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Mise à jour le 28/05/2016


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RETRAITÉS :

LA GAUCHE VOUS DÉPOUILLE


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Petit à petit, les masques tombent et chaque jour qui passe apporte son lot de mauvaises nouvelles quant aux effets de la politique économique de la gauche.


Hollande veut faire payer aux retraités sa politique économique désastreuse

Par sa politique suicidaire, digne des pires heures du socialisme, Hollande conduit la France et les Français dans un abîme dont il sera extrêmement difficile de sortir.

En refusant toute mesure d’économie – et pire en créant de nouveaux postes de fonctionnaires – et en infligeant une purge fiscale aux classes moyennes et aux entreprises, la gauche a paralysé l’économie.

Une seule catégorie avait été relativement épargnée jusqu’à maintenant : les retraités.

Par pure démagogie et en refusant de s’attaquer aux régimes spéciaux de retraites, Hollande prépare une attaque en règle contre tous les retraités.

La gauche va ponctionner 10 milliards d’euros aux retraités

Fin juin, le seul document dont on dispose est le rapport (dit rapport Moreau) commandé par le Premier ministre sur les pistes à suivre pour assurer le financement des retraites.

Que dit ce rapport ?

Page 97, il est intéressant d’analyser le tableau 22 qui chiffre le rendement des mesures préconisées :

-Désindexation des retraites : 2,8 milliards d’euros

-Imposition de la majoration des pensions pour 3 enfants et plus : 0,9 milliards d’euros

-Diminution de 10% à 3% du taux d’abattement sur les pensions soumises à l’impôt sur le  revenu : 2,7 milliards d’euros

-Abaissement du plafonnement de l’abattement de 3 660 € à 1 500 € : 1,5 milliards d’euros                                                                                                    

-Augmentation de la CSG de 6,6% à 7,5% : 2 milliards d’euros

Ce sont donc bien près de 10 milliards d’euros que la gauche s’apprête à prélever sur les retraités.

Afin de faire reculer le gouvernement sur cette mesure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une pétition nationale sur le thème :

NON AU MATRAQUAGE FISCAL DES RETRAITÉS

SOUSCRIPTION NATIONALE POUR LE MIL

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La France a besoin du MIL :

Pour mener une opposition sans concession face à la gauche

La France a besoin du MIL :

Pour représenter les Français gaullistes de droite sans arrière-pensée électoraliste

La France a besoin du MIL :

Pour continuer à voir des affiches avec une croix de Lorraine sur les murs du pays

La France a besoin du MIL :

Pour garantir l'expression de la droite civique, gaulliste et patriote


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THÉORIE DU GENRE – PMA – GPA – IMPÔTS : LA GAUCHE DÉTRUIT LA FAMILLE

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Incapables de gouverner économiquement le pays, et après avoir noyé les familles de la classe moyenne sous un déferlement fiscal inédit (+ 10 milliards d’impôts en 2014), Hollande et sa clique ont décidé de concentrer leur action sur les réformes dites sociétales.

Le slogan de la campagne présidentielle était «le changement, c’est maintenant», mais on s’était bien gardé de nous donner le sous-titre : «Moi président, familles je vous détruirai».

UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LES FONDEMENTS DE LA SOCIÉTÉ

Le quarteron maléfique Hollande / Taubira / Vallaud-Belkacem / Peillon réalise ce qu’aucun gouvernement de gauche n’avait jamais osé entreprendre pour détruire méthodiquement les bases de la société française et notamment l’un de ses piliers : la famille.

Multipliant mensonges et manipulations avec la complicité des médias toujours bienveillants, chacun dans son domaine est à la manœuvre sous le commandement d’un chef qui, pour pouvoir être réélu en 2017, doit donner des gages à une partie de son électorat.

OUI, LA THÉORIE DU GENRE EST ET VA CONTINUER A ÊTRE ENSEIGNÉE A NOS ENFANTS

Peillon affirme que la théorie du genre n’est pas enseignée en France. Évidemment, aucun cours ne s’intitule «enseignement de la théorie du genre», comme on pourrait avoir des cours de français ou de mathématiques.

Cependant, le contenu des enseignements prônés par le ministre de l’éducation reprend les principes de la théorie du genre.

On ne citera que quelques exemples d’ouvrages recommandés par des académies tels que «Ma mère est une femme à barbe», «Papa porte une robe», «Le petit garçon qui aimait le rose» ou «Tous à poil» pour comprendre l’objectif recherché.

Si on souhaite avoir des preuves détaillées de l’enseignement de la théorie du genre, on pourra se reporter au site de l’observatoire de la théorie du genre (www.theoriedugenre.fr).

PMA ET GPA, CONSÉQUENCES DIRECTES DU MARIAGE HOMOSEXUEL

La question n’est pas de savoir si le gouvernement souhaite ou ne souhaite pas inscrire dans un projet de Loi la possibilité pour des couples homosexuels de recourir à la PMA (c'est-à-dire l’insémination artificielle et la fécondation in vitro) ou à la GPA (les mères porteuses).

En effet, en légalisant le mariage homosexuel, qui plus est au nom de l’égalité des droits, Hollande et Taubira ont ouvert la boite de Pandore et la France se verra contrainte par la juridiction européenne de reconnaitre aux couples homosexuels le droit d’avoir des enfants, au nom du même principe d’égalité soulevé pour la question du mariage.

Considéré par certains comme mou mais sympathique, Hollande montre jour après jour son vrai visage, celui d’un pervers égocentrique que rien d’autre que sa future réélection n’intéresse, fût-ce au prix d’une entreprise de destruction de la France et de notre civilisation.

  

ACTUALITÉ 2


Nicolas Sarkozy : "Je souhaite que la France tourne le dos à la médiocrité"

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Bruno Le Maire: "La politique est menacée de momification"

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Présidentielle de 2017 : l’UMP fixe les règles du jeu de la primaire à droite

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Bruno Le Maire : Plus que la droitisation, la droite risque la ringardise !

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Discours d’Alain Juppé - Montreuil - Mardi 3 mars 2015

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90 milliards d’euros pris aux Français depuis 2012 par Jérome Chartier

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« Il y a une politique alternative » par Nicolas Sarkozy

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ACTUALITÉ 1


UMP, le cactus centriste

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Bayrou : «Si Juppé ne l'emporte pas...»

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Nicolas Dupont-Aignan : « La primaire de la droite est un dîner de cons »

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Franz-Olivier Giesbert : « M. Sarkozy et les juges de France »

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François d'Orcival - le jeu à trois…

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Eric Zemmour - La résurrection de François Hollande

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Eric Zemmour - FN : la rente de situation

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Eric Zemmour - Sarkozy, chef de famille moderne

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"Valls est un crétin" : Michel Onfray

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« L'ESPRIT DU 11 JANVIER »

UNE IMPOSTURE POUR CACHER LES VRAIS PROBLÈMES

par Jacques ROU­GEOT, professeur émérite à la Sorbonne, vice-président du MIL

Télécharger le journal N°308 de janvier 2015

Télécharger le journal N°309 de février 2015

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La France vient de vivre l'une de ces pé­riodes d'exacerbation émotionnelle dont elle a le secret. On a vu se produire, en effet, un événe­ment qui n'était pas imprévisible en lui-même, mais dont les suites ont dépassé toute imagina­tion. Il y avait assez longtemps que les condi­tions étaient réunies pour qu'un attentat terro­riste pût éclater : abondance d'armes de guerre dans certains locaux et nombre de plus en plus important d'ennemis de l'intérieur bien entraînés et décidés à s'en servir. Nos forces de sécurité ont déjoué de nombreuses tentatives, mais il était presque inévitable que l'une finît par réus­sir. Il est d'autant plus nécessaire d'analyser les faits et d'essayer d'expliquer l'énorme décalage qui existe entre eux et la façon dont ils ont été exploités, avec des conséquences surprenantes qui n'ont sans doute pas encore fait sentir tous leurs effets. On le fera ici de façon aussi ration­nelle que possible, éventuellement avec une certaine crudité, sans trop se soucier des con­venances sentimentales d'une vérité officielle ressassée ad nauseam.


Un événement surdimensionné

Ce qui frappe d'abord, c'est le gonflement, l'hypertrophie des faits dans la façon dont ils sont exprimés ou représentés. C'est ici que l'on risque de choquer, mais, si l'on regarde la réa­lité en face, il faut constater que, avec dix-sept victimes, les attentats des 7, 8 et 9 janvier sont loin d'être les plus meurtriers du genre. Il suffit de rappeler celui de la gare de Madrid, qui avait fait quelque deux cents morts et plusieurs cen­taines de blessés. L'émotion avait certes été considérable, mais elle n'avait pas provoqué la mobilisation de cinquante hauts dirigeants du monde entier. Le contraste est encore plus fla­grant si l'on se réfère à ce qui se passe en Afrique où, presque quotidiennement, ce sont des dizaines, voire des centaines de personnes qui sont victimes du terrorisme islamiste et qui n'ont droit qu'à quelques lignes en page inté­rieure des journaux.

Curieusement, tout se passe comme si, dans l'appréciation de la gravité des actes terro­ristes, des considérations en quelque sorte qua­litatives venaient s'ajouter au dénombrement des victimes. En France même, la quasi-totalité des mentions et des commentaires portent sur la mort des dessinateurs de Charlie Hebdo. Beaucoup moins sur les juifs de l'Hyper Cacher, et encore moins sur les policiers. Tout naturel­lement, le slogan officiel a été «Je suis Charlie». Pas question de forger un slogan «Je suis juif» ou «Je suis policier ». Il semble qu'il y ait une hiérarchie implicite dans l'intérêt suscité par les victimes des terroristes. Dans cette hiérarchie, il faut remarquer que les Africains arrivent très loin en dernière position. Faut-il voir là quelque racisme refoulé jusqu'au tréfonds des grandes consciences antiracistes ?

A propos de ces subtilités, faisons un peu d'actualité-fiction. Imaginons que, au lieu des dessinateurs de Charlie Hebdo, les victimes se soient appelées Zemmour, Finkielkraut ou Houellebecq : aurions-nous eu droit aux mêmes émotions officielles, aurions-nous vu fleurir des «Je suis Zemmour» ? Evidemment, on souhaite n'avoir jamais la réponse dans les faits, mais on peut tout de même se faire une petite idée.

Revenons au quantitatif : quelle a été l'importance de la manifestation ? D'habitude, les chiffres des organisateurs et ceux du minis­tère de l'intérieur présentent des différences considérables. Cette fois-ci, ils coïncident par­faitement, puisque le ministère est en même temps l'organisateur. La doctrine a varié au cours de l'après-midi. On a d'abord dit qu'il était impossible d'évaluer le nombre des manifes­tants, tant ils étaient nombreux. Mais, à la ré­flexion, on s'est arrêté sur le chiffre de 3.700.000  dans toute la France. A la louche, manifestement. On ne saura jamais quel était le chiffre réel, sinon qu'il est important, mais à coup sûr inférieur au chiffre officiel.

Autre effet de disproportion, d'un genre tout différent, entre la réalité et sa représentation : les commentaires dithyrambiques sur l'attitude du président de la République, du premier mi­nistre et du ministre de l'intérieur. Ils ont fait et dit ce qu'il fallait, ils ont fait un sans faute, ils ont incarné l'unité nationale, les accents les plus ly­riques se trouvant dans les propos venus de la droite. Il est vrai que ces personnalités n'ont pas commis de fautes, mais, au risque de paraître mauvais joueur, on peut se demander quelles fautes ils auraient risqué de commettre. La si­tuation leur était apportée sur un plateau. S'il s'agit de l'action sur le terrain, le mérite en re­vient aux forces de sécurité, qui ont fait leur tra­vail avec tout le professionnalisme requis. Au­trement, les hommes du pouvoir auraient-ils pu faire autrement que de condamner le terrorisme et appeler à l'unité nationale, dont ils sont d'ailleurs les grands bénéficiaires ? Des esprits mal intentionnés pourraient dire qu'on est si ha­bitué à voir Hollande commettre des bourdes qu'il suffit qu'il n'en fasse pas pour qu'on crie à la merveille.

Mais soit ; rendons pleine justice à notre président : s'il a fait preuve de savoir-faire, c'est dans le domaine de la communication. Pour une fois, on sera d'accord avec une formule de Jacques Attali, disant que François Hollande avait bien géré la mise en scène d'une tragédie. C'est mieux que rien, mais convenons que, pour un président de la République, c'est un mérite vraiment mineur.


Manifestation du 11 janvier : ambiguïtés et déformations

Même s'il y a eu moins de participants que ne le disent les chiffres officiels, il est certain qu'elle a rassemblé beaucoup de monde et qu'elle a suscité un élan émotionnel et senti­mental. Ces qualificatifs sont vagues, mais il est difficile d'aller beaucoup plus loin dans la préci­sion. Il est donc difficile de dégager une signifi­cation claire de ce grand rassemblement.

Les mobiles des manifestants étaient sans doute assez divers. On ne s'avance pas beau­coup en disant que le point commun à tous était d'affirmer une hostilité résolue au terrorisme et une volonté de n'y pas céder. C'est une évi­dence, mais il est bon de la réaffirmer, car le ter­rorisme ne possède, objectivement, qu'un pou­voir de nuisance limité, surtout dans un pays comme la France, où les forces de l'ordre sont de grande qualité. Comme son nom l'indique, il ne peut agir que par la terreur, c'est-à-dire qu'en créant une peur collective disproportionnée à la menace réelle et paralysant la volonté de dé­fense. De telles conditions ne sont heureuse­ment pas réunies en France.

Au-delà, on entre dans des supputations psychologiques quelque peu subjectives. Cer­tains ont participé à la manifestation en obéis­sant à un mouvement un peu grégaire bien connu qui fait que, en cas d'alarme, on se réfu­gie sous l'aile protectrice du pouvoir en place. D'autres ont voulu exprimer leur hostilité à l'islamisme, voire à l'islam. D'autres encore, beaucoup peut-être, ont été habités par di­verses sensations confuses. Le chant souvent repris de la Marseillaise et les ovations répétées aux forces de l'ordre s'accommodent de toutes ces hypothèses à la fois. On verra peut-être plus tard, après une période de décantation, s'il se dégage de ces tendances éparses une ré­sultante clairement orientée.

Non moins que les mobiles des manifes­tants, ceux des abstentionnistes résolus nous amènent à nous interroger. Ils se répartissent sans doute dans deux camps diamétralement opposés. Pour les uns, il s'agissait de faire sa­voir qu'ils ne désavouaient pas vraiment, ou pas du tout, l'assassinat des dessinateurs, alors que d'autres se refusaient à cautionner une union nationale jugée frelatée sous l'égide du pouvoir socialiste.

Le slogan officiel, «Je suis Charlie», ne fai­sait qu'ajouter à la confusion, à la fois par sa forme et par son interprétation. S'agissait-il d'exprimer une adhésion personnelle, et même une assimilation intime, à un journal spécialisé dans la provocation et dans la dérision de toutes les valeurs traditionnelles jusqu'au dernier degré de la grossièreté, de la pornographie et de la scatologie ? S'agissait-il d'un hommage senti­mental à des victimes ? Ou bien fallait-il donner à cette formule une valeur vague, générale et passe-partout d'attachement à la liberté d'expression ? Cette confusion, habile dans un premier temps par son caractère attrape-tout, peut aussi produire, à la longue, un effet répul­sif.

Au-delà de ces ambiguïtés, on a assisté à une présentation quasi systématiquement dé­formée de la réalité physique de la manifesta­tion de la part des médias, et particulièrement des chaînes de télévision. En effet, les com­mentaires insistaient à satiété sur le caractère mêlé des manifestants, réunissant toutes les origines, toutes les couleurs, toutes les appa­rences, tous les types sociologiques. C'est ce que disaient les paroles, mais c'est ce que ne montraient pas les images, ce qui est curieux pour des reportages télévisés. Sur les plans larges comme sur les plans plus resserrés, on était bien obligé de constater la présence mas­sive des manifestants «gaulois». On nous a ex­pliqué après coup que les autres ne se distin­guaient pas à la vue. Explication paradoxale : comment se fait-il que ceux que l'on désigne par l'euphémisme pudique et officiel de minorités vi­sibles aient été presque invisibles dans cette manifestation tout en y étant prétendument pré­sents ? Notre perplexité s'accroît lorsqu'on songe que ces minorités peuvent être effecti­vement très nombreuses, très visibles et très audibles si elles ont à cœur de fêter sur les Champs-Elysées la victoire de telle ou telle équipe étrangère.

On a voulu faire de la manifestation du 11 janvier l'expression et le symbole d'une unité nationale presque miraculeusement retrouvée. En fait, il faut ramener l'événement à sa vraie nature et à ses justes proportions. Il s'agit d'une effusion sentimentale et émotionnelle qui ne saurait constituer le socle du redressement de la France, car elle comporte en elle-même des équivoques irréductibles et elle est altérée par des déformations à des fins de récupération partisane et par le refus de voir la réalité en face.


Eluder les réalités qui dérangent

On sent bien que, dans la situation de la France, des échéances décisives se rappro­chent. Au lieu de se préparer à les affronter, une partie de la classe politique, essentiellement le pouvoir socialiste, préfère se voiler la face. C'est le réflexe bien connu : «Encore une minute, monsieur le Bourreau».

Une première recette consiste à faire comme si l'on pouvait continuer à jouer au jeu que l'on connaît, celui de la petite politique. On feint de se mettre au niveau des événements graves, mais en fait, on s'efforce de les utiliser pour en tirer bénéfice. C'est à quoi l'on assiste aujourd'hui. Le pouvoir socialiste dirige tous les projecteurs sur la nécessité de l'unité nationale avec un double objectif : faire oublier les vrais problèmes de la France (économiques, socié­taux, identitaires, etc.) et condamner au silence l'opposition politique en assimilant toute critique un peu vive du gouvernement à une atteinte portée à l'unité nationale, c'est-à-dire à une sorte de sacrilège. Le procédé est de bonne guerre, mais de portée limitée, car il est voué à s'user assez vite. Il suffit que l'opposition choi­sisse bien ses angles d'attaque, et ceux-ci ne manquent pas.

Autre pratique, très éprouvée, jusqu'ici avec succès, qui risque de devenir dangereuse à la longue : évoquer le vrai problème parce qu'il s'impose avec trop d'évidence, mais affirmer aussitôt qu'il ne se pose pas en fait, ce qui se­rait un bon moyen de s'en débarrasser définiti­vement. On aura reconnu, dans le cas présent, le lien qui peut exister entre les événements d'actualité et l'islam. Avec cette déplorable ma­nie qu'ont les terroristes de tuer les gens en criant «Allah akbar», il devient difficile d'empêcher le bon peuple de se poser certaines questions et de faire certains rapprochements. Qu'en est-il ?

L'argument le plus radical, celui de la bien-pensance qui se pare des apparences de l'expertise, c'est d'affirmer que, en réalité, les terroristes assassins ne sont pas des musul­mans. Ils invoquent l'islam, mais ils n'ont aucun droit à le faire. Ce sont, en quelque sorte, des imposteurs. On peut lire et entendre des phrases du genre : «Ils n'ont rien à voir avec l'islam, ce sont des barbares». Le raisonne­ment, en forme de syllogisme, est d'une logique impeccable : L'islam est une religion de paix et de tolérance ; or, ces gens-là ont pratiqué une violence atroce ; donc, leurs actes n'ont rien à voir avec l'islam.

Ce qu'il y a de merveilleux, c'est que n'importe qui peut se proclamer expert en théo­logie musulmane et même s'attribuer l'autorité nécessaire pour décerner ou refuser des bre­vets d'authenticité islamique, avec distinction subtile entre islam et islamisme. Le fait que des milliers et des milliers d'hommes et de femmes, nés et vivant dans l'islam, se réclament de cette conception de leur religion n'a rien qui trouble nos experts autoproclamés.

Autre argument : il ne faut pas faire l'amalgame entre les terroristes et les musul­mans qui vivent pacifiquement en France. C'est parfaitement vrai, et d'autant plus facile à croire qu'on n'a probablement jamais vu, dans l'histoire de l'humanité, toute une population se livrer à des actes barbares, fût-ce dans les ré­gimes les plus haïssables. Malheureusement, on a souvent vu des minorités agissantes et violentes imposer leur loi à des populations pa­cifiques certes, mais facilement disposées à se soumettre.

Dernier argument à la mode : les premières victimes des barbares qui se disent musulmans sont des musulmans. Il est vrai qu'il y a de ter­ribles violences entre musulmans, que ce soit entre sunnites et chiites ou, à l'intérieur d'une même communauté, de la part d'hommes san­guinaires qui veulent imposer leur loi. Mais on ne voit pas pourquoi nous serions bien avisés de les inviter à venir s'entre-égorger chez nous en attendant qu'ils nous égorgent nous-mêmes.

On le voit : de tous ces arguments, cons­tamment ressassés, il n'en est aucun, examiné sérieusement, qui puisse nous persuader que la présence massive de l'islam en France n'est un problème que dans les fantasmes d'islamophobes obsédés.


La réalité en face : le problème de l'islam

Il faudrait de très longs développements pour traiter, même sommairement, de cette question. Cela a déjà été fait à plusieurs reprises dans ces colonnes. On voudra bien nous pardonner de ne rappeler ici que quelques  grands traits.

En ce début du XXIe siècle, l'islam s'impose à nous non pas comme un objet d'étude désintéressée, mais comme une réalité qui pèse sur tous nos choix importants, que ce soit à l'échelle internationale, voire mondiale ou, plus particulièrement, dans notre propre pays.

Sans nous donner le ridicule de prétendre pénétrer les subtilités de cette religion, nous devons constater que l'islam présente deux caractéristiques majeures qui nous concernent très concrètement. Intrinsèquement et en permanence, l'islam n'est pas une simple religion au sens où nous l'entendons, essentiellement tournée vers des préoccupations spirituelles, c'est aussi un code complet qui prétend régler de façon  contraignante tous les aspects de la vie en société. C'est donc à la fois une constitution, un code civil et un code pénal. Lorsqu'il est présent en force dans un pays, il pose donc forcément des problèmes de compatibilité avec les lois de ce pays.

D'autre part, au fil du temps, l'islam est animé en profondeur d'une pulsion expansionniste, voire conquérante. Ce mouvement connaît des phases de répit, voire de passivité, comme au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe. Depuis quelques décennies, au contraire, il est dans une phase particulièrement active. Cela se manifeste de façon très concrète et accélérée par un double phénomène : une sorte d'épuration religieuse au Proche et au Moyen Orient au profit des musulmans et au détriment des chrétiens, déjà peu nombreux et de plus en plus contraints à fuir les territoires où ils étaient implantés bien avant la naissance de l'islam ; et d'autre part une arrivée de plus en plus massive de populations musulmanes en Europe, sur des territoires traditionnellement chrétiens.

La France subit les conséquences de ce mouvement général de façon particulièrement rude. C'est la première fois dans toute notre histoire que sont réunies trois conditions dont les effets se conjuguent : une arrivée aussi massive (six millions, chiffre officiel minimum, en réalité beaucoup plus) dans un temps aussi court (quelques décennies) de populations aussi loin de nous par la culture, la civilisation, la religion, le mode de vie. Cette constatation, historiquement incontestable, est un facteur capital.

L'islam joue dans le monde un rôle très particulier. Force est de reconnaître qu'il n'est guère de conflit où il ne soit partie prenante. Il est évident aussi que les musulmans entendent imposer par tous les moyens leur religion comme la religion de référence universelle, appelée à devenir la religion unique. C'est ici plus particulièrement que nous retrouvons notre point de départ. Mettons en regard les faits initiaux et leurs conséquences. A l'origine, quelques dessins caricaturaux représentant Mahomet, parus dans un obscur journal danois et repris dans un journal français. Conséquences immédiates : des émeutes avec violences jetant dans les rues des centaines de milliers, au moins, de musulmans. Conséquence différée : les tueries des 7, 8 et 9 janvier, puis, suite à un autre dessin au message assez confus mais non hostile, des centaines de milliers, peut-être des millions de musulmans dans les rues, avec des morts, des dizaines d'églises détruites et autres violences diverses. A-t-on assez conscience de la disproportion himalayesque, monstrueuse, inconcevable avec d'autres acteurs, entre l'origine (quelques coups de crayon) et les conséquences ? La signification de ces événements est effarante. Elle est que, pour des millions de musulmans, l'islam a le droit d'imposer par le fer et par le feu son traitement du blasphème à son égard, non pas seulement parmi ses ressortissants, mais dans le monde entier.

Que l'on veuille bien nous pardonner ce qui a pu sembler être un trop long détour par des généralités mais, comme tout est fait, dans les commentaires plus ou moins officiels, pour nous rendre myopes et pour égarer notre attention sur des détails, il a paru utile de remettre les faits dans leurs justes perspectives.

Dans cette entreprise de restauration de la réalité, on a la triste surprise de rencontrer un opposant inattendu : le pape François. On ne sait comment expliquer l'affection qu'il témoigne en toutes occasions pour l'islam et pour les musulmans. On se souvient de son premier voyage pontifical, à destination de Lampedusa. On se souvient du triple «Vergogna !» lancé sur un ton de prophétie lyrique pour faire honte aux Européens de recevoir trop peu de musulmans, et trop mal. Ses sentiments n'ont apparemment pas changé. A propos de la tuerie des 7, 8 et 9 janvier, il a manifesté en termes à peine voilés sa compréhension envers l'acte des tueurs en disant que, si sa mère était insultée, il répondrait certainement par un coup de poing. On remarquera que ce champion ostensible de l'humilité, toujours prompt à battre la coulpe de l'Eglise catholique sur la poitrine des autres, se plaît à se représenter dans une posture avantageuse. On est effaré que le pape ose établir un rapprochement entre une réaction spontanée qu'il qualifie lui-même de normale et des déferlements de violences meurtrières et destructrices d'églises. Une telle attitude est ressentie de manière particulièrement amère par les catholiques (dont l'auteur de ces lignes fait partie).


Terrorisme, blasphème et liberté d'expression

Les projecteurs du débat politique sont dirigés avec insistance sur la réplique qu'il y a lieu d'apporter au terrorisme. La question est d'importance, mais elle est essentiellement technique et ne relève pas de la compétence de l'opinion publique. On se contentera ici, banalement, de dire qu'il faut que le pouvoir donne à nos forces de sécurité les moyens de remplir leur fonction.

Avant tout, il faut se poser une question toute simple : à quoi sert le terrorisme ? Nous sommes en face d'un paradoxe. Objectivement, le terrorisme, surtout dans un pays comme la France, ne cause que fort peu de dégâts, ne fait que fort peu de victimes. Par rapport aux autres causes de mortalité, ne serait-ce que les accidents de la route ou les accidents domestiques, son pouvoir mortifère est infime. Pourtant, par son caractère spectaculaire et émotionnel, il obtient certains résultats. D'une part, les terroristes frappent suffisamment les sensibilités pour imposer leur domination sur les plus modérés de leurs sympathisants naturels et, d'autre part, ils exercent une fascination qui précipite dans le camp de la violence, et même du djihadisme, ceux qui sont les plus avides d'action, en particulier les jeunes. Le terrorisme doit donc être combattu en tant que moyen d'action au service de la subversion islamiste, qui est le véritable danger.

Conclusion pratique : il ne faut rien lui céder, ni en réalité, ni même en apparence. A ce sujet, on peut être surpris par certaines réactions, émanant en particulier de chrétiens. Sous le double prétexte de ne pas heurter la sensibilité des croyants de toutes religions (en fait des musulmans) et de ne pas provoquer de représailles  démesurées, ils proposent d'interdire le blasphème. Même si l'on n'a pas de goût particulier pour cet exercice, condamner pénalement le blasphème serait considéré comme une victoire pour le chantage terroriste, qui serait encouragé à persévérer dans une méthode qui lui réussit si bien. De plus, en pratique, l'islam serait le seul bénéficiaire de l'interdiction du blasphème puisque il y a beau temps que les chrétiens sont habitués à subir sans réagir, si ce n'est, au maximum, par quelques manifestations pacifiques et très circonscrites. Qu'on se souvienne de telle représentation théâtrale ou de telle exposition dans lesquelles le Christ est traité non pas par la moquerie, mais de la façon la plus concrètement ordurière. Qu'on se souvienne aussi d'un ouvrage au succès planétaire comme le Da Vinci code qui, en représentant Jésus comme l'amant de Marie-Madeleine, développe l'idée que le christianisme, dès son origine, repose sur une gigantesque imposture.

Ce qui est en cause, c'est bien la prétention de nombreux musulmans à imposer l'idée que leur religion est la seule à devoir être traitée dans le monde entier avec des ménagements particuliers. Et à vrai dire, il semble bien que cette idée soit en train de s'insinuer, de façon subreptice et probablement inconsciente, dans bien des esprits. En témoigne une observation qui paraîtra anecdotique, mais qui n'en est pas moins significative. On voit en effet se répandre l'habitude de désigner Mahomet non pas par son nom, mais comme «le Prophète», avec l'article défini et, souvent, la majuscule, comme si le fondateur de l'islam avait par excellence droit à ce titre, ou même était le seul à y avoir droit. De telles déviations ne sont jamais innocentes, car c'est sous l'apparence anodine des mots que peut s'infléchir notre façon de penser.

Le blasphème, qu'on le nomme ainsi ou par un équivalent, est une notion imprécise dont il serait à peu près impossible de définir juridiquement la nature exacte et le champ d'application, qui pourrait être étendu arbitrairement et indéfiniment. Ce qui est le plus menacé et bridé aujourd'hui, c'est la liberté d'expression. Ne donnons pas l'occasion à la police de la pensée de s'exercer encore plus rigoureusement et de façon plus perverse.


Déni de réalité et exploitation politique

Il faudrait être amorphe pour baigner aujourd'hui dans la sérénité. Que l'on considère l'état de la France ou le monde autour de nous, c'est l'inquiétude, voire l'angoisse, qui s'impose à nous. Comment y échapper ?

Le premier mouvement, surtout de la part des détenteurs du pouvoir, c'est de nier la réalité qui fâche, de faire comme si elle n'existait pas. Dans sa dernière conférence de presse, le président de la République a montré toute sa virtuosité : on pourrait évaluer pour ainsi dire en dizaines de secondes le temps qu'il a passé à traiter de l'économie, et plus particulièrement du chômage.

Quant à l'islam, on a vu plus haut les ruses qui étaient déployées pour éluder le sujet. Après les tueries, le ministère de l'éducation nationale a évalué à quelques élèves dans quelques établissements le nombre des manifestations de sympathie, voire d'approbation enthousiaste à l'égard des terroristes. On est ensuite passé à quelques dizaines de cas, avant de se réfugier dans le silence. En fait, on voit peu à peu se révéler les témoignages montrant l'importance, dans les classes, du nombre de réactions du type : «C'est bien fait pour les dessinateurs de Charlie Hebdo, ils ne l'ont pas volé». Mais presque tout restera étouffé dans le huis-clos des classes, jusqu'à une prochaine explosion. On n'a à peu près rien dit non plus de deux faits, isolés certes, mais terriblement inquiétants par leur valeur de signe et de symbole : plusieurs militaires français ont déserté pour rejoindre le djihad et une femme gendarme, affectée au service du renseignement, entretient des relations intimes avec un ami de Coulibaly, après s'être convertie à l'islam et en portant le voile en dehors du service.

Lorsqu'un événement exceptionnel se produit, c'est une tentation irrésistible pour le pouvoir en place que de l'exploiter à son profit. Celui-ci n'y a pas manqué et a même fait preuve d'un réel savoir-faire. Son action la plus visible a consisté à se présenter comme l'artisan et l'incarnation d'une unité nationale qui ne peut que toucher le cœur de tous les Français et qui s'exprime dans une formule bien trouvée : l'esprit du 11 janvier. On a vu plus haut que tout cela était essentiellement gonflé de vent, à la fois parce que n'importe qui, à la place de l'actuel président et de son gouvernement, aurait agi de la même façon et que cette action s'est exercée dans un domaine très limité en laissant intacts, sans une amorce d'amélioration, tous les problèmes les plus graves de notre pays. Il n'y a donc pas lieu de faire allégeance à un pouvoir qui n'a rien de véritablement tutélaire. Au lieu de servir l'unité nationale, il s'en sert pour dénier toute légitimité aux critiques qui peuvent lui être opposées.

Il va s'en servir aussi de façon plus subtile et plus perverse. Sous prétexte de prendre des mesures de lutte contre le terrorisme, il se propose d'édicter des lois répressives qui auront a priori la faveur du peuple, censées renforcer les «valeurs républicaines», mais serviront, dans la foulée à incriminer de pseudo-délits, comme le «repliement identitaire» ou l'islamophobie. Il faut que nous soyons lucides et vigilants sur ce point pour défendre ce qu'il nous reste encore de liberté d'expression.

L'unité nationale, invoquée par Hollande comme une formule magique est essentiellement un leurre. La réalité n'a en rien changé après le 11 janvier et notre combat politique est toujours dirigé contre le pouvoir socialiste.


Nos vrais défis

Nous sommes partis du terrorisme. C'est un fléau, mais c'est une réalité saisissable, contre laquelle on peut prendre des mesures précises, d'application immédiate. Toutefois, chacun sent bien qu'il s'agit là d'une résultante, qui est le produit de facteurs plus nombreux, plus complexes. Il faut donc aller chercher des solutions à un niveau plus profond.

Pour certains, la solution est simple et elle tient en un mot : laïcité, qu'ils proposent même d'ajouter aux trois termes de la devise républicaine. Pour d'autres, d'ailleurs, en nombre beaucoup plus réduit, elle est au contraire la source de tous les maux. A considérer les choses objectivement, elle ne mérite ni cet excès d'honneur, ni cette indignité. La laïcité est une règle d'organisation politique et, à ce titre, elle présente une utilité pratique. Puisque tous les terroristes, en France (et souvent au-delà) se réclament d'une religion qui est l'islam, la laïcité strictement appliquée semble pouvoir empêcher les empiètements de cette religion sur l'organisation de la cité. Le problème de fond serait ainsi résolu et on serait ramené à un problème technique de police.

Mais la laïcité a ses limites et il ne faut pas en faire un absolu sacralisé et tout-puissant. Elle peut avoir une utilité défensive, préservatrice, elle est par nature, en quelque sorte, négative. Elle perd beaucoup de son pouvoir quand on a affaire à des forces en partie spirituelles et animées d'une forte volonté d'expansion.

Nous ne pouvons donc pas éluder la question de la nature de l'islam et de ses rapports avec la société et les institutions françaises. Puisqu'on nous dit qu'il y a plusieurs sortes d'islam, certains ont la solution : il faut faire un islam de France, et pas seulement en France, qui serait donc, presque par définition, compatible avec toutes les réalités françaises. Perspective séduisante, mais totalement irréaliste. De quel droit, et au nom de quelle autorité, irions-nous dire aux pratiquants d'une religion vieille de près de quatorze siècles qu'ils doivent aménager cette religion de telle ou telle façon ? Comment obtiendrions-nous qu'ils inventent tout d'un coup et qu'ils pratiquent presque unanimement une variante qui ne se serait pas dégagée au cours de près d'un millénaire et demi ? A moins, évidemment, que nous n'envisagions l'aboutissement du processus au terme d'un autre millénaire. La viabilité d'une telle solution est d'autant plus improbable que l'islam est aujourd'hui, de toute évidence, dans une phase d'expansion et de durcissement.

Il faut regarder la vérité en face. Ce serait se faire une bien piètre idée des musulmans que d'imaginer qu'une communauté très nombreuse (certainement plus de six millions de personnes), adepte d'une religion très forte qui a défié les siècles et qui inspire un mode de vie, une civilisation très typés, va avoir comme principale ambition de se fondre dans notre mode de vie et de pensée, dans notre civilisation. Il n'en est évidemment rien, et nous ne saurions en vouloir aux musulmans, qui vont naturellement dans le sens de leurs désirs et de leurs intérêts.

Nous pouvons imposer le respect de nos lois à tous les habitants qui vivent sur notre territoire. C'est bien le minimum, mais cela ne suffit pas pour assurer une homogénéité suffisante de la communauté nationale française. Cette homogénéité a pu être préservée tant que les nouveaux arrivants ont eu la volonté d'adopter notre mode de vie et de pensée, c'est-à-dire de remplir les conditions de l'assimilation, et pas seulement de la simple intégration. Aujourd'hui, voyons la vérité en face, ce n'est le cas que pour certaines personnes à titre individuel, et ces personnes-là sont bienvenues chez nous. Mais nous avons sur notre sol une population nombreuse, animée d'une force vitale et spirituelle, en pleine expansion démographique, bien décidée à conserver son identité propre, donc à ne pas s'assimiler. Il est évident, et même mécanique, que si nous la laissons croître par des apports extérieurs massifs et si nous posons en face d'elle une laïcité neutre, froide et défensive, ce sera le contact du pot de fer et du pot de terre. On connaît d'avance le résultat.

Voulons-nous donc être comme des papas-gâteaux (ou plutôt gâteux) qui regarderaient d'un œil attendri s'installer chez eux des forces vives pour les remplacer parce qu'eux-mêmes auraient fait leur temps ?

Pour notre part, nous refusons cette euthanasie collective. Pour n'y pas succomber, il faut d'abord prendre des mesures immédiates extrêmement énergiques, allant jusqu'à l'électrochoc. Mesures répressives impitoyables, par l'action de la police et de la justice, contre toutes formes de violence s'apparentant au terrorisme. Mesures politiques, en particulier par une forte réduction des entrées de populations étrangères sur notre territoire et par le tarissement des pompes aspirantes que constituent des avantages sociaux abusifs. Mais cela ne suffit pas. Le défi qui nous est lancé n'est pas seulement d'ordre matériel et pratique. Il faut aussi, et surtout, que nous portions notre action sur le terrain des mœurs et des forces spirituelles. Nous avons un patrimoine très précieux à défendre et à faire prospérer. Il s'appelle la civilisation française, dont les racines chrétiennes sont une réalité historique avérée et toujours vivante. Les attentats du début janvier sont peut-être un coup terrible frappé par le destin pour nous réveiller.

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Du fait de plaintes nombreuses - et parfois justifiées - de municipalités et de personnes privées, nous voudrions vous rappeler quelques règles strictes concernant les affichettes, dont l’apposition relève de la législation réglementant l'affichage non commercial.


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RAOUL BETEILLE,

PRESIDENT DU COMITE D’HONNEUR DU MIL ET ANCIEN PRESIDENT DU MIL EST DECEDE

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Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Raoul Béteille, ancien président du M.I.L et actuel président du Comité d’honneur du M.I.L.


Né le 1er janvier 1924 à Nîmes, Raoul Béteille a choisi d'exercer, après des études de lettres et de droit, la profession de son père : magistrat. Il a occupé les plus hautes fonctions de la magistrature française. Il a commencé comme juge suppléant à Nîmes, Il devint ensuite juge à Aubusson (1951), substitut à Avignon (1951), substitut au service de la documentation et d'études de la Cour de cassation (1957), substitut du procureur de la République de la Seine (1962), conseiller technique du garde des Sceaux (1962). Sa compétence et son aptitude à dominer les problèmes généraux relatifs à la justice ont fait de lui le collaborateur très proche de plusieurs ministres, notamment Jean Foyer et Pierre Messmer. Il fut secrétaire général du Premier président de la Cour de cassation (1963), conseiller (1967) puis président de chambre à la cour d'appel de Paris, procureur général près la Cour de sûreté de l'État (1977), directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice (1979-1981). Aux côtés du garde des Sceaux Alain Peyrefitte, il a été l’un des principaux artisans de la loi Sécurité et liberté. Il a été immédiatement révoqué après l’élection de François Mitterrand et la loi elle-même a été aussitôt abrogée. Cette abrogation a été le symbole et l’instrument de la politique de relâchement pratiquée par la gauche en matière de justice et de sécurité, avec les résultats catastrophiques que nous pouvons encore constater aujourd’hui. Il fut un opposant important à l'abolition de la peine de mort. Il fut conseiller à la Cour de cassation (1979-1990), et vice-président du Conseil de la concurrence (de 1987 à 1993). Admis en retraite de la Cour de cassation le 30 juin 1990, il devient Conseiller honoraire à la Cour de cassation.


Raoul Béteille a conquis de haute lutte un siège de député (RPR) de la Seine-Saint-Denis, siège qu’il occupa du 28 mars 1993 au 21 avril 1997. Il a battu le socialiste Gilbert Bonnemaison, député depuis 1981, qui était connu pour être l’organisateur du congrès d’Epinay (création de l’union de la gauche qui contribua à la victoire de la gauche en 1981) et par son rapport sur les questions de sécurité («Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité» (décembre 1982) préconisant des politiques de prévention de la délinquance, en particulier dans les quartiers et la réduction des sanctions. Parlementaire exemplaire, il a acquis la considération de tous ses collègues, y compris de ses adversaires politiques. Il fut aussi conseiller municipal (RPR) d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 1997


Il a rejoint le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) en 1985 en intégrant son comité d’honneur présidé par le Général Alain de Boissieu. Raoul Béteille a été président du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) du 14 septembre 1994 jusqu’au 9 janvier 2008. Ce fut un président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Le 12 janvier 1999, il devint le président de l’Association des amis de Jacques Foccart (AJF). Lorsque, en 2008, il fut amené à se retirer loin du centre des décisions parisien pour rejoindre sa terre ancestrale de l’Ariège, il accepta de devenir président du comité d’Honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), fonction qu’il exerça jusqu’à son dernier jour.


Avec Raoul Béteille disparaît un grand Français, un magistrat de passion et plus particulièrement un gaulliste historique de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué dont la profonde bonté avait touché tous les cœurs. Raoul Béteille a consacré sa vie à la justice, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le MIL présente à son épouse, à ses enfants et à toute sa famille ses très sincères et très profondes condoléances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent lui rendre hommage, une adresse de courriel spécifique :


hommage-beteille@lemil.org



  

Hommage à Raoul BÉTEILLE

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Télécharger le journal n°312 sur Raoul Béteille (communication du MIL)

Télécharger le journal n°313 sur Raoul Béteille (ses écrits)

Télécharger le journal n°315 sur Raoul Béteille (ses écrits - suite)

Télécharger le journal n°316 sur Raoul Béteille (les hommages reçus)

Mon cher Raoul,

Ta vie publique a tout ce qu'il faut pour faire de toi une figure exemplaire. Et pourtant, je n'ai pas envie de présenter de toi une statue impeccablement sculptée, ne serait-ce que parce qu'une statue, même admirable, a toujours quelque chose de figé, de froid, ce qui est le con­traire même de ta véritable personnalité. C'est cette per­sonnalité que je veux, incomplètement et modestement, essayer de faire revivre dans sa vérité profonde en évo­quant non seulement ce que tu as fait, mais surtout ce que tu as pensé, ce que tu as éprouvé, ce que tu as été. C'est pour retrouver cette chaleur qui était en toi que j'ai été tout naturellement porté, pour parler de toi, à m'adresser à toi.

Il faut, certes, ne pas s'en tenir à l'exemplarité de ta carrière, mais il ne faut pas pour autant la passer sous si­lence. Notre époque a, plus qu'aucune autre, besoin de modèles, et de modèles imitables. Les héros et les saints ont quelque chose d'exaltant et d'entraînant, mais ils peuvent aussi apparaître comme des figures admirables, si exceptionnelles qu'on ne croit pas avoir la force de les imiter. A certaines époques, l'éducation communément dispensée fournit à ceux qui la reçoivent une armature mentale et morale qui leur permet de se conduire spon­tanément de façon honorable. Tel n'est plus le cas au­jourd'hui. Nous avons eu le triste privilège de voir une partie de la magistrature française descendre, avec l'érection du «mur des cons», dans les bas-fonds les plus ignobles de la condition humaine tout en continuant à détenir le pouvoir de juger leurs contemporains. Pour ne pas désespérer absolument de la justice de notre pays, nous avons besoin de nous référer à un exemple comme le tien, qui nous montre qu'un magistrat d'une intégrité scrupuleuse et d'une hauteur de vue magistrale peut aussi faire une carrière brillante qui le conduit jusqu'au som­met de la hiérarchie judiciaire.

Tous les sondages montrent que l'image de la classe politique est très dégradée dans l'esprit des Français. Cette sévérité est peut-être excessive, mais c'est un fait qu'on est obligé de prendre en considération. Pendant l'autre phase de ta vie publique, celle où tu as été député à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, tu as été reconnu comme une sorte de modèle dans l'exercice de ta fonction en raison de la qualité exceptionnelle de tes interventions, en raison aussi de ce mélange de fermeté dans la pensée et de courtoisie dans les propos qui te valaient le respect et l'amitié de tes collègues, y compris de tes ad­versaires politiques. Si les élus étaient plus nombreux à suivre ton exemple, les travaux parlementaires seraient de meilleure qualité, les lois seraient plus judicieuses et mieux rédigées et les électeurs se sentiraient plus enga­gés dans la vie politique parce qu'ils auraient une plus haute idée de la démocratie parlementaire.

Cette conscience professionnelle exigeante dont tu faisais preuve dans tes activités officielles, tu l'appliquais tout aussi bien dans l'exercice de la prési­dence de notre mouvement. Tu y avais d'autant plus de mérite que tu ne pouvais rien y gagner pour ton intérêt personnel. Le MIL est, certes, un mouvement hautement honorable, et il suf­fit pour s'en convaincre de consulter, par exemple, la composition de son comité d'honneur, mais il est trop attaché à la recherche de la vérité et trop soucieux de pouvoir l'exprimer li­brement qu'il n'est pas le meilleur tremplin pour la satisfaction d'une ambition personnelle. Cela te convenait bien, d'ailleurs, car tu as toujours fait passer la rectitude de tes convictions avant les louvoiements qui facilitent parfois la bonne progression d'une carrière. La tienne a été brillante, mais elle l'eût été sans doute encore plus si tu avais eu l'échine plus souple et la flatterie plus répandue.

Il n'est donc pas étonnant que tu aies été, si j'ose dire, un président à part entière. Tou­jours prêt à déployer ton drapeau, tu as été à la fois un président de prestige et un président de terrain. Très assidu aux réunions du bureau national, tu nous faisais profiter de la qualité de ta réflexion, de la richesse de ton expérience, de ta connaissance des rouages de l'Etat. Et puis, au cours de ces réunions comme en bien d'autres occasions, tu faisais preuve de cette qualité d'esprit que l'on avait traditionnellement coutume de considérer comme typiquement fran­çaise, mais qui semble en voie de disparition : tu ne pensais pas qu'une discussion sérieuse sur le fond dût être pesante et sinistre dans la forme et tu avais l'art d'apporter cette touche de lé­gèreté, de bonhomie et de chaleur amicale qui rend les décisions plus faciles à prendre.

Président de terrain, tu l'étais particulièrement dans tes relations avec les militants. Sans jamais rien céder à un quelconque débraillé verbal qui eût été une forme de démagogie, tu sa­vais spontanément toucher leurs sentiments, tout simplement parce qu'ils sentaient que tu éprouvais pour eux de la considération, de l'amitié et même une véritable affection. Ce que tu aimais dans les militants du MIL, c'est qu'ils représentent une sorte de concentré de la société française dans ses profondeurs, avec toutes ses variantes et aussi son unité indissoluble. Le ci­ment de cette unité, c'est l'amour de la France et, au-delà, la volonté de se dévouer, et même de se battre, pour elle. Se battre, c'est un terme qui semble peu approprié à ces qualités de cœur, à ce goût pour les douceurs de l'amitié dont j'ai parlé à ton propos. Et pourtant, c'est bien celui qui convient, car tu étais intraitable et farouche lorsqu'il s'agissait de notre pays, de sa civilisa­tion, de son identité, de sa grandeur, de son rayonnement.

Le MIL est un mouvement qui se définit ouvertement comme gaulliste. Voilà encore un trait qui te destinait à en devenir le président. Depuis ton plus jeune âge, le gaullisme faisait partie intimement de ta personnalité politique. C'était certes pour toi une constante que tu n'aurais pas songé à remettre en cause, mais ce n'était pas une doctrine figée à laquelle tu au­rais fait allégeance par habitude. Pour toi comme pour nous, de Gaulle représente un exemple que la classe politique a tenté depuis plusieurs années de faire oublier ou de momifier tout en l'encensant en paroles, mais qui est toujours resté sous-jacent dans le cœur et dans l'esprit de la population française et qui est en train de ressurgir dans toute sa force vitale, renvoyant au rang d'étoiles mortes les idéologies desséchées du vingtième siècle qui tentent désespérément de se survivre dans le vingt-et-unième.

Tu nous as dit souvent combien tu te sentais à l'aise au sein du MIL. De notre côté, nous étions fiers que tu fusses notre président. J'espère que tu as remarqué l'imparfait du subjonctif (celui-ci parmi d'autres) et que tu le portes à mon crédit. En effet, quelle que fût l'étendue de ta bienveillance envers tes amis, il y avait au moins un domaine où ton indulgence rencontrait ses limites, et tu eusses difficilement toléré que je manquasse à la concordance des temps.

En tout cas, toi, tu n'y manquais pas. On aurait tort de ne voir là qu'un scrupule futile. Ce respect des règles de la grammaire et, plus généralement, ce souci permanent de la justesse et de la correction de la langue française n'étaient en rien une marque de pédantisme, mais ré­vélaient une volonté de respecter les fructueuses conventions de la tradition française et de puiser avidement et judicieusement dans le trésor linguistique qui a permis l'épanouissement de l'une des civilisations les plus brillantes qui justifient la présence sur terre de l'espèce hu­maine.

Tu étais par excellence ce qu'on appelle aujourd'hui un homme cultivé, ce qu'on aurait appelé aux siècles classiques un honnête homme. Cette culture dont tu étais pétri, ce n'était pas une décoration supplémentaire ornant ta boutonnière, encore moins une manière de faire étalage de connaissances impressionnantes. C'était une nourriture substantielle composée de la sagesse accumulée au cours des siècles par les plus grands esprits, exprimée sous sa forme la plus parfaite et que tu avais intimement assimilée.

Sur les préoccupations plus proprement spirituelles, tu faisais preuve d'une grande pu­deur qui ne pouvait pas se confondre avec de l'indifférence. Tu n'avais pas la foi du charbon­nier, et tu le regrettais, mais tu proclamais haut et fort que le christianisme était à la racine et au cœur de la civilisation française et, pour cette cause-là, ton engagement était entier et iné­branlable.

Tu étais un homme de cœur, ta pente naturelle te portait vers la compassion, ton amour pour les animaux, et en particulier pour la douceur des chats, n'avait rien d'affecté et pourtant tu avais horreur des dégoulinades sentimentalo-humanitaires dans lesquelles se vautrent avec complaisance nos contemporains. Lucide connaisseur de la nature humaine, tu savais que l'angélisme utopique était une faiblesse qui pouvait engendrer des conséquences catastro­phiques car, comme l'avait dit Pascal, «le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

Tu assumais pleinement tes choix. Tu revendiquais la part que tu avais prise dans l'élaboration de la loi Sécurité et liberté, présentée par Alain Peyrefitte. Aux bonnes âmes qui s'offusquaient qu'elle eût un caractère répressif, alors qu'il eût été de bon ton de favoriser la prévention, tu répondais que la première mesure de prévention, et la plus efficace, était d'inspirer aux délinquants et criminels potentiels la crainte d'une répression immédiate et ri­goureuse. La sagesse de cette position a été, comme on l'a vu, confirmée a contrario par Mitter­rand et les socialistes, qui se sont empressés d'abroger cette loi, avec des résultats dont nous voyons encore aujourd'hui la terrible nocivité.

Autre question, encore plus sensible, celle de la peine de mort. Alors qu'on fait presque unanimement de Robert Badinter une sorte de saint laïque pour l'avoir abrogée, alors que son maintien est considéré quasi officiellement comme une marque de barbarie, tu t'es officielle­ment prononcé en sa faveur, à peu près seul parmi les gens de ton milieu et de ta notoriété. Tu l'as fait non pour satisfaire quelque tendance personnelle à la cruauté, mais parce que, ayant pris connaissance des études les plus objectives et les plus rigoureuses, tu avais conclu que l'application de la peine de mort permettait de sauver plus de vies innocentes qu'elle n'entraînait de morts de criminels. La rigueur bien appliquée est plus juste et plus «écono­mique» que le laxisme pseudo-humanitaire.

Il est une expression qui semble presque devenue caduque, à notre époque d'individualisme et de communautarisme larvé, mais que tu ne refuserais sans doute pas, c'est celle de grand serviteur de l'Etat. Tous les mots comptent. Tu as toujours exercé tes fonctions en te considérant comme étant au service d'une cause qui te dépassait. Cette cause, c'est évi­demment, au stade ultime, la France, mais il est dans le génie de notre pays de s'être construit et de subsister contre toutes les forces centrifuges grâce à cet instrument complexe et irrem­plaçable dans ses fonctions régaliennes qu'est l'Etat. Quant à la grandeur, elle s'applique non seulement à l'importance des fonctions que tu as exercées, mais à l'esprit dans lequel tu les as conçues.

Ceux qui te connaissent adhèrent à cette formule, mais, pour eux, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui s'impose aujourd'hui à eux, avant toutes autres considérations, c'est le chagrin. Ce qui subsistera toujours, c'est le souvenir d'un homme dans ce qu'il a d'unique et singulier, un homme de bien, un homme de cœur et surtout un ami, un ami pour tous, mais un ami parti­culier pour chacun d'entre nous.

Jacques ROU­GEOT est professeur émérite de langue française à l'université de Paris-Sorbonne, président du comité d'honneur de l'UNI et vice-président du MIL.

Information sur le MIL

Le M.I.L, pour l'année 2016, c'est 6 journaux, 33 communications et pour l'année 2015, ce fut 23 journaux, 92 communications et 25 campagnes militantes. Tout cela n'est possible que grâce à votre adhésion, à votre renouvellement d'adhésion et à vos dons chaque année.  Vous devez penser à vous mettre à jour de cotisation.

CLANDESTINS-MIGRANTS : TROP C’EST TROP

Télécharger la communication du MIL du 11 juin 2015

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Repères : Le Défenseur des droits, Jacques TOUBON, déclare que « à la lumière des situations analogues que l’on peut constater dans Paris ou à Calais, relève que le défi auquel notre pays et d’autres pays européens sont confrontés ne saurait être durablement traité par la voie de simples mesures d’urgence ponctuelles et locales ».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge bien fondée l’évacuation du camp accueillant de l’ordre de 400 immigrés clandestins, installés à La Chapelle (Paris 18ème), à l’abri du métro aérien, et la mise en œuvre d’une intervention sociale d’urgence. La question à se poser est de savoir pourquoi cette décision politique a tant tardé. Une intervention plus rapide aurait évité l’installation d’un regroupement aussi important au centre de la capitale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’élève contre les accusations de violences policières exercées lors du démantèlement du camp et de ses tentatives de reconstitution. Si des affrontements ont effectivement eu lieu, ils sont globalement le fait de clandestins et de militants politiques d’extrême gauche présents cherchant la bagarre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces immigrés clandestins viennent pour la plupart de l’Afrique de l’Est : Érythréens, Éthiopiens ou Soudanais. Ils ne sont pas francophones. Ce flux est principalement dû à la guerre civile en cours en Libye où ces personnes ont perdu l’emploi dont elles disposaient et sont les victimes de trafiquants d’êtres humains. Cette situation particulière explique pourquoi la majorité de ces personnes se disent dans une situation de transit vers la Grande-Bretagne, via Calais où se trouve également une forte concentration.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note l’intervention des habituelles associations de soutien aux immigrés en situation illégale : Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), de France Terre d’accueil, d’Entraides Citoyennes, etc. (subventionnées en partie par l’Etat).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) enregistre la récupération politique sur le terrain comme dans les médias par les responsables, les militants et des membres du service d’ordre du Nouveau Parti Capitaliste (NPA) d’Alain Besancenot, du Parti Communiste Français (PCF) et d’Europe Écologie Les Verts (EELV). Cécile Duflot, député écologiste et ancien ministre de François Hollande, interpelle et accuse même le président de la République à ce propos dans un quotidien. Cet engagement de la gauche extrême porte en grande partie la responsabilité des affrontements avec les forces de l’ordre. L’intérêt de ces partis politiques est de faire de l’évènement sans préoccupation du sort des clandestins, pour marquer sa différence avec le gouvernement de Manuel Valls. Ces partis trouvent dans cette initiative une occasion de ressouder les rangs et de faire bloc pour se présenter ensemble aux prochaines élections.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Frontex, l'organisme pour la sécurité et les frontières extérieures de l’Union européenne, estime que 274.000 personnes sont entrées clandestinement dans l’Union en 2014, soit un triplement (chiffre officiel). Plus de 170.000 sont arrivés par la mer en Italie, et plus de 50.000 en Grèce. Ces chiffres s’ajoutent à ceux de l’immigration légale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que cela n’est que le début et que face à l’énorme quantité de « clandestins-migrants » potentiel une nouvelle politique relative à l’immigration s’impose ainsi qu’un blocage des frontières pour pouvoir l’appliquer. Elle doit être menée au niveau français et à celui de l’Union européenne dans les plus brefs délais sans attendre la montée des périls directs et indirects.

Pour ces raisons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a lancé plusieurs campagnes militantes sur ce thème : « CLANDESTINS MIGRANTS, TROP C’EST TROP » et « CLANDESTINS MIGRANTS, STOP »

  

CHARLES PASQUA,

UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 29 juin 2015

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Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.


«On ne comprend rien de moi si l’on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu’il voulait alors dire, il faut d’abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.


Après l’invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s’engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d’un réseau et établit de fausses cartes d’identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d’un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l’homme du 18 Juin, qu’il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.


Ensuite, Charles Pasqua intègre l’entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu’en 1969.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d’ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d’action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l’association fin 1962 et la quittera à l’automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu’au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.


Ces derniers titres furent : ancien ministre d’Etat, ancien président d’honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.


Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).


Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.


Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l’opinion : «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu’à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».


Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l’un des siens et la France perd un grand serviteur.

Nous vous laissons, pendant un certain temps, la possibilité de télécharger les maquettes de campagne militante dans cette rubrique (il faut cliquer dessus ou bien click droit).

LES TERRORISTES ISLAMIQUES ONT COMMIS DES CRIMES DE GUERRE

Télécharger la communication du MIL du 19 novembre 2015

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate une avalanche d’informations en provenance de tous les médias sur le sujet. Il présente une brève analyse sur les faits et leur contexte pour tenter de clarifier le sujet.


UN COMMANDO ÉTRANGER

Un commando du Groupe Etat Islamique (GEI) d’une quinzaine de personnes est intervenu en novembre 2015 en France pour se livrer à des assassinats de civils, avec un équipement militaire (matériels, armes de guerre et explosifs).

Les membres de ce commando, envoyé en France, ont suivi en Syrie un entraînement dans des camps dédiés à la préparation d’actions terroristes avec comme objectif une intervention sur le sol français : pratique du combat urbain, formation d’artificiers, techniques kamikazes, etc.

Ils avaient la nationalité française ou belge, mais leurs actes prouvent qu’ils avaient renié leur pays d’origine pour leur seule appartenance à l’idéologie islamiste.


DES CRIMES DE GUERRE A PARIS

Les assassinats de masse du vendredi 13 novembre 2015 aux terrasses des cafés, comme dans une salle de spectacle, à Paris, constituent un crime de guerre (à l’image du massacre d’Oradour-sur-Glane). Il a été revendiqué par ce groupe armé.

Le Groupe Etat Islamique (GEI) a pris le contrôle d'un territoire au Moyen-Orient à cheval entre les États de Syrie et d'Irak. Il contrôle un territoire important peuplé par plusieurs millions de personnes. Il dispose de moyens financiers, acquis sur le terrain (banque et taxes imposées), provenant de trafics divers (dont la vente d’objets d’art et de pétrole) ou de soutiens de riches islamistes. Il a pu mettre en place une administration locale et constituer une armée organisée disposant d’armements terrestres modernes.


LES AUTEURS DES CRIMES DE GUERRE

Le Groupe Etat Islamique a attiré, par des actions de recrutements basés sur son idéologie islamiste totalitaire et par la publicité obtenu à l’issue des différents attentats revendiqués par lui, de nombreuses recrues étrangères (entre 35.000 et 50.000), dont une part significative d’islamistes francophones : des Français (effectif estimé à 1.500), des Belges, des Tunisiens, des Algériens, des Marocains ou des ressortissants de pays africains francophones, etc. Ceux-ci semblent avoir été rassemblés par le Groupe Etat Islamique (GEI) pour des raisons opérationnelles sur la base de leur langue de communication.

Les arrivées et ces départs sur le théâtre des combats ont été permis pour l’essentiel par une absence de contrôle effectif de la part de la Turquie, à la frontière entre ce pays et la Syrie.


LES MOTIVATIONS DU GROUPE ÉTAT ISLAMIQUE À COMBATTRE LA FRANCE

Les motivations du «calife» autoproclamé du Groupe Etat Islamique à attaquer la France reposent :

- d’une part, sur notre détermination à lui résister, comme l’ont prouvé l’intervention de la France au Mali, puis notre action actuelle dans l’ensemble du Sahel, aux côtés de nos alliés africains,

- d’autre part, sur la présence en France d’une population de tradition, ou confession, musulmane qu’ils souhaitent convaincre par l’attraction ou par la peur et,

- enfin, sur la laïcité dont notre pays porte le flambeau au niveau occidental (par exemple au travers de la loi de l’interdiction du port du voile islamique). 


LA RÉPONSE DE LA FRANCE

Compte tenu des attaques terroristes dont elle a été l’objet, la France a engagé une guerre contre ce groupe ‎terroriste à l'idéologie islamiste totalitaire.

Elle a déployé des forces militaires sur cette zone (en Jordanie, depuis notre base militaire de Dubaï et bientôt depuis le porte-avion Charles de Gaulle) et mène des actions aériennes de renseignements et des bombardements ciblés contre les positions du Groupe Etat Islamique (GEI). Ce fut d’abord le cas en Irak à la demande du gouvernement irakien dans le cadre d’une coalition internationale, puis, plus récemment, en Syrie, de manière autonome, pour assurer la légitime défense de notre pays.


Pour la France, il ne s'agit en aucun cas de participer à une guerre locale ou régionale, mais d'intervenir précisément dans un conflit ouvert entre le Groupe Etat Islamique et la France.

Il existe, au Moyen-Orient, une multiplicité de différends locaux :

- entre puissances régionales (Arabie Saoudite, Iran et Turquie),

- entre populations (arabes, kurdes, turcs…) ou

- entre communautés religieuses musulmanes (sunnites, alaouites, chiites, druzes, etc.).


La France n’est pas directement concernée par ces contentieux locaux.

Seule la défense de minorités chrétiennes, ou kurdes yézidis, menacées très concrètement de génocide par le Groupe Etat Islamique, pourrait entrer en compte dans l’approche locale du conflit en cours.


LA CHUTE PROGRAMMÉE DU GROUPE ÉTAT ISLAMIQUE

L'objectif actuel de la France est de participer à la chute du Groupe Etat Islamique au Moyen-Orient, à l’anéantissement de ses moyens matériels, financiers et militaires, puis à l’arrestation de ses responsables pour les traduire devant une juridiction internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Le GEI vient de revendiquer, dans un bref laps de temps, l’explosion en vol d’un avion russe, des attaques suicides dans un quartier chiite de Beyrouth et les massacres de Paris. Ces événements ont accéléré la construction d’une coordination internationale des efforts pour détruire le Groupe État Islamique.


Le Groupe Etat Islamique va perdre cette guerre, seul le calendrier de sa chute reste incertain.

La situation au Moyen-Orient restera explosive entre les forces engagées militairement au sol compte tenu des rivalités et des enjeux locaux. Mais, ces conflits locaux n’auront pas vocation à s’exporter sur notre sol.


MAIS LA LUTTE CONTRE L’IDÉOLOGIE ISLAMISTE S’INSCRIT DANS LA DURÉE

La victoire sur le GEI ne résoudra pas dans l’immédiat les conflits engagés par des groupes islamistes dans divers autres pays : Égypte (dans le Sinaï), Liban, Libye, Mali, Nigéria, Somalie, Tunisie, Yémen, etc.

Les groupes islamistes existants se sont revendiqués d’Al-Qaida, puis du Groupe Etat Islamique, et, demain, ils poursuivront leurs combats.


Les menaces issues de groupes à l’idéologie islamiste s’inscriront dans le temps. Elles nécessiteront des actions préventives et des ripostes, dans un cadre sans rapport avec les modèles antérieurs, compte tenu du caractère asymétrique des forces en présence. Bref, nous venons de prendre conscience que nous sommes entrés dans une période de guerre.

  

DÉRIVE ISLAMISTE EN FRANCE,  RISQUE D’UN DÉVELOPPEMENT DE MASSE

Télécharger la communication du MIL du 2 septembre 2015

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Repères : «Le succès des recruteurs djihadistes auprès des jeunes repose sur l’adhésion à un projet politique entrant en résonnance avec leurs préoccupations internationales et leur rejet de la société démocratique occidentale, plus qu’à une doctrine religieuse fondamentaliste» (…) «Le djihadisme est bien la radicalité qui prédomine aujourd'hui dans l'offensive antidémocratique.» Malek BOUTIH, député PS de l'Essonne – Rapport «Génération radicale» - publié le 3 juillet 2015.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que le récent rapport «Génération radicale» de Malek Boutih alerte sur trois points : l'ampleur de la dérive islamiste au sein de la jeunesse française ; deux tiers des personnes actives dans des filières djihadistes ont moins de 25 ans ; sa pénétration dans tous les milieux : catégorie socio-professionnelle intermédiaire ou supérieure et non plus seulement des jeunes originaires des quartiers ou des personnes d’origine musulmane avec 55% de convertis et 40% de jeunes femmes (ceux qui passent à l’acte sont des jeunes des banlieues) ; le risque concret de voir cette évolution conduire à un phénomène de masse  conduisant à des mouvements et des actions en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) partage quelques constats de ce rapport, en particulier que les causes du passage de ces jeunes à un islamisme militant ne sont pas de nature religieuse, mais bien politique (voir précédentes communications du MIL allant dans ce sens). Mais le MIL ne soutient ni les solutions proposées, ni ce rapport.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l’existence d’un contexte anxiogène lié aux menaces évoquées par les médias de manière récurrente : crises économiques et sociales, catastrophes naturelles et sanitaires, péril climatique, risque planétaire, etc. ; à l’affaiblissement du modèle familial traditionnel avec ses contraintes et ses solidarités ; à la méfiance envers l’école, les médias, les syndicats et les partis politiques ; à un sentiment de «frustration» de beaucoup par rapport aux images d’une société idéale portée par les médias ; etc.


Il faut constater le rejet, par une fraction d’une certaine jeunesse, du modèle français : rejet de leur situation (absence d’emploi, frustration par rapport à la société de consommation, refus des mœurs actuelles, etc.) ; contestation de principe de l’autorité et des règles sociales ; vision sélective du contexte international, de la mondialisation, du 11 septembre, de l’intervention américaine en Irak, du conflit israélo-palestinien (drapeau palestinien brandi régulièrement), etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’adhésion à l’idéologie islamiste d’une part, même très faible, d’une certaine jeunesse représente une menace réelle de par son caractère collectif. Elle rappelle les groupes d'ultragauche dans les années 70 (dont «Action directe») et leurs pratiques terroristes. Les démonstrations de force islamistes provoquent une sidération ou une fascination, comme ont pu générer les propagandes nazie ou communiste. Un antisémitisme islamiste est même apparu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse la «dérive islamiste» comme l’apparition d’une forme nouvelle de mouvement antidémocratique et totalitaire. Il faut qu’une réponse rapide, d’une très grande fermeté, soit apportée par la France à cette question afin d’éviter la montée du totalitarisme islamiste en France.

  

LA FRANCE NE PEUT PAS ACCUEILLIR TOUS LES RÉFUGIES DU MONDE

Télécharger la communication du MIL du 14 septembre 2015

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Repères : François HOLLANDE et le gouvernement socialiste viennent de décider de l’installation de 24.000 nouveaux étrangers en demande d’asile en France.


Il faut constater l’afflux croissant de centaines de milliers d’immigrés dans les pays frontières de l’Union européenne, en particulier en Grèce, en Hongrie, en Italie et à Malte. Ensuite, ces immigrés traversent ces pays vers l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne (situation de Calais).

Il est communément accepté que la France puisse accueillir de vrais demandeurs du droit d’asile sélectionnés sur des critères bien établis.

Mais, la situation pose néanmoins deux problèmes relevant de la politique nationale : un problème relatif à la qualité des personnes, c’est-à-dire qui peut être considéré comme bénéficiaire probable du droit d’asile, avant même l’examen de son dossier ; un problème relatif au nombre de personnes concernées, qui appelle à décider du nombre de demandeurs du droit d’asile que la France peut et/ou souhaite accueillir.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement les décisions prises par François HOLLANDE concernant l’accueil des demandeurs du droit d’asile, sans aucun débat public ni parlementaire, alors qu’il est clair que cela ne correspondent pas au souhait des Français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse de manière très critique les perspectives ouvertes suite au choix hâtif de Bruxelles et de l’injonction de l’Allemagne, pour plusieurs raisons :


D’une part, le flux de demandeurs du droit d’asile entrés dans les pays de l’Union ne se limite pas à 120.000 ou 160.000 personnes, mais il tend probablement vers plus d’un million à fin 2015. Si l’on applique le schéma de Juncker, c’est 200.000 immigrés (soit 20% du flux) que la France devra accueillir en 2015. Ce chiffre ne prend pas en compte la poursuite de l’afflux de candidats à l’installation en Europe.

Les décisions prises supposeraient que l’on ferme les portes après l’accueil du premier contingent de demandeurs du droit d’asile, ce qui n’est pas le cas. C’est donc une hypocrisie inacceptable.


D’autre part, l’examen de la situation des migrants, d’origines très diverses (les syriens ne représentent qu’une petite part de ce flux) et aux motivations très différentes, va déboucher sur des refus du droit d’asile. Quel sort sera réservé aux autres ? Quelle reconduite à la frontière sera effectivement exercée vis-à-vis des étrangers en situation irrégulière ? Combien d’immigrés devenus clandestins (faute d’accès au droit d’asile) resteront en France ?


Pour ceux à qui sera accordé le droit d’asile, dont une forte proportion d’hommes jeunes, quel sera le nombre de personnes appelées à les rejoindre au titre du regroupement familial ?


Enfin, on ne peut pas s’empêcher de s’interroger sur le nombre de terroristes islamistes potentiels qui font partie de ce flux d’immigrés. Même si rien ne l’atteste à ce jour, nul ne peut nier ce risque.

  

TRACT

LA GAUCHE, C’EST 1000 CHÔMEURS PAR JOUR

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En 1981, François Mitterrand avait promis qu’il ne serait pas le «président de 2 millions de chômeurs», ce qui est exact puisqu’il a été celui de plus de 3 millions de chômeurs. Pendant la campagne présiden­tielle, son héritier idéologique, Hollande, annonçait que la courbe du chômage s’inverserait d’ici la fin de l’année 2013. Les mêmes causes produisant les mêmes ef­fets, à la fin sep­tembre 2015, le cap des 3,8 mil­lions demandeurs d’emploi immé­diatement dispo­nibles a été dé­passé, l’ancien détenteur du record était Lionel Jospin en 1997…


1982 – 1997 – 2015 :

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE AVEC LE PS


S’il y a une constante chez les so­cialistes, c’est bien l’incapacité à juguler le chômage, quelle que soit la période à laquelle ils sont au pouvoir.

À l’image d’un médecin qui s’acharnerait à prescrire un médi­cament inefficace, voire nocif, les socialistes, prisonniers de leur idéologie, s’évertuent à appliquer les mêmes méthodes sans retenir aucune leçon du passé.

En 1982, c’était les nationalisations, le passage de la durée hebdoma­daire du travail de 40 à 39 heures, l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes, la retraite à 60 ans et l’augmentation des charges sociales des entreprises. Résultat : une explosion du chômage et de la dette.

En 1997, et pendant 5 ans, le gou­vernement de Lionel Jospin a bé­néficié d’une croissance élevée héritée de la droite et l’a anéantie en imposant les 35 heures et en créant de nombreux contrats aidés («emplois jeunes»).



UNE POLITIQUE IDÉOLOGIQUE VOUÉE À L’ÉCHEC


Matraquage fiscal des entreprises et des particuliers, recours à des emplois aidés non productifs, em­bauche de fonctionnaires, fiscalisa­tion des heures supplémentaires, etc. Hollande applique à la lettre les recettes de ses prédécesseurs de gauche et obtient les mêmes ré­sultats : explosion du chômage et de la dette.

Le chômage a atteint un niveau record.

Alors que les pays voisins obtien­nent des résultats avec d’autres politiques, le gouvernement socia­liste s’entête dans ses erreurs.

Le premier ministre a annoncé qu’il savait où il allait, mais tout le monde le sait : droit dans le mur.

Hollande et Valls ne changeront pas de politique d’ici à 2017.

La seule solution pour redresser la France réside dans une alter­nance politique lors des élec­tions de 2015 et  de 2017.

  

COMBATTRE LE TERRORISME ISLAMISTE PAR PLUS DE FONCTIONNAIRES D’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 17 novembre 2015

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Repères : le 16 novembre 2015, devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, François HOLLANDE a présenté des mesures de lutte contre le terrorisme en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) enregistre la bonne intention du président socialiste de renforcer les moyens de lutte contre le terrorisme. La prolongation de la durée de l’état d’urgence semble nécessaire car cela permet d’effectuer des perquisitions en se passant de la lourdeur judiciaire. Ceci va permettre aux fonctionnaires de récupérer des «armes dans les caves». Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) regrette que la référence à l’idéologie islamiste totalitaire ait été absente du discours du président socialiste, comme de celui du premier ministre socialiste. Ce choix fait de ne pas désigner l’ennemi est une faute grave. Le terme même d’«islamiste» n’a jamais été employé !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, selon les sources compétentes, que les auteurs des actes terroristes appartiennent aux troupes des combattants islamistes engagés sur le théâtre de guerre syrien. Les effectifs des djihadistes «français» se comptent par milliers entre ceux identifiés à un moment de leur parcours, les fiches S, et ceux qui ne l’ont pas été. C’est parmi cette population que se recrutent les candidats à l’action terroriste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la première condition nécessaire à une amélioration de la lutte contre le terrorisme porte sur une réelle augmentation des effectifs de police, de gendarmerie, de la justice et des douanes, comme le MIL a eu l’occasion de la réclamer à plusieurs reprises dans ses communications. Il faut se féliciter de l’annonce d’une part de la création de 8.500 postes dans la police et la gendarmerie (5.000), la justice (2.500) et les douanes (1.000) et d’autre part du gel des effectifs des armées pour les années à venir alors que la diminution (de l’ordre de 15.000 postes) devait reprendre en 2016, après le sursaut de 2015.


Mais, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le rythme d’augmentation des effectifs ne répond pas à l’urgence de la situation et de la menace terroriste. Les recrutements annoncés en février 2015, suite aux assassinats à la rédaction de Charlie Hebdo et au magasin casher, ne sont toujours pas effectifs à ce jour. Les 8.500 recrutements sont annoncés sur «deux ans», c’est-à-dire qu’ils seront effectifs, au minimum, à la fin 2017. C’est un délai beaucoup trop long par rapport à l’urgence de la menace.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à un renforcement des effectifs et des moyens de nos forces de l’ordre dans le cadre des lois existantes dans un délai maximum de trois mois. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande que des mesures soient prises pour mettre fin aux activités des prêcheurs islamistes destinées à propager la haine et permettre le recrutement de combattants islamistes, que les contrôles aux frontières soit rétablis sérieusement et durablement et que soit organisée la déchéance de la nationalité française de tous les binationaux impliqués dans des actes islamistes contre la France.


Afin de dénoncer cette situation, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance plusieurs campagnes militantes sur les thèmes :

« ISLAMISME , TERREAU DU TERRORISME »

« LA FRANCE DOIT TERRORISER LES TERRORISTES ISLAMISTES »

« MENACE DJIHADISTE : POLICE-ARMÉE DEFENDENT LA FRANCE »

  

LA GAUCHE VEUT TOUJOURS TUER LA FAMILLE

Télécharger la communication du MIL du 10 novembre 2015

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Repères : L’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a chiffré les mesures ayant mis à contribution les familles ainsi que celles ayant bénéficié sur 2014 et 2015. Pour 2014, la baisse du budget de la politique en faveur des familles s’élève à 1 milliard d’euros, à 1,6 milliard d’euros pour 2015 et la prévision est du 2,2 milliards d’euros pour 2016. L’UNAF regrette «que les mêmes familles aient été touchées par plusieurs mesures cumulatives et ceci dans un temps réduit». 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’aux mesures concernant la prime de naissance, l’allocation de base de la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (PAJE), la baisse successive du quotient familial est venue s’ajouter la modulation des allocations familiales. La revalorisation de l’Allocation de Soutien Familial (ASF) et le complément familial majoré n’apporte pas de contrepartie significative. Ces chiffres ne prennent pas en compte le non-engagement des dépenses prévues pour le développement de crèches, soit 1,4 milliard d’euros du Fonds national d'action sociale (FNAS).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), qui regroupe l’ensemble des associations familiales dans leur diversité (laïques, confessionnelles et de toutes opinions politiques) s’est prononcé à l’unanimité de ses fédérations membres contre la politique familiale menée depuis 2012 par les gouvernements socialistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que les gouvernements ont peu à peu introduit la prise en compte des revenus dans la politique familiale. Celle-ci s’éloigne toujours davantage de l’objectif de la compensation de charge d’enfant pour se rapprocher d’une politique sociale en faveur des plus vulnérables. Le gouvernement socialiste a fait le choix d’une politique familiale «à plusieurs vitesses» en fonction des revenus. Conséquence : la natalité a commencé à diminuer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce avec vigueur :

- la baisse du budget de la politique familiale,

- La mise progressive sous condition de ressources des outils de la politique familiale. Cette manœuvre frappe massivement les classes moyennes, et vient se cumuler à l’ensemble des politiques du gouvernement socialiste visant ceux qu’elle considère comme «les riches». En particulier les familles nombreuses sont les premières victimes, car les plafonds de ressources les concernant sont très bas.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la politique menée par le gouvernement socialiste, mesure après mesure, contre les familles des classes moyennes s’ajoute aux autres politiques sous condition de ressource. Elle constitue, l’une des raisons de la stagnation économique en France :

-d’une part, les personnes appartenant à cette catégorie, célibataire comme famille, ont vu leur niveau de vie baisser donc : ils consomment moins, ils font travailler moins de services à la personne, ils retardent le moment de faire construire, de changer de voiture ou de faire des travaux, etc, 

-d’autre part, beaucoup adoptent aujourd’hui la logique du «travailler moins», pour «gagner moins» afin de «payer moins». Quand l’initiative, le travail et la réussite sont trop pénalisés, il ne reste à chacun, à titre individuel, que le choix de s’autolimiter et de vivre plus simplement. La conséquence est une croissance trop faible pour équilibrer les comptes de l’État ou faire reculer le chômage de manière significative.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la famille est un élément fondamental qui appelle une politique familiale dynamique de la part de l’État destinée à maintenir une natalité assurant l’avenir de notre pays, comme cela a été le cas depuis le début de la Vème République. 


  

CALAIS : CLANDESTINS MIGRANTS HORS DE FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 novembre 2015

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Repères : lundi 2 novembre 2015, le tribunal administratif de Lille s’est prononcé sur le référé-liberté déposé le 26 octobre 2015 par le Secours catholique, Médecins du monde…, afin de contraindre l’État à prendre des mesures urgentes sur le campement sauvage de Calais, où vivraient de l’ordre de 6.000 clandestins cherchant à gagner la Grande-Bretagne. Le tribunal a donné à l’État un délai de 48 heures pour procéder au recensement des «mineurs isolés en situation de détresse», «en vue de leur placement» et un délai de huit jours pour créer 10 points d’eau supplémentaires, mettre en place cinquante latrines, collecter les ordures, procéder au nettoyage du site et permettre l’accès au camp des services d’urgence. A chaque jour de retard, la préfecture est tenue à une astreinte de 100 euros ...


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reconnait la détresse des personnes vivant sur le site de Calais, et considère que cette situation aurait dû être anticipée, depuis des mois, par des actions appropriées. Le développement du campement sauvage de Calais n’aurait jamais dû être possible. 6.000 étrangers campent à Calais parce que le gouvernement socialiste n’a pas assumé ses responsabilités de reconduite aux frontières.


L’évacuation de migrants décidés et «prêts à tout» présente des risques de bavures et peut occasionner des drames mais il s’agit du rôle de l’État français d’empêcher que de telles situations se créent et perdurent, et lorsque cela existe, de faire cesser ce désordre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande au gouvernement de démanteler le campement sauvage de Calais sans attendre d’avoir à compter le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants morts de froid à Calais cet hiver, sans enregistrer d’épidémies, sans estimer les troubles psychiques de personnes désespérées et sans repères et de tout mettre en œuvre pour organiser une reconduite aux frontières pour ceux n’étant pas réellement demandeurs d’asiles.

Les tensions viennent de se transformer, ces derniers jours, en actes d’extrêmes violences à l’encontre des forces de l’ordre (de type guérilla), occasionnant de multiples blessés parmi policiers et gendarmes. La situation n’est plus contrôlable en l’état, par l’État, dans ce campement compte tenu de son mode d’«auto installation», de sa taille et de sa situation de non-droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le drame de Calais est révélateur de problèmes plus généraux : le contrôle aux frontières de la France n’est plus assuré ; la protection de la frontière britannique par les autorités françaises apparait légitime, et conforme à nos engagements, mais, alors on peut se demander quelle protection assurent les pays frontaliers qui ont laissé entrer en France ces étrangers migrants ; l’occupation physique de territoires publics et privés par des étrangers se développe sans réponse du gouvernement socialiste, seul à même de mobiliser les moyens nécessaires pour éviter de telles concentrations.


La prise en charge inéluctable de ces étrangers risque de conduire à leur installation en France, comme cela a déjà commencé pour de petits groupes sans aucun examen de leur situation.


Pour dénoncer cette situation, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème :

«CLANDESTINS MIGRANTS, HORS DE FRANCE»

  

NON À L’ENTRÉE DE LA TURQUIE DANS L’UNION EUROPÉENNE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2015

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Repères : À l’issue d’un sommet à Bruxelles le dimanche 29 novembre 2015, le président du Conseil européen, Donald TUSK, a annoncé le versement de 3 milliards d’euros à la Turquie pour aider à accueillir des réfugiés syriens. Le premier ministre turc, Ahmet DAVUTOGLU, a obtenu la relance du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (UE) et une délivrance accélérée de visas aux nationaux turcs pour de courts séjours ou des visites touristiques dans l’UE. On ignore encore qui va payer les 3 milliards promis à la Turquie.

Pour obtenir la prise en charge par la Turquie des réfugiés syriens présents sur son territoire (dont le nombre serait, au moins, de 2 millions) et une action des Turcs pour lutter contre l’immigration illégale et les passeurs (équipements des douaniers, achats de bateaux garde-côtes), les dirigeants européens ont accepté de relancer le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE, gelée depuis quelques années, sur le volet des affaires économiques.


Depuis le début 2015, plus d’un million de Syriens, d’Irakiens, d’Afghans et de Pakistanais sont déjà arrivés dans l’Union européenne. Ce flux migratoire n’a jamais eu d’équivalent. Les Afghans et Pakistanais traversent, par la route, d’abord l’Iran avant d’entrer en Turquie, les Irakiens et Syriens accèdent directement à la Turquie. De là, ils pénètrent en Grèce et au-delà. Même si le flux des étrangers peut effectivement être freiné par la Turquie, les pays européens divergent toujours sur la question de l’accueil d’une partie de ces réfugiés : critères à prendre en compte, nombre de personnes à accueillir, rythme d’accueil, méthode adoptée (quotas imposés par pays de l’Union européenne ou non). Les positions de l’Allemagne, qui entraîne avec elle l’Autriche, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, etc., de la France, de la Grande-Bretagne, ou celle des pays de l’Est européen diffèrent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’étonne qu’une démarche de financement par l’Union européenne, du même type, n’ait pas été engagée avec les deux autres pays accueillant des réfugiés syriens, le Liban et la Jordanie, pour lesquels le poids des réfugiés est proportionnellement plus fort que pour la Turquie et qui ne parviennent pas à mobiliser les moyens permettant d’offrir un accueil décent aux réfugiés syriens.


Il faut rappeler que la Turquie est un pays asiatique, disposant juste d’une enclave en Europe. C’est un pays très peuplé (82 millions d’habitants), musulman sunnite. Son évolution progressive vers un régime autoritaire l’éloigne du modèle européen. Enfin, la Turquie est naturellement tournée vers les populations turcophones du Moyen-Orient et d’Asie centrale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la signature de cet accord constitue un retournement politique incompréhensible de la part de l’Union européenne, compte tenu de l’évolution de la situation de ce pays.


D’une part, sa politique intérieure, menée ces dernières années par le président turc Recep Tayyip Erdogan, a été marquée : par des atteintes aux libertés publiques, comme l’emprisonnement de journalistes d’un quotidien d’opposition pour avoir révélé que le pays avait livré en 2014 des armes aux rebelles syriens et par la reprise de la répression féroce à l’encontre de la minorité kurde (20% de la population de la Turquie) débouchant sur un état de guerre civile.

D’autre part, sa politique extérieure a été marquée par une absence de tout contrôle de la frontière entre la Turquie et la Syrie, par laquelle ont pu transiter les islamistes européens rejoignant le Groupe État Islamique ou regagnant les pays européens (en particulier ceux ayant la nationalité française). Les trafics divers (pétrole, œuvres d’art, etc.) qui permettent le financement du Groupe Etat Islamique transitent sans contrôle, pour une bonne part par la Turquie. Enfin, ce n’est que très récemment que la Turquie a autorisé l’utilisation d’une base aérienne à l’aviation américaine pour mener ses frappes contre le Groupe Etat Islamique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition de principe à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. La réouverture de ce dossier dans les circonstances géopolitiques actuelles (reprise de la guerre civile intérieure, État musulman autoritaire, ambiguïté vis-à-vis du Groupe État Islamique, contentieux russo-turc, etc.) constitue une faute politique grave de la part des dirigeants européens en général et du socialiste François HOLLANDE en particulier.

  

NON, LA DROITE RÉPUBLICAINE N’EST PAS LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 21 décembre 2015

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Repères : Suite aux élections régionales, certains responsables politiques, du PS, des centristes et des Républicains, se prononcent pour un rapprochement, ou une union, entre la gauche et la droite contre le Front national. Certains responsables politiques ont tenu des propos en faveur d’un «regroupement central» dans la vie politique française, voire une «union populaire» entre la gauche et la droite ou d’un «programme commun contre le chômage» (Manuel VALLS).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement ces propos indignes de représentants de l’opposition de droite. Un programme commun entre la droite et le PS n’est simplement pas possible dans la mesure où les solutions proposées par Les Républicains et la politique du Parti socialiste sont diamétralement opposées sur l’ensemble des grands dossiers. Les Républicains s’inscrivent dans une position d’opposition et une perspective d’alternance. De même, dans les deux régions gagnées face au FN, ce ne sont pas des «socialistes» qui ont voté pour les listes de droite, mais des électeurs. Il ne s’agit pas d’une alliance, le programme de ces listes de droite n’a pas changé entre les deux tours, contrairement aux programmes des listes du Parti socialiste qui ont évolué suite à la fusion des listes PS avec celle de la mouvance communiste (Front de gauche) et écologiste (EELV).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que dans la situation politique actuelle, le gouvernement socialiste porte l’entière responsabilité de l’absence de réponse aux problèmes que connait le pays (emploi, sécurité, éducation, économie, souveraineté, immigration, etc.) depuis près de quatre ans. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, une fois de plus, que le seul objectif est de «battre la gauche» pour mener une nouvelle politique. Laisser planer un doute un moment sur la ligne d’opposition des Républicains au gouvernement socialiste serait une erreur politiquement mortelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, par ailleurs, la droite et le centre ne partagent pas les solutions proposées par les dirigeants du Front national. Les thèmes de campagne du Front national que sont l’emploi, la sécurité, l’Union européenne, l’immigration, etc., portent sur de vraies questions, mais que le FN ne propose pas de bonnes solutions. Le discours protestataire antisystème du Front national est une attitude visant à réunir les mécontents de tous poils, de gauche comme de droite, sans perspective politique positive réelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Les Républicains et le Centre ne peuvent nier aucune des questions qui se posent aux Français (emploi, éducation, sécurité, justice, fiscalité, immigration, identité, etc.) et doivent proposer des réponses originales en défendant des orientations et des solutions claires à mettre en œuvre très rapidement en 2017.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les responsables politiques de droite doivent abandonner toute attaque à l’encontre des électeurs du Front national. Cet acharnement nourrit la mécanique antisystème du FN. Il ne faut pas donner l’impression d’une convergence entre les discours hostiles au Front national des dirigeants du PS et de certains responsables des Républicains. L’analyse politique doit être bien différenciée.


Il faut acter que 6.820.477 électeurs ont voté pour le FN aux élections régionales. Parmi eux, se trouvent des primo électeurs (des jeunes), d’anciens électeurs de droite comme d’anciens électeurs de gauche. Tout doit être fait pour que ces électeurs portent leurs voix sur le candidat de la droite et du Centre le mieux placé en 2017 pour gagner le deuxième tour. Sinon la France verra la réélection de François Hollande. Pour cela, il ne faut pas leur faire injure, mais tout au contraire les convaincre que Les républicains portent les bonnes réponses aux vrais problèmes des Français.


  

EXPLOSION DE LA MIGRATION DES CLANDESTINS,

LA DROITE RÉPUBLICAINE DEVRA AGIR EN 2017

Télécharger la communication du MIL du 25 janvier 2016

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Repères : le Forum économique mondial de Davos vient de rendre public son rapport «Global Risks» issu d’une enquête, menée auprès de 750 experts, qui visait à recenser les principaux risques mondiaux pour les dix prochaines années. Elle retient comme premier risque «le plus probable» les migrations «à grande échelle» et relève que ce risque présente l’un des plus forts impacts sur nos pays, à côté d’autres risques étant liés au changement climatique, aux armes de destruction massive, etc.


Il faut constater la forte montée de la pression migratoire, en cours depuis plusieurs années, qui se concrétise par un afflux de ressortissants étrangers de pays hors Union européenne (ou pays européens associés à l’Union) dans l’Union européenne, puis en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de très forte migration avec, d’une part, le développement des communications et de l’information, et, d’autre part, l’explosion économique de l’activité des «passeurs», qui est le trafic d’êtres humains. La croissance du nombre d’étrangers non francophones (Afghans, Pakistanais, Syriens, Irakiens, Soudanais, Érythréens, etc.) ajoute l’obstacle de la langue aux problèmes culturels et de pratiques religieuses.


L’arrivée des étrangers en France prend deux formes distinctes :

-Des étrangers en situation illégale, ayant pénétré dans un quelconque pays de l’Union européenne, puis, ayant gagné la France sans faire l’objet d’un contrôle réel à la frontière française. Les milliers d’étrangers qui campent actuellement autour de Calais (Communication du MIL du 13/11/15 «Calais : Clandestins migrants hors de France» symbolisent cette réalité. Il est difficile d’établir leur nombre en France mais il est estimé à des centaines de milliers de clandestins.

-Des étrangers entrés en France en situation légale, comme des touristes, des travailleurs, des étudiants, des demandeurs d’asile, etc., dont une part importante au moins se trouve à un moment donné en situation irrégulière, car en fin de séjour touristique, en fin de contrat de travail, en fin d’études ou connaissant un refus de leur demande d’asile. Ces étrangers connus (compte tenu de leur situation antérieure) ne font généralement pas l’objet d’une obligation au retour (via un entretien, une lettre sur leur situation, etc.) ou de procédures d’expulsion.

Une autre part des étrangers, de pays hors UE, séjourne, bien entendu, en France de manière tout à fait légale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que l’augmentation massive de ces clandestins intervient dans un contexte national difficile caractérisé par une situation de chômage de masse, par une crise budgétaire des régimes sociaux, par la présence d’une population étrangère, et/ou d’origine étrangère, qui, pour une part au moins, est peu intégrée à la société française et faiblement assimilée, etc.

De plus, la France reste dans une situation de croissance de sa population (66,6 millions à fin 2015). Elle ne connait pas la crise démographique qui atteint certains de nos voisins européens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la politique menée par le gouvernement socialiste qui ne répond pas à l’urgence de la situation actuelle en matière d’immigration.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que des mesures devront être prises et faire l’objet d’une communication internationale, dès l’alternance de 2017, pour empêcher l’arrivée de clandestins aux frontières de la France (et de la zone Schengen), pour supprimer l’accès attractif à des avantages sociaux ou la scolarisation, pour repérer les étrangers en situation irrégulière, pour organiser le retour de ces clandestins avec leur accord ou en ayant recours à des expulsions.


  

TRACT

FIER D’ÊTRE GAULLISTE

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LES TEMPS CHANGENT !

Il y a quelques années, se proclamer gaulliste faisait de vous au mieux un partisan du passé, au pire un immonde nationaliste.

Mais aujourd’hui, qui ne se réfère pas au gaullisme ?

Il s’agit souvent soit d’une recon­naissance historique, soit de tenta­tives de récupération idéologique qui viennent de l’extrême gauche jusqu’à l’extrême droite, de tous ceux qui ont combattu le général de Gaulle de son vivant.


ÊTRE GAULLISTE, C’EST ÊTRE PATRIOTE ET SERVIR LA FRANCE


Le général de Gaulle a su ne jamais s’enfermer dans une idéologie. Son exemple nous montre que le gaullisme, c’est :


servir la France en ayant une vision de l’avenir nourrie de la connaissance du passé.


fixer un cap et savoir rester pragmatique dans le choix des moyens pour l’atteindre.


savoir «dire non» à tout ce qui nous menace et pourrait avoir comme conséquence de fragiliser ou d’abaisser la nation.


Ces principes se retrouvent dans les valeurs civiques que nous défendons, c'est-à-dire :


la primauté de la personne,


la liberté,


la responsabilité et le respect des devoirs qui s’imposent à chacun, et enfin


la cohésion de la société par la défense de la famille et de la nation.


AVOIR L’ESPRIT GAULLISTE EST AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS INDISPENSABLE


Le général de Gaulle a dit : «Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de force pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction».

Cette phrase est plus que jamais d’actualité.

Les politiques, menées en France, ont participé ou conduit à la situation où se trouve notre pays. Des crises touchent tout à la fois l’économie, l’emploi, l’identité nationale, la famille, la sécurité, etc. 

Des adversaires extérieurs, des groupes islamistes, ont engagé une véritable guerre de long terme dans le monde et contre notre pays et nos valeurs.

Des responsables politiques, dont les socialistes, ont accepté que la France se couche en ne conduisant pas les politiques qui auraient dû être menées.

Ils ont trouvé et trouveront toujours face à eux les gaullistes animés par l’esprit de la résistance au service de la pérennité et du rayonnement de la France.


SI VOUS ÊTES FIER D’ÊTRE GAULLISTE, DITES LE NOUS AVEC VOS MOTS

COURRIEL : jesuisfierdetregaulliste@lemil.org

POUR BATTRE HOLLANDE EN 2017,

IL FAUT REMOBILISER LES MILITANTS ET L’ACTION MILITANTE

Télécharger la communication du MIL du 5 janvier 2016

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Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate que la victoire des Républicains aux élections régionales de fin 2015 a été acquise de justesse et estime que l’une des raisons de ces résultats décevants provient du refus de certaines équipes régionales de jouer à fond la carte du militantisme en n’ayant pas choisi de mobiliser les forces de la droite républicaine, dont nos militants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable, mais qu’elle n’est pas suffisante. Elle constitue un étage dans la construction d’une communication politique. Il faut être en mesure de mobiliser des militants politiques pour intervenir sur le net et les réseaux sociaux, mais, aussi et surtout, pour les tractages, les boîtages, l’organisation pratique des réunions, l’affichage ou le porte-à-porte, etc.

Pour donner un exemple récent et significatif, la réussite de la «Manif pour tous» a été principalement due à la mobilisation de militants associatifs et politiques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) juge que la communication politique repose d’abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur mise en forme, et, enfin, sur leur formulation par un orateur de talent qui peut donner confiance aux citoyens et les convaincre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate qu’à ce jour, toutes les idées nécessaires à assurer une alternance politique au socialisme n’ont pas encore été exposées et que le porteur de ces idées n’a pas encore été désigné. La primaire de la Droite et du Centre aura lieu fin novembre 2016.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) apportera, à la future campagne politique, la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s’agit d’actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci.


Déjà en novembre 2013, le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France». Ce mot d’ordre reste d’actualité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès ce début 2016, il convient de préparer cette montée en charge d’une organisation militante efficace par des campagnes nationales :

-pour affirmer une vision politique et prospective d’inspiration gaulliste,

-pour témoigner de notre totale opposition à la politique du gouvernement socialiste (fiscalité, emploi, famille, école, immigration, etc.), mais aussi,

-pour contribuer à combattre tout soupçon de collusion entre la droite et la gauche socialiste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera des campagnes militantes de défense de la France et des valeurs gaullistes, civiques et patriotiques en marge des débats qui vont avoir lieu en vue des «primaires» de la droite et du centre, afin d’être prêt pour le véritable combat contre la gauche et pour participer à créer les conditions d’une véritable alternance.

  

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DÉFICIT DE L’ASSURANCE CHÔMAGE : LES RÉGIMES SPÉCIAUX TOUJOURS MONTRÉS DU DOIGT

Télécharger la communication du MIL du 3 février 2016

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Repères : Cette renégociation entre les syndicats et les organisations patronales de la convention précisant les règles de l’assurance-chômage par les partenaires sociaux, syndicaux et patronaux va s’engager. Le régime a une dette importante d’environ 26 milliards d’euros. Son déficit annuel atteint les 4 milliards d’euros. Ils viennent augmenter progressivement la dette de l’Unédic.

Une partie du déficit est créée par des dépenses qui ne relèvent pas de l'indemnisation, comme le financement du service public de l'emploi. En 2009, l'Unedic a versé 2,9 milliards d'euros à Pôle-Emploi.

De plus, le régime général (salariés en contrat à durée indéterminée ou CDI, soit 85 % des allocataires) est largement excédentaire. Si ce dernier était isolé, il aurait accumulé 24 milliards d'euros depuis 1990 (pour l’année 2013, les recettes dépassent de plus de 10 milliards d'euros les dépenses), alors que les régimes spéciaux (intermittents du spectacle, non concernés par la négociation actuelle, et intérimaires) sont structurellement déficitaires et ont généré plus de 40 milliards d'euros de dettes dans la même période.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relève qu’un rapport du gouvernement a été transmis fin janvier 2016 à l’Assemblée nationale afin de traiter du déficit de l’Unédic. Ce texte évoque des pistes comme la réduction de la durée maximale d’indemnisation, le passage à un ratio de 0,9 jour indemnisé pour un jour cotisé ou l’abaissement du plancher d’indemnisation. La ministre, Myriam EL KHOMRI, a déclaré que «toutes les pistes doivent être étudiées» : de la dégressivité des allocations chômage à une baisse de leur montant et/ou de leur durée d’allocation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que le gouvernement socialiste, tenant compte du faible taux de croissance en 2015 (+1,1%) et de perspectives économiques incertaines pour 2016, acte que l’équilibre des comptes et le remboursement de la dette de l’Unédic ne viendront ni de la création d’emploi (augmentant les cotisations), ni d’une diminution significative du nombre des allocataires.


Le gouvernement socialiste reconnait clairement à cette occasion, en ce début d’année 2016, son échec économique et social et son incapacité à réformer les régimes spéciaux, sources importantes des déficits constatés. Il est incapable de mener une réforme sérieuse sur ce sujet à moins d’un an de la présidentielle. Il procédera à des «réparations d’entretien». Il va sûrement décider de diminuer les allocations chômage à partir du mois de juillet 2016.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les propos tenus par certains responsables politiques à l’encontre des demandeurs d’emploi, indemnisés ou pas. Ces déclarations mettent en cause des personnes qui ont perdu leur emploi et n’en trouvent pas, dans un contexte de stagnation économique et de croissance de la population active. Il existe certes des abus, voire des fraudes aux allocations, qui doivent être combattus. Mais il faut être conscient que ces mesures nécessaires ne suffisent pas à apporter une réponse au chômage de masse. Le problème vient bien de l’absence d’emplois, pas des chômeurs. La solution réside dans une relance économique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge indispensable une redéfinition structurelle de l’assurance chômage qui aille sans doute vers un régime universel. Celui-ci pourrait tenir compte des différences entre régimes (dont celui des «intermittents du spectacle»), aborder la question de la solidarité des employeurs et personnels de la fonction publique, instituer une protection chômage pour les indépendants, etc. La relance économique, combinée avec une redéfinition du régime d’assurance chômage, sera parmi les priorités du gouvernement issu de l’alternance en 2017.

  

INSULTES À LA MÉMOIRE DU PRÉFET CLAUDE ÉRIGNAC ASSASSINÉ EN 1998

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Repères : En région Corse, la liste indépendantiste corse « Pe a Corsica » (pour la Corse), dirigée par Gilles SIMEONI et Jean-Guy TALAMONI, a remporté les élections territoriales de décembre 2015. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy TALAMONI, a fait le choix de ne pas participer, et de le faire savoir, à l'hommage officiel rendu, le 6 février, à Ajaccio pour le 18ème anniversaire de l'assassinat du préfet Claude ERIGNAC.


Le 6 février 1998, à Ajaccio, le préfet de Corse, Claude ÉRIGNAC, a été abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre, par un commando indépendantiste alors qu'il se rendait en soirée, à pied, seul et sans protection à un concert de musique classique. L'arme du crime, retrouvée sur les lieux, était un Beretta volé cinq mois plus tôt lors de la prise d’otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud). Le militant indépendantiste, Yvan Colonna, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011 au terme d'un troisième procès.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rendre hommage, en ce jour anniversaire, à la mémoire du Préfet Claude ÉRIGNAC.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement le boycott de la cérémonie par le président de l'Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy TALAMONI. En refusant d’honorer la mémoire d’un Préfet de la République, lâchement assassiné par des terroristes, il porte atteinte à l’honneur de la République. Cette absence éclaire les perspectives d’affrontement en suspens dans l’île et la persistance d’un esprit de guerre civile de la part de mouvements indépendantistes, officiellement passés de l’action terroriste à la joute électorale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que, parmi les revendications avancées par les responsables indépendantistes, portées à la tête de l’assemblée de Corse, figure la demande de libération des terroristes corses condamnés pour des crimes et délits, et actuellement détenus, dont Yvan COLONNA, condamné pour l'assassinat du Préfet Claude ÉRIGNAC. Gilles SIMEONI, nouveau président du Conseil exécutif de Corse, a été l'avocat d'Yvan COLONNA…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la victoire des indépendantistes a été obtenue à la majorité relative (35% des voix), avec 24 sièges sur 51 à l’assemblée. Elle provient de la fusion, au 2nd tour, de deux listes indépendantistes : «Faisons la Corse», (Gilles SIMEONI) et «Corsica libera» (Jean-Guy TALAMONI).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la responsabilité du gouvernement socialiste est pleine et entière dans l’installation de cette situation dans l’île de Corse. L’ouverture récente par le Premier ministre de «négociations» avec les dirigeants indépendantistes vient confirmer son refus d’’assurer la défense des intérêts de la République. Les exigences formulées par ces indépendantistes n’ont rien à voir avec des compétences de la collectivité locale. Elles vont conduire au minimum à des tensions et, potentiellement, à des crises graves à répétition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la définition à venir des statuts de la future collectivité locale unique, issue de la fusion des conseils départementaux de Haute-Corse et de Corse du Sud et de l’Assemblée de Corse, en 2018 devra permettre la légitime représentation de la grande majorité, opposée à la petite minorité indépendantiste, dans l’intérêt général.

VI­GILANCE & AC­TION - N° 334  MARS 2016

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INAUGURATION DE LA PLACE CHARLES PASQUA

DISCOURS DE PHILIPPE PEMEZEC,

ancien député, maire du Plessis-Robinson, membre du Comité d'Honneur du MIL  - 12 mars 2016


Cher Alexandre, cher Philippe, (petits enfants de Charles Pasqua)

Monsieur le Président, cher Nicolas,

Madame la Présidente Bernadette Chirac , Je vous remercie très sincèrement et chaleureusement pour votre présence. Je sais quelle estime vous portiez à Charles Pasqua et votre présence aujourd'hui, en votre nom personnel et en celui de votre époux, le Président Jacques Chirac, nous honore.

Mesdames et Messieurs,


Il y a neuf mois, nous apprenions avec une immense tristesse, tant il était dans nos cœurs, la disparition de Charles Pasqua, l'ancien président de notre département, un des derniers grands représentants du gaullisme.

Une semaine plus tard, le Conseil municipal du Plessis-Robinson donnait son nom à la place de la Résistance.

Aujourd'hui nous voilà réunis pour inaugurer la première place Charles-Pasqua de France mais surtout, pour honorer l'homme pour lequel nous avions une tendresse particulière.

C'est une immense fierté pour moi de rendre ainsi à Charles Pasqua la place qui lui revient, de lui rendre cet hommage à la fois solennel et chaleureux, au cœur de cette ville du Sud de ce département qu'il aimait tant et auquel il a tellement apporté.

Il me disait souvent avec un ton grondeur mais l'œil qui pétillait lorsque je venais lui demander son soutien : «tu es le conseiller général le plus cher de France !». Et je lui répondais, en le vouvoyant, car je n'ai jamais réussi à le tutoyer, «Monsieur Pasqua, je vous dresserai une statue au Plessis-Robinson». «Oui, mais une statue équestre dans ce cas, et en habit bonapartiste !» me lançait-il, avec sa répartie légendaire. La statue n'est pas encore là, mais il y a déjà la place pour l'ériger, une place qui présente un caractère particulièrement symbolique.

Cette place s'appelait en effet place de la Résistance. Et la Résistance est et a toujours été d'une importance capitale au Plessis-Robinson avec l'une des plus grandes avenues de la Ville qui porte ce nom ainsi que de nombreuses rues rendant honneur aux gendarmes et résistants qui n'ont pas hésité à donner leur vie pour la France.

Charles Pasqua ne s'est pas contenté de prendre le maquis à 15 ans comme vous le savez tous. Il a incarné pendant toute sa vie et son incroyable carrière politique cet esprit de résistance qui le caractérisait.

L'esprit de résistance, c'est ce combat qu'il a mené contre l'idéologie communiste et l'emprise de cette idéologie sur la société française de l'après-guerre. Si je peux vous en parler aujourd'hui, c'est parce qu'il a été le premier à s'attaquer à la ceinture rouge et rose autour de Paris en semant de jeunes pousses qui ont germé et conquis une à une presque toutes les villes de gauche, Suresnes, Châtillon, Levallois, Antony en 1983, Le Plessis-Robinson en 1989, et Châtenay-Malabry en 1995.

Si nous sommes là aujourd'hui, si nos communes ont retrouvé leur sourire et leur liberté, c'est grâce à lui, même si malheureusement, nous vivons toujours dans le pays le plus marxiste d'Europe de l'Ouest.

L'esprit de résistance, c'est le combat qu'il a mené au ministère de l'Intérieur en 1986 et en 1993 pour protéger la France contre les agressions terroristes. Si la France a fait front pendant ces années difficiles, on se rappelle de la prise d'otage de l'avion d'Air Algérie, de l'attentat de la rue de Rennes, si la France a su «terroriser les terroristes», selon son expression, c'est grâce à lui.

L'esprit de résistance, c'est enfin le combat qu'il a mené contre la perte d'identité de la Nation française, dans la fidélité à la ligne tracée par le général de Gaulle. Pour cela, il n'a pas hésité à créer son propre mouvement souverainiste, le Rassemblement pour la France, dans le prolongement du RPF du général de Gaulle. La résistance en France, face à la mondialisation et la technostructure européenne, c'était encore lui. L'inéluctable qui s'annonçait à la suite du traité de Maastricht est malheureusement arrivé : l'échec de Schengen, l'inefficacité de nos élites qui ne savent pas prendre les décisions fermes face à la crise migratoire et surtout, on ne peut que se désoler de cette incapacité grandissante de nos responsables politiques à protéger l'héritage patrimonial et identitaire de la France.

L'autre raison du choix de cette place pour honorer la mémoire de monsieur Pasqua, c'est qu'elle est au carrefour de quatre projets symboliques de l'histoire récente de notre ville du Plessis-Robinson : d'un côté la cité-jardins reconstruite en 1995 par l'Office HLM des Hauts-de-Seine, avec un soutien massif du Conseil général présidé par Charles Pasqua sous la présidence de Patrick Balkany et la direction de Pierre Bourgoin, présent ce matin parmi nous. De l'autre, le Cœur de Ville, inauguré une belle nuit de décembre 2000 sous la présidence de Charles Pasqua. Derrière le square de la Liberté et la statue de l'homme libre, érigée en mémoire des victimes du communisme, la nouvelle cité-jardins, le dernier projet qu'il a inauguré avec nous en mai 2008, bouclant ainsi la boucle de vingt ans du plus grand chantier de rénovation urbaine d'Ile-de-France. Et puis, la valorisation des parcs, des jardins et d'une manière générale, de la verdure grâce à l'embellissement du parc Henri Sellier, du bois de la Solitude, de l'Etang Colbert et du parc de la Vallée aux Loups. J'ai choisi d'énumérer quatre projets emblématiques mais c'est la nécessité de ne pas être trop long qui m'a obligé à n'en citer que quatre : Charles Pasqua a contribué à tellement de choses ici qu'on ne peut pas tout dire.

Si vous n'avez pas connu Le Plessis-Robinson avant 1989, vous ne pouvez pas comprendre le poids qu'a représenté Charles Pasqua dans la transformation de notre ville.

Quand il a inventé, dix ans avant l'ANRU le Pacte 92, avec Rolland Castro et Maurice Leroy à la manœuvre, son souhait le plus cher, au travers de ce dispositif, était de réconcilier l'urbain et l'humain. Il voulait recréer de vraies villes à la place de la banlieue. Il voulait offrir du bien vivre à tout le monde, et surtout aux plus modestes. Avec cette idée toute simple mais géniale qu'il ne sert à rien de changer le décor urbain si l'on ne s'occupe pas des gens qui y vivent. Et ce n'étaient pas que des mots : derrière il y a eu : Giga la vie et Giga la découverte, les médiateurs éducatifs dans les collèges,  les études surveillées et la lutte contre l'illettrisme, le Pôle Léonard de Vinci, la seule université qui place 100% de ses diplômés, le suivi personnalisé des chômeurs de longue durée par les tuteurs, autant de projets innovants et ambitieux, à l'image de ce qu'était Charles Pasqua.

En 1988, je décidais de me présenter à la mairie du Plessis-Robinson, un bastion du parti communiste depuis 43 ans. Je n'avais jamais été élu auparavant, j'étais venu une seule fois au Plessis-Robinson. J'ai demandé un rendez-vous à Charles Pasqua après avoir évoqué le sujet avec Patrick Devedjian. Il m'a reçu, il m'a écouté raconter ma petite histoire et il m'a dit : «Petit, tu me plais. Je te fais confiance». Et il m'a soutenu, un an après j'étais le plus jeune maire des Hauts-de-Seine !

Au début de mon premier mandat, je me suis chargé de dépolitiser et débaptiser au Plessis-Robinson un certain nombre de rues et de places qui portaient le nom de personnages politiques, en général communistes, mais n'ayant aucun rapport avec Le Plessis-Robinson.

Un jour à cette occasion, je reçois un coup de téléphone de Charles Pasqua : «Philippe, viens me voir, tu vas faire une connerie. Tu ne peux pas tout savoir, tu n'as pas connu la résistance…»

Parfois je l'écoutais, parfois, je n'en faisais qu'à ma tête. Je l'ai bien sûr davantage écouté !

Une autre fois, nous nous étions disputés sévèrement. Quelques jours plus tard : «Tu es calmé, viens me voir, on va boire un café». Et il ajoutait : «je crois que ton mauvais caractère n'a d'égal que le mien.»

Alors, mon cher monsieur Pasqua, cher Charles, je vais encore en faire à ma tête et je l'assume totalement : je vais dévoiler cette plaque qui vous installera définitivement au cœur du Plessis-Robinson. Au cœur de Robinsonnais qui vous aimaient tant et qui vous le prouvaient à chaque scrutin.

Cette plaque n'est que le modeste symbole de notre reconnaissance qui est immense.

Merci monsieur Pasqua, et, comme chaque fois, je suis certain que vous ne m'en voudrez pas.


INAUGURATION DE LA PLACE CHARLES PASQUA

DISCOURS D'HENRI GUAINO, DéPUTé DES YVELINES


Mes chers amis,     

En donnant à l'une de ses places le nom de Charles Pasqua, la ville du Plessis-Robinson est la première à honorer une personnalité hors du commun qui a profondément marqué l'imaginaire politique de son temps.

Aux Invalides, devant le cercueil recouvert du drapeau tricolore, j'ai rappelé que cet homme avait été de son vivant une sorte de légende.

Certains l'aimaient, d'autres pas.

Mais, c'était un de ces personnages familiers qu'on finit par avoir l'impression de connaitre depuis toujours.

Car Charles Pasqua était d'abord un personnage.

Chose si rare en politique, il incarnait ce qu'il défendait : ce vieux courant bonapartiste et gaulliste que l'on ne rencontre nulle autre part ailleurs qu'en France parce qu'il doit tout à l'Histoire et rien à l'idéologie.

L'aigle impérial et le Croix de Lorraine.

La garde qui meurt mais ne se rend pas et la Résistance.

La France de Cambronne et celle de Moulin. Celle de Victor Hugo et du chant des Partisans.

La France de Victor Hugo qu'il connaissait par coeur :

«Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,

Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,

Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.

Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur !

Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,

Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,

La garde impériale entra dans la fournaise.

Hélas ! Napoléon, sur sa garde penché,

Regardait, et, sitôt qu'ils avaient débouché

Sous les sombres canons crachant des jets de soufre,

Voyait, l'un après l'autre, en cet horrible gouffre,

Fondre ces régiments de granit et d'acier

Comme fond une cire au souffle d'un brasier.»

La France du chant des Partisans, celui de son adolescence :

«Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.

Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.

Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes,

Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…»

Il était de ceux pour lesquels l'Histoire et la politique se confondent toutes deux dans l'épopée. Son amour de la France était charnel comme l'était son amour de la Corse.

Mais, c'était la Corse du Serment de Bastia «Face au monde, de toute notre âme, sur nos gloires, sur nos tombes, sur nos berceaux, nous jurons de vivre et de mourir français.» Ce «vivre et mourir français», sa mère l'avait brodé sur sa chemise. Lycéen, il entre dans la résistance, comme toute sa famille.

A quinze ans, il effectue des missions de repérage. A dix-sept, il porte des courriers de Grasse jusqu'à Nice.

Ceux qui ne connaissent pas l'histoire de la Résistance y verront des missions anodines. Ceux qui la connaissent savent que lui et ses camarades risquaient leur vie.

En juillet 44, il est arrêté avec son père par les Allemands.

Son père a la mâchoire brisée. On les relâche, faute de preuves. Ils montent au maquis.
Ils en redescendent en août pour se battre après le débarquement de Provence et aider les parachutistes américains.

Charles Pasqua n'a pas 18 ans quand il reçoit la médaille de la France Libre.

Plus tard, il écrira : «je suis Gaulliste comme je suis Français : sans complexe. J'ai donné ma foi au Général de Gaulle, je ne l'ai jamais reprise.»

Beaucoup plus tard, il confiera à une journaliste : «je n'ai été inconditionnel qu'une seule fois dans ma vie : c'était du Général de Gaulle.»

Toute sa vie, il sera un militant de cette cause qui à ses yeux se confondra toujours avec celle de la France.

Mais, un militant d'une espèce particulière : celle des Grognards.

Grognard du Gaullisme comme il aurait pu être grognard de l'Empereur, ceux que Chateaubriand voit présenter les armes à Louis XVIII en 1814.

«Un régiment de la vieille garde à pied formait la haie depuis le Pont-Neuf jusqu'à Notre Dame, le long du quai des Orfèvres. Je ne crois pas que figures humaines aient jamais exprimé quelque chose d'aussi menaçant et d'aussi terrible. Ces grenadiers couverts de blessures, vainqueurs de l'Europe, qui avaient vu tant de milliers de boulets passer sur leur têtes, qui sentaient le feu et la poudre ; ces mêmes hommes, privés de leur capitaine, étaient forcés de saluer un vieux roi, invalide du temps, non de la guerre (…) Les uns, agitant la peau de leur front, faisaient descendre leur large bonnet à poils sur leurs yeux comme pour ne pas voir ; les autres abaissaient les deux coins de leur bouche dans le mépris de la rage ; les autres, à travers leurs moustaches, laissaient voir leurs dents comme des tigres. Quand ils présentaient les armes c'était avec un mouvement de fureur, et le bruit de ces armes faisait trembler. Jamais, il faut en convenir, les hommes n'ont été mis à une pareille épreuve et n'ont souffert un tel supplice. Si dans ce moment ils eussent été appelés à la vengeance, il aurait fallu les exterminer jusqu'au dernier, ou ils auraient mangé la terre.»

De cet homme aussi, de ce «terrible Monsieur Pasqua» comme l'appellera un jour François Mitterrand, on avait l'impression qu'il aurait pu «manger la terre» lorsqu'il avait le sentiment que l'héritage du gaullisme était dilapidé.

Ceux pour lesquels les mots «engagement», «honneur», «patrie», n'ont pas vraiment de sens, ceux pour lesquels, il n'y a pas de plus grande cause qu'eux-mêmes, ceux-là n'ont jamais compris les colères et les ruptures de celui qui connaissait tous les ressorts de la politique politicienne mais qui ne fut jamais un politicien parce qu'au fond de lui il resta toute sa vie le petit Corse résistant de 15 ans dont le père aimait la France comme sa propre mère.

Il servira sa grande cause par tous les moyens. Il prendra tous les risques. Il gardera tous les secrets.

Non sans ressentir cette intime blessure qui fait souffrir ceux qui attendent longtemps avant d'être reconnus pour leur valeur et pas seulement pour les services qu'ils rendent, même si Charles Pasqua avait trop de dignité et de pudeur pour laisser paraitre la moindre amertume.

Comme il n'en laissera jamais paraitre quand, à la fin de sa vie, ceux auxquels il avait tout sacrifié le trahiront.

Quand il s'associera avec Philippe Séguin, au début des années 90, ces deux hommes d'apparence si différente - l'un ombrageux, l'autre jovial - auront en commun la Méditerranée, le soleil, mais aussi et plus profondément, ce même orgueil blessé qu'éprouvent toute leur vie, les enfants pauvres auxquels on fait sentir qu'ils n'appartiennent pas au monde de ceux que la naissance, l'éducation, les relations semblent vouer à occuper une position supérieure.

Ils avaient autre chose en commun : le Gaullisme pour eux, ce n'était pas la droite, ce n'était pas la gauche, ce n'était pas le centre, c'était la France et tous les Français.

N'avait-il pas dit : «Si être pour la justice sociale, c'est être de gauche, je suis de gauche. Si être pour l'ordre et l'autorité, c'est être de droite, je suis de droite» ?

Il écrira un jour : «L'égoïsme va mal aux Français. Ils sentent bien qu'ils ont tout à espérer ensemble, et tout à redouter s'ils s'isolent les uns des autres. Ce sera l'honneur de la politique de le leur dire, et le propre d'une démocratie vivante de leur permettre.»

Homme d'un parti, il le fut plus que personne.

Mais, sans jamais céder sur sa conviction que son pays était plus important que son parti et ne se battant que pour faire gagner ce dernier que lorsqu'il était convaincu que ce combat était bien celui pour une «certaine idée de la France».

Ce grognard qui connaissait par cœur des milliers de vers et de paroles de chanson, comme il connaissait par cœur l'Histoire de France, sous ses aspects terribles de ministre de l'Intérieur qui connaissait les secrets de tout le monde, était un homme bon, à la morale simple et vraie.

Pour faire de la politique disait-il, il faut aimer les gens.

Cette phrase résume toute l'humanité de cet homme bienveillant et généreux, toujours présent pour ceux qui étaient dans la difficulté et dans la peine.

Ministre de l'Intérieur, Ministre d'Etat, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, il vécut d'éclatantes réussites et de terribles échecs.

Il ne se découragea jamais.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la République, comme certains de ses amis, ne lui rendirent pas toujours ce qu'il leur avait donné. Il ne demandait d'ailleurs rien sinon un peu d'estime et de respect, la reconnaissance du cœur.

Mardi dernier dans la cour des Invalides, en assistant aux honneurs militaires rendus à Yves Guéna, soldat de la France Libre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ceux qui avaient refusé à Charles Pasqua ces mêmes honneurs militaires dont il aurait été fier et qu'il avait mérité.

Et, j'ai eu honte pour eux.

Avec son attachement aux valeurs du Gaullisme, à une haute idée de la France, avec sa bonté, sa générosité, sa fidélité en amitié, son courage, avec son accent du midi, sa faconde méditerranéenne, il était pour moi, petit Français de Provence, l'une des incarnations la plus élevée du sens de l'Etat et la plus attachante de ma France. Et je crois qu'il l'a été pour beaucoup de Français.

L'Hommage que lui rend aujourd'hui la Ville du Plessis-Robinson ne compensera pas tous ceux que l'on ne lui a pas rendus.

Mais, il fait plaisir à tous ceux qui l'ont aimé.

Pour la Campagne de Maastricht, il avait choisi pour slogan : Liberté, je chéris ton «non» !  Que ne l'a-t-on davantage entendu ! Mais, il savait bien que l'histoire de France n'était pas finie :

«Chantez, Compagnons dans la nuit, la Liberté nous écoute !»


CHARLES PASQUA, UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME


Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l'annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.

«On ne comprend rien de moi si l'on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu'il voulait alors dire, il faut d'abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.

Après l'invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s'engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d'un réseau et établit de fausses cartes d'identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d'un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l'homme du 18 Juin, qu'il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.

Ensuite, Charles Pasqua intègre l'entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu'à la direction générale des ventes en France et à l'exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu'en 1969.

En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d'ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d'action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l'association fin 1962 et la quittera à l'automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu'au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.

Ces derniers titres furent : ancien ministre d'Etat, ancien président d'honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.

Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).

Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.

Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l'opinion : «Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu'à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».

Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d'honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l'un des siens et la France perd un grand serviteur.

Reprise de la communication du MIL du 29 juin 2015

  

L’ESPRIT GAULLISTE EST TOUJOURS D’ACTUALITÉ EN 2016

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L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures, au-dessus notamment des revendications des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, de tous groupements d’intérêt.

Pour illustrer ce point, on peut citer notamment, comme questions globales sur le plan extérieur, la situation actuelle de crise de l’Union européenne (portant sur les frontières, les migrations et les échanges), le développement de conflits armés dans la périphérie européenne, la permanence des risques financiers internationaux, l’absence de régulation de la mondialisation économique, la politique relative au climat. Sur le plan intérieur, les grands sujets tiennent à l’exercice du pouvoir par l’État, à la sécurité des citoyens, à la dépense publique et aux impôts, au chômage de masse, à l’importance de l’immigration et du nombre de clandestins, à la défense de l’identité nationale.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des systèmes ou organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. La France a été façonnée par l’histoire. Elle doit être défendue dans les domaines politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.

Par exemple, les traités internationaux qui nous lient à d’autres États au sein de l’Union européenne doivent pouvoir évoluer. Nos dirigeants doivent montrer leur volonté d’affirmer le point de vue de la France dans l’ensemble des débats qui animent aujourd’hui le monde, quitte à faire évoluer les traités comme, par exemple, l’accord de Schengen.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à établir la confiance de tous vis-à-vis des dirigeants politiques. Le projet politique consiste à rassembler une large majorité des citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans, en faisant évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions actuelles.

Par exemple, la présence de personnalités politiques dans la communication spectacle produit une profonde confusion qui a contribué ces dernières décennies à rabaisser le domaine politique. Il importe de mettre un terme à cette confusion afin que chacun excelle dans son domaine, la politique, le sport, le rire ou la chanson, sans mélange des genres.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle décisionnaire sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct que le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection du chef de l’État, et le recours possible au référendum, la constitution de la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique, échappant pour l’essentiel notamment aux pressions des partis, des syndicats, des groupes de pression, si les dirigeants politiques en font le choix et assument leurs responsabilités.

Pour prendre un exemple récent, citons celui de François Hollande, président de la République, s’intéressant dans le détail aux modalités de la construction ou de la non-construction d’un aéroport de province. Ce sujet, d’importance régionale, est du ressort de son gouvernement, voire d’un membre du gouvernement. Le président de la République doit se centrer sur des sujets d’importance nationale et internationale avec une vision actuelle et prospective large. Le mélange pratiqué ces dernières années des domaines du Président et de ceux du Premier ministre porte atteinte à l’esprit de la Ve République, et aux intéressés eux-mêmes.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il affirme que la France a vocation à participer à l’équilibre du Monde en raison de son histoire et de son rayonnement international. Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes communistes et nazis. L’esprit gaulliste conduit à un engagement actuel dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire en France et dans le Monde.

Par exemple, la menace actuelle est celle de l’idéologie islamiste totalitaire, comme il est appliqué dans certains États islamistes, par certains groupes religieux ou par des organisations terroristes comme le groupe État islamique (EI), Al Qaïda, Boko Haram, etc.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société. Elle se concrétise au travers des différents régimes sociaux et des aides sociales.

L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le Général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. Les régimes actuels (maladie, famille, chômage, retraite, dépendance) sont amenés à évoluer en fonction des contraintes économiques actuelles pour assurer leur permanence et se diriger vers davantage d’universalité au bénéfice de tous les Français.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.

Actuellement, par exemple, l’éducation citoyenne des jeunes apparaît comme un objectif déterminant de l’école, à côté de l’acquisition de connaissances, de méthodes et de compétences.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (par exemple, dans les domaines des énergies, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Les interventions de l’État vont de pair avec la réalisation de toutes les conditions du développement de la libre entreprise en France.

Dans le contexte actuel, l’esprit gaulliste s’illustre par un refus de l’absence de limites d’un capitalisme mondialisé et de la finance internationale. Il a pour vocation de participer à l’élaboration de règles et de procédures étatiques et internationales de contrôle évitant des abus que connaît le domaine financier.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne génère pas une idéologie politique, tout au contraire, il s’inscrit en opposition avec les idéologies anciennes, comme actuelles. Il est caractérisé notamment par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et de rayonnement de la France dans le monde, l’unité du pays, la réussite de chacun dans une société en paix. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, évoqués précédemment, permettant la réalisation des objectifs politiques.

Pour prendre un exemple, selon les circonstances, le gouvernement peut prendre, sans a priori, la décision de nationaliser une entreprise, comme elle peut prendre la décision de la privatiser en fonction de l’intérêt de la nation ou des intérêts de l’entreprise et de ses salariés.

  

DROITE RÉPUBLICAINE ET GAUCHE : NON AUX CONFUSIONS

Télécharger la communication du MIL du 29 février 2016

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Repère : Projet de loi relatif à des modifications du Code du travail : une majorité des parlementaires de gauche s’opposent au texte de manière globale ou partielle, tandis que quelques parlementaires de droite affirment être prêts à voter le texte «en l’état» !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les propos et les comportements de plusieurs responsables de la Droite républicaine conduisent malheureusement à donner l’impression de collusion entre les forces politiques de gauche et celle de droite. Il paraît inacceptable de participer à entretenir une ambiguïté entre les idées politiques de gauche et de droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) admet qu’il existe des circonstances de consensus politiques liées à des événements majeurs, par exemple le vote de l’état d’urgence suite à des massacres en novembre 2015 perpétrés par des terroristes islamistes à Paris. À un autre niveau, il peut exister des convergences sur des questions plus techniques que politiques. Cela a pu être le cas sur l’adoption de nouvelles règles en réponse au développement des outils et des pratiques du numérique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reconnait que sur quelques sujets politiques il existe des clivages transversaux à droite et à gauche, sur certaines questions sociétales, européennes, etc.. Mais cette réalité ne gomme en aucun cas le fossé qui sépare historiquement les deux pôles politiques de notre pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne donc vigoureusement l’affirmation de l’existence d’une ligne politique «ni droite ni gauche» comme celle récurrente d’un «ailleurs politique». Ces slogans relèvent de la volonté de surfer sur les inquiétudes et nourrir l’absence de confiance de citoyens sans grande référence politique pour proposer un «nouveau produit» partisan.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le clivage entre la droite républicaine, d’une part, et, d’autre part, la gauche socialiste-démocrate (Hollande, Valls, Macron, Sapin…) comme socialiste-marxiste (Taubira, Duflot, Aubry, Hamon, Mélenchon, Laurent, Besancenot...) est une réalité incontournable et constitue la seule grille de lecture politique valable.

En particulier dans le domaine économique et social, la France vit toujours aujourd’hui dans un système «socialiste» caractérisé par l’importance des prélèvements obligatoires de l’ordre de 57%.

-La gauche maintient cette orientation, comme l’a fait François Hollande en augmentant les impôts et les taxes, dès son début de quinquennat. Elle protège le gel du système en place.

-La droite souhaite une sortie progressive de ce système «socialiste» par des réformes répondant à la situation actuelle, tout en maintenant un système de solidarité indispensable, mais en réduisant les dépenses de l’État dans l’ensemble des domaines non régaliens.

Cette différence explique le fossé droite/gauche existant et l’absence de possibilité d’échapper à ces choix.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que pour défendre l’intérêt général, ou même l’intérêt national, la droite républicaine à vocation à rassembler la plus grande majorité des citoyens autour de ses propositions à l’occasion des prochaines échéances électorales. Il n’existe pas d’unanimité sur les solutions à adopter. Ses dirigeants doivent être animés par la volonté de porter au plus loin cet esprit de rassemblement de la nation tout en évitant toute ambiguïté politique, notamment avec la gauche.

  

LE MIL DIT NON A L’ACCORD AVEC LA TURQUIE

Télécharger la communication du MIL du 20 mars 2016

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Repère : Les pays membres de l'Union européenne ont conclu un accord avec la Turquie sur les actions à mener par ce pays pour stopper le flux de migrants vers les côtes grecques, mais comportant des contreparties importantes en faveur de la Turquie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est favorable au renforcement des frontières extérieures de l'Union européenne et, en particulier, des pays de la zone Schengen. Des accords avec les pays limitrophes de l’Union concernant le contrôle des frontières semblent nécessaires au moins sur le principe. Le contenu des accords avec ces pays de départ de ces étrangers, en situation illégale, vers les pays de l’Union européenne pose problème.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’accord signé entre la Turquie et l’Union européenne. L’accord prévoit effectivement la fermeture de la frontière entre la Turquie et la Grèce et le renvoi systématique de Grèce vers la Turquie de tout immigrant illégal, mais les contreparties semblent inacceptables. La Turquie a, en effet, obtenu de l'Union européenne :


-l’accueil légal de 72.000 clandestins se trouvant actuellement sur le territoire turc en 2016,

-une aide de 6 milliards d'euros de l’UE,

-la libéralisation prochaine des visas potentiellement accordés aux 80 millions de citoyens turcs vers les pays de l’Union,

-la relance de négociations sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l'absence de la France dans cet accord et le silence de François Hollande et de la diplomatie française. La négociation avec la Turquie a été menée par l’Allemagne et les Pays-Bas qui président actuellement l’UE sans que la France ne pèse de son poids.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son opposition constante à l'entrée de la Turquie ‎dans l'Union européenne pour des raisons avant tout géographiques. La Turquie est un pays d'Asie disposant d’un territoire très restreint en Europe. Elle appartient au Moyen-Orient et dispose de frontières avec les pays de cette zone géographique (Irak, Syrie, Iran).


‎Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime, par ailleurs, que la politique menée par la Turquie, depuis des décennies, vient freiner le développement de collaboration thématique (éventuel accord d’association à l’Union européenne).


L’Etat turc, c’est notamment : un gouvernement autoritaire restreignant progressivement les libertés de l’opposition, le maintien de l’occupation armée d'une partie de l'île de Chypre (membre de l'Union européenne), le retour à une situation de guerre civile très meurtrière menée par le gouvernement turc contre la minorité kurde (qui réunit 20% de la population du pays), un soutien à divers groupes terroristes islamistes en Syrie, la non-reconnaissance de la réalité du génocide arménien. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en doute, dès à présent, la concrétisation effective des engagements pris par la Turquie de stopper le flux des Syriens, Irakiens, Afghans, Pakistanais, etc. vers la Grèce et de lutter contre le système économique entretenu par les passeurs, devenu partie intégrante de l’économie turque.

  

LES ECRITS DU MIL


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CONTRE LES TERRORISTES ISLAMISTES, IL FAUT DE NOUVELLES RÈGLES

Télécharger la communication du MIL du 30 mars 2016

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Repère : Les actions menées par les forces de l’ordre suite aux attentats semblent avoir une certaine efficacité ; des personnes impliquées ont été identifiées et interpellées. Mais les actions de prévention du terrorisme apparaissent insuffisantes.


Des actes de guerre ont été conduits en France et en Belgique ces derniers mois, et revendiqués par le Groupe Etat Islamique.


Des mesures s'imposent en France. Elles portent sur les domaines de la circulation des informations, du contrôle physique de terrain, de la coordination dans le domaine du renseignement, du recrutement de nouveaux personnels spécialisés, etc. Le progrès dans la concrétisation des annonces du gouvernement socialiste apparaît bien lent au regard des menaces actuelles.


Des mesures au niveau de l’Union européenne sont attendues dont notamment une politique commune de contrôle de ses frontières de l'espace Schengen et la constitution d’un registre des noms de passagers des avions (PNR), des échanges de données policières et judiciaires (dont l’interconnexion de tous les fichiers permettant la traçabilité des personnes suspectes), une harmonisation progressive des législations antiterroristes des pays de l’Union européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, une fois de plus, que «la sécurité est la première des libertés». Cette opinion est partagée ‎par l’ensemble des Français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la recherche de la sécurité viendra remettre en cause certaines habitudes. En effet, la libre circulation offre, dans les faits, un cadre favorable aux trafics d'armes, de drogues, de personnes, d’argent sale et à l'entrée de combattants islamistes dans les contingents de «réfugiés». La lutte contre ces trafics semble indispensable pour assurer la sécurité intérieure dans un contexte de guerre engagée par les groupes islamistes contre la France. Elle implique des procédures de contrôles qui peuvent être ressentis comme des freins à la liberté de circulation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que si ces mesures sont prises demain, elles déclencheront naturellement de nombreuses protestations d’organisations non gouvernementales (ONG), de défense des droits de l’homme et d’organisations d’extrême gauche. Les réactions contre les perquisitions ou les assignations, intervenues dans le cadre de l'état d'urgence, ‎ne sont rien à côté de ce que pourrait être la protestation contre les mesures de contrôles devenus nécessaires pour assurer la sécurité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les discours de François Hollande ou Manuel Valls qui évitent trop souvent de citer clairement la nature islamiste de la menace. Il est nécessaire de donner un sens aux mesures de prévention du terrorisme.

  

LUTTER CONTRE L’ISLAMISME INTÉGRISTE, C’EST DÉNONCER LES SALAFISTES

Télécharger la communication du MIL du 3 avril 2016

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Repère : l’Unité de coordination de lutte antiterroriste (Uclat) comptabilise 8.250 personnes signalées comme radicalisées sur l’ensemble du territoire (note de début 2016). 900 Français sont connus comme étant partis combattre en Syrie en 2015. Au total, environ 4.000 ressortissants de pays de l’Union européenne sont partis combattre en Syrie et en Irak et 30% seraient déjà revenus. L’islamisme en France ne concerne plus seulement quelques individus mais a pris une importance quantitative.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) conteste la formule utilisée fréquemment par des responsables politiques et des journalistes qui consiste, dès que l’on évoque les terroristes islamistes, à affirmer qu’il faut «refuser tout amalgame» entre les membres des groupes terroristes islamistes et la population de confession musulmane.

Il est bien évident que l’ensemble de la population de religion musulmane n’est pas constituée de dangereux terroristes, mais il est également vrai que tous les terroristes islamistes sont musulmans.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que l’analyse de la situation actuelle doit être plus fine et prendre en compte une grande diversité de situations.

L’«amalgame» serait une erreur, mais l’idée d’une séparation étanche entre la communauté musulmane et les milliers d’islamistes présents est une illusion. Schématiquement, on peut ainsi distinguer des personnes de culture familiale musulmane, non pratiquantes ; des pratiquants musulmans, respectueux des lois de la République ; et des salafistes (le salafisme étant un mouvement politico-religieux revendiquant un retour à «l'islam des origines») affichant leur refus de séparer le domaine temporel du domaine spirituel et prônant des principes de vie privée contraires à nos lois.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les mouvements salafistes constituent un terreau favorable au glissement progressif de certains de leurs fidèles vers des engagements marqués par des pratiques violentes à divers degrés. Ce glissement est attisé par les prêches de certains religieux étrangers, rémunérés par des États étrangers souvent eux-mêmes islamistes, qui prônent des pratiques religieuses touchant le domaine public comme le domaine privé (par exemple au détriment des droits des femmes) en contradiction avec la loi française.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relève qu’une grande partie de ces islamistes, résidant en France, sont connus :

-d’une part, il s’agit de personnes identifiées par des élus locaux, des services sociaux, des associations locales, des enseignants des écoles, collèges ou lycées, des forces de police ou de gendarmerie en raison de plaintes, de contentieux, de propos tenus,

-d’autre part, il est question aussi de personnes ayant fait l’objet de signalement dans le cadre de la mobilisation des pouvoirs publics contre la «radicalisation islamiste».

Ces informations doivent déboucher sur des actions judiciaires dans le cadre de la loi, afin de réduire les pratiques de la mouvance salafiste en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la faiblesse de réaction du gouvernement socialiste, suite à l’identification des meneurs islamistes et des groupes constitués, et demande une plus stricte application de la loi pour réduire l’influence des groupes salafistes dans notre pays.

  

HOLLANDE : CHÔMAGE POUR TOUS

Télécharger la communication du MIL du 15 avril 2016

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Repères : En France, fin février 2016, le nombre de demandeurs d’emploi a atteint 3.852.400 personnes immédiatement disponibles pour travailler (+2,4% sur un an) et, au total il y a 5.766.300 inscrites à Pôle Emploi tenues à des actes de recherche d'emploi (+3,6% sur un an).


En matière d’emploi, on constate que le nombre de chômeurs continue à augmenter régulièrement car le nombre d'actifs potentiels progresse très régulièrement alors que le nombre d'emplois dans le secteur privé stagne et que le nombre d'emplois publics augmente légèrement.


Depuis l’élection du socialiste Hollande, l’augmentation du nombre de chômeurs est autour de plus de 800.000 demandeurs d’emploi immédiatement disponibles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le chômage de masse qui touche en France plus de 10% des actifs et constate que la politique économique et fiscale du gouvernement socialiste n'a pas apporté les résultats espérés en matière de croissance et d’emploi de part les erreurs d’analyse de la situation économique de la France.

Hollande a menti et il savait qu’il mentait lorsqu’il a fait sa promesse d'inverser la courbe du chômage «d'ici un an» faites au 20h de TF1 le 9 septembre 2012. Cette promesse n’a jamais été couronnée de succès, ni en 2013, ni en 2014 et  2015.

Il a récidivé lors de son entretien télévisé du 14 juillet 2015 où il a affirmé que «s'il n'y a pas de baisse du chômage, je ne serais pas candidat (en 2017)».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle Hollande à tirer les conséquences de son échec en matière d’emploi plutôt qu’à engager tous les services de l’État dans des manipulations (notamment sur le traitement des données, sur les conditions d’inscriptions à Pôle Emploi, les radiations, les emplois aidés, le CSP ou sur les changements de catégorie des demandeurs d’emploi) visant à faire baisser les chiffres du chômage pour justifier sa candidature à la présidentielle de 2017.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle de ses vœux que, dans le cadre de l'alternance politique républicaine en 2017, il soit mené une politique économique radicalement différente pour ramener le taux de chômage à un taux similaire aux autres pays. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une grande campagne militante afin d’informer et de rappeler aux Français qu’Hollande est l’homme du chômage car il aura tué l’emploi par les impôts et les prélèvements directs et indirects. Cette campagne se fait sur les thèmes : «HOLLANDE : 1000 CHÔMEURS PAR JOUR» et «HOLLANDE : CHÔMAGE POUR TOUS».


  

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PETITION DU MIL :


JE SOUTIENS MA POLICE ET MON ARMEE

Je demande l'interdiction des deux affiches de la CGT contre la police


JE SIGNE LA PETITION EN CLIQUANT SUR CE LIEN


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Oui, je condamne les agressions physiques dont sont victimes les forces de l’ordre lors de la guérilla organisée par des casseurs dont un grand nombre sont des militants de la gauche extrême.

Il suffit de voir dans les reportages les porteurs de drapeaux anarchistes et autres. Ces casseurs infiltrent les manifestations organisées par les partis et syndicats de gauche, afin «d’occuper des territoires», de tenter de transformer les manifestants en «combattants de rue». Que ça soit dans la rue ou à la campagne, devant des lycées ou des universités, autour de Notre-Dame des Landes, à Sivens, à Calais, à Paris, à Rennes, à Toulouse ou à Nantes.

Les organisations de la gauche extrême parlent de prétendues «violences policières» pour tenter de manipuler l’opinion. Le slogan et la chanson «Tout le monde déteste la police» reprises par de nombreux manifestants concrétisent bien cette manœuvre.

Policiers et gendarmes reçoivent trop souvent des pluies de projectiles. Ils sont confrontés à des combattants armés, en marge de manifestations autorisées, sans recevoir du ministère de l’Intérieur, par peur qu’un manifestant soit blessé, l’ordre d’empêcher ces situations et d’interpeller les casseurs.

Oui, je m’inquiète que les représentants de la force publique soient dans l’obligation de mettre leur vie en danger pour assurer leurs missions. Plus de 200 blessés illustrent les risques pris.

Oui, je dénonce l’inaction du gouvernement socialiste à prendre les mesures nécessaires pour neutraliser les responsables de cette nébuleuse violente de la gauche extrême

Oui, j’apporte tout mon soutien à la police et à l’armée dans l’accomplissement de leur métier pour protéger la France et les Français.

Oui, je signe et je soutiens la pétition et la campagne que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) vient de lancer sur le thème :

«JE SOUTIENS MA POLICE ET MON ARMÉE»


**********

Je soutiens la police (nationale et municipale), l’armée (gendarmerie) et les douanes.


Je demande que le pouvoir en place prenne les décisions afin d’empêcher les casseurs de la gauche ultra d’agir en utilisant tous les moyens en sa possession (films, vidéos de surveillance, connexion des portables, reconnaissance faciale, …) afin d’identifier et de faire cesser les nuisances.


Je demande que le pouvoir en place donne les moyens et les ordres aux forces de l’ordre afin de faire cesser ces guérillas urbaines.


Je demande l'interdiction des deux affiches de la CGT contre la police.


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15 - 35 - 50 - 100 - autre....

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BELLE ALLIANCE POPULAIRE : HOLLANDE DEJA EN 2017

Télécharger la communication du MIL du 18 avril 2016

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Repères : Jean-Christophe Cambadelis, premier secrétaire du Parti socialiste, vient de lancer un Regroupement de formations politiques et de personnalités issues de la société civile, La «Belle Alliance populaire», pour organiser le soutien de François Hollande à sa candidature à la présidentielle de 2017.


La «Belle Alliance Populaire  (#BAP)» regroupe officiellement le Parti socialiste, le Parti des radicaux de gauche (PRG), Génération écologie et l’Union des démocrates et écologistes (UDE). Ce dernier parti politique, l’UDE, sert aujourd’hui de structure d’accueil notamment à des élus écologistes, transfuges d’Europe-Écologie-Les-Verts, qui comptent bien être réélus avec le soutien du Parti socialiste aux prochaines élections législatives.


L’appel de cette «alliance» a également été signé par diverses personnalités de gauche et des syndicalistes connus issus de l’UNSA et de la CFDT. Le message est clair car il s’agit, pour les signataires, d’élaborer «une alternative au libéralisme ambiant et au nationalisme montant» et de constituer le plus gros bloc à gauche pour s’imposer comme le seul recours viable face à la droite républicaine et au Front national.


Les frères ennemis, tous deux issus de deux lectures du trotskysme puis socialiste par opportunisme, Jean-Christophe Cambadelis et Julien Dray, se sont alliés dans cette opération survie. Ils ont réuni les membres de leurs réseaux ainsi que d’anciennes amitiés (MNEF) pour mobiliser des signataires.


Cette initiative entérine la fracture avec la gauche de la gauche : ailes gauches du PS (Benoit Hamon Arnaud Montebourg), Parti Communiste, Parti de Gauche, écologistes, Nouveau Parti anticapitaliste… Martine Aubry et ses proches ne font pas partie de cette aventure.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’hypothèse d’une primaire de l’ensemble de la gauche, proposée par des personnalités de gauche, et soutenue par une part de l’opinion, devient très improbable pour deux raisons :


-d’une part, aucun parti de gauche (Parti socialiste, Parti Communiste, Parti de Gauche, Europe-Écologie-Les-Verts) n’est prêt à s’engager à soutenir le gagnant de cette consultation éventuelle ; dans ces conditions, il n’est pas possible de tenir une primaire, 


-d’autre part, François Hollande vient de dire qu’il n’annoncerait sa candidature qu’en fin d’année 2016, c’est-à-dire après le résultat de la primaire de la droite. Il sera alors trop tard, dans le calendrier électoral, pour envisager une primaire à gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sait qu’à ce jour Françoise Hollande est décidé à se présenter à la présidentielle de 2017 quoi qu’il arrive. Il considère que les sondages actuels ne sont pas significatifs. Il s’y prépare en orchestrant diverses manœuvres pour rétablir sa situation avant la fin 2016 dont :


-l’initiative de la «Belle Alliance Populaire» par Jean-Christophe Cambadelis,


-le lancement du mouvement «En marche !» par Emmanuel Macron, pour une ouverture au centre et aux «gogos-bobos»,


-des thèmes de pré-campagne mobilisateurs à gauche comme notamment «la dépénalisation du cannabis» ou la mise en place de «minimas sociaux pour les jeunes de moins de 25 ans».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que, dans l’immédiat, Jean-Christophe Cambadelis, Emmanuel Macron et Manuel Valls soutiennent François Hollande tout en regardant 2022.


  

IL Y A 20 ANS QUE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 11 mai 2016

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Voici le texte que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a publié dans son journal N°97 de Juin 1996.

La France a perdu un grand patriote

Notre compagnon Pierre-François DEBIZET nous a quittés

Honneur, intransigeance, fidélité : tels sont sans doute les  mots qui viennent naturellement à l’esprit pour qualifier Pierre Debizet qui nous a quittés le 11 mai 1996. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du Service d’Action Civique. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Il l’avait déjà montré en étant, pendant la guerre, un grand résistant. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de « reprendre du service », Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Ses épreuves n’étaient pourtant pas terminées. La plus terrible s’abattit sur lui en 1981, lorsqu’on voulut le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides : ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Pierre Debizet, évidemment, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté. 


Pierre Debizet fut de 1985 à 1987 le délégué général du MIL. Il n’exerça plus, ensuite, d’autres activités publiques.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental à la sensibilité toujours exacerbée et souvent douloureuse. Ses amis le savaient. Ses adversaires, hélas ! le savaient aussi. Pierre Debizet était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.


A mesure que le temps passera, son image grandira.


  

IL FAUT STOPPER LA GAUCHE ULTRA INSURRECTIONNELLE

Télécharger la communication du MIL du 29 avril 2016

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La rupture entre le PS et la gauche de la gauche (Gauche du PS, PCF, Parti de gauche, EELV, NPA)  est désormais consommée. Elle se double aujourd'hui d'une fracture entre les organisations de gauche et de l'ultra gauche. 


Le retour à des actions révolutionnaires conduites par des militants de la gauche ultra s'intensifie, notamment : violences contre les forces de l'ordre, vandalisme et vols contre les commerces, voitures brûlées, blocage des établissements d'enseignement par la force, responsables d'établissements agressés. Des actions de type insurrectionnel sont engagées par cette nébuleuse : marche sur le domicile de Manuel Valls ou vers l'Élysée, tentatives de blocage des moyens de transports, occupation de bâtiments (comme le théâtre de l'Odéon), volonté d'imposer une grève générale insurrectionnelle.


Dans le camp des opposants à la loi travail, on constate une rupture progressive, mais devenue définitive, d'une part, entre l'UNEF et la gauche extrême étudiante et, d'autre part, entre les syndicats (CGT et FO) et la nébuleuse gauchiste de la #nuitdebout. 


Les organisations traditionnelles restent dans une logique de grèves et de manifestations ayant pour objectif des négociations sur la loi travail débouchant au mieux pour eux sur un compromis. ‎Ils ont déjà obtenu de réelles concessions par rapport à la version initiale du projet de loi et espèrent en obtenir davantage. Elles restent principalement sur la demande du retrait du projet de loi travail.


Les militants de la gauche ultra s'inscrivent dans un processus révolutionnaires que l'on peut qualifier de classique. Ils rêvent de refaire «68» et adoptent une stratégie de violence et de guérilla. ‎Leurs débats et mots d'ordre dépassent très largement le débat sur la loi travail pour s'en prendre de manière globale à notre société. Autour des noyaux connus (anarchistes et autres nébuleuses altermondialistes) se greffe une nouvelle génération de «combattants». Le recrutement effectif de nouveaux jeunes par cette mouvance explique la recrudescence des actions violentes sur plusieurs villes.  


Les forces de l'ordre se trouvent confrontées à des situations de plus en plus dangereuses tant pour les policiers et gendarmes que pour leurs assaillants. 


L'objectif des stratèges gauchistes est que la tension débouche sur des blessés graves ou plus,  ce qui leur permettrait d'élargir leurs base en mobilisant plus largement des militants de la gauche de la gauche sur le thème habituel de la «solidarité avec les victimes». 


Par exemple, l'UNEF (proche de la gauche du PS) qui appelle à la réduction des moyens des forces de l'ordre (interdiction des flashball)‎ est déjà entraînée dans le piège gauchiste. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en garde les citoyens contre les pratiques des gauchistes et appelle le gouvernement socialiste à prendre toutes les mesures politiques de prévention pour éviter de tomber dans les pièges tendus par les casseurs gauchistes de créer des situations échappant à tous contrôles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à l'arrestation des ‎meneurs casseurs, à la dissolution des groupes violents, à l'interdiction des rassemblements à risques, à des réactions rapides face aux occupations de sites et bâtiments publics, au respect de la liberté des études et de la sécurité publique devant les lycées et les universités. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande que soit donner l’ordre aux forces de l’ordre d’intervenir le plus tôt possible.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que toute défaillance du gouvernement socialiste pour assurer l'ordre public fait courir des risques graves tant aux citoyens et qu'à la République et qu'il convient d'agir pour arrêter la montée en puissance du mouvement des hors la loi gauchistes. 


  

PACTE TRANSATLANTIQUE : IL FAUDRA UN REFERENDUM

Télécharger la communication du MIL du 25 avril 2016

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Repère : L’Union européenne (UE) et les États-Unis (EU) négocient, depuis 2013, un Partenariat Transatlantique de Commerce et d'Investissement (PTCI), aussi dénommé traité de libre-échange transatlantique (TAFTA en anglais). Il s’agirait d’un accord commercial destiné à créer une zone de libre-échange transatlantique. Ses partisans l'envisagent comme un remède à la crise, capable de sortir les économies de l'ornière et de répondre à la puissance de la Chine. Ses détracteurs le voient comme un cheval de Troie des États-Unis en Europe.


UN PACTE EN NÉGOCIATION DISCRÈTE DEPUIS 2013


Ce projet s’inscrit dans l’idée générale de la création de grandes zones de libre-échange. Il vise à ouvrir la plus grande zone de libre-échange de la planète qui regroupera plus de 800 millions de consommateurs. Ainsi, les États-Unis ont conclu, en 2015, un «partenariat transpacifique» avec onze États du pourtour de l’océan Pacifique. La Chine, la Russie ou l’Union africaine discutent également d’accords régionaux. Cette démarche préfigure une confrontation de grands blocs économiques régionaux.


L’objectif est de faciliter au maximum le commerce entre les deux zones (UE et EU) en supprimant les barrières douanières et réglementaires entre les États-Unis et l’Union européenne, en facilitant l’accès à tous les marchés et harmoniser (vers le plus petit dénominateur commun) un certain nombre de normes aussi bien dans le domaine des marchés publics, que de l’environnement ou de l’agriculture.


Les études économiques, menées par la Commission européenne, sur ce projet de partenariat ne prévoient qu’un impact progressif et assez limité en termes de gain pour les pays de l’UE.

La négociation opaque et à huis clos conserve aux travaux un caractère de secret, même si certains documents sont désormais disponibles en ligne. Les vrais textes de concertation restent réservés à quelques rares eurodéputés triés et aux gouvernements. Cette procédure conduit naturellement à une inquiétude sur les contenus.


Le gouvernement socialiste de Manuel Valls est favorable à la signature d’un traité de «Partenariat Transatlantique» tout en tentant d’obtenir dans la négociation des clauses favorables.


Après l’éventuelle conclusion de l’accord, il faudra qu’une ratification intervienne au niveau des gouvernements, du parlement européen et des 28 États européens. Cela pourra prendre la forme d’un vote de chaque Parlement ou d’un référendum. Il faudra la ratification du Congrès des États-Unis.


Seule la dernière version de ce texte, fin 2016, permettra de confirmer ou d’infirmer les premiers éléments de réflexion. Mais il faut se souvenir que le premier ensemble économique au monde, c'est l'Europe. Elle ne doit pas se mettre à la remorque de qui que ce soit.


UN PACTE À RISQUES POUR LA FRANCE


Un risque immédiat porte sur la procédure dite d’arbitrage. Celle-ci prévoit que des entreprises pourront attaquer des États - mais pas l’inverse -, si elles estiment qu’un État, de par sa législation, nuit à son activité. Il s’agit que le mode de règlement des conflits commerciaux internationaux puisse être confié à une instance privée. C’est-à-dire qu’en cas de litige entre un groupe privé et un État, il est question que soit imposé le recours à un tribunal composé de personnes privées.


Une législation nationale ou européenne pourrait ainsi être annulée par des arbitres internationaux, sans aucune légitimité, ce qui porterait atteinte à notre indépendance nationale.

Par exemple, la décision adoptée en France d’interdire les OGM pourrait ainsi être mise en cause par une entreprise multinationale (Monsanto) attaquant la France devant une juridiction privée internationale.


Plus généralement, le risque existe de voir commercialisés, à terme, sur le marché français, des produits alimentaires autorisés aux États-Unis et interdits par la règlementation européenne (provenant de cultures ayant utilisé des organismes génétiquement modifiés (OGM), poulets lavés au chlore, bœufs nourris aux hormones de croissance…).


De même, le modèle économique du cinéma français, avec son système d’avances sur recettes propres à notre industrie cinématographique, pourrait être contesté par des majors américaines et ruiner notre «exception culturelle», qui fait que la France demeure l’une des têtes de file internationale dans le domaine de la culture.


La signature de l’accord avec pour objectif l’harmonisation des réglementations existantes aux États-Unis et dans l’Union européenne risque de réduire les exigences de qualité que se sont imposées les pays européens.


POUR LE MOMENT, NON AU TRAITE DE PARTENARIAT TRANSATLANTIQUE


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la priorité pour la France est le rétablissement de l’équilibre de sa balance commerciale, ce qui passe obligatoirement par des productions nationales, innovantes et compétitives et par les conditions nécessaires à la réalisation de cet objectif.


Le marché de l’Union européenne et des pays associés est déjà très large. Il y a, en premier lieu, la nécessaire harmonisation des règles et des législations (notamment sociales, fiscales, douanières) entre les pays membres de l’Union. Il faut d’abord finir d’organiser le marché européen.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il existe un risque sérieux que le «Pacte Transatlantique» porte atteinte à l’indépendance nationale de la France par plusieurs axes. En particulier, il condamne toute disposition qui aurait pour conséquence de favoriser les intérêts des sociétés multinationales au détriment des États en général, et de la France en particulier.


En fonction des quelques éléments accessible du dossier, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se positionne donc contre l’adoption de ce traité en attendant d’avoir plus d’information.

Il faudra, si la négociation aboutit, que ce traité soit ratifié par le peuple de France par un référendum, et non par une simple majorité des assemblées nationales.

  

LA CGT PREND EN OTAGE LES FRANÇAIS

Télécharger la communication du MIL du 26 mai 2016

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Le syndicat CGT, qui avait appelé à voter pour Hollande en 2012, a engagé une opération de publicité en organisant le blocage du pays par des grèves dans les transports, par le blocage de la production ou de la distribution du carburant. Il constitue une préparation à un potentiel appel à la grève générale reconductible. En effet, comme le prouvent les récents débats internes à la CGT, la grève générale reste le fantasme d'insurrection ‎de la gauche révolutionnaire depuis plus d’un siècle.


Ce mouvement syndical contre la loi travail est engagé par la CGT suivie par «Solidaires» et par certains syndicats Force Ouvrière. La CGT a fait le choix de durcir le conflit en mobilisant toutes ses forces dans cette bataille. Même devenue minoritaire, cette organisation syndicale reste, avec ses fédérations, la plus puissante et la plus organisée de France. Elle montre ses forces pour tenter d’enrayer son déclin progressif engagé depuis très longtemps. Pour cela, elle s’appuie sur les secteurs où elle a conservé des positions dominantes (notamment l’énergie, les transports, les ports et docks, la chimie). Ce mouvement syndical est soutenu par les partis de gauche : Parti communiste, Parti de gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste.


Il demeure en France un bloc syndical et politique d'extrême gauche ‎avec la CGT ayant un poids réel sur des secteurs économiques clés. Les syndicats majoritaires dans le secteur privé lors des élections professionnelles (CFDT, CFTC et CFE-CGC) ne participent pas à ces mouvements de contestation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que le durcissement des actions de la CGT contribue à creuser le fossé entre le gouvernement socialiste et la majorité du PS d'une part et la gauche de la gauche, d'autre part. Le gouvernement socialiste se trouve en difficulté pour gérer le mouvement engagé par la CGT alors qu’il ne dispose que d’une majorité relative à l’Assemblée nationale et que le débat au sein même du Parti socialiste se durcit progressivement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relève que l'équilibre au sein de la gauche ‎de la gauche bascule en faveur de la mouvance communiste et, plus particulièrement de la CGT et du PCF. Le Parti de gauche, EELV et la gauche du PS se trouvent marginalisés depuis le recours au 49.3 pour l'adoption de la loi travail en première lecture à l'Assemblée nationale. L'opposition à la loi passe par des actions syndicales de terrain dont la CGT assure la conduite. 


En cas d'alternance de 2017, il faudra que la droite républicaine soit forte et décidée pour prévenir et empêcher des actions de la CGT et de ses alliés. Tous les moyens utiles devront être mis en œuvre pour établir un rapport de force permettant de conduire les réformes en surmontant les blocages annoncés : disposer du soutien de l'opinion, gérer un rapport diplomatique avec les syndicats, mettre en place rapidement les mesures annoncées lors de la campagne, assurer une réaction immédiate aux actions illégales menées par des syndicalistes et «dire avant ce qu’on va faire et faire ce qu’on a dit».


Les événements actuels préfigurent les réactions face aux réformes à venir. Celles-ci doivent être anticipées. Il faudra que les responsables politiques aient la volonté de parvenir à surmonter les actions de blocage menées par les organisations syndicales d’extrême gauche contre les mesures de remise en marche de l’économie de la France.

  

DÉSORDRES DE LA GAUCHE ULTRA,

STOPPONS LA GUÉRILLA URBAINE

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2016

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Des manifestations contre la loi travail réunissent des dizaines de milliers de manifestants à Paris et des milliers dans plusieurs villes de province depuis mars 2016. Elles ont atteint leurs limites en nombre de participants. Elles mobilisent une population de gauche profondément déçue par la politique du gouvernement socialiste, conduites par certaines organisations syndicales (CGT, FO, FSU et Solidaires) et de l’UNEF, avec le soutien d’élus écologistes, socialistes ou communistes.  


Ces manifestations ont récemment été l’occasion de nombreux «débordements» violents et voulus à l’encontre des forces de l’ordre, ainsi que de la destruction de biens publics et privés.


L’identité des casseurs, menant ces actions de guérilla urbaine, est connue. Il s’agit de manifestants de la gauche ultra accompagnés d’une nébuleuse de nouveaux recrutés. Il ne s’agit pas de «jeunes», de lycéens ou d’étudiants, mais de militants de l’insurrection, dont certains viennent de toute l’Europe.


Le nombre de ces casseurs augmente depuis mars sur les villes concernées (Marseille, Nantes, Paris, Rennes, Toulouse…). Les moyens qu’ils utilisent montent régulièrement en efficacité et en dangerosité. 


Le rapport entre le nombre de casseurs présents sur le terrain et celui des représentants des forces de l’ordre évolue aujourd’hui malheureusement en faveur des militants de la gauche ultra.


Plusieurs centaines de membres des forces de l’ordre ont été blessés au cours des affrontements et les risques s’accentuent à chaque manifestation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les organisateurs de ces manifestations, dans la très grande majorité des cas, ne sont pas en mesure d’en assurer le service d’ordre. Même le service d’ordre de la CGT n’est plus ce qu’il a été… La séparation entre manifestants pacifiques et casseurs n’est donc plus assurée. Cette situation de confusion sur le terrain conduit des manifestants pacifiques à être confrontés, en première ligne, aux actions des forces de l’ordre (grenades lacrymogènes) par le simple fait que les casseurs trouvent refuge parmi eux. La présence des militants de la gauche ultra porte atteinte à la tenue même de manifestations calmes et légales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les auteurs de ces violences doivent être identifiés, arrêtés et condamnés, sans attendre que la situation ne dégénère davantage. Il faut que les forces de l’ordre puissent utiliser les marqueurs peintures sur les casseurs, ainsi que les autres moyens d’identification des délinquants mis à leur disposition actuellement. Des suites doivent être données aux 1.300 interpellations déjà réalisées depuis mars, avec 819 gardes à vue et seulement 51 condamnations.


Le gouvernement doit prendre ses responsabilités en ne freinant plus les poursuites judiciaires à l’égard des «militants de guerre civile». Les dispositions légales existent, il faut juste les appliquer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’attentisme du gouvernement socialiste face à la profonde dégradation de la situation de sécurité urbaine.


La condamnation de centaines de casseurs à des peines de prison ferme entrainera évidemment une mobilisation des organisations de la gauche extrême en faveur des «victimes de la répression», présentées comme toutes «innocentes» évidemment. Le mouvement de contestation évoluera. Mais cela sera le cas s’il survient, par accident, le décès d’un casseur ou d’un manifestant, risque dont la probabilité est avérée, dans le contexte de violence actuelle.


  

LE PS ORGANISE LA FAILLITE D’EUROPE-ÉCOLOGIE-LES-VERTS

Télécharger la communication du MIL du 27 mai 2016

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Europe-écologie et Les Verts‎ ont fusionné, en 2010, au sein d'Europe-Écologie-Les-Verts (EELV). Puis, pour 2012, EELV a signé une alliance avec le PS. Deux ministres issus d’EELV sont entrés au gouvernement de Jean-Marc Ayrault (Cécile Duflot et Pascal Canfin). Des candidats EELV ont reçu des investitures pour les législatives de 2012. Certains ont été élus et le parti a pu ainsi constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale (et parallèlement un groupe au Sénat).


En 2014, les ministres EELV se sont mis en retrait du gouvernement. Début 2016, trois écologistes (Jean-Vincent Placé, Emmanuelle Cosse, Barbara Pompili) entrent au gouvernement, mais sans le soutien d’EELV.


Progressivement des parlementaires ont quitté EELV. Une part d’entre eux ont rallié un micro parti : l’Union des Démocrates et des Ecologistes (UDE) constituée à cette occasion. Ils participent à la «belle alliance populaire» lancée par Jean-Christophe Cambadelis pour soutenir François Hollande.


En mai 2016, la signature du projet de la motion de censure sur la loi travail par 9 députés EELV concrétise la rupture définitive entre EELV et le PS et conduit au départ vers le groupe PS de 6 parlementaires écologistes du groupe écologiste. Le groupe parlementaire, faute des effectifs suffisants, disparait donc de l'Assemblée nationale.


En résumé, le Parti socialiste a instrumentalisé EELV de 2012 à 2014, en a perdu le contrôle et décidé de débaucher des élus nationaux et locaux de ce parti en les intégrant à ses groupes et les ralliant à sa stratégie. Comme cela, le PS ferme les mannes financières de l’Assemblée nationale au groupe EELV.


Même si ses résultats ont nettement baissé aux élections intermédiaires (2% aux départementales), EELV conserve un certain poids électoral. EELV a obtenu 6,8% des suffrages aux élections régionales de 2015. Ces suffrages pourraient manquer à François Hollande en 2017.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la construction d'un projet politique global autour ‎de l'écologie a échoué. Il reste d’un côté, un micro parti de centre gauche à préoccupation écologiste (UDE) lié au PS, d'un autre côté un parti d'extrême gauche «écolo» (EELV) et une nébuleuse d’élus indépendants se revendiquant de l’écologie. EELV professe à la fois des positions d'extrême gauche (par exemple sur les clandestins, le travail ou la famille) ‎et une volonté de réduction de l'activité humaine (énergie, réduction de l’industrie, construction d’aéroport, de barrages, de centres de loisirs...), considérée comme responsable de tous les problèmes de la «planète». ‎Ce dernier point est le marqueur de ce mouvement. C'est cette orientation qui s'oppose à un rapprochement avec le Front de gauche car lui est  attaché aux activités de production.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge, par ailleurs, que l’opposition frontale entre EELV et le PS devrait conduire naturellement à une candidature «écologiste» ‎à la présidentielle de 2017, si le parti en a les moyens financiers. Il sera alors nécessaire de dénoncer le positionnement d'extrême gauche de la candidate (Cécile Duflot) ou du candidat (Noël Mamère). C’est pourquoi le PS organise la réduction des budgets EELV en faisant exploser le groupe à l’Assemblée nationale car sans l’argent du groupe, il ne peut y avoir une vrai campagne du futur candidat EELV.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les idées de défense de l'environnement et du patrimoine ont été intégrées par les partis politiques sous des formes diverses. La question actuelle porte davantage sur le rythme de mise en œuvre de mesures devenues relativement consensuelles à l’exception des revendications radicales ou fantaisistes.

  

HOLLANDE RESTE UN CANDIDAT POUVANT GAGNER EN 2017

Télécharger la communication du MIL du 2/5/2016

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Malgré les récents sondages (avec moins de 20% des intentions de vote), François Hollande reste un candidat sérieux ‎pour la présidentielle de 2017. 

Il regroupe autour de lui, à ce jour du moins, le plus gros bloc de gauche avec la majorité du Parti socialiste et ses quelques alliés «divers gauche». 


La gauche de la gauche n'a pas trouvé de dynamique en vue d'une union et d'une candidature commune après une primaire. Maintenant, un tel scénario est très peu probable. Jean-Pierre Mélenchon et Cécile Duflot d'EELV (ou Noël Mamère) vont se présenter concurremment à gauche contre François Hollande, à cela s’ajouteront les différents candidats trotskystes.  


L'hypothèse d'une candidature de succession de Valls ou Macron semble très improbable dans le contexte actuel. Leurs ambitions passent par la création d'un nouveau parti avec un objectif à 2022.  


Le candidat de droite reste à désigner à l'issue de la primaire des Républicains. Les effets de cette procédure nouvelle sur l'électorat sont difficiles à prévoir. 


De plus, rien n'empêche d'imaginer la présence d'une candidature parasite à droite ou au centre.  

Les résultats de la candidate du Front national au premier tour de la présidentielle restent à confirmer dans les urnes. Ils ne sont pas acquis par le miracle des sondages. En particulier, les positions économiques et sociales du Front national peuvent jouer le rôle de repoussoir vis-à-vis d'un électorat qui lui semble acquis. Globalement, le passage de la posture de contestation du système politique aux propositions concrètes de gouvernement que devra porter la candidate sera évidemment un exercice difficile. Jean-Marie LE PEN n'avait pas su le faire entre les deux tours de 2002. 


S’il y a un face à face entre la droite et le FN au second tour de la présidentielle, il peut s’en suivre une victoire de la droite républicaine, mais ce n'est qu'une hypothèse.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à la plus grande prudence sur la prise en compte des pronostics politiques des journalistes et «experts» en sondage à un an de l'élection présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère comme prioritaire de renforcer des campagnes militantes, bien argumentées, d'opposition à la gestion du gouvernement socialiste et aux décisions de François Hollande. Il faut faire apparaître clairement les mauvais choix politiques des socialistes et leur incapacité à apporter des solutions pour la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le candidat à battre en 2017 est et reste François Hollande. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme que sa priorité c’est la lutte contre la gauche pour aboutir à sa défaite en 2017.