisation légale de séjour (fin de visas, fin d’études réussies ou non, des étudiants étrangers, rejet des demandes d’asile) et pour organiser les expulsions de clandestins, conformément aux lois en vigueur. Il faut réorganiser des charters comme du temps des ministres de l’intérieur Charles Pasqua, Robert Pandraud et Jean-Louis Debré.


  

BREXIT, UN ÉCHEC DES FÉDÉRALISTES EUROPÉENS

LE MIL POUR UNE EUROPE DES NATIONS

Télécharger la communication du MIL du 24 juin 2016

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Repère : Les Britanniques ont été appelés à se prononcer pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. 51,9 % des votants viennent de se prononcer en faveur de la sortie (le «Brexit»). Des négociations de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne vont s’engager pour déterminer la sortie des traités existants et les formes de partenariats qui prendront ou pas la suite, dans un délai théorique de deux ans.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend acte du vote des Britanniques et de la sortie à court terme de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Cette sortie vient rappeler que l’Union européenne n’a jamais été une nation, mais bien une union des nations liées par des traités internationaux, pouvant toujours être remise en cause.


La responsabilité du départ de la Grande-Bretagne est portée par les partisans du fédéralisme européen qui ont œuvré sans discontinuer en faveur d’une «intégration à marche forcée» des pays membres au sein de l’Union. Ce départ acte l’échec des fédéralistes. Le combat contre eux va pouvoir se poursuivre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement le projet alternatif, évoqué par certains responsables politiques français, d’une intégration fédérale renforcée au sein du noyau initial de la construction européenne comprenant l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne également tout projet politique d’une France isolée, sans rapport avec ses voisins et sans dimension européenne. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son soutien à la réorientation de la politique européenne vers une «Europe des nations », projet engagé par le général de GAULLE.


Les responsables politiques français et ceux des autres pays européens doivent mesurer les risques de départ d’une série de pays s’ils n’engagement pas rapidement un changement en profondeur de la politique actuelle de l’Union européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient l’idée de l’adoption d’une nouvelle politique au sein de l’Union européenne sur le concept d’«Europe des nations».


Concrètement, il s’agit de limiter les compétences de l’Union européenne à l’essentiel (certains échanges économiques, contrôle des frontières extérieures, solidarité en cas de crise, etc.) et de laisser aux nations, par subsidiarité, une plus grande marge de manœuvre pour une gestion politique des problèmes nationaux qui sont de leur seul ressort.


Cette nouvelle politique nécessite de nouveaux traités internationaux. Une priorité complète doit être donnée à la représentation par les chefs d’États des nations européennes, et leurs parlements, par rapport aux instances actuelles, notamment : commission européenne non représentative, représentation au parlement européen sans lien avec les parlements nationaux, corps de fonctionnaires «apatrides» dans les instances de Bruxelles.

  

CASTRO : UN DICTATEUR COMMUNISTE EN MOINS DANS LE MONDE

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Repères : Fidel Castro est mort à l’âge de 90 ans. Après 47 années d'un pouvoir sans partage depuis 1959, il a laissé la direction de Cuba à son frère Raul Castro afin de maintenir un régime communiste.


Rappelons que la réalité du régime cubain se caractérise toujours aujourd’hui par un régime de parti unique, le Parti communiste de Cuba (PCC). Les libertés publiques n’existent pas. Il règne une police politique qui quadrille complètement l’île. La répression de toute activité d'opposition est constante avec notamment l’arrestation des opposants et des emprisonnements sans jugement (plus de 10.000 en 2015), la censure, la pratique des tortures, et des exécutions sommaires. Le culte de la personnalité du dictateur Castro avec des portraits des héros de la révolution omniprésents (dont Castro et Che Guevara), des manifestations publiques organisées régulièrement par le régime, la diffusion de littératures et de films «révolutionnaires». Les détracteurs du régime sont toujours «victimes de manœuvres de harcèlement, d’actes de répudiation (manifestations organisées par des partisans du régime avec le concours d’agents des services de sécurité), ainsi que de poursuites pénales motivées par des considérations politiques ». Les autorités continuent de «contrôler l’accès à Internet, bloquant et filtrant certains sites, ce qui restreint l’accès à l’information et les critiques antigouvernementales».


Compte tenu de cette réalité indiscutable, sur laquelle les témoignages abondent, les propos de la part de nombreux journalistes célébrant Fidel Castro apparaissent comme scandaleux : comme les déclarations de certains «intellectuels» comme Jack Lang ou Bernard Kouchner, et celles de nombreux hommes politiques. La ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a salué la mémoire de Fidel Castro comme «un monument de l’histoire», rejetant les accusations de violations des droits de l’homme à son encontre. Elle a dénoncé la «désinformation» et souligné au contraire l’existence sur l’île d’«une liberté religieuse» et d’«une liberté de conscience». «Donc il faut savoir regarder les choses positivement même si ça dérange», a-t-elle ajouté, estimant que «la France n’a pas à donner de leçon» à Cuba.


Le procès du communisme totalitaire n’a pas eu lieu sous la pression de tous ceux qui s’étaient compromis avec lui durant la période de la guerre froide alors qu’il perdure actuellement : Chine, Vietnam, Corée du Nord, Cuba …


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Fidel Castro est avant tout un dictateur communiste qui a installé un régime totalitaire depuis son arrivée au pouvoir jusqu’à aujourd’hui. Il est mort dans son lit sans avoir été jugé pour ses crimes contre l’humanité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l'apologie du dictateur communiste Fidel Castro célébré par des journalistes et dénonce la permanence des positions du Parti Communiste Français, de Jean-Luc Mélenchon et d'autres ‎personnalités de la mouvance communiste en faveur de régimes communistes totalitaires. Le quotidien communiste «l’Humanité» vient de consacrer un numéro de 16 pages entièrement à la gloire du dictateur communiste Fidel Castro. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a déclaré que Fidel Castro «restera dans l’Histoire» comme «l’un des dirigeants du mouvement d’émancipation humaine».


Ces dirigeants politiques doivent être dénoncés pour leur grande proximité avec les régimes totalitaires, qu’ils continuent à défendre depuis la mort de Staline et la chute du mur de Berlin…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) espère que cet évènement va créer les conditions favorables à d’un changement rapide de régime avec la libération des prisonniers politiques, l’instauration de libertés publiques, le jugement des criminels communistes ayant tué et/ou torturé et l’organisation d’élections libres pour que les Cubains fassent librement leurs choix à l’avenir.


  

POUR BATTRE LA GAUCHE EN 2017, IL FAUT AUSSI AVOIR RECOURS AUX MILITANTS ET À L’ACTION MILITANTE

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Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate le succès de la primaire de la droite et du centre avec le choix de François Fillon ainsi que la mise en ordre de bataille du parti «Les Républicains». Mais la victoire aux échéances électorales de 2017 n’est pas assurée automatiquement. Un affrontement politique difficile contre la gauche et le FN va s’engager pour remporter l’élection présidentielle de 2017. Il ne faut en aucun cas se laisser bercer par les sondages d’opinion actuels mais se préparer à un match serré.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable (Facebook, réseaux sociaux, etc.), mais qu’elle n’est pas suffisante. Elle ne constitue qu’un étage dans la construction d’une communication politique. Il faut aussi notamment être en mesure de mobiliser des militants bénévoles pour assurer une présence physique sur le terrain pour des tractages, des boîtages, l’organisation et la gestion pratique des réunions, des affichages, du porte-à-porte…


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) persiste à penser que la communication politique repose d’abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur expression par un(e) orateur(trice) de talent ; d’abord au niveau national, puis au niveau local, pour donner confiance aux citoyens et les convaincre de voter. A ce titre, la primaire de la droite et du centre de novembre 2016 a donné lieu à un véritable débat sur les idées et les méthodes, dont il faut en tirer tous les bénéfices.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L), dont l’insigne représentant une croix de Lorraine, apportera à la future campagne politique présidentielle la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s’agit d’actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci. La présence de stands du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) doit être un plus dans l’expression des valeurs gaullistes. Pour cela les organisateurs des campagnes électorales à venir doivent avoir à cœur d’intégrer les militants du Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) dans le dispositif général pour disposer de leur efficace soutien. Cette position a toujours été défendue notamment en novembre 2013 ou le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France».


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès début 2017, il conviendra d’assurer la totale activation d’une organisation militante efficace pour les campagnes de la présidentielle et des législatives, notamment pour affirmer une vision d’inspiration gaulliste, pour témoigner d’une totale opposition à la gauche et au bilan de l’équipe Hollande / Valls (fiscalité, emploi, famille, école, immigration, etc.). Il faut une opposition franche pour remporter les échéances à venir. Le programme, développé lors de la primaire par François Fillon, est de nature à assurer cette approche d’affrontement gauche-droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera en priorité une campagne contre les candidats des gauches tout en participant, si les conditions sont réunies, à l’organisation sur le terrain de campagnes d’information ainsi que la gestion de réunions publiques. Les conditions d’une véritable alternance politique, avec François Fillon puis avec les candidats de la droite républicaine et du centre aux législatives, sont en voie d’être construites.

  

TRACT

RETRAITÉS :

LA GAUCHE VOUS DÉPOUILLE


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Petit à petit, les masques tombent et chaque jour qui passe apporte son lot de mauvaises nouvelles quant aux effets de la politique économique de la gauche.


Hollande veut faire payer aux retraités sa politique économique désastreuse

Par sa politique suicidaire, digne des pires heures du socialisme, Hollande conduit la France et les Français dans un abîme dont il sera extrêmement difficile de sortir.

En refusant toute mesure d’économie – et pire en créant de nouveaux postes de fonctionnaires – et en infligeant une purge fiscale aux classes moyennes et aux entreprises, la gauche a paralysé l’économie.

Une seule catégorie avait été relativement épargnée jusqu’à maintenant : les retraités.

Par pure démagogie et en refusant de s’attaquer aux régimes spéciaux de retraites, Hollande prépare une attaque en règle contre tous les retraités.

La gauche va ponctionner 10 milliards d’euros aux retraités

Fin juin, le seul document dont on dispose est le rapport (dit rapport Moreau) commandé par le Premier ministre sur les pistes à suivre pour assurer le financement des retraites.

Que dit ce rapport ?

Page 97, il est intéressant d’analyser le tableau 22 qui chiffre le rendement des mesures préconisées :

-Désindexation des retraites : 2,8 milliards d’euros

-Imposition de la majoration des pensions pour 3 enfants et plus : 0,9 milliards d’euros

-Diminution de 10% à 3% du taux d’abattement sur les pensions soumises à l’impôt sur le  revenu : 2,7 milliards d’euros

-Abaissement du plafonnement de l’abattement de 3 660 € à 1 500 € : 1,5 milliards d’euros                                                                                                                        

-Augmentation de la CSG de 6,6% à 7,5% : 2 milliards d’euros

Ce sont donc bien près de 10 milliards d’euros que la gauche s’apprête à prélever sur les retraités.

Afin de faire reculer le gouvernement sur cette mesure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une pétition nationale sur le thème :

NON AU MATRAQUAGE FISCAL DES RETRAITÉS

TRACT

THÉORIE DU GENRE – PMA – GPA – IMPÔTS : LA GAUCHE DÉTRUIT LA FAMILLE

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Incapables de gouverner économiquement le pays, et après avoir noyé les familles de la classe moyenne sous un déferlement fiscal inédit (+ 10 milliards d’impôts en 2014), Hollande et sa clique ont décidé de concentrer leur action sur les réformes dites sociétales.

Le slogan de la campagne présidentielle était «le changement, c’est maintenant», mais on s’était bien gardé de nous donner le sous-titre : «Moi président, familles je vous détruirai».

UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LES FONDEMENTS DE LA SOCIÉTÉ

Le quarteron maléfique Hollande / Taubira / Vallaud-Belkacem / Peillon réalise ce qu’aucun gouvernement de gauche n’avait jamais osé entreprendre pour détruire méthodiquement les bases de la société française et notamment l’un de ses piliers : la famille.

Multipliant mensonges et manipulations avec la complicité des médias toujours bienveillants, chacun dans son domaine est à la manœuvre sous le commandement d’un chef qui, pour pouvoir être réélu en 2017, doit donner des gages à une partie de son électorat.

OUI, LA THÉORIE DU GENRE EST ET VA CONTINUER A ÊTRE ENSEIGNÉE A NOS ENFANTS

Peillon affirme que la théorie du genre n’est pas enseignée en France. Évidemment, aucun cours ne s’intitule «enseignement de la théorie du genre», comme on pourrait avoir des cours de français ou de mathématiques.

Cependant, le contenu des enseignements prônés par le ministre de l’éducation reprend les principes de la théorie du genre.

On ne citera que quelques exemples d’ouvrages recommandés par des académies tels que «Ma mère est une femme à barbe», «Papa porte une robe», «Le petit garçon qui aimait le rose» ou «Tous à poil» pour comprendre l’objectif recherché.

Si on souhaite avoir des preuves détaillées de l’enseignement de la théorie du genre, on pourra se reporter au site de l’observatoire de la théorie du genre (www.theoriedugenre.fr).

PMA ET GPA, CONSÉQUENCES DIRECTES DU MARIAGE HOMOSEXUEL

La question n’est pas de savoir si le gouvernement souhaite ou ne souhaite pas inscrire dans un projet de Loi la possibilité pour des couples homosexuels de recourir à la PMA (c'est-à-dire l’insémination artificielle et la fécondation in vitro) ou à la GPA (les mères porteuses).

En effet, en légalisant le mariage homosexuel, qui plus est au nom de l’égalité des droits, Hollande et Taubira ont ouvert la boite de Pandore et la France se verra contrainte par la juridiction européenne de reconnaitre aux couples homosexuels le droit d’avoir des enfants, au nom du même principe d’égalité soulevé pour la question du mariage.

Considéré par certains comme mou mais sympathique, Hollande montre jour après jour son vrai visage, celui d’un pervers égocentrique que rien d’autre que sa future réélection n’intéresse, fût-ce au prix d’une entreprise de destruction de la France et de notre civilisation.

  

TRACT

LA GAUCHE, C’EST 1000 CHÔMEURS PAR JOUR

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En 1981, François Mitterrand avait promis qu’il ne serait pas le «président de 2 millions de chômeurs», ce qui est exact puisqu’il a été celui de plus de 3 millions de chômeurs. Pendant la campagne présiden­tielle, son héritier idéologique, Hollande, annonçait que la courbe du chômage s’inverserait d’ici la fin de l’année 2013. Les mêmes causes produisant les mêmes ef­fets, à la fin sep­tembre 2015, le cap des 3,8 mil­lions demandeurs d’emploi immé­diatement dispo­nibles a été dé­passé, l’ancien détenteur du record était Lionel Jospin en 1997…


1982 – 1997 – 2015 :

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE AVEC LE PS


S’il y a une constante chez les so­cialistes, c’est bien l’incapacité à juguler le chômage, quelle que soit la période à laquelle ils sont au pouvoir.

À l’image d’un médecin qui s’acharnerait à prescrire un médi­cament inefficace, voire nocif, les socialistes, prisonniers de leur idéologie, s’évertuent à appliquer les mêmes méthodes sans retenir aucune leçon du passé.

En 1982, c’était les nationalisations, le passage de la durée hebdoma­daire du travail de 40 à 39 heures, l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes, la retraite à 60 ans et l’augmentation des charges sociales des entreprises. Résultat : une explosion du chômage et de la dette.

En 1997, et pendant 5 ans, le gou­vernement de Lionel Jospin a bé­néficié d’une croissance élevée héritée de la droite et l’a anéantie en imposant les 35 heures et en créant de nombreux contrats aidés («emplois jeunes»).



UNE POLITIQUE IDÉOLOGIQUE VOUÉE À L’ÉCHEC


Matraquage fiscal des entreprises et des particuliers, recours à des emplois aidés non productifs, em­bauche de fonctionnaires, fiscalisa­tion des heures supplémentaires, etc. Hollande applique à la lettre les recettes de ses prédécesseurs de gauche et obtient les mêmes ré­sultats : explosion du chômage et de la dette.

Le chômage a atteint un niveau record.

Alors que les pays voisins obtien­nent des résultats avec d’autres politiques, le gouvernement socia­liste s’entête dans ses erreurs.

Le premier ministre a annoncé qu’il savait où il allait, mais tout le monde le sait : droit dans le mur.

Hollande et Valls ne changeront pas de politique d’ici à 2017.

La seule solution pour redresser la France réside dans une alter­nance politique lors des élec­tions de 2015 et  de 2017.

  

TRACT

FIER D’ÊTRE GAULLISTE

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LES TEMPS CHANGENT !

Il y a quelques années, se proclamer gaulliste faisait de vous au mieux un partisan du passé, au pire un immonde nationaliste.

Mais aujourd’hui, qui ne se réfère pas au gaullisme ?

Il s’agit souvent soit d’une recon­naissance historique, soit de tenta­tives de récupération idéologique qui viennent de l’extrême gauche jusqu’à l’extrême droite, de tous ceux qui ont combattu le général de Gaulle de son vivant.


ÊTRE GAULLISTE, C’EST ÊTRE PATRIOTE ET SERVIR LA FRANCE


Le général de Gaulle a su ne jamais s’enfermer dans une idéologie. Son exemple nous montre que le gaullisme, c’est :


servir la France en ayant une vision de l’avenir nourrie de la connaissance du passé.


fixer un cap et savoir rester pragmatique dans le choix des moyens pour l’atteindre.


savoir «dire non» à tout ce qui nous menace et pourrait avoir comme conséquence de fragiliser ou d’abaisser la nation.


Ces principes se retrouvent dans les valeurs civiques que nous défendons, c'est-à-dire :


la primauté de la personne,


la liberté,


la responsabilité et le respect des devoirs qui s’imposent à chacun, et enfin


la cohésion de la société par la défense de la famille et de la nation.


AVOIR L’ESPRIT GAULLISTE EST AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS INDISPENSABLE


Le général de Gaulle a dit : «Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de force pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction».

Cette phrase est plus que jamais d’actualité.

Les politiques, menées en France, ont participé ou conduit à la situation où se trouve notre pays. Des crises touchent tout à la fois l’économie, l’emploi, l’identité nationale, la famille, la sécurité, etc. 

Des adversaires extérieurs, des groupes islamistes, ont engagé une véritable guerre de long terme dans le monde et contre notre pays et nos valeurs.

Des responsables politiques, dont les socialistes, ont accepté que la France se couche en ne conduisant pas les politiques qui auraient dû être menées.

Ils ont trouvé et trouveront toujours face à eux les gaullistes animés par l’esprit de la résistance au service de la pérennité et du rayonnement de la France.


SI VOUS ÊTES FIER D’ÊTRE GAULLISTE, DITES LE NOUS AVEC VOS MOTS

COURRIEL : jesuisfierdetregaulliste@lemil.org

L’EQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

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Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle s’appuie sur l’équipe d’En Marche, principalement constituée d’élus et de collaborateurs socialistes, issus de son cabinet à Bercy ou d’anciens soutiens de Dominique Strauss-Kahn. L’annonce par Macron d’une ligne «ni gauche, ni droite» est un message de propagande électorale pour ne pas avoir à assumer le passif du bilan de François Hollande.


Son directeur de campagne, Jean-Marie Girier, est membre du PS. Il a été le chef de cabinet du maire de Lyon, Gérard Collomb, pour qui il a créé le pôle des réformateurs au sein du PS. Il a participé à la campagne présidentielle de François Hollande en 2012. Il a intégré le Conseil national du Parti socialiste.


Son porte-parole et chargé de la riposte, Benjamin Griveaux, a déjà eu un mandat électif socialiste. Il a été vice-président en charge des finances du Conseil général de Saône-et-Loire et vice-président de l'agglomération de Châlons-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Son conseiller stratégie, campagne et mouvement, Ismael Emelien, a connu Emmanuel Macron à la Fondation Jean Jaurès. Il a été son conseiller «communication et affaires stratégiques» à Bercy. C’est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Son chargé de la direction des opérations et secrétaire général d'En Marche, Ludovic Chaker, est chargé de l'organisation des meetings et de la gestion du mouvement. Il s’est déjà présenté lors des législatives de 2012 comme candidat non encarté mais de tendance social-démocrate.


Son conseiller politique, Stéphane Séjourné, collecte, avec le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, les parrainages pour la présidentielle et prépare les législatives. Il a été conseiller parlementaire au cabinet du ministre de l'Économie et des Finances durant deux ans. Il avait été précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon en charge des relations institutionnelles pendant plus de deux ans au Conseil régional d’ile de France. Militant de l'UNEF et du PS, il s’est montré très actif lors du mouvement anti-CPE.


Son coordinateur du programme, Jean Pisani-Ferry, est un ancien conseiller économique de Dominique Strauss-Kahn et de Christian Sautter au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Il est en charge du « projet de transformation » du mouvement et de son estimation budgétaire. Il a participé à plusieurs « clubs de réflexion européens », proches de Jacques Delors.


Son chargé de la coordination du programme, Quentin Lafay, contribue également aux discours. Il a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui d'Emmanuel Macron à Bercy.


Sa chargée de la communication et de la presse, Sibeth Ndiaye, a été au bureau national de l’UNEF durant 7 ans et au bureau national de La Mutuelle des Étudiants LMDE durant 5 ans. Entrée au PS en 2002, de tendance Strauss-Kahnienne, elle a été secrétaire nationale en charge de la petite enfance. C’est une ancienne des cabinets d'Arnaud Montebourg et d'Emmanuel Macron à Bercy. Elle a aussi dirigé le service de presse de Claude Bartolone au département de Seine-Saint-Denis.


Le secrétaire général adjoint, Julien Denormandie, est l’ancien directeur adjoint du cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le directeur des affaires générales en charge des ressources humaines, du juridique, du financement et de la logistique depuis novembre 2016, Grégoire Potton, a été le chef de cabinet, conseiller de Thierry Mandon au secrétariat d'État chargé de l'Enseignement supérieur. Précédemment il a été chef de cabinet de Thierry Mandon au Secrétariat d'État chargé de la Réforme de l'État, après avoir été collaborateur parlementaire de députés PS à l’Assemblée nationale.


Plus quelques idiot(e)s utiles (au sens Léniniste du terme) venant de la droite et du centre et, pour une grande partie d’entre eux, cherchant des postes et des carrières. Tout cela montre que Macron, comme Hamon, est un candidat de gauche qu’on peut qualifier de bébé-Hollande.

  

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LE SOCIALISTE MACRON VEUT FAIRE TABLE RASE DU PASSÉ

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Repère : Lors de sa visite en Algérie, Emmanuel MACRON a accordé une interview à la chaîne privée algérienne Echourouk News ; elle a été mise en ligne le mardi 14 février. Il y déclare entre autres : « La colonisation fait partie de l'histoire française. C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes. »


La déclaration d’Emmanuel Macron, concernant l’Algérie et la période coloniale, est révélatrice de la personnalité du candidat socialiste à la présidentielle. Ce candidat «pseudo tout neuf» joue, de manière continue, sur le flou et la confusion de ces propos dans la plupart de ses discours. Mais, il ne s’agit pas seulement d’un problème de forme, mais bien d’un problème de fond.


Au travers de ses propos très tranchés sur la colonisation française de l’Algérie, on constate plusieurs points.


Emmanuel Macron ne sait pas ce qu’est un «crime contre l’humanité» (notion remontant à 1945).

Emmanuel Macron est imprégné par une culture socialiste de repentance, vis-à-vis de tout ce que la France a pu conduire dans son passé même lointain. 


Emmanuel Macron préfère aborder le passé que les problèmes actuels de l’Algérie. En effet, les politiques menées en Algérie depuis l’indépendance ont mené à des échecs économiques et sociaux, qui ont été amplement décrits et critiqués, alors que ce pays dispose de nombreux atouts économiques qui n’ont pu être exploités en raison de sa culture socialiste. Cette donne explique l’immigration de millions d'Algériens vers l’Europe et, en particulier, vers la France.


Emmanuel Macron n’apparait pas avoir de compétences suffisantes dans le domaine des relations internationales, des affaires étrangères, de la géopolitique… pour assumer la responsabilité présidentielle à laquelle il aspire.


Emmanuel Macron s’inspire du chant « L’internationale » dont un des paragraphes est : « Du passé faisons table rase. Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va changer de base : Nous ne sommes rien, soyons tout ! ». Parallèlement, il se recueille sur la tombe de Roger Hanin afin de tenter de capter un héritage Mitterrand.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne avec force les déclarations d’Emmanuel Macron considérant la colonisation comme un «crime contre l’humanité». Il insulte l’action de la France ainsi que tous les Français ayant vécu dans ces pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la déclaration d’Emmanuel Macron intervient évidemment dans le contexte de la campagne présidentielle en cours. Le sujet interpelle, d’une part, plusieurs millions de Français rapatriés suite à l’indépendance de ces pays ainsi que leurs descendants, les anciens combattants d’AFN, les harkis et leurs familles. Ses propos condamnent le candidat pour incompétence.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, enfin, qu’Emmanuel Macron n’aborde pas la question centrale de la fin attendue des relations «spéciales» entre la France et l’Algérie et le passage à des relations ordinaires, comme celles liant la France avec le Maroc ou la Tunisie, 65 ans après la décolonisation.


  

MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTÉ :

ANALYSE ET PERSPECTIVES

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Repères : Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont arrivés en tête du premier tour de l’élection présidentielle le 23 avril 2017. Les résultats définitifs sont les suivants : Emmanuel Macron (En marche !) a obtenu 24,01 % des voix, Marine Le Pen (FN) 21,30 %, François Fillon (Les Républicains et UDI) : 20,01 %, Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) : 19,58 %, Benoit Hamon (PS) 6,36 % et Nicolas Dupont-Aignan (DLF)  4,70 %. La participation a été de 78 % avec un total de 37 millions de votants.


Quatre forces politiques se situant autour de 21% ont émergé à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle. Deux d’entre-elles sont issues de partis récents, «En marche !» et «la France insoumise», même s’ils sont liées à des forces politiques traditionnelles, historiquement et dans la pratique.


Benoit Hamon, candidat officiel du PS, essuie, au premier tour, une sévère défaite avec seulement 6,36% des voix (2.291.565 voix). Ce résultat est d’autant plus faible que Hamon disposait du ralliement du candidat d’Europe Écologie - Les Verts (EELV). François Hollande, sous la seule étiquette PS, avait réuni 28,63% des voix (10.272.705 voix) au premier tour de la présidentielle de 2012. Les voix des «électeurs socialistes» se sont portées, d’une part, sur le candidat officieux du PS, Emmanuel Macron (soutenu notamment par Manuel Valls, Jean-Yves Le Drian et plus d’une cinquantaine de députés PS) et, d’autre part, sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Au-delà des appels de la direction du PS, de Hollande et du gouvernement socialiste à voter Macron au second tour de la présidentielle, ce parti est désormais traversé par une fracture idéologique entre socialistes marxistes et sociaux-démocrates qu’aucun responsable socialiste ne semble en mesure de maîtriser («deux gauches irréconciliables» selon le mot de Manuel Valls).


Jean-Luc Mélenchon (France insoumise) atteint l’excellent score de 19,58%, contre 11,10% en 2012, sous l’étiquette du Front de gauche. Ce résultat, de 7.060.885 voix (3.984.822 voix en 2012), tient en grande part aux qualités de tribun du candidat, sachant qu’il n’a pas bénéficié d’un grand appui matériel du Parti communiste lors de cette campagne. Il a profité du profond «rejet de gauche» de la politique menée par François Hollande. Celui-ci s’est traduit en particulier par la mobilisation contre la loi travail. Il permet à la «gauche radicale» (appellation journalistique actuelle des communistes) de réaliser son meilleur score depuis des décennies. Les candidats trotskystes, Philippe Poutou (1,09 % - 394.582 voix) pour le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) et Nathalie Arthaud (0,64 % - 232.428 voix) pour Lutte Ouvrière (UCI : Union Communiste Internationaliste), totalisent 627.010 voix (1,73%). Ce résultat est identique à celui obtenu en 2012 (613.708 voix). Ces organisations gauchistes se maintiennent dans le paysage politique français. La gauche extrême (Mélenchon et trotskystes) dépasse le seuil des 21% lors de ce premier tour, ce qui est un score historique. Avec un soutien trotskyste, Mélenchon aurait pu espérer arriver en seconde position !


Marine Le Pen obtient 7.679.493 voix, soit 21,30% des suffrages exprimés. En 2012, elle avait obtenu 6.421.426 voix (17,90%), soit une progression de 1.258.067 voix. Il s’agit d’un résultat record pour son parti, le Front National. Ce résultat est obtenu en présence de deux autres candidats souverainistes concurrents : Nicolas Dupont-Aignan (4,72% - 1.695.186 voix) et François Asselineau (0,92% - 332.588 voix) qui recueillent au total 2.027.774 voix.


Marine Le Pen ne dispose pas de réserve de voix pour le second tour de l’élection présidentielle. Certaines études indiquent qu’elle obtiendrait des reports de voix à hauteur de 19% des électeurs de Mélenchon, 7% des électeurs de Hamon, 1% des électeurs de Macron, 26% des électeurs de Fillon. Son résultat final pourrait être au minimum de 39% au deuxième tour.


François Fillon a passé le cap symbolique de 20,01% des votants et mobilisé 7.213.797 voix. C’est un résultat décevant par rapport au résultat de Nicolas Sarkozy en 2012 (27,18% - 9.753.629 voix), mais cela reste un résultat très significatif avec la mobilisation d’un électeur sur 5. Le classement en troisième position de Fillon et son élimination dès le premier tour proviennent de la réussite d’Emmanuel Macron qui se positionne avec 24,01% des voix. Le repli de la droite républicaine est certes décevant, mais il ne peut être comparé à l’effondrement du Parti socialiste. En effet, un niveau de 20,01% permet d’aborder les élections législatives avec de réelles chances de succès, tandis qu’un score de 6,36% pose un problème pour passer le seuil des 12,5% pour être présent au second tour.


Mais il sera nécessaire de prendre du recul pour analyser l’échec de Fillon, au-delà des seules raisons apparentes, telles que des revirements dans ses propositions et ses déclarations, le maintien de sa candidature en dépit de sa mise en examen et de la perte de confiance qu’ont générés les soupçons d’emplois fictifs des membres de sa famille et des autres affaires, la formulation relativement répulsive d’une part du projet politique, l’absence d’une volonté de rassemblement de ses soutiens potentiels débouchant sur une trop faible mobilisation d’une part des cadres et militants de son parti et de la droite en sa faveur, de réels excès de traitement journalistique motivés par des intentions politiques, de l’utilisation de prestataires privés plutôt que de faire appel aux militants, etc.


Ces faiblesses du candidat ont amené certains électeurs traditionnels de la droite républicaine et du centre à voter pour Dupont Aignan. Ce dernier passe de 1,79% (643.907 voix) en 2012 à 4,70% (1.695.186 voix) en 2017, soit une augmentation de 2,91% (1.51.279 voix). Ces 2,91% auraient suffi à Fillon pour se qualifier pour le second tour. Il y aurait eu un deuxième tour Fillon/Macron. Ceci n’est pas sans rappeler l’impact de la candidature de Taubira ayant entrainé l’élimination de Lionel Jospin en 2002. Mais d’autres électeurs de la droite républicaine et du centre ont choisi de soutenir Macron dès le premier tour ou de s’abstenir.


Emmanuel MACRON, pour atteindre 24,01% des voix (8.657.326 voix), a bénéficié de voix socialistes (avec le soutien public de nombreux élus PS, comme le maire de Lyon, Gérard Collomb ou l’ancien premier ministre, Manuel VALLS), de voix de centre gauche apportées par François Bayrou (qui avait obtenu 9,13% des suffrages en 2012 avec le MODEM) et Jean-Michel Baylet (pour le Parti radical de gauche) et de voix de centre droit (avec le soutien de très rares élus et de divers retraités de la politique).


Au total, les candidats de gauche recueillent plus de 51,86% des voix (18.702.384 voix) et les candidats classés à droite, 48,14% (17.356.429 voix). Même si cette totalisation est réductrice, elle reste néanmoins indicative. Ce rapport de force gauche-droite, au terme de cinq années de gouvernement socialiste, est décevant et ne correspond pas à la légitime attente d’une alternance politique. Il provient sans doute de l’incapacité qu’a connue la droite républicaine à exercer le leadership de l’opposition au gouvernement. Ce défaut a conduit les autres oppositions à droite comme à gauche à renforcer leurs positions. Elles totalisent 55,98% des suffrages, contre 24,01% à Macron et 20,01% à Fillon.


Résultat de tout cela : au seuil de l’accès à la présidence de la République se trouve un candidat de gauche social-démocrate ayant participé au plus haut niveau à la gestion socialiste des cinq dernières années, qui propose de poursuivre les projets engagés par Hollande, avec quelques aménagements dont la mise en œuvre reste incertaine.


En 2017, le vote blancs et nuls est de 2.55% (944.733 voix). En 2012, il était de 1.92% (701.190 voix) au premier tour et 5.82% (2.154.956 voix) au deuxième tour. Soit une augmentation de 1.453.766 votes blancs ou nuls après l’appel de Marine Le Pen à faire voter blanc pour battre Nicolas Sarkozy en 2012. Il a manqué à Nicolas Sarkozy 1.139.984 voix pour battre Hollande en 2012 et empêcher les méfaits de la gauche durant cinq ans.


Concernant le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené contre la gauche, dès le début de la campagne présidentielle 2017 :


-des campagnes militantes contre Emmanuel Macron sous forme d’affiches (Macron, bébé Hollande ; Macron socialiste honteux ; Macron/Hamon c’est toujours la gauche ; Macron/Hamon de gauche),


-publier des communications du MIL (Macron socialiste honteux - 2 février 2017 ; Hamon-Macron, c’est toujours la gauche - 6 février 2017 ; L’équipe macron vient majoritairement du PS et de la gauche - 10 février 2017 ; Le socialiste macron veut faire table rase du passé - 16 février 2017 ; Le socialiste macron attire les recalés de la politique française - 24 février 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche veut détruire la famille - 3 mars 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est plus d’immigration, c’est plus de clandestins - 6 mars 2017 ; Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est le chômage pour tous - 8 mars 2016 ; Macron, socialiste honteux, socialiste camouflé ou socialiste tout court ? - 9 mars 2017 ; Le socialiste macron veut une Europe fédérale. Oui aux nations, non à l’Europe supranationale - 15 mars 2017 ; Le socialiste macron veut des prélèvements en plus pour certains - 16 mars 2017 ; Le socialiste macron reçoit le soutien d’un ministre socialiste - 24 mars 2017 ; Valls soutient le bébé-hollande macron - 29 mars 2017 ; Pourquoi il ne faut pas voter macron - 4 avril 2017 ; Macron veut continuer le socialisme à la hollande - 12 avril 2017)


-et publier des journaux du MIL.


De même, notre mouvement a mené, dès le début de la campagne présidentielle, une campagne militante sur le thème : «La droite républicaine ou le chaos, il faut choisir».


Au vu de tous ces éléments, c'est extrêmement clair : le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) ne donne aucune consigne de vote. Le vote étant un acte éminemment personnel, chaque personne est libre de son choix dans l’intérêt de la France. Notre combat est pour la défense des valeurs civiques, gaullistes et patriotes et contre la gauche.


D’or et déjà, le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) appelle à une reconstruction et un rassemblement de la droite républicaine qui doit continuer à être l’opposition majeure contre la gauche ainsi qu’à un renforcement de l’expression des valeurs gaullistes dans la nation. Cela passe par le combat des législatives prochaines.


UN DEVOIR CIVIQUE : GAGNER LES LEGISLATIVES EN JUIN 2017


L’enjeu porte désormais sur qui pourra construire une majorité parlementaire alors qu’il y aura des candidatures issues de quatre pôles politiques d’un ordre de taille assez proche. D’autres circonstances s’invitent dans ce scrutin comme la présence de sortants, la notoriété locale de candidats, l’implantation politique ancienne des partis selon les circonscriptions, les attachements traditionnels.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère donc que le combat politique est déjà renvoyé à l’échéance très prochaine des élections législatives de juin 2017.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que, compte tenu du programme d’Emmanuel Macron, les candidats de la droite républicaine se situent clairement dans l’opposition à la politique proposée par le futur probable président de la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la droite républicaine dispose d’atouts pour emporter une majorité relative. Avec celle-ci, il serait possible de déboucher sur une cohabitation avec le président de la République. Pour y parvenir, il faut mener une campagne de rassemblement très dynamique pour incarner l’opposition à la social-démocratie de gauche, c’est-à-dire à la poursuite de la politique du quinquennat Hollande.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les deux campagnes militantes qu’il a lancé mi-mars sur les thèmes :


«LÉGISLATIVES : BATTRE LA GAUCHE»

et «LÉGISLATIVES 2017 LA DROITE RÉPUBLICAINE OU LE CHAOS, IL FAUT CHOISIR»


  

LE MIL DANS L'OPPOSITION A MACRON

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se range dans l'opposition à Macron.


Le programme social-démocrate de Macron a pour objet de poursuivre la politique de Hollande. Nous avons largement dénoncé le contenu de ce programme depuis de très nombreux mois.

Emmanuel Macron a bien réaffirmé qu'il n'y aurait aucun changement dans son programme. Les choses sont donc très claires.


Son parti politique, En Marche, s'est engagé dans une récupération des élus et candidats à titre individuel. Il appelle aux défections des élus d’autres partis ce qui est un mode d’action digne de la IVème République. Beaucoup de manœuvres sont engagées et divers réseaux d'influence se trouvent mobilisés pour bricoler pour Macron une majorité absolue en juin.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s'engage pleinement dans une participation à la campagne des législatives en faveur des candidats gaullistes républicains qui se positionnent sans aucune ambiguïté dans l'opposition au programme de Macron.


La nouvelle Assemblée nationale va être constituée d’un groupe social-démocrate macroniste et, probablement, de quatre groupes d'opposition : l’Union de la droite et du centre, la gauche radicale, le parti socialiste et le Front National. ‎


Le groupe pro Macron disposera probablement d'une majorité relative et, en fonction de son nombre d'élus, tentera de gouverner seul (en l'absence d'alliance des oppositions) ou bien se trouvera contraint de convenir d'une alliance avec le groupe du Parti socialiste et un groupe de députés du centre et de droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu'une nouvelle période politique s'ouvre au terme des élections de 2017. Elle doit être l'occasion, dans les prochains mois, d'une reconstruction de la droite républicaine, qui a vocation à gouverner le pays et mener une politique d'alternance à la gauche. Un diagnostic préalable complet sur le parti «Les Républicains» apparaît indispensable pour tourner la page de la défaite du premier tour de la présidentielle. Cette rénovation du parti doit porter à la fois sur les objectifs, les idées et les valeurs, les adhésions, les modes d'action et en dernier lieu les personnes. Il semble impératif de revenir aux fondamentaux du fonctionnement d'un parti politique ayant l'ambition de rassembler et de disposer d'un nombre important d'adhérents actifs et d'être le premier parti de France (par le nombre de cotisants et de militants). Les militants de terrain ont trop souvent été oubliés pour les remplacer par des prestataires de services.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite participer activement à la reconstruction de la droite républicaine et gaulliste sur les éléments de programme existant et sur un positionnement de droite sans ambiguïté. C'est ce qu'attendent les électeurs de droite et de centre droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Législatives : il faut des gaullistes républicains».

  

LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE

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GOUVERNEMENT


La composition du gouvernement du Président Macron laisse apparaitre le poids politique majeur de responsables de gauche dans les ministères clés :


Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, est l’ancien sénateur maire socialiste de Lyon.


La Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Nicole Belloubet, est l’ancienne adjointe au maire PS de Toulouse puis vice-présidente du Conseil régional PS de Midi-Pyrénées.


Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est l’ancien président PS de la région Bretagne et l’ancien ministre de l’Intérieur de François Hollande.


La ministre des Armées, Florence Parly, est une ancienne ministre du gouvernement socialiste de Lionel Jospin.


Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, est un ancien sénateur radical de gauche.


Le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travers, est un ancien député socialiste.


La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est une ancienne conseillère de Martine Aubry.


La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, est une ex-députée radicale de gauche (PRG).


Le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, est un ancien député socialiste.


Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, Benjamin Griveaux, a été un élu PS du Conseil général de Saône-et-Loire et de l'agglomération de Châlon-sur-Saône. Il a été conseiller auprès de Marisol Touraine, et durant cinq ans conseiller de Dominique Strauss-Kahn.


Cette liste n’est pas exhaustive mais cette distribution gouvernementale apparait bien marquée à gauche et ne traduit pas un renouvellement politique.


CABINET DU PRÉSIDENT


Le cabinet du Président de la République réunit des collaborateurs politiques ayant fait leurs armes dans les cabinets des responsables politiques du Parti socialiste ces dernières années. Citons :


Le secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler, a été directeur adjoint de cabinet de Pierre Moscovici au ministère des Finances, avant de diriger le cabinet de M. Macron à Bercy.


Le conseiller politique, Stéphane Séjourné, a été conseiller parlementaire de Macron et précédemment conseiller spécial au cabinet de Jean-Paul Huchon (président PS de région).


Le conseiller spécial, M. Ismaël Emelien, est un ancien membre de l'équipe Strauss-Kahn.


Le Conseiller prospective, Quentin Lafay, a été conseiller au cabinet de Marisol Touraine avant de rejoindre celui de Macron à Bercy.


La conseillère presse et communication, Mme Sibeth Ndiaye, a été conseillère des cabinets d'Arnaud Montebourg, puis d'Emmanuel Macron à Bercy.


Le Conseiller social, M. Pierre-André Imbert, n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de Myriam El Khomri, alors Ministre du travail. Il est donné pour avoir été le rédacteur de la loi «travail» sous le précédent quinquennat. 


GROUPE PARLEMENTAIRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE


Le président du groupe parlementaire des députés du parti «La République En Marche», Richard Ferrand, est un ancien député socialiste.


Richard Ferrand a été désigné par Macron à ce poste suite à son départ du gouvernement compte tenu des enquêtes en cours sur les affaires dans lesquelles il semble impliqué. Puis pour confirmer ce choix, il a été élu par les députés La République En Marche, lors d’un vote à main levée, avec un score de plus de 99% ! Cette procédure démontre bien que la notion de renouvellement des méthodes politiques par LREM est une pure illusion.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les postes clés de la majorité présidentielle sont occupés par d’anciens élus socialistes ou d’anciens membres de cabinets socialistes, tous politiques confirmés, que la présence des «nouveaux» élus LREM au gouvernement est négligeable, que le MoDem, suite aux départs du gouvernement de François Bayrou, Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, ne dispose plus que de deux postes subalternes au sein du gouvernement (ministre auprès du ministre de l'Intérieur et secrétaire d’État auprès du ministre des Armées). Il a donc été mis hors-jeu, que diverses personnalités marquées à gauche, même si celles-ci n’ont pas forcément eu de carte au PS, disposent de ministères techniques. Il s’agit de hauts fonctionnaires, d’une universitaire, d’un associatif, d’une sportive, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les membres des Républicains qui ont rejoint la majorité présidentielle de Macron en entrant au gouvernement se trouvent désormais dans une situation difficile pour plusieurs raisons, notamment, ils semblent ne pas avoir négocié des modifications du programme de Macron alors qu’ils s’étaient, initialement, prononcés contre ; ils apparaissent isolés au sein d’un gouvernement de gauche et ils ne pourront avoir aucun poids sur le groupe parlementaire de La République En Marche (LREM) conduite par Richard Ferrand car sur les 308 députés LREM, 126 viennent de la gauche, 117 de nulle part, 17 du centre et 48 de la droite.


Seront-ils comme les personnages du roman «Le Pont de la rivière Kwaï» (de Pierre Boulle) ou bien arriveront-ils à empêcher les mesures de gauche ? L’avenir le dira mais nous n’y croyons pas car la dépénalisation de la drogue qui est une mesure de gauche, réclamée par la gauche depuis longtemps, promise par la gauche au pouvoir sera mise en place par la nouvelle gauche au pouvoir.

  

LE DEVOIR D’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 27 juin 2017

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Repères : Le président de la République a été élu en mai 2017 sur un programme politique comprenant de multiples mesures. Son parti politique La République En Marche (LREM) a obtenu une majorité absolue lors des législatives de juin 2017. Il vient de renouveler son Premier ministre et de nommer un gouvernement pour appliquer ses projets.


Les propositions politiques, contenues dans le programme de l’Union de la Droite et du Centre (Les Républicains et l’Union des indépendants), sont bien différentes de celles du programme de Macron. Les députés élus sur le programme de l’union de la droite et du centre ont donc un devoir d’opposition.


On a pu entendre, ou lire, des déclarations de quelques responsables politiques de la droite et du centre selon lesquelles il faudrait être «constructif», c’est-à-dire, en fait, soutenir le gouvernement. Selon eux, il pourrait sembler que l’opposition serait en quelque sorte interdite, car, par nature, elle serait «frontale», «brutale» ou de «blocage».


D’une part, quand on se trouve en désaccord avec les propositions politiques de la majorité, il est naturel de se ranger dans les rangs de l’Opposition.


D’autre part, devant un parti disposant d’une majorité absolue, même sans l’appui du groupe du MoDem, il n’existe pas de possibilité de blocage, donc aucun risque de ce côté.


Enfin, l’opposition de droite a prouvé qu’elle savait voter des textes consensuels dans l’intérêt de la France sous le quinquennat socialiste de François Hollande (loi antiterroriste, état d’urgence, etc.) ; elle pourra continuer à le faire si de tels textes viennent à se présenter.


Les reproches qui sont faits à un positionnement dans l’Opposition ne sont en aucun cas justifiés.

Cela apparait surprenant que quelques députés de droite et du centre appellent à «voter la confiance au gouvernement» sans même connaitre le contenu du discours de politique générale du 4 juillet 2017 !


Vont-ils approuver l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, alors qu’ils ont fait campagne contre ? Le recours aux ordonnances, annoncé par Macron sur les premiers textes de loi, ne permettra pas de débats parlementaires ni une approche constructive d’amélioration des projets.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les élus, y compris ceux qui connaissent des doutes, à serrer les rangs et à s’inscrire dans une opposition tranquille et déterminée à la politique défendue par Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constatant un réel flottement de l’opinion des électeurs traditionnels de la droite et du centre, appelle les députés et les sénateurs, de droite et du centre, à lever tous les doutes existants en confirmant leur engagement dans l’Opposition d’une manière bien compréhensible pour les citoyens qui sont déboussolés. L’une des solutions consiste à formuler des critiques précises contre des mesures données ; par exemple, en dénonçant le projet d’augmentation de la CSG, dès à présent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a fait campagne contre les principales propositions du programme d’Emmanuel Macron, puis a participé aux campagnes législatives contre les candidats de La République En Marche (LREM). Il a donc déclaré très clairement son entrée dans l’opposition (voir «Le MIL dans l'opposition à Macron» - 16 mai 2017) et son souhait de contribuer à l’organisation de l’opposition de la droite républicaine.


  

LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE (LREM), C’EST LE NOUVEAU PARTI SOCIALISTE

Télécharger la communication du MIL du 18 septembre 2017

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L’association « En Marche », à sa création, a d’abord été animée par le secrétaire général, Richard Ferrand, (député socialiste sortant), devenu ensuite ministre, puis démissionnaire en raison des poursuites judiciaires dont il fait l’objet.


La République En Marche (LREM) vient de se doter d’une direction collégiale qui comprend trois personnes issues du Parti socialiste.


Arnaud Leroy, ancien député socialiste (2012-2017). En décembre 2015, il était encore candidat socialiste de Gironde pour les élections régionales en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (tendance Montebourg).


Bariza Khiari, est une ancienne sénatrice socialiste. Elle a même été vice-présidente socialiste du Sénat durant la période où la gauche disposait de la majorité (animatrice de la tendance Fabius).


Astrid Panosyan, a été conseillère municipale socialiste de Paris et déléguée nationale du Parti socialiste à la famille et aux inégalités (tendance Strauss-Kahn). Elle a été conseillère au cabinet du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron.


Ces responsables du PS avaient rejoint Macron avant l’élection présidentielle.


À l’Assemblée nationale, le groupe LREM est présidé par Richard Ferrand, ancien député socialiste. Il serait trop long de lister les nouveaux députés LREM issus des rangs du Parti Socialiste (PS) ou du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), qui viennent s’ajouter aux sortants socialistes reconvertis dans le parti du Président. Il y a bien davantage de parlementaires LREM ayant eu l’étiquette socialiste que dans le groupe «Nouvelle gauche» de l’actuel ancien PS !


Au Sénat, c’est François Patriat, ancien sénateur socialiste, qui a constitué et préside le groupe La République en marche au Sénat. Il a été un ministre socialiste de Jospin. Par ailleurs, le groupe LREM au Sénat est constitué d’anciens sénateurs socialistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le parti politique La République en Marche et les groupes parlementaires de ce parti sont dirigés par d’anciens élus socialistes reconvertis. Cette reconversion leur a été imposée par l’échec du quinquennat de François Hollande pour continuer à exister politiquement. Macron a créé une «nouvelle marque» politique pour ces socialistes en empruntant aux méthodes de marketing qui conduisent à changer l’emballage et le nom d’un produit qui a connu des déboires. Le ralliement de quelques opportunistes issus du centre, qui ne contrôlent rien dans l’appareil politique LREM, fait partie de ce changement d’emballage politique qu’il faut dénoncer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge, qu’après avoir présenté des projets plutôt neutres, Macron va naturellement revenir à des mesures clairement socialistes qui se traduiront dans le projet de loi de Finances 2018, la hausse des impôts pour les retraités, la loi logement, la gestion de l’immigration, la loi sur l’ouverture de la PMA pour les couples de femmes, la légalisation du cannabis, etc. Cette nouvelle période politique va ouvrir la voie à une opposition déterminée de la droite républicaine.


Depuis début 2017, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a régulièrement informé sur l’engagement à gauche de Macron et de son équipe :


Communication du MIL du 2 février 2017 : MACRON SOCIALISTE HONTEUX

Communication du MIL du 10 février 2017 : L’ÉQUIPE MACRON VIENT MAJORITAIREMENT DU PS ET DE LA GAUCHE

Communication du MIL du 26 juin 2017 : LA MACHINE MACRON EST DE GAUCHE


  

PMA SANS PÈRE : LA GAUCHE À LA MANOEUVRE

Télécharger la communication du MIL du 13 octobre 2017

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Repère : Le programme présidentiel de Macron prévoyait explicitement, dans son chapitre «Familles et société», l’ouverture de la PMA aux couples de femmes : «Nous sommes favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes.» (Objectif 2 : poursuivre l’avancée des droits).


La ministre de la Santé en juillet puis la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes en septembre ont annoncé qu’une loi ouvrant la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes seules et aux couples de femmes, c’est-à-dire la «PMA sans père», serait proposée au Parlement en 2018, «probablement» dans le cadre de la révision de la loi bioéthique. Des «états généraux de la bioéthique» sont effectivement prévus et porteront sur toute une série de sujets : euthanasie, adoption par des personnes de même sexe, PMA sans père, recherche sur l’embryon, utilisation du sang de cordon ombilical, etc.


Cette annonce en faveur de la légalisation de la «PMA sans père» correspond à un engagement électoral du candidat Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Cette mesure vise à poursuivre la démarche amorcée par l’adoption, par Hollande et la gauche, du mariage homosexuel, par un encouragement à l’homoparentalité par l’utilisation de la PMA, la GPA ou l’adoption.


En France, l’assistance médicale à la procréation (AMP) est réservée aux couples non-homosexuels. Elle a pour objet de remédier à l'infertilité d'un couple ou d'éviter la transmission d'une maladie grave à l'enfant ou à un membre du couple. Elle ne doit en aucun cas être confondue avec la «PMA sans père». En généralisant le fait de «produire» volontairement un enfant dans le cadre d’une insémination, par donneur inconnu, à une femme seule (ou en couple lesbien), conduit à mettre au monde un enfant qui n’aura pas de père par construction. Cet enfant se trouvera dans une situation porteuse de problèmes notamment psychologique, psychique, d’identification et de place dans la société. Le cadre naturel du bon développement d’un enfant se situe au sein d’un couple composé d’une mère et d’un père.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose à l’ouverture de la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes, dans la mesure où cette méthode a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que cette procréation d’un enfant va radicalement à l’encontre des droits de celui-ci. La «PMA sans père» pour les couples de lesbiennes ou les femmes célibataires est autorisée au Royaume-Uni, en Espagne ou en Belgique. Certaines femmes ont donc déjà recours à une intervention de PMA dans ces pays. Mais cela ne constitue aucunement une raison pour modifier notre législation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le combat contre la «PMA sans père» est loin d’être perdu. Une part de la gauche exprime sa franche hostilité à ce mode de conception, allant de José Bové (EELV) à «Charlie Hebdo» (avec un numéro consacré à dénoncer la «PMA sans père»). Les positions au sein du gouvernement macronien sur le calendrier d’adoption de cette mesure divergent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage à participer activement à la mobilisation engagée contre la «PMA sans père» et appelle ses adhérents à se joindre aux initiatives menées localement en ce sens.


  

LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT IL Y A 48 ANS

Télécharger la communication du MIL du 9 novembre 2018

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Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2018 est une journée du souvenir. En effet, il y a 48 ans, le général de Gaulle nous quittait.


Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.


Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.

A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème République, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.


Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.


Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.

La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.


Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.


Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).

 

  

MACRON, UNE POLITIQUE PUREMENT FINANCIÈRE

Télécharger la communication du MIL du 27 novembre 2017

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La politique de Macron ne possède pas de dimension sociale. Elle est essentiellement de nature budgétaire. Elle vise principalement à satisfaire des intérêts financiers dans le cadre de la mondialisation. Face à la mondialisation, Macron ne tente pas de maitriser les effets pervers de la mondialisation en fixant des freins et des barrières pour sauvegarder la France (par exemple, faire payer leurs impôts aux multinationales).


Macron a décidé, pour la fin 2017, des mesures de réduction budgétaire (visant en particulier la réduction du budget de la Défense) et, pour 2018, un projet de loi de finances diminuant les budgets de l’emploi et du logement, mais surtout engageant la réorganisation de la fiscalité. Ces mesures vont avoir un impact social très négatif sur les Français des classes populaires et des classes moyennes. Citons quelques cas :  

-Les personnes rencontrant des difficultés sur le marché du travail vont être touchées par la suppression de 260.000 contrats aidés (entre 2016 et 2018). Leur disparition aura aussi des répercussions sur les activités des associations et des services publics, qui devront se priver de ces emplois et réduire leurs services.

-Les retraités qui vont subir une augmentation de la CSG de 1,7% dès le 1er janvier 2018 et qui verront leur pouvoir d’achat se réduire.

-Les Français qui vont subir l’augmentation des taxes et des amendes, notamment sur certains produits comme le carburant, le tabac ou avec la multiplication du nombre des radars dans les villes et sur les routes. Tout cela va venir s’ajouter à la pression fiscale existante que cela soit directe ou indirecte.


Les projets de Macron concernant l’assurance maladie, l’assurance chômage ou les retraites seront imposés par une majorité LREM à l’Assemblée nationale en 2018. Ils sont programmés comme devant aggraver la situation sociale. Pour réaliser des économies, ils conduiront à une diminution des prestations sociales.


Derrière le «chamboule-tout» fiscal, il existe une hypocrisie majeure puisque le taux des prélèvements obligatoires ne devrait baisser que de un point sur le quinquennat. Ce chiffre figure au programme présidentiel de Macron, confirmé par le gouvernement. Il n’y aura pas globalement moins d’impôts et taxes, mais une redistribution en faveur de certains, et en défaveur des classes populaires et des classes moyennes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son attachement à la conduite par l’État d’une politique sociale forte et se déclare en pleine opposition avec la politique purement financière de Macron. Celle-ci n’est pas en mesure d’apporter les réponses sociales attendues et de permettre un retour au plein emploi en mettant un terme au chômage de masse.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la communication politique de Macron, menée avec le soutien de médias peu critiques et de politiques bien silencieux. Cette communication est destinée aux Français, mais, aussi et surtout, elle porte un message aux décideurs de Bruxelles, aux responsables des grandes puissances économiques mondiales et aux entreprises multinationales, comme les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui continuent à échapper à l’impôt.


  

LE MIL RÉAFFIRME SON SOUTIEN AUX FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2017

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Alors que les policiers nationaux et municipaux, les gendarmes, les pompiers, les douaniers… bénéficient d’une reconnaissance générale et du soutien d’une très grande majorité des Français, la multiplication des agressions morales et physiques contre eux ne fait que croitre. Il peut s’agir, notamment, de procès d’intention (slogans tels que «Tout le monde déteste la police»), d’injures, d’agressions physiques individuelles, de guet-apens, d’actions violentes dites «en marge de manifestations» (des centaines de blessés), de caillassage de véhicules dans les «quartiers» échappant à l’autorité de l’État (en particulier ceux des pompiers), d’attentats contre des locaux des forces de l’ordre et leurs occupants (incendies criminels à Grenoble et Limoges…). De plus, des violences sont, de plus en plus souvent, commises à l’encontre des membres des forces de l’ordre dans le cadre de leur vie privée en dehors des périodes de service.


Les producteurs de discours hostiles à la police portent une grande part de responsabilité dans les événements qui se déroulent depuis plusieurs années. Le mécanisme est bien connu : à partir de faits divers, plus ou moins étayés, des membres des forces de l’ordre sont directement mis en cause, puis ces critiques débouchent rapidement sur une mise en cause des forces de l’ordre dans leur ensemble et de l’autorité de l’État.


Des journalistes jouent un rôle dans la montée en charge d’un partie de la population contre la police ou la gendarmerie. Cette tendance repose sur le besoin de mise en scène de scandales (facteur économique des médias) et de la culture politique d’extrême gauche d’une part importante des journalistes (voir les résultats des élections syndicales de la profession de journalistes qui en attestent). Le fait que toutes les actions d’inspection (IGPN) soient menées le cas échéant, et que des sanctions ou condamnations soient prononcées pour donner suite à des affaires, ne suffit pas à faire baisser la pression. Les auteurs de ces actions «anti forces de l’ordre» sont de plusieurs sortes : les uns appartiennent à l’ultra gauche, principalement «antifa», anarchiste (par exemple en faveur des clandestins à Calais) ou écologiste radicale (comme les occupants des ZAD, «zones à défendre»), d’autres appartiennent à la mouvance islamiste (obéissant aux injonctions des groupes islamistes étrangers), enfin une autre partie est constituée de jeunes délinquants (trafiquants de drogue défendant un territoire de travail). Il faut noter qu’il n’existe parfois pas de frontière précise entre ces différentes catégories d’individus.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la «haine anti flics et gendarmes» et apporte son entier soutien aux forces de l’ordre face aux mises en cause morales comme aux agressions physiques dont elles font l’objet.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le silence d’un trop grand nombre de responsables politiques et l’insuffisance des réponses apportées à ces agressions, en dehors de quelques affaires symboliques comme celle du véhicule de police incendié en 2016 avec des fonctionnaires de police à l’intérieur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces agressions contre les forces de l’ordre interviennent dans une situation dégradée par la faiblesse des moyens (locaux dégradés et matériels défaillants), par l’insuffisance des effectifs et de leur augmentation, par la trop grande dispersion des missions, etc. Le malaise dans les rangs des forces de l’ordre qui en découle est malheureusement illustré par le nombre important des suicides.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la mission régalienne de l’État doit être assurée et que les moyens doivent être mobilisés bien au-delà des engagements qui ont été pris dans le projet de loi de finances 2018 et pour le quinquennat Macron. Dans ce contexte, la constitution d’une «police de sécurité du quotidien», annoncée par Macron, n’apparait pas répondre aux urgences et à la gravité de la situation (insécurité, violences, terrorisme, banditisme, menaces diverses). Cette initiative traduit un déni des risques majeurs que courent les Français en termes de sécurité. Elle ne suffira pas à ramener l’ordre dans les quartiers abandonnés et inaccessibles ni dans les autres quartiers. Les réponses politiques à mettre en œuvre doivent correspondre à la réalité du terrain et des menaces ; elles nécessitent une autre politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Police-Armée-Gendarmerie, je soutiens» et «La France soutient : Police-Armée-Gendarmerie».


  

BRAVO À LAURENT WAUQUIEZ, NOUVEAU PRÉSIDENT DES RÉPUBLICAINS

Télécharger la communication du MIL du 11 décembre 2017

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Repères : Le 10 décembre 2017, les adhérents du parti politique «Les Républicains» ont élu leur nouveau Président. Laurent Wauquiez a recueilli 74,64% des voix, soit 73.554 suffrages sur 98.543 exprimés. Il s’agit d’un vote démocratique qui s’impose à tous.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), félicite, notamment en qualité de «personne morale associée» aux Républicains, Laurent Wauquiez pour son élection à la présidence de la formation politique de la droite républicaine. Cette élection constituait un enjeu politique majeur pour les années à venir, car un profond renouveau de la formation politique apparait indispensable dans tous les domaines, tous les secteurs et tous les territoires pour redresser la France, remporter les futures échéances électorales et faire que la France redevienne la France.


Cette élection démocratique à la présidence des Républicains a été le fait de vrais adhérents (payant une cotisation), à l’occasion d’un scrutin à bulletin secret réunissant plusieurs candidats de plusieurs sensibilités. Ce mode de fonctionnement politique s’oppose clairement à la récente élection de Christophe Castaner (l’ex-député socialiste) à la tête de «La République en Marche (LREM)». Ce candidat unique a été désigné par Macron, puis élu à main levée, par des élus du parti et certains adhérents «tirés au sort» (pour adhérer, il suffit de s’inscrire sans payer une cotisation !).  


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui se revendique comme représentant de la droite gaulliste, civique et patriote, défend les valeurs gaullistes. Notre emblème est une croix de Lorraine et notre devise est la reprise de la phrase du Général Charles de Gaulle : «Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de forces pour se tenir de­bout et qui se cou­chent pour mourir. Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et ex­ternes de destruc­tion.» Le gaullisme n’est ni de droite, ni de gauche mais les premiers résistants étaient des hommes de droite (cf le texte de Michel Carage, compagnon de la Libération et ancien secrétaire général du MIL), et le peuple qui étaient et qui est encore la cheville ouvrière du gaullisme est un peuple de droite, de droite patriote et civique et aussi de droite sociale. Le général de Boissieu, compagnon de la Libération et premier président du comité d’Honneur du MIL, reprenait souvent cette phrase pour définir la droite : «Le chemin le plus court d'un point à un autre est la ligne droite».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite contribuer au bon développement du parti de la droite républicaine «Les Républicains». Il souhaite que des principes soient mis en œuvre :


-par un mode d’organisation permettant de mobiliser côte à côte toutes les bonnes volontés dans une logique civique de rassemblement ; il s’agit, non pas d’être une secte hégémonique comme nous avons pu le constater parfois, mais d’additionner toutes les tendances, valeurs et bonnes volontés comme avait si bien réussi à le faire Jacques Chirac avec le RPR et l’UMP ;


-par une ligne politique dont nous souhaitons qu’elle redevienne empreinte des valeurs de la droite gaulliste et patriote, même si d’autres valeurs doivent coexister. L’abandon du mot patriote est une erreur politique fondamentale aberrante ;


-par un retour à une action militante et à une pratique politique de terrain allant de l’affichage aux tractages jusqu’à la présence active dans les entreprises et les grands secteurs d’activité, jusqu’à l’action sur les réseaux sociaux mais sans que cela soit non productif d’adhésion et de militantisme. Pour gagner demain, il faut disposer du plus grand nombre d’adhérents convaincus et aussi de militants bénévoles actifs. Il ne faut plus faire appel à des sociétés commerciales, qui ont coûté fort cher dans un proche passé quand une action peut être gérée par des militants bénévoles même si l’efficacité est moindre ou le coût similaire. Les militants d’hier, d’aujourd’hui et de demain seront les artisans de la victoire de demain et les ignorer sera, à nouveau, les sources d’une défaite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer pleinement à la reconstruction des Républicains et, par conséquent, disposer d’un lien privilégié avec son Président et d’une participation aux instances du parti pour contribuer à sa victoire aux prochaines échéances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défendra notamment quelques objectifs au sein des Républicains : L’augmentation massive du nombre des adhérents (à jour de cotisation) permettant de disposer d’un parti reconnu comme le premier parti de France (Seul le nombre d’adhérents et de militants fera la différence avec les micro et mini-partis menés par un homme ou un petit groupe d’élus). L’expression régulière d’une opposition franche à tous les projets de Macron et de sa majorité socialiste dès l’instant que cela est nocif pour la France. La mise en avant de propositions de droite républicaine pour mener une autre politique en faveur du plein emploi, de la politique familiale, de la baisse de l’imposition, de la sécurité, de la Défense de la Nation, du contrôle stricte de l’immigration et du statut de réfugier, de la solidarité avec les plus démunis ou des personnes âgées, du maintien du logement social, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que Les Républicains privilégient, sur tous les sujets, une ligne sociale gaulliste par opposition à la ligne excessivement libérale des tenants du CAC 40 qui méprisent les classes populaires et moyennes comme le fait Macron. L’intérêt des classes populaires et des classes moyennes doivent être au centre de la stratégie, de l’analyse et du discours politique des Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se veut être la droite civique, gaulliste et patriote. Un de nos combats est la sauvegarde d’une action politique gaulliste contre tous ceux qui veulent ou ont enterré le gaullisme, contre ceux qui ne veulent privilégier qu’un côté commémoratif ou ceux, à gauche ou à la droite extrême, veulent le récupérer pour des raisons politiciennes opportunistes. Tout cela a lieu car notre famille politique s’éloigne du gaullisme d’origine. À nous de mener ce combat et de faire redécouvrir nos valeurs comme valeurs actuelles. Nous voulons maintenir un gaullisme politique d’action.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que Laurent Wauquiez, nouveau président des Républicains, sera l’homme qui préservera, contrairement à d’autres, toutes les tendances et toutes les valeurs, dont celles des gaullistes. Il est celui qui reprend en très grande majorité les valeurs que nous défendons. Il a maintenu sa ligne malgré les nombreuses critiques «politico-médiatiques» venant de certains qui essayent, par ce biais-là, de payer un droit d’entrée dans la nouvelle gauche «macroniste».

  

IL FAUT CASSER LA SPIRALE MIGRATOIRE VERS LA FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 janvier 2018

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Référence : Le seuil «officiel» des 100.000 demandes d’asile par des étrangers a été dépassé pour la France en 2017 avec par ordre décroissant : les Albanais, les Afghans, les Haïtiens, les Soudanais, les Guinéens, les Syriens, etc. Ce chiffre ne compte que les personnes identifiées dans cette procédure. Près de 43.000 personnes ont été admises à rester en France (nombre en hausse de 17 % par rapport à 2016) aux titres du statut de réfugié (36.000) et de la protection subsidiaire (7.000). Tandis que les migrants déboutés du droit d’asile, se trouvant donc en situation irrégulière, n’ont pas été expulsés, pour la grande majorité.


La circulation en France de ressortissants étrangers est largement ouverte pour des raisons diverses, notamment pour tourisme, études en France, contrats de travail. Les règles de ces entrées et sorties sont différentes selon les pays. Les critiques sur le caractère supposé fermé de notre pays sont totalement infondées. Une part des étrangers entrés légalement demeurent sur le territoire de manière illégale au lieu de repartir après leur séjour. D'une part, l'identification des étrangers en situation irrégulière n'a pas pleinement lieu. D'autre part, s'ils sont identifiés, leur expulsion du territoire est rare par manque de volonté politique. Le nombre des clandestins s’accroit donc très régulièrement. Ce chiffre est, en plus, augmenté par les déboutés des demandes d’asiles qui deviennent des clandestins : plus de 57.000 en 2017 !


Des étrangers entrent en France de manière illégale : les uns pour traverser notre pays, souvent vers la Grande-Bretagne (voir la concentration dans la région de Calais), les autres avec l'intention de s'installer en France en disposant, ou pas, de relations dans notre pays. Cette migration se déroule actuellement via la Turquie vers la Grèce ou via la Libye vers l'Italie. Ces personnes sont pour la plupart non-francophones contrairement à des périodes antérieures. L'entrée de ces migrants clandestins est retardée par les dispositifs (douanes, police, gendarmerie) en place, mais nos frontières restent trop perméables. Une fois entrés sur le territoire, ces clandestins posent problème : campements sauvages ou hébergements difficiles, problèmes sociaux, question de santé, délinquance éventuelle, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France n'a pas vocation à accueillir une très grande population étrangère compte tenu de sa situation actuelle, caractérisée déjà par la présence de populations d’origine étrangère, mal ou peu intégrées. Plus particulièrement, la France ne doit plus et ne peut plus accepter des personnes trop éloignées de sa civilisation, de sa langue et de ses valeurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l'accueil et la prise en charge matérielle de ces migrants, sont assurés par des acteurs, le plus souvent associatifs, financés par l'État. La plupart de ces associations militent en faveur de l’installation en France de ces étrangers, apportent un appui significatif à l’immigration illégale et luttent contre tout contrôle pour éviter les expulsions. Elles ne respectent pas pleinement la légalité. Elles n’ont plus de légitimité à recevoir des subventions de l’État et des collectivités territoriales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le contrôle aux frontières doit être rétabli sérieusement pour être le plus efficace possible. D'une manière générale, le contrôle aux frontières a vocation à combattre tous les trafics criminels : armes, drogues, traite humaine (enfants et prostitution), organes, produits de contrefaçon, terroristes islamistes, migrants économiques, etc. Ce contrôle comprend des actions en amont et en aval des frontières et un travail de renseignement considérable. Il cible les actions à mener à l’encontre des «passeurs».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste favorable au droit d’asile dans la mesure où les demandes sont fondées. Les demandes doivent être examinées de manière très rapide avec une grille de lecture transparente. Une liste des pays ne posant pas de problème doit être établie avec précision (notion de «pays sûrs»). Les ressortissants de ces pays doivent retourner dans leur pays d’origine, c’est-à-dire être expulsés rapidement (par exemple, dans le cas des Albanais). Les dossiers de personnes en provenance de pays où se développe une répression politique, ethnique ou religieuse, comme la Turquie actuelle (qui persécute les responsables de l’opposition et des responsables kurdes), doivent être examinés. Une prudence doit prévaloir à l'égard de ceux qui brouillent leur identité : absence de papiers, déclarations non étayées par des documents officiels, revendication du caractère de mineur, etc. Les personnes, dont la demande d'asile a été refusée, doivent être expulsées de manière effective et systématique, ce qui n’est pas aujourd’hui le cas, à de rares exceptions près.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans un monde où la circulation des informations par Internet est généralisée et immédiate, le message à faire passer aux migrants clandestins, comme aux passeurs de ces migrants, est que la France n'est pas une bonne destination pour eux. Il faut réinstaurer l’utilisation des charters pour les expulsions afin de marquer à nouveau les esprits sur les lieux de départ des futurs migrants.

  

L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT EN CHUTE LIBRE

Télécharger la communication du MIL du 15 janvier 2018

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Référence : Des militants d’ultra gauche (écolo-radicaux, anarchistes, etc.) occupent, depuis 2009, le site du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Ainsi 1.600 hectares échappent à l’autorité de l’État. Un débat agite l’exécutif pour savoir s’il convient de passer par une négociation (abandonnant le territoire à ses occupants) ou par une expulsion faisant intervenir les forces de gendarmerie.


Dans de trop nombreux cas et depuis de nombreuses années, l’autorité de l’État n’est plus respectée en France. L’exécutif n’assure plus pleinement sa fonction qui est de faire régner l’ordre. Le laisser-aller et la «bienveillance» à l’égard des délinquants, des islamistes, des militants de l’ultra gauche, etc. sont devenus beaucoup trop fréquents. À force de ne pas réagir aux atteintes à l’ordre républicain, des situations se sont installées et la résolution des problèmes posés devient plus ardue. Il existe de nombreux exemples de cet abandon de l’exercice de l’autorité de l’État : Occupation de territoires pour s’opposer à des projets d’intérêt public comme à Notre-Dame-des-Landes ; abandon de nombreux quartiers populaires à des bandes ou des gangs : les services publics, comme les commerces, ne peuvent plus demeurer ; permanence de campements de migrants (à Calais, à Paris, etc.) sont évacués et reconstitués régulièrement, avec le soutien matériel et organisationnel d’associations d’aide aux migrants ; acceptation de prières de rue par des musulmans, comme pendant un an à Clichy La Garenne ; «débordements» de manifestations syndicales par des militants d’ultra gauche armés et offensifs, qui commettent à la fois des actes de vandalisme et des agressions physiques contre policiers et gendarmes, comme à Nantes, à Paris ou à Rennes ; agressions individuelles contre des membres des forces de l’ordre en service, ou hors service, par des délinquants (voir la succession des agressions récentes) ; insuffisance de l’interdiction des activités islamistes radicales dans des mosquées, dans des associations pseudo-cultuelles, vis-à-vis de cafés réservés aux hommes, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire français. Pour cela, d’une part, il importe de réagir immédiatement à tout nouveau signe de mise en cause des lois de la République pour émettre un signal du changement des règles du jeu. D’autre part, il faut s’attaquer à tous les points de fixation existants avec détermination. Il faut afficher cette détermination et l’exercer intelligemment, tranquillement, sereinement, mais avec fermeté.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les auteurs de ces actes illégaux, et en particulier de violences, délinquants, islamistes, militants d’ultragauche et membres d’autres groupes et communautés, doivent faire l’objet de poursuites. Les arrestations, jugements et condamnations de ces personnes, dans le cadre des lois existantes, doivent être la règle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces casseurs, occupants, complices et délinquants reçoivent le soutien d’une part des journalistes, de personnalités et de responsables de partis politiques de gauche et d’extrême gauche. Plusieurs arguments sont mis en avant par les partisans d’une société «bienveillante» : d’une part, les actions illégales sont présentées comme des «faits de société» à observer et analyser, car, nous dit-on, la faute en revient à la société tout entière : au chômage, à la colonisation, au racisme, etc. (cette thèse a déjà été développée par Macron). D’autre part, le risque que le rétablissement de l’ordre fasse des blessés voire des morts l’emporte sur l’exercice du droit. Ces arguments appartiennent à une argumentation de subversion visant l’affaiblissement de l’Etat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’intérêt général, celui de tous les Français, est que l’ordre républicain règne, que la sécurité soit assurée, que la libre circulation soit possible partout pour les femmes et les hommes dans notre pays, que la liberté de s’exprimer et de manifester existe, que la prévention de la radicalisation et des projets d’actions terroristes islamistes soit effective.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle l’Etat à rétablir la confiance des citoyens en assurant l’autorité de la République avec détermination.

  

LA FRACTURE SOCIALE EST TOUJOURS LÀ

Télécharger la communication du MIL du 19 janvier 2018

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La «fracture sociale», développée par Jacques Chirac et conceptualisée par Philippe Seguin durant la campagne électorale de 1995, n'a pas cessé de se développer au cours de ces dernières décennies, en particulier depuis la grave crise économique de 2008. La population ayant un emploi a diminué sur ces dix dernières années, tandis que la population active a augmenté du fait d’une démographie positive et de la modification de l'âge de départ à la retraite et du nombre de trimestre nécessaire. Un français sur dix est aujourd’hui inscrit à Pôle emploi (6.600.000 inscrits du 67 millions d’habitants) et c’est, sans compter tous ceux qui pourraient être inscrits, mais qui ne le demandent pas faute de bénéficier d'indemnisation-chômage. Sont notamment ainsi non-inscrits à Pôle emploi de nombreux jeunes (à l’issue de leurs études) et une part importante des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA). La proportion des Français, sans aucune ressource, en situation précaire (contrats courts successifs ou temps partiel à horaire réduit) ou disposant de ressources inférieures au seuil de pauvreté, est inacceptable. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l'orientation présidentielle qui joue pour «ceux qui réussissent» par rapport à «ceux qui ne sont rien». Les propos du Président tenus au cours des mois passés montrent un certain désintérêt, voire du mépris, à l’égard de certaines catégories populaires.


Il vise explicitement une population privilégiée de hauts-cadres ou startuppers à vocation internationale, profitant largement de la mondialisation, mais également tous ceux qui aspirent à entrer dans cette catégorie, même si la plupart n’y appartiendront jamais ! Force est de constater que la grande majorité des Français ne bénéficient pas de ce type de situation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), en tant que mouvement gaulliste, appartient à la tradition d’une droite républicaine qui milite pour la justice sociale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la principale priorité pour sortir de la situation présente réside dans la recherche du plein emploi. Aujourd’hui, Macron ne vise pas le plein emploi à la fin de son quinquennat, mais, au mieux, une légère baisse du taux de chômage. Il a accepté de renoncer au combat du plein emploi et d’abandonner une partie de la population considérée comme «inutilisable» dans la société qu’il veut créer. L’État devrait encourager certaines initiatives économiques par une politique volontariste, encore faut-il qu’elles profitent à la France (c’est-à-dire en premier lieu aux secteurs de production : agriculture, construction, industrie et numérique et de recherche) et, parallèlement, il ne doit pas oublier tous les autres citoyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reproche à Macron de proposer des équations qui n'ont pas de solutions. Macron n’est pas dans le vrai. Après des lois permettant une communication consensuelle (moralisation politique), il a fait adopter les ordonnances sur le travail qui ne devraient créer, au final, aucun emploi significatif. Il est en train d'abandonner les promesses d'indemnisation chômage fait aux indépendants et aux salariés démissionnaires. Sa réforme du mode d'entrée à l'université va mener, en 2018, à des tensions fortes au niveau de la jeunesse et des familles, sans régler les problèmes sur le fond.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les victimes de la politique actuelle seront les plus démunies, les jeunes à l’entrée dans la vie active, les retraités (augmentation de leur CSG), mais aussi les Français des classes moyennes, dont les impôts et taxes s’accroissent et vont encore s’accroitre. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les clés à la situation actuelle résident dans la priorité absolue à accorder à la création de nouveaux emplois, combinée à la baisse des prélèvements obligatoires (profitant aux personnes qui paye des impôts). Ainsi, une part importante des «sans-emploi» sortiraient de la précarité et trouveraient un projet d’avenir et les classes moyennes verraient leurs revenus augmenter au travers de la baisse de la pression fiscale. Une politique de solidarité efficace pourrait être assurée au profit des personnes en transition professionnelle et des personnes trop éloignées de l’emploi (personnes âgées, malades ou handicapées). Les salariés doivent bénéficier d’un intéressement, de systèmes de participation et d’un accès à l’épargne salariale.


Si la droite républicaine veut reprendre le pouvoir politique, il faut qu’elle s’engage totalement sur le terrain du pouvoir réel sans oublier qu’il faut enfin s’attaquer réellement à la fracture sociale entre Français, sans lâcheté, ni perte de mémoire. La reconquête ne peut que passer par le peuple de droite et par les gaullistes.

LE COMBAT DROITE - GAUCHE

TOUJOURS ET ENCORE PLUS D’ACTUALITÉ

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Référence : Suite à l’invalidation des élus, des élections législatives partielles viennent d’avoir lieu à Belfort et dans le Val-d’Oise.

Au-delà des contextes locaux et du caractère réducteur lié à la forte abstention dans le cadre des législatives partielles, ces élections font clairement apparaître une opposition entre : d’une part, Les Républicains (LR), et, d’autre part, La République en Marche (LREM).


Par rapport aux législatives de juin 2017, LR progresse, tandis que LREM recule. Les candidats Républicains l’ont finalement emporté dans les deux circonscriptions.


Les forces politiques extrêmes, le Front national (FN) et La France insoumise (LFI) ont été réduites, bien en dessous du score de leur candidat respectif à la présidentielle de 2017. Le FN voit ses scores affaiblis par les candidats «Patriotes» de Philippot, même si ce dernier échoue à effectuer une percée. L’eurodéputée «Les Patriotes», Sophie Montel, n’obtient que 2 % des voix sur un territoire qui est le sien. Cette concurrence au sein de l’extrême droite va se poursuivre au moins jusqu’aux élections européennes. La France Insoumise obtient autour de 12% des voix et consolide sa position de principale force de gauche marxiste.


Le Parti socialiste tend à disparaître avec des scores de 2,6% et 6%. Ces résultats confirment que la plus grande part des électeurs du Parti socialiste ont migré vers le parti social-démocrate, LREM, comme lors de la présidentielle et des législatives en 2017. Christophe Castaner, le patron de LREM, le nouveau parti socialiste, se consacre actuellement, en priorité, à la désignation de têtes de liste crédibles localement pour les municipales prochaines. Il «fait son marché», ville par ville.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la situation politique se clarifie à nouveau, à cette occasion, avec un retour à une opposition traditionnelle gauche-droite entre LREM et Les Républicains. Il y a bien modification de la donne dans la mesure où LREM est un parti socialiste social-démocrate et non un parti marxiste. Cela ouvre à ce parti l’opportunité de continuer à conclure des alliances avec le MoDem et, probablement demain, d’en conclure une avec le Mouvement radical, social et libéral (MRSL), issu de la récente réunification du Parti Radical et du Parti Radical de Gauche (PRG). Il peut, peut-être à nouveau, bénéficier de quelques transfuges de droite attirés vers LREM pour des motifs divers (obtention de fonctions, stratégie électorale en vue des prochaines municipales, dissensions locales internes à la droite, etc.) et séduire des électeurs de droite modérée qui pensent encore qu’il faut «laisser sa chance à Macron».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend en compte cet éclatement de la gauche socialiste entre un pôle social-démocrate (LREM) et une nébuleuse socialo-marxiste et écolo (LFI, EELV, Génération.s, PS, PCF…). La droite républicaine se trouve face à deux adversaires et doit employer des arguments adaptés en réponse à chacune des gauches pour les combattre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il va falloir convaincre les électeurs que ce n’est pas parce que les mesures du gouvernement social-démocrate sont combattues par la gauche de la gauche (LFI, PCF, CGT, UNEF, NPA…) qu’elles sont bonnes.


La politique menée par Macron en matière de fiscalité, de sécurité, d’emploi, de logement, d’immigration, de famille, etc., doit faire l’objet d’une critique pédagogique et claire de la part de la droite républicaine pour faire comprendre sa nature de gauche social-démocrate.

Cette critique est évidemment radicalement différente de celle de l’extrême gauche.

  

OUI À L’EUROPE UNIE DES ÉTATS, NON À L’EUROPE SOCIALISTE OU FÉDÉRALE

Télécharger la communication du MIL du 8 février 2018

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La France se situe géographiquement en Europe. En tant que Français, nous sommes donc Européens. La France est membre de l'Union européenne (UE), dans le cadre de traités internationaux, comme 28 autres pays. Cette Union réunit une partie seulement des pays européens. Comme cela a été prévu dans les traités, chaque nation peut entrer ou sortir de cette Union. C'est ainsi que le Royaume-Uni a décidé de dénoncer ces traités et de sortir de l'UE : BREXIT.


Parallèlement, il faut garder à l’esprit que la France est membre d’autres institutions européennes ou internationales, comme le Conseil de l’Europe, la zone euro, l’OTAN, etc.


L'Union européenne n'est pas un pays, mais une association politico-économique de pays qui délègue par traité l’exercice de certaines compétences à des organes communautaires. L'UE, avec une population de plus 500 millions d'habitants, constitue un grand marché commercial et une puissance économique mondiale. Mais l’appartenance à l’UE n’implique pas que nous soyons d’accord avec la politique menée, à un moment donné, par la Commission européenne. Le système de gouvernance (Commission, Conseil et Parlement) ne donne pas une juste place aux États membres de l’Union.


Le projet politique porté par la Commission européenne, jusqu’à présent, est issu d’une entente tacite entre des partis de centre droit (Parti populaire européen) et des partis de gauche (Parti socialiste européen) en faveur d’un projet de construction fédérale, du type «États-Unis d’Europe».


D’autres choix politiques sont évidemment possibles pour conduire l’Union européenne. Un débat doit être conduit sur chaque politique menée, à commencer par le contrôle de l’immigration et des frontières extérieures.


Il faut tout faire pour empêcher une dérive fédérale des institutions de l’UE. La notion même de «constitution européenne», correspondant à un changement de la nature de l’Union, a été largement rejetée en France, comme dans d’autres pays (Pays-Bas), à l'occasion du référendum de 2005. Cette dénomination symbolique a été abandonnée, même si un traité international de plus, avec un contenu bien proche du texte refusé, a été signé sans aucune consultation populaire.


Les peuples des pays membres de l’Union européenne s’interrogent sur l’avenir de l’Union. Un nouveau projet est nécessaire et la réflexion à ce propos doit tenir compte de la réalité actuelle.

D’une part, l’UE existe, des décisions ont été prises. Elles sont soit bonnes, soit discutables, soit mauvaises. On doit accepter les bonnes choses, voire agir pour les améliorer, et remettre en cause le reste.


D’autre part, compte tenu des différences de situation entre pays membres sur le plan social et économique, comme des choix politiques démocratiques propres à chaque nation, une convergence plus complète portant sur la fiscalité, les règles sociales, la législation, etc.) entre les nations n'apparaît ni possible ni souhaitable. Il faut accepter cette réalité et abandonner définitivement l’idée de marcher vers un modèle unique dans tous les domaines dans tous les pays de l’UE.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les responsables politiques français et européens comme les journalistes qui prétendent faire croire que le débat se situerait uniquement entre les pro et les «anti-Europe», avec, d’un côté, les partis extrêmes anti-européens (FN et LFI) et, de l’autre, les fédéralistes européens (LREM, MoDem, etc.) qui veulent transformer l’Union européenne en un état supranational par un abandon progressif des compétences nationales au niveau de Bruxelles.


Comme le résume très bien la formule de Laurent Wauquiez :

« Nous aurons à combattre deux dangers, d'une part, la sortie de l'Europe et, d'autre part, la fuite en avant vers toujours plus de ce que les peuples ont rejeté. ».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est pour l’Union européenne, mais juge que sa politique doit changer en profondeur pour être clairement celle d’une «Europe des Nations». L’objectif de construction d’un état fédéral européen doit être abandonné. La politique de l’Union doit être recentrée sur quelques compétences bien bornées et gérées par des accords entre nations sans intermédiaires sans légitimité. De fait, dans de nombreux domaines la Commission européenne a initié des politiques sur des sujets qui débordent les compétences dont elle dispose selon les traités. Il faut renforcer certaines initiatives ; préférence communautaire, Erasmus, programmes de recherche, transports, frontières extérieures, lutte contre le terrorisme et le banditisme international, grands projets de développement communs… et rétrocéder certaines compétences aux seules nations. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la France retrouve la maîtrise de ses frontières, parce que les accords de Schengen n’ont pas donné les résultats annoncés. En particulier, la Roumanie et la Bulgarie ne doivent pas bénéficier des accords de Schengen, comme le souhaite Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne considère pas opportun un élargissement de l’Union aux pays des Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro ou Serbie, dans l’immédiat). Des accords commerciaux peuvent, par contre, être passés avec ces pays, comme cela a déjà été le cas avec la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine. Toute négociation avec la Turquie (pays asiatique en voie vers la dictature) doit être abandonnée.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’Union européenne n’a pas autorité sur les Nations membres. La position actuelle de la commission européenne est porteuse de contentieux et de conflits. Aucune décision prise par la Commission ne doit aller à l'encontre des décisions des états membres. La souveraineté des nations doit primer. Les collaborations doivent se construire entre des pays volontaires sur les projets, pour avancer très concrètement, sans avoir besoin d’attendre une unanimité qui ne se trouvera pas. Les décisions prises ne doivent s’appliquer alors qu’aux pays qui le souhaitent.

  

L’IDÉOLOGIE ISLAMISTE INTÉGRISTE PROGRESSE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 19 février 2018

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En résumé : L’islamisme intégriste progresse en France. Au-delà des terroristes islamistes menant des assassinats ou des attentats, les islamistes intégristes sont désormais soutenus, dans notre pays, par un nuage de sympathisants, plus ou moins engagés à leurs côtés, qui exercent une forte pression sur les intellectuels, les politiques ou les journalistes. Cette pression conduit, d’une part, à la soumission (par le silence) de certains responsables, d’autre part, à la collaboration d’«islamo-gauchistes» et, enfin, à la nécessité d’animer une résistance farouche contre cette idéologie totalitaire et ses partisans. 


Définition : «L'islamisme est un mouvement qui formule la révélation divine en termes politiques et exige que la charia soit la source unique du droit et du fonctionnement de la société. » (Larousse).


L’islamisme repose sur un substrat et un discours religieux, mais propose un projet de nature politique. Elle apparaît donc comme une idéologie totalitaire à l’image du nazisme ou du communisme. Il faut clairement la distinguer de l’islam, qui est une religion, au sens occidental du terme, pratiquée par des Français de religion musulmane. L’idéologie islamiste totalitaire progresse en France. Elle attire à elle, de la même manière que cela a pu être le cas pour les idéologies totalitaires antérieures (nazisme ou communisme), des personnes connaissant des difficultés sociales, en manque de repères, à la recherche d’une communauté structurée, et, évidemment en grande majorité, des musulmans victimes du prosélytisme d’islamistes radicaux. Des personnes adhèrent même à l’islamisme, sans être réellement musulmanes, puis se convertissent. Les partisans de cet islam radical prétendent imposer leurs vues à la société. Ils refusent d’accepter la moindre critique de leur projet politique et dénoncent toute observation sous le terme d’ «islamophobie».


L’islamisme progresse et se traduit par le développement d’un nuage de sympathisants qui, par leurs attitudes ou par leurs propos, «comprennent» les islamistes («comprendre» signifie «excuser», si ce n’est «participer»). Ils émettent nombre de messages agressifs et d’insultes sur les réseaux sociaux, dont Twitter. Ces sympathisants confondent, plus ou moins, la pratique de leur religion musulmane et le discours politique islamiste porté par des militants politiques islamistes. Ils refusent la réalité et prennent la défense de l’idéologue politique Tariq Ramadan, auteur présumé de violences sexistes, en dépit de l’évidence des témoignages et des faits. De même, ils affirment que les attentats perpétrés par des terroristes islamistes, en France, ne sont que des coups montés contre les musulmans (cette théorie du complot tourne en boucle).

Les islamistes incitent des musulmans à «accéder à une visibilité» (par le choix de leur habillement ou par leur mode de vie) afin de se détacher de notre société. Cette démarche communautariste des islamistes vise clairement à faire bénéficier les musulmans, à terme, d’un statut propre au sein de la République. Elle passe par la recherche d’une désolidarisation de la France et par une critique globale de la société occidentale.


L’islamisme est l’idéologie totalitaire de combattants (djihadistes) qui mènent des actions terroristes contre les Français et d’autres peuples à travers le monde. Les islamistes mobilisent leur nuage de «sympathisants d’un moment» pour tenter de subvertir à peu près toute la société : éducation, police, santé, prisons, entreprises, etc.


Le traitement de l’information par une large part des médias vis-à-vis de l’islamisme vient accentuer le phénomène de contamination de l’opinion.


La soumission : Les actions engagées contre toute opinion critique envers l’islamisme se multiplient (dont des recours auprès du CSA). L’idéologie islamiste totalitaire exerce au travers de ses relais (dont les réseaux sociaux) une pression très forte sur les médias. En conséquence, nombre de journalistes acceptent une véritable soumission pour assurer leur tranquillité. Elle se concrétise par le silence qui règne sur nombre de réalités sociales françaises (quartiers, prisons, etc.). Nous nous trouvons dans le cadre d’une véritable guerre idéologique, loin de toute religion.


Les collabos : D’autres journalistes vont plus loin et collaborent à cette idéologie totalitaire islamiste, aussi dangereuse qu’ont pu l’être le nazisme et le communisme. De fait, il s’agit de journalistes d’extrême gauche, d’où l’appellation d’«islamo-gauchistes». Une illustration concrète en est donnée par l’analyse d’une journaliste de Mediapart (site internet d’extrême-gauche) : «L’islamisme, en tant que tel, n'est pas, en soi, une chose grave. L'islamisme est un phénomène qu'il faut comprendre et expliquer.» (Mediapart - Jade Lindgaard).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le délit de «blasphème» n’existe pas en France. Dans le cadre de la liberté d’expression, il est possible de critiquer les sectes, les religions, ou l’une d’entre elles, comme il est tout à fait permis de critiquer l’absence de religion. La liberté d’expression consiste en particulier à dénoncer des dérives totalitaires. Chacun est libre de ne pas apprécier une religion à cause de son histoire, de son message, de certaines pratiques présentes ou de son projet et de l’exprimer sans être attaqué. Par contre, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce évidemment tout appel à la haine ou à la violence à l’encontre des biens et des personnes sur un quelconque critère religieux ou politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les silences d’intellectuels, de politiques et de journalistes à propos des déclarations et des actions menées par des islamistes, porteurs d’une idéologie totalitaire ; mais, également, des silences sur certains pans de la réalité sociale notamment l’existence de zones de non-droit, les violences faites aux femmes, les pratiques illégales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les personnalités de la gauche radicale qui se comportent comme les «idiots utiles» de l’islamisme, soucieux de s’inscrire dans la continuité des combats gauchistes tiers-mondistes de leurs aînés. Ces «islamo-gauchistes» considèrent, en quelque sorte, l’islamisme comme «la religion des opprimés». Ce courant rassemble, dans leur esprit, des personnes issues de l’immigration («les victimes historiques du colonialisme») et eux-mêmes, les «intellectuels progressistes».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’État et ses institutions doivent évidemment faire face aux combattants islamistes, mais qu’il importe parallèlement de se mobiliser pour s’opposer à leurs sympathisants avec la plus grande fermeté. Si des Français, ou des étrangers résidant en France, souhaitent vivre dans un pays où la religion musulmane est la religion d’État, où le droit coranique est appliqué, et où l’islamisme, dans sa version locale, est le régime politique, elles doivent rejoindre l’un de ces pays pour y vivre, comme l’ont fait, par exemple, les personnes fascinées par le «Groupe État islamique» qui ont su rejoindre la Syrie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle l’actualité de ses slogans : «Islamisme, terreau du terrorisme» et «La France aimez-la, ou quittez-la». Slogan que nous avons repris en 1991 d’un slogan des Républicains américains sous Donald Reagan : «América, love it or leave it».


  

MAI 1968 - L’INSURRECTION GAUCHO-COMMUNISTE RATÉE

Télécharger la communication du MIL du 27 février 2018

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Les manifestations, émeutes, incendies, grèves, occupations de bâtiments publics, violences faites aux personnes, etc. ayant eu lieu en mai 1968, puis la réaction gaulliste et républicaine du 30 mai au 30 juin 1968 et, enfin, les conséquences politiques de ce printemps dans les années qui suivirent, constituent aujourd’hui, cinquante ans plus tard, des éléments de l’Histoire de France.


Des centaines de livres ont eu l’occasion de présenter les faits de tous les points de vue et sous tous les aspects. Le livre de Raymond Aron : «La Révolution introuvable. Réflexions sur les événements de mai», paru chez Fayard à l’automne 1968, contient sans doute l’une de meilleures analyses réalisées par un contemporain des faits.


En 2018, des journalistes et des personnalités politiques veulent exploiter le filon. Des participants, survivants de l’époque, rêvent de raconter leurs souvenirs de jeunesse ; des séminaires universitaires seront organisés sur le sujet ; des débats auront lieu. On vendra des produits commémoratifs, des livres, des films et des gadgets. Ce phénomène est incontournable. L’exposition à l’Hôtel de Ville de Paris à la gloire du terroriste et tortionnaire Ernesto «Che» Guevara montre la volonté de la gauche de passer sous silence les horreurs et les crimes du mouvement communiste international.


Personne n’empêchera Daniel Cohn-Bendit de pérorer sur son «Mouvement du 22 mars» et se remémorer sa jeunesse gauchiste, même si ce personnage très trouble est devenu aujourd’hui un «libéral libertaire européen écolo», soutien déclaré d’Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les évènements de mai et juin 1968 ne devraient faire l’objet d’aucune «commémoration officielle» de la part de l’exécutif et témoigne de son inquiétude suite aux rumeurs d’une possible mise en scène du cinquantenaire par Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le mois de mai 1968 est une période complexe issue de la résultante de phénomènes divers dans le contexte politique et sociétal de l’époque.


Dans le cadre de l’explosion quantitative des effectifs étudiants dans un système peu préparé à cette évolution, la mobilisation d’une mouvance universitaire contestataire, autour de l’UNEF (organisation étudiante) et du SneSUP (syndicat enseignant), s’est développée pour mettre en cause l’«Université».


Dans le contexte d’une période économique faste, des centrales syndicales (CGT et CFDT) ont trouvé l’occasion de porter de fortes revendications afin d’obtenir des avantages sociaux.

Après 10 ans dans l’opposition, des responsables politiques socialistes de la IVème république, François Mitterrand et Pierre Mendes-France, ont cru trouver une occasion de revenir au pouvoir.

Dans le contexte international de la guerre froide, le Parti Communiste Français (PCF) a joué de tout son poids pour répondre à la logique de l’Internationale communiste (c’est-à-dire des dirigeants de l’Union soviétique). Le PCF disposait d’un appareil politique très solide, d’organisations de masse et d’un poids électoral réel (Jacques Duclos, communiste, obtint plus de 21% des voix à la présidentielle de 1969 !). Il se raconte même, qu’un soir, certains du PCF sont rentrés dans la clandestinité.


A la fin des années 60, s’était formalisée l’existence de groupes marxistes «gauchistes», c’est-à-dire de communistes contestant par sa gauche le rôle dominant du PCF. Disposant d’un important potentiel militant, ces groupes développaient une stratégie de prise de pouvoir hors de la voie démocratique et appelaient à une insurrection. Ils bénéficiaient du soutien de pays étrangers (surtout celui de la République Populaire de Chine, dirigée à cette époque par Mao Tsé-Toung). Cette situation préexistante à mai 68 était due à un «effet de mode idéologique» porté par de nombreux intellectuels marxistes français, critiques à l’égard du régime soviétique et donc du PCF. Rappelons que le «gauchisme» avait été défini, dès 1920, par Lénine, lui-même, comme «La Maladie infantile du communisme».


Trois tendances «gauchistes» coexistaient.


Les trotskystes : A. de la Fédération des étudiants révolutionnaires et de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) (lambertiste) ; B. de la JCR (Jeunesse communiste internationaliste) et du Parti communiste internationaliste (future «Ligue communiste» avec Alain Krivine, puis à l’origine du NPA) ; C. «Voix ouvrière» (Lutte ouvrière).


Les maoïstes du Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF) et de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCML), qui étaient soutenus par la Chine populaire qui prônait, à cette époque, «l’exportation de la révolution». Rappelons que ces militants distribuaient gratuitement dans les lycées et les facs le «Petit livre rouge», imprimé en Chine.


Les anarchistes libertaires du «Mouvement du 22-Mars» et de divers autres groupes.


Rappelons également que le «Mai 68» français n’a rien de commun avec les mouvements contestataires survenus dans d’autres pays comme aux États-Unis (contre la guerre au Vietnam) ou en Tchécoslovaquie (pour un retour à la démocratie). La simultanéité des évènements ne correspond ni à un même contexte ni à un même objectif. Il faut se défier de toute confusion entre ces événements historiques à cause de leur simultanéité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que ces différentes forces de gauche et d’extrême gauche, politique et syndicale, se sont engagées dans une tentative insurrectionnelle. Elles ont organisé des actions dans le but de renverser les institutions démocratiques de la 5ème République. Cet aspect profondément antidémocratique des actions révolutionnaires menées durant le mois de mai 68 peut illustrer le détournement possible des libertés publiques par des partisans d’un projet totalitaire, en l’occurrence l’installation d’un régime communiste. Le recours à la violence et l’intimidation vis-à-vis des citoyens et des agents de l’État ont bloqué le fonctionnement du pays, ont porté atteinte à l’intérêt national, jusqu’à la décision du général de Gaulle de dissoudre l’Assemblée nationale à la fin mai :


« Quant aux élections législatives, elles auront lieu dans les délais prévus par la Constitution à moins qu'on entende bâillonner le peuple français tout entier en l'empêchant de s'exprimer en même temps qu'on l'empêche de vivre, par les mêmes moyens qu'on empêche les étudiants d'étudier, les enseignants d'enseigner, les travailleurs de travailler. Ces moyens, ce sont l'intimidation, l'intoxication et la tyrannie exercées par des groupes organisés de longue main, en conséquence, et par un parti qui est une entreprise totalitaire, même s'il a déjà des rivaux à cet égard. » (Allocution du 30 mai 1968 du général de Gaulle)


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle la réponse constructive apportée par le général de Gaulle, et le gouvernement du Premier ministre, Georges Pompidou, face à la contestation :


« Tout le monde comprend, évidemment, quelle est la portée des actuels évènements, universitaires, puis sociaux. On y voit tous les signes qui démontrent la nécessité d'une mutation de notre société. Mutation qui doit comporter la participation plus effective de chacun à la marche et au résultat de l'activité qui le concerne directement. » (Allocution du 24 mai 1968 du général de Gaulle)


Le mouvement gaulliste (Union pour la Défense de la République – UDR) et ses organisations (Service d’Action Civique, Comité de Défense de la République, Union des Jeunes pour le Progrès, etc.) ont su mobiliser, en quelques jours, les Français pour réussir la manifestation monstre du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées. Cette journée a marqué la reconquête de la rue par les gaullistes. Puis, le parti gaulliste a réussi, le 30 juin 1968, à obtenir seul une majorité absolue à l’Assemblée nationale et constitué, au travers de ses alliances, une majorité de près de 400 députés contre 91 pour les socialistes et le PCF. Ces succès de l’action civique mériteront d’être commémorés en mai et juin 2018. Les efforts pour sauver la France, de tous les acteurs de l’époque (responsables et militants gaullistes), devront être reconnus et honorés à cette occasion.

 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, aujourd’hui, la tentation «romantique» de militants d’extrême gauche et d’ultra-gauche de rejouer en mai 2018 une répétition de mai 1968. Ce projet fait rêver ces mouvances et des tentatives subversives peuvent apparaître. Elles seraient alors dirigées, d’une part, contre Macron, et d’autre part, contre les institutions et les services de l’État, notamment la police, la justice et l’armée. Le potentiel militant d’une telle aventure existe parmi les «insoumis», les anarchistes libertaires, les zadistes de tous poils, les trotskystes, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’addition des mécontentements à la politique menée par Macron (travail, pouvoir d’achat, impôts, taxes, retraite, universités, quartiers, etc.) doit être pleinement et fortement incarnée par la droite républicaine, dans le cadre des institutions. Il s’agit là d’une condition pour que la contestation qui envahit progressivement le pays ne puisse pas être récupérée par la gauche-extrême ni par la droite-extrême.

  

CONTRE L’EUROPE FÉDÉRALE DE MACRON

Télécharger la communication du MIL du 24 mars 2018

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Repère : La République En Marche lance une initiative militante, «la Grande Marche pour l’Europe». La prochaine élection européenne aura lieu en mai 2019. Le mode de scrutin a été modifié à la demande de Macron. Il s’agira désormais d’une élection nationale au suffrage universel direct à un tour, à la proportionnelle à la plus forte moyenne. La France devrait disposer de 80 sièges au Parlement européen.


L’élection européenne sera le premier test électoral, en dehors de quelques législatives partielles, pour La République En Marche (LREM), près de deux ans après sa victoire aux législatives de 2017. LREM, parti présidentiel, engage toutes ses forces dans une campagne de terrain avec l’organisation de formations, de réunions, de porte-à-porte, de tractages, en utilisant ses 400.000 adresses de courriels. Un succès à cette échéance européenne semble vital pour affirmer la pérennité de ce parti politique naissant et pour se positionner en vue des élections municipales de 2020, qui constituent un enjeu beaucoup plus important pour lui.


Les municipales sont l’occasion d’enraciner ce courant politique qui ne compte, jusqu’à présent, que quelques élus locaux ayant migré vers LREM. Les objectifs de Macron pour l’élection européenne sont donc simples : d’une part, obtenir un nombre significatif de députés européens (c’est-à-dire disposer de plus du quart des élus français), et d’autre part, constituer un groupe parlementaire nouveau au sein du Parlement européen, lui permettant de jouer un certain rôle dans cette assemblée, contrôlée jusqu’à présent par le Parti populaire européen (PPE) et le Parti socialiste européen (PSE). LREM vise une recomposition politique européenne passant notamment par un groupe parlementaire comprenant un parti centriste espagnol et le Parti démocrate italien. La victoire du projet «progressiste» de Macron est possible. Compte tenu des soutiens dont il dispose, il présente un réel danger dans le contexte de désordre politique actuel.


Pour y arriver, Macron souhaite constituer une liste très ouverte d’alliances allant au-delà de LREM et du Modem pour éviter le risque d’un éparpillement des suffrages. Le délégué général de LREM, désigné fin 2017, Christophe Castaner (ex-député PS), a même parlé d’un front allant d’Alain Juppé à Daniel Cohn-Bendit, en ralliant d’autres partis dans une «démarche transpartisane». Cette alliance se ferait sur une ligne politique fédéraliste européenne, favorable au libre-échange mondialisé, acceptant encore plus d’abandons de souveraineté pour la France. Pour illustrer cette orientation, rappelons que Macron a déjà proposé de constituer des «listes transnationales» mais sans succès. Il souhaite toujours imposer un gouvernement économique européen avec un ministre de l’économie européen, il faut espérer qu’il n’y parvienne pas avant les élections de 2019. Quant à ses démarches, au niveau européen, sur plusieurs dossiers clés (perturbateurs endocriniens, interdiction du glyphosate, ratification de l’accord CETA, paiement des travailleurs détachés), elles se sont révélées sans grande efficacité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a deux raisons de combattre la liste LREM/Macron à l’élection européenne : condamner la politique intérieure menée aujourd’hui en France et s’opposer à toute évolution vers une Europe fédérale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est attaché au principe d’une «Europe des Nations».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera à la campagne nationale de la Droite républicaine lors de l’élection européenne en phase avec la ligne politique présentée par Laurent Wauquiez (voir Communication politique du MIL du 8 février 2018 – « oui à l’Europe unie des États, non à l’Europe socialiste ou fédérale »).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce par avance les partis et les responsables politiques qui pourraient s’allier à La République En Marche. Ceux qui soutiendront la liste européenne «En marche» se situeront clairement dans la majorité présidentielle que nous combattons.


  

QUI FAIT AUJOURD’HUI LES POCHES DES RETRAITÉS ?

Télécharger la communication du MIL du 20 mars 2018

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Repère : Une centaine de milliers de retraités ont manifesté, le 15 mars, dans trente villes, à l’appel des organisations de retraités contre l’augmentation de 1,7% de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), depuis janvier 2018, et la réduction de leur pouvoir d’achat. Le taux plein de la (CSG) sur les pensions de retraite est ainsi passé de 6,6 % à 8,3 %.


Cette hausse de la CSG réduit les ressources de 60% des 14 millions de retraités. Le montant moyen brut mensuel des retraites étant de 1.376 euros, en 2017, il semble difficile de considérer les retraités comme des «riches». Cette augmentation fait suite à des mesures antérieures comme le gel des pensions, la suppression de la «demi part des veuves», la fin de l'exonération d'impôt pour la majoration de 10% accordée à ceux qui ont eu trois enfants et la création d'une taxe sur les pensions pour financer la prise en charge de la dépendance des personnes âgées. Aucune revalorisation des pensions tenant compte de l’inflation n’aura lieu en 2018. Enfin, le pouvoir d’achat des retraités est également touché notamment par la hausse des prix du carburant, du tabac, des mutuelles, des péages, du stationnement, du gaz, de l’électricité, des denrées alimentaires.


Pour ces manifestations, les retraités ont produit des slogans originaux : «Ni privilégiés ni assistés», «Les retraités ne sont pas des privilégiés !», «C'est très vilain M. Macron de faire les poches des vieux», «je suis mal (re)traité», «Racket sur nos retraites», «Macron t'es foutu, les vieux cons sont dans la rue», «Reportons la retraite après la mort», «Paradis pour les uns, pas un radis pour les autres».


Parallèlement, des professionnels de l'aide aux personnes âgées ont fait grève ce même jour pour réclamer plus de postes supplémentaires en raison ses sous effectifs actuels. Les salariés et les directions d’établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), de services d'aide à domicile, d’hôpitaux gériatriques et d’autres structures en charge du grand âge défilaient côte à côte. La diminution des revenus des personnes âgées dépendantes accueillies ne va pas arranger les choses. Il s’agissait là d’une seconde manifestation. Les annonces d’augmentation des crédits aux établissements, faite en janvier par la ministre de la Santé, restent dérisoires face aux besoins sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’augmentation de la CSG pour les retraités. Cette mesure présentée à l’origine comme universelle ne concerne ni les fonctionnaires ni les indépendants et va être compensée pour les salariés du privé par une baisse des charges salariales. Bref, c’est, au final, sur les seuls retraités qui portent l’effort de solidarité en faveur des régimes sociaux. La baisse des pensions des retraités est une mesure sans précédent et profondément injuste et doit être supprimée, ou compensée par une augmentation des pensions correspondante.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le choix volontaire de Macron de réduire les revenus de près de 9 millions de retraités. Il annonce en contrepartie «un effort pour aider les jeunes actifs» (Macron). Seulement, cette affirmation est une fausse nouvelle. Les jeunes actifs ne profitent parallèlement d’aucune mesure particulière. Macron affirme qu’il «assume» cette réforme et ne sent pas la «colère dans le pays». Il affiche son «mépris» pour les retraités et son incompréhension de leurs conditions. Enfin, durant sa campagne, Macron n’a jamais annoncé qu’il demanderait un effort spécifique aux plus âgés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle, par ailleurs, à l’attribution de moyens supplémentaires et pérennes aux établissements prenant en charge des personnes âgées et/ou dépendantes. Cette augmentation des moyens doit, par ailleurs, pouvoir faire face à l’augmentation des effectifs dans l’année prévisible compte tenu de notre démographie.


  

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MACRON EST OPPOSÉ À UNE POLITIQUE FAMILIALE NATALISTE

Télécharger la communication du MIL du 20 avril 2018

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Repères : Bruno Lemaire a évoqué, à l’automne 2017 lors de l’examen du PLFSS 2018, l’idée de supprimer l’universalité des allocations familiales. L’opposition de l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a stoppé, dans l’immédiat, la concrétisation d’un tel projet. Un rapport récent d’un député LREM a proposé de supprimer le quotient familial. Les menaces demeurent contre la politique nataliste de la France.


La politique familiale française a longtemps été un modèle. 18 millions de familles en profitaient. Jusqu'au 30 juin 2015, les allocations familiales étaient du même montant pour toutes les familles, en fonction du nombre d'enfants à charge. Elle soutenait toutes les familles avec enfants en compensant partiellement leur perte de niveau de vie, favoriser la conciliation vie familiale-vie professionnelle en permettant l’accès des femmes à l’emploi, et contribuer à lutter contre la pauvreté.


Cette dernière décennie, de fortes économies ont été décidées par l’exécutif aux dépens des familles avec enfants. La politique familiale a fait l’objet de réductions répétitives et massives (plus de 4 milliards d’euros par an) qui ont frappé l’ensemble des familles et pas seulement les plus aisées, même si ces dernières, et notamment les familles nombreuses, ont subi les plus lourdes pertes de pouvoir d’achat. Cette politique a orienté les moyens disponibles de manière de plus en plus exclusive vers les familles les plus modestes, en privant de plus en plus de familles du bénéfice de certaines prestations familiales. La conciliation entre vie familiale et vie professionnelle a été ciblée sur le seul accueil en crèches au préjudice des autres formes d’accueil : assistantes maternelles, congés parentaux. Seules 38.000 places en crèche ont été créées, avec une hausse incontrôlée de leur coût de fonctionnement. La gauche a toujours voulu faire l’économie d’une politique nataliste en faisant compenser la baisse de la natalité par une natalité issue des migrants clandestins ou non.


Le taux d’emploi des mères entre 25 et 54 ans a baissé entre 2014 et 2016. Le taux de pauvreté des familles avec enfants n’a pas régressé depuis 2012. Contrairement aux idées reçues, l’universalité des politiques familiales est un meilleur rempart contre la pauvreté qu’un ciblage selon les ressources.


Le niveau de vie moyen des couples avec enfant reste bien inférieur à celui des couples sans enfant (-17 % en 2015, selon l’INSEE), l’écart s’est accru depuis 2012.


Le nombre des naissances a brutalement baissé et la fécondité est tombée à 1,88 enfant par femme en 2017. Il s’agit d’une vraie rupture de comportement que ni la baisse du nombre de femmes en âge de procréer ni la situation économique ne suffisent à expliquer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme que la politique familiale ne doit en aucun cas être confondue avec la politique sociale, conformément aux règles définies dès son origine et soutenues par le Général de Gaulle. Mais le programme de Macron n’a rien prévu en faveur des familles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le fait que la politique de réductions et de ciblage des budgets a comme objectif de réduire le coût de la politique familiale de la France pour obtenir une baisse du taux d’emploi d’un des membres du foyer, homme ou femme, afin de réduire le chômage. Cette politique prévoit de compenser la baisse de la fécondité (1,88 - c’est-à-dire au non-renouvellement de la population) par l’arrivée de nouveaux migrants, clandestins ou non, avec enfants, ainsi il sera fait l’économie d’une politique nataliste au moindre coût.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il est indispensable de reconstruire une politique familiale universelle française avec un objectif nataliste conduisant à une croissance raisonnable de la population française.


  

L’ÉTAT DOIT RÉAGIR FACE AUX VIOLENCES DE L’ULTRA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 3 mai 2018

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Repère : Les violences de la nébuleuse de militants de l’ultra gauche (anarchistes et autonomes) revient au premier plan de l’actualité en ce début d’année 2018 en marge de différents mouvements sociaux et sa croissance pose un réel problème.


L’ultra gauche se distingue de l’extrême gauche par ses objectifs et ses modes d’action.


L’extrême gauche porte des revendications politiques, économiques et sociales radicales ayant comme objectif une prise de pouvoir. C’est le cas par exemple du NPA ou de Lutte ouvrière. Ces organisations présentent des candidats aux élections nationales et diffusent des revendications. Elles rentrent en partie dans le jeu politique. Même si elles infiltrent leurs militants dans les syndicats ou les associations de manière le plus souvent anonymes (c’est ce que l’on appelle l’entrisme). Elles manifestent et participent à des actions de terrain en particulier de solidarité avec les salariés d’entreprise en difficulté, de grèves, de communication (affichage et tractage) … Elles sont fortement structurées, leurs membres actifs cotisent à un niveau élevé et elles disposent de nuages d’anciens membres et de sympathisants mobilisables pour les grandes occasions.


L’ultra gauche (anarchiste, autonome et anticapitaliste) ne vise pas la prise du pouvoir, mais le combat contre ce qu’elle considère comme de la «violence économique» (capitalisme, mondialisation, société de consommation) et comme de la «violence étatique» (institutions et l'autorité, dont celle des forces de l’ordre). Elle ne dispose ni d’organisation légale structurée ni d’une idéologie. Elle n’est pas «pour» quelque chose, mais seulement contre la société. Elle appelle à des formes d’action insurrectionnelles et illégales. Elle mène à des actions violentes depuis de nombreuses années en France (comme dans d’autres pays) en fonction des échéances et des situations. Sa vision est insurrectionnelle, elle repose sur «le romantisme de l’émeute», cultivé par les anarchistes au travers de l’histoire. Elle ne nécessite pas de moyens importants. Ses slogans sont : «ne prenons pas le pouvoir, détruisons-le !», «tout le monde déteste la police», «tous les flics sont des salauds», «mort aux entreprises multinationales», «l’État, c’est l’absence d’État».


L’une des tactiques de lutte collective des activistes de l’ultra gauche est constituée par le black bloc. C’est-à-dire que leur pratique consiste à se mêler à une foule (de manifestants pacifiques et de badauds), de traverser les barrages et les contrôles, à communiquer sur des réseaux de messagerie cryptés puis de se retrouver par petits groupes (un «bloc»), de se changer rapidement pour apparaitre vêtus de noir, gantés et cagoulés (anonymat) afin de mener des actions violentes en cassant du mobilier urbain, dégradant des commerces, brûlant des voitures et affrontant les forces de l’ordre qui interviennent contre eux. Ils se spécialisent dans l’action, un bloc étant chargé de casser des vitrines avec des armes ou des outils, l’autre de jeter des cocktails Molotov. À la fin, ils changent leurs vêtements pour se fondre dans la foule et disparaître. Ces militants sont équipés pour se protéger (protection, masque, lunettes de piscine), souvent armés pour casser (marteaux, burins, pioches), pour se défendre en utilisant des projectiles qu’ils trouvent sur le lieu même de leur intervention. Ils utilisent donc plusieurs techniques en fonction de leur but (attaquer ou défendre) et de leur cible (force de l’ordre ou biens matériels). L’effet de masse qui en découle participe de l’image impressionnante de solidité et d’union qui émerge d’un Black bloc. Pour eux, «la masse procure la sécurité». Ils se dispersent en petits groupes au moment des actions pour saturer les services d’ordre, puis se rassemblent au sein du bloc pour assurer une défense solidaire.


Les exactions de l’ultra gauche ont comme objectif une communication. Il s’agit de focaliser l’attention de l’opinion, à travers les médias, pour imposer le message selon lequel il existe dans le champ politique une critique radicale de la société sur le plan économique, social et politique.

Au noyau d’activistes de l’ultra gauche se joignent des jeunes tentés par l’expérience de l’action et des militants d’extrême gauche qui prennent part à titre individuel, ou collectif, à des actions de l’ultra gauche, mais sans faire connaitre leur appartenance. Il existe du nomadisme entre les deux mouvances politiques, extrêmes et ultras.


Ces pratiques violentes de l’ultra gauche, déclenchées à partir d’une manifestation, sont connues et enseignées au sein des forces de l’ordre.


Les préconisations actuelles de la police, face au développement de cette tactique de l’ultra gauche, sont les suivantes :


-Les forces de l'ordre sont invitées à respecter deux principes essentiels pour le maintien de l'ordre : «la proportionnalité et la gradation» de l'action. Selon cette thèse, la «surprésence policière» serait considérée comme une provocation vis-à-vis de l’ultra gauche. Cette analyse, évidemment contestable, explique pourquoi les effectifs de police mobilisés à Paris n’étaient que de 1.500 face à un groupe cagoulé estimé à plus de 1.200 ultras. Les déclarations du ministre et des services sur la sous-estimation des militants posent question soit au niveau de la qualité du renseignement, ce qui n’est pas crédible, soit sur l’intention du ministère à cette occasion.


-Pour la gestion des manifestations, une répartition des rôles est mise en place par la Préfecture : les services d'ordre des organisateurs de la manifestation ont en charge le cortège, ce fut le cas de 20.000 personnes à Paris pour le 1er mai, soit seulement une grosse moitié des manifestants. Les forces de l'ordre ont pour mission la réponse à apporter aux militants d’ultra gauche. Le choix de cette répartition des rôles acte l’incapacité dans laquelle se trouvent désormais la CGT et/ou le PCF de mettre en ligne un service d’ordre (SO) puissant comme autrefois. Il fut un temps ou leurs SO s’occupaient des gauchistes sans problème majeur.


-La doctrine qui sous-tend les actions des forces de l’ordre promeut l’organisation d’une communication avec les manifestants, le dialogue au travers d’intermédiaires entre les forces de l’ordre et les activistes d’ultra gauche, des actions ponctuelles en marge des cortèges.


-Elle affirme des doutes sur la capacité à coincer les meneurs, car les interpellations se font dans des conditions qui ne permettent pas toujours de recueillir tous les éléments nécessaires afin de permettre des poursuites judiciaires. «Toute interpellation (hors flagrant délit évident) devrait se faire sur la base d'éléments probants suffisants (photographies, images vidéo, témoignages de plusieurs membres des forces de l'ordre)».


-L’acceptation de l’affirmation selon laquelle les ultragauches fonctionneraient «sans chef» conduit à ne pas trop avancer quant à l’identification des principaux responsables des violences urbaines.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la doctrine à avoir face aux violences des militants de l’ultra gauche doit évoluer, tout en prenant toutes les précautions utiles pour éviter toutes conséquences dramatiques sur le plan humain. La doctrine actuelle est passive par prudence suite à des accidents regrettables. En conséquence, elle ne freine en rien les actions de l’ultra gauche, elle permet aux activistes d’afficher une impunité, elle conduit à terme à la croissance du mouvement de l’ultra gauche et de ses actions : occupations de locaux ou de terrains, violences contre les biens, agressions des agents de la force publique, attaque de tous les opposants potentiels.


Les provocations augmentent chaque semaine, en nombre et en intensité. Paradoxalement, elles rendent encore plus probable le risque de blessés graves et peut-être pires. Cette passivité face aux attaques de l’ultra gauche présente les plus forts risques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’une action préventive à l’encontre de l’ultra gauche doit être menée. Elle passe par le développement du renseignement (qui fonctionne déjà bien), le suivi des éléments les plus dangereux et l’organisation de mesures préventives. Cette action passe par le démantèlement des zones de non-droit tolérées comme à Notre-Dame-des-Landes, dans des squats, dans des universités, dans des camps de migrants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sait, comme la police, qu’il existe un certain nombre de responsables majeurs de cette mouvance politique violente. Il faut prendre contre eux toutes les mesures que permettent les lois en vigueur. Il juge qu’il faut que le gouvernement de la République accepte de mettre des délinquants en prison, même s’ils doivent être qualifiés demain de détenus «politiques» par la gauche de la gauche. Il est clair que Macron ne souhaite pas prendre ce risque.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, lors des manifestations, la défense des biens fait partie des missions des forces de l’ordre. Les effectifs des forces de l’ordre déployés doivent être en rapport avec les menaces. Une action préventive tenant compte de la nature des lieux est possible. L’interpellation des personnes masquées est légale selon le décret de 2009 qui permet «l'incrimination de dissimulation illicite du visage à l'occasion de manifestations sur la voie publique». Faut-il encore qu’elle soit engagée. De même, il faudrait peut-être recréer un outil similaire au Peloton de voltigeurs motoportés (PVM) qui était très efficace contre les casseurs (Le PVM a été créé en 1969 et fut dissout en 1986).

  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 393 JUIN-JUILLET 2019

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


LA DROITE RÉPUBLICAINE DOIT ÊTRE GAULLISTE ET DANS L’OPPOSITION

Communication du MIL du 6 juin 2019


Le résultat de l’élection européenne de 2019 a déstabilisé, dans l’immédiat, la Droite républicaine. Même s’il s’agit là d’un résultat de circonstance, sur un scrutin particulier, il s’avère révélateur de nombreuses tensions et ambitions. Ces derniers jours, la profusion de déclarations de responsables politiques, mais aussi de militants choqués, la démission de certains ou de certaines, conduisent à une impression de confusion et de chaos.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite d’abord remercier Laurent Wauquiez. D’abord, il a été élu par les militants LR qui ont, ainsi, nettement montré la ligne politique qu’ils voulaient voir défendue. Ensuite, il a été élu président de la région Auvergne-Rhône-Alpes sans aucun bidouillage. Nous voulons le remercier car, avec lui, nous avions beaucoup échangé et avions signé, de nouveau, pour notre mouvement, un accord comme personne morale associée (PMA) aux LR. Dans le cadre de cet accord, il y a, en autre, la présence de dix de nos représentants au Conseil national et d’un de nos représentants au Bureau politique des Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme sa critique de la politique menée par Macron et son gouvernement : absence de réduction de la dépense publique, réforme de l’assurance chômage, non contrôle de l’immigration clandestine, projet de loi bioéthique (PMA sans père), réforme constitutionnelle avec instauration d’une proportionnelle partielle, nouvelles taxes, augmentation de l’électricité, etc. Notre opposition à la politique du gouvernement reste inchangée, car Macron n’a aucunement changé de ligne. Les élus qui s’affichent «Macron compatible» devront assumer leur choix en défendant la gestion Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il faut apporter un soutien actif à tous nos élus, dans les débats parlementaires et ailleurs, au cours des mois qui viennent. Il importe de soutenir les actions de nos députés et de nos sénateurs et de les faire valoir auprès des citoyens. Il s’agit de contribuer à la visibilité politique et médiatique des actions de la Droite et du Centre pour affirmer la permanence de la Droite républicaine et appeler au rassemblement. Le choix des futurs «chefs» en découlera. Les groupes à l’Assemblée nationale et au Sénat doivent être, notamment, un des points de départ de la reconstruction et aussi de l’élaboration d’un programme d’action, de gestion et de défense des valeurs que nous défendons. Pour voter la Droite républicaine, il faut que les Français sachent ce pourquoi nous nous battons.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la détermination de la ligne politique et du projet de la Droite et du Centre priment avant tout. Défendre nos idées et nos valeurs avec conviction et pédagogie pour rassembler à droite. Contribuer à la réflexion sur le projet commun qui unit les gens de droite. Décider quelles priorités doivent être retenues pour la France et bien les expliquer aux électeurs. C’est en s’appuyant sur les militants et l’action militante qu’il sera possible de toucher un grand nombre de personnes. Pour surmonter la situation actuelle, la Droite républicaine doit défendre des valeurs gaullistes et continuer à affirmer clairement sa place dans l’opposition à Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle quels sont nos adversaires. L’adversaire principal est la gauche sociale-démocrate de Macron (Lrem-Modem) qui mène une politique sans débouchés. La communication gouvernementale, avec le soutien de journalistes, a égaré, pour un temps, des électeurs de droite et du centre. Il convient d’expliquer pourquoi ils se sont égarés. Un autre adversaire est constitué par l'écologie radicale anticapitaliste et les partisans de la décroissance. Ils représentent, sous un «masque vert», le nouveau visage de l’extrême gauche traditionnelle (marxiste), de même, sur un autre plan, la mouvance d'ultra gauche fait peser sur la République, les élus et les citoyens, un risque concret du retour de la violence politique en France.


MACRON N’EST NI GAULLISTE, NI GAULLIEN, NI DE DROITE

Communication du MIL du 13 juin 2019

 

Repère : L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron mène une politique qui se trouve à l’opposé de l’esprit du gaullisme depuis plus de 2 ans. Sa démarche politique est celle d’une gauche sociale-démocrate libertaire et n’a rien de commun ni avec le gaullisme ni avec la droite. Son discours cherche à rassembler, mais sans y parvenir. Son soutien excessif à la liste LREM-Modem aux européennes montre qu’il n’a pas pris conscience de la dimension de la fonction de Président et qu’il est resté au rang d’un simple chef de parti. Les sondages successifs attestent du faible soutien dont il dispose dans l’opinion. Il a encore une majorité à l’Assemblée nationale, mais sa politique a subit un rejet aux européennes de la part de près de 80% des Français. Il s’agit d’un résultat marquant une opposition à ce dernier après deux années de déceptions successives et de contestations multiformes de la part des Français (samedi des gilets jaunes).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures. Macron a une vision parcellaire car budgétaire et financière. Il imagine une France composée de communautés destinées à vivre ensemble (communautarisme).


Son absence de discours sur la place de la religion musulmane en France illustre cette incapacité à assurer une approche commune à tous les Français. La loi «immigration et asile» de Macron n’a pas apporté les réponses attendues en matière d’un arrêt de l’immigration illégale.


Macron ne combat pas les diverses ingérences étrangères - économiques, religieuses ou politiques - que subit la France. Son gouvernement valide des achats d’entreprises françaises sensibles par des entreprises étrangères. La décision de vendre Aéroports de Paris (ADP) illustre sa politique, comme l’aéroport de Toulouse qui a déjà été cédé aux Chinois (cette transaction est contestée car illégale). Macron vise une participation sans contrôle de notre pays à une mondialisation dont les rapports de force apparaissent, depuis des années, fortement défavorables (balance commerciale très négative). Il ne comprend pas que les règles de la mondialisation sont en train de changer en profondeur (dont le rapport Chine/États-Unis).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les réformes institutionnelles, que vient de relancer Macron, vont contre l’esprit des institutions de la Ve République. C’est, par exemple, le cas du projet d’un scrutin à la proportionnelle pour la désignation des parlementaires ou du tirage au sort des membres du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE). Son refus de recourir au référendum, pour modifier les institutions, est contraire au gaullisme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate depuis deux ans, au sein de l’Union européenne, son absence d’efficacité à défendre les intérêts de la France dans les négociations. Il vient juste de faire campagne en faveur de la «construction de l’Europe fédérale» avec de nouveaux transferts de souveraineté (climat, économie, etc.). Macron promeut un multiculturalisme ouvert. Il a affirmé l’absence d’une culture française au profit d’une culture européenne. Il fait l’éloge de la «souveraineté européenne», alors que l’UE n’est en aucun cas un pays. Il ne défend pas la souveraineté de la nation française en Europe.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les projets de réformes sociétales ; comme la «PMA sans père», la reconnaissance de la «Gestation pour autrui (GPA)» réalisée à l’étranger ou la dépénalisation de la consommation du cannabis. Qui peut imaginer que cette politique de mise en cause de la femme, de l’homme et de la famille puisse s’inscrire dans l’esprit du gaullisme ?


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le projet de Macron de remettre en cause des aides sociales, avec la réforme de l’assurance chômage, le projet de Revenu Universel d’Activité (RUA) fusionnant les aides sociales (RSA, APL, prime d’activité) pour, au final, aboutir à les réduire comme l’exemple de l’augmentation de la CSG qui doit, pour une part, profiter aux retraités. Macron agit contre l’esprit du gaullisme qui affirme la nécessité de la solidarité nationale, conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus pauvres dans la société.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle aux quelques maires, élus principalement par des électeurs de droite, qui viennent publiquement d’apporter leur soutien à Macron pour des raisons diverses (par réseau, amitiés ou par souhait de ne pas avoir de liste LREM contre eux en 2020), que «Non, Emmanuel Macron n'est pas de droite», comme vient de le rappeler fort à propos Gabriel Attal, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation Nationale.


Lors des élections municipales, ces «maires macronistes» n’auront évidemment pas les suffrages des citoyens qui se trouvent dans l’opposition à la politique de Macron et cela quelle que soit la valeur de leur gestion municipale : qui a baissé les financements des collectivités locales depuis deux ans ? Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que Macron dévoie les institutions pour mener sa politique (voir le rôle du premier ministre) après avoir endossé le costume de président de la République, comme avait su le faire François Mitterrand et François Hollande. Par son talent oratoire, son omniprésence médiatique et la mobilisation partisane de l’appareil d’État et de certains médias, Macron a su tromper des gens de bonne foi, qui n’ont pas perçu ses manœuvres au travers de son discours flou. Mais cela n’aura qu’un temps, car il y a toujours une heure de vérité.


À aucun moment il n’a été possible de le qualifier comme gaulliste ou gaullien ou ayant l’esprit gaulliste, car son action est clairement dans un axe opposé aux valeurs du gaullisme. Ceux qui prétendent le contraire se placent dans le camp des «idiots utiles» (au sens de Lénine), voire des promoteurs, conscients ou non, de la pratique du «Pont de la rivière Kwaï».


ADP, FDJ,  MACRON BRADE LES SOCIÉTÉS FRANÇAISES

Communication du MIL du 20 mai 2019


Repère : «La proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris est conforme aux conditions fixées par l'article 11 de la Constitution » - Conseil constitutionnel - Décision n° 2019-1 RIP du 9 mai 2019


Macron vient de faire adopter la privatisation d’ADP (ex-Aéroports de Paris) dans la cadre de la loi PACTE (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).


Une initiative parlementaire remet en cause cette décision et affirme que l'aménagement, l'exploitation et le développement des aérodromes de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et de Paris-Le Bourget revêtent le caractère d'un service public national au sens du neuvième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. De plus, la privatisation d'ADP priverait l'État d'une manne financière, le priverait du contrôle sur les décisions stratégiques du groupe et risquerait de nuire à la qualité de l'accueil des voyageurs. 248 parlementaires d’opposition appellent à la tenue d’un Référendum d'Initiative Partagée sur ce sujet. Un référendum d'initiative partagée (RIP) peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d'une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l'abrogation d'une disposition législative promulguée depuis moins d'un an.

Le Conseil constitutionnel vient de valider la possibilité d'un RIP, tel que déposé par des parlementaires de l’opposition. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, qui instaure cette possibilité, c'est la première fois qu’elle est activée. La période de recueil des soutiens des électeurs à la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris s’ouvre. Ce référendum doit maintenant recueillir 4.717.396 signatures, soit un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cet objectif est élevé, mais réalisable. Au terme de cette procédure, une consultation de la population pourra avoir lieu. La démarche de privatisation engagée par Macron devrait être bloquée dans l’immédiat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son profond attachement au caractère de service public national de toutes les infrastructures de transport en France (routière, autoroutière, ferroviaire, portuaire et aéroportuaire), dont, en particulier, ADP. Il s’agit, en effet, d’un enjeu d’indépendance nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la politique de Macron dans le domaine de la privatisation d’entreprises stratégiques pour l’intérêt de la Nation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient la démarche des 248 parlementaires en faveur de l’organisation de ce référendum d’initiative partagé. Il s’agit d’une initiative commune réunissant des députés et sénateurs de différentes étiquettes (Les Républicains, LFI, PS, LR, PCF et du groupe «Libertés et territoires») dans l’intérêt de la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) encourage tous ses adhérents et ses sympathisants à participer activement à la collecte des signatures des électeurs en faveur de la tenue de ce scrutin référendaire.



LE 18 JUIN, JOURNÉE NATIONALE COMMÉMORATIVE DE L’APPEL DU GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE

Communication du MIL du 18 juin 2019


Comme chaque année, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) commémorera l’appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle. Cette année, nous célébreront les 79 ans de l’Appel.


Cette année sera aussi marquée par le 47ème anniversaire de l’érection de la Croix de Lorraine au Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises. La Croix de Lorraine fut inaugurée par Georges POMPIDOU.


À cette occasion le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les différents thèmes de campagne qu’il diffuse à cette occasion.


Par ailleurs, ses délégations départementales s’associeront, dans de très nombreux lieux, aux cérémonies officielles (par décret du 10 mars 2006) de commémoration de l’Appel du 18 juin 1940. Il est à noter le grand rassemblement qui se tient, chaque année, à Saucats en Gironde. Il aura lieu le dimanche 23 juin cette année.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite que de nombreuses fédérations des Républicains (LR) aient pris l’initiative de réunir leurs militants en cette date anniversaire pour une commémoration de l’Appel du Général de Gaulle. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son entier soutien à toutes ces initiatives.


POURQUOI IL FAUT ALLER VOTER LE 26 MAI 2019

Communication du MIL du 22 mai 2019


À l’occasion de l’élection de nos députés au Parlement européen, il existe un large choix. Les pronostics donnant une participation de l’ordre de 40% (40,73% en 2014), à cette élection, posent un problème pour la démocratie et la République. Il faut adopter un comportement civique, voter et faire voter le dimanche 26 mai.


ET POURQUOI IL FAUT VOTER CONTRE LA LISTE DE MACRON


Macron a choisi de mélanger son rôle de président de la République avec celui d’un chef du parti «La République en Marche (LREM)». Macron se déclare «acteur et non spectateur», il ne représente plus la France, mais un groupement partisan représentant la gauche sociale-démocrate. Il ne vise pas à rassembler les Français, mais au contraire il concourt à les diviser.


Macron souhaite dramatiser le vote avec une fable réduisant à un enjeu : «progressistes» contre «nationalistes». Il développe des discours catastrophistes. Certains médias amplifient ce discours. Il désigne son «ennemi», le valorise dans tous ses discours pour tenter de créer un sursaut de mobilisation contre cet «ennemi». Il «panique» et utilise des arguments le plus souvent inexacts dans la dernière ligne droite de la campagne.


Macron décrit mal la situation politique française et européenne. Les positions des États membres ont évolué progressivement ces dernières années et la construction d’un État fédéral européen n’est plus d’actualité. En prônant une Europe fédérale, Macron apparaît comme un homme du passé.

Macron évoque un «risque existentiel» pour l’Union européenne. Mais c’est lui qui fait courir ce risque en voulant imposer une supranationalité (nouvelles institutions, nouveaux impôts européens, politique à la majorité relative) dont ne veulent pas les nations. C’est à cause de cette politique que la Grande-Bretagne quitte l’UE. Des pays de l’est européen, qui refusent cette marche vers la supranationalité, sont aussi menacés de sanctions (Hongrie, Pologne).


Cette élection est un scrutin à la proportionnelle à un tour (pas un scrutin majoritaire). Aucune liste n’aura la majorité des élus français. La répartition des suffrages se fera entre 34 listes, dont 6 auront probablement des députés européens élus : LFI, PS, EELV, LREM-MODEM, Les Républicains et RN. Macron a déjà perdu cette élection, car sa liste ne réunira au mieux qu’un quart des députés élus.


Européennes 2014


19.747.893 votants – 18.955.761 exprimés – 46.544.712 inscrits - 74 sièges


FN 4.712.461 voix - 24,86 % des exprimés - 10.12% des inscrits -   24 sièges

UMP 3.943.819 voix - 20,81 % des exprimés - 8.47% des inscrits - 20 sièges

PS 2.650.357 voix - 13,98 % des exprimés - 5.69% des inscrits - 13 sièges

UDI - MoDem 1.884.565 voix -  9,94 % des exprimés - 4.05% des inscrits - 7 sièges

Les Verts 1.696.442 voix - 8,95 % des exprimés - 3.64% des inscrits - 6 sièges

Front de gauche 1.252.730 voix -  6,61 % des exprimés - 2.69% des inscrits - 4 sièges

DLR 724.441 voix -   3,82 % des exprimés - 1.56% des inscrits - 0 siège

Gauche 549.734 voix - 2,90 % des exprimés - 1.18% des inscrits - 0 siège


Nous voyons bien, à travers ce tableau, que les chiffres sont parlants et qu’en 2014, le FN était le premier parti dans le cadre des élections européennes. Mais ce résultat n’a pas changé grand-chose dans la gestion de l’Europe. Le dernier sondage IPSOS du 20 mai 2019 donne : RN à 23,5%, LREM-Modem à 23%, LR à 13%, Les Verts à 8,5%, LFI à 7,5%, PS à 5,5% et DLF à 4%. Tout cela est très proche des chiffres de 2014 en % des suffrages exprimés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à voter le 26 juin 2019 pour la Droite républicaine et contre Macron, contre son programme et la composition de sa liste. Ainsi toute la gauche (LREM-Modem, PS, LFI, Les Verts) sortira, comme Macron, minoritaire de cette élection.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le programme de Macron est à la fois fédéraliste, simpliste et hypocrite (voir CP du 14 mai 2019). Ses députés seront isolés au Parlement européen et sans grande influence car ils ne feront pas partie du groupe majoritaire comme la droite républicaine.


MICHEL ANFROL NOUS A QUITTÉS

Communication du MIL du 24 mai 2019


A 84 ans, brutalement, Michel ANFROL nous a quittés. Il était un vieux et vrai gaulliste de toujours. Avec lui, disparaît un de ceux, de plus en plus rares, qui était un grand témoin et un acteur du Gaullisme. A 19 ans, en 1954, il avait pris la responsabilité des jeunes du RPF.


En 1958, il a agi au moment du retour du Général et de l’avènement de la V° République. Journaliste, d’abord dans la presse écrite ensuite à la RTF, en France et à l’étranger, Michel Anfrol faisait partie, dans cette profession, de la «garde gaulliste».


En témoigne un billet manuscrit du Général sur lequel ce dernier avait listé quelques amis journalistes. Michel m’avait donné une copie de ce billet à l’intérieur duquel il était cité – en compagnie de mon père, Michel HABIB-DELONCLE.


En 1968, Michel, avec quelques autres fidèles, tint la Maison ORTF. Et, le 28 Avril 1969, c’est lui qui annonça au Journal Télévisé la démission du Général. Vieux militant, comme bien d’autres, il était en larmes. Son image, ce soir-là, restera gravée dans les yeux des gaullistes qui le virent.


Toujours actif, Michel ANFROL resta jusqu’au bout au service du Gaullisme. Il devint un des piliers de la Fondation Charles de GAULLE en prenant en charge la création et l’animation des «Amis» de la Fondation. Sans relâche, il organisait, avec dévouement et désintéressement des débats notamment pour rappeler les épopées du Gaullisme et des gaullistes : la France Libre, la Résistance, les dix premières années du Gaullisme, la victoire de Mai 68. Ces dernières semaines encore, il militait pour l’Europe des Nations du Général de GAULLE.


Encore un des nôtres qui va nous manquer ! Il faut s’incliner devant notre compagnon, Michel ANFROL. Il faut, dans notre grande famille, lui dire Merci.


Il nous faut partager la peine de sa merveilleuse épouse Madeleine et lui témoigner notre amitié gaulliste.


Pierre HABIB-DELONCLE


  

2017-2018, MACRON A ÉCHOUÉ FACE À L’INSÉCURITÉ

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2018

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La violence courante contre les biens et les personnes porte atteinte aux intérêts de tous les Français. Elle se développe en intensité et même se diversifie progressivement (par exemple lors d’escroquerie dans des échanges en ligne). Macron et son gouvernement n’apportent pas les réponses adaptées pour combattre l’insécurité en France. Le seul programme, effectivement mis en place, concerne la prévention du terrorisme islamiste.


La sécurité quotidienne des Français est en cause. Au-delà des efforts des forces de l’ordre au sens large dont il convient de saluer une fois de plus les efforts, les choix politiques et l’absence des initiatives nécessaires de Macron ne répondent pas aux besoins de la société. Le silence sur le problème de la sécurité provient, du fait qu’il professe une vision bien ancrée à gauche selon laquelle le délinquant ou le criminel reste avant tout une victime de la société (voir les propos tenus par Macron). L’objectif 3 de son programme «sécurité» prévoyait ainsi de «lutter contre les pratiques abusives en matière de contrôle d’identité» (un sur 5 objectifs). D’autre part, il appartient à une catégorie «supérieure» et «chez ces gens-là» on ne connait pas directement les problèmes de sécurité que ressentent et vivent les Français.


Cet abandon de la question de la sécurité se traduit très concrètement par les annonces récentes de Macron : pas de prison pour les délinquants condamnés à moins d’un mois (voire moins de 6 mois ferme), abandon de l’objectif de construction de nouvelles places dans les établissements pénitentiaires. L’objectif d’ouverture de 15.000 nouvelles places de prison faites par Hollande n’ayant jamais été atteint. Macron l’avait repris dans son programme, pour désormais abandonner cette mesure nécessaire afin éviter une surpopulation carcérale. Il faut respecter les détenus et protéger le personnel pénitentiaire.


Les violences individuelles restent fréquentes : vols à l’arraché, vols de véhicules, cambriolages, agressions sexuelles, escroqueries, attaques à main armée.


Les violences collectives organisées par des groupes sont multiples. Elles sont le résultat de l’absence de réponse volontaire, en temps utile, face aux activistes de la gauche extrême ou ultra comme la guérilla à Notre-Dame-des Landes, les attaques contre la police et le vandalisme en marge des manifestations syndicales et politiques, occupations d’universités, l’installation encadrée de camps de migrants dans le domaine public ou des bâtiments publics. Trois ou quatre universités ont été abandonnées aux gauchistes et ne fonctionnent plus depuis plusieurs mois, sans que leur évacuation n’ait été décidée. Seuls quelques centres universitaires ont été évacués, sans problème, par la police.


La violence dans de nombreux quartiers périphériques des grandes villes continue à rendre la vie dure pour tous les habitants. Les violences perpétrées par certains «jeunes des quartiers» mélangent délinquance (dont trafic de drogue) et islamisme radical. Le parcours de terroristes islamistes illustre la collusion entre délinquance et islamisme. La présence en France de quartiers de non-droit n’est jamais abordée par Macron. Les événements violents récents intervenus à Bagnolet, Saint-Denis ou Toulouse laissent augurer du risque d’un embrasement plus général dans les semaines qui viennent. Le projet de «police de sécurité du quotidien (PSQ)» de Macron est resté un leurre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la sécurité quotidienne n’est pas une priorité pour Macron. Les mesures nécessaires ne sont pas prises. Les forces de l’ordre manquent toujours d’effectifs et de moyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande la définition d’une nouvelle politique en matière de sécurité avec une réelle volonté d’améliorer rapidement la situation des Français face aux menaces individuelles et collectives, en se donnant les moyens nécessaires pour arriver à des résultats. Il ne s’agit pas de changer la loi, mais tout simplement de l’appliquer à bon escient. Il faut faire savoir que la loi s’applique à tous ceux qui la bafouent.


  

2017-2018, MACRON A ÉCHOUÉ FACE AU CHÔMAGE DE MASSE

Télécharger la communication du MIL du 15 mai 2018

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Repère : Les derniers chiffres publiés indiquent que Pôle Emploi comptait 6.600.000 d’inscrits à la fin mars 2018, dont 3.700.000 chômeurs immédiatement disponibles. (Dares Indicateurs – 24 avril 2018)


La croissance de la population active (phénomène démographique et lié au recul de l’âge du départ en retraite) a été à peine compensée par la création de nouveaux emplois. Conséquence : le nombre des chômeurs stagne à un niveau beaucoup trop élevé.


Aujourd’hui, un Français sur 10 se retrouve inscrit à Pôle emploi. Ce chiffre ne prend pas en compte tous ceux qui, tout en recherchant un emploi, ne s’y inscrivent pas, comme les jeunes en fin d’études qui n’y trouvent pas de services. 2.700.000 de chômeurs bénéficient de l'assurance chômage (ARE, ARE Formation ou CSP) et des centaines de milliers d’autres de l’allocation de solidarité spécifique (ASS). Le projet de loi, «avenir professionnel» en cours d’examen, devrait permettre à l’État de remettre en cause le niveau d’indemnisation chômage à partir de 2019, sans accord des partenaires sociaux. Le chômage pose des problèmes à deux niveaux : des difficultés personnelles pour beaucoup de gens et de nombreuses familles avec, à la clé, la baisse du pouvoir d’achat et ses conséquences, voire le basculement dans une réelle pauvreté ; un problème collectif d'équilibre budgétaire, il n’y a pas assez de recettes d’imposition faute de revenus de millions de Français et il y a un système d’indemnisation en déficit de plus de 3 milliards par an.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) dénonce les discours de Macron, et du gouvernement, sur les questions du chômage et de l’emploi. Ils comportent une violente attaque contre les chômeurs, la suspicion à la fraude est érigée en réponse au chômage. Les fraudeurs existent et doivent être punis, mais ils se situent sur une petite marge. Depuis un an, on assiste de la part du ministère du Travail à des manœuvres destinées à manipuler les chiffres, dont notamment la non-publication mensuelle du nombre des inscrits à Pôle Emploi. De même le taux de chômage de l’Insee, issu d’une enquête très partielle, est préféré à la donnée précise et effective du nombre d’inscrits à Pôle Emploi.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) ne constate pas d'amélioration de la situation du chômage avec la politique menée depuis un an par Macron : les différentes mesures prises dont la loi «travail» n’ont pas apporté d’amélioration de la situation. Les créations de nouveaux emplois sont liées essentiellement à un contexte international favorable. Nos voisins ont de bien meilleures situations économiques et le niveau de l’emploi y est bien inférieur. Le taux de croissance a augmenté sur l’année, mais insuffisamment pour changer les choses.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) considère que le chômage de masse demeure à un niveau inacceptable pour la France et souhaite une autre politique. Dans cette nouvelle politique, l’impact de chaque mesure sur la situation de l’emploi devra être pris en compte de manière transversale. Tous les leviers à la création de nouveaux emplois par les particuliers, les indépendants, les TPE, les PME, comme les grandes entreprises, devront être activés. La priorité de cette politique devra être le plein emploi.


Communication du MIL du 19 septembre 2017 : «Encore une loi travail qui ne créera pas d’emploi»

Communication du MIL du 8 mars 2016 : «Benoit, Emmanuel, Jean-Luc, la gauche, c’est le chômage pour tous»


  

2017-2018, MACRON A RÉUSSI À AUGMENTER LES IMPÔTS ET LES TAXES. CE N’EST QU’UN DÉBUT !

Télécharger la communication du MIL du 14 mai 2018

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Repère : Macron a affirmé qu'il n'y aurait «pas de création d'un nouvel impôt local ni d'un impôt national» et qu’il n'y aurait pas d'augmentation de la pression d'ici la fin de son quinquennat. (Entretien du 15 avril 2018 BFMTV / Mediapart).


Depuis plusieurs semaines, les membres du gouvernement évoquent tour à tour diverses pistes d’augmentation des impôts et taxes. S’agit-il de ballons d’essai ou de pistes sérieuses ? L’avenir le dira. Concrètement, il est question :


-de reformater la taxe foncière, c’est-à-dire de l’augmenter pour faire payer les propriétaires d’immobilier en fonction de leurs revenus,


-d’imposer une seconde journée de solidarité ; c’est-à-dire d’imposer un jour travaillé, de plus par an, à tous les salariés,


-de poursuivre l’augmentation des taxes existantes ou de modifier le mode de calcul de celles-ci,


-de multiplier les amendes supportées par les automobilistes (baisse de la vitesse et mode de contrôle privé),


-de prévoir un «effort supplémentaire» pour régler la dette SNCF par le budget de l’État.


Ces réflexions reposent sur des constats portant sur l’insuffisance des recettes et le poids réel des charges.


-Des mesures fiscales ont été prises comme la réduction des charges salariales (non compensée par l’augmentation de la CSG de 1,7%), la diminution programmée de la taxe d’habitation suivie de l’annonce de sa disparition. Elles conduisent à une baisse relative des revenus de l’État en 2018.


-La prise en charge de dettes, hors du budget de l’État, se profile : dette de la SNCF (55 milliards d’euros) et, demain, dettes des régimes sociaux, en particulier de l’assurance chômage (35 milliards d’euros).


-La croissance faiblit depuis la fin 2017 et le premier trimestre 2018. La baisse du pouvoir d’achat liée à l’augmentation ou la création de taxes diverses est la cause de cette situation. Le taux de croissance au second trimestre devrait naturellement être impacté par les grèves multiples en particulier dans les transports.


-Plusieurs projets politiques de Macron, nécessitant de nouveaux budgets, sont déjà sur les rails, comme le «plan banlieue», une formule de «service militaire universel».


La situation présente ne laissera pas beaucoup de choix. Macron restera attaché à limiter le déficit public à moins de 3% par rapport aux critères de convergences de l’Union européenne. La vente de participation publique de l’État dans le capital d’entreprises ne suffira pas. Macron devra augmenter les impôts et/ou les taxes, contrairement à ses récentes déclarations. Tous les moyens de communication seront alors mobilisés pour venir camoufler l’opération.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la légèreté de la démarche fiscale de Macron qui a mis en œuvre des mesures qui ne tiennent pas la route. La croissance des activités sur laquelle reposent ses calculs budgétaires n’est pas suffisamment au rendez-vous pour équilibrer ses équations. Au bout d’un an, les Français constatent les premières conséquences, elles seront pleinement ressenties à la fin 2018. Et dès janvier 2019, le prélèvement de l’impôt à la source de l’impôt sur le revenu viendra couronner le tableau.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la pression fiscale, qui s’exerce sur l’ensemble des Français, est beaucoup trop élevée. Le pouvoir d’achat de tous les Français, dont les retraités, régresse.


Or, il faudra qu’un jour le taux des prélèvements obligatoires en France puisse fortement diminuer. Cela passe par la baisse de certaines dépenses publiques. Ces économies courageuses imposeraient aux Français d’accepter que l’État abandonne certaines de ses interventions et réorganise une part des services publics. Cette politique est, au final, la clé d’un retour au plein emploi en France.


Lire la récente Communication du MIL du 10 février 2018 : «En marche» vers la hausse des taxes et des impôts ».

  

POUR UNE EUROPE UNIE DES ÉTATS

Télécharger la communication du MIL du 16 juin 2018

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Repère : Les élections législatives italiennes viennent de porter au pouvoir de nouveaux partis qui viennent de former un gouvernement. Leur programme comprend la critique de certaines contraintes de l'UE et la limitation de l'immigration, avec l'expulsion de 500.000 clandestins.


Les choix politiques de nombreux pays de l'Union européenne évoluent ces dernières années. On assiste à des changements profonds. La composition du parlement européen au terme des élections de 2019 a toutes les chances d'être modifiée. Les deux partis européens historiques, socialistes et démocrates-chrétiens, ne devraient plus disposer ensemble d'une majorité au sein du parlement. Les forces politiques, critiques à l’égard de la politique menée par la Commission européenne, pourraient se trouver en position de force. Les chefs d'État des pays membres ont aussi changé dans une bonne part des pays.


Les priorités de l'UE pourraient être amenées à évoluer et la commission européenne à changer de ligne politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui a été très engagé contre Maastricht en son temps, défend une analyse gaulliste de l’Europe des nations et prône le maintien de la France au sein de l'Union européenne en tant qu'ensemble d'équilibre européen de collaboration et de paix, mais appelle de ses voeux un changement de la politique de l'Union et une redéfinition limitée de ses compétences.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que tous les efforts soient engagés pour faire évoluer en profondeur les traités de l'Union. Il faut que les députés français au parlement européen participent pleinement à cette transformation.


Pour les Républicains, Laurent Wauquiez a déjà évoqué les grandes orientations du changement attendu (lire la communication du MIL du 26 mars 2018 : Contre l’Europe fédérale de Macron). Le changement de ligne politique de l’UE sera le principal enjeu de l’élection européenne de 2019 dans un an.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron se positionne ouvertement sur une ligne politique fédéraliste visant une poursuite du transfert des compétences vers l'UE (en particulier en matière économique). Ce n'est pas la bonne voie. D'une part, cette position ne correspond pas aux voeux des Français (voir la victoire du «Non» au référendum de 2005), d’autre part, ne reçoit pas un accueil favorable de la part majorité des pays, même en Allemagne.

Macron se trouve aujourd'hui isolé sur ses positions au sein de l'Union européenne. Pour les Français, ses discours de défense d’une prétendue «souveraineté européenne», qui n'existe pas, plutôt que la défense de la souveraineté française, qui est le fondement de la Nation, sont inacceptables.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l'Union européenne n'est pas un pays et n'a pas vocation à le devenir. Les partisans d'une «Europe fédérale» ont échoué. Cette phase politique s'achève. Une autre commence, marquée à la fois d’abord par le respect de chaque nation membre et, d’autre part, par la détermination à mener des échanges et des projets en commun.


Le budget de l'Union européenne devra baisser pour permettre de réorienter des moyens budgétaires sur des projets réunissant des ensembles de pays en fonction des projets. Les contraintes imposées par les directives européennes devront être revues. Le poids excessif des micro-États et des pays à très faible fiscalité, devra être réduit. Le périmètre de la Commission européenne, et l’importance de ses services et effectifs, devront être réduits de manière rapide. Les traités existants comme celui de Schengen seront amenés à évoluer. Les frontières entre États ont vocation à être rétablies en fonction des circonstances et des risques car il faut maîtriser les flux migratoires.

  

LA FRANCE FACE À UNE MENACE MIGRATOIRE DE MASSE

Télécharger la communication du MIL du 25 juin 2018

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Repère : un bateau, affrété par une association pro-migrants, rempli de plus de 600 migrants, a pris la mer sans port de destination. Suite au refus d’accostage de l'Italie et de Malte, il a été accueilli en Espagne alors que la côte d’Afrique du Nord était plus proche. Une partie de ces migrants devraient rejoindre la France pour y demander le droit d'asile. D’autres opérations du même type sont déjà en cours de la part d’associations organisant le passage illégal des migrants-clandestins.



La question du flux migratoire clandestin doit être examinée sur deux plans. D'une part la politique menée par l'État à commencer par la simple exécution des lois et leur évolution. D'autre part, la communication médiatique qui mêle des journalistes, des responsables associatifs, des artistes et des responsables d’extrême gauche. Ils proposent des «histoires de migrants» (avec beaucoup de fausses nouvelles). Cette mobilisation médiatique a pour but d'empêcher l'application par le gouvernement des lois en vigueur. Elle produit un effet subversif contre l'autorité en tant que telle.

Les derniers échanges, entre une part des chefs d’État de l’Union européenne, confirment qu’aucun accord sur la prise en charge des migrants, entre les pays membres de l’UE, ne semble envisageable à la fin juin 2018. La politique à mener restera du domaine national sur la question de l’immigration, contrairement au vœu de Macron.


Les réponses que la France devrait apporter en matière d’immigration portent notamment sur le contrôle effectif de nos frontières, la définition précise des personnes bénéficiaires du droit d’asile, l'expulsion effective de 100 % des clandestins déboutés du droit d'asile, la lutte contre les passeurs délinquants et les associations menant des actions illégales, la répression des personnes assurant la protection des clandestins par complicité et recel, la participation au blocage global de l'immigration extra européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite l'application effective des lois et règlements existants en France. Cette application des textes doit conduire à afficher que la France n'est pas un pays d'accueil pour les ressortissants hors Union européenne. Ces dispositions générales peuvent, bien entendu, connaitre des exceptions ; mais le rétablissement de l'exécution des lois est un préalable à la prise en compte de cas particuliers. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France ne se trouve pas confrontée à une opération ponctuelle de quelques centaines de migrants ou même de quelques «arrivées» successives. Mais se trouve face à une menace migratoire de masse. Il faut donc répondre à cette menace par tous les moyens utiles : codéveloppement avec des pays d’origine, accords avec les pays méditerranéens, contrôle maritime militaire en méditerranée, recentrage de l'examen des demandes d’asile à l’étranger (évitant les risques du passage en Europe). Cette politique nécessite de disposer de moyens et de budgets beaucoup plus importants afin d’être équilibrée, humaine et efficace. Un référendum sera, tôt ou tard, le moyen le mieux adapté pour imposer cette politique de contrôle des migrations. Car l'opposition de la gauche de la gauche, d’une nébuleuse associative, de journalistes et de «personnalités» ne pourra être dépassée que par la légitimité d'un scrutin populaire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu'il faut affirmer clairement que les Français ne souhaitent pas un village afghan dans le cantal ou un village érythréen dans le Vaucluse. C'est pourtant le mouvement qui s'est engagé et qu’illustre aujourd’hui parfaitement une Allemagne ayant déjà accueilli de plus de 700.000 Syriens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que l’État prenne directement en charge les «arrivants» en situation irrégulière pour contrôler leur séjour et instruire leurs dossiers. Les associations, dont l’objet social est l’accueil des migrants, ne doivent plus disposer ni de délégations de service public ni de financements publics. Il est nécessaire d’acter que la plupart de ces associations n’ont respecté ni les lois ni leurs engagements.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’État français doit définir des priorités dans son action sociale. Il doit en priorité aider les citoyens français en situation d’handicap, ceux vivant sous le seuil de pauvreté ou en état de dépendance en fin de vie. De même, il faut faire des efforts pour contribuer à l'intégration des populations étrangères qui résident légalement dans notre pays avant de privilégier des réfugiés ou des migrants clandestins.


  

DEUX PILIERS DE L'ESPRIT GAULLISTE : RÉCOMPENSE DU MÉRITE ET POLITIQUE SOCIALE

 Télécharger la communication du MIL du 18 juillet 2018

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Repères : L'affrontement idéologique entre les partisans d'un gaullisme social et ceux d'une social-démocratie libertaire (Macron) monte encore d'un cran après les annonces de Macron devant le Congrès du 9 juillet. Le fossé se creuse de plus en plus.

 

La politique menée par Macron, depuis plus d'un an, dessine un tableau assez complet de l’orientation qu’il tente de prendre sur le quinquennat. Elle est pour l’instant marquée par une série d’échecs et de recul (par exemple baisse du nombre des fonctionnaires non engagée, diminution de la construction de places de prison, etc.). De plus, des menaces graves apparaissent sur le plan social où il annonce un projet de réduction des aides pour une part des bénéficiaires actuels (ciblage pour réduction des aides). Un homme qui décide de baisser le montant des APL de 5 euros pour boucler ses fins de mois est capable de tout, car cette mesure traduit qu’il ne comprend pas le fond de la réalité sociale. Les derniers propos de Macron contre le trop haut niveau des aides sociales («trop de pognon») illustre la vision technocratique et hors sol de l'inspection des finances, qui reste la sienne. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) affirme que le mérite et le travail doivent être dignement récompensés, à tous les niveaux, de manière suffisante, mais que, parallèlement, les politiques sociales restent l’un des fondements de la Vème République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au principe des régimes sociaux mis en place par le général de Gaulle dès la Libération, quitte à moderniser certains aspects. Pour défendre ces régimes sociaux, il faut veiller à leur équilibre budgétaire de manière structurelle. Ceci n’a pas été fait. Pour y parvenir, il faut lutter contre la fraude, contre le versement de sommes indues et fixer des cotisations et des taux d’aide, etc. Faute d’une gestion plus rigoureuse, la dette des régimes sociaux continuera à augmenter. Il faut les sauver et les conserver.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son attachement au principe de la relation entre cotisations des gens (dont les salariés) et assurance sociale au sens large. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la suppression des cotisations combinée à l'augmentation de la CSG (et son élargissement aux retraités) constitue une manipulation inacceptable qui conduit à la déconnexion entre travail et assurance chômage. L'objectif initial de Macron : l'universalité pour tous les travailleurs de l’assurance chômage n'a pas été atteint, loin de là (peu de démissionnaires et peu de travailleurs indépendants en bénéficieront). Une impression d'amateurisme et de légèreté domine notamment, illustré par la suppression de la taxe d’habitation décidée sans qu’une compensation budgétaire soit prévue, dès l’origine, pour les collectivités locales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que la refondation de la politique sociale va devenir une priorité de la prochaine alternance politique et le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sera présent, aussi, sur cette question prioritaire.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore qu’une part des électeurs de la «droite libérale et centriste», peu informée, applaudisse bêtement aux mesures mises en place ou programmées par Macron. Cet électorat va rapidement être déçu par beaucoup d'autres mesures politiques et fiscales, en particulier celle touchant à la propriété ou la mise sous condition de ressources de mesures comme les APL pour les étudiants. Les récents propos du centriste Jean-Louis Borloo, soutien initial de Macron, contre la politique sociale du président constituent un puissant révélateur d’un début de prise de conscience de l'opinion.


  

L’ISLAMISME EST UNE IDÉOLOGIE MONDIALISÉE

Télécharger la communication du MIL du 17 septembre 2018

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Repère : «Les idéologies islamistes sont nées et se sont développées dans des pays et des contextes particuliers et ont transformé les sociétés qui les ont vues naître : Frères musulmans en Égypte, puis dans d’autres pays du monde arabe ; wahhabisme en Arabie saoudite ; turco-islamisme en Turquie ; révolution islamique en Iran.» - Rapport «La fabrique de l’islamisme».


PLUSIEURS GRANDS PAYS DISPOSENT D’UN RÉGIME ISLAMISTE.

L’Arabie saoudite, pour laquelle le wahhabisme est «la mise en pratique du salafisme quiétiste, à l’échelle d’un État.» «L’islam est au fondement de l’État, la loi religieuse (charia) est le fondement juridique du pays. Plus qu’une religion, il incarne une alliance indissociable du politique et du religieux.»


L’Iran s’intitule clairement comme la «République islamique d'Iran». «Tous les rouages de l’État sont sous le contrôle direct ou indirect d’un ayatollah (le Guide suprême)». Le rayonnement de son idéologie est limité aux pays et populations de confession musulmane chiites (Irak, Liban, Syrie, Yémen, etc.).


La Turquie présente une variante turco-islamiste. Le parti AKP de Erdogan au pouvoir est un parti islamiste, mais avec un fort caractère nationaliste turc. C’est «la politique qui gouverne la religion en Turquie, les religieux sont au service de la politique gouvernementale».


PAR CONTRE, L’ISLAMISME A ÉTÉ VAINCU DANS PLUSIEURS PAYS MUSULMANS.

L’Égypte, gouvernée un temps par les «Frères musulmans», a retrouvé un gouvernement anti-islamiste qui combat activement le terrorisme. La société des Frères musulmans a pour objectif initial de «promouvoir le retour à l’islam vrai au sein de la société». «La confrérie est d’abord sociale avant d’être politique, elle développe une importante présence associative sur le terrain afin de promouvoir la renaissance islamique». C’est un mouvement ancien (1928) et installé qui dispose de relais dans de nombreux pays arabes et en Europe. Rappelons que c’est une succursale des Frères musulmans qui a pris le pouvoir en Tunisie (à l’occasion des «printemps arabes» de 2011) avant de le perdre pour laisser la place à un gouvernement démocratique.


Enfin, à partir de 2014, un État islamiste a été autoproclamé par le «groupe État islamique (GEI)», situé à cheval entre la Syrie et l’Irak au travers de la lutte armée. Il a été globalement écrasé après plusieurs années de guerre. La «restauration du califat» par le GEI illustrait la vision de l’idéologie islamiste sur la fusion entre pouvoir et religion.


LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PART DE PAYS ET MOUVEMENTS ISLAMISTES ÉTRANGERS, CAR «L’ISLAMISME EST UNE IDÉOLOGIE MONDIALISÉE».

À partir des années 1960, l’islamisme «s’est étendu hors des régions où il est né pour se développer dans le reste du monde musulman puis dans tous les territoires où sont présents des musulmans, y compris en Occident. Plusieurs canaux ont servi de support à son expansion.»


L’Arabie saoudite exporte le salafisme d’État saoudien.

«L’Arabie saoudite exporte officiellement le wahhabisme depuis les années 1960. Elle le fait par le biais d’institutions théoriquement autonomes, mais qui se trouvent en réalité dans le giron des structures étatiques saoudiennes». «La volonté expansionniste de l’Arabie saoudite, soutenue par les financements issus d’exploitations pétrolières, reflète l’idéal panislamiste du gouvernement saoudien qui cherche à avoir le monopole sur l’islam, sur le discours comme sur les musulmans.»


L’objectif des Frères musulmans repose sur un projet d’expansion.

«En Europe, ils défendent des positions politiques et sociales qui doivent transcender les appartenances nationales d’origine.»  «À partir des années 1980, ils s’emparent des problématiques des communautés musulmanes d’Europe, comme l’identité, l’éducation ou l’islamophobie. Ils mobilisent ensuite la communauté musulmane et constituent des réseaux, des associations et des fédérations générales ou sectorielles à différentes échelles, pour représenter cette communauté auprès des municipalités, des États européens ou de l’Union européenne.» 


Les Frères musulmans européens s’appuient sur un discours identitaire et proposent une forme de citoyenneté musulmane.

«En France, l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) s’est progressivement imposé comme un acteur majeur autour de deux thèmes centraux : la lutte contre l’islamophobie et la question de la Palestine.»


L’UOIF s’est renommé «Musulmans de France (MF)» en 2017. Comme toutes les structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite depuis 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Émirats arabes unis.


La Turquie conserve un positionnement plus national. Les organisations religieuses turques ont pour objectif de maintenir le lien avec les communautés turques par le biais de la religion.

«Cet encadrement est assuré par le département des Affaires étrangères de la Diyanet - institution émettant l’islam officiel - qui exerce un contrôle étroit des imams en Europe et du réseau Millî Görüs (mouvement politique) disposant d’un réseau dense de mosquées et d'associations dans les pays européens».


On se rappellera la nécessité récente dans laquelle les pouvoirs publics ont dû interdire des manifestations politiques de l’AKP en France durant la campagne législative turque.


Enfin, avec le temps, il existerait en France une prédication salafiste «nationale», qui semble échapper à l’Arabie saoudite. Elle concerne la pratique religieuse stricte jusqu’à l’appel au djihad, selon les acteurs locaux. Cette diffusion serait le fait d’une accumulation d’initiatives en France sans être directement contrôlée de l’étranger. Cette affirmation reste à confirmer.


«Il n’existe aujourd’hui aucune organisation salafiste d’envergure en mesure de faire l’unité du mouvement.» «Le salafisme, sans être majoritaire, est le courant islamique le plus dynamique en Europe.»


LA DIFFUSION DE L’ISLAMISME PROVIENT DE CES ÉTATS OU DES MOUVEMENTS ÉTRANGERS

Elle passe par des médias qui sont à la fois des livres, des cassettes, des chaînes de télévision par satellite, des sites internet et les réseaux sociaux. Ces derniers médias ont pris une importance clé pour une partie de la communauté musulmane en France, en particulier des jeunes. Cette propagande bénéficie du relais de certains imans étrangers, rémunérés par leur pays d’origine, et par de nombreux islamistes réfugiés en France (comme ceux accueillis à la fin de la guerre civile en Algérie), c’est-à-dire de migrants mal identifiés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’il existe un combat ancien, et toujours actuel, au sein de la plupart des pays à majorité musulmane, entre, d’un côté, des islamistes, de toutes tendances, et de l’autre des gouvernements démocratiques ou autoritaires. Les islamistes disposent déjà du pouvoir dans plusieurs pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que les origines de l’islamisme en France reposent sur une exportation idéologique par des pays et des mouvements étrangers. Ceux-ci ont la volonté d’exporter leur idéologie de manière mondialisée dans les pays musulmans, comme dans les autres pays. On peut dire qu’il s’agit d’un internationalisme provenant de plusieurs centres de diffusion (comme l’a été le communisme soviétique, chinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, d’une manière générale, l’intervention politique en France de pays étrangers porte atteinte à notre indépendance nationale et est donc inacceptable. Une limitation radicale des initiatives islamistes étrangères en France s’impose. Cet engagement se doit également d’avoir un volet réel et conséquent concernant la conduite de la diplomatie française à l’égard des pays islamistes, dont l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie ou tout autre pays concerné.

  

11 NOVEMBRE 1918, HOMMAGE AUX PATRIOTES FRANÇAIS QUI ONT DÉFENDU LA PATRIE

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Repère : Macron a déclaré : «la plupart des combattants sont des civils qu’on a armés». Cette phrase, étonnante de banalité, de Macron explique en fait le choix du président de la République d'annuler le défilé militaire du 11 novembre 2018 qui devait donner l’occasion de célébrer le centenaire de la victoire et du retour à la paix.


L’armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles.


La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l’Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l’ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l’empire français : notamment du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l’empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les Etats-Unis d’Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s’agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées. Il regrette donc la décision de Macron de renoncer à un grand défilé militaire du souvenir car le 11 novembre est une date symbolique pour l’armée française et la Nation toute entière.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le choix de Macron, car il renonce à assumer sa responsabilité institutionnelle à l’égard du pays. Il mélange une calme manifestation du souvenir avec les enjeux diplomatiques actuels. Or, le contexte de l’Europe de 2018 n’a évidemment aucun rapport avec le contexte historique de 1918 marqué par des changements de régimes politiques, l’éclatement des empires, la fin de l’empire ottoman, des révolutions communistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que juger 1918 avec la grille de 2018 apparaît comme une faute grave qui relève d’une vision post nationale. En effet, Macron montre qu’il ne raisonne plus dans le cadre de la Nation (notion qu’il a abandonnée), mais dans celui d’une entité européenne, qui n’existe pas vraiment, ou d’une mondialisation fantasmée. Les commémorations du centenaire, organisées autour de Macron, sont inspirées par la seule perspective diplomatique de 2018. La célébration des bonnes relations franco-allemandes aurait pu trouver sa place avec davantage de pertinence à l’occasion du centenaire du traité de paix, en juin 2019.

  

MACRON, PRÉSIDENT DES TAXES

Télécharger la communication du MIL du 13 novembre 2018

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Dès son arrivée au pouvoir, Macron a mis en œuvre une réorganisation de la fiscalité en partie en faveur des entreprises et des salariés. Les mesures fiscales (impôts et taxes) de Macron commencent tout juste à produire leurs effets, positifs et négatifs, au bout de 18 mois.


Notamment, on peut citer la hausse des taxes foncières, l’augmentation des taxes d’habitations par les mairies pour contrebalancer la baisse par Macron, l’augmentation de la CSG pour les retraités, les taxes sur le tabac, sur les carburants, sur l’énergie.


Macron devait baisser les impôts des Français. Il a promis une baisse de la fiscalité des ménages de 6 Md €. Mais en réalité, si on inclut les baisses de prestations sociales (quasi-gel des retraites, prestations familiales et des APL) et les hausses de cotisations (Agirc-Arco) et de l'impôt sur le revenu, les Français vont en réalité perdre 300 millions d'euros.


Hausse de la fiscalité énergétique : En 2019, la fiscalité sur les carburants routiers augmentera de 3,9 Md € (tva comprise). C'est une hausse considérable puisqu'en 5 ans, les ménages et les entreprises auront payé 46 Md€ de plus. À l'horizon 2022, les taxes sur les carburants routiers auront ainsi augmenté par rapport à l'année 2017 de 12,73 centimes de TICPE et de 2,55 centimes de TVA par litre d'essence SP 95, soit un total de 15,28 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 17%), ainsi que de 25,16 centimes de TICPE et de 5,03 centimes de TVA par litre de gazole, soit un total de 30,19 centimes par litre (soit une hausse des taxes de 41%). Nous allons nous rapprocher, avec les mesures votées par la majorité de Macron, vers un prix du litre d’essence autour de 3 € en 2022.


En réalité, la hausse de la fiscalité énergétique (+ 3,9 Md €) est une mesure de rendement qui permettra de financer la suppression de la taxe d’habitation (3,8 Md € en 2019). L’arrière-pensée, aussi, est de relancer la consommation par la production et la vente de voitures.


Macron a dit qu'il redresserait les comptes publics. Le déficit public sera de 2,8% du PIB l'année prochaine contre 2,6% en 2018. Nous sommes toujours aussi proches des 3%. La dette publique devrait atteindre 98,6% du PIB en 2019. On constate qu’en 18 mois, la dette a augmenté d'environ 175 Md€. La dépense publique va continuer sa progression. Après une hausse de 20 Md € en 2018, elle augmentera d'environ 25 Md€ en 2019 (soit + 0,6% en volume et + 1,9% en valeur). Le déficit de l'Etat va augmenter massivement de 13 Md € atteignant 98,7 Md € en 2019.

Et pendant ce temps-là, Macron n'a pas présenté de plan d'économies détaillé. L’absence de la diminution des dépenses publiques, dans leur ensemble, condamne les Français à payer davantage d’impôts, dans un contexte de faible croissance, de chômage de masse et de balance commerciale déficitaire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne globalement la politique fiscale menée par Macron contre les Français et la croissance. Il considère que la limite de rupture est aujourd’hui atteinte. Des actions doivent être menées pour faire reculer le gouvernement sur ses projets d’augmentation de taxes et d’impôts, sur ses intentions de réduction des déductions fiscales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participera donc activement à la mobilisation contre la pression fiscale par tous les moyens utiles et légaux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’abandon de tous les projets de hausse des taxes et des impôts aussi rapidement que possible et exige que la diminution des dépenses de l’État soit engagée dès 2019. Pour cela, il faudra sûrement accepter une certaine diminution des services publics rendu aux Français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la politique menée par Macron, au-delà de ses grands discours, demeure une politique socialiste d’appropriation par l’État des ressources des Français. Il s’agit bien une politique de gauche sociale-démocrate. On peut qualifier Macron de président des taxes.

  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 387 FEVRIER 2019

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FAUT-IL REFORMER LA V REPUBLIQUE ?

par Bernard ACCOYER,

ancien Président de l'Assemblée nationale

intervention lors du Colloque des anciens députés gaullistes qui a eu lieu le 4 juin 2018 sur le thème «60 ans après le retour du Général de Gaulle au pouvoir»


Poser cette question à des Gaullistes peut naturellement entraîner un non catégorique.


Pourtant, le Général lui-même n'a cessé de s'adapter et d'adapter notre législation aux contraintes du moment.


Il n'est pas discutable ni discuté que la Vème République a apporté à la France les conditions institutionnelles démocratiques de stabilité et d'efficacité qui lui ont permis de sortir des pires crises qui la menaçaient : conflit algérien, décolonisation, faillite des finances publiques, de se moderniser et de retrouver son rang dans le monde. La Vème a aussi permis à la France de traverser les alternances politiques et les cohabitations sans blocage ni crise institutionnels, malgré les choix électoraux variés qu'ont fait nos compatriotes durant 60 ans.


De Gaulle avait parfaitement identifié les faiblesses de la IIIème et de la IVème. Il les avait vécues douloureusement comprenant, avant et mieux que tous, vers quels malheurs elles conduisaient la France et le monde.


La France, impuissante de la IIIème République incapable de garder un cap politique ou diplomatique, incapable de traduire dans ses décisions les initiatives à prendre face à la montée menaçante du fascisme. La France, impuissante de la IVème République avec ses partis charnières, ses 164 questions de confiance en 11 ans, incapable de se réformer pour surmonter les défis de l'après-guerre et les soubresauts indépendantistes sanglants dans ses colonies. La IIIème et la IVème République dont la durée de vie moyenne des gouvernements n'atteignait pas six mois.


Elu Président, avec les constituants de 58, au premier rang desquels Michel Debré, de Gaulle a donc doté la France d'une loi fondamentale avec laquelle l'exécutif peut gouverner tant qu'il garde la confiance de l'Assemblée nationale, et même si celle-ci venait à lui manquer, l'article 49-3 de la Constitution lui permettait de continuer son action.


Des présidents de la République et des premiers ministres de droite et de gauche ont utilisé tous les moyens de ce fameux parlementarisme rationnalisé (Raymond Barre 8 fois, Michel Rocard 28 fois).


Mais depuis 58, 24 révisions constitutionnelles ont été conduites. Trois me paraissent avoir été majeures : Celle de 1962 avec l'élection du Président de la République au suffrage universel, celle de 2000 avec le quinquennat et celle de 2008. Si les deux premières ont renforcé la présidentialisation du régime, la troisième a renforcé les droits du parlement.


Personnellement, je ne pense pas que le quinquennat et la synchronisation des élections législatives ait été une bonne réforme. Même si Jacques Chirac l'a acceptée, quelque peu contraint, cette réforme n'était pas d'essence gaulliste puisque l'on se souvient que trois personnalités politiques en étaient à l'origine : Valéry Giscard d'Estaing, François Bayou, et Lionel Jospin.


Trois hommes, deux centristes, un socialiste, aucun n'épousait vraiment l'imprégnation gaullienne de la Vème.


Aussi, je crois profondément, qu'aujourd'hui, les principes et l'équilibre de notre loi fondamentale ne doivent pas être remis en cause. Mais que si des ajustements, portant sur sa mise en œuvre, peuvent s'envisager, ils sont pour la plupart de niveau législatif ou concernent le règlement des assemblées.


J'insiste sur le moment aujourd'hui : je le fais en raison du contexte géopolitique mondial, du contexte européen et du contexte politique national. Je les juge tous trois dangereux.


Sur le plan géopolitique, la fin du communisme, la mondialisation ont dessiné un monde nouveau multipolaire, où les menaces militaires parfois, mais surtout les menaces migratoires économiques, sociales, civilisationnelles comme environnementales sont évidentes. Le terrorisme en est une des expressions.


Sur le plan européen, la crise n'a jamais été aussi grave depuis le Traité de Rome il y a un demi-siècle. Les peuples des démocraties européennes, les uns après les autres, disent leurs désaccords avec une Europe trop technocratique qui est davantage un vaste marché qu'un ensemble protecteur face aux menaces du moment telles que l'immigration, la désindustrialisation, le chômage et le déclassement.


Sur le plan national enfin, l'éclatement du paysage politique, la montée des extrêmes, qui, à eux d'eux, ont réuni une majorité relative des suffrages au premier tour des élections législatives, rendent encore plus précieuses des institutions efficaces, servies par un mode de scrutin législatif qui offre la meilleure, bien qu'incomplète, protection contre une assemblée ingouvernable.


Ce qui se passe en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Espagne probablement, démontre combien la proportionnelle comme les grandes coalitions de droite et de gauche conduisent, mécaniquement, à la montée des extrêmes jusqu'au pouvoir. Méconnaître l'histoire tragique du XXème siècle, ne pas voir ce qui se passe presque partout en Europe, serait prendre une bien lourde responsabilité. Ce serait une faute aux conséquences incalculables.


S'il ne faut pas toucher aux fondements de la Vème, il ne faut pas non plus en déséquilibrer le fonctionnement ou en rigidifier les dispositions qui se sont révélées, au fil du temps, au fil des mandats présidentiels successifs, des législatures d'une souplesse remarquable.


Or les mesures annoncées, les textes adoptés en Conseil des ministres me paraissent, à bien des égards, dangereux par les conséquences évidentes qu'ils auraient s'ils venaient à s'appliquer.


Le projet de loi constitutionnelle, en supprimant la Cour de justice de la République, conduirait à placer le pouvoir exécutif sous le contrôle du pouvoir judiciaire. Cela est évidemment dangereux. Pour nous gaullistes, c'est inacceptable.


Inscrire dans la Constitution une spécificité pour ce territoire métropolitain, bien qu'insulaire qu'est la Corse, constituerait une brèche dans l'unité nationale. C'est évidemment dangereux. Pour nous gaullistes, c'est inacceptable.


Inscrire dans la Constitution un objectif politique, fusse-t-il la lutte contre le réchauffement climatique, ne relève pas de la loi fondamentale, mais d'une posture politique ouvrant la voie à d'innombrables dérives interprétatives et autant de contentieux devant les juridictions. Cette initiative est de la même veine que l'élévation au niveau constitutionnel du principe de précaution en 2005. Ces deux inscriptions, d'ailleurs, répondent aux pressions de la même personnalité, jadis vedette médiatique, aujourd'hui caution environnementaliste du gouvernement. Une fois encore, la France, prétendant aller plus loin que tous dans la vertu, met elle-même sur sa route un nouveau piège.


Restreindre le droit d'amendement, exonérer de débat en séance plénière des dispositions législatives au prétexte d'un examen approfondi en commissions, restreindre le rôle du bicamérisme, reprendre aux assemblées les avancées acquises lors de la réforme de 2008 pour leur ordre du jour et leurs initiatives parlementaires, tout cela constitue une atteinte au droit du Parlement. Ce serait la première régression parlementaire depuis 1958 et les vingt-quatre révisions constitutionnelles. Ces mesures déséquilibreraient encore davantage le régime «mi-présidentiel, mi-parlementaire» tels que le reconnaissait le Général lui-même.


Le projet de loi organique prévoit la diminution, d'environ un tiers, du nombre de parlementaires, la limitation à trois mandats successifs pour les parlementaires et les présidents d'exécutifs locaux. En cela il constitue une atteinte à une liberté de choix des citoyens comme des élus et conduirait à la promotion d'une nouvelle espèce de personnel politique : attachés parlementaires, collaborateurs de cabinet et autres apparatchiks devenant des professionnels seuls autorisés à faire de la politique durablement.


Le projet de loi ordinaire, quant à lui, prévoit d'introduire l'élection au scrutin proportionnel pour 15 % des députés auquel il faut ajouter les députés des Français de l'étranger, soit au total 17 % de l'Assemblée nationale. Cette initiative, prétendant mieux représenter les différentes opinions, est extrêmement dangereuse pour la gouvernance des assemblées et la stabilité politique. Elle peut et pourra immanquablement, tôt ou tard, conduire à des crises politiques et institutionnelles paralysantes.


En ajoutant à la diminution du nombre de parlementaires l'élection de près de 70 députés à la proportionnelle avec l'élection d'au moins un député par département, chaque circonscription comptera environ 200.000 habitants, une hausse de 80 % plaçant la France au dernier rang des grandes démocraties européennes quant à la densité de sa représentation démocratique parlementaire. Le fossé déplorable qui existe hélas déjà entre les citoyens et leurs parlementaires ne pourrait que s'approfondir. Quant aux élus de la proportionnelle, sans attache territoriale, ils risqueraient fort d'apparaître surtout comme les élus des fauteuils rouges de l'hémicycle que tout opposerait aux députés du scrutin direct issus du terrain. Ce serait un éloignement supplémentaire entre les citoyens et leurs représentants nationaux.


On voit déjà que l'interdiction de cumuler un mandat national et une présidence d'exécutif a propulsé à l'Assemblée nationale une nouvelle majorité dont le plus grand nombre est sans expérience ni connaissance des collectivités locales, c'est-à-dire du cadre de vie des citoyens.


Alors me direz-vous vous voulez que rien ne change ! Ce n'est pas mon avis.


Je pense qu'un ministre ne peut pas simultanément être président d'un exécutif local, tout comme je pense qu'il n'était guère judicieux de rendre de droit le retour au Parlement d'un ministre démis de ses fonctions.


Je pense que les propositions de loi inscrites à l'ordre du jour, les amendements surtout gouvernementaux devraient être accompagnés d'une étude d'impact telle que la révision de 2008 l'a imposée pour les projets de loi. Je pense que le temps législatif programmé, introduit dans le règlement de l'Assemblée en 2009 grâce à une accroche constitutionnelle, permet de maîtriser raisonnablement le dépôt et surtout l'examen d'amendements trop nombreux sans porter atteinte aux droits fondamentaux des parlementaires. N'oublions pas que le temps législatif programmé a permis de faire disparaître les interminables manœuvres d'obstruction parlementaire qui affaiblissaient le parlement lui-même depuis la première alternance en 1981. Je suis convaincu que le contrôle et l'évaluation des politiques publiques par les assemblées, qui disposent pour cela depuis 2008 d'une semaine d'ordre du jour par mois, devraient être beaucoup plus opérationnels et que le suivi des recommandations devrait être effectif. Le Comité d'évaluation et de contrôle (CEC), instauré en 2009 dans ce but, peut parfaitement répondre à cet objectif largement partagé.


Enfin, les textes doivent être moins nombreux et mieux écrits et ce n'est pas en accélérant les procédures et en diminuant les navettes que nous légiférerons mieux. Comme le disait Guy Carcassonne « ce qui manque au parlement français, ce ne sont pas des pouvoirs nouveaux, mais la volonté de bien exercer ceux qu'il détient déjà ».


En conclusion : je crois profondément, Chers Compagnons, que la Vème n'a pas besoin d'être réformée et que seuls quelques ajustements de son usage pourraient être utiles. C'est dans ce contexte que le Président de la République et le gouvernement portent une révision fourre-tout aux relents populistes, bref, tout le contraire de la Vème.


LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L

LA CONSTITUTION SELON MACRON, VERS UNE ATTEINTE AUX INSTITUTIONS

Communication du MIL du 22 mars 2018


Repère : Macron prépare un projet de réforme de la Constitution, il est en cours de finalisation et la version définitive du texte n’est pas encore connue.


Le projet de révision de la Constitution pourrait comporter au moins une quinzaine de sujets sans rapport entre eux. Cela irait notamment de l’«inscription de la Corse» dans la Constitution et de celui du «développement durable» en passant par une forte réduction du nombre des parlementaires, la suppression de la présence des anciens présidents de la République au Conseil Constitutionnel, une réforme du Conseil supérieur de la magistrature, une réduction du nombre d’amendements possibles déposés par les groupes sur un projet de loi, l’introduction d’une «dose de proportionnelle» aux législatives. Certaines propositions sont anecdotiques, tandis que d’autres posent de très sérieux problèmes. Aucune ne répond à une urgence institutionnelle réelle puisque nos institutions fonctionnent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son profond attachement aux institutions de la Vème République et confirme son opposition aux partisans de la «VIème République».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se positionne contre un projet «fourre-tout» de réforme de la Constitution. L’absence d’un projet clair rend impossible de juger d’un bloc un lot de mesures autrement qu’en soutenant un «NON» aux modifications constitutionnelles dans leur ensemble au Parlement ou à l’occasion d’un référendum.


En particulier, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne toute introduction d’une «dose de proportionnelle» pour l’élection des députés. Il se prononce contre un retour même partiel à un régime des partis. L’exemple des pays voisins, dont les crises politiques internes ont bloqué le fonctionnement des institutions ces dernières années, suffit à prouver la qualité des institutions de la Vème République mises en place par le Général de Gaulle.


La Belgique est restée sans gouvernement pendant plus d’un an, l’Espagne est en situation instable, l’Allemagne, après 6 mois sans majorité, dispose d’un gouvernement de coalition fragile et l’Italie est à la recherche d’une majorité introuvable. Ces situations s’expliquent par des institutions ayant recours à la proportionnelle.


Par ailleurs, même si ces sujets n’ont pas la même acuité, une forte réduction du nombre de parlementaires ne se justifie aucunement. Elle aurait comme conséquence de faire disparaitre une bonne part de la proximité entre un parlementaire et son territoire. Par ailleurs, elle réduirait la possibilité d’une représentation spécifique locale ; par exemple, des départements resteraient sans sénateur. Enfin, la réduction à trois mandats du nombre des mandats d’un élu apparaît contraire au libre choix des électeurs qui doivent pouvoir choisir leur candidat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que «la réforme pour la réforme» apparaît comme une fin en soi pour Macron. La démarche adoptée obéit simplement à une logique de communication politique visant à se donner une image de «réformateur progressiste» qui applique son programme électoral. Il parle ainsi de «big bang» ou de «révolution copernicienne» là où il ne fait qu’adopter quelques ajustements plus ou moins judicieux à la loi. C’est l’illustration d’une parfaite illusion.




  


EN 2019, LE MIL CHANGE D’ADRESSE

Télécharger la communication du MIL du 13 décembre 2018

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a décidé de déménager ses bureaux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) va rejoindre sa sixième adresse depuis sa création à partir du mardi 7 janvier 2019.


Ses différentes adresses auront été :


de 1981 à 1985 - 8 rue de Musset 75016 Paris

de 1985 à 1986 - 38 rue de Lisbonne 75008 Paris

de 1986 à 1998 - 4 rue Frédéric Mistral 75015 Paris

de 1998 à 2014 - 75 rue Louis Rouquier 92300 Levallois-Perret

de 2014 à 2018 - 34 rue Emile Landrin 92100 Boulogne-Billancourt


Notre nouvelle adresse est :

36 rue de Laborde 75008 Paris

Téléphone : 01 84 19 54 50

Site internet : www.lemil.org

Adresse de courriel : m.i.l@lemil.org


  

MACRON A DIT OUI À L’IMMIGRATION DE MASSE

Télécharger la communication du MIL du 21 janvier 2019

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Repère : «Si rien n'est fait et si rien ne change, la France accueillera un million d'immigrés en plus sur le quinquennat d'Emmanuel Macron» - Laurent Wauquiez


Dans le cadre du «Grand débat», un cinquième thème avait initialement été annoncé par Macron et devait concerner l’immigration. Puis il a été supprimé et, pour finir, seules deux questions ont trait à l’immigration. Ajoutons que trois autres questions sont consacrées à l’intégration des nouvelles populations étrangères dont l’arrivée est destinée à se poursuivre dans l’esprit de Macron.


La première question concernant l’immigration est assez fermée : «En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?». Cette question fait référence aux «acquis» de la récente loi «asile et immigration», puis évoque, a priori, la possibilité de proposer des quotas annuels de migrants. Cette possibilité n’a pas été retenue lors du débat de ce texte.


La seconde question posée sur l’immigration, «Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?», est détachée de la précédente. Elle est ouverte et permet au citoyen d’exprimer son point de vue. Mais elle concerne le futur, au-delà du quinquennat en cours, donc après 2022 !

La France se trouve dans une situation critique au niveau de l’immigration légale, avec plus de 255.000 titres de séjours délivrés en 2018, et d’une immigration illégale incontrôlée. Macron n’a pas mené une politique contre la croissance de l’immigration. Sa loi n’a visé que des ajustements administratifs (voir les CP du MIL). Les demandes d’asile acceptées continuent à augmenter (+22% en 2018). Près de 9 déboutés du droit d’asile sur 10 ne sont pas reconduits dans leur pays. La proportion d’immigrés sur notre sol aurait dépassé le seuil des 10% de la population.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que tous les moyens soient mobilisés pour mettre un terme à l’immigration de masse en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient les propositions de la Droite républicaine. Il s’agit notamment de refuser l’accueil des bateaux de migrants, bloquer la régularisation des migrants illégaux, restreindre l’immigration familiale, supprimer le droit du sol pour les immigrants illégaux, limiter les naturalisations par décret, expulser les clandestins de manière effective dont les déboutés du droit d’asile, renforcer la lutte contre le travail illégal des étrangers, restreindre les prestations sociales aux étrangers, expulser les délinquants étrangers comme les personnes incitant à la haine.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que soit instauré un plafond quantitatif annuel d’immigration. Il serait inscrit dans la Constitution et les quotas seraient votés par le Parlement en fonction de nos besoins et nos capacités d’accueil. Il s’appuierait sur une sélection des dossiers sur des principes transparents. Ce chiffre devra être très réduit, dans l’immédiat, compte tenu des flux récents.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, qu’au-delà de ces mesures, une communication internationale doit être menée pour faire connaître à l’étranger, aux passeurs comme aux candidats migrants, la politique menée par la France pour réduire l’accueil illégal de migrants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le contrôle migratoire doit constituer une facette importante de la politique étrangère de la France. À ce titre, nous dénonçons le dernier accord international (Pacte de Marrakech sous l’égide de l’ONU), ratifié sans aucun débat par Macron. Celui-ci n’apporte pas une bonne base pour répondre aux risques de migrations auxquels tous les pays, dont la France, sont confrontés. Ce texte, tel que rédigé, peut même légitimer les migrations et servir d’appui à de futures actions internationales en justice contre les Nations.


  

MACRON, CE N’EST PAS LA DROITE, C’EST LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 4 février 2019

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De récents sondages mettraient en évidence une montée de l’implantation de Macron dans l’électorat de la droite modérée et du centre. Il s’agit juste là d’une photographie de l’opinion à un instant donné, mais qu’il convient de commenter.


La contestation civique et sociale à l’égard du président de la République apparaît comme une contestation «anti système», c’est-à-dire une contestation de l’État et de ses institutions. Il est normal que des citoyens affirment leur attachement aux institutions et au respect de l’ordre républicain qui apparaît, à tort ou à raison, menacé par des casseurs (black bloc, zouaves et antifa) et par une contestation anti-démocratique (anticapitaliste, bolchevique). Il est clair qu’il y a, chez certains, une remise en cause des Institutions de la 5e République. La volonté d’instaurer la proportionnel en ait un exemple. Cette réaction ne signifie en rien un soutien à la politique menée par Macron (hausse des impôts et des taxes, taxation des retraités, insécurité, non-contrôle de l’immigration, Europe fédérale) ou qui pourrait être menée demain à l’issue du «grand débat».

Appliquant son programme, Macron mène une politique de gauche qui n’apporte pas de véritable solution aux problèmes de notre pays. C’est pour cette raison qu’il se trouve, au bout d’un an et demi, dans une impasse politique. La situation politique de Macron est d’autant plus fragile qu’il ne semble pas bien comprendre, à titre personnel, la situation dans laquelle il s’est mis. Macron, trouvant désormais porte fermée parmi les partis de gauche écolos et marxiste (PS, EELV, PCF, Génération.s, LFI), semble se tourner vers l’électorat de droite pour survivre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron fait tout son possible pour rallier la droite modérée à sa majorité. Il a pris des mesures qu’il considère comme propres à satisfaire l’électorat de droite (projet d’une loi anticasseur, heures supplémentaires, évocation de possibles «quotas» d'immigration). Ces pistes sont anecdotiques et ne changent en rien sa ligne politique. Cette manœuvre est destinée à assurer à la liste de la majorité (LREM - MoDem) le soutien de partisans de la construction d’une Europe fédérale, de droite et du centre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les quelques transfuges, issus de la droite, siégeant au gouvernement qui animent cette opération. Ils s’efforcent d’attirer quelques-uns de leurs anciens collègues pour les élections à venir. Certains maires de droite semblent prêts à se montrer conciliants envers la majorité «macroniste», nourrissant l’illusion d’éviter de se trouver face à une liste LREM aux municipales de 2020.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne ces choix opportunistes d’élus, ou d’anciens élus, qui déconsidèrent leurs auteurs et portent atteinte à la confiance que le citoyen doit avoir envers les femmes et les hommes politiques, d’une manière générale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à combattre tous les élus, issus de la droite et du centre, qui ont choisi ou choisiraient de rallier «le monde de Macron» et la gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la Droite républicaine doit avant tout défendre ses valeurs, sans jamais transiger, et refuser tout calcul électoral. Cela a toujours été le sens de notre démarche civique. Les élections à venir nous donneront l’occasion de défendre nos convictions et, donc, de combattre Macron et sa politique de gauche.


  

MACRON VEUT DES NATURALISATIONS MASSIVES

Télécharger la communication du MIL du 15 février 2019

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Repère : L’acquisition de la nationalité française a été accordée en 5 ans, de 2013 à 2017, à 549.923 personnes. Le nombre annuel a augmenté de 17% entre 2013 et 2017 pour dépasser les 114.000 en 2017. Source Insee - Chiffres-clés Acquisitions de la nationalité française en 2017. Données annuelles de 1999 à 2017 - 26/07/2018


Le nombre d’acquisitions de la nationalité française a été de plus de 1,17 million sur ces dix dernières années (2008 à 2017). Ce chiffre donne une idée du rythme soutenu de la croissance de la population d’origine étrangère. Les trois manières de devenir Français sont la déclaration de nationalité, la naturalisation et la réintégration. Sur 10 ans, 460.000 personnes ont acquis la nationalité par déclaration, en s’appuyant sur un lien de parenté avec une personne française : par un mariage (200.000 personnes), comme parent d’enfant français, avec un frère, ou une sœur, français, par adoption. Plus de 650.000 personnes ont bénéficié d’une naturalisation par décret sous des motifs assez divers. D’autres sont redevenus Français, après avoir perdu la nationalité française (47.000 réintégrations sur 10 ans).


Macron vient de déclarer qu’il n’était pas favorable au vote des étrangers (hors ressortissants de l’Union européenne). Hollande s'était engagé à accorder le droit de vote aux étrangers «résidant légalement en France depuis cinq ans». Il avait finalement renoncé au cours de son quinquennat. Macron sait, par ailleurs, qu’il ne dispose toujours pas, lui non plus, d’une majorité des 3/5ème au Congrès pour faire voter cette mesure.


Macron vient donc de proposer d’accélérer l’accès à la nationalité française des étrangers résidant en France. Pour cela, il propose d’accompagner les étrangers «dans un chemin qui consiste à demander la nationalité française s'ils sont là depuis longtemps».


On imagine que cet «accompagnement», évoqué par Macron, pourrait prendre la forme d’une campagne de communication en faveur de l’accès à la nationalité française, de la mise en place d’une application en ligne qui pourrait s’intituler «deviens Français» et d’un assouplissement de l’appréciation des critères de naturalisation (par un simple texte réglementaire). Compte tenu du nombre relativement important d’étrangers résidant en France, il peut tenter d’augmenter le flux de naturalisation et de conquérir, par ce biais, un électorat dans les 3 ans qui viennent. Le seul frein à une telle initiative repose sur la volonté du nombre d’étrangers de conserver leur nationalité en vue d’un retour dans leur pays d’origine.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a toujours combattu l’attribution du droit de vote des étrangers en France et se félicite de l’abandon, pour le moment, de ce projet.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le projet de conduite d’une politique massive de naturalisation des étrangers, envisagée par Macron. Le flux d’accès à la nationalité française apparaît déjà assez important, rapide et peu contrôlé par rapport à la population de notre pays (67 millions d’habitants).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite, tout au contraire, qu’un contrôle renforcé des procédures de naturalisation soit assuré pour tenir compte de la volonté et la détermination réelle des étrangers concernés de devenir Français afin de bloquer des profils de «pseudo Français» qui n’adhèrent ni à la France ni à la République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relance une ancienne campagne militante sur le thème : «Naturalisation massive, invasion légale».

  

LA DROITE, CE N’EST PAS LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 20 février 2019

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La période politique actuelle est caractérisée par une grave confusion des idées. Cela remonte à la campagne présidentielle et à la victoire électorale de Macron. D’une part, le programme de gauche social-démocrate de Macron a représenté une rupture avec le programme socialiste marxiste traditionnel du PS. Rappelons que l’opposition entre sociaux-démocrates et socialistes-marxistes a plombé le quinquennat de Hollande. D’autre part, la proposition de Macron de construire un «Nouveau Monde» au-delà du clivage gauche-droite a introduit bien des ambiguïtés et des incompréhensions dans une catégorie de citoyens peu férus de politique.


Dans la pratique, la politique menée depuis l’été 2017 a été une politique sociale-démocrate (ajustements économiques, augmentation de la pression fiscale, croissance de la dépense publique) avec une aspiration libérale-libertaire sur le plan sociétal (PMA sans père, dépénalisation de la consommation de drogue, etc.) encore à concrétiser. Cette politique s’est heurtée à la réalité économique et sociale. Elle provoque un rejet dont les manifestations des «gilets jaunes» ne sont que l’une des multiples expressions (et non la seule). Initialement, la revendication des «gilets jaunes» portait sur un refus, soutenu par nous, de la hausse de la taxe carbone sur l’essence. Cette revendication claire a abouti. Puis, dans un second temps, un désordre s’est développé dans les idées évoquées au sein des différents groupes. Des efforts d’influence et de récupération ont été menés par les groupes d’extrême gauche (antifa et autres) et d’extrême droite (zouaves et autres) côte à côte. Ils ont abouti notamment à des revendications institutionnelles, des appels à des hausses d’impôts. Mais plus grave, au lieu de proposer des réformes, le mouvement a adopté une logique «anti système» qui se traduit par une violente contestation des institutions, des cadres de la Nation et des élus. Ce mouvement de nature «populiste», c’est-à-dire avec une seule référence au «peuple» sans avoir de fond idéologique, débouche sur une menace prérévolutionnaire avec des appels à la violence physique, des actions contre les bâtiments publics, des agressions d’élus.


Le «grand débat» organisé et mis en scène pour valoriser Macron vient compléter le tableau. Certes, beaucoup de questions évoquées lors des débats locaux sont importantes et légitimes, mais, compte tenu de la formule adoptée lors ce mode de consultation, cela ne peut que déboucher sur une énorme frustration de tous. Les annonces de Macron au mois de mars sont déjà en cours d’élaboration en marge du débat. Le pronostic porte sur la poursuite de l’opération de communication engagée et des manœuvres politiques autour d’un référendum piégeux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rappeler que le clivage entre la droite et la gauche est une constante incontournable. La politique de droite républicaine, définie à l’occasion de la primaire de la Droite en 2016, n’a pas rien à voir avec la politique conduite par Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ce clivage apparaît aujourd’hui clairement au niveau de la fiscalité et du pouvoir d’achat. La Droite républicaine appelle à une réelle baisse des taxes et des impôts pour relever le pouvoir d’achat de tous. Elle s’engage à réduire les dépenses publiques, et à en assumer, avec courage, les conséquences. Cette priorité politique est incontournable. Tandis que Macron, comme tout homme de gauche, ne diminue pas la dépense publique, il a augmenté les impôts comme le prouvent les chiffres. Autre indicateur, les macronistes viennent d’évoquer le retour à une augmentation de la taxe carbone ; cela prouve leur orientation politique ancrée à gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la Droite républicaine défend des valeurs claires : la Nation, le plein emploi, la sécurité, la défense nationale, la justice sociale, la famille et la natalité, l’identité nationale, la reconnaissance du mérite, la nationalité, la laïcité, l’innovation et le développement économique, dans le cadre de l’application d’une même politique pour tous.


  

IL Y A 22 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 19 mars 2019

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Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions, dans le Vigilance & Action N° 353 de Mars-Avril 2017, des articles de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici un de ces textes.


PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART

Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au coeur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.

Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.

Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : A la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.

Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes-rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou  mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.

Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.


  

LES ISLAMISTES INTÉGRISTES N’ONT PAS LEUR PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 20 mars 2019

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l'islamisme n'est pas un fait français. Il est le résultat d'ingérences étrangères d'États islamiques et/ou de diverses organisations islamistes (Al Qaïda, groupe État islamique, etc.).


La récente défaite territoriale au Moyen-Orient du «groupe État islamique» conduit logiquement à un essaimage des combattants vers d’autres groupes armés existants. Des groupes armés islamistes mènent des actions terroristes, ou de guerre, notamment en Afghanistan, Iran, Irak, Kenya, Libye, Indonésie, Nigéria, Pakistan, Philippines, pays du Sahel, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen. Ces groupes menacent les pays occidentaux, dont la France. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’une politique de prévention sérieuse passe par le départ de France des islamistes intégristes. La politique menée a posteriori des attentats et autres actions semble efficace. Mais elle ne suffit pas, car les islamistes représentent une menace permanente qui ne va pas disparaître de l’avis de tous les experts. Il convient d’expulser les islamistes résidant en France et de refuser tout retour des combattants, et de leur famille, des théâtres de guerre (Irak, Syrie, etc.).


Il s'agit d’abord d’affirmer un choix politique clair, puis de travailler sur les débats juridiques complexes qui se posent. Des juristes et des associations complices combattent les intérêts de la France, par idéologie ou par intérêt. Ils sont nos adversaires. Les responsables politiques doivent faire appliquer les textes existants et, si nécessaire, faire adopter une loi ayant pour objet la prévention stricte de la menace islamiste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que plusieurs mesures s’imposent pour mettre les islamistes intégristes hors de France :


-Des prisonniers de guerre islamistes ne doivent pas revenir de Syrie en France. Ils doivent être jugés sur place, en connaissance de leur participation aux crimes commis localement ; connaissance que nous n’avons pas.


-Les candidats au droit d’asile, connus pour islamistes, doivent être écartés de la procédure sans délai.


-Les recalés du droit d'asile doivent être expulsés de manière effective et ne pas rester en France.


-Les délinquants islamistes doivent subir une double peine : peine de prison, puis expulsion du territoire français lorsqu’ils sont de nationalité étrangère. La confusion entre islamisme et délinquance a été prouvée dans de nombreux cas.


-Les prêcheurs islamistes étrangers, qui font du prosélytisme islamiste, doivent être expulsés, comme le demande d’ailleurs le recteur de la Grande Mosquée. 


-Des islamistes étrangers, déjà «réfugiés» en France, doivent faire l’objet d’une interdiction de séjour.


-Les demandeurs de naturalisation, sur lesquels pèsent des soupçons d’islamisme, doivent voir leurs dossiers rejetés. Certains islamistes déjà naturalisés doivent être déchus de leur nationalité et expulsés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut tout faire afin que les Français, de religion musulmane, ne soient pas «infiltrés» par des activistes islamistes religieux ou combattants, ne subissent pas le prosélytisme islamique ou être incité à combattre la France et la République à tous les niveaux. Il faut donc limiter au maximum l’influence des activistes islamistes intégristes en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la France ne peut pas à la fois mener des opérations extérieures contre les groupes armés islamistes, comme au Sahel, et être défaillante sur son propre territoire. La France doit apparaître comme refusant l'infiltration islamiste. Elle doit, pour cela, courir le risque de heurter certains pays musulmans réputés «amis». Les pays les plus fermes dans leur pratique vis-à-vis des islamistes seront les plus respectés sur le plan international et les moins menacés. 


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relance sa campagne militante sur le thème : «La France aimez-la ou quittez-la – être Français c’est un état d’esprit, pas une couleur de peau».


  

LES VALEURS DU GAULLISME RÉPONDENT AUX ENJEUX DE 2019

Télécharger la communication du MIL du 29 mars 2019

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L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France au 20ème siècle, s’applique parfaitement aux enjeux de l’année 2019. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, et de tous groupements d’intérêts.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Elle a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines, que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Les traités internationaux, qui nous lient à d’autres États au sein de l’Union européenne, doivent pouvoir évoluer. Nos dirigeants doivent montrer leur volonté d’affirmer le point de vue de la France dans l’ensemble des débats qui animent aujourd’hui le monde, quitte à faire évoluer les traités. Comme l’accord de Schengen.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


La présence de personnalités politiques dans la communication spectacle produit une profonde confusion qui a contribué ces dernières décennies à rabaisser le domaine politique. Il importe de mettre un terme à cette confusion afin que chacun excelle dans son domaine (la politique, le sport, le rire ou la chanson, sans mélange des genres).


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions.


Un sujet d’importance régionale ou ponctuelle est du ressort de son gouvernement. Le président de la République doit se centrer sur des sujets d’importance nationale et internationale avec une vision actuelle et future. Le rôle joué, ces dernières années, par les présidents à la place de leur premier ministre porte atteinte à l’esprit de la Ve République, et aux intéressés eux-mêmes.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire.


La première menace actuelle est celle de l’idéologie islamiste totalitaire, comme appliquée par certains États islamistes, par certains groupes religieux ou par des organisations terroristes comme le groupe État islamique (EI), Al Qaïda, Boko Haram. La seconde menace tient à la permanence d’un ensemble de pays communistes.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société.


L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. Les régimes actuels (maladie, famille, chômage, retraite, dépendance) sont amenés à évoluer en fonction des contraintes économiques pour assurer leur permanence et se diriger vers davantage d’universalité au bénéfice de tous les Français. Tous les autres systèmes de solidarité (APL, ASS, RSA, prime d’activité) doivent être amenés à converger pour une meilleure efficacité et lisibilité.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale, la formation et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec le développement de la libre entreprise en France.


L’esprit gaulliste s’illustre par un refus de l’absence de limites d’un capitalisme mondialisé et de la finance internationale. Il a pour vocation de participer à l’élaboration de règles et de procédures étatiques et internationales de contrôle de la mondialisation évitant des abus que connait le domaine financier.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs.


Selon les circonstances, le gouvernement peut prendre, sans a priori, la décision de nationaliser une entreprise, comme elle peut prendre la décision de la privatiser en fonction de l’intérêt de la nation ou des intérêts de l’entreprise et de ses salariés. Ou bien de confier au secteur privé telle fonction non régalienne.


  

LES VALEURS DE LA DROITE RÉPUBLICAINE SONT GAULLISTES

Télécharger la communication du MIL du 23 mars 2019

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La droite républicaine défend des valeurs qui sont celles d’une droite de convictions. Elles se traduisent par les choix politiques concrets suivants (liste non limitative).


Le premier axe porte sur la défense des institutions de la Ve République et la capacité de l’État à exercer son autorité. Il passe aujourd’hui par la défense de l’indépendance nationale (international, diplomatie) et la lutte contre les diverses ingérences étrangères ; la sécurité intérieure (police et justice) et extérieure (diplomatie et défense) ; une lutte déterminée contre l'islamisme ; la défense de l’identité nationale (langue, culture, traditions, histoire) ; le caractère indivisible et universel de la République ; la lutte contre tous les communautarismes ; le contrôle des migrations et des frontières ; la défense de l’Union européenne constituant une Europe des Nations centrée sur quelques compétences importantes.


Le second axe consiste à engager la baisse des dépenses publiques et de la pression fiscale (taxes et impôts) sur les particuliers et les entreprises pour relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français et comprenant : un développement économique par la recherche et l’innovation ; l’exercice de la liberté économique par des initiatives et la création d'entreprises ou d'associations ; le lancement de grands projets nouveaux (immobilier, infrastructures, transport, productions nouvelles, nouvelles entreprises permettant de disposer de l’indépendance technologique).


Le troisième axe concerne la défense des intérêts communs à tous les Français avec en premier lieu une politique de plein emploi favorisant travail et pouvoir d'achat ; la promotion de la famille et de la natalité (enfants, solidarité intergénérationnelle) ; une politique de santé publique et la prévention des risques (lutte contre la pollution) ; une politique efficace de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle répondant aux enjeux actuels ; une politique de solidarité et de justice sociale en faveur des inactifs : jeunes sans emploi, chômeurs, personnes en situation de handicap, retraités et dépendance ; une réelle défense du patrimoine et de l’environnement.


15 PRIORITÉS RÉPONDENT À L’ESPRIT DU GAULLISME.


Parmi ces orientations politiques que nous partageons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime, pour sa part, que plusieurs points constituent des priorités correspondant à l’esprit et aux enseignements du général Charles de Gaulle.


La caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale et pragmatique sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des groupes de pression, des communautarismes, des confessions, etc.


-Défendre l’esprit des institutions de la Ve république et la capacité de l’État à exercer son autorité. L’esprit gaulliste appelle, dans notre pays, à l’existence d’un pouvoir exécutif fort et stable exercé par des femmes et des hommes de talent, dans le cadre des institutions mises en place par de Gaulle.


-Veiller à l’indépendance de la France et contrer tous les types d’ingérences extérieures. Le refus de la soumission de la France à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste.


-Assurer la sécurité intérieure et extérieure. L’esprit du gaullisme appelle à combattre les menaces individuelles et collectives vis-à-vis des personnes, de l’État et des entreprises, y compris le pillage et l’espionnage industriel.


-Défendre l’identité nationale et notre patrimoine historique : monuments, langue, culture, nature (biodiversité), paysages. Le gaullisme est par nature intimement lié à la sauvegarde de la France.


-Lutter contre tous les communautarismes. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques.


-Contrôler les migrations et nos frontières. L’esprit gaulliste défend les intérêts des Français et de la France. Pour cela il faut un retour à nos frontières pour contrôler les personnes et les marchandises à l’entrée de celle-ci.


-Baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français. L’esprit gaulliste défend le principe de l’équilibre budgétaire et un niveau de prélèvement raisonnable.


-Assurer la liberté économique par des initiatives, la recherche et le lancement de grands projets dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique. L’esprit gaulliste affirme le rôle et la responsabilité de l’État dans le développement économique.


-Atteindre le plein emploi en augmentant de deux à trois millions le nombre de salariés et d’indépendants pour que le nombre des actifs soit en mesure de porter la société y compris les non actifs. L’esprit gaulliste est attaché au travail pour tous et à la reconnaissance du mérite pour assurer l’équilibre de la société.


-Développer une meilleure association capital-travail. L’esprit gaulliste juge qu’employeurs et travailleurs doivent pouvoir partager un pourcentage des profits de leur entreprise par des dispositifs opportuns.


-Promouvoir la famille et la natalité pour maintenir et renouveler notre population. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société. Le retour à une politique nataliste, destinée à tous les Français, reste une priorité.


-Transformer l’éducation nationale, l’université et la formation, pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste les considère au cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. De même, l’engagement et l’entrée dans la vie active de la jeunesse est une priorité majeure.


-Assurer une solidarité en faveur des personnes en difficulté (jeunes, chômeurs, personnes âgées ou handicapées, fin de vie). L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société.


-Défendre une vision internationale universelle. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : communistes, puis nazis, et, aujourd’hui, le totalitarisme animé par l’idéologie islamiste intégriste.


-Réaliser le rassemblement des Français. Le projet politique gaulliste consiste à rassembler les citoyens sur de grands projets partagés, au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière actuelle de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer et contribuer au débat sur les priorités politiques qu’attendent aujourd’hui les Français pour proposer à terme une offre politique de gouvernement.

  

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IL Y A 23 ANS QUE LE PATRIOTE GAULLISTE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 10 mai 2019

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Voici le texte que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a publié dans son journal N°97 de Juin 1996.


La France a perdu un grand patriote. Notre compagnon Pierre DEBIZET nous a quittés


Honneur, intransigeance, fidélité : tels sont sans doute les  mots qui viennent naturellement à l’esprit pour qualifier Pierre Debizet qui nous a quittés le 11 mai 1996. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du Service d’Action Civique. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Il l’avait déjà montré en étant, pendant la guerre, un grand résistant. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de «reprendre du service», Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Ses épreuves n’étaient pourtant pas terminées. La plus terrible s’abattit sur lui en 1981, lorsqu’on voulut le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides : ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Pierre Debizet, évidemment, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté. 


Pierre Debizet fut, de 1985 à 1987, le délégué général du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L). Il n’exerça plus, ensuite, d’autres activités publiques.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental à la sensibilité toujours exacerbée et souvent douloureuse. Ses amis le savaient. Ses adversaires le savaient aussi. Pierre Debizet était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.


À mesure que le temps passera, son image grandira.


  

POURQUOI IL FAUT ALLER VOTER LE 26 MAI 2019

Télécharger la communication du MIL du 22 mai 2019

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À l’occasion de l’élection de nos députés au Parlement européen, il existe un large choix. Les pronostics donnant une participation de l’ordre de 40% (40,73% en 2014), à cette élection, posent un problème pour la démocratie et la République. Il faut adopter un comportement civique, voter et faire voter le dimanche 26 mai.

ET POURQUOI IL FAUT VOTER CONTRE LA LISTE DE MACRON

Macron a choisi de mélanger son rôle de président de la République avec celui d’un chef du parti «La République en Marche (LREM)». Macron se déclare «acteur et non spectateur», il ne représente plus la France, mais un groupement partisan représentant la gauche sociale-démocrate. Il ne vise pas à rassembler les Français, mais au contraire il concourt à les diviser.

Macron souhaite dramatiser le vote avec une fable réduisant à un enjeu : «progressistes» contre «nationalistes». Il développe des discours catastrophistes. Certains médias amplifient ce discours. Il désigne son «ennemi», le valorise dans tous ses discours pour tenter de créer un sursaut de mobilisation contre cet «ennemi». Il «panique» et utilise des arguments le plus souvent inexacts dans la dernière ligne droite de la campagne.


Macron décrit mal la situation politique française et européenne. Les positions des États membres ont évolué progressivement ces dernières années et la construction d’un État fédéral européen n’est plus d’actualité. En prônant une Europe fédérale, Macron apparaît comme un homme du passé.


Macron évoque un «risque existentiel» pour l’Union européenne. Mais c’est lui qui fait courir ce risque en voulant imposer une supranationalité (nouvelles institutions, nouveaux impôts européens, politique à la majorité relative) dont ne veulent pas les nations. C’est à cause de cette politique que la Grande-Bretagne quitte l’UE. Des pays de l’est européen, qui refusent cette marche vers la supranationalité, sont aussi menacés de sanctions (Hongrie, Pologne).


Cette élection est un scrutin à la proportionnelle à un tour (pas un scrutin majoritaire). Aucune liste n’aura la majorité des élus français. La répartition des suffrages se fera entre 34 listes, dont 6 auront probablement des députés européens élus : LFI, PS, EELV, LREM-MODEM, Les Républicains et RN. Macron a déjà perdu cette élection, car sa liste ne réunira au mieux qu’un quart des députés élus.

  

 

votants

exprimés

inscrits

sièges

Européennes 2014

19 747 893

18 955 761

46 544 712

74

 

 

% des exprimés

% des inscrits

sièges obtenus

FN

4 712 461

24,86 %

10.12%

24

UMP

3 943 819

20,81 %

8.47%

20

PS

2 650 357

13,98 %

5.69%

13

UDI - MoDem

1 884 565

9,94 %

4.05%

7

Les Verts

1 696 442

8,95 %

3.64%

6

Front de gauche

1 252 730

6,61 %

2.69%

4

DLR

724 441

3,82 %

1.56%

0

gauche

549 734

2,90 %

1.18%

0


Nous voyons bien, à travers ce tableau, que les chiffres sont parlants et qu’en 2014, le FN était le premier parti dans le cadre des élections européennes. Mais ce résultat n’a pas changé grand-chose dans la gestion de l’Europe. Le dernier sondage IPSOS du 20 mai 2019 donne : RN à 23,5%, LREM-Modem à 23%, LR à 13%, Les Verts à 8,5%, LFI à 7,5%, PS à 5,5% et DLF à 4%. Tout cela est très proche des chiffres de 2014 en % des suffrages exprimés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à voter le 26 juin 2019 pour la Droite républicaine et contre Macron, contre son programme et la composition de sa liste. Ainsi toute la gauche (LREM-Modem, PS, LFI, Les Verts) sortira, comme Macron, minoritaire de cette élection.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que le programme de Macron est à la fois fédéraliste, simpliste et hypocrite (voir CP du 14 mai 2019). Ses députés seront isolés au Parlement européen et sans grande influence car ils ne feront pas partie du groupe majoritaire comme la droite républicaine.

  

ADP, FDJ,  MACRON BRADE LES SOCIÉTÉS FRANÇAISES

Télécharger la communication du MIL du 20 mai 2019

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Repère : «La proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris est conforme aux conditions fixées par l'article 11 de la Constitution » - Conseil constitutionnel - Décision n° 2019-1 RIP du 9 mai 2019


Macron vient de faire adopter la privatisation d’ADP (ex-Aéroports de Paris) dans la cadre de la loi PACTE (plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).


Une initiative parlementaire remet en cause cette décision et affirme que l'aménagement, l'exploitation et le développement des aérodromes de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et de Paris-Le Bourget revêtent le caractère d'un service public national au sens du neuvième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. De plus, la privatisation d'ADP priverait l'État d'une manne financière, le priverait du contrôle sur les décisions stratégiques du groupe et risquerait de nuire à la qualité de l'accueil des voyageurs. 248 parlementaires d’opposition appellent à la tenue d’un Référendum d'Initiative Partagée sur ce sujet. Un référendum d'initiative partagée (RIP) peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cette initiative prend la forme d'une proposition de loi et ne peut avoir pour objet l'abrogation d'une disposition législative promulguée depuis moins d'un an.


Le Conseil constitutionnel vient de valider la possibilité d'un RIP, tel que déposé par des parlementaires de l’opposition. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, qui instaure cette possibilité, c'est la première fois qu’elle est activée. La période de recueil des soutiens des électeurs à la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris s’ouvre. Ce référendum doit maintenant recueillir 4.717.396 signatures, soit un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales. Cet objectif est élevé, mais réalisable. Au terme de cette procédure, une consultation de la population pourra avoir lieu. La démarche de privatisation engagée par Macron devrait être bloquée dans l’immédiat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son profond attachement au caractère de service public national de toutes les infrastructures de transport en France (routière, autoroutière, ferroviaire, portuaire et aéroportuaire), dont, en particulier, ADP. Il s’agit, en effet, d’un enjeu d’indépendance nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la politique de Macron dans le domaine de la privatisation d’entreprises stratégiques pour l’intérêt de la Nation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient la démarche des 248 parlementaires en faveur de l’organisation de ce référendum d’initiative partagé. Il s’agit d’une initiative commune réunissant des députés et sénateurs de différentes étiquettes (Les Républicains, LFI, PS, LR, PCF et du groupe «Libertés et territoires») dans l’intérêt de la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) encourage tous ses adhérents et ses sympathisants à participer activement à la collecte des signatures des électeurs en faveur de la tenue de ce scrutin référendaire.

  

EUROPÉENNES 2019, UN ÉCHEC POUR MACRON

Télécharger la communication du MIL du 28 mai 2019

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) présente son analyse des résultats de l’élection européenne.


La participation a été relativement élevée pour ce type d’élection (50,12%), mais c’est bien moins que pour les élections nationales et non comparables aux autres échéances.

                                                             % exprimes   % inscrits                           2019 moins 2014

FN-RN 2014                    4 712 461     24,86 %          10.12%                             

Patriotes 2019                  147 044       0,65 %          0.31%                               

FN-RN 2019                    5 281 576     23,31 %          11.16%                             716 159

UMP-LR 2014                  3 943 819     20,81 %          8.47%                               

UMP-LR 2019                 1 920 530       8,48 %          4.06%                              -2 023 289

PS-PRG 2014                 2 650 357     13,98 %          5.69%                               

PS-Hamon 2019             2 143 190       9,46 %          4.53%                                 -507 167

Modem-UDI 2014            1 884 565       9,94 %          4.05%                               

UDI 2019                            566 746       2,50 %          1.20%                               

LREM-Modem 2019      5 076 363     22,41 %          10.72%                              3 758 544

Les Verts 2014                1 696 442       8,95 %          3.64%                               

Les Verts 2019               3 052 406     13,47 %          6.45%                                1 355 964

Front de gauche 2014     1 252 730       6,61 %          2.69%                               

LFI 2019                          1 428 386       6,31 %          3.02%                                   175 656

DLR-DLF 2014                   724 441       3,82 %          1.56%                               

DLR-DLF 2019                  794 953       3,51 %          1.68%                                     70 512


Macron (Lrem-Modem) et Le Pen (Rassemblement national) ont conjugué leurs efforts pour polariser le scrutin sur leur supposé «duel». Ils ont réussi cette manœuvre, avec le concours de la plupart des médias et des sondeurs. Mais il n’y a pas de duel dans un scrutin proportionnel. La preuve en est que la liste de la majorité et celle de Le Pen cumulent que 45,72% des suffrages exprimés, soit 21,88% des inscrits. 


Le résultat de 22,41% des suffrages exprimés (10,72% des inscrits) est un échec majeur pour Macron et ses alliés : Modem, Radicaux et Agir. Aucune autre liste n’a défendu son projet politique.


89,28% des électeurs inscrits ont choisi de ne pas voter pour Macron.


Les listes fédéralistes ne rassemblent que 31,1% des suffrages exprimés (14,88% des inscrits) (Lrem-Modem, PS et UDI). Macron est donc minoritaire dans ses positions fédéralistes.

Le Rassemblement National (RN) obtient un bon score (23,31% des exprimés soit 11,16% des inscrits), et il progresse de 716.159 voix par rapport à la précédente échéance où le FN avait obtenu près de 24,86% des exprimés, soit 10,12% des inscrits.


Le faible score de la Droite républicaine (8,5%) prouve que la promotion du «vote utile Macron-Le Pen» a joué à plein dans la dernière ligne droite de la campagne. De nombreux électeurs de droite ont : ou soit voulu faire barrage à Macron en votant Le Pen ; ou soit faire barrage à Le Pen en votant Macron ; ou soit ne sont pas allés voter ou ont voté blanc ou nul. Résultat, la liste a perdu 2.023.289 voix par rapport à 2014.


Si on simplifie à l’extrême, on pourrait dire que 716.159 électeurs LR ont voté Le Pen, 284.896 électeurs ont voté blanc ou nul et 1.022.234 électeurs ont voté pour Macron (il manque ceux qui n’ont pas voté). Mais c’est beaucoup trop simplifier l’analyse.


Les 32,51% des suffrages exprimés obtenus par l’ensemble des listes de gauche dépassent de 10,1 points le score de Macron (LFI, Génération.s, PS, EELV, PCF et Lutte ouvrière) ce qui présente un sérieux risque pour lui.


Macron doit ses voix à quelques électeurs de gauche sociaux-démocrates (ex PS et Modem) mais la plus grande partie (de l’ordre des 2/3) provient du vote de sympathisants de droite, qui se sont égarés lors de ce scrutin, pensant, notamment, faire barrage à Le Pen ou voter pour un parti qui, après avoir laissé les casseurs agir pendant plusieurs semaines, a décidé de rétablir l’ordre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les élus français au parlement européen pèseront peu de chose de par leur dispersion dans les groupes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la priorité actuelle se situe dans une critique de la politique de gauche menée par Macron pour en détacher définitivement des électeurs de droite qui ont été trompés par une communication gouvernementale tapageuse et oppressante. Ce qui va nécessiter un effort soutenu et patient de pédagogie sur chaque dossier. L’enjeu suivant est celui des élections municipales dont l’importance est majeure en vue de 2022.


De même, notre famille politique devra laisser une plus grande place à la diversité des opinions en son sein, mais aussi, nous devons redonner une place aux principes et valeurs gaullistes afin qu’un électeur, lorsqu’il vote LR sache pour qui il vote. Nous devons être un phare dans la brume. Cela a été beaucoup oublié par certains, alors que d’autres ont essayé d’enfiler ce costume sans aucune conviction.


  

LA DROITE RÉPUBLICAINE DOIT ÊTRE GAULLISTE ET DANS L’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 6 juin 2019

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Le résultat de l’élection européenne de 2019 a déstabilisé, dans l’immédiat, la Droite républicaine. Même s’il s’agit là d’un résultat de circonstance, sur un scrutin particulier, il s’avère révélateur de nombreuses tensions et ambitions. Ces derniers jours, la profusion de déclarations de responsables politiques, mais aussi de militants choqués, la démission de certains ou de certaines, conduisent à une impression de confusion et de chaos.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite d’abord remercier Laurent Wauquiez. D’abord, il a été élu par les militants LR qui ont, ainsi, nettement montré la ligne politique qu’ils voulaient voir défendue. Ensuite, il a été élu président de la région Auvergne-Rhône-Alpes sans aucun bidouillage. Nous voulons le remercier car, avec lui, nous avions beaucoup échangé et avions signé, de nouveau, pour notre mouvement, un accord comme personne morale associée (PMA) aux LR. Dans le cadre de cet accord, il y a, en autre, la présence de dix de nos représentants au Conseil national et d’un de nos représentants au Bureau politique des Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme sa critique de la politique menée par Macron et son gouvernement : absence de réduction de la dépense publique, réforme de l’assurance chômage, non contrôle de l’immigration clandestine, projet de loi bioéthique (PMA sans père), réforme constitutionnelle avec instauration d’une proportionnelle partielle, nouvelles taxes, augmentation de l’électricité, etc. Notre opposition à la politique du gouvernement reste inchangée, car Macron n’a aucunement changé de ligne. Les élus qui s’affichent «Macron compatible» devront assumer leur choix en défendant la gestion Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il faut apporter un soutien actif à tous nos élus, dans les débats parlementaires et ailleurs, au cours des mois qui viennent. Il importe de soutenir les actions de nos députés et de nos sénateurs et de les faire valoir auprès des citoyens. Il s’agit de contribuer à la visibilité politique et médiatique des actions de la Droite et du Centre pour affirmer la permanence de la Droite républicaine et appeler au rassemblement. Le choix des futurs «chefs» en découlera. Les groupes à l’Assemblée nationale et au Sénat doivent être, notamment, un des points de départ de la reconstruction et aussi de l’élaboration d’un programme d’action, de gestion et de défense des valeurs que nous défendons. Pour voter la Droite républicaine, il faut que les Français sachent ce pourquoi nous nous battons.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la détermination de la ligne politique et du projet de la Droite et du Centre priment avant tout. Défendre nos idées et nos valeurs avec conviction et pédagogie pour rassembler à droite. Contribuer à la réflexion sur le projet commun qui unit les gens de droite. Décider quelles priorités doivent être retenues pour la France et bien les expliquer aux électeurs. C’est en s’appuyant sur les militants et l’action militante qu’il sera possible de toucher un grand nombre de personnes. Pour surmonter la situation actuelle, la Droite républicaine doit défendre des valeurs gaullistes et continuer à affirmer clairement sa place dans l’opposition à Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle quels sont nos adversaires. L’adversaire principal est la gauche sociale-démocrate de Macron (Lrem-Modem) qui mène une politique sans débouchés. La communication gouvernementale, avec le soutien de journalistes, a égaré, pour un temps, des électeurs de droite et du centre. Il convient d’expliquer pourquoi ils se sont égarés. Un autre adversaire est constitué par l'écologie radicale anticapitaliste et les partisans de la décroissance. Ils représentent, sous un «masque vert», le nouveau visage de l’extrême gauche traditionnelle (marxiste), de même, sur un autre plan, la mouvance d'ultra gauche fait peser sur la République, les élus et les citoyens, un risque concret du retour de la violence politique en France.


  

LE 18 JUIN, JOURNÉE NATIONALE COMMÉMORATIVE DE L’APPEL DU GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE

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Comme chaque année, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) commémorera l’appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle. Cette année, nous célébreront les 79 ans de l’Appel.


Cette année sera aussi marquée par le 47ème anniversaire de l’érection de la Croix de Lorraine au Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises. La Croix de Lorraine fut inaugurée par Georges POMPIDOU.


À cette occasion le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les différents thèmes de campagne qu’il diffuse à cette occasion.


Par ailleurs, ses délégations départementales s’associeront, dans de très nombreux lieux, aux cérémonies officielles (par décret du 10 mars 2006) de commémoration de l’Appel du 18 juin 1940. Il est à noter le grand rassemblement qui se tient, chaque année, à Saucats en Gironde. Il aura lieu le dimanche 23 juin cette année.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite que de nombreuses fédérations des Républicains (LR) aient pris l’initiative de réunir leurs militants en cette date anniversaire pour une commémoration de l’Appel du Général de Gaulle. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son entier soutien à toutes ces initiatives.

  

MACRON N’EST NI GAULLISTE, NI GAULLIEN, NI DE DROITE

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Repère : L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron mène une politique qui se trouve à l’opposé de l’esprit du gaullisme depuis plus de 2 ans. Sa démarche politique est celle d’une gauche sociale-démocrate libertaire et n’a rien de commun ni avec le gaullisme ni avec la droite. Son discours cherche à rassembler, mais sans y parvenir. Son soutien excessif à la liste LREM-Modem aux européennes montre qu’il n’a pas pris conscience de la dimension de la fonction de Président et qu’il est resté au rang d’un simple chef de parti. Les sondages successifs attestent du faible soutien dont il dispose dans l’opinion. Il a encore une majorité à l’Assemblée nationale, mais sa politique a subit un rejet aux européennes de la part de près de 80% des Français. Il s’agit d’un résultat marquant une opposition à ce dernier après deux années de déceptions successives et de contestations multiformes de la part des Français (samedi des gilets jaunes).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures. Macron a une vision parcellaire car budgétaire et financière. Il imagine une France composée de communautés destinées à vivre ensemble (communautarisme).


Son absence de discours sur la place de la religion musulmane en France illustre cette incapacité à assurer une approche commune à tous les Français. La loi «immigration et asile» de Macron n’a pas apporté les réponses attendues en matière d’un arrêt de l’immigration illégale.

Macron ne combat pas les diverses ingérences étrangères - économiques, religieuses ou politiques - que subit la France. Son gouvernement valide des achats d’entreprises françaises sensibles par des entreprises étrangères. La décision de vendre Aéroports de Paris (ADP) illustre sa politique, comme l’aéroport de Toulouse qui a déjà été cédé aux Chinois (cette transaction est contestée car illégale). Macron vise une participation sans contrôle de notre pays à une mondialisation dont les rapports de force apparaissent, depuis des années, fortement défavorables (balance commerciale très négative). Il ne comprend pas que les règles de la mondialisation sont en train de changer en profondeur (dont le rapport Chine/États-Unis).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les réformes institutionnelles, que vient de relancer Macron, vont contre l’esprit des institutions de la Ve République. C’est, par exemple, le cas du projet d’un scrutin à la proportionnelle pour la désignation des parlementaires ou du tirage au sort des membres du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE). Son refus de recourir au référendum, pour modifier les institutions, est contraire au gaullisme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate depuis deux ans, au sein de l’Union européenne, son absence d’efficacité à défendre les intérêts de la France dans les négociations. Il vient juste de faire campagne en faveur de la «construction de l’Europe fédérale» avec de nouveaux transferts de souveraineté (climat, économie, etc.). Macron promeut un multiculturalisme ouvert. Il a affirmé l’absence d’une culture française au profit d’une culture européenne. Il fait l’éloge de la «souveraineté européenne», alors que l’UE n’est en aucun cas un pays. Il ne défend pas la souveraineté de la nation française en Europe.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les projets de réformes sociétales ; comme la «PMA sans père», la reconnaissance de la «Gestation pour autrui (GPA)» réalisée à l’étranger ou la dépénalisation de la consommation du cannabis. Qui peut imaginer que cette politique de mise en cause de la femme, de l’homme et de la famille puisse s’inscrire dans l’esprit du gaullisme ?


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le projet de Macron de remettre en cause des aides sociales, avec la réforme de l’assurance chômage, le projet de Revenu Universel d’Activité (RUA) fusionnant les aides sociales (RSA, APL, prime d’activité) pour, au final, aboutir à les réduire comme l’exemple de l’augmentation de la CSG qui doit, pour une part, profiter aux retraités. Macron agit contre l’esprit du gaullisme qui affirme la nécessité de la solidarité nationale, conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus pauvres dans la société.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle aux quelques maires, élus principalement par des électeurs de droite, qui viennent publiquement d’apporter leur soutien à Macron pour des raisons diverses (par réseau, amitiés ou par souhait de ne pas avoir de liste LREM contre eux en 2020), que «Non, Emmanuel Macron n'est pas de droite», comme vient de le rappeler fort à propos Gabriel Attal, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation Nationale.


Lors des élections municipales, ces «maires macronistes» n’auront évidemment pas les suffrages des citoyens qui se trouvent dans l’opposition à la politique de Macron et cela quelle que soit la valeur de leur gestion municipale : qui a baissé les financements des collectivités locales depuis deux ans ? Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que Macron dévoie les institutions pour mener sa politique (voir le rôle du premier ministre) après avoir endossé le costume de président de la République, comme avait su le faire François Mitterrand et François Hollande. Par son talent oratoire, son omniprésence médiatique et la mobilisation partisane de l’appareil d’État et de certains médias, Macron a su tromper des gens de bonne foi, qui n’ont pas perçu ses manœuvres au travers de son discours flou. Mais cela n’aura qu’un temps, car il y a toujours une heure de vérité.


À aucun moment il n’a été possible de le qualifier comme gaulliste ou gaullien ou ayant l’esprit gaulliste, car son action est clairement dans un axe opposé aux valeurs du gaullisme. Ceux qui prétendent le contraire se placent dans le camp des «idiots utiles» (au sens de Lénine), voire des promoteurs, conscients ou non, de la pratique du «Pont de la rivière Kwaï».


  

RÉFÉRENDUM CONTRE LA PRIVATISATION D’ADP

Télécharger la communication du MIL du 18 juillet 2019

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Repère : Le dépôt des soutiens des électeurs en faveur de la Proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris (2019-572) s’est ouvert le 13 juin 2019 et se terminera le 12 mars 2020.


Macron a fait adopter le principe de la privatisation d’ADP (ex-Aéroports de Paris) dans la cadre de la loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).


Une initiative parlementaire est venu mettre en cause cette décision en affirmant que l'aménagement, l'exploitation et le développement des aérodromes de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et de Paris-Le Bourget revêtent le caractère d'un service public national.


La privatisation d'ADP priverait l'État d'une manne financière, comme du contrôle sur les décisions stratégiques tout en risquant de nuire à la qualité de l'accueil des voyageurs. Le Conseil constitutionnel a confirmé la validité de cette démarche de Référendum d'Initiative Partagée (RIP) visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris. Par suite, le gouvernement a dû suspendre la mise en œuvre de cette disposition de la loi votée. Une procédure de collecte de signatures de cette pétition en faveur d’un Référendum d'Initiative Partagée a été ouverte sur internet. Cette pétition doit maintenant recueillir au moins 4.717.396 signatures, soit un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales au minimum. Cet objectif est élevé, mais réalisable. Au terme de cette procédure, une consultation de la population pourra avoir lieu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son profond attachement au caractère de service public national de toutes les infrastructures de transport en France (routière, autoroutière, ferroviaire, portuaire et aéroportuaire) car il s’agit d’un enjeu d’indépendance nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la politique de Macron en faveur de la privatisation d’entreprises stratégiques pour l’intérêt de la Nation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’une convergence politique ponctuelle sur un objectif simple et lisible, «le refus de la privatisation d’ADP», apparaît opportune. C’est pourquoi nous nous sommes félicités, dès le départ, de la démarche engagée par 248 parlementaires en faveur de l’organisation de ce Référendum d’Initiative Partagée. Cette initiative commune réunit, dans l’intérêt de la France, des députés et sénateurs de partis politiques divers : Les Républicains, LFI, PS, LR, PCF et du groupe «Libertés et territoires».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle ses militants et sympathisants à soutenir et faire soutenir la demande de la tenue d’un référendum.


POUR SOUTENIR LA DEMANDE DE REFERENDUM D'INITIATIVE PARTAGEE :


-Se connecter au site dédié par le gouvernement au RIP à l’adresse suivante :

https://www.referendum.interieur.gouv.fr/initiatives_encours


-Se munir de sa carte d’identité ou de son passeport.


-Fournir les renseignements demandés vous concernant et répondre à une question de lisibilité.


-Le site confirme alors la bonne saisie de votre soutien.


-Vous recevrez un récépissé numéroté confirmant votre soutien à la demande (par courriel).


Le soutien de la demande de tenue de ce référendum ne présume pas de votre vote lors du scrutin.

  

CHÔMAGE, LA MAUVAISE RÉFORME DE MACRON

Télécharger la communication du MIL du 26 juin 2019

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Repère : La réforme de l’assurance-chômage présentée par le Premier ministre vise un objectif budgétaire : atteindre 3,4 milliards d’euros d’économies sur 2020 et 2021. En effet, en l’absence d’une diminution du nombre de chômeurs indemnisés, les dépenses poursuivent leur progression.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son attachement historique au régime d’assurance-chômage. Nous prônons l’équilibre des régimes sociaux, de manière générale, (santé, retraite, etc.), car c’est la condition de pérennité de ces régimes. Il faut dénoncer ceux qui, dans le passé, ont accepté la dérive budgétaire conduisant à une dette de l’ordre de 37 milliards d’euros. Au final, l’État, donc les Français, est garant de cette dette.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la réforme de l’assurance chômage qui reprend les termes de la «lettre de cadrage» adressée aux partenaires sociaux à l’automne 2018, en précisant plusieurs points. Le retard apporté à ces décisions tient simplement à la tenue de l’élection européenne. Contrairement aux discours tenus, cette réforme ne créera aucun emploi, mais réduira les droits et le coût des chômeurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce une réforme de gauche qui va imposer la dégressivité de l’allocation des cadres au bout de 6 mois de chômage. Nul doute que le principe de la dégressivité des allocations a vocation à être élargi, rapidement et prochainement, au nom de l’égalité !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la révision des critères d’accès à l’indemnisation chômage (6 mois travaillés sur les 24 derniers mois au lieu de 4 mois sur les 28 derniers mois). Les jeunes, qui ont un peu travaillé durant leurs vacances, n’auront plus accès à une indemnisation durant leur première recherche d’emploi. Ils sont aussi exclus du RSA.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la réduction programmée de l’indemnisation des personnes qui alternent périodes d’emploi et de chômage. D’une part, cela n’incitera personne à «travailler un peu» pour reprendre pied dans le monde du travail et, d’autre part, les personnes non indemnisées se tourneront vers l’aide sociale : la prime d’activité. Globalement il n’y aura pas d’économie, mais un transfert des dépenses.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la «chasse aux contrats courts» qui correspondent à des besoins ponctuels (hors abus). Le patronat a obtenu la réduction de cette mesure à peu de choses : 7 secteurs seulement, TPE exclues et fourchette de taux resserrée. Heureusement, les contrats courts, s’ils avaient été trop taxés, auraient conduit au recours à des travailleurs indépendants ou à des travailleurs détachés, pour éviter le coût des cotisations sociales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron, dans une vision de gauche, n’a pas pris les mesures nécessaires :


1. Combattre la fraude sociale, plutôt que de diminuer l’accès aux prestations et réduire l’indemnisation,


2. Se désengager de l’indemnisation des travailleurs frontaliers (restant encore à la charge de la France),


3. Remettre en cause l’indemnisation des intermittents du spectacle dont les dépenses continuent fortement à pénaliser le régime de l’assurance chômage. Les salariés, en contrats courts dans l’hôtellerie-restauration par exemple, n’auront pas les mêmes droits que les intermittents du spectacle ! Cette inégalité apparaît très choquante.

  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 394 JUILLET 2019

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


CHÔMAGE, LA MAUVAISE RÉFORME DE MACRON


Communication du MIL du 26 juin 2019


Repère : La réforme de l’assurance-chômage présentée par le Premier ministre vise un objectif budgétaire : atteindre 3,4 milliards d’euros d’économies sur 2020 et 2021. En effet, en l’absence d’une diminution du nombre de chômeurs indemnisés, les dépenses poursuivent leur progression.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son attachement historique au régime d’assurance-chômage. Nous prônons l’équilibre des régimes sociaux, de manière générale, (santé, retraite, etc.), car c’est la condition de pérennité de ces régimes. Il faut dénoncer ceux qui, dans le passé, ont accepté la dérive budgétaire conduisant à une dette de l’ordre de 37 milliards d’euros. Au final, l’État, donc les Français, est garant de cette dette.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la réforme de l’assurance chômage qui reprend les termes de la «lettre de cadrage» adressée aux partenaires sociaux à l’automne 2018, en précisant plusieurs points. Le retard apporté à ces décisions tient simplement à la tenue de l’élection européenne. Contrairement aux discours tenus, cette réforme ne créera aucun emploi, mais réduira les droits et le coût des chômeurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce une réforme de gauche qui va imposer la dégressivité de l’allocation des cadres au bout de 6 mois de chômage. Nul doute que le principe de la dégressivité des allocations a vocation à être élargi, rapidement et prochainement, au nom de l’égalité !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la révision des critères d’accès à l’indemnisation chômage (6 mois travaillés sur les 24 derniers mois au lieu de 4 mois sur les 28 derniers mois). Les jeunes, qui ont un peu travaillé durant leurs vacances, n’auront plus accès à une indemnisation durant leur première recherche d’emploi. Ils sont aussi exclus du RSA.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la réduction programmée de l’indemnisation des personnes qui alternent périodes d’emploi et de chômage. D’une part, cela n’incitera personne à «travailler un peu» pour reprendre pied dans le monde du travail et, d’autre part, les personnes non indemnisées se tourneront vers l’aide sociale : la prime d’activité. Globalement il n’y aura pas d’économie, mais un transfert des dépenses.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la «chasse aux contrats courts» qui correspondent à des besoins ponctuels (hors abus). Le patronat a obtenu la réduction de cette mesure à peu de choses : 7 secteurs seulement, TPE exclues et fourchette de taux resserrée. Heureusement, les contrats courts, s’ils avaient été trop taxés, auraient conduit au recours à des travailleurs indépendants ou à des travailleurs détachés, pour éviter le coût des cotisations sociales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron, dans une vision de gauche, n’a pas pris les mesures nécessaires :


1. Combattre la fraude sociale, plutôt que de diminuer l’accès aux prestations et réduire l’indemnisation,


2. Se désengager de l’indemnisation des travailleurs frontaliers (restant encore à la charge de la France),


3. Remettre en cause l’indemnisation des intermittents du spectacle dont les dépenses continuent fortement à pénaliser le régime de l’assurance chômage. Les salariés, en contrats courts dans l’hôtellerie-restauration par exemple, n’auront pas les mêmes droits que les intermittents du spectacle ! Cette inégalité apparaît très choquante.


LA GAUCHE ÉTUDIANTE TOUJOURS MAJORITAIRE DANS LES UNIVERSITÉS


Communication du MIL du 23 mai 2019


Repères : Les élections des représentants étudiants au Conseil national de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (CNESER) auront lieu à la mi-juin 2019.


Les élections étudiantes nationales donnent l’occasion de mesurer le poids respectif des organisations étudiantes de gauche, d’autant que le rapport des forces évolue avec l’éclatement des partis de gauche entre pôles sociaux-démocrates, socialistes, communistes, extrême-gauche et ultra-gauche.

L’Unef est le syndicat étudiant de la gauche socialiste et communiste. L’Union nationale des Étudiants de France a manifesté le 1er mai 2019 au côté de la CGT, de FO, de la FSU. L’UNEF s’est affaiblie progressivement avec la diminution du nombre de ses adhérents, cela a entraîné des défauts d’implantation. Elle a souffert de la perte de moyens financiers antérieurs par la baisse des subventions de l’État et l’effacement de sa mutuelle étudiante dans laquelle beaucoup de ses responsables avaient un rôle important de gestion en qualité de salariés.


Les dirigeants actuels sont à l’origine de la crise interne car ils ont développé des thèmes sociétaux radicaux sur le racisme, le genre, l’orientation sexuelle, le handicap, «les oppressions systémiques», «la décolonisation». L’Unef a abandonné la priorité de la défense des intérêts étudiants, passée au second plan depuis 2017. Dans des tweets, des responsables de l’Unef dénonçaient les propos déplorant l’incendie de Notre-Dame-De-Paris comme un «délire de petits Blancs». Aux menaces d’exclusion de l’Unef, liées à ces déclarations choquantes, des responsables étudiants, proches des communistes et des islamo-gauchistes (Tendance unité et action syndicale (TUAS)), ont annoncé leurs départs.


Le conflit interne à l’Unef est politique : la majorité est proche de Benoit Hamon (Génération.s) et les partants sont très à gauche. Ces scissionnaires souhaitent autre chose qu’un syndicalisme étudiant lié à la Gauche politique. Le départ des étudiants les plus radicalisés ne surprend pas. La création d’une nouvelle organisation étudiante nationale, par les communistes, reste en suspens pour le moment. Notons que lors du récent Congrès de la CGT, la possibilité de faire adhérer directement à la Centrale des lycéens et des étudiants a été évoquée, mais pas adoptée. Cette piste pourrait être suivie à l’avenir.


La FAGE appartient à la mouvance de la gauche sociale-démocrate. La Fédération des associations générales étudiantes se présente depuis 2017 comme la première organisation étudiante de France. Le Bureau et la Direction de la FAGE sont dans un positionnement proche de celui de la CFDT et du syndicat enseignant SGEN-CFDT avec lequel elle travaille. Par exemple, la FAGE a manifesté lors du 1er mai 2019 au côté de la CFDT et de l’UNSA. Elle est dans un positionnement général pro-Macron et travaille avec le ministère, mais exprime des oppositions sur certains points. Elle reçoit beaucoup de subvention de l’État.


SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S – SYNDICATS DE LUTTES est une organisation de gauche radicale. Cette organisation est membre de l'Union syndicale Solidaires, ce qui en fait le seul «syndicat étudiant» membre d'un syndicat de salariés.


Enfin, des étudiants d’ultra-gauche demeurent présents et actifs (autonomes, anarchistes, écolo-radicaux, etc.) dans une quinzaine d’universités, et constituent des «réserves gauchistes» actives depuis maintenant plus de 50 ans.


Des étudiants de gauche interviennent toujours fréquemment pour empêcher la libre expression des étudiants de l’Union Nationale Inter-Universitaire (UNI), organisation étudiante de la Droite républicaine. Il faut une mobilisation de chaque étudiant, sur ce terrain aussi, contre la gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les étudiants doivent être représentés dans les instances des universités en respectant la liberté d’expression de tous. En revanche, il faut bannir des établissements d’enseignement supérieur toutes les formes d’actions violentes. En particulier, il appartient aux présidents d’universités de proscrire les «blocages d’universités», c’est-à-dire les piquets de grève interdisant l’accès aux cours, travaux pratiques et travaux dirigés.


EUROPÉENNES 2019, DES RAPPORTS DE FORCE EN PLEINE ÉVOLUTION


Communication du MIL du 27 mai 2019


Au-delà de l’élection des représentants français au sein du Parlement européen, les résultats constituent une étape dans la recomposition du paysage politique engagée depuis 2017. Pour les listes ayant eu des élus (donc ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés), on constate plusieurs évolutions.


Pour La France Insoumise (LFI), le résultat (6,31%) est très inférieur à leur espérance. LFI n’a pas profité de l’agitation sociale des «Gilets jaunes». Le divorce avec le Parti Communiste Français (PCF) (2,49%) et les listes d’extrême gauche (Lutte ouvrière, etc.) contribue à expliquer ce faible résultat. La marque politique demeure Jean-Luc Mélenchon et pas LFI. Les prochaines municipales seront difficiles, sauf exception, pour LFI qui a très peu de sortants.


Le Parti Socialiste a éclaté avec des départs à En Marche (dont Manuel Valls) puis le départ de Benoit Hamon (Génération.s). Il a tenté des alliances avec des associations de gauche (Place publique, Nouvelle Donne). Il a échoué avec un score de 6,19%, comme Génération.s avec 3,27%. Il reste au PS une dernière carte à jouer lors des municipales de 2020 dans la mesure où il dispose de nombreux sortants. Des anciens du gouvernement Hollande pourraient aussi tenter de faire un retour.


Europe Écologie-Les Verts (EELV) revient à un score ancien avec 13,47% (en dépit d’une autre liste écologiste à près de 2%). Il bénéficie de la «climatofolie» actuelle, même si plusieurs de ses anciens dirigeants figurent en tête de la liste de Macron ! Ce score va permettre à EELV de se mettre en situation de négocier des places au second tour des élections municipales avec la liste de gauche arrivée en tête.


La liste de gauche sociale-démocrate (LREM-MODEM) de Macron arrive en seconde position (22,41%). Cette liste tire bénéfice d’un vote fédéraliste européen ou plus simplement légitimiste, en plus du vote de ceux qui ont voulu faire barrage au RN. La mobilisation de l’appareil d’État a été poussée à l’extrême dans les semaines qui ont précédé le scrutin. Macron a choisi de s’engager à fond dans cette campagne. Cette méthode ne pourra pas s’appliquer lors des municipales. Tout le jeu va se faire dans le cadre d’ambiguïtés et alliances locales.


L’enracinement politique de LREM ou du MODEM aux prochaines municipales va s’avérer compliqué, au-delà du rachat de sortants. Cette manœuvre a déjà commencé.


Les Républicains et le Centre ont réussi à engager leur retour, en terme de dynamique de campagne, mais avec un résultat à la baisse (8,48%). François-Xavier Bellamy et son équipe ont réalisé une belle campagne. Elle a permis de remobiliser les adhérents (lors de nombreux meetings). Il est à noter la fuite d’électeurs LR au dernier moment, soit vers LREM pour faire barrage à Le Pen, soit vers RN pour faire barrage à Macron. Il s’agit d’un vote de circonstance qui doit rester exceptionnel.


Le Rassemblement national (RN) a presque réussi à retrouver son score de 2014 (23,31% en 2019 pour 24,76% en 2014) dans ce scrutin qui lui a toujours été favorable et il arrive en première place. Il a peu souffert de la présence des deux listes en faveur du FREXIT. Les Patriotes et l’UPR n’ont obtenu à eux deux que 1,82% des exprimés. Par contre, il a bénéficié du vote de ceux qui voulait éviter une victoire de Macron.

 

EUROPÉENNES 2019, UN ÉCHEC POUR MACRON


Communication du MIL du 28 mai 2019


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) présente son analyse des résultats de l’élection européenne.


La participation a été relativement élevée pour ce type d’élection (50,12%), mais c’est bien moins que pour les élections nationales et non comparables aux autres échéances.


FN-RN 2014 : 4.712.461 voix / 24,86 % exprimes / 10.12% inscrits   

Patriotes 2019 : 147.044 voix / 0,65 % exprimes / 0.31% inscrits 

FN-RN 2019 : 5.281.576 voix / 23,31 % exprimes / 11.16% inscrits / 716 159 évolution 2019/2014


UMP-LR 2014 : 3.943.819 voix / 20,81 % exprimes / 8.47% inscrits

UMP-LR 2019 : 1.920.530 voix / 8,48 % exprimes / 4.06% inscrits / -2 023 289 évolution 2019/2014


PS-PRG 2014 : 2.650.357 voix / 13,98 % exprimes / 5.69% inscrits

PS-Hamon 2019 : 2.143.190 voix / 9,46 % exprimes / 4.53% inscrits / -507 167 évolution 2019/2014


Modem-UDI 2014 : 1.884.565 voix / 9,94 % exprimes / 4.05% inscrits

UDI 2019 : 566.746 voix / 2,50 % exprimes / 1.20% inscrits

LREM-Modem 2019 : 5.076.363 voix / 22,41 % exprimes / 10.72% inscrits / 3.758.544 évolution 2019/2014


Les Verts 2014 : 1.696.442 voix / 8,95 % exprimes / 3.64% inscrits

Les Verts 2019 : 3.052.406 voix / 13,47 % exprimes / 6.45% inscrits / 1.355.964 évolution 2019/2014


Front de gauche 2014 : 1.252.730 voix / 6,61 % exprimes / 2.69% inscrits

LFI 2019 : 1.428.386 voix / 6,31 % exprimes / 3.02% inscrits / 175.656 évolution 2019/2014


DLR-DLF 2014 : 724.441 voix / 3,82 % exprimes / 1.56% inscrits

DLR-DLF 2019 : 794.953 voix / 3,51 % exprimes / 1.68% inscrits / 70.512 évolution 2019/2014


(Ce tableau est plus lisible en téléchargeant notre communication en PDF)


Macron (Lrem-Modem) et Le Pen (Rassemblement national) ont conjugué leurs efforts pour polariser le scrutin sur leur supposé «duel». Ils ont réussi cette manœuvre, avec le concours de la plupart des médias et des sondeurs. Mais il n’y a pas de duel dans un scrutin proportionnel. La preuve en est que la liste de la majorité et celle de Le Pen cumulent que 45,72% des suffrages exprimés, soit 21,88% des inscrits. 


Le résultat de 22,41% des suffrages exprimés (10,72% des inscrits) est un échec majeur pour Macron et ses alliés : Modem, Radicaux et Agir. Aucune autre liste n’a défendu son projet politique.

89,28% des électeurs inscrits ont choisi de ne pas voter pour Macron.


Les listes fédéralistes ne rassemblent que 31,1% des suffrages exprimés (14,88% des inscrits) (Lrem-Modem, PS et UDI). Macron est donc minoritaire dans ses positions fédéralistes.


Le Rassemblement National (RN) obtient un bon score (23,31% des exprimés soit 11,16% des inscrits), et il progresse de 716.159 voix par rapport à la précédente échéance où le FN avait obtenu près de 24,86% des exprimés, soit 10,12% des inscrits.


Le faible score de la Droite républicaine (8,5%) prouve que la promotion du «vote utile Macron-Le Pen» a joué à plein dans la dernière ligne droite de la campagne. De nombreux électeurs de droite ont : ou soit voulu faire barrage à Macron en votant Le Pen ; ou soit faire barrage à Le Pen en votant Macron ; ou soit ne sont pas allés voter ou ont voté blanc ou nul. Résultat, la liste a perdu 2.023.289 voix par rapport à 2014.


Si on simplifie à l’extrême, on pourrait dire que 716.159 électeurs LR ont voté Le Pen, 284.896 électeurs ont voté blanc ou nul et 1.022.234 électeurs ont voté pour Macron (il manque ceux qui n’ont pas voté). Mais c’est beaucoup trop simplifier l’analyse.


Les 32,51% des suffrages exprimés obtenus par l’ensemble des listes de gauche dépassent de 10,1 points le score de Macron (LFI, Génération.s, PS, EELV, PCF et Lutte ouvrière) ce qui présente un sérieux risque pour lui.


Macron doit ses voix à quelques électeurs de gauche sociaux-démocrates (ex PS et Modem) mais la plus grande partie (de l’ordre des 2/3) provient du vote de sympathisants de droite, qui se sont égarés lors de ce scrutin, pensant, notamment, faire barrage à Le Pen ou voter pour un parti qui, après avoir laissé les casseurs agir pendant plusieurs semaines, a décidé de rétablir l’ordre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les élus français au parlement européen pèseront peu de chose de par leur dispersion dans les groupes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la priorité actuelle se situe dans une critique de la politique de gauche menée par Macron pour en détacher définitivement des électeurs de droite qui ont été trompés par une communication gouvernementale tapageuse et oppressante. Ce qui va nécessiter un effort soutenu et patient de pédagogie sur chaque dossier. L’enjeu suivant est celui des élections municipales dont l’importance est majeure en vue de 2022.


De même, notre famille politique devra laisser une plus grande place à la diversité des opinions en son sein, mais aussi, nous devons redonner une place aux principes et valeurs gaullistes afin qu’un électeur, lorsqu’il vote LR sache pour qui il vote. Nous devons être un phare dans la brume. Cela a été beaucoup oublié par certains, alors que d’autres ont essayé d’enfiler ce costume sans aucune conviction.


ENVIRONNEMENT- ÉCOLOGIE : LA BONNE LECTURE


Communication du MIL du 20 juin 2019


Repère : Derrière le terme générique d'écologie, on trouve des éléments de nature très différente. Notamment des sujets consensuels à traiter, des questions politiques posant toujours débat, des discours incantatoires de fin du monde et des projets radicaux contre notre société. Il faut se garder de toute confusion, faire le tri pour, au final, protéger en premier lieu l'homme et le progrès.


L’écologie est un sujet transversal à prendre en compte.


La prise en compte des enjeux environnementaux est un impératif politique. Elle implique aujourd’hui une approche transversale à de nombreuses politiques classiques. C’est le cas des politiques de santé, d’alimentation, de logement, d’énergie, de logistique et de transport, de sauvegarde du patrimoine naturel. Ces questions se posent et nécessitent des réponses politiques. Il faut bien distinguer, d’une part, les progrès à l’analyse objective de l’état de l’environnement à ce jour et, d’autre part, les prévisions à court ou long termes, prévisions qui restent par nature des hypothèses. Les chiffres annoncés pour 2050 ou 2100 sont à relativiser grandement !


Il faut distinguer quatre niveaux d’approches.


En premier lieu, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’il existe des sujets consensuels pour lesquels les problèmes qui se posent portent surtout sur les moyens à engager, le choix du rythme et du calendrier. Il existe un consensus pour rénover l’isolation thermique, les fenêtres et le mode de chauffage des logements anciens, le problème reste de financer ces travaux. De même, il existe un consensus pour collecter et traiter les déchets, pour recycler ce qui peut l’être, pour éviter toute pollution industrielle, pour retirer du marché des produits dont la dangerosité est établie. La discussion porte sur l’importance de la mobilisation des impôts et des taxes et leurs utilisations.


En second lieu, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note qu’il existe d’autres sujets qui font l’objet de débats de fond où s’opposent des points de vue totalement opposés. On peut citer l’avenir : de la production des centrales nucléaires, des projets de construction de nouveaux aéroports, de centres commerciaux ou de barrages hydrauliques, de l’interdiction de la circulation automobile sur une partie de territoire. On demeure sur ces points dans le cadre de débats politiques classiques au sein de la République. Il faut donc s’engager dans les débats.


En troisième lieu, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce également les discours incantatoires (à tonalité plus ou moins sectaire), portés par divers responsables, sur ce qu’il est convenu d’appeler le «climat». Ils ne portent pas sur une approche réaliste, mais alimentent un fantasme classique de fin du monde. Ces multiples slogans sont répercutés par certains journalistes. La médiatisation d’une adolescente autiste scandinave portant une pancarte «sur le climat» débouche sur une mise en cause de la société s’opposant à une approche raisonnée de problèmes à prendre en compte. Ces discours incantatoires mélangent tout, en amalgamant des informations dont certaines sont totalement inexactes. Leur effet, ou leur objet, profond est la mise en cause des dirigeants, des institutions et des entreprises. Par conséquent, ils participent à une forme de subversion vis-à-vis des gouvernements et de la société. Ces discours impactent une petite partie de la jeunesse. Ils sont exploités par des partis politiques comme Europe Écologie Les Verts (EELV) pour accéder au pouvoir politique ou à des fonctions électorales.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la présence dangereuse de plusieurs milliers d’écologistes radicaux anticapitalistes (post-marxistes) porteurs de positions extrémistes dangereuses. Ces activistes ne mettent en cause ni plus ni moins que la place de la femme et de l'homme sur la planète. Cette mouvance se situe dans une logique d’une décroissance de la société, plus ou moins avouée selon les circonstances. Elle conduit à des actions d’occupations illégales de territoires (ZAD), de sabotages (voies ferrées, centrales électriques, etc.), à des violences physiques et morales (émeutes urbaines), à la production de fausses nouvelles à partir de pseudo études scientifiques ou de rumeurs sur les réseaux sociaux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend une analyse réaliste et constructive en faveur de l’humain et de l’environnement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la présence de nombreuses contradictions et de paradoxes dans les positions et les choix des politiques sur l’environnement. Il faut contribuer à éviter les nombreux écueils.


Par exemple en Allemagne, le mouvement de fermeture des centrales nucléaires a conduit à la relance des centrales à charbon et, désormais, à l’exploitation du lignite, donc d’une explosion de la production de CO2 ! Il convient de déterminer les propositions absurdes, de les dénoncer et de les combattre. Beaucoup de propositions, exposées doctement, sont farfelues, volontairement ou non. Il faut garder un esprit critique.


De même, la volonté de progresser vers l’usage de l’électricité comme énergie des véhicules apparaît bonne. Mais elle nécessite de disposer de la production électrique nécessaire pour alimenter les véhicules et donc de moyens de stockage qui, à ce jour, n’existent pas.


Les fréquentes références au «changement climatique» dans le bulletin météo à chaque évènement chaud (canicule en Corse) ou froid (neige dans les Pyrénées), apparaissent comme très généralement infondées et alimentent l’inquiétude. Le jeu sur les données statistiques et les pointes de chaleur ou de froid ont comme seule vocation journalistique d’attirer l’attention par le scandale.


Une part de raison est nécessaire pour aborder chaque problème. Celle-ci n’est pas toujours là.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’action en faveur de notre environnement doit mobiliser «recherche et développement» de manière beaucoup plus importante qu’aujourd’hui. Pour assurer la protection de notre environnement, la réponse sera scientifique et technologique.

Dans ce domaine, il faut viser des solutions économiquement rentables. Par exemple, le développement d’énergies renouvelables ne doit pas se faire à perte pour réussir. Il s’agit des conditions de réalisation concrète des objectifs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les négociations européennes et internationales (type COP21) sur ces sujets sont, bien entendu, à poursuivre. Mais elles doivent être considérées pour ce qu’elles sont. Il peut y avoir des échanges entre pays, voire des déclarations communes d’intention, mais nul n’imposera des mesures contraignantes à des pays souverains.


La priorité est donc de traiter ces enjeux environnementaux au niveau de la France, à la fois pour notre environnement, pour participer à l’effort général et pour proposer un modèle, voire des technologies nouvelles, dans tous les domaines. Se défausser des questions d’environnement à un niveau européen comme le propose Macron (avec son projet de Banque européenne du climat) est une faute.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’homme doit toujours rester au centre des préoccupations et, par suite, l’environnement, la faune et la flore sont à préserver.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend le principe de la poursuite d’un développement humain, équilibré et responsable, dans tous les domaines, par opposition aux écolos déclinistes tentés par une décroissance généralisée.



  


LES PRINCIPES DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 19 juillet 2019

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En premier lieu, le Gaullisme a marqué l’histoire de France au 20ème siècle en 1940, 1944, 1948, 1958 ou 1968. Il importe de s’en souvenir et d’en témoigner, pour transmettre les leçons de l’histoire aux nouvelles générations. En second lieu, en 2019, demeure l’esprit gaulliste. Il s’applique parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels, quand on s’y attache.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, des lobbies, des sectes et de tous groupements d’intérêts.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, ou des entreprises multinationales reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Cette indépendance a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques ou écoles de pensée. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire.

Une défense globale de l’environnement. La défense de l’identité nationale, de notre langue, de notre patrimoine historique, de nos paysages et de notre milieu naturel nature (air, eau, faune et flore) constitue un ensemble nécessaire à la sauvegarde de notre environnement. La lutte pour limiter ou arrêter les migrations à nos frontières entre dans cette exigence.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus pauvres et les plus en difficulté dans la société. L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. L’objectif est d’atteindre le plein emploi et de développer une meilleure association capital-travail.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité pour maintenir et renouveler notre population. Le modèle familial reste composé d’une femme et d’un homme ayant des enfants qu’ils élèvent, au-delà de tous les accidents de la vie. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. La transformation de l’éducation et de la formation s’impose pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique et la sauvegarde de nos entreprises. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec la défense de la libre entreprise en France. Il faut baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de mieux gérer la France.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs.


  

MACRON ET LA «PMA SANS PÈRE» - POUR DIVISER LA FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 17 juillet 2019

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Repère : Le projet de loi comprenant l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules va être présenté fin juillet 2019 pour un examen à l’Assemblée nationale en septembre. Ce calendrier est choisi pour éviter une mobilisation contre ce texte. Macron applique encore et toujours son programme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’oppose totalement à l’ouverture de la PMA aux femmes seules, comme aux couples de femmes, dans la mesure où cette opération a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que ce mode de procréation d’un enfant va radicalement à l’encontre de ses intérêts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le refus de la «PMA sans père» est très partagé. Même des personnalités de gauche sont hostiles à cette mesure et l’ont déjà exprimé. A titre d’exemple, la philosophe, Sylviane Agacinski, épouse de Lionel Jospin, vient de publier une tribune bien argumentée contre la «PMA sans père». La stratégie de Macron consiste à dire que le débat est «apaisé» et qu’il n’existe plus aucune opposition à la fabrication d’«enfants sans père». Cet argument est décliné par le gouvernement sur le thème «passez, il n’y a rien à voir». Une députée LREM vient même d’être exclue du groupe parlementaire pour avoir pris position sur ce sujet. Réduire l’opposition à ce projet de loi aux organisations religieuses est une contre vérité. La publication de sondages arrangés sur le sujet est aussi une manœuvre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la revendication communautariste des organisations homosexuelles reçoit le soutien d’un courant politique «libéral libertaire», porté par Macron, qui souhaite répondre au «désir d’enfant» pour «Vivre sans temps mort, jouir sans entraves» (slogan de mai 68). Il s’agit d’une illustration de la «bobo-attitude» individualiste, selon laquelle tout est permis, sans se préoccuper ni de l’enfant, ni de la société.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que des débats se sont ouverts, au sein même de la communauté homosexuelle, sur les conséquences de l’adoption de la «PMA sans père». Ils concernent en particulier : la reconnaissance de la filiation des enfants fabriqués (comment qualifier les parents, avant ou après la naissance) ; leur droit éventuel à la connaissance de leur origine ; la disponibilité du sperme (marchandisation des gamètes) ; le stockage des ovocytes.


Nous ne participons pas à ces débats, à ce stade, étant opposés sur le principe à la «PMA sans père».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) va au-delà de l’enjeu présenté dans ce futur projet et dénonce l'ouverture de la PMA aux couples de femmes qui conduira automatiquement, au nom de l'égalité, à l'ouverture de la Gestion Pour Autrui (GPA) pour les couples d'hommes. C’est-à-dire à la marchandisation (location) du corps des femmes. Macron a d’ailleurs déjà validé l’idée de la reconnaissance de la filiation d’un enfant né par GPA à l’étranger. La «fabrication de l’enfant» pose un problème général qui n’est plus du domaine du futur, car beaucoup de réalisations sont médicalement possibles : la sélection des naissances sur le sexe (en Chine communiste) ou de manipulations génétiques, le clonage (qui a été rodé pour des animaux), la production d’enfants à partir de matériaux humains (projet nazi), etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), conscient de la dangerosité de ces projets, habillés sous le terme de «transhumanisme», affirme son opposition radicale à ces divers modes de fabrication d’enfants. D’une manière générale, le progrès médical doit être étroitement encadré par des choix éthiques de la société.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle ses militants et sympathisants à participer activement à toutes les mobilisations qui pourront être engagées contre la «PMA sans père» et appelle ses sympathisants à se joindre à toutes les initiatives locales et nationales menées en ce sens.

  

SAUVER LE BAC POUR ASSURER L’ÉGALITÉ ENTRE LES JEUNES

Télécharger la communication du MIL du 10 juillet 2019

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Repère : Le baccalauréat 2019 a été entaché par une affaire de fraude et troublé par une grève d'enseignants hostiles à la réforme du lycée, qui ont décidé d'une rétention des copies dans certaines académies. Des dysfonctionnements importants ont pu être constatés.


Les résultats du bac ont bien été rendus publics pour les 743.000 candidats, mais, pour y parvenir, le ministre de l'Education nationale, Blanquer, a mobilisé des moyens considérables et contestables, notamment la remise de notes provisoires (notes de contrôle continu faute de remise des copies notées), la saisie de notes sans respecter l’anonymat, la tenue de jurys illégaux. Ce déroulement du bac donne une image négative de l’examen. Cette situation appelle de notre part des commentaires de plusieurs ordres.


Il faut dénoncer le sabotage du baccalauréat 2019 par des syndicats enseignants principalement d’extrême gauche (Snes-FSU, SUD-Education, CGT…). Ce mouvement de grève a conduit des professeurs à conserver les copies de l’examen et à ne pas transmettre les notes du bac. Sans commenter ici la réforme des lycées, qui est critiquable, la mise en cause du déroulement du bac est une action inacceptable.


Il faut condamner le choix de Macron et de Blanquer de passer en force, avec tous les moyens possibles, uniquement pour des raisons de communication politique. Il aurait fallu attendre le rendu des copies et une tenue normale des jurys pour proclamer les résultats du bac. Blanquer a choisi de minorer l’impact de l’action syndicale (réduisant le nombre des enseignants engagés dans l’action à 400 !) et a laissé se produire des dysfonctionnements inacceptables pour les lycéens, leur famille et l’image du bac.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son attachement profond au baccalauréat, c’est-à-dire à un examen, ouvert à tous, qui permet d’établir le mérite personnel de chacun dans le cadre d’une épreuve de qualité pour assurer l’égalité entre les jeunes. Historiquement, nous avons été hostiles à la formule de «80% des jeunes au niveau Bac», pour ses nombreux défauts (prolongation inutile d’études). Mais il n’est pas question de revenir sur la situation présente, à condition de bien vouloir reconnaitre qu’il existe plusieurs séries de Bac différents et de mentions qui conduisent à une forme de hiérarchie des résultats obtenus au Bac, attestée par les résultats ultérieurs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) revendique que les résultats du bac soient pris en compte pour l’accès à l’enseignement supérieur. La procédure Parcoursup ne les prend actuellement pas en compte. Or, les notes du bac mettent tous les lycéens à égalité, elles ont une valeur supérieure aux notes de contrôle continu, qui dépendent de l’établissement, des enseignants et de son mode de notation. Cette prise en compte des résultats du bac est indispensable.

  

LE GAULLISME EST-IL MORT ?

Par Pierre HABIB-DELONCLE, Président de l’Association 30 Mai 68

Télécharger la communication du MIL du 16 juillet 2019

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Nous avons souhaité publier le libre propos sous forme d’un cri d’alarme de notre compagnon Pierre Habib-Deloncle. Il s’agit d’une reconnaissance du rôle que mène et que veut mener le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pour défendre les valeurs gaullistes, civiques et patriotiques, et aussi pour empêcher certains de tenter de tuer le gaullisme politique et d’action pour le transformer en un gaullisme de commémoration, en effaçant le message politique et sociétal du Général Charles de Gaulle. Le MIL

 

Cela fait 65 ans, le 18 Juin, que je me suis rendu à mon premier Mont-Valérien. C’était pendant la Traversée du désert. La clairière était remplie de compagnons fidèles qui étaient pleins d’espoir et qui espéraient l’avenir de la France avec de Gaulle. Ils furent comblés en 1958 et ils vécurent comme tous les Français dix années glorieuses. C’est à ce moment-là que fut formé un socle magnifique sur lequel vit encore notre pays, malgré les sérieux amoindrissements, qui, au fil des 60 dernières années, l’ont en bonne partie affaibli.


Qu’en est-il aujourd’hui ? Le Gaullisme est-il mort ? Lors de conversations avec de vieux compagnons, nous constatons que le Gaullisme n’est plus représenté sur l’échiquier politique français. Si l’on avait eu besoin d’une démonstration, le résultat des élections européennes aurait parfaitement fait l’affaire. A la question posée, apparemment, on ne peut que répondre oui malheureusement.


Pourtant, tout le monde ou presque se dit gaulliste, pour, dans la réalité, faire exactement le contraire.  Le Président Macron disait l’autre jour devant la statue du Général : «On sait ce qu’on lui doit !». Cela ne l’empêche pas  de mener une politique qui est loin du Gaullisme. En politique étrangère, il prône le multilatéralisme, il va vers l’Europe intégrée au lieu de promouvoir l’Europe des Nations qui est pourtant la seule voie pour sauver l’Europe, il place la France encore un peu plus loin dans l’orbite américaine poursuivant la démarche de Sarkozy lorsque ce dernier nous avait fait réintégrer l’OTAN. L’instauration de la proportionnelle, si faible soit-elle, est contraire au Gaullisme, qui veut que les élections dégagent une majorité assurant la stabilité et permettant un Etat fort. Elle entraîne une nouvelle détérioration des institutions de 1958, auxquelles il faudrait pourtant revenir, en les aménageant sur quelques détails, notamment la cohabitation.


La France continue à s’affaiblir. Sa grandeur diminue. Elle perd rapidement son poids sur la scène internationale. Quelles sont son influence dans le monde et sa puissance aujourd’hui ? Quasiment rien. La France est dans une situation catastrophique. Tout le monde se voile la face. Dans ce domaine, l’immense actif fabriqué par de Gaulle est pratiquement dissous. Au lieu d’entreprendre de nouvelles conquêtes, on préfère s’envaser dans de tout petits sujets de la dimension des caniveaux.


À gauche et à l’extrême gauche, qui ne valent pas mieux que l’extrême-droite, on continue imperturbablement de véhiculer la lutte des classes alors que le Gaullisme appelle au rassemblement, au rassemblement patriotique. L’extrême-droite a toujours été antigaulliste, elle a le plus souvent préférer voter à gauche plutôt que de choisir les gaullistes. Elle est toujours prisonnière des mauvaises herbes qui ont pris racine à Vichy. Sa position et ses campagnes pour l’instauration de la proportionnelle sont incompatibles avec le Gaullisme.


Les macronistes, au milieu desquels pullulent des Strauss-Kahniens défroqués, n’ont pas un projet ambitieux. Ils surfent sur l’alternative de Macron, nationalisme-progressisme qui n’a pas de sens, comme si on ne pouvait pas être à la fois pour la Nation et pour le progrès.  Rejeter la nation est aux antipodes du Gaullisme. Michel Debré écrivait : «Jusqu’à notre dernier souffle, au service de la Nation !». Le quotidien gaulliste s’appelait «La Nation». Sommes-nous nationalistes demandait Alain Peyrefitte à Charles de Gaulle. Après un temps de réflexion, ce dernier de répondre : «Nous ne sommes pas nationalistes, nous sommes des nationaux !». Autrement dit, Macron, qui n’a jamais parlé de l’Europe des Nations, se serait opposé à de Gaulle sur  ce thème fondamental qu’est l’Europe.


Les centristes, toujours assis entre deux chaises, sont toujours allergiques aux grandes orientations du Général et à ses principes d’action. Il reste les  Républicains. Ces derniers sont théoriquement les successeurs des mouvements gaullistes. Mais, ressemblant plus à l’UDF qu’au RPR, ils ne se réclament plus du gaullisme. C’est devenu un syndicat de porteurs de mandats, d’élus locaux et d’attachés parlementaires, de niveau assez faible, qui traitent les problèmes à l’aune des «territoires», ce mot bateau qu’on prononce à tous les coins de discours. Incapables de bâtir un projet qui tire la France vers le haut, ils se contentent comme les macronistes de traiter des questions de détail. Eric Woerth, à qui je parlais de grands hommes, les a balayés d’un grand revers de la main : «Il n’y a plus de grands hommes !» oubliant RENAN qui écrivait : «En somme, la fin de l’humanité, c’est de produire des grands hommes, rien d’autre que des grands hommes. C’est par les grands hommes que passera le salut». La vacuité des Républicains s’est traduite par la déconfiture que l’on sait. Les Républicains n’auront d’avenir que s’ils retrouvent le Gaullisme.

Le Peuple français se laisse aller. Il n’a qu’une vision étroite  des grands enjeux, notamment internationaux et mondiaux. Il vogue des problèmes de société aux recettes de cuisine. On vient de le constater lors du débat européen. On a réussi à faire croire que la question était pour ou contre l’Europe alors que le choix était ternaire : la fin de l’Europe, l’Europe intégrée -et la fin des peuples et nations-, l’Europe des Nations, autour duquel tous pouvaient se retrouver. Un mot a été quasiment absent de la campagne : l’indépendance ! Les malentendus demeurent.


Le Peuple français ne voit pas loin. Est-il encore solidaire de la Patrie ? Trouverait-on encore à l’Ile-de-Sein beaucoup d’hommes capables de traverser la Manche pour rejoindre la France Libre ? Y-a-t-il encore beaucoup de Français qui accepteraient de mourir pour leur pays ? Qui est prêt, au nom de l’intérêt général, à faire passer la France avant les Français ?  A vouloir une belle croissance assise sur une économie de production et une recherche qui trouve avant les autres –notamment en matière de Défense-, à instaurer la Participation qui doit constituer la nouvelle politique sociale du Pays comme le pensait Chaban-Delmas, à lancer une grande Fondation pour l’Afrique. Par exemple !


De Gaulle ? «Mais, mon bon Monsieur, c’est loin, c’est une autre époque», dit madame Michu, sans chercher à porter un jugement de valeur sur ce qui se faisait et sur ce qui se fait maintenant. Ceux qui ont connu l’époque gaulliste sont affligés de voir des journalistes prendre comme seules références les septennats de Sarkozy et de Hollande. De Gaulle ? «Ne me parle plus de lui», me dit une vieille amie, pourtant proche du Général.


Alors, en regardant tout le paysage, on ne peut que conclure à la mort du Gaullisme. Pourtant, «le dernier mot est-il dit ?». Non ! Si les flammes n’apparaissent plus, les braises sont toujours là. Beaucoup, silencieux, guettent toujours la lueur de l’espérance. Ils relisent de Gaulle, 50 ans après, et ils se disent «Bon sang ! Mais c’est ça qu’il faut faire». Ils ne sont plus très nombreux, ceux qui ont vécu cette époque, ceux qui ont manifesté le 30 Mai 1968. Il est urgent qu’ils transmettent. Compagnons gaullistes, de gauche, de droite et d’ailleurs, regroupons nous pour une nouvelle époque de la grandeur de la France. Après tout, il nous l’a dit avant de partir : «l’immense armée de ceux qui me soutiennent et qui, de toute manière, détiennent l’avenir». Faisons revivre le Gaullisme !

  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 395 JUILLET-AOUT 2019

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


MACRON ET LA «PMA SANS PÈRE» - POUR DIVISER LA FRANCE

Communication du MIL du 17 juillet 2019


Repère : Le projet de loi comprenant l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules va être présenté fin juillet 2019 pour un examen à l'Assemblée nationale en septembre. Ce calendrier est choisi pour éviter une mobilisation contre ce texte. Macron applique encore et toujours son programme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s'oppose totalement à l'ouverture de la PMA aux femmes seules, comme aux couples de femmes, dans la mesure où cette opération a pour conséquence de «produire» un enfant sans père et que ce mode de procréation d'un enfant va radicalement à l'encontre de ses intérêts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le refus de la «PMA sans père» est très partagé. Même des personnalités de gauche sont hostiles à cette mesure et l'ont déjà exprimé. A titre d'exemple, la philosophe, Sylviane Agacinski, épouse de Lionel Jospin, vient de publier une tribune bien argumentée contre la «PMA sans père». La stratégie de Macron consiste à dire que le débat est «apaisé» et qu'il n'existe plus aucune opposition à la fabrication d'«enfants sans père». Cet argument est décliné par le gouvernement sur le thème «passez, il n'y a rien à voir». Une députée LREM vient même d'être exclue du groupe parlementaire pour avoir pris position sur ce sujet. Réduire l'opposition à ce projet de loi aux organisations religieuses est une contre vérité. La publication de sondages arrangés sur le sujet est aussi une manœuvre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la revendication communautariste des organisations homosexuelles reçoit le soutien d'un courant politique «libéral libertaire», porté par Macron, qui souhaite répondre au «désir d'enfant» pour «Vivre sans temps mort, jouir sans entraves» (slogan de mai 68). Il s'agit d'une illustration de la «bobo-attitude» individualiste, selon laquelle tout est permis, sans se préoccuper ni de l'enfant, ni de la société.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que des débats se sont ouverts, au sein même de la communauté homosexuelle, sur les conséquences de l'adoption de la «PMA sans père». Ils concernent en particulier : la reconnaissance de la filiation des enfants fabriqués (comment qualifier les parents, avant ou après la naissance) ; leur droit éventuel à la connaissance de leur origine ; la disponibilité du sperme (marchandisation des gamètes) ; le stockage des ovocytes.


Nous ne participons pas à ces débats, à ce stade, étant opposés sur le principe à la «PMA sans père».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) va au-delà de l'enjeu présenté dans ce futur projet et dénonce l'ouverture de la PMA aux couples de femmes qui conduira automatiquement, au nom de l'égalité, à l'ouverture de la Gestion Pour Autrui (GPA) pour les couples d'hommes. C'est-à-dire à la marchandisation (location) du corps des femmes. Macron a d'ailleurs déjà validé l'idée de la reconnaissance de la filiation d'un enfant né par GPA à l'étranger. La «fabrication de l'enfant» pose un problème général qui n'est plus du domaine du futur, car beaucoup de réalisations sont médicalement possibles : la sélection des naissances sur le sexe (en Chine communiste) ou de manipulations génétiques, le clonage (qui a été rodé pour des animaux), la production d'enfants à partir de matériaux humains (projet nazi), etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), conscient de la dangerosité de ces projets, habillés sous le terme de «transhumanisme», affirme son opposition radicale à ces divers modes de fabrication d'enfants. D'une manière générale, le progrès médical doit être étroitement encadré par des choix éthiques de la société.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle ses militants et sympathisants à participer activement à toutes les mobilisations qui pourront être engagées contre la «PMA sans père» et appelle ses sympathisants à se joindre à toutes les initiatives locales et nationales menées en ce sens.


RÉFÉRENDUM CONTRE LA PRIVATISATION D'ADP

Communication du MIL du 18 juillet 2019


Repère : Le dépôt des soutiens des électeurs en faveur de la Proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris (2019-572) s'est ouvert le 13 juin 2019 et se terminera le 12 mars 2020.


Macron a fait adopter le principe de la privatisation d'ADP (ex-Aéroports de Paris) dans la cadre de la loi PACTE (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).


Une initiative parlementaire est venu mettre en cause cette décision en affirmant que l'aménagement, l'exploitation et le développement des aérodromes de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et de Paris-Le Bourget revêtent le caractère d'un service public national.


La privatisation d'ADP priverait l'État d'une manne financière, comme du contrôle sur les décisions stratégiques tout en risquant de nuire à la qualité de l'accueil des voyageurs. Le Conseil constitutionnel a confirmé la validité de cette démarche de Référendum d'Initiative Partagée (RIP) visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris. Par suite, le gouvernement a dû suspendre la mise en œuvre de cette disposition de la loi votée. Une procédure de collecte de signatures de cette pétition en faveur d'un Référendum d'Initiative Partagée a été ouverte sur internet. Cette pétition doit maintenant recueillir au moins 4.717.396 signatures, soit un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales au minimum. Cet objectif est élevé, mais réalisable. Au terme de cette procédure, une consultation de la population pourra avoir lieu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son profond attachement au caractère de service public national de toutes les infrastructures de transport en France (routière, autoroutière, ferroviaire, portuaire et aéroportuaire) car il s'agit d'un enjeu d'indépendance nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la politique de Macron en faveur de la privatisation d'entreprises stratégiques pour l'intérêt de la Nation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu'une convergence politique ponctuelle sur un objectif simple et lisible, «le refus de la privatisation d'ADP», apparaît opportune. C'est pourquoi nous nous sommes félicités, dès le départ, de la démarche engagée par 248 parlementaires en faveur de l'organisation de ce Référendum d'Initiative Partagée. Cette initiative commune réunit, dans l'intérêt de la France, des députés et sénateurs de partis politiques divers : Les Républicains, LFI, PS, LR, PCF et du groupe «Libertés et territoires».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle ses militants et sympathisants à soutenir et faire soutenir la demande de la tenue d'un référendum.


POUR SOUTENIR LA DEMANDE DE REFERENDUM D'INITIATIVE PARTAGEE :

-Se connecter au site dédié par le gouvernement au RIP à l'adresse suivante :

https://www.referendum.interieur.gouv.fr/initiatives_encours

-Se munir de sa carte d'identité ou de son passeport.

-Fournir les renseignements demandés vous concernant et répondre à une question de lisibilité.

-Le site confirme alors la bonne saisie de votre soutien.

-Vous recevrez un récépissé numéroté confirmant votre soutien à la demande (par courriel).

Le soutien de la demande de tenue de ce référendum ne présume pas de votre vote lors du scrutin.


LES PRINCIPES DU GAULLISME

Communication du MIL du 19 juillet 2019


En premier lieu, le Gaullisme a marqué l'histoire de France au 20ème siècle en 1940, 1944, 1948, 1958 ou 1968. Il importe de s'en souvenir et d'en témoigner, pour transmettre les leçons de l'histoire aux nouvelles générations. En second lieu, en 2019, demeure l'esprit gaulliste. Il s'applique parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l'ensemble des sujets actuels, quand on s'y attache.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l'esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, des lobbies, des sectes et de tous groupements d'intérêts.


L'indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, ou des entreprises multinationales reste un élément fondamental de l'esprit gaulliste. Cette indépendance a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d'une ligne indépendante n'empêche pas, par ailleurs, d'avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Le rassemblement de tous les Français. L'esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l'ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd'hui de profondes divisions entre les divers partis politiques ou écoles de pensée. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L'esprit gaulliste va dans le sens de l'existence dans notre pays d'un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l'État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l'élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d'une politique échappant pour l'essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n'a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s'abstraire des institutions.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L'esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l'indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l'équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s'est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L'esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd'hui, dans la lutte contre l'idéologie islamiste totalitaire.


Une défense globale de l'environnement. La défense de l'identité nationale, de notre langue, de notre patrimoine historique, de nos paysages et de notre milieu naturel nature (air, eau, faune et flore) constitue un ensemble nécessaire à la sauvegarde de notre environnement. La lutte pour limiter ou arrêter les migrations à nos frontières entre dans cette exigence.


Une exigence de justice sociale. L'esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l'État à destination des personnes les plus faibles, les plus pauvres et les plus en difficulté dans la société. L'attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l'esprit gaulliste. L'objectif est d'atteindre le plein emploi et de développer une meilleure association capital-travail.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l'éducation. La famille est considérée, dans l'esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c'est pourquoi une politique nataliste reste une priorité pour maintenir et renouveler notre population. Le modèle familial reste composé d'une femme et d'un homme ayant des enfants qu'ils élèvent, au-delà de tous les accidents de la vie. De même, l'éducation nationale et l'enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l'intervention de l'État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. La transformation de l'éducation et de la formation s'impose pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L'esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l'engagement et de l'entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l'État dans le développement économique. L'esprit gaulliste affirme la responsabilité de l'État dans le développement économique et la sauvegarde de nos entreprises. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec la défense de la libre entreprise en France. Il faut baisser les dépenses publiques de l'État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de mieux gérer la France.


Un pragmatisme politique. L'esprit gaulliste ne s'inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d'atteindre les objectifs fixés, comme l'indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l'unité intérieure du pays. L'esprit gaulliste laisse le choix des modalités d'actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs.



LE GAULLISME EST-IL MORT ?

Par Pierre HABIB-DELONCLE, Président de l'Association 30 Mai 68

Nous avons souhaité publier le libre propos sous forme d'un cri d'alarme de notre compagnon Pierre Habib-Deloncle. Il s'agit d'une reconnaissance du rôle que mène et que veut mener le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pour défendre les valeurs gaullistes, civiques et patriotiques, et aussi pour empêcher certains de tenter de tuer le gaullisme politique et d'action pour le transformer en un gaullisme de commémoration, en effaçant le message politique et sociétal du Général Charles de Gaulle. Le MIL


Communication du MIL du 16 juillet 2019   


Cela fait 65 ans, le 18 Juin, que je me suis rendu à mon premier Mont-Valérien. C'était pendant la Traversée du désert. La clairière était remplie de compagnons fidèles qui étaient pleins d'espoir et qui espéraient l'avenir de la France avec de Gaulle. Ils furent comblés en 1958 et ils vécurent comme tous les Français dix années glorieuses. C'est à ce moment-là que fut formé un socle magnifique sur lequel vit encore notre pays, malgré les sérieux amoindrissements, qui, au fil des 60 dernières années, l'ont en bonne partie affaibli.


Qu'en est-il aujourd'hui ? Le Gaullisme est-il mort ? Lors de conversations avec de vieux compagnons, nous constatons que le Gaullisme n'est plus représenté sur l'échiquier politique français. Si l'on avait eu besoin d'une démonstration, le résultat des élections européennes aurait parfaitement fait l'affaire. A la question posée, apparemment, on ne peut que répondre oui malheureusement.


Pourtant, tout le monde ou presque se dit gaulliste, pour, dans la réalité, faire exactement le contraire.  Le Président Macron disait l'autre jour devant la statue du Général : «On sait ce qu'on lui doit !». Cela ne l'empêche pas  de mener une politique qui est loin du Gaullisme. En politique étrangère, il prône le multilatéralisme, il va vers l'Europe intégrée au lieu de promouvoir l'Europe des Nations qui est pourtant la seule voie pour sauver l'Europe, il place la France encore un peu plus loin dans l'orbite américaine poursuivant la démarche de Sarkozy lorsque ce dernier nous avait fait réintégrer l'OTAN. L'instauration de la proportionnelle, si faible soit-elle, est contraire au Gaullisme, qui veut que les élections dégagent une majorité assurant la stabilité et permettant un Etat fort. Elle entraîne une nouvelle détérioration des institutions de 1958, auxquelles il faudrait pourtant revenir, en les aménageant sur quelques détails, notamment la cohabitation.


La France continue à s'affaiblir. Sa grandeur diminue. Elle perd rapidement son poids sur la scène internationale. Quelles sont son influence dans le monde et sa puissance aujourd'hui ? Quasiment rien. La France est dans une situation catastrophique. Tout le monde se voile la face. Dans ce domaine, l'immense actif fabriqué par de Gaulle est pratiquement dissous. Au lieu d'entreprendre de nouvelles conquêtes, on préfère s'envaser dans de tout petits sujets de la dimension des caniveaux.


À gauche et à l'extrême gauche, qui ne valent pas mieux que l'extrême-droite, on continue imperturbablement de véhiculer la lutte des classes alors que le Gaullisme appelle au rassemblement, au rassemblement patriotique. L'extrême-droite a toujours été antigaulliste, elle a le plus souvent préférer voter à gauche plutôt que de choisir les gaullistes. Elle est toujours prisonnière des mauvaises herbes qui ont pris racine à Vichy. Sa position et ses campagnes pour l'instauration de la proportionnelle sont incompatibles avec le Gaullisme.


Les macronistes, au milieu desquels pullulent des Strauss-Kahniens défroqués, n'ont pas un projet ambitieux. Ils surfent sur l'alternative de Macron, nationalisme-progressisme qui n'a pas de sens, comme si on ne pouvait pas être à la fois pour la Nation et pour le progrès.  Rejeter la nation est aux antipodes du Gaullisme. Michel Debré écrivait : «Jusqu'à notre dernier souffle, au service de la Nation !». Le quotidien gaulliste s'appelait «La Nation». Sommes-nous nationalistes demandait Alain Peyrefitte à Charles de Gaulle. Après un temps de réflexion, ce dernier de répondre : «Nous ne sommes pas nationalistes, nous sommes des nationaux !». Autrement dit, Macron, qui n'a jamais parlé de l'Europe des Nations, se serait opposé à de Gaulle sur  ce thème fondamental qu'est l'Europe.


Les centristes, toujours assis entre deux chaises, sont toujours allergiques aux grandes orientations du Général et à ses principes d'action. Il reste les Républicains. Ces derniers sont théoriquement les successeurs des mouvements gaullistes. Mais, ressemblant plus à l'UDF qu'au RPR, ils ne se réclament plus du gaullisme. C'est devenu un syndicat de porteurs de mandats, d'élus locaux et d'attachés parlementaires, de niveau assez faible, qui traitent les problèmes à l'aune des «territoires», ce mot bateau qu'on prononce à tous les coins de discours. Incapables de bâtir un projet qui tire la France vers le haut, ils se contentent comme les macronistes de traiter des questions de détail. Eric Woerth, à qui je parlais de grands hommes, les a balayés d'un grand revers de la main : «Il n'y a plus de grands hommes !» oubliant RENAN qui écrivait : «En somme, la fin de l'humanité, c'est de produire des grands hommes, rien d'autre que des grands hommes. C'est par les grands hommes que passera le salut». La vacuité des Républicains s'est traduite par la déconfiture que l'on sait. Les Républicains n'auront d'avenir que s'ils retrouvent le Gaullisme.


Le Peuple français se laisse aller. Il n'a qu'une vision étroite  des grands enjeux, notamment internationaux et mondiaux. Il vogue des problèmes de société aux recettes de cuisine. On vient de le constater lors du débat européen. On a réussi à faire croire que la question était pour ou contre l'Europe alors que le choix était ternaire : la fin de l'Europe, l'Europe intégrée -et la fin des peuples et nations-, l'Europe des Nations, autour duquel tous pouvaient se retrouver. Un mot a été quasiment absent de la campagne : l'indépendance ! Les malentendus demeurent.


Le Peuple français ne voit pas loin. Est-il encore solidaire de la Patrie ? Trouverait-on encore à l'Ile-de-Sein beaucoup d'hommes capables de traverser la Manche pour rejoindre la France Libre ? Y-a-t-il encore beaucoup de Français qui accepteraient de mourir pour leur pays ? Qui est prêt, au nom de l'intérêt général, à faire passer la France avant les Français ?  A vouloir une belle croissance assise sur une économie de production et une recherche qui trouve avant les autres -notamment en matière de Défense-, à instaurer la Participation qui doit constituer la nouvelle politique sociale du Pays comme le pensait Chaban-Delmas, à lancer une grande Fondation pour l'Afrique. Par exemple !


De Gaulle ? «Mais, mon bon Monsieur, c'est loin, c'est une autre époque», dit madame Michu, sans chercher à porter un jugement de valeur sur ce qui se faisait et sur ce qui se fait maintenant. Ceux qui ont connu l'époque gaulliste sont affligés de voir des journalistes prendre comme seules références les septennats de Sarkozy et de Hollande. De Gaulle ? «Ne me parle plus de lui», me dit une vieille amie, pourtant proche du Général.


Alors, en regardant tout le paysage, on ne peut que conclure à la mort du Gaullisme. Pourtant, «le dernier mot est-il dit ?». Non ! Si les flammes n'apparaissent plus, les braises sont toujours là. Beaucoup, silencieux, guettent toujours la lueur de l'espérance. Ils relisent de Gaulle, 50 ans après, et ils se disent «Bon sang ! Mais c'est ça qu'il faut faire». Ils ne sont plus très nombreux, ceux qui ont vécu cette époque, ceux qui ont manifesté le 30 Mai 1968. Il est urgent qu'ils transmettent. Compagnons gaullistes, de gauche, de droite et d'ailleurs, regroupons nous pour une nouvelle époque de la grandeur de la France. Après tout, il nous l'a dit avant de partir : «l'immense armée de ceux qui me soutiennent et qui, de toute manière, détiennent l'avenir». Faisons revivre le Gaullisme !

  


LA FRAGILITÉ DE MACRON SE CONFIRME, L’OPPOSITION DOIT JOUER TOUT SON RÔLE

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La démission de François de Rugy confirme la fragilité du gouvernement de Macron. La campagne engagée contre le ministre, avec de multiples arguments factuels, semble avoir été alimentée par des dirigeants d’EELV qui ont voulu «exécuter le traître». Plusieurs des informations ne peuvent que provenir de leur rang. La mise en scène par Médiapart a été efficace.


Le remplacement du ministre d’État par un haut fonctionnaire cumulant les ministères de l’écologie et des transports met en évidence le désarroi de Macron.


Ce départ du gouvernement fait suite aux déboires et départs antérieurs :


Départ forcé de Richard Ferrand, ministre de la cohésion des territoires. Il avait conduit le ralliement d’une centaine d’ex députés socialistes à LREM. Ferrand a depuis pris la succession de François de Rugy à la présidence de l'Assemblée en septembre 2018.


Départ forcé des ministres du Modem : François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard.

Départ volontaire de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, en désaccord avec le gouvernement.


Départ forcé de Laura Flessel, ministre des Sports.


Départ volontaire de Gérard Collomb, ministre de l'intérieur, pour désaccord et pour tenter de reprendre la mairie de Lyon.


Départs en octobre 2018 de quatre ministres ou secrétaires d'Etat : Françoise Nyssen, Delphine Gény-Stephann, Stéphane Travert et Jacques Mézard.


Départ en mars 2019, de Nathalie Loiseau, candidate aux élections européennes, Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi, tous deux se préparant pour une candidature aux municipales à Paris en 2020.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la fragilité du gouvernement de Macron, le manque de cadres politiques de qualité, le recours à des hauts fonctionnaires plutôt qu’à des politiques, l’absence de soutien de Macron à ses ministres.


En résumé, Macron semble perdre le contrôle de la situation au-delà d’un programme législatif annoncé et d’objectifs qui, pour la plupart, ne seront jamais atteints.


Les dates du calendrier de ses objectifs dépassent désormais fréquemment le cap de sa fin de mandat en 2022. Preuve de ses divers reculs. Macron joue sa survie politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la Droite républicaine à incarner l’opposition aux projets politiques de Macron.

  

Le M.I.L sera fermé du jeudi 19 juillet 2019 au lundi 9 septembre 2019.