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Mise à jour le 02/12/2016


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RETRAITÉS :

LA GAUCHE VOUS DÉPOUILLE


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Petit à petit, les masques tombent et chaque jour qui passe apporte son lot de mauvaises nouvelles quant aux effets de la politique économique de la gauche.


Hollande veut faire payer aux retraités sa politique économique désastreuse

Par sa politique suicidaire, digne des pires heures du socialisme, Hollande conduit la France et les Français dans un abîme dont il sera extrêmement difficile de sortir.

En refusant toute mesure d’économie – et pire en créant de nouveaux postes de fonctionnaires – et en infligeant une purge fiscale aux classes moyennes et aux entreprises, la gauche a paralysé l’économie.

Une seule catégorie avait été relativement épargnée jusqu’à maintenant : les retraités.

Par pure démagogie et en refusant de s’attaquer aux régimes spéciaux de retraites, Hollande prépare une attaque en règle contre tous les retraités.

La gauche va ponctionner 10 milliards d’euros aux retraités

Fin juin, le seul document dont on dispose est le rapport (dit rapport Moreau) commandé par le Premier ministre sur les pistes à suivre pour assurer le financement des retraites.

Que dit ce rapport ?

Page 97, il est intéressant d’analyser le tableau 22 qui chiffre le rendement des mesures préconisées :

-Désindexation des retraites : 2,8 milliards d’euros

-Imposition de la majoration des pensions pour 3 enfants et plus : 0,9 milliards d’euros

-Diminution de 10% à 3% du taux d’abattement sur les pensions soumises à l’impôt sur le  revenu : 2,7 milliards d’euros

-Abaissement du plafonnement de l’abattement de 3 660 € à 1 500 € : 1,5 milliards d’euros                                                                                                    

-Augmentation de la CSG de 6,6% à 7,5% : 2 milliards d’euros

Ce sont donc bien près de 10 milliards d’euros que la gauche s’apprête à prélever sur les retraités.

Afin de faire reculer le gouvernement sur cette mesure, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une pétition nationale sur le thème :

NON AU MATRAQUAGE FISCAL DES RETRAITÉS

SOUSCRIPTION NATIONALE POUR LE MIL

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La France a besoin du MIL :

Pour mener une opposition sans concession face à la gauche

La France a besoin du MIL :

Pour représenter les Français gaullistes de droite sans arrière-pensée électoraliste

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Pour continuer à voir des affiches avec une croix de Lorraine sur les murs du pays

La France a besoin du MIL :

Pour garantir l'expression de la droite civique, gaulliste et patriote


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THÉORIE DU GENRE – PMA – GPA – IMPÔTS : LA GAUCHE DÉTRUIT LA FAMILLE

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Incapables de gouverner économiquement le pays, et après avoir noyé les familles de la classe moyenne sous un déferlement fiscal inédit (+ 10 milliards d’impôts en 2014), Hollande et sa clique ont décidé de concentrer leur action sur les réformes dites sociétales.

Le slogan de la campagne présidentielle était «le changement, c’est maintenant», mais on s’était bien gardé de nous donner le sous-titre : «Moi président, familles je vous détruirai».

UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LES FONDEMENTS DE LA SOCIÉTÉ

Le quarteron maléfique Hollande / Taubira / Vallaud-Belkacem / Peillon réalise ce qu’aucun gouvernement de gauche n’avait jamais osé entreprendre pour détruire méthodiquement les bases de la société française et notamment l’un de ses piliers : la famille.

Multipliant mensonges et manipulations avec la complicité des médias toujours bienveillants, chacun dans son domaine est à la manœuvre sous le commandement d’un chef qui, pour pouvoir être réélu en 2017, doit donner des gages à une partie de son électorat.

OUI, LA THÉORIE DU GENRE EST ET VA CONTINUER A ÊTRE ENSEIGNÉE A NOS ENFANTS

Peillon affirme que la théorie du genre n’est pas enseignée en France. Évidemment, aucun cours ne s’intitule «enseignement de la théorie du genre», comme on pourrait avoir des cours de français ou de mathématiques.

Cependant, le contenu des enseignements prônés par le ministre de l’éducation reprend les principes de la théorie du genre.

On ne citera que quelques exemples d’ouvrages recommandés par des académies tels que «Ma mère est une femme à barbe», «Papa porte une robe», «Le petit garçon qui aimait le rose» ou «Tous à poil» pour comprendre l’objectif recherché.

Si on souhaite avoir des preuves détaillées de l’enseignement de la théorie du genre, on pourra se reporter au site de l’observatoire de la théorie du genre (www.theoriedugenre.fr).

PMA ET GPA, CONSÉQUENCES DIRECTES DU MARIAGE HOMOSEXUEL

La question n’est pas de savoir si le gouvernement souhaite ou ne souhaite pas inscrire dans un projet de Loi la possibilité pour des couples homosexuels de recourir à la PMA (c'est-à-dire l’insémination artificielle et la fécondation in vitro) ou à la GPA (les mères porteuses).

En effet, en légalisant le mariage homosexuel, qui plus est au nom de l’égalité des droits, Hollande et Taubira ont ouvert la boite de Pandore et la France se verra contrainte par la juridiction européenne de reconnaitre aux couples homosexuels le droit d’avoir des enfants, au nom du même principe d’égalité soulevé pour la question du mariage.

Considéré par certains comme mou mais sympathique, Hollande montre jour après jour son vrai visage, celui d’un pervers égocentrique que rien d’autre que sa future réélection n’intéresse, fût-ce au prix d’une entreprise de destruction de la France et de notre civilisation.

  

ACTUALITÉ 2


Nicolas Sarkozy : "Je souhaite que la France tourne le dos à la médiocrité"

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Bruno Le Maire: "La politique est menacée de momification"

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Présidentielle de 2017 : l’UMP fixe les règles du jeu de la primaire à droite

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Bruno Le Maire : Plus que la droitisation, la droite risque la ringardise !

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Discours d’Alain Juppé - Montreuil - Mardi 3 mars 2015

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90 milliards d’euros pris aux Français depuis 2012 par Jérome Chartier

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« Il y a une politique alternative » par Nicolas Sarkozy

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ACTUALITÉ 1


UMP, le cactus centriste

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Bayrou : «Si Juppé ne l'emporte pas...»

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Nicolas Dupont-Aignan : « La primaire de la droite est un dîner de cons »

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Franz-Olivier Giesbert : « M. Sarkozy et les juges de France »

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François d'Orcival - le jeu à trois…

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Eric Zemmour - La résurrection de François Hollande

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Eric Zemmour - FN : la rente de situation

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Eric Zemmour - Sarkozy, chef de famille moderne

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"Valls est un crétin" : Michel Onfray

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« L'ESPRIT DU 11 JANVIER »

UNE IMPOSTURE POUR CACHER LES VRAIS PROBLÈMES

par Jacques ROU­GEOT, professeur émérite à la Sorbonne, vice-président du MIL

Télécharger le journal N°308 de janvier 2015

Télécharger le journal N°309 de février 2015

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La France vient de vivre l'une de ces pé­riodes d'exacerbation émotionnelle dont elle a le secret. On a vu se produire, en effet, un événe­ment qui n'était pas imprévisible en lui-même, mais dont les suites ont dépassé toute imagina­tion. Il y avait assez longtemps que les condi­tions étaient réunies pour qu'un attentat terro­riste pût éclater : abondance d'armes de guerre dans certains locaux et nombre de plus en plus important d'ennemis de l'intérieur bien entraînés et décidés à s'en servir. Nos forces de sécurité ont déjoué de nombreuses tentatives, mais il était presque inévitable que l'une finît par réus­sir. Il est d'autant plus nécessaire d'analyser les faits et d'essayer d'expliquer l'énorme décalage qui existe entre eux et la façon dont ils ont été exploités, avec des conséquences surprenantes qui n'ont sans doute pas encore fait sentir tous leurs effets. On le fera ici de façon aussi ration­nelle que possible, éventuellement avec une certaine crudité, sans trop se soucier des con­venances sentimentales d'une vérité officielle ressassée ad nauseam.


Un événement surdimensionné

Ce qui frappe d'abord, c'est le gonflement, l'hypertrophie des faits dans la façon dont ils sont exprimés ou représentés. C'est ici que l'on risque de choquer, mais, si l'on regarde la réa­lité en face, il faut constater que, avec dix-sept victimes, les attentats des 7, 8 et 9 janvier sont loin d'être les plus meurtriers du genre. Il suffit de rappeler celui de la gare de Madrid, qui avait fait quelque deux cents morts et plusieurs cen­taines de blessés. L'émotion avait certes été considérable, mais elle n'avait pas provoqué la mobilisation de cinquante hauts dirigeants du monde entier. Le contraste est encore plus fla­grant si l'on se réfère à ce qui se passe en Afrique où, presque quotidiennement, ce sont des dizaines, voire des centaines de personnes qui sont victimes du terrorisme islamiste et qui n'ont droit qu'à quelques lignes en page inté­rieure des journaux.

Curieusement, tout se passe comme si, dans l'appréciation de la gravité des actes terro­ristes, des considérations en quelque sorte qua­litatives venaient s'ajouter au dénombrement des victimes. En France même, la quasi-totalité des mentions et des commentaires portent sur la mort des dessinateurs de Charlie Hebdo. Beaucoup moins sur les juifs de l'Hyper Cacher, et encore moins sur les policiers. Tout naturel­lement, le slogan officiel a été «Je suis Charlie». Pas question de forger un slogan «Je suis juif» ou «Je suis policier ». Il semble qu'il y ait une hiérarchie implicite dans l'intérêt suscité par les victimes des terroristes. Dans cette hiérarchie, il faut remarquer que les Africains arrivent très loin en dernière position. Faut-il voir là quelque racisme refoulé jusqu'au tréfonds des grandes consciences antiracistes ?

A propos de ces subtilités, faisons un peu d'actualité-fiction. Imaginons que, au lieu des dessinateurs de Charlie Hebdo, les victimes se soient appelées Zemmour, Finkielkraut ou Houellebecq : aurions-nous eu droit aux mêmes émotions officielles, aurions-nous vu fleurir des «Je suis Zemmour» ? Evidemment, on souhaite n'avoir jamais la réponse dans les faits, mais on peut tout de même se faire une petite idée.

Revenons au quantitatif : quelle a été l'importance de la manifestation ? D'habitude, les chiffres des organisateurs et ceux du minis­tère de l'intérieur présentent des différences considérables. Cette fois-ci, ils coïncident par­faitement, puisque le ministère est en même temps l'organisateur. La doctrine a varié au cours de l'après-midi. On a d'abord dit qu'il était impossible d'évaluer le nombre des manifes­tants, tant ils étaient nombreux. Mais, à la ré­flexion, on s'est arrêté sur le chiffre de 3.700.000  dans toute la France. A la louche, manifestement. On ne saura jamais quel était le chiffre réel, sinon qu'il est important, mais à coup sûr inférieur au chiffre officiel.

Autre effet de disproportion, d'un genre tout différent, entre la réalité et sa représentation : les commentaires dithyrambiques sur l'attitude du président de la République, du premier mi­nistre et du ministre de l'intérieur. Ils ont fait et dit ce qu'il fallait, ils ont fait un sans faute, ils ont incarné l'unité nationale, les accents les plus ly­riques se trouvant dans les propos venus de la droite. Il est vrai que ces personnalités n'ont pas commis de fautes, mais, au risque de paraître mauvais joueur, on peut se demander quelles fautes ils auraient risqué de commettre. La si­tuation leur était apportée sur un plateau. S'il s'agit de l'action sur le terrain, le mérite en re­vient aux forces de sécurité, qui ont fait leur tra­vail avec tout le professionnalisme requis. Au­trement, les hommes du pouvoir auraient-ils pu faire autrement que de condamner le terrorisme et appeler à l'unité nationale, dont ils sont d'ailleurs les grands bénéficiaires ? Des esprits mal intentionnés pourraient dire qu'on est si ha­bitué à voir Hollande commettre des bourdes qu'il suffit qu'il n'en fasse pas pour qu'on crie à la merveille.

Mais soit ; rendons pleine justice à notre président : s'il a fait preuve de savoir-faire, c'est dans le domaine de la communication. Pour une fois, on sera d'accord avec une formule de Jacques Attali, disant que François Hollande avait bien géré la mise en scène d'une tragédie. C'est mieux que rien, mais convenons que, pour un président de la République, c'est un mérite vraiment mineur.


Manifestation du 11 janvier : ambiguïtés et déformations

Même s'il y a eu moins de participants que ne le disent les chiffres officiels, il est certain qu'elle a rassemblé beaucoup de monde et qu'elle a suscité un élan émotionnel et senti­mental. Ces qualificatifs sont vagues, mais il est difficile d'aller beaucoup plus loin dans la préci­sion. Il est donc difficile de dégager une signifi­cation claire de ce grand rassemblement.

Les mobiles des manifestants étaient sans doute assez divers. On ne s'avance pas beau­coup en disant que le point commun à tous était d'affirmer une hostilité résolue au terrorisme et une volonté de n'y pas céder. C'est une évi­dence, mais il est bon de la réaffirmer, car le ter­rorisme ne possède, objectivement, qu'un pou­voir de nuisance limité, surtout dans un pays comme la France, où les forces de l'ordre sont de grande qualité. Comme son nom l'indique, il ne peut agir que par la terreur, c'est-à-dire qu'en créant une peur collective disproportionnée à la menace réelle et paralysant la volonté de dé­fense. De telles conditions ne sont heureuse­ment pas réunies en France.

Au-delà, on entre dans des supputations psychologiques quelque peu subjectives. Cer­tains ont participé à la manifestation en obéis­sant à un mouvement un peu grégaire bien connu qui fait que, en cas d'alarme, on se réfu­gie sous l'aile protectrice du pouvoir en place. D'autres ont voulu exprimer leur hostilité à l'islamisme, voire à l'islam. D'autres encore, beaucoup peut-être, ont été habités par di­verses sensations confuses. Le chant souvent repris de la Marseillaise et les ovations répétées aux forces de l'ordre s'accommodent de toutes ces hypothèses à la fois. On verra peut-être plus tard, après une période de décantation, s'il se dégage de ces tendances éparses une ré­sultante clairement orientée.

Non moins que les mobiles des manifes­tants, ceux des abstentionnistes résolus nous amènent à nous interroger. Ils se répartissent sans doute dans deux camps diamétralement opposés. Pour les uns, il s'agissait de faire sa­voir qu'ils ne désavouaient pas vraiment, ou pas du tout, l'assassinat des dessinateurs, alors que d'autres se refusaient à cautionner une union nationale jugée frelatée sous l'égide du pouvoir socialiste.

Le slogan officiel, «Je suis Charlie», ne fai­sait qu'ajouter à la confusion, à la fois par sa forme et par son interprétation. S'agissait-il d'exprimer une adhésion personnelle, et même une assimilation intime, à un journal spécialisé dans la provocation et dans la dérision de toutes les valeurs traditionnelles jusqu'au dernier degré de la grossièreté, de la pornographie et de la scatologie ? S'agissait-il d'un hommage senti­mental à des victimes ? Ou bien fallait-il donner à cette formule une valeur vague, générale et passe-partout d'attachement à la liberté d'expression ? Cette confusion, habile dans un premier temps par son caractère attrape-tout, peut aussi produire, à la longue, un effet répul­sif.

Au-delà de ces ambiguïtés, on a assisté à une présentation quasi systématiquement dé­formée de la réalité physique de la manifesta­tion de la part des médias, et particulièrement des chaînes de télévision. En effet, les com­mentaires insistaient à satiété sur le caractère mêlé des manifestants, réunissant toutes les origines, toutes les couleurs, toutes les appa­rences, tous les types sociologiques. C'est ce que disaient les paroles, mais c'est ce que ne montraient pas les images, ce qui est curieux pour des reportages télévisés. Sur les plans larges comme sur les plans plus resserrés, on était bien obligé de constater la présence mas­sive des manifestants «gaulois». On nous a ex­pliqué après coup que les autres ne se distin­guaient pas à la vue. Explication paradoxale : comment se fait-il que ceux que l'on désigne par l'euphémisme pudique et officiel de minorités vi­sibles aient été presque invisibles dans cette manifestation tout en y étant prétendument pré­sents ? Notre perplexité s'accroît lorsqu'on songe que ces minorités peuvent être effecti­vement très nombreuses, très visibles et très audibles si elles ont à cœur de fêter sur les Champs-Elysées la victoire de telle ou telle équipe étrangère.

On a voulu faire de la manifestation du 11 janvier l'expression et le symbole d'une unité nationale presque miraculeusement retrouvée. En fait, il faut ramener l'événement à sa vraie nature et à ses justes proportions. Il s'agit d'une effusion sentimentale et émotionnelle qui ne saurait constituer le socle du redressement de la France, car elle comporte en elle-même des équivoques irréductibles et elle est altérée par des déformations à des fins de récupération partisane et par le refus de voir la réalité en face.


Eluder les réalités qui dérangent

On sent bien que, dans la situation de la France, des échéances décisives se rappro­chent. Au lieu de se préparer à les affronter, une partie de la classe politique, essentiellement le pouvoir socialiste, préfère se voiler la face. C'est le réflexe bien connu : «Encore une minute, monsieur le Bourreau».

Une première recette consiste à faire comme si l'on pouvait continuer à jouer au jeu que l'on connaît, celui de la petite politique. On feint de se mettre au niveau des événements graves, mais en fait, on s'efforce de les utiliser pour en tirer bénéfice. C'est à quoi l'on assiste aujourd'hui. Le pouvoir socialiste dirige tous les projecteurs sur la nécessité de l'unité nationale avec un double objectif : faire oublier les vrais problèmes de la France (économiques, socié­taux, identitaires, etc.) et condamner au silence l'opposition politique en assimilant toute critique un peu vive du gouvernement à une atteinte portée à l'unité nationale, c'est-à-dire à une sorte de sacrilège. Le procédé est de bonne guerre, mais de portée limitée, car il est voué à s'user assez vite. Il suffit que l'opposition choi­sisse bien ses angles d'attaque, et ceux-ci ne manquent pas.

Autre pratique, très éprouvée, jusqu'ici avec succès, qui risque de devenir dangereuse à la longue : évoquer le vrai problème parce qu'il s'impose avec trop d'évidence, mais affirmer aussitôt qu'il ne se pose pas en fait, ce qui se­rait un bon moyen de s'en débarrasser définiti­vement. On aura reconnu, dans le cas présent, le lien qui peut exister entre les événements d'actualité et l'islam. Avec cette déplorable ma­nie qu'ont les terroristes de tuer les gens en criant «Allah akbar», il devient difficile d'empêcher le bon peuple de se poser certaines questions et de faire certains rapprochements. Qu'en est-il ?

L'argument le plus radical, celui de la bien-pensance qui se pare des apparences de l'expertise, c'est d'affirmer que, en réalité, les terroristes assassins ne sont pas des musul­mans. Ils invoquent l'islam, mais ils n'ont aucun droit à le faire. Ce sont, en quelque sorte, des imposteurs. On peut lire et entendre des phrases du genre : «Ils n'ont rien à voir avec l'islam, ce sont des barbares». Le raisonne­ment, en forme de syllogisme, est d'une logique impeccable : L'islam est une religion de paix et de tolérance ; or, ces gens-là ont pratiqué une violence atroce ; donc, leurs actes n'ont rien à voir avec l'islam.

Ce qu'il y a de merveilleux, c'est que n'importe qui peut se proclamer expert en théo­logie musulmane et même s'attribuer l'autorité nécessaire pour décerner ou refuser des bre­vets d'authenticité islamique, avec distinction subtile entre islam et islamisme. Le fait que des milliers et des milliers d'hommes et de femmes, nés et vivant dans l'islam, se réclament de cette conception de leur religion n'a rien qui trouble nos experts autoproclamés.

Autre argument : il ne faut pas faire l'amalgame entre les terroristes et les musul­mans qui vivent pacifiquement en France. C'est parfaitement vrai, et d'autant plus facile à croire qu'on n'a probablement jamais vu, dans l'histoire de l'humanité, toute une population se livrer à des actes barbares, fût-ce dans les ré­gimes les plus haïssables. Malheureusement, on a souvent vu des minorités agissantes et violentes imposer leur loi à des populations pa­cifiques certes, mais facilement disposées à se soumettre.

Dernier argument à la mode : les premières victimes des barbares qui se disent musulmans sont des musulmans. Il est vrai qu'il y a de ter­ribles violences entre musulmans, que ce soit entre sunnites et chiites ou, à l'intérieur d'une même communauté, de la part d'hommes san­guinaires qui veulent imposer leur loi. Mais on ne voit pas pourquoi nous serions bien avisés de les inviter à venir s'entre-égorger chez nous en attendant qu'ils nous égorgent nous-mêmes.

On le voit : de tous ces arguments, cons­tamment ressassés, il n'en est aucun, examiné sérieusement, qui puisse nous persuader que la présence massive de l'islam en France n'est un problème que dans les fantasmes d'islamophobes obsédés.


La réalité en face : le problème de l'islam

Il faudrait de très longs développements pour traiter, même sommairement, de cette question. Cela a déjà été fait à plusieurs reprises dans ces colonnes. On voudra bien nous pardonner de ne rappeler ici que quelques  grands traits.

En ce début du XXIe siècle, l'islam s'impose à nous non pas comme un objet d'étude désintéressée, mais comme une réalité qui pèse sur tous nos choix importants, que ce soit à l'échelle internationale, voire mondiale ou, plus particulièrement, dans notre propre pays.

Sans nous donner le ridicule de prétendre pénétrer les subtilités de cette religion, nous devons constater que l'islam présente deux caractéristiques majeures qui nous concernent très concrètement. Intrinsèquement et en permanence, l'islam n'est pas une simple religion au sens où nous l'entendons, essentiellement tournée vers des préoccupations spirituelles, c'est aussi un code complet qui prétend régler de façon  contraignante tous les aspects de la vie en société. C'est donc à la fois une constitution, un code civil et un code pénal. Lorsqu'il est présent en force dans un pays, il pose donc forcément des problèmes de compatibilité avec les lois de ce pays.

D'autre part, au fil du temps, l'islam est animé en profondeur d'une pulsion expansionniste, voire conquérante. Ce mouvement connaît des phases de répit, voire de passivité, comme au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe. Depuis quelques décennies, au contraire, il est dans une phase particulièrement active. Cela se manifeste de façon très concrète et accélérée par un double phénomène : une sorte d'épuration religieuse au Proche et au Moyen Orient au profit des musulmans et au détriment des chrétiens, déjà peu nombreux et de plus en plus contraints à fuir les territoires où ils étaient implantés bien avant la naissance de l'islam ; et d'autre part une arrivée de plus en plus massive de populations musulmanes en Europe, sur des territoires traditionnellement chrétiens.

La France subit les conséquences de ce mouvement général de façon particulièrement rude. C'est la première fois dans toute notre histoire que sont réunies trois conditions dont les effets se conjuguent : une arrivée aussi massive (six millions, chiffre officiel minimum, en réalité beaucoup plus) dans un temps aussi court (quelques décennies) de populations aussi loin de nous par la culture, la civilisation, la religion, le mode de vie. Cette constatation, historiquement incontestable, est un facteur capital.

L'islam joue dans le monde un rôle très particulier. Force est de reconnaître qu'il n'est guère de conflit où il ne soit partie prenante. Il est évident aussi que les musulmans entendent imposer par tous les moyens leur religion comme la religion de référence universelle, appelée à devenir la religion unique. C'est ici plus particulièrement que nous retrouvons notre point de départ. Mettons en regard les faits initiaux et leurs conséquences. A l'origine, quelques dessins caricaturaux représentant Mahomet, parus dans un obscur journal danois et repris dans un journal français. Conséquences immédiates : des émeutes avec violences jetant dans les rues des centaines de milliers, au moins, de musulmans. Conséquence différée : les tueries des 7, 8 et 9 janvier, puis, suite à un autre dessin au message assez confus mais non hostile, des centaines de milliers, peut-être des millions de musulmans dans les rues, avec des morts, des dizaines d'églises détruites et autres violences diverses. A-t-on assez conscience de la disproportion himalayesque, monstrueuse, inconcevable avec d'autres acteurs, entre l'origine (quelques coups de crayon) et les conséquences ? La signification de ces événements est effarante. Elle est que, pour des millions de musulmans, l'islam a le droit d'imposer par le fer et par le feu son traitement du blasphème à son égard, non pas seulement parmi ses ressortissants, mais dans le monde entier.

Que l'on veuille bien nous pardonner ce qui a pu sembler être un trop long détour par des généralités mais, comme tout est fait, dans les commentaires plus ou moins officiels, pour nous rendre myopes et pour égarer notre attention sur des détails, il a paru utile de remettre les faits dans leurs justes perspectives.

Dans cette entreprise de restauration de la réalité, on a la triste surprise de rencontrer un opposant inattendu : le pape François. On ne sait comment expliquer l'affection qu'il témoigne en toutes occasions pour l'islam et pour les musulmans. On se souvient de son premier voyage pontifical, à destination de Lampedusa. On se souvient du triple «Vergogna !» lancé sur un ton de prophétie lyrique pour faire honte aux Européens de recevoir trop peu de musulmans, et trop mal. Ses sentiments n'ont apparemment pas changé. A propos de la tuerie des 7, 8 et 9 janvier, il a manifesté en termes à peine voilés sa compréhension envers l'acte des tueurs en disant que, si sa mère était insultée, il répondrait certainement par un coup de poing. On remarquera que ce champion ostensible de l'humilité, toujours prompt à battre la coulpe de l'Eglise catholique sur la poitrine des autres, se plaît à se représenter dans une posture avantageuse. On est effaré que le pape ose établir un rapprochement entre une réaction spontanée qu'il qualifie lui-même de normale et des déferlements de violences meurtrières et destructrices d'églises. Une telle attitude est ressentie de manière particulièrement amère par les catholiques (dont l'auteur de ces lignes fait partie).


Terrorisme, blasphème et liberté d'expression

Les projecteurs du débat politique sont dirigés avec insistance sur la réplique qu'il y a lieu d'apporter au terrorisme. La question est d'importance, mais elle est essentiellement technique et ne relève pas de la compétence de l'opinion publique. On se contentera ici, banalement, de dire qu'il faut que le pouvoir donne à nos forces de sécurité les moyens de remplir leur fonction.

Avant tout, il faut se poser une question toute simple : à quoi sert le terrorisme ? Nous sommes en face d'un paradoxe. Objectivement, le terrorisme, surtout dans un pays comme la France, ne cause que fort peu de dégâts, ne fait que fort peu de victimes. Par rapport aux autres causes de mortalité, ne serait-ce que les accidents de la route ou les accidents domestiques, son pouvoir mortifère est infime. Pourtant, par son caractère spectaculaire et émotionnel, il obtient certains résultats. D'une part, les terroristes frappent suffisamment les sensibilités pour imposer leur domination sur les plus modérés de leurs sympathisants naturels et, d'autre part, ils exercent une fascination qui précipite dans le camp de la violence, et même du djihadisme, ceux qui sont les plus avides d'action, en particulier les jeunes. Le terrorisme doit donc être combattu en tant que moyen d'action au service de la subversion islamiste, qui est le véritable danger.

Conclusion pratique : il ne faut rien lui céder, ni en réalité, ni même en apparence. A ce sujet, on peut être surpris par certaines réactions, émanant en particulier de chrétiens. Sous le double prétexte de ne pas heurter la sensibilité des croyants de toutes religions (en fait des musulmans) et de ne pas provoquer de représailles  démesurées, ils proposent d'interdire le blasphème. Même si l'on n'a pas de goût particulier pour cet exercice, condamner pénalement le blasphème serait considéré comme une victoire pour le chantage terroriste, qui serait encouragé à persévérer dans une méthode qui lui réussit si bien. De plus, en pratique, l'islam serait le seul bénéficiaire de l'interdiction du blasphème puisque il y a beau temps que les chrétiens sont habitués à subir sans réagir, si ce n'est, au maximum, par quelques manifestations pacifiques et très circonscrites. Qu'on se souvienne de telle représentation théâtrale ou de telle exposition dans lesquelles le Christ est traité non pas par la moquerie, mais de la façon la plus concrètement ordurière. Qu'on se souvienne aussi d'un ouvrage au succès planétaire comme le Da Vinci code qui, en représentant Jésus comme l'amant de Marie-Madeleine, développe l'idée que le christianisme, dès son origine, repose sur une gigantesque imposture.

Ce qui est en cause, c'est bien la prétention de nombreux musulmans à imposer l'idée que leur religion est la seule à devoir être traitée dans le monde entier avec des ménagements particuliers. Et à vrai dire, il semble bien que cette idée soit en train de s'insinuer, de façon subreptice et probablement inconsciente, dans bien des esprits. En témoigne une observation qui paraîtra anecdotique, mais qui n'en est pas moins significative. On voit en effet se répandre l'habitude de désigner Mahomet non pas par son nom, mais comme «le Prophète», avec l'article défini et, souvent, la majuscule, comme si le fondateur de l'islam avait par excellence droit à ce titre, ou même était le seul à y avoir droit. De telles déviations ne sont jamais innocentes, car c'est sous l'apparence anodine des mots que peut s'infléchir notre façon de penser.

Le blasphème, qu'on le nomme ainsi ou par un équivalent, est une notion imprécise dont il serait à peu près impossible de définir juridiquement la nature exacte et le champ d'application, qui pourrait être étendu arbitrairement et indéfiniment. Ce qui est le plus menacé et bridé aujourd'hui, c'est la liberté d'expression. Ne donnons pas l'occasion à la police de la pensée de s'exercer encore plus rigoureusement et de façon plus perverse.


Déni de réalité et exploitation politique

Il faudrait être amorphe pour baigner aujourd'hui dans la sérénité. Que l'on considère l'état de la France ou le monde autour de nous, c'est l'inquiétude, voire l'angoisse, qui s'impose à nous. Comment y échapper ?

Le premier mouvement, surtout de la part des détenteurs du pouvoir, c'est de nier la réalité qui fâche, de faire comme si elle n'existait pas. Dans sa dernière conférence de presse, le président de la République a montré toute sa virtuosité : on pourrait évaluer pour ainsi dire en dizaines de secondes le temps qu'il a passé à traiter de l'économie, et plus particulièrement du chômage.

Quant à l'islam, on a vu plus haut les ruses qui étaient déployées pour éluder le sujet. Après les tueries, le ministère de l'éducation nationale a évalué à quelques élèves dans quelques établissements le nombre des manifestations de sympathie, voire d'approbation enthousiaste à l'égard des terroristes. On est ensuite passé à quelques dizaines de cas, avant de se réfugier dans le silence. En fait, on voit peu à peu se révéler les témoignages montrant l'importance, dans les classes, du nombre de réactions du type : «C'est bien fait pour les dessinateurs de Charlie Hebdo, ils ne l'ont pas volé». Mais presque tout restera étouffé dans le huis-clos des classes, jusqu'à une prochaine explosion. On n'a à peu près rien dit non plus de deux faits, isolés certes, mais terriblement inquiétants par leur valeur de signe et de symbole : plusieurs militaires français ont déserté pour rejoindre le djihad et une femme gendarme, affectée au service du renseignement, entretient des relations intimes avec un ami de Coulibaly, après s'être convertie à l'islam et en portant le voile en dehors du service.

Lorsqu'un événement exceptionnel se produit, c'est une tentation irrésistible pour le pouvoir en place que de l'exploiter à son profit. Celui-ci n'y a pas manqué et a même fait preuve d'un réel savoir-faire. Son action la plus visible a consisté à se présenter comme l'artisan et l'incarnation d'une unité nationale qui ne peut que toucher le cœur de tous les Français et qui s'exprime dans une formule bien trouvée : l'esprit du 11 janvier. On a vu plus haut que tout cela était essentiellement gonflé de vent, à la fois parce que n'importe qui, à la place de l'actuel président et de son gouvernement, aurait agi de la même façon et que cette action s'est exercée dans un domaine très limité en laissant intacts, sans une amorce d'amélioration, tous les problèmes les plus graves de notre pays. Il n'y a donc pas lieu de faire allégeance à un pouvoir qui n'a rien de véritablement tutélaire. Au lieu de servir l'unité nationale, il s'en sert pour dénier toute légitimité aux critiques qui peuvent lui être opposées.

Il va s'en servir aussi de façon plus subtile et plus perverse. Sous prétexte de prendre des mesures de lutte contre le terrorisme, il se propose d'édicter des lois répressives qui auront a priori la faveur du peuple, censées renforcer les «valeurs républicaines», mais serviront, dans la foulée à incriminer de pseudo-délits, comme le «repliement identitaire» ou l'islamophobie. Il faut que nous soyons lucides et vigilants sur ce point pour défendre ce qu'il nous reste encore de liberté d'expression.

L'unité nationale, invoquée par Hollande comme une formule magique est essentiellement un leurre. La réalité n'a en rien changé après le 11 janvier et notre combat politique est toujours dirigé contre le pouvoir socialiste.


Nos vrais défis

Nous sommes partis du terrorisme. C'est un fléau, mais c'est une réalité saisissable, contre laquelle on peut prendre des mesures précises, d'application immédiate. Toutefois, chacun sent bien qu'il s'agit là d'une résultante, qui est le produit de facteurs plus nombreux, plus complexes. Il faut donc aller chercher des solutions à un niveau plus profond.

Pour certains, la solution est simple et elle tient en un mot : laïcité, qu'ils proposent même d'ajouter aux trois termes de la devise républicaine. Pour d'autres, d'ailleurs, en nombre beaucoup plus réduit, elle est au contraire la source de tous les maux. A considérer les choses objectivement, elle ne mérite ni cet excès d'honneur, ni cette indignité. La laïcité est une règle d'organisation politique et, à ce titre, elle présente une utilité pratique. Puisque tous les terroristes, en France (et souvent au-delà) se réclament d'une religion qui est l'islam, la laïcité strictement appliquée semble pouvoir empêcher les empiètements de cette religion sur l'organisation de la cité. Le problème de fond serait ainsi résolu et on serait ramené à un problème technique de police.

Mais la laïcité a ses limites et il ne faut pas en faire un absolu sacralisé et tout-puissant. Elle peut avoir une utilité défensive, préservatrice, elle est par nature, en quelque sorte, négative. Elle perd beaucoup de son pouvoir quand on a affaire à des forces en partie spirituelles et animées d'une forte volonté d'expansion.

Nous ne pouvons donc pas éluder la question de la nature de l'islam et de ses rapports avec la société et les institutions françaises. Puisqu'on nous dit qu'il y a plusieurs sortes d'islam, certains ont la solution : il faut faire un islam de France, et pas seulement en France, qui serait donc, presque par définition, compatible avec toutes les réalités françaises. Perspective séduisante, mais totalement irréaliste. De quel droit, et au nom de quelle autorité, irions-nous dire aux pratiquants d'une religion vieille de près de quatorze siècles qu'ils doivent aménager cette religion de telle ou telle façon ? Comment obtiendrions-nous qu'ils inventent tout d'un coup et qu'ils pratiquent presque unanimement une variante qui ne se serait pas dégagée au cours de près d'un millénaire et demi ? A moins, évidemment, que nous n'envisagions l'aboutissement du processus au terme d'un autre millénaire. La viabilité d'une telle solution est d'autant plus improbable que l'islam est aujourd'hui, de toute évidence, dans une phase d'expansion et de durcissement.

Il faut regarder la vérité en face. Ce serait se faire une bien piètre idée des musulmans que d'imaginer qu'une communauté très nombreuse (certainement plus de six millions de personnes), adepte d'une religion très forte qui a défié les siècles et qui inspire un mode de vie, une civilisation très typés, va avoir comme principale ambition de se fondre dans notre mode de vie et de pensée, dans notre civilisation. Il n'en est évidemment rien, et nous ne saurions en vouloir aux musulmans, qui vont naturellement dans le sens de leurs désirs et de leurs intérêts.

Nous pouvons imposer le respect de nos lois à tous les habitants qui vivent sur notre territoire. C'est bien le minimum, mais cela ne suffit pas pour assurer une homogénéité suffisante de la communauté nationale française. Cette homogénéité a pu être préservée tant que les nouveaux arrivants ont eu la volonté d'adopter notre mode de vie et de pensée, c'est-à-dire de remplir les conditions de l'assimilation, et pas seulement de la simple intégration. Aujourd'hui, voyons la vérité en face, ce n'est le cas que pour certaines personnes à titre individuel, et ces personnes-là sont bienvenues chez nous. Mais nous avons sur notre sol une population nombreuse, animée d'une force vitale et spirituelle, en pleine expansion démographique, bien décidée à conserver son identité propre, donc à ne pas s'assimiler. Il est évident, et même mécanique, que si nous la laissons croître par des apports extérieurs massifs et si nous posons en face d'elle une laïcité neutre, froide et défensive, ce sera le contact du pot de fer et du pot de terre. On connaît d'avance le résultat.

Voulons-nous donc être comme des papas-gâteaux (ou plutôt gâteux) qui regarderaient d'un œil attendri s'installer chez eux des forces vives pour les remplacer parce qu'eux-mêmes auraient fait leur temps ?

Pour notre part, nous refusons cette euthanasie collective. Pour n'y pas succomber, il faut d'abord prendre des mesures immédiates extrêmement énergiques, allant jusqu'à l'électrochoc. Mesures répressives impitoyables, par l'action de la police et de la justice, contre toutes formes de violence s'apparentant au terrorisme. Mesures politiques, en particulier par une forte réduction des entrées de populations étrangères sur notre territoire et par le tarissement des pompes aspirantes que constituent des avantages sociaux abusifs. Mais cela ne suffit pas. Le défi qui nous est lancé n'est pas seulement d'ordre matériel et pratique. Il faut aussi, et surtout, que nous portions notre action sur le terrain des mœurs et des forces spirituelles. Nous avons un patrimoine très précieux à défendre et à faire prospérer. Il s'appelle la civilisation française, dont les racines chrétiennes sont une réalité historique avérée et toujours vivante. Les attentats du début janvier sont peut-être un coup terrible frappé par le destin pour nous réveiller.

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Du fait de plaintes nombreuses - et parfois justifiées - de municipalités et de personnes privées, nous voudrions vous rappeler quelques règles strictes concernant les affichettes, dont l’apposition relève de la législation réglementant l'affichage non commercial.


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RAOUL BETEILLE,

PRESIDENT DU COMITE D’HONNEUR DU MIL ET ANCIEN PRESIDENT DU MIL EST DECEDE

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Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Raoul Béteille, ancien président du M.I.L et actuel président du Comité d’honneur du M.I.L.


Né le 1er janvier 1924 à Nîmes, Raoul Béteille a choisi d'exercer, après des études de lettres et de droit, la profession de son père : magistrat. Il a occupé les plus hautes fonctions de la magistrature française. Il a commencé comme juge suppléant à Nîmes, Il devint ensuite juge à Aubusson (1951), substitut à Avignon (1951), substitut au service de la documentation et d'études de la Cour de cassation (1957), substitut du procureur de la République de la Seine (1962), conseiller technique du garde des Sceaux (1962). Sa compétence et son aptitude à dominer les problèmes généraux relatifs à la justice ont fait de lui le collaborateur très proche de plusieurs ministres, notamment Jean Foyer et Pierre Messmer. Il fut secrétaire général du Premier président de la Cour de cassation (1963), conseiller (1967) puis président de chambre à la cour d'appel de Paris, procureur général près la Cour de sûreté de l'État (1977), directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice (1979-1981). Aux côtés du garde des Sceaux Alain Peyrefitte, il a été l’un des principaux artisans de la loi Sécurité et liberté. Il a été immédiatement révoqué après l’élection de François Mitterrand et la loi elle-même a été aussitôt abrogée. Cette abrogation a été le symbole et l’instrument de la politique de relâchement pratiquée par la gauche en matière de justice et de sécurité, avec les résultats catastrophiques que nous pouvons encore constater aujourd’hui. Il fut un opposant important à l'abolition de la peine de mort. Il fut conseiller à la Cour de cassation (1979-1990), et vice-président du Conseil de la concurrence (de 1987 à 1993). Admis en retraite de la Cour de cassation le 30 juin 1990, il devient Conseiller honoraire à la Cour de cassation.


Raoul Béteille a conquis de haute lutte un siège de député (RPR) de la Seine-Saint-Denis, siège qu’il occupa du 28 mars 1993 au 21 avril 1997. Il a battu le socialiste Gilbert Bonnemaison, député depuis 1981, qui était connu pour être l’organisateur du congrès d’Epinay (création de l’union de la gauche qui contribua à la victoire de la gauche en 1981) et par son rapport sur les questions de sécurité («Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité» (décembre 1982) préconisant des politiques de prévention de la délinquance, en particulier dans les quartiers et la réduction des sanctions. Parlementaire exemplaire, il a acquis la considération de tous ses collègues, y compris de ses adversaires politiques. Il fut aussi conseiller municipal (RPR) d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 1997


Il a rejoint le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) en 1985 en intégrant son comité d’honneur présidé par le Général Alain de Boissieu. Raoul Béteille a été président du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) du 14 septembre 1994 jusqu’au 9 janvier 2008. Ce fut un président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Le 12 janvier 1999, il devint le président de l’Association des amis de Jacques Foccart (AJF). Lorsque, en 2008, il fut amené à se retirer loin du centre des décisions parisien pour rejoindre sa terre ancestrale de l’Ariège, il accepta de devenir président du comité d’Honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), fonction qu’il exerça jusqu’à son dernier jour.


Avec Raoul Béteille disparaît un grand Français, un magistrat de passion et plus particulièrement un gaulliste historique de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué dont la profonde bonté avait touché tous les cœurs. Raoul Béteille a consacré sa vie à la justice, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le MIL présente à son épouse, à ses enfants et à toute sa famille ses très sincères et très profondes condoléances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent lui rendre hommage, une adresse de courriel spécifique :


hommage-beteille@lemil.org



  

Hommage à Raoul BÉTEILLE

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Télécharger le journal n°312 sur Raoul Béteille (communication du MIL)

Télécharger le journal n°313 sur Raoul Béteille (ses écrits)

Télécharger le journal n°315 sur Raoul Béteille (ses écrits - suite)

Télécharger le journal n°316 sur Raoul Béteille (les hommages reçus)

Mon cher Raoul,

Ta vie publique a tout ce qu'il faut pour faire de toi une figure exemplaire. Et pourtant, je n'ai pas envie de présenter de toi une statue impeccablement sculptée, ne serait-ce que parce qu'une statue, même admirable, a toujours quelque chose de figé, de froid, ce qui est le con­traire même de ta véritable personnalité. C'est cette per­sonnalité que je veux, incomplètement et modestement, essayer de faire revivre dans sa vérité profonde en évo­quant non seulement ce que tu as fait, mais surtout ce que tu as pensé, ce que tu as éprouvé, ce que tu as été. C'est pour retrouver cette chaleur qui était en toi que j'ai été tout naturellement porté, pour parler de toi, à m'adresser à toi.

Il faut, certes, ne pas s'en tenir à l'exemplarité de ta carrière, mais il ne faut pas pour autant la passer sous si­lence. Notre époque a, plus qu'aucune autre, besoin de modèles, et de modèles imitables. Les héros et les saints ont quelque chose d'exaltant et d'entraînant, mais ils peuvent aussi apparaître comme des figures admirables, si exceptionnelles qu'on ne croit pas avoir la force de les imiter. A certaines époques, l'éducation communément dispensée fournit à ceux qui la reçoivent une armature mentale et morale qui leur permet de se conduire spon­tanément de façon honorable. Tel n'est plus le cas au­jourd'hui. Nous avons eu le triste privilège de voir une partie de la magistrature française descendre, avec l'érection du «mur des cons», dans les bas-fonds les plus ignobles de la condition humaine tout en continuant à détenir le pouvoir de juger leurs contemporains. Pour ne pas désespérer absolument de la justice de notre pays, nous avons besoin de nous référer à un exemple comme le tien, qui nous montre qu'un magistrat d'une intégrité scrupuleuse et d'une hauteur de vue magistrale peut aussi faire une carrière brillante qui le conduit jusqu'au som­met de la hiérarchie judiciaire.

Tous les sondages montrent que l'image de la classe politique est très dégradée dans l'esprit des Français. Cette sévérité est peut-être excessive, mais c'est un fait qu'on est obligé de prendre en considération. Pendant l'autre phase de ta vie publique, celle où tu as été député à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, tu as été reconnu comme une sorte de modèle dans l'exercice de ta fonction en raison de la qualité exceptionnelle de tes interventions, en raison aussi de ce mélange de fermeté dans la pensée et de courtoisie dans les propos qui te valaient le respect et l'amitié de tes collègues, y compris de tes ad­versaires politiques. Si les élus étaient plus nombreux à suivre ton exemple, les travaux parlementaires seraient de meilleure qualité, les lois seraient plus judicieuses et mieux rédigées et les électeurs se sentiraient plus enga­gés dans la vie politique parce qu'ils auraient une plus haute idée de la démocratie parlementaire.

Cette conscience professionnelle exigeante dont tu faisais preuve dans tes activités officielles, tu l'appliquais tout aussi bien dans l'exercice de la prési­dence de notre mouvement. Tu y avais d'autant plus de mérite que tu ne pouvais rien y gagner pour ton intérêt personnel. Le MIL est, certes, un mouvement hautement honorable, et il suf­fit pour s'en convaincre de consulter, par exemple, la composition de son comité d'honneur, mais il est trop attaché à la recherche de la vérité et trop soucieux de pouvoir l'exprimer li­brement qu'il n'est pas le meilleur tremplin pour la satisfaction d'une ambition personnelle. Cela te convenait bien, d'ailleurs, car tu as toujours fait passer la rectitude de tes convictions avant les louvoiements qui facilitent parfois la bonne progression d'une carrière. La tienne a été brillante, mais elle l'eût été sans doute encore plus si tu avais eu l'échine plus souple et la flatterie plus répandue.

Il n'est donc pas étonnant que tu aies été, si j'ose dire, un président à part entière. Tou­jours prêt à déployer ton drapeau, tu as été à la fois un président de prestige et un président de terrain. Très assidu aux réunions du bureau national, tu nous faisais profiter de la qualité de ta réflexion, de la richesse de ton expérience, de ta connaissance des rouages de l'Etat. Et puis, au cours de ces réunions comme en bien d'autres occasions, tu faisais preuve de cette qualité d'esprit que l'on avait traditionnellement coutume de considérer comme typiquement fran­çaise, mais qui semble en voie de disparition : tu ne pensais pas qu'une discussion sérieuse sur le fond dût être pesante et sinistre dans la forme et tu avais l'art d'apporter cette touche de lé­gèreté, de bonhomie et de chaleur amicale qui rend les décisions plus faciles à prendre.

Président de terrain, tu l'étais particulièrement dans tes relations avec les militants. Sans jamais rien céder à un quelconque débraillé verbal qui eût été une forme de démagogie, tu sa­vais spontanément toucher leurs sentiments, tout simplement parce qu'ils sentaient que tu éprouvais pour eux de la considération, de l'amitié et même une véritable affection. Ce que tu aimais dans les militants du MIL, c'est qu'ils représentent une sorte de concentré de la société française dans ses profondeurs, avec toutes ses variantes et aussi son unité indissoluble. Le ci­ment de cette unité, c'est l'amour de la France et, au-delà, la volonté de se dévouer, et même de se battre, pour elle. Se battre, c'est un terme qui semble peu approprié à ces qualités de cœur, à ce goût pour les douceurs de l'amitié dont j'ai parlé à ton propos. Et pourtant, c'est bien celui qui convient, car tu étais intraitable et farouche lorsqu'il s'agissait de notre pays, de sa civilisa­tion, de son identité, de sa grandeur, de son rayonnement.

Le MIL est un mouvement qui se définit ouvertement comme gaulliste. Voilà encore un trait qui te destinait à en devenir le président. Depuis ton plus jeune âge, le gaullisme faisait partie intimement de ta personnalité politique. C'était certes pour toi une constante que tu n'aurais pas songé à remettre en cause, mais ce n'était pas une doctrine figée à laquelle tu au­rais fait allégeance par habitude. Pour toi comme pour nous, de Gaulle représente un exemple que la classe politique a tenté depuis plusieurs années de faire oublier ou de momifier tout en l'encensant en paroles, mais qui est toujours resté sous-jacent dans le cœur et dans l'esprit de la population française et qui est en train de ressurgir dans toute sa force vitale, renvoyant au rang d'étoiles mortes les idéologies desséchées du vingtième siècle qui tentent désespérément de se survivre dans le vingt-et-unième.

Tu nous as dit souvent combien tu te sentais à l'aise au sein du MIL. De notre côté, nous étions fiers que tu fusses notre président. J'espère que tu as remarqué l'imparfait du subjonctif (celui-ci parmi d'autres) et que tu le portes à mon crédit. En effet, quelle que fût l'étendue de ta bienveillance envers tes amis, il y avait au moins un domaine où ton indulgence rencontrait ses limites, et tu eusses difficilement toléré que je manquasse à la concordance des temps.

En tout cas, toi, tu n'y manquais pas. On aurait tort de ne voir là qu'un scrupule futile. Ce respect des règles de la grammaire et, plus généralement, ce souci permanent de la justesse et de la correction de la langue française n'étaient en rien une marque de pédantisme, mais ré­vélaient une volonté de respecter les fructueuses conventions de la tradition française et de puiser avidement et judicieusement dans le trésor linguistique qui a permis l'épanouissement de l'une des civilisations les plus brillantes qui justifient la présence sur terre de l'espèce hu­maine.

Tu étais par excellence ce qu'on appelle aujourd'hui un homme cultivé, ce qu'on aurait appelé aux siècles classiques un honnête homme. Cette culture dont tu étais pétri, ce n'était pas une décoration supplémentaire ornant ta boutonnière, encore moins une manière de faire étalage de connaissances impressionnantes. C'était une nourriture substantielle composée de la sagesse accumulée au cours des siècles par les plus grands esprits, exprimée sous sa forme la plus parfaite et que tu avais intimement assimilée.

Sur les préoccupations plus proprement spirituelles, tu faisais preuve d'une grande pu­deur qui ne pouvait pas se confondre avec de l'indifférence. Tu n'avais pas la foi du charbon­nier, et tu le regrettais, mais tu proclamais haut et fort que le christianisme était à la racine et au cœur de la civilisation française et, pour cette cause-là, ton engagement était entier et iné­branlable.

Tu étais un homme de cœur, ta pente naturelle te portait vers la compassion, ton amour pour les animaux, et en particulier pour la douceur des chats, n'avait rien d'affecté et pourtant tu avais horreur des dégoulinades sentimentalo-humanitaires dans lesquelles se vautrent avec complaisance nos contemporains. Lucide connaisseur de la nature humaine, tu savais que l'angélisme utopique était une faiblesse qui pouvait engendrer des conséquences catastro­phiques car, comme l'avait dit Pascal, «le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

Tu assumais pleinement tes choix. Tu revendiquais la part que tu avais prise dans l'élaboration de la loi Sécurité et liberté, présentée par Alain Peyrefitte. Aux bonnes âmes qui s'offusquaient qu'elle eût un caractère répressif, alors qu'il eût été de bon ton de favoriser la prévention, tu répondais que la première mesure de prévention, et la plus efficace, était d'inspirer aux délinquants et criminels potentiels la crainte d'une répression immédiate et ri­goureuse. La sagesse de cette position a été, comme on l'a vu, confirmée a contrario par Mitter­rand et les socialistes, qui se sont empressés d'abroger cette loi, avec des résultats dont nous voyons encore aujourd'hui la terrible nocivité.

Autre question, encore plus sensible, celle de la peine de mort. Alors qu'on fait presque unanimement de Robert Badinter une sorte de saint laïque pour l'avoir abrogée, alors que son maintien est considéré quasi officiellement comme une marque de barbarie, tu t'es officielle­ment prononcé en sa faveur, à peu près seul parmi les gens de ton milieu et de ta notoriété. Tu l'as fait non pour satisfaire quelque tendance personnelle à la cruauté, mais parce que, ayant pris connaissance des études les plus objectives et les plus rigoureuses, tu avais conclu que l'application de la peine de mort permettait de sauver plus de vies innocentes qu'elle n'entraînait de morts de criminels. La rigueur bien appliquée est plus juste et plus «écono­mique» que le laxisme pseudo-humanitaire.

Il est une expression qui semble presque devenue caduque, à notre époque d'individualisme et de communautarisme larvé, mais que tu ne refuserais sans doute pas, c'est celle de grand serviteur de l'Etat. Tous les mots comptent. Tu as toujours exercé tes fonctions en te considérant comme étant au service d'une cause qui te dépassait. Cette cause, c'est évi­demment, au stade ultime, la France, mais il est dans le génie de notre pays de s'être construit et de subsister contre toutes les forces centrifuges grâce à cet instrument complexe et irrem­plaçable dans ses fonctions régaliennes qu'est l'Etat. Quant à la grandeur, elle s'applique non seulement à l'importance des fonctions que tu as exercées, mais à l'esprit dans lequel tu les as conçues.

Ceux qui te connaissent adhèrent à cette formule, mais, pour eux, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui s'impose aujourd'hui à eux, avant toutes autres considérations, c'est le chagrin. Ce qui subsistera toujours, c'est le souvenir d'un homme dans ce qu'il a d'unique et singulier, un homme de bien, un homme de cœur et surtout un ami, un ami pour tous, mais un ami parti­culier pour chacun d'entre nous.

Jacques ROU­GEOT est professeur émérite de langue française à l'université de Paris-Sorbonne, président du comité d'honneur de l'UNI et vice-président du MIL.

Information sur le MIL

Le M.I.L, pour l'année 2016, c'est 12 journaux, 78 communications, 17 campagnes militantes et pour l'année 2015, ce fut 23 journaux, 92 communications et 25 campagnes militantes. Tout cela n'est possible que grâce à votre adhésion, à votre renouvellement d'adhésion et à vos dons chaque année. Vous devez penser à vous mettre à jour de cotisation.

CLANDESTINS-MIGRANTS : TROP C’EST TROP

Télécharger la communication du MIL du 11 juin 2015

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Repères : Le Défenseur des droits, Jacques TOUBON, déclare que « à la lumière des situations analogues que l’on peut constater dans Paris ou à Calais, relève que le défi auquel notre pays et d’autres pays européens sont confrontés ne saurait être durablement traité par la voie de simples mesures d’urgence ponctuelles et locales ».

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge bien fondée l’évacuation du camp accueillant de l’ordre de 400 immigrés clandestins, installés à La Chapelle (Paris 18ème), à l’abri du métro aérien, et la mise en œuvre d’une intervention sociale d’urgence. La question à se poser est de savoir pourquoi cette décision politique a tant tardé. Une intervention plus rapide aurait évité l’installation d’un regroupement aussi important au centre de la capitale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’élève contre les accusations de violences policières exercées lors du démantèlement du camp et de ses tentatives de reconstitution. Si des affrontements ont effectivement eu lieu, ils sont globalement le fait de clandestins et de militants politiques d’extrême gauche présents cherchant la bagarre. 

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ces immigrés clandestins viennent pour la plupart de l’Afrique de l’Est : Érythréens, Éthiopiens ou Soudanais. Ils ne sont pas francophones. Ce flux est principalement dû à la guerre civile en cours en Libye où ces personnes ont perdu l’emploi dont elles disposaient et sont les victimes de trafiquants d’êtres humains. Cette situation particulière explique pourquoi la majorité de ces personnes se disent dans une situation de transit vers la Grande-Bretagne, via Calais où se trouve également une forte concentration.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note l’intervention des habituelles associations de soutien aux immigrés en situation illégale : Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), de France Terre d’accueil, d’Entraides Citoyennes, etc. (subventionnées en partie par l’Etat).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) enregistre la récupération politique sur le terrain comme dans les médias par les responsables, les militants et des membres du service d’ordre du Nouveau Parti Capitaliste (NPA) d’Alain Besancenot, du Parti Communiste Français (PCF) et d’Europe Écologie Les Verts (EELV). Cécile Duflot, député écologiste et ancien ministre de François Hollande, interpelle et accuse même le président de la République à ce propos dans un quotidien. Cet engagement de la gauche extrême porte en grande partie la responsabilité des affrontements avec les forces de l’ordre. L’intérêt de ces partis politiques est de faire de l’évènement sans préoccupation du sort des clandestins, pour marquer sa différence avec le gouvernement de Manuel Valls. Ces partis trouvent dans cette initiative une occasion de ressouder les rangs et de faire bloc pour se présenter ensemble aux prochaines élections.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Frontex, l'organisme pour la sécurité et les frontières extérieures de l’Union européenne, estime que 274.000 personnes sont entrées clandestinement dans l’Union en 2014, soit un triplement (chiffre officiel). Plus de 170.000 sont arrivés par la mer en Italie, et plus de 50.000 en Grèce. Ces chiffres s’ajoutent à ceux de l’immigration légale.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que cela n’est que le début et que face à l’énorme quantité de « clandestins-migrants » potentiel une nouvelle politique relative à l’immigration s’impose ainsi qu’un blocage des frontières pour pouvoir l’appliquer. Elle doit être menée au niveau français et à celui de l’Union européenne dans les plus brefs délais sans attendre la montée des périls directs et indirects.

Pour ces raisons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a lancé plusieurs campagnes militantes sur ce thème : « CLANDESTINS MIGRANTS, TROP C’EST TROP » et « CLANDESTINS MIGRANTS, STOP »

  

CHARLES PASQUA,

UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 29 juin 2015

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Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.


«On ne comprend rien de moi si l’on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu’il voulait alors dire, il faut d’abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.


Après l’invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s’engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d’un réseau et établit de fausses cartes d’identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d’un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l’homme du 18 Juin, qu’il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.


Ensuite, Charles Pasqua intègre l’entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu’en 1969.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d’ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d’action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l’association fin 1962 et la quittera à l’automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu’au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.


Ces derniers titres furent : ancien ministre d’Etat, ancien président d’honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.


Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).


Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.


Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l’opinion : «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu’à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».


Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l’un des siens et la France perd un grand serviteur.

LA FRANCE NE PEUT PAS ACCUEILLIR TOUS LES RÉFUGIES DU MONDE

Télécharger la communication du MIL du 14 septembre 2015

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Repères : François HOLLANDE et le gouvernement socialiste viennent de décider de l’installation de 24.000 nouveaux étrangers en demande d’asile en France.


Il faut constater l’afflux croissant de centaines de milliers d’immigrés dans les pays frontières de l’Union européenne, en particulier en Grèce, en Hongrie, en Italie et à Malte. Ensuite, ces immigrés traversent ces pays vers l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne (situation de Calais).

Il est communément accepté que la France puisse accueillir de vrais demandeurs du droit d’asile sélectionnés sur des critères bien établis.

Mais, la situation pose néanmoins deux problèmes relevant de la politique nationale : un problème relatif à la qualité des personnes, c’est-à-dire qui peut être considéré comme bénéficiaire probable du droit d’asile, avant même l’examen de son dossier ; un problème relatif au nombre de personnes concernées, qui appelle à décider du nombre de demandeurs du droit d’asile que la France peut et/ou souhaite accueillir.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement les décisions prises par François HOLLANDE concernant l’accueil des demandeurs du droit d’asile, sans aucun débat public ni parlementaire, alors qu’il est clair que cela ne correspondent pas au souhait des Français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse de manière très critique les perspectives ouvertes suite au choix hâtif de Bruxelles et de l’injonction de l’Allemagne, pour plusieurs raisons :


D’une part, le flux de demandeurs du droit d’asile entrés dans les pays de l’Union ne se limite pas à 120.000 ou 160.000 personnes, mais il tend probablement vers plus d’un million à fin 2015. Si l’on applique le schéma de Juncker, c’est 200.000 immigrés (soit 20% du flux) que la France devra accueillir en 2015. Ce chiffre ne prend pas en compte la poursuite de l’afflux de candidats à l’installation en Europe.

Les décisions prises supposeraient que l’on ferme les portes après l’accueil du premier contingent de demandeurs du droit d’asile, ce qui n’est pas le cas. C’est donc une hypocrisie inacceptable.


D’autre part, l’examen de la situation des migrants, d’origines très diverses (les syriens ne représentent qu’une petite part de ce flux) et aux motivations très différentes, va déboucher sur des refus du droit d’asile. Quel sort sera réservé aux autres ? Quelle reconduite à la frontière sera effectivement exercée vis-à-vis des étrangers en situation irrégulière ? Combien d’immigrés devenus clandestins (faute d’accès au droit d’asile) resteront en France ?


Pour ceux à qui sera accordé le droit d’asile, dont une forte proportion d’hommes jeunes, quel sera le nombre de personnes appelées à les rejoindre au titre du regroupement familial ?


Enfin, on ne peut pas s’empêcher de s’interroger sur le nombre de terroristes islamistes potentiels qui font partie de ce flux d’immigrés. Même si rien ne l’atteste à ce jour, nul ne peut nier ce risque.

  

TRACT

LA GAUCHE, C’EST 1000 CHÔMEURS PAR JOUR

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En 1981, François Mitterrand avait promis qu’il ne serait pas le «président de 2 millions de chômeurs», ce qui est exact puisqu’il a été celui de plus de 3 millions de chômeurs. Pendant la campagne présiden­tielle, son héritier idéologique, Hollande, annonçait que la courbe du chômage s’inverserait d’ici la fin de l’année 2013. Les mêmes causes produisant les mêmes ef­fets, à la fin sep­tembre 2015, le cap des 3,8 mil­lions demandeurs d’emploi immé­diatement dispo­nibles a été dé­passé, l’ancien détenteur du record était Lionel Jospin en 1997…


1982 – 1997 – 2015 :

L’HISTOIRE SE RÉPÈTE AVEC LE PS


S’il y a une constante chez les so­cialistes, c’est bien l’incapacité à juguler le chômage, quelle que soit la période à laquelle ils sont au pouvoir.

À l’image d’un médecin qui s’acharnerait à prescrire un médi­cament inefficace, voire nocif, les socialistes, prisonniers de leur idéologie, s’évertuent à appliquer les mêmes méthodes sans retenir aucune leçon du passé.

En 1982, c’était les nationalisations, le passage de la durée hebdoma­daire du travail de 40 à 39 heures, l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes, la retraite à 60 ans et l’augmentation des charges sociales des entreprises. Résultat : une explosion du chômage et de la dette.

En 1997, et pendant 5 ans, le gou­vernement de Lionel Jospin a bé­néficié d’une croissance élevée héritée de la droite et l’a anéantie en imposant les 35 heures et en créant de nombreux contrats aidés («emplois jeunes»).



UNE POLITIQUE IDÉOLOGIQUE VOUÉE À L’ÉCHEC


Matraquage fiscal des entreprises et des particuliers, recours à des emplois aidés non productifs, em­bauche de fonctionnaires, fiscalisa­tion des heures supplémentaires, etc. Hollande applique à la lettre les recettes de ses prédécesseurs de gauche et obtient les mêmes ré­sultats : explosion du chômage et de la dette.

Le chômage a atteint un niveau record.

Alors que les pays voisins obtien­nent des résultats avec d’autres politiques, le gouvernement socia­liste s’entête dans ses erreurs.

Le premier ministre a annoncé qu’il savait où il allait, mais tout le monde le sait : droit dans le mur.

Hollande et Valls ne changeront pas de politique d’ici à 2017.

La seule solution pour redresser la France réside dans une alter­nance politique lors des élec­tions de 2015 et  de 2017.

  

COMBATTRE LE TERRORISME ISLAMISTE PAR PLUS DE FONCTIONNAIRES D’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 17 novembre 2015

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Repères : le 16 novembre 2015, devant les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles, François HOLLANDE a présenté des mesures de lutte contre le terrorisme en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) enregistre la bonne intention du président socialiste de renforcer les moyens de lutte contre le terrorisme. La prolongation de la durée de l’état d’urgence semble nécessaire car cela permet d’effectuer des perquisitions en se passant de la lourdeur judiciaire. Ceci va permettre aux fonctionnaires de récupérer des «armes dans les caves». Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) regrette que la référence à l’idéologie islamiste totalitaire ait été absente du discours du président socialiste, comme de celui du premier ministre socialiste. Ce choix fait de ne pas désigner l’ennemi est une faute grave. Le terme même d’«islamiste» n’a jamais été employé !


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate, selon les sources compétentes, que les auteurs des actes terroristes appartiennent aux troupes des combattants islamistes engagés sur le théâtre de guerre syrien. Les effectifs des djihadistes «français» se comptent par milliers entre ceux identifiés à un moment de leur parcours, les fiches S, et ceux qui ne l’ont pas été. C’est parmi cette population que se recrutent les candidats à l’action terroriste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la première condition nécessaire à une amélioration de la lutte contre le terrorisme porte sur une réelle augmentation des effectifs de police, de gendarmerie, de la justice et des douanes, comme le MIL a eu l’occasion de la réclamer à plusieurs reprises dans ses communications. Il faut se féliciter de l’annonce d’une part de la création de 8.500 postes dans la police et la gendarmerie (5.000), la justice (2.500) et les douanes (1.000) et d’autre part du gel des effectifs des armées pour les années à venir alors que la diminution (de l’ordre de 15.000 postes) devait reprendre en 2016, après le sursaut de 2015.


Mais, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le rythme d’augmentation des effectifs ne répond pas à l’urgence de la situation et de la menace terroriste. Les recrutements annoncés en février 2015, suite aux assassinats à la rédaction de Charlie Hebdo et au magasin casher, ne sont toujours pas effectifs à ce jour. Les 8.500 recrutements sont annoncés sur «deux ans», c’est-à-dire qu’ils seront effectifs, au minimum, à la fin 2017. C’est un délai beaucoup trop long par rapport à l’urgence de la menace.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à un renforcement des effectifs et des moyens de nos forces de l’ordre dans le cadre des lois existantes dans un délai maximum de trois mois. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande que des mesures soient prises pour mettre fin aux activités des prêcheurs islamistes destinées à propager la haine et permettre le recrutement de combattants islamistes, que les contrôles aux frontières soit rétablis sérieusement et durablement et que soit organisée la déchéance de la nationalité française de tous les binationaux impliqués dans des actes islamistes contre la France.


Afin de dénoncer cette situation, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance plusieurs campagnes militantes sur les thèmes :

« ISLAMISME , TERREAU DU TERRORISME »

« LA FRANCE DOIT TERRORISER LES TERRORISTES ISLAMISTES »

« MENACE DJIHADISTE : POLICE-ARMÉE DEFENDENT LA FRANCE »

  

LA GAUCHE VEUT TOUJOURS TUER LA FAMILLE

Télécharger la communication du MIL du 10 novembre 2015

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Repères : L’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a chiffré les mesures ayant mis à contribution les familles ainsi que celles ayant bénéficié sur 2014 et 2015. Pour 2014, la baisse du budget de la politique en faveur des familles s’élève à 1 milliard d’euros, à 1,6 milliard d’euros pour 2015 et la prévision est du 2,2 milliards d’euros pour 2016. L’UNAF regrette «que les mêmes familles aient été touchées par plusieurs mesures cumulatives et ceci dans un temps réduit». 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’aux mesures concernant la prime de naissance, l’allocation de base de la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (PAJE), la baisse successive du quotient familial est venue s’ajouter la modulation des allocations familiales. La revalorisation de l’Allocation de Soutien Familial (ASF) et le complément familial majoré n’apporte pas de contrepartie significative. Ces chiffres ne prennent pas en compte le non-engagement des dépenses prévues pour le développement de crèches, soit 1,4 milliard d’euros du Fonds national d'action sociale (FNAS).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), qui regroupe l’ensemble des associations familiales dans leur diversité (laïques, confessionnelles et de toutes opinions politiques) s’est prononcé à l’unanimité de ses fédérations membres contre la politique familiale menée depuis 2012 par les gouvernements socialistes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note que les gouvernements ont peu à peu introduit la prise en compte des revenus dans la politique familiale. Celle-ci s’éloigne toujours davantage de l’objectif de la compensation de charge d’enfant pour se rapprocher d’une politique sociale en faveur des plus vulnérables. Le gouvernement socialiste a fait le choix d’une politique familiale «à plusieurs vitesses» en fonction des revenus. Conséquence : la natalité a commencé à diminuer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce avec vigueur :

- la baisse du budget de la politique familiale,

- La mise progressive sous condition de ressources des outils de la politique familiale. Cette manœuvre frappe massivement les classes moyennes, et vient se cumuler à l’ensemble des politiques du gouvernement socialiste visant ceux qu’elle considère comme «les riches». En particulier les familles nombreuses sont les premières victimes, car les plafonds de ressources les concernant sont très bas.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la politique menée par le gouvernement socialiste, mesure après mesure, contre les familles des classes moyennes s’ajoute aux autres politiques sous condition de ressource. Elle constitue, l’une des raisons de la stagnation économique en France :

-d’une part, les personnes appartenant à cette catégorie, célibataire comme famille, ont vu leur niveau de vie baisser donc : ils consomment moins, ils font travailler moins de services à la personne, ils retardent le moment de faire construire, de changer de voiture ou de faire des travaux, etc, 

-d’autre part, beaucoup adoptent aujourd’hui la logique du «travailler moins», pour «gagner moins» afin de «payer moins». Quand l’initiative, le travail et la réussite sont trop pénalisés, il ne reste à chacun, à titre individuel, que le choix de s’autolimiter et de vivre plus simplement. La conséquence est une croissance trop faible pour équilibrer les comptes de l’État ou faire reculer le chômage de manière significative.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la famille est un élément fondamental qui appelle une politique familiale dynamique de la part de l’État destinée à maintenir une natalité assurant l’avenir de notre pays, comme cela a été le cas depuis le début de la Vème République. 


  

CALAIS : CLANDESTINS MIGRANTS HORS DE FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 novembre 2015

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Repères : lundi 2 novembre 2015, le tribunal administratif de Lille s’est prononcé sur le référé-liberté déposé le 26 octobre 2015 par le Secours catholique, Médecins du monde…, afin de contraindre l’État à prendre des mesures urgentes sur le campement sauvage de Calais, où vivraient de l’ordre de 6.000 clandestins cherchant à gagner la Grande-Bretagne. Le tribunal a donné à l’État un délai de 48 heures pour procéder au recensement des «mineurs isolés en situation de détresse», «en vue de leur placement» et un délai de huit jours pour créer 10 points d’eau supplémentaires, mettre en place cinquante latrines, collecter les ordures, procéder au nettoyage du site et permettre l’accès au camp des services d’urgence. A chaque jour de retard, la préfecture est tenue à une astreinte de 100 euros ...


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reconnait la détresse des personnes vivant sur le site de Calais, et considère que cette situation aurait dû être anticipée, depuis des mois, par des actions appropriées. Le développement du campement sauvage de Calais n’aurait jamais dû être possible. 6.000 étrangers campent à Calais parce que le gouvernement socialiste n’a pas assumé ses responsabilités de reconduite aux frontières.


L’évacuation de migrants décidés et «prêts à tout» présente des risques de bavures et peut occasionner des drames mais il s’agit du rôle de l’État français d’empêcher que de telles situations se créent et perdurent, et lorsque cela existe, de faire cesser ce désordre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande au gouvernement de démanteler le campement sauvage de Calais sans attendre d’avoir à compter le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants morts de froid à Calais cet hiver, sans enregistrer d’épidémies, sans estimer les troubles psychiques de personnes désespérées et sans repères et de tout mettre en œuvre pour organiser une reconduite aux frontières pour ceux n’étant pas réellement demandeurs d’asiles.

Les tensions viennent de se transformer, ces derniers jours, en actes d’extrêmes violences à l’encontre des forces de l’ordre (de type guérilla), occasionnant de multiples blessés parmi policiers et gendarmes. La situation n’est plus contrôlable en l’état, par l’État, dans ce campement compte tenu de son mode d’«auto installation», de sa taille et de sa situation de non-droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le drame de Calais est révélateur de problèmes plus généraux : le contrôle aux frontières de la France n’est plus assuré ; la protection de la frontière britannique par les autorités françaises apparait légitime, et conforme à nos engagements, mais, alors on peut se demander quelle protection assurent les pays frontaliers qui ont laissé entrer en France ces étrangers migrants ; l’occupation physique de territoires publics et privés par des étrangers se développe sans réponse du gouvernement socialiste, seul à même de mobiliser les moyens nécessaires pour éviter de telles concentrations.


La prise en charge inéluctable de ces étrangers risque de conduire à leur installation en France, comme cela a déjà commencé pour de petits groupes sans aucun examen de leur situation.


Pour dénoncer cette situation, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème :

«CLANDESTINS MIGRANTS, HORS DE FRANCE»

  

NON À L’ENTRÉE DE LA TURQUIE DANS L’UNION EUROPÉENNE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2015

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Repères : À l’issue d’un sommet à Bruxelles le dimanche 29 novembre 2015, le président du Conseil européen, Donald TUSK, a annoncé le versement de 3 milliards d’euros à la Turquie pour aider à accueillir des réfugiés syriens. Le premier ministre turc, Ahmet DAVUTOGLU, a obtenu la relance du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne (UE) et une délivrance accélérée de visas aux nationaux turcs pour de courts séjours ou des visites touristiques dans l’UE. On ignore encore qui va payer les 3 milliards promis à la Turquie.

Pour obtenir la prise en charge par la Turquie des réfugiés syriens présents sur son territoire (dont le nombre serait, au moins, de 2 millions) et une action des Turcs pour lutter contre l’immigration illégale et les passeurs (équipements des douaniers, achats de bateaux garde-côtes), les dirigeants européens ont accepté de relancer le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE, gelée depuis quelques années, sur le volet des affaires économiques.


Depuis le début 2015, plus d’un million de Syriens, d’Irakiens, d’Afghans et de Pakistanais sont déjà arrivés dans l’Union européenne. Ce flux migratoire n’a jamais eu d’équivalent. Les Afghans et Pakistanais traversent, par la route, d’abord l’Iran avant d’entrer en Turquie, les Irakiens et Syriens accèdent directement à la Turquie. De là, ils pénètrent en Grèce et au-delà. Même si le flux des étrangers peut effectivement être freiné par la Turquie, les pays européens divergent toujours sur la question de l’accueil d’une partie de ces réfugiés : critères à prendre en compte, nombre de personnes à accueillir, rythme d’accueil, méthode adoptée (quotas imposés par pays de l’Union européenne ou non). Les positions de l’Allemagne, qui entraîne avec elle l’Autriche, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, etc., de la France, de la Grande-Bretagne, ou celle des pays de l’Est européen diffèrent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’étonne qu’une démarche de financement par l’Union européenne, du même type, n’ait pas été engagée avec les deux autres pays accueillant des réfugiés syriens, le Liban et la Jordanie, pour lesquels le poids des réfugiés est proportionnellement plus fort que pour la Turquie et qui ne parviennent pas à mobiliser les moyens permettant d’offrir un accueil décent aux réfugiés syriens.


Il faut rappeler que la Turquie est un pays asiatique, disposant juste d’une enclave en Europe. C’est un pays très peuplé (82 millions d’habitants), musulman sunnite. Son évolution progressive vers un régime autoritaire l’éloigne du modèle européen. Enfin, la Turquie est naturellement tournée vers les populations turcophones du Moyen-Orient et d’Asie centrale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la signature de cet accord constitue un retournement politique incompréhensible de la part de l’Union européenne, compte tenu de l’évolution de la situation de ce pays.


D’une part, sa politique intérieure, menée ces dernières années par le président turc Recep Tayyip Erdogan, a été marquée : par des atteintes aux libertés publiques, comme l’emprisonnement de journalistes d’un quotidien d’opposition pour avoir révélé que le pays avait livré en 2014 des armes aux rebelles syriens et par la reprise de la répression féroce à l’encontre de la minorité kurde (20% de la population de la Turquie) débouchant sur un état de guerre civile.

D’autre part, sa politique extérieure a été marquée par une absence de tout contrôle de la frontière entre la Turquie et la Syrie, par laquelle ont pu transiter les islamistes européens rejoignant le Groupe État Islamique ou regagnant les pays européens (en particulier ceux ayant la nationalité française). Les trafics divers (pétrole, œuvres d’art, etc.) qui permettent le financement du Groupe Etat Islamique transitent sans contrôle, pour une bonne part par la Turquie. Enfin, ce n’est que très récemment que la Turquie a autorisé l’utilisation d’une base aérienne à l’aviation américaine pour mener ses frappes contre le Groupe Etat Islamique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition de principe à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. La réouverture de ce dossier dans les circonstances géopolitiques actuelles (reprise de la guerre civile intérieure, État musulman autoritaire, ambiguïté vis-à-vis du Groupe État Islamique, contentieux russo-turc, etc.) constitue une faute politique grave de la part des dirigeants européens en général et du socialiste François HOLLANDE en particulier.

  

NON, LA DROITE RÉPUBLICAINE N’EST PAS LA GAUCHE

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Repères : Suite aux élections régionales, certains responsables politiques, du PS, des centristes et des Républicains, se prononcent pour un rapprochement, ou une union, entre la gauche et la droite contre le Front national. Certains responsables politiques ont tenu des propos en faveur d’un «regroupement central» dans la vie politique française, voire une «union populaire» entre la gauche et la droite ou d’un «programme commun contre le chômage» (Manuel VALLS).

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement ces propos indignes de représentants de l’opposition de droite. Un programme commun entre la droite et le PS n’est simplement pas possible dans la mesure où les solutions proposées par Les Républicains et la politique du Parti socialiste sont diamétralement opposées sur l’ensemble des grands dossiers. Les Républicains s’inscrivent dans une position d’opposition et une perspective d’alternance. De même, dans les deux régions gagnées face au FN, ce ne sont pas des «socialistes» qui ont voté pour les listes de droite, mais des électeurs. Il ne s’agit pas d’une alliance, le programme de ces listes de droite n’a pas changé entre les deux tours, contrairement aux programmes des listes du Parti socialiste qui ont évolué suite à la fusion des listes PS avec celle de la mouvance communiste (Front de gauche) et écologiste (EELV).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que dans la situation politique actuelle, le gouvernement socialiste porte l’entière responsabilité de l’absence de réponse aux problèmes que connait le pays (emploi, sécurité, éducation, économie, souveraineté, immigration, etc.) depuis près de quatre ans. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, une fois de plus, que le seul objectif est de «battre la gauche» pour mener une nouvelle politique. Laisser planer un doute un moment sur la ligne d’opposition des Républicains au gouvernement socialiste serait une erreur politiquement mortelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que, par ailleurs, la droite et le centre ne partagent pas les solutions proposées par les dirigeants du Front national. Les thèmes de campagne du Front national que sont l’emploi, la sécurité, l’Union européenne, l’immigration, etc., portent sur de vraies questions, mais que le FN ne propose pas de bonnes solutions. Le discours protestataire antisystème du Front national est une attitude visant à réunir les mécontents de tous poils, de gauche comme de droite, sans perspective politique positive réelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Les Républicains et le Centre ne peuvent nier aucune des questions qui se posent aux Français (emploi, éducation, sécurité, justice, fiscalité, immigration, identité, etc.) et doivent proposer des réponses originales en défendant des orientations et des solutions claires à mettre en œuvre très rapidement en 2017.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les responsables politiques de droite doivent abandonner toute attaque à l’encontre des électeurs du Front national. Cet acharnement nourrit la mécanique antisystème du FN. Il ne faut pas donner l’impression d’une convergence entre les discours hostiles au Front national des dirigeants du PS et de certains responsables des Républicains. L’analyse politique doit être bien différenciée.


Il faut acter que 6.820.477 électeurs ont voté pour le FN aux élections régionales. Parmi eux, se trouvent des primo électeurs (des jeunes), d’anciens électeurs de droite comme d’anciens électeurs de gauche. Tout doit être fait pour que ces électeurs portent leurs voix sur le candidat de la droite et du Centre le mieux placé en 2017 pour gagner le deuxième tour. Sinon la France verra la réélection de François Hollande. Pour cela, il ne faut pas leur faire injure, mais tout au contraire les convaincre que Les républicains portent les bonnes réponses aux vrais problèmes des Français.


  

TRACT

FIER D’ÊTRE GAULLISTE

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LES TEMPS CHANGENT !

Il y a quelques années, se proclamer gaulliste faisait de vous au mieux un partisan du passé, au pire un immonde nationaliste.

Mais aujourd’hui, qui ne se réfère pas au gaullisme ?

Il s’agit souvent soit d’une recon­naissance historique, soit de tenta­tives de récupération idéologique qui viennent de l’extrême gauche jusqu’à l’extrême droite, de tous ceux qui ont combattu le général de Gaulle de son vivant.


ÊTRE GAULLISTE, C’EST ÊTRE PATRIOTE ET SERVIR LA FRANCE


Le général de Gaulle a su ne jamais s’enfermer dans une idéologie. Son exemple nous montre que le gaullisme, c’est :


servir la France en ayant une vision de l’avenir nourrie de la connaissance du passé.


fixer un cap et savoir rester pragmatique dans le choix des moyens pour l’atteindre.


savoir «dire non» à tout ce qui nous menace et pourrait avoir comme conséquence de fragiliser ou d’abaisser la nation.


Ces principes se retrouvent dans les valeurs civiques que nous défendons, c'est-à-dire :


la primauté de la personne,


la liberté,


la responsabilité et le respect des devoirs qui s’imposent à chacun, et enfin


la cohésion de la société par la défense de la famille et de la nation.


AVOIR L’ESPRIT GAULLISTE EST AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS INDISPENSABLE


Le général de Gaulle a dit : «Il n’y a qu’une fatalité, celle des peuples qui n’ont plus assez de force pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d’une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction».

Cette phrase est plus que jamais d’actualité.

Les politiques, menées en France, ont participé ou conduit à la situation où se trouve notre pays. Des crises touchent tout à la fois l’économie, l’emploi, l’identité nationale, la famille, la sécurité, etc. 

Des adversaires extérieurs, des groupes islamistes, ont engagé une véritable guerre de long terme dans le monde et contre notre pays et nos valeurs.

Des responsables politiques, dont les socialistes, ont accepté que la France se couche en ne conduisant pas les politiques qui auraient dû être menées.

Ils ont trouvé et trouveront toujours face à eux les gaullistes animés par l’esprit de la résistance au service de la pérennité et du rayonnement de la France.


SI VOUS ÊTES FIER D’ÊTRE GAULLISTE, DITES LE NOUS AVEC VOS MOTS

COURRIEL : jesuisfierdetregaulliste@lemil.org

POUR BATTRE HOLLANDE EN 2017,

IL FAUT REMOBILISER LES MILITANTS ET L’ACTION MILITANTE

Télécharger la communication du MIL du 5 janvier 2016

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Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate que la victoire des Républicains aux élections régionales de fin 2015 a été acquise de justesse et estime que l’une des raisons de ces résultats décevants provient du refus de certaines équipes régionales de jouer à fond la carte du militantisme en n’ayant pas choisi de mobiliser les forces de la droite républicaine, dont nos militants.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable, mais qu’elle n’est pas suffisante. Elle constitue un étage dans la construction d’une communication politique. Il faut être en mesure de mobiliser des militants politiques pour intervenir sur le net et les réseaux sociaux, mais, aussi et surtout, pour les tractages, les boîtages, l’organisation pratique des réunions, l’affichage ou le porte-à-porte, etc.

Pour donner un exemple récent et significatif, la réussite de la «Manif pour tous» a été principalement due à la mobilisation de militants associatifs et politiques.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) juge que la communication politique repose d’abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur mise en forme, et, enfin, sur leur formulation par un orateur de talent qui peut donner confiance aux citoyens et les convaincre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate qu’à ce jour, toutes les idées nécessaires à assurer une alternance politique au socialisme n’ont pas encore été exposées et que le porteur de ces idées n’a pas encore été désigné. La primaire de la Droite et du Centre aura lieu fin novembre 2016.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L) apportera, à la future campagne politique, la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s’agit d’actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci.


Déjà en novembre 2013, le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France». Ce mot d’ordre reste d’actualité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès ce début 2016, il convient de préparer cette montée en charge d’une organisation militante efficace par des campagnes nationales :

-pour affirmer une vision politique et prospective d’inspiration gaulliste,

-pour témoigner de notre totale opposition à la politique du gouvernement socialiste (fiscalité, emploi, famille, école, immigration, etc.), mais aussi,

-pour contribuer à combattre tout soupçon de collusion entre la droite et la gauche socialiste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera des campagnes militantes de défense de la France et des valeurs gaullistes, civiques et patriotiques en marge des débats qui vont avoir lieu en vue des «primaires» de la droite et du centre, afin d’être prêt pour le véritable combat contre la gauche et pour participer à créer les conditions d’une véritable alternance.

  

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INSULTES À LA MÉMOIRE DU PRÉFET CLAUDE ÉRIGNAC ASSASSINÉ EN 1998

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Repères : En région Corse, la liste indépendantiste corse « Pe a Corsica » (pour la Corse), dirigée par Gilles SIMEONI et Jean-Guy TALAMONI, a remporté les élections territoriales de décembre 2015. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy TALAMONI, a fait le choix de ne pas participer, et de le faire savoir, à l'hommage officiel rendu, le 6 février, à Ajaccio pour le 18ème anniversaire de l'assassinat du préfet Claude ERIGNAC.


Le 6 février 1998, à Ajaccio, le préfet de Corse, Claude ÉRIGNAC, a été abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre, par un commando indépendantiste alors qu'il se rendait en soirée, à pied, seul et sans protection à un concert de musique classique. L'arme du crime, retrouvée sur les lieux, était un Beretta volé cinq mois plus tôt lors de la prise d’otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud). Le militant indépendantiste, Yvan Colonna, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011 au terme d'un troisième procès.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rendre hommage, en ce jour anniversaire, à la mémoire du Préfet Claude ÉRIGNAC.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement le boycott de la cérémonie par le président de l'Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy TALAMONI. En refusant d’honorer la mémoire d’un Préfet de la République, lâchement assassiné par des terroristes, il porte atteinte à l’honneur de la République. Cette absence éclaire les perspectives d’affrontement en suspens dans l’île et la persistance d’un esprit de guerre civile de la part de mouvements indépendantistes, officiellement passés de l’action terroriste à la joute électorale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que, parmi les revendications avancées par les responsables indépendantistes, portées à la tête de l’assemblée de Corse, figure la demande de libération des terroristes corses condamnés pour des crimes et délits, et actuellement détenus, dont Yvan COLONNA, condamné pour l'assassinat du Préfet Claude ÉRIGNAC. Gilles SIMEONI, nouveau président du Conseil exécutif de Corse, a été l'avocat d'Yvan COLONNA…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la victoire des indépendantistes a été obtenue à la majorité relative (35% des voix), avec 24 sièges sur 51 à l’assemblée. Elle provient de la fusion, au 2nd tour, de deux listes indépendantistes : «Faisons la Corse», (Gilles SIMEONI) et «Corsica libera» (Jean-Guy TALAMONI).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la responsabilité du gouvernement socialiste est pleine et entière dans l’installation de cette situation dans l’île de Corse. L’ouverture récente par le Premier ministre de «négociations» avec les dirigeants indépendantistes vient confirmer son refus d’’assurer la défense des intérêts de la République. Les exigences formulées par ces indépendantistes n’ont rien à voir avec des compétences de la collectivité locale. Elles vont conduire au minimum à des tensions et, potentiellement, à des crises graves à répétition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la définition à venir des statuts de la future collectivité locale unique, issue de la fusion des conseils départementaux de Haute-Corse et de Corse du Sud et de l’Assemblée de Corse, en 2018 devra permettre la légitime représentation de la grande majorité, opposée à la petite minorité indépendantiste, dans l’intérêt général.

VI­GILANCE & AC­TION - N° 334  MARS 2016

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INAUGURATION DE LA PLACE CHARLES PASQUA

DISCOURS DE PHILIPPE PEMEZEC,

ancien député, maire du Plessis-Robinson, membre du Comité d'Honneur du MIL  - 12 mars 2016


Cher Alexandre, cher Philippe, (petits enfants de Charles Pasqua)

Monsieur le Président, cher Nicolas,

Madame la Présidente Bernadette Chirac , Je vous remercie très sincèrement et chaleureusement pour votre présence. Je sais quelle estime vous portiez à Charles Pasqua et votre présence aujourd'hui, en votre nom personnel et en celui de votre époux, le Président Jacques Chirac, nous honore.

Mesdames et Messieurs,


Il y a neuf mois, nous apprenions avec une immense tristesse, tant il était dans nos cœurs, la disparition de Charles Pasqua, l'ancien président de notre département, un des derniers grands représentants du gaullisme.

Une semaine plus tard, le Conseil municipal du Plessis-Robinson donnait son nom à la place de la Résistance.

Aujourd'hui nous voilà réunis pour inaugurer la première place Charles-Pasqua de France mais surtout, pour honorer l'homme pour lequel nous avions une tendresse particulière.

C'est une immense fierté pour moi de rendre ainsi à Charles Pasqua la place qui lui revient, de lui rendre cet hommage à la fois solennel et chaleureux, au cœur de cette ville du Sud de ce département qu'il aimait tant et auquel il a tellement apporté.

Il me disait souvent avec un ton grondeur mais l'œil qui pétillait lorsque je venais lui demander son soutien : «tu es le conseiller général le plus cher de France !». Et je lui répondais, en le vouvoyant, car je n'ai jamais réussi à le tutoyer, «Monsieur Pasqua, je vous dresserai une statue au Plessis-Robinson». «Oui, mais une statue équestre dans ce cas, et en habit bonapartiste !» me lançait-il, avec sa répartie légendaire. La statue n'est pas encore là, mais il y a déjà la place pour l'ériger, une place qui présente un caractère particulièrement symbolique.

Cette place s'appelait en effet place de la Résistance. Et la Résistance est et a toujours été d'une importance capitale au Plessis-Robinson avec l'une des plus grandes avenues de la Ville qui porte ce nom ainsi que de nombreuses rues rendant honneur aux gendarmes et résistants qui n'ont pas hésité à donner leur vie pour la France.

Charles Pasqua ne s'est pas contenté de prendre le maquis à 15 ans comme vous le savez tous. Il a incarné pendant toute sa vie et son incroyable carrière politique cet esprit de résistance qui le caractérisait.

L'esprit de résistance, c'est ce combat qu'il a mené contre l'idéologie communiste et l'emprise de cette idéologie sur la société française de l'après-guerre. Si je peux vous en parler aujourd'hui, c'est parce qu'il a été le premier à s'attaquer à la ceinture rouge et rose autour de Paris en semant de jeunes pousses qui ont germé et conquis une à une presque toutes les villes de gauche, Suresnes, Châtillon, Levallois, Antony en 1983, Le Plessis-Robinson en 1989, et Châtenay-Malabry en 1995.

Si nous sommes là aujourd'hui, si nos communes ont retrouvé leur sourire et leur liberté, c'est grâce à lui, même si malheureusement, nous vivons toujours dans le pays le plus marxiste d'Europe de l'Ouest.

L'esprit de résistance, c'est le combat qu'il a mené au ministère de l'Intérieur en 1986 et en 1993 pour protéger la France contre les agressions terroristes. Si la France a fait front pendant ces années difficiles, on se rappelle de la prise d'otage de l'avion d'Air Algérie, de l'attentat de la rue de Rennes, si la France a su «terroriser les terroristes», selon son expression, c'est grâce à lui.

L'esprit de résistance, c'est enfin le combat qu'il a mené contre la perte d'identité de la Nation française, dans la fidélité à la ligne tracée par le général de Gaulle. Pour cela, il n'a pas hésité à créer son propre mouvement souverainiste, le Rassemblement pour la France, dans le prolongement du RPF du général de Gaulle. La résistance en France, face à la mondialisation et la technostructure européenne, c'était encore lui. L'inéluctable qui s'annonçait à la suite du traité de Maastricht est malheureusement arrivé : l'échec de Schengen, l'inefficacité de nos élites qui ne savent pas prendre les décisions fermes face à la crise migratoire et surtout, on ne peut que se désoler de cette incapacité grandissante de nos responsables politiques à protéger l'héritage patrimonial et identitaire de la France.

L'autre raison du choix de cette place pour honorer la mémoire de monsieur Pasqua, c'est qu'elle est au carrefour de quatre projets symboliques de l'histoire récente de notre ville du Plessis-Robinson : d'un côté la cité-jardins reconstruite en 1995 par l'Office HLM des Hauts-de-Seine, avec un soutien massif du Conseil général présidé par Charles Pasqua sous la présidence de Patrick Balkany et la direction de Pierre Bourgoin, présent ce matin parmi nous. De l'autre, le Cœur de Ville, inauguré une belle nuit de décembre 2000 sous la présidence de Charles Pasqua. Derrière le square de la Liberté et la statue de l'homme libre, érigée en mémoire des victimes du communisme, la nouvelle cité-jardins, le dernier projet qu'il a inauguré avec nous en mai 2008, bouclant ainsi la boucle de vingt ans du plus grand chantier de rénovation urbaine d'Ile-de-France. Et puis, la valorisation des parcs, des jardins et d'une manière générale, de la verdure grâce à l'embellissement du parc Henri Sellier, du bois de la Solitude, de l'Etang Colbert et du parc de la Vallée aux Loups. J'ai choisi d'énumérer quatre projets emblématiques mais c'est la nécessité de ne pas être trop long qui m'a obligé à n'en citer que quatre : Charles Pasqua a contribué à tellement de choses ici qu'on ne peut pas tout dire.

Si vous n'avez pas connu Le Plessis-Robinson avant 1989, vous ne pouvez pas comprendre le poids qu'a représenté Charles Pasqua dans la transformation de notre ville.

Quand il a inventé, dix ans avant l'ANRU le Pacte 92, avec Rolland Castro et Maurice Leroy à la manœuvre, son souhait le plus cher, au travers de ce dispositif, était de réconcilier l'urbain et l'humain. Il voulait recréer de vraies villes à la place de la banlieue. Il voulait offrir du bien vivre à tout le monde, et surtout aux plus modestes. Avec cette idée toute simple mais géniale qu'il ne sert à rien de changer le décor urbain si l'on ne s'occupe pas des gens qui y vivent. Et ce n'étaient pas que des mots : derrière il y a eu : Giga la vie et Giga la découverte, les médiateurs éducatifs dans les collèges,  les études surveillées et la lutte contre l'illettrisme, le Pôle Léonard de Vinci, la seule université qui place 100% de ses diplômés, le suivi personnalisé des chômeurs de longue durée par les tuteurs, autant de projets innovants et ambitieux, à l'image de ce qu'était Charles Pasqua.

En 1988, je décidais de me présenter à la mairie du Plessis-Robinson, un bastion du parti communiste depuis 43 ans. Je n'avais jamais été élu auparavant, j'étais venu une seule fois au Plessis-Robinson. J'ai demandé un rendez-vous à Charles Pasqua après avoir évoqué le sujet avec Patrick Devedjian. Il m'a reçu, il m'a écouté raconter ma petite histoire et il m'a dit : «Petit, tu me plais. Je te fais confiance». Et il m'a soutenu, un an après j'étais le plus jeune maire des Hauts-de-Seine !

Au début de mon premier mandat, je me suis chargé de dépolitiser et débaptiser au Plessis-Robinson un certain nombre de rues et de places qui portaient le nom de personnages politiques, en général communistes, mais n'ayant aucun rapport avec Le Plessis-Robinson.

Un jour à cette occasion, je reçois un coup de téléphone de Charles Pasqua : «Philippe, viens me voir, tu vas faire une connerie. Tu ne peux pas tout savoir, tu n'as pas connu la résistance…»

Parfois je l'écoutais, parfois, je n'en faisais qu'à ma tête. Je l'ai bien sûr davantage écouté !

Une autre fois, nous nous étions disputés sévèrement. Quelques jours plus tard : «Tu es calmé, viens me voir, on va boire un café». Et il ajoutait : «je crois que ton mauvais caractère n'a d'égal que le mien.»

Alors, mon cher monsieur Pasqua, cher Charles, je vais encore en faire à ma tête et je l'assume totalement : je vais dévoiler cette plaque qui vous installera définitivement au cœur du Plessis-Robinson. Au cœur de Robinsonnais qui vous aimaient tant et qui vous le prouvaient à chaque scrutin.

Cette plaque n'est que le modeste symbole de notre reconnaissance qui est immense.

Merci monsieur Pasqua, et, comme chaque fois, je suis certain que vous ne m'en voudrez pas.


INAUGURATION DE LA PLACE CHARLES PASQUA

DISCOURS D'HENRI GUAINO, DéPUTé DES YVELINES


Mes chers amis,     

En donnant à l'une de ses places le nom de Charles Pasqua, la ville du Plessis-Robinson est la première à honorer une personnalité hors du commun qui a profondément marqué l'imaginaire politique de son temps.

Aux Invalides, devant le cercueil recouvert du drapeau tricolore, j'ai rappelé que cet homme avait été de son vivant une sorte de légende.

Certains l'aimaient, d'autres pas.

Mais, c'était un de ces personnages familiers qu'on finit par avoir l'impression de connaitre depuis toujours.

Car Charles Pasqua était d'abord un personnage.

Chose si rare en politique, il incarnait ce qu'il défendait : ce vieux courant bonapartiste et gaulliste que l'on ne rencontre nulle autre part ailleurs qu'en France parce qu'il doit tout à l'Histoire et rien à l'idéologie.

L'aigle impérial et le Croix de Lorraine.

La garde qui meurt mais ne se rend pas et la Résistance.

La France de Cambronne et celle de Moulin. Celle de Victor Hugo et du chant des Partisans.

La France de Victor Hugo qu'il connaissait par coeur :

«Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,

Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,

Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.

Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur !

Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,

Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,

La garde impériale entra dans la fournaise.

Hélas ! Napoléon, sur sa garde penché,

Regardait, et, sitôt qu'ils avaient débouché

Sous les sombres canons crachant des jets de soufre,

Voyait, l'un après l'autre, en cet horrible gouffre,

Fondre ces régiments de granit et d'acier

Comme fond une cire au souffle d'un brasier.»

La France du chant des Partisans, celui de son adolescence :

«Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.

Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.

Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes,

Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…»

Il était de ceux pour lesquels l'Histoire et la politique se confondent toutes deux dans l'épopée. Son amour de la France était charnel comme l'était son amour de la Corse.

Mais, c'était la Corse du Serment de Bastia «Face au monde, de toute notre âme, sur nos gloires, sur nos tombes, sur nos berceaux, nous jurons de vivre et de mourir français.» Ce «vivre et mourir français», sa mère l'avait brodé sur sa chemise. Lycéen, il entre dans la résistance, comme toute sa famille.

A quinze ans, il effectue des missions de repérage. A dix-sept, il porte des courriers de Grasse jusqu'à Nice.

Ceux qui ne connaissent pas l'histoire de la Résistance y verront des missions anodines. Ceux qui la connaissent savent que lui et ses camarades risquaient leur vie.

En juillet 44, il est arrêté avec son père par les Allemands.

Son père a la mâchoire brisée. On les relâche, faute de preuves. Ils montent au maquis.
Ils en redescendent en août pour se battre après le débarquement de Provence et aider les parachutistes américains.

Charles Pasqua n'a pas 18 ans quand il reçoit la médaille de la France Libre.

Plus tard, il écrira : «je suis Gaulliste comme je suis Français : sans complexe. J'ai donné ma foi au Général de Gaulle, je ne l'ai jamais reprise.»

Beaucoup plus tard, il confiera à une journaliste : «je n'ai été inconditionnel qu'une seule fois dans ma vie : c'était du Général de Gaulle.»

Toute sa vie, il sera un militant de cette cause qui à ses yeux se confondra toujours avec celle de la France.

Mais, un militant d'une espèce particulière : celle des Grognards.

Grognard du Gaullisme comme il aurait pu être grognard de l'Empereur, ceux que Chateaubriand voit présenter les armes à Louis XVIII en 1814.

«Un régiment de la vieille garde à pied formait la haie depuis le Pont-Neuf jusqu'à Notre Dame, le long du quai des Orfèvres. Je ne crois pas que figures humaines aient jamais exprimé quelque chose d'aussi menaçant et d'aussi terrible. Ces grenadiers couverts de blessures, vainqueurs de l'Europe, qui avaient vu tant de milliers de boulets passer sur leur têtes, qui sentaient le feu et la poudre ; ces mêmes hommes, privés de leur capitaine, étaient forcés de saluer un vieux roi, invalide du temps, non de la guerre (…) Les uns, agitant la peau de leur front, faisaient descendre leur large bonnet à poils sur leurs yeux comme pour ne pas voir ; les autres abaissaient les deux coins de leur bouche dans le mépris de la rage ; les autres, à travers leurs moustaches, laissaient voir leurs dents comme des tigres. Quand ils présentaient les armes c'était avec un mouvement de fureur, et le bruit de ces armes faisait trembler. Jamais, il faut en convenir, les hommes n'ont été mis à une pareille épreuve et n'ont souffert un tel supplice. Si dans ce moment ils eussent été appelés à la vengeance, il aurait fallu les exterminer jusqu'au dernier, ou ils auraient mangé la terre.»

De cet homme aussi, de ce «terrible Monsieur Pasqua» comme l'appellera un jour François Mitterrand, on avait l'impression qu'il aurait pu «manger la terre» lorsqu'il avait le sentiment que l'héritage du gaullisme était dilapidé.

Ceux pour lesquels les mots «engagement», «honneur», «patrie», n'ont pas vraiment de sens, ceux pour lesquels, il n'y a pas de plus grande cause qu'eux-mêmes, ceux-là n'ont jamais compris les colères et les ruptures de celui qui connaissait tous les ressorts de la politique politicienne mais qui ne fut jamais un politicien parce qu'au fond de lui il resta toute sa vie le petit Corse résistant de 15 ans dont le père aimait la France comme sa propre mère.

Il servira sa grande cause par tous les moyens. Il prendra tous les risques. Il gardera tous les secrets.

Non sans ressentir cette intime blessure qui fait souffrir ceux qui attendent longtemps avant d'être reconnus pour leur valeur et pas seulement pour les services qu'ils rendent, même si Charles Pasqua avait trop de dignité et de pudeur pour laisser paraitre la moindre amertume.

Comme il n'en laissera jamais paraitre quand, à la fin de sa vie, ceux auxquels il avait tout sacrifié le trahiront.

Quand il s'associera avec Philippe Séguin, au début des années 90, ces deux hommes d'apparence si différente - l'un ombrageux, l'autre jovial - auront en commun la Méditerranée, le soleil, mais aussi et plus profondément, ce même orgueil blessé qu'éprouvent toute leur vie, les enfants pauvres auxquels on fait sentir qu'ils n'appartiennent pas au monde de ceux que la naissance, l'éducation, les relations semblent vouer à occuper une position supérieure.

Ils avaient autre chose en commun : le Gaullisme pour eux, ce n'était pas la droite, ce n'était pas la gauche, ce n'était pas le centre, c'était la France et tous les Français.

N'avait-il pas dit : «Si être pour la justice sociale, c'est être de gauche, je suis de gauche. Si être pour l'ordre et l'autorité, c'est être de droite, je suis de droite» ?

Il écrira un jour : «L'égoïsme va mal aux Français. Ils sentent bien qu'ils ont tout à espérer ensemble, et tout à redouter s'ils s'isolent les uns des autres. Ce sera l'honneur de la politique de le leur dire, et le propre d'une démocratie vivante de leur permettre.»

Homme d'un parti, il le fut plus que personne.

Mais, sans jamais céder sur sa conviction que son pays était plus important que son parti et ne se battant que pour faire gagner ce dernier que lorsqu'il était convaincu que ce combat était bien celui pour une «certaine idée de la France».

Ce grognard qui connaissait par cœur des milliers de vers et de paroles de chanson, comme il connaissait par cœur l'Histoire de France, sous ses aspects terribles de ministre de l'Intérieur qui connaissait les secrets de tout le monde, était un homme bon, à la morale simple et vraie.

Pour faire de la politique disait-il, il faut aimer les gens.

Cette phrase résume toute l'humanité de cet homme bienveillant et généreux, toujours présent pour ceux qui étaient dans la difficulté et dans la peine.

Ministre de l'Intérieur, Ministre d'Etat, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine, il vécut d'éclatantes réussites et de terribles échecs.

Il ne se découragea jamais.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la République, comme certains de ses amis, ne lui rendirent pas toujours ce qu'il leur avait donné. Il ne demandait d'ailleurs rien sinon un peu d'estime et de respect, la reconnaissance du cœur.

Mardi dernier dans la cour des Invalides, en assistant aux honneurs militaires rendus à Yves Guéna, soldat de la France Libre, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ceux qui avaient refusé à Charles Pasqua ces mêmes honneurs militaires dont il aurait été fier et qu'il avait mérité.

Et, j'ai eu honte pour eux.

Avec son attachement aux valeurs du Gaullisme, à une haute idée de la France, avec sa bonté, sa générosité, sa fidélité en amitié, son courage, avec son accent du midi, sa faconde méditerranéenne, il était pour moi, petit Français de Provence, l'une des incarnations la plus élevée du sens de l'Etat et la plus attachante de ma France. Et je crois qu'il l'a été pour beaucoup de Français.

L'Hommage que lui rend aujourd'hui la Ville du Plessis-Robinson ne compensera pas tous ceux que l'on ne lui a pas rendus.

Mais, il fait plaisir à tous ceux qui l'ont aimé.

Pour la Campagne de Maastricht, il avait choisi pour slogan : Liberté, je chéris ton «non» !  Que ne l'a-t-on davantage entendu ! Mais, il savait bien que l'histoire de France n'était pas finie :

«Chantez, Compagnons dans la nuit, la Liberté nous écoute !»


CHARLES PASQUA, UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME


Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l'annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.

«On ne comprend rien de moi si l'on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu'il voulait alors dire, il faut d'abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.

Après l'invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s'engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d'un réseau et établit de fausses cartes d'identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d'un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l'homme du 18 Juin, qu'il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.

Ensuite, Charles Pasqua intègre l'entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu'à la direction générale des ventes en France et à l'exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu'en 1969.

En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d'ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d'action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l'association fin 1962 et la quittera à l'automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu'au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.

Ces derniers titres furent : ancien ministre d'Etat, ancien président d'honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.

Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).

Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.

Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l'opinion : «Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu'à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».

Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d'honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l'un des siens et la France perd un grand serviteur.

Reprise de la communication du MIL du 29 juin 2015

  

L’ESPRIT GAULLISTE EST TOUJOURS D’ACTUALITÉ EN 2016

Télécharger la communication du MIL du 9 mars 2016

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Télécharger le journal n°335

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L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures, au-dessus notamment des revendications des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, de tous groupements d’intérêt.

Pour illustrer ce point, on peut citer notamment, comme questions globales sur le plan extérieur, la situation actuelle de crise de l’Union européenne (portant sur les frontières, les migrations et les échanges), le développement de conflits armés dans la périphérie européenne, la permanence des risques financiers internationaux, l’absence de régulation de la mondialisation économique, la politique relative au climat. Sur le plan intérieur, les grands sujets tiennent à l’exercice du pouvoir par l’État, à la sécurité des citoyens, à la dépense publique et aux impôts, au chômage de masse, à l’importance de l’immigration et du nombre de clandestins, à la défense de l’identité nationale.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des systèmes ou organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. La France a été façonnée par l’histoire. Elle doit être défendue dans les domaines politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.

Par exemple, les traités internationaux qui nous lient à d’autres États au sein de l’Union européenne doivent pouvoir évoluer. Nos dirigeants doivent montrer leur volonté d’affirmer le point de vue de la France dans l’ensemble des débats qui animent aujourd’hui le monde, quitte à faire évoluer les traités comme, par exemple, l’accord de Schengen.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à établir la confiance de tous vis-à-vis des dirigeants politiques. Le projet politique consiste à rassembler une large majorité des citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans, en faisant évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions actuelles.

Par exemple, la présence de personnalités politiques dans la communication spectacle produit une profonde confusion qui a contribué ces dernières décennies à rabaisser le domaine politique. Il importe de mettre un terme à cette confusion afin que chacun excelle dans son domaine, la politique, le sport, le rire ou la chanson, sans mélange des genres.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle décisionnaire sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct que le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection du chef de l’État, et le recours possible au référendum, la constitution de la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique, échappant pour l’essentiel notamment aux pressions des partis, des syndicats, des groupes de pression, si les dirigeants politiques en font le choix et assument leurs responsabilités.

Pour prendre un exemple récent, citons celui de François Hollande, président de la République, s’intéressant dans le détail aux modalités de la construction ou de la non-construction d’un aéroport de province. Ce sujet, d’importance régionale, est du ressort de son gouvernement, voire d’un membre du gouvernement. Le président de la République doit se centrer sur des sujets d’importance nationale et internationale avec une vision actuelle et prospective large. Le mélange pratiqué ces dernières années des domaines du Président et de ceux du Premier ministre porte atteinte à l’esprit de la Ve République, et aux intéressés eux-mêmes.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il affirme que la France a vocation à participer à l’équilibre du Monde en raison de son histoire et de son rayonnement international. Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes communistes et nazis. L’esprit gaulliste conduit à un engagement actuel dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire en France et dans le Monde.

Par exemple, la menace actuelle est celle de l’idéologie islamiste totalitaire, comme il est appliqué dans certains États islamistes, par certains groupes religieux ou par des organisations terroristes comme le groupe État islamique (EI), Al Qaïda, Boko Haram, etc.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus en difficulté et les plus pauvres dans la société. Elle se concrétise au travers des différents régimes sociaux et des aides sociales.

L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le Général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. Les régimes actuels (maladie, famille, chômage, retraite, dépendance) sont amenés à évoluer en fonction des contraintes économiques actuelles pour assurer leur permanence et se diriger vers davantage d’universalité au bénéfice de tous les Français.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.

Actuellement, par exemple, l’éducation citoyenne des jeunes apparaît comme un objectif déterminant de l’école, à côté de l’acquisition de connaissances, de méthodes et de compétences.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (par exemple, dans les domaines des énergies, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Les interventions de l’État vont de pair avec la réalisation de toutes les conditions du développement de la libre entreprise en France.

Dans le contexte actuel, l’esprit gaulliste s’illustre par un refus de l’absence de limites d’un capitalisme mondialisé et de la finance internationale. Il a pour vocation de participer à l’élaboration de règles et de procédures étatiques et internationales de contrôle évitant des abus que connaît le domaine financier.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne génère pas une idéologie politique, tout au contraire, il s’inscrit en opposition avec les idéologies anciennes, comme actuelles. Il est caractérisé notamment par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et de rayonnement de la France dans le monde, l’unité du pays, la réussite de chacun dans une société en paix. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, évoqués précédemment, permettant la réalisation des objectifs politiques.

Pour prendre un exemple, selon les circonstances, le gouvernement peut prendre, sans a priori, la décision de nationaliser une entreprise, comme elle peut prendre la décision de la privatiser en fonction de l’intérêt de la nation ou des intérêts de l’entreprise et de ses salariés.

  

LE MIL DIT NON A L’ACCORD AVEC LA TURQUIE

Télécharger la communication du MIL du 20 mars 2016

Lire le texte

Repère : Les pays membres de l'Union européenne ont conclu un accord avec la Turquie sur les actions à mener par ce pays pour stopper le flux de migrants vers les côtes grecques, mais comportant des contreparties importantes en faveur de la Turquie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est favorable au renforcement des frontières extérieures de l'Union européenne et, en particulier, des pays de la zone Schengen. Des accords avec les pays limitrophes de l’Union concernant le contrôle des frontières semblent nécessaires au moins sur le principe. Le contenu des accords avec ces pays de départ de ces étrangers, en situation illégale, vers les pays de l’Union européenne pose problème.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’accord signé entre la Turquie et l’Union européenne. L’accord prévoit effectivement la fermeture de la frontière entre la Turquie et la Grèce et le renvoi systématique de Grèce vers la Turquie de tout immigrant illégal, mais les contreparties semblent inacceptables. La Turquie a, en effet, obtenu de l'Union européenne :


-l’accueil légal de 72.000 clandestins se trouvant actuellement sur le territoire turc en 2016,

-une aide de 6 milliards d'euros de l’UE,

-la libéralisation prochaine des visas potentiellement accordés aux 80 millions de citoyens turcs vers les pays de l’Union,

-la relance de négociations sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l'absence de la France dans cet accord et le silence de François Hollande et de la diplomatie française. La négociation avec la Turquie a été menée par l’Allemagne et les Pays-Bas qui président actuellement l’UE sans que la France ne pèse de son poids.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle son opposition constante à l'entrée de la Turquie ‎dans l'Union européenne pour des raisons avant tout géographiques. La Turquie est un pays d'Asie disposant d’un territoire très restreint en Europe. Elle appartient au Moyen-Orient et dispose de frontières avec les pays de cette zone géographique (Irak, Syrie, Iran).


‎Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime, par ailleurs, que la politique menée par la Turquie, depuis des décennies, vient freiner le développement de collaboration thématique (éventuel accord d’association à l’Union européenne).


L’Etat turc, c’est notamment : un gouvernement autoritaire restreignant progressivement les libertés de l’opposition, le maintien de l’occupation armée d'une partie de l'île de Chypre (membre de l'Union européenne), le retour à une situation de guerre civile très meurtrière menée par le gouvernement turc contre la minorité kurde (qui réunit 20% de la population du pays), un soutien à divers groupes terroristes islamistes en Syrie, la non-reconnaissance de la réalité du génocide arménien. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en doute, dès à présent, la concrétisation effective des engagements pris par la Turquie de stopper le flux des Syriens, Irakiens, Afghans, Pakistanais, etc. vers la Grèce et de lutter contre le système économique entretenu par les passeurs, devenu partie intégrante de l’économie turque.

  

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PETITION DU MIL :


JE SOUTIENS MA POLICE ET MON ARMEE



JE SIGNE LA PETITION EN CLIQUANT SUR CE LIEN


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Oui, je condamne les agressions physiques dont sont victimes les forces de l’ordre lors de la guérilla organisée par des casseurs dont un grand nombre sont des militants de la gauche extrême.

Il suffit de voir dans les reportages les porteurs de drapeaux anarchistes et autres. Ces casseurs infiltrent les manifestations organisées par les partis et syndicats de gauche, afin «d’occuper des territoires», de tenter de transformer les manifestants en «combattants de rue». Que ça soit dans la rue ou à la campagne, devant des lycées ou des universités, autour de Notre-Dame des Landes, à Sivens, à Calais, à Paris, à Rennes, à Toulouse ou  à Nantes.

Les organisations de la gauche extrême parlent de prétendues «violences policières» pour tenter de manipuler l’opinion. Le slogan et la chanson «Tout le monde déteste la police» reprises par de nombreux manifestants concrétisent bien cette manœuvre.

Policiers et gendarmes reçoivent trop souvent des pluies de projectiles. Ils sont confrontés à des combattants armés, en marge de manifestations autorisées, sans recevoir du ministère de l’Intérieur, par peur qu’un manifestant soit blessé, l’ordre d’empêcher ces situations et d’interpeller les casseurs.

Oui, je m’inquiète que les représentants de la force publique soient dans l’obligation de mettre leur vie en danger pour assurer leurs missions. Plus de 200 blessés illustrent les risques pris.

Oui, je dénonce l’inaction du gouvernement socialiste à prendre les mesures nécessaires pour neutraliser les responsables de cette nébuleuse violente de la gauche extrême

Oui, j’apporte tout mon soutien à la police et à l’armée dans l’accomplissement de leur métier pour protéger la France et les Français.

Oui, je signe et je soutiens la pétition et la campagne que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) vient de lancer sur le thème :

«JE SOUTIENS MA POLICE ET MON ARMÉE»


**********

Je soutiens la police (nationale et municipale), l’armée (gendarmerie) et les douanes.


Je demande que le pouvoir en place prenne les décisions afin d’empêcher les casseurs de la gauche ultra d’agir en utilisant tous les moyens en sa possession (films, vidéos de surveillance, connexion des portables, reconnaissance faciale, …) afin d’identifier et de faire cesser les nuisances.


Je demande que le pouvoir en place donne les moyens et les ordres aux forces de l’ordre afin de faire cesser ces guérillas urbaines.




JE SIGNE LA PETITION EN CLIQUANT CE LIEN


Je souhaite aider à la diffusion de cette campagne en faisant un don par chèque ou par paypal de :

15 - 35 - 50 - 100 - autre....

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IL Y A 20 ANS QUE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 11 mai 2016

Lire le texte

Voici le texte que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a publié dans son journal N°97 de Juin 1996.

La France a perdu un grand patriote

Notre compagnon Pierre-François DEBIZET nous a quittés

Honneur, intransigeance, fidélité : tels sont sans doute les  mots qui viennent naturellement à l’esprit pour qualifier Pierre Debizet qui nous a quittés le 11 mai 1996. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du Service d’Action Civique. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Il l’avait déjà montré en étant, pendant la guerre, un grand résistant. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de « reprendre du service », Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Ses épreuves n’étaient pourtant pas terminées. La plus terrible s’abattit sur lui en 1981, lorsqu’on voulut le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides : ce sont des choses qui ne s’oublient pas. Pierre Debizet, évidemment, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté. 


Pierre Debizet fut de 1985 à 1987 le délégué général du MIL. Il n’exerça plus, ensuite, d’autres activités publiques.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental à la sensibilité toujours exacerbée et souvent douloureuse. Ses amis le savaient. Ses adversaires, hélas ! le savaient aussi. Pierre Debizet était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.


A mesure que le temps passera, son image grandira.


  

IL FAUT STOPPER LA GAUCHE ULTRA INSURRECTIONNELLE

Télécharger la communication du MIL du 29 avril 2016

Lire le texte

La rupture entre le PS et la gauche de la gauche (Gauche du PS, PCF, Parti de gauche, EELV, NPA)  est désormais consommée. Elle se double aujourd'hui d'une fracture entre les organisations de gauche et de l'ultra gauche. 


Le retour à des actions révolutionnaires conduites par des militants de la gauche ultra s'intensifie, notamment : violences contre les forces de l'ordre, vandalisme et vols contre les commerces, voitures brûlées, blocage des établissements d'enseignement par la force, responsables d'établissements agressés. Des actions de type insurrectionnel sont engagées par cette nébuleuse : marche sur le domicile de Manuel Valls ou vers l'Élysée, tentatives de blocage des moyens de transports, occupation de bâtiments (comme le théâtre de l'Odéon), volonté d'imposer une grève générale insurrectionnelle.


Dans le camp des opposants à la loi travail, on constate une rupture progressive, mais devenue définitive, d'une part, entre l'UNEF et la gauche extrême étudiante et, d'autre part, entre les syndicats (CGT et FO) et la nébuleuse gauchiste de la #nuitdebout. 


Les organisations traditionnelles restent dans une logique de grèves et de manifestations ayant pour objectif des négociations sur la loi travail débouchant au mieux pour eux sur un compromis. ‎Ils ont déjà obtenu de réelles concessions par rapport à la version initiale du projet de loi et espèrent en obtenir davantage. Elles restent principalement sur la demande du retrait du projet de loi travail.


Les militants de la gauche ultra s'inscrivent dans un processus révolutionnaires que l'on peut qualifier de classique. Ils rêvent de refaire «68» et adoptent une stratégie de violence et de guérilla. ‎Leurs débats et mots d'ordre dépassent très largement le débat sur la loi travail pour s'en prendre de manière globale à notre société. Autour des noyaux connus (anarchistes et autres nébuleuses altermondialistes) se greffe une nouvelle génération de «combattants». Le recrutement effectif de nouveaux jeunes par cette mouvance explique la recrudescence des actions violentes sur plusieurs villes.  


Les forces de l'ordre se trouvent confrontées à des situations de plus en plus dangereuses tant pour les policiers et gendarmes que pour leurs assaillants. 


L'objectif des stratèges gauchistes est que la tension débouche sur des blessés graves ou plus,  ce qui leur permettrait d'élargir leurs base en mobilisant plus largement des militants de la gauche de la gauche sur le thème habituel de la «solidarité avec les victimes». 


Par exemple, l'UNEF (proche de la gauche du PS) qui appelle à la réduction des moyens des forces de l'ordre (interdiction des flashball)‎ est déjà entraînée dans le piège gauchiste. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met en garde les citoyens contre les pratiques des gauchistes et appelle le gouvernement socialiste à prendre toutes les mesures politiques de prévention pour éviter de tomber dans les pièges tendus par les casseurs gauchistes de créer des situations échappant à tous contrôles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à l'arrestation des ‎meneurs casseurs, à la dissolution des groupes violents, à l'interdiction des rassemblements à risques, à des réactions rapides face aux occupations de sites et bâtiments publics, au respect de la liberté des études et de la sécurité publique devant les lycées et les universités. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande que soit donner l’ordre aux forces de l’ordre d’intervenir le plus tôt possible.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que toute défaillance du gouvernement socialiste pour assurer l'ordre public fait courir des risques graves tant aux citoyens et qu'à la République et qu'il convient d'agir pour arrêter la montée en puissance du mouvement des hors la loi gauchistes. 


  

DÉSORDRES DE LA GAUCHE ULTRA,

STOPPONS LA GUÉRILLA URBAINE

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2016

Lire le texte

Des manifestations contre la loi travail réunissent des dizaines de milliers de manifestants à Paris et des milliers dans plusieurs villes de province depuis mars 2016. Elles ont atteint leurs limites en nombre de participants. Elles mobilisent une population de gauche profondément déçue par la politique du gouvernement socialiste, conduites par certaines organisations syndicales (CGT, FO, FSU et Solidaires) et de l’UNEF, avec le soutien d’élus écologistes, socialistes ou communistes.  


Ces manifestations ont récemment été l’occasion de nombreux «débordements» violents et voulus à l’encontre des forces de l’ordre, ainsi que de la destruction de biens publics et privés.


L’identité des casseurs, menant ces actions de guérilla urbaine, est connue. Il s’agit de manifestants de la gauche ultra accompagnés d’une nébuleuse de nouveaux recrutés. Il ne s’agit pas de «jeunes», de lycéens ou d’étudiants, mais de militants de l’insurrection, dont certains viennent de toute l’Europe.


Le nombre de ces casseurs augmente depuis mars sur les villes concernées (Marseille, Nantes, Paris, Rennes, Toulouse…). Les moyens qu’ils utilisent montent régulièrement en efficacité et en dangerosité. 


Le rapport entre le nombre de casseurs présents sur le terrain et celui des représentants des forces de l’ordre évolue aujourd’hui malheureusement en faveur des militants de la gauche ultra.


Plusieurs centaines de membres des forces de l’ordre ont été blessés au cours des affrontements et les risques s’accentuent à chaque manifestation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que les organisateurs de ces manifestations, dans la très grande majorité des cas, ne sont pas en mesure d’en assurer le service d’ordre. Même le service d’ordre de la CGT n’est plus ce qu’il a été… La séparation entre manifestants pacifiques et casseurs n’est donc plus assurée. Cette situation de confusion sur le terrain conduit des manifestants pacifiques à être confrontés, en première ligne, aux actions des forces de l’ordre (grenades lacrymogènes) par le simple fait que les casseurs trouvent refuge parmi eux. La présence des militants de la gauche ultra porte atteinte à la tenue même de manifestations calmes et légales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les auteurs de ces violences doivent être identifiés, arrêtés et condamnés, sans attendre que la situation ne dégénère davantage. Il faut que les forces de l’ordre puissent utiliser les marqueurs peintures sur les casseurs, ainsi que les autres moyens d’identification des délinquants mis à leur disposition actuellement. Des suites doivent être données aux 1.300 interpellations déjà réalisées depuis mars, avec 819 gardes à vue et seulement 51 condamnations.


Le gouvernement doit prendre ses responsabilités en ne freinant plus les poursuites judiciaires à l’égard des «militants de guerre civile». Les dispositions légales existent, il faut juste les appliquer.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l’attentisme du gouvernement socialiste face à la profonde dégradation de la situation de sécurité urbaine.


La condamnation de centaines de casseurs à des peines de prison ferme entrainera évidemment une mobilisation des organisations de la gauche extrême en faveur des «victimes de la répression», présentées comme toutes «innocentes» évidemment. Le mouvement de contestation évoluera. Mais cela sera le cas s’il survient, par accident, le décès d’un casseur ou d’un manifestant, risque dont la probabilité est avérée, dans le contexte de violence actuelle.


  

ÉTAT PS, LE POUVOIR ACCAPARÉ

Télécharger la communication du MIL du 31 mai 2016

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François Hollande, dès sa victoire en 2012, a choisi de constituer un gouvernement composé uniquement de membres du Parti socialiste, à l’exception de quelques rares postes secondaires accordés à des radicaux de ‎gauche et à des écologistes. Les gouvernements successifs ont été composés selon le même principe avec des membres du Parti socialiste, sans ouverture à des experts ou des personnalités de la société civile. C’est pourquoi ces gouvernements ont légitimement pu être désignés comme des «gouvernements socialistes».


A un second niveau, le Premier ministre, comme les ministres du gouvernement socialiste, ont procédé à des nominations, aux postes de responsabilité, de hauts fonctionnaires ou de personnalités appartenant exclusivement à leur courant politique PS, ou réputées très proches de celui-ci, à de très rares exceptions près. De trop nombreux hauts fonctionnaires, non marqués à gauche, ont été mis en retraite ou dans des placards.


Au terme de plus de quatre années de ce quinquennat, l’appareil d’État de la France est occupé par une population homogène de membres du PS et de proches de celui-ci ainsi que d’une proportion importante d’anciens de la promotion Voltaire à l’ENA, celle de François Hollande.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que François Hollande a mis en place un État PS pour pouvoir tout contrôler.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le président de la République n’a pas tenu ses promesses concernant le contrôle sur la nomination des hauts fonctionnaires et des responsables des organismes dépendant de l’État.


En effet, lors de la campagne de l’élection présidentielle de 2012, le candidat François Hollande dans «Mes 60 engagements pour la France» annonçait : «Je veux une république exemplaire». Il affirmait notamment : «J’augmenterai les pouvoirs d’initiative et de contrôle du Parlement, notamment sur les nominations aux plus hauts postes de l’État afin de les rendre irréprochables». (Mesure 48) et plus loin «La désignation des responsables des chaînes publiques de télévision et de radio dépendra d’une autorité indépendante et non plus du chef de l’État ou du gouvernement» (Mesure 51).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le scandale du passage, trop fréquent, de hauts fonctionnaires de l’État PS à la tête d’entreprises publiques comme à la direction d’entreprises privées. La persistance de cette pratique conduit évidemment à de possibles conflits d’intérêts. Aucun frein n’a été mis en place pour éviter ces risques majeurs et respecter l’éthique de la fonction publique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère, qu’en cas d’alternance politique en 2017, compte tenu des excès intervenus dans les nominations, l’État PS devra être démantelé.


  

PRIMAIRE DES RÉPUBLICAINS :

LE M.I.L CONFIRME SON ENGAGEMENT CONTRE LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 30 mai 2016

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Repère : La primaire des Républicains a comme objectif d’arriver à ce qu’il n’y ait qu’un seul candidat de la droite et du centre lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Ainsi ce candidat aura toutes les chances de faire un bon score, voire d’arriver en tête dès le premier tour. Tous les candidats de la primaire s’engageront par écrit, lors du dépôt de leur candidature en septembre, à soutenir le vainqueur des primaires. 


Il s’agit d’un mécanisme proposé en 1989 par Charles Pasqua, Alain Peyrefitte, Gérard Longuet, Philippe Mestre, les professeurs Denise Flouzat, François Goguel, Roland Drago, Dominique La Tournerie. C’est ainsi que fut créé l’association «Primaires à la Française pour l’Élection Présidentielle». Cela a abouti à la signature d’une charte pour les primaires par de très nombreuses personnalités dont notamment Jacques Chirac, Valérie Giscard D’Estaing, Philippe Séguin, Alain Juppé, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie lors d’un bureau politique de l’Union Pour la France (il s’agit de l’union du RPR et de l’UDF) le 10 avril 1991. Les socialistes n’ont fait que reprendre l’idée en 2011.


Même si le principe de la primaire est contraire à l’esprit de la Vème République, elle présente des éléments positifs structurants permettant d’aboutir au choix d’un seul candidat avant l’élection et de réduire le nombre de candidatures de témoignage comme cela a eu lieu en 1981. Voici ces éléments :


-Une pré-mobilisation électorale avant la campagne de 2017, 


-la mise en place de divers réseaux qui pourront tous être mobilisés pour la campagne de l’élection présidentielle proprement dite,


-la mise en évidence de la multiplicité des talents. Les Républicains affichent une diversité de profils politiques nationaux,


-une forte convergence des pré-programmes des candidats, même s’il demeure des nuances et quelques différences au niveau du calendrier d’exécution des mesures. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) adopte quant à cette primaire une position claire et nette.


L’objectif du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) est de défendre les valeurs gaullistes, civiques et patriotiques. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) entend combattre sur tous les terrains la gauche et ses alliés et permettre l’alternance avec une droite républicaine.


Pour atteindre ces buts, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne soutient aucun candidat à la primaire. Il ne s’agit pas d’une neutralité mais d’un choix pour la France et contre la gauche. Car demain, il faudra rassembler toute la droite et le centre afin de mener la véritable bataille de la présidentielle qui aura lieu en 2017.


En conséquence, pour la période jusqu’en novembre 2016, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) aidera, dans la primaire, tous les candidats crédibles qui demanderont son aide, notamment lors des réunions publiques. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) répondra présent dans la mesure du possible à la condition que cela soit sous ses couleurs (avec une croix de lorraine et le slogan «fiers d’être gaullistes»), que ses militants soient disponibles et que cela n’entraine aucune dépense pour eux.


De même, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle tous ses adhérents, ses militants et ses sympathisants à être présents dans toutes les réunions de tous les candidats avec son insigne avec croix de lorraine (que chaque adhérent peut commander auprès du siège national) afin de montrer que partout il y a des gaullistes, que le gaullisme n’a pas disparu du terrain politique et civique et que le gaullisme n’a pas été tué par certains politiques.


Par ailleurs, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage, en fonction de ses moyens financiers, à participer au succès de la primaire par une campagne en faveur de la participation d’un maximum de citoyens à ce scrutin inédit. Il s’agit de faire participer des personnes de droite en dehors du rang des partis.


Dans tous les cas, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutiendra le vainqueur du second tour de la primaire de la droite et du centre et engagera toutes ses forces militantes dans la bataille contre la gauche en 2017 et pour empêcher la réélection de François Hollande. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) militera pour rassembler les militants des concurrents de la primaire afin de démontrer qu’en décembre 2016, comme maintenant et hier, l’adversaire est la gauche et qu’il faut battre François Hollande.

  

DANS LE PRIMAIRE, APPRENONS AUX ENFANTS LE FRANCAIS PLUTOT QUE L’ARABE

Télécharger la communication du MIL du 1er juin 2016

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Repères : Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l'Éducation, a déclaré sur BFMTV : «L'enseignement de l'arabe se fera dès le CP, dès qu'on aura les moyens pour le faire».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la déclaration de Najat Vallaud-Belkacem, car elle laisse supposer que, sous réserve de moyens humains nécessaires (mais non existants), des classes de langue arabe pourraient voir le jour dans les écoles primaires.

Dans le contexte actuel de la société française, cette initiative, si elle voyait le jour, conduirait automatiquement au renforcement d’un communautarisme musulman dans les écoles, dès l’enfance. Elle déboucherait sur le regroupement d’enfants issus de familles de tradition musulmane dans les écoles.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que, dans les écoles, la priorité doit être accordée à l’enseignement du français pour atteindre en fin de cycle un niveau indispensable dans la maitrise de l’oral, de la lecture et de l’écrit. Les résultats des évaluations prouvent que ce n’est pas aujourd’hui le cas pour un nombre important des élèves à leur entrée au collège en sixième. Cette priorité vaut pour tous les jeunes Français, comme pour les étrangers scolarisés en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) note l’intention affichée par le ministère de mettre progressivement un terme à l’«enseignement de langues et de cultures des communautés d'origine» (Elco). Il s’agit d’un dispositif né dans les années 70 qui concerne essentiellement l’enseignement de l’arabe et du turc. Il permet à des intervenants étrangers, désignés et rémunérés par leur ambassade d’origine (notamment l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie), d’intervenir auprès des élèves du primaire pour leur enseigner «leur langue et leur culture d’origine». Il est apparu que certains de ces enseignements se transforment souvent en «catéchisme islamique». Ce dispositif est scandaleux et il faut le supprimer rapidement ainsi que le principe des «langues des pays d’origine» dans le cadre de l’éducation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il est illusoire de vouloir diversifier les enseignements dans les écoles, et que compte tenu des objectifs à atteindre (inscrits aux programmes) et des effectifs enseignants disponibles, il est nécessaire de se concentrer sur les fondamentaux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’apprentissage des langues étrangères doit prioriser l’anglais, compte tenu de l’importance internationale de cette langue. Il ne s’agit pas là d’un choix, mais d’un constat de la réalité actuelle où des secteurs entiers, du numérique à la santé, imposent la pratique professionnelle de cette langue sans même parler des activités à l’international.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’apprentissage des langues classiques (latin, grec), des langues étrangères (principalement l’allemand, l’espagnol et l’italien, c’est-à-dire des langues frontalières) ou des langues régionales à vocation à débuter au niveau du collège ou du lycée en fonction des personnels disponibles. Les autres langues étrangères (telles que le russe, le chinois, l’arabe ou des langues plus rares) sont du ressort de l’enseignement supérieur, sauf exceptions, comme le proposent déjà les universités.


  

PCF, AFFAIBLI MAIS DES CAPACITÉS DE NUISANCE

Télécharger la communication du MIL du 7 juin 2016

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Repères : Le 37ème congrès du Parti communiste français (PCF) a eu lieu du 2 au 5 juin 2016. Ces Congrès ont lieu tous les 3 ans. Le secrétaire national, Pierre Laurent, a été reconduit ‎a une faible majorité d'un peu plus de 51% des suffrages. 


Le Parti communiste français se trouve aujourd’hui affaibli. Il n’affiche plus que 52.000 adhérents ayant renouvelé leur cotisation (chiffre sans doute gonflé puisque seuls 30.000 adhérents ont voté lors du Congrès) sur une population de l'ordre de 100.000 membres. Le Parti communiste aurait perdu 40% de ses adhérents entre 2011 et 2016. Il ne dispose d’aucun leader connu et charismatique depuis des années. Le nombre de ses élus municipaux, départementaux et régionaux a chuté progressivement. Il a obtenu seulement 5 à 6% des voix aux élections régionales de novembre 2015. Le PCF a subi à la fois les effets de la baisse générale de la gauche et de la disparition progressive de l'alliance avec le PS existante depuis des décennies (après une période historique d’opposition entre la SFIO, ancêtre du PS, et le PCF). Le Parti a perdu des mairies, même s’il est parvenu à en conserver un certain nombre. Il ne préside plus qu'un département (Val de Marne). Certains élus locaux ont préféré prendre leurs distances avec le Parti pour conserver le bénéfice d'une union de la gauche. Les groupes parlementaires «communistes» se sont ouverts à des apparentés pour subsister. Leur existence apparait fragile. Le PCF est à peine représenté au Parlement européen (voir la Communication du MIL du 6 octobre 2015 : «Les partis communistes agissent toujours au sein de l’Union européenne»).

Le PCF a intégré le «Front de gauche» réunissant à la fois des militants communistes (PCF ou dissidents), trotskystes, socialistes et écologistes, mais, à ce jour, cette coalition est en sommeil au niveau national.


Néanmoins, le Parti communiste français conserve des pouvoirs, notamment : un appareil politique, des locaux, des médias, des manifestations «populaires», des permanents, une capacité de campagne de terrain, une réserve d’anciens militants mobilisables en certaines occasions. Le Parti communiste français conserve des liens forts avec des associations nationales, historiquement proches de lui, et avec des confédérations syndicales, dont la CGT et la Fédération syndicale unitaire (FSU) (présente dans la fonction publique et en particulier l’éducation nationale). Les liens entre le PCF et ces organisations sont effectivement moins structurels qu’ils ne l’ont été (avec des jeux de double appartenance des responsables nationaux), mais il existe une convergence objective des stratégies et un jeu de soutiens concrets entre le Parti et ses organisations satellites. Par exemple, la campagne organisée par la CGT et ses alliés contre la loi travail est parfaitement en phase avec la contestation du PCF (projet de motion de censure de gauche contre le gouvernement). Philippe Martinez (CGT) a eu droit à un accueil triomphal lors du 37ème congrès du PCF. 


Pour la présidentielle de 2017, Pierre Laurent défend le principe d’une candidature commune des forces de gauche, allant «des écologistes aux socialistes déçus de la politique gouvernementale». Il a obtenu que le PCF remette à novembre 2016 le choix du candidat qui sera soutenu par le parti. Il plaide pour une primaire à la gauche de la gauche. Le PCF ne soutiendra donc pas, au moins dans l’immédiat, la candidature personnelle de Jean-Luc Melenchon. Ce dernier ne dispose pas, à ce jour,  de soutien d’un parti politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) affirme que François Hollande aura tout fait pour «réduire» le PCF avec le concours de Jean-Christophe Cambadelis à la tête du PS. Il y est parvenu en partie. Mais le Parti communiste demeure toujours la force la plus capable de mobiliser «la gauche de la gauche» en raison de sa force militante et organisationnelle ainsi que de ses multiples relais. Il est décidé à combattre méthodiquement l’équipe de François Hollande.


  

CLANDESTINS MIGRANTS : PLUS DE PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 12 juin 2016

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Repère : Le terme de «migrants» utilisé par les médias ou les politiques pour désigner des étrangers entrés illégalement en France est faux. Il existe des règles de droit qui régissent l'entrée et le séjour des étrangers en France, notamment : libre accès venant de certains pays, visas délivrés sous certaines conditions, autorisations accordées à des étudiants étrangers, procédure de demande d'asile. La France est tout le contraire d'un pays fermé. L'entrée clandestine d'étrangers sur le territoire national conduit à nommer ces étrangers des «clandestins», c'est à dire des étrangers en situation irrégulière, et non des «migrants». D’où l’utilisation par le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) depuis plusieurs mois du terme ««clandestins-migrants ». 


La période actuelle est marquée par l’arrivée en masse de dizaines de milliers de clandestins en France. Des problèmes de trafics divers, de traite humaine (prostitution, achat d’enfants, etc.), d’infiltrations terroristes, de santé publique (cas de tuberculose chez des clandestins) existent. Ils sont à traiter quotidiennement par les forces de l’ordre, mais ils ne résument pas à eux seuls la problématique posée par l’installation en France de clandestins.


Un consensus existe dans l’opinion française à ce propos qui est en faveur d’une aide à l’étranger (en particulier des réfugiés de guerre) mais non pour une installation durable en France de populations étrangères que nous ne pouvons plus accueillir. Sauf rare exception, ces personnes ne sont pas francophones, pour la plupart non qualifiées, ignorant la culture et les usages de la société française. Leur avenir doit être dans leur pays d’origine, avec notre éventuelle aide matérielle. Il n’est pas acceptable de voir s’installer de nouveaux quartiers étrangers en France, alors même que l’assimilation en France de millions de personnes, issues de l’immigration, est en partie un échec de part le trop grand nombre de personnes.


Le problème des clandestins reste à la pointe de l'actualité. Plus de 5.000 clandestins sont en permanence à Calais. Des clandestins, poussés à être demandeurs d’asile, sont répartis quotidiennement vers des points d’accueil dans toute la France, mais le flux arrivant sur Calais serait encore de plus de 1.500 clandestins par mois. La poursuite de l'arrivée de clandestins, de la Libye vers l’Italie, se traduit, en dépit des mesures prises et des centres d’accueil ouverts en Italie, par une arrivée massive de réfugiés africains ou asiatiques en France. Les contrôles aux frontières ne font qu’un peu ralentir le flux. Le problème dépasse évidemment la région de Calais, des actions de démantèlement des camps de clandestins ont lieu régulièrement à Paris. Elles concernent des milliers de personnes. Et ces campements ne révèlent que la partie immergée de l’iceberg de l’immigration clandestine en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce un nombre de clandestins entrant en France bien supérieur à celui annoncé par le gouvernement socialiste en 2015 (c’est-à-dire 30.000 clandestins supplémentaires appelés à devenir des demandeurs d’asile en 2015 et 2016). L’engagement de François Hollande, plus limité que celui de l’Allemagne, est largement dépassé sur le terrain.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à la mise en place de contrôles beaucoup plus rigoureux aux frontières nationales, dans l’attente d’un contrôle efficace, éventuel dans le futur, aux frontières des pays de la zone de Schengen.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge indispensable que l’État mobilise concrètement les moyens suffisants, en effectifs et en transports, pour assurer le départ des étrangers en fin d’autorisation légale de séjour (fin de visas, fin d’études réussies ou non, des étudiants étrangers, rejet des demandes d’asile) et pour organiser les expulsions de clandestins, conformément aux lois en vigueur. Il faut réorganiser des charters comme du temps des ministres de l’intérieur Charles Pasqua, Robert Pandraud et Jean-Louis Debré.


  

ISLAMISTES : DES CRIMES DE GUERRE ET DES ASSASSINATS POLITIQUES

Télécharger la communication du MIL du 15 juin 2016

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Repères : un islamiste vient de commettre un massacre en Floride (États-Unis) et un autre islamiste vient d’assassiner deux fonctionnaires de police en France. 

Au-delà des guerres en cours en Asie (Pakistan, Afghanistan), au Proche Orient, au Yémen, en Libye, dans le Sahel et dans le centre de l'Afrique (autour du lac Tchad), les groupes islamistes organisent ou suscitent des ‎crimes à travers le monde entier dans les pays occidentaux comme dans des pays musulmans (Égypte, Tunisie). 


Les groupes islamistes commettent des actes de guerre (comme pour le 11 septembre ou le massacre du Bataclan visant des civils) et des assassinats politiques (comme cela a été le cas à l'encontre des caricaturistes de Charlie Hebdo, ou, hier encore, de deux policiers français). 

Les récentes actions menées par des islamistes en France et au États-Unis semblent constituer une réponse aux défaites du groupe État islamique au Moyen-Orient. Les forces militaires locales luttant contre le groupe État islamique sont appuyées au sol par les forces spéciales et par des interventions aériennes françaises et américaines. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ‎partage la douleur des familles, des proches des victimes ainsi que celle des fonctionnaires d’ordre dans leur ensemble. La nation française toute entière se sent solidaire des victimes des partisans de l'idéologie politique islamiste. Car il s'agit bien de crimes politiques et non de nature religieuse comme veulent le faire penser le groupe État islamique ou les organisations Al-Qaida.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l'interprétation communautariste ‎du massacre survenu en Floride et les propos tenus par des responsables politiques et des journalistes. Ce sont des hommes et des femmes qui ont été tués ou blessés par un islamiste à Orlando. L'origine, la profession (agents exerçant une autorité), les opinions ou les choix de vie des victimes ne constituent pas l'élément central des crimes qui ont été commis. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que dans les récents cas d'attentats et de massacres les auteurs avaient déjà été repérés par la police en France comme aux États-Unis. La surveillance concernant ces individus s'était relâchée ou avait été abandonnée faute de moyens. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le gouvernement doit tirer les conséquences de cette réalité et renforcer les moyens en effectifs et en matériels pour mener toutes les actions afin de prévenir efficacement les actions des terroristes islamistes. 

Les décisions de justice et d'application des peines doivent être prises en tenant compte de la dangerosité de ces profils islamistes susceptibles de passer à l'acte.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le laxisme de certaines décisions et, pour le moins, une sous évaluation des risques que présentent des activistes islamistes par certains juges ou services de l'État. ‎La question de la responsabilité des décideurs à tous les niveaux semble aujourd'hui devoir être posée. 


  

PRIMAIRE DU PS, HOLLANDE CANDIDAT EN 2017

Télécharger la communication du MIL du 22 juin 2016

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Repère : Le Parti socialiste (PS), les radicaux de gauche (PRG) et les écologistes de l’UDE, rassemblés au sein de «La belle alliance populaire», ont décidé d’organiser une primaire pour désigner leur candidat pour la présidentielle 2017, les 22 et 29 janvier 2016. Le Conseil national du PS d’octobre précisera les modalités du scrutin après une consultation symbolique des partenaires du PS.


Le dispositif, annoncé par Jean-Christophe Cambadélis, a vocation à «relégitimer» la candidature de François Hollande trois mois avant l’élection présidentielle de 2017. Le scénario prévoit trois phases : 


1-Hollande annonce son intention de se porter candidat à la présidentielle début décembre 2016, face au candidat désigné à l’issue de la primaire de la droite et du centre en novembre.


2-Hollande se présente ensuite, entre le 1er et le 15 décembre 2016, à la primaire organisée par le PS en janvier 2017 et la remporte au second tour. Il court, a priori, peu de risques, car les candidatures alternatives (Gérard Filoche, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Arnaud Montebourg, Christian Paul) vont éparpiller les suffrages. La seule menace pour Hollande serait la candidature de Martine Aubry, mais celle-ci ne semble pas décidée à se présenter à ce jour. Rappelons qu’en 2011, lors de la primaire à gauche au second tour, Hollande avait obtenu 56,6% des voix contre 43,4% pour Aubry (avec une participation de 2,9 millions de personnes).


3-Hollande se présente en février 2017 comme le candidat de la «gauche de gouvernement» contre la «gauche radicale» incarnée par Jean-Luc Mélenchon.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que François Hollande, son équipe et le PS ont mis au point la stratégie de la dernière chance. Compte tenu de la très faible cote de popularité actuelle d’Hollande, ce scénario apparaît d’une grande fragilité, mais c’est le seul jouable par le candidat président pour s’assurer le soutien de son parti et de ses supplétifs radicaux et écologistes. Cette opération a également pour but d'éviter une candidature socialiste dissidente, par exemple celle d'un Arnaud Montebourg. Car, si ni les radicaux de gauche ni les écologistes ralliés au PS ne vont aller contre la candidature du Président à sa réélection, le danger pour Hollande se situe au niveau de l'aile gauche du PS, même si les candidats de qualité n'affluent pas.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que le Parti socialiste joue sa survie politique dans cette affaire. Il court deux risques majeurs :


-Que Hollande soit absent du second tour de la présidentielle de 2012, ce qui semble possible aujourd’hui,  tant la campagne électorale qui vient sera incertaine (et les éléments extérieurs imprévisibles).


-Que Hollande soit égalé ou battu par un Jean-Luc Mélenchon soutenu par «la gauche de la gauche» dès le premier tour. ‎Le contexte européen donne des exemples récents de coalition de forces de culture marxiste battant les partis sociaux-démocrates. Cela est le cas en Espagne (Unidos Podemos) ou en Grèce (Syriza). Cette inversion du rapport de force entre sociaux-démocrates et gauche communiste n'est pas acquise en France, mais envisageable pour 2017, compte tenu de la fracture profonde entre d’une part le gouvernement socialiste et d’autre part la CGT, le PCF, le Parti de gauche, l’extrême gauche, etc.


Ce (ou ces) échec (s) mettrai(en)t en cause l’existence même du Parti socialiste sous sa forme actuelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la vie politique va s’organiser d’ici à 2017 autour de quatre forces politiques principales : la droite républicaine et le centre, le parti socialiste, la gauche communiste et le front national, dont les candidats probables sont seuls crédités de plus de 10% des suffrages.

  

BREXIT, UN ÉCHEC DES FÉDÉRALISTES EUROPÉENS

LE MIL POUR UNE EUROPE DES NATIONS

Télécharger la communication du MIL du 24 juin 2016

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Repère : Les Britanniques ont été appelés à se prononcer pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. 51,9 % des votants viennent de se prononcer en faveur de la sortie (le «Brexit»). Des négociations de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne vont s’engager pour déterminer la sortie des traités existants et les formes de partenariats qui prendront ou pas la suite, dans un délai théorique de deux ans.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend acte du vote des Britanniques et de la sortie à court terme de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Cette sortie vient rappeler que l’Union européenne n’a jamais été une nation, mais bien une union des nations liées par des traités internationaux, pouvant toujours être remise en cause.


La responsabilité du départ de la Grande-Bretagne est portée par les partisans du fédéralisme européen qui ont œuvré sans discontinuer en faveur d’une «intégration à marche forcée» des pays membres au sein de l’Union. Ce départ acte l’échec des fédéralistes. Le combat contre eux va pouvoir se poursuivre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement le projet alternatif, évoqué par certains responsables politiques français, d’une intégration fédérale renforcée au sein du noyau initial de la construction européenne comprenant l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne également tout projet politique d’une France isolée, sans rapport avec ses voisins et sans dimension européenne. Ce projet devra être fermement combattu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son soutien à la réorientation de la politique européenne vers une «Europe des nations », projet engagé par le général de GAULLE.


Les responsables politiques français et ceux des autres pays européens doivent mesurer les risques de départ d’une série de pays s’ils n’engagement pas rapidement un changement en profondeur de la politique actuelle de l’Union européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) soutient l’idée de l’adoption d’une nouvelle politique au sein de l’Union européenne sur le concept d’«Europe des nations».


Concrètement, il s’agit de limiter les compétences de l’Union européenne à l’essentiel (certains échanges économiques, contrôle des frontières extérieures, solidarité en cas de crise, etc.) et de laisser aux nations, par subsidiarité, une plus grande marge de manœuvre pour une gestion politique des problèmes nationaux qui sont de leur seul ressort.


Cette nouvelle politique nécessite de nouveaux traités internationaux. Une priorité complète doit être donnée à la représentation par les chefs d’États des nations européennes, et leurs parlements, par rapport aux instances actuelles, notamment : commission européenne non représentative, représentation au parlement européen sans lien avec les parlements nationaux, corps de fonctionnaires «apatrides» dans les instances de Bruxelles.

  

ISLAMISTES EN GUERRE PARTOUT DANS LE MONDE

Télécharger la communication du MIL du 5 juillet 2016

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Repères :

1-Turquie : Istanbul, mardi 28 juin 2016, au moins 45 personnes sont mortes au cours d’une attaque-suicide à l’aéroport international. Cet attentat est attribué au groupe Etat islamique.

2-Bangladesh : Dakka, vendredi 1er juillet 2016 : 20 civils ont été tués, pour la plupart à l’arme blanche, suite à une prise d’otage dans un restaurant revendiquée par le groupe État islamique

3-Irak : Bagdad, dimanche 3 juillet 2016 : au moins 120 personnes ont été tuées et plus de 130 autres blessées dans un attentat suicide revendiqué par le groupe État islamique.


Ces événements récents s’inscrivent dans la continuité d’une série d’attentats perpétrés très régulièrement par des groupes de terroristes islamistes en 2016 à travers le monde. Ils font suite aux crimes de guerre commis en Europe : à Paris (en novembre 2015) et à Bruxelles (en mars 2016) par des combattants islamistes.


La guerre engagée par des soldats, qui ont adopté l’idéologie islamiste totalitaire, confirme la menace présente. Les islamistes combattent de manière assez classique sur le terrain dans plusieurs pays où ils ont conquis et contrôlent des territoires (Cameroun, Centrafrique, Irak, Libye, Nigéria, Somalie, Syrie, Yémen…) et, dans d’autres pays, par des méthodes terroristes en commettant des crimes de guerre (à l’encontre de civils) et des séries d’assassinats politiques.


Les événements confirment également qu’il s’agit d’un mouvement internationaliste où se rejoignent des individus originaires du Proche-Orient, d’Arabie, du Maghreb, d’Asie centrale et d’Afrique subsaharienne, mais aussi d’Europe ou de la Fédération de Russie (Daghestan, Tchétchénie, etc.).


La guerre, qui a été engagée par les islamistes contre le reste du monde, est devenue un conflit international d’une nature nouvelle et asymétrique dans les moyens mis en œuvre. L’objectif des islamistes est double : d’une part, il réside dans la prise de contrôle politique par la force des pays musulmans, ou à majorité musulmane, et, d’autre part, il suppose la soumission, ou la destruction, des pays non musulmans.


Cette idéologie politique traverse divers groupes islamistes selon l’historique des mouvements (Al-Qaida, groupe État islamique…) et le contexte territorial des actions menées (Boko Haram au Nigéria, Shebab en Somalie, etc.). Il existe bien une diversité des acteurs, mais une idéologie islamiste partagée dans le contexte international de ce début du XXIème siècle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les attentats et massacres successifs perpétrés par les islamistes doivent être considérés comme un ensemble et pas seulement comme une succession d’événements ponctuels. La situation de guerre doit être reconnue par l’opinion.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que des mesures de sécurité très rigoureuses doivent être prises. Il est indispensable de prévoir les conséquences probables des récentes défaites militaires du groupe Etat islamique en Syrie, en Irak ou en Libye. C’est-à-dire le retour des combattants d’origine européenne, dont environ 1 500 français vers la France.


Ce retour risque de se conjuguer avec une volonté de représailles en particulier à l’encontre des pays engagés contre les forces islamistes, comme la France.

  

LA CGT CONDUIT UN POLE DE BLOCAGE DES REFORMES

Télécharger la communication du MIL du 15 septembre 2016

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Repères : Sept syndicats, Confédération générale du travail (CGT), Force ouvrière (FO), Fédération syndicale unitaire (FSU), union syndicale Solidaires, Union nationale des étudiants de France (UNEF), Union nationale lycéenne (UNL) et Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), ont organisé une série de manifestations contre la loi travail le jeudi 15 septembre. Elles ont donné à nouveau lieu à des violences à Paris et Nantes. C’est la quatorzième et dernière journée de manifestation contre ce texte de loi. Pour bloquer l’application de la loi, ces organisations comptent engager divers recours en justice contre l’application de la loi au travers de questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) ou de série de recours individuels, en particulier en invoquant «une rupture d’égalité entre les salariés d’une même branche».


La mobilisation de syndicats et d’associations de jeunesse de gauche contre la loi travail aura duré près de 6 mois pour finalement échouer. Le soutien apporté à cette opposition par les parlementaires communistes, écologistes et de la gauche du PS n’aura pas suffi à bloquer l’adoption du texte. Certes, plusieurs modifications législatives successives ont réduit la portée du texte par rapport à sa version initiale, d’autres mesures de censure ont été décidées par le Conseil constitutionnel sur des points secondaires. Mais un texte de loi a été définitivement adopté et ses textes d’application sont pris, par le gouvernement socialiste, d’ici à janvier 2017. Les services de ressources humaines du secteur privé (entreprises comme associations) se préparent à appliquer la loi dans ses dispositions obligatoires et examiner les démarches potentielles qu’ils peuvent choisir d’adopter (accords d’entreprises).


Les syndicats opposés à cette loi annoncent désormais l’ouverture d’une guérilla juridique contre l’application de la loi en faisant appel à une armée de juristes au niveau français, voire international (Organisation internationale du travail (OIT) ou même la Cour de justice européenne …). Sans débattre du fond du texte, qui comprend de très nombreuses dispositions, majeures comme de détail, il s’impose de s’interroger sur la capacité de blocage des réformes que peuvent exercer des syndicats et associations de jeunesse de gauche pour préparer l’avenir.


Un nouveau rapport de force entre organisations syndicales de salariés du secteur privé s’est installé en 2016, avec :

-d’un côté, la CGT, Force ouvrière (FO), la FSU et Solidaires,

-de l’autre, la CFE-CGC, la CFTC, la CFDT et l’UNSA.


Ces deux pôles sont en désaccord sur les réformes du Code du travail, comme sur l’évolution des régimes sociaux. Le paysage diffère parfois dans certaines branches (par exemple dans les fédérations de Force ouvrière ou de la CFDT dissidentes) ou telle entreprise. Il existe évidemment des nuances dans chaque camp, par exemple entre la CGT et FO ou entre la CGC et la CFDT, mais le paysage global des organisations syndicales comporte deux blocs d’importance comparable. Les prochaines élections professionnelles dans le secteur privé marqueront une éventuelle évolution de ce rapport de force au travers des résultats obtenus.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la capacité de blocage, ou du moins de freinage, des réformes, d’un pôle syndical conduit par la CGT, soutenu politiquement par la gauche du PS, EELV, le Parti de gauche, le Parti Communiste, le Nouveau Parti Anticapitaliste, Lutte ouvrière…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les responsables de la droite républicaine à analyser et à anticiper sereinement ces postures syndicales et ces actions de blocage, de toute nature, qui ne manqueront pas d’apparaître, après les élections, à l’heure des réformes indispensables à la vie économique et sociale de la France. Demain, il faudra des mouvements citoyens pour défendre sur le terrain les réformes nécessaires.

  

LES SOUTIENS EN FRANCE DES CLANDESTINS

Télécharger la communication du MIL du 8 septembre 2016

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Repères : La situation actuelle des immigrés clandestins (camps de Calais, campements à Paris...) se caractérise par la non-mise en œuvre complète des lois existantes (non-expulsion des déboutés du droit d'asile, défaut de contrôle des frontières nationales, absence de contrôle du retour dans leurs pays des étudiants étrangers en fin d'études ou des détenteurs de visas périmés, etc.) par le gouvernement socialiste.  


La politique de traitement de l'immigration extra européenne en France donne lieu à des débats récurrents. Elle comporte un volet concernant la venue et le séjour légal d'étrangers (étudiants, tourisme, autorisation de séjour, etc.) ‎et un volet relatif à l'immigration clandestine débouchant ou non sur des demandes d'asile.


L'opinion est largement hostile à cette immigration clandestine‎. Les responsables de la droite républicaine ont acté cette attente des Français en formulant toutes une série de propositions sur l’immigration dans le cadre de la primaire de la droite et du centre. Elles constituent aujourd'hui l'un des points de clivage fort entre la droite et la gauche dans la campagne présidentielle.


Il existe différents types de partisans de l'immigration en France :

-des partis politiques (en particulier le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) qui tend à remplacer l’ouvrier par l’immigré dans son schéma de la lutte des classes),

-des syndicats comme SUD solidaires ou la FSU,

-des associations spécifiques pro-immigration, comme l’Union nationale des sans-papiers (UNSP), France terre d'asile, GISTI, FASTI, « Droits Devant ! », etc.,

-des mouvements anti racistes (en raison de l’origine des clandestins) comme le MRAP, etc.,

-des associations humanitaires, comme le Secours populaire ou EMMAÜS France, qui vivent de leurs actions de solidarité,

-des organisations confessionnelles, comme la CIMADE,

-des groupes liés à des communautés étrangères, agissant en faveur des ressortissants de leur pays d’origine,

-certains universitaires et chercheurs (historiens, démographes, sociologues, etc.) théorisant une immigration inéluctable sur des motivations idéologiques,

-des organisations criminelles (allant des simples passeurs aux proxénètes de migrants),

-des mouvements extrémistes : militants "no borders", « ni patrie ni frontière », etc.

Les discours et la pression de ces divers groupes convergent pour freiner ou bloquer les politiques de contrôle de l'immigration. 


Toute nouvelle politique migratoire, comme celle annoncée par les candidats de la primaire à droite, est destinée à rencontrer une opposition radicale de ces forces politiques ou associatives pro-immigration. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ‎pronostique le prévisible affrontement entre un gouvernement de droite décidé à tenir ses engagements et les forces pro-immigration. En effet, la simple application des lois en vigueur conduira à de fortes tensions avec les forces pro-immigration. Les mesures nouvelles viendront renforcer l'épreuve de force à prévoir. Ces risques ne doivent pas empêcher la mise en œuvre d’une politique nouvelle en matière d’immigration et de traitement des clandestins, mais ils doivent être anticipés par toutes mesures utiles relatives à chacun de ces groupes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge, par ailleurs, que le contrôle effectif des frontières et la concrétisation des expulsions des étrangers en situation irrégulière nécessitent des moyens matériels et humains conséquents. ‎Ceux-ci doivent être obtenus par un réel effort budgétaire et une réorganisation des moyens affectés (réduction de la période d'instruction des demandes d'asile, non-accès à certaines aides sociales, etc.). Ces économies dans la gestion publique de l’immigration reposent principalement sur la réduction du temps de séjour en France des étrangers en situation irrégulière. 

  

LA TURQUIE VERS UN REGIME AUTORITAIRE

Elle n’a pas sa place dans l’Union européenne

Télécharger la communication du MIL du 2 septembre 2016

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Repères : La Turquie a engagé une offensive au sol sur le territoire syrien, rompant avec sa politique étrangère antérieure. Les dirigeants turcs se sont engagés dans des changements d'alliances qui ne sont probablement pas achevés.


Cette opération militaire turque est officiellement dirigée contre le groupe islamique, mais elle vise en fait à repousser les forces kurdes syriennes de la frontière turque. ‎Cette offensive est une illustration du changement de politique turque.


Le glissement progressif de la Turquie vers un régime autoritaire, et confessionnel musulman, modifie l'équilibre du Moyen-Orient et ‎apparaît comme un problème nouveau aux frontières orientales de l'Union européenne (Bulgarie, Grèce, Chypre). La Turquie est un pays important car peuplé de 75 millions d'habitants.


Le président turc, Erdogan, ayant perdu la majorité absolue lors des élections, s'efforce de changer les règles du jeu politique par tous les moyens. Il vise un régime présidentiel encore plus autoritaire. Il a repris une guerre civile contre les populations kurdes, interrompant les négociations ‎engagées et la trêve existante, et a engagé des poursuites contre les députés des régions à majorité kurde.

La liberté d'expression n'existe pratiquement plus en Turquie. Des médias ont été fermés, des journalistes emprisonnés, des parlementaires poursuivis après la levée massive des immunités parlementaires.


Suite à une tentative de coup d'État militaire (dont on a peine à identifier les instigateurs), le président Erdogan a déclenché une répression et une épuration à l'égard de juges, de militaires, d’universitaires, etc. soupçonnés d'appartenir à une mouvance islamiste concurrente de celle du parti du président.


Ces mesures massives d'épuration et d'emprisonnement de dizaines de milliers de personnes n'ont pas d'équivalent dans l'histoire contemporaine. ‎Les procès qui devraient faire suite font naturellement penser aux purges staliniennes.


L’entrée en guerre de la Turquie en Syrie, la multiplication des actes terroristes menée par le groupe État islamique et des actes de guerre de combattants kurdes contre les policiers et soldats turcs, ajoutent à la tension. Dans ce contexte, les forces politiques laïques (kurdes, nationalistes ou de gauche) apparaissent prises au piège et ne s'opposent pas à l'évolution de la Turquie vers un état autoritaire confessionnel.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le silence complice de François Hollande et du gouvernement socialiste face à la dégradation brutale de la situation politique en Turquie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les déclarations du président de la Commission européenne, Nicolas Junker, ‎en faveur de la relance de ces négociations d'entrée de la Turquie au sein de l'Union, alors même que plusieurs pays ont fait connaître leur opposition à cette démarche. Cette position illégitime vient alimenter les critiques du système de représentation de l'Union européenne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle, dans ce contexte, que les négociations d'entrée de la Turquie dans l'Union européenne n'ont plus lieu d'être. Les récentes décisions politiques de l'exécutif turc ont contribué à creuser un fossé profond entre ce pays et les démocraties occidentales.

  

MÉDAILLE DE RECONNAISSANCE AUX VICTIMES DU TERRORISME, UNE DISTINCTION CONTESTABLE SUR LE FOND ET LA FORME

Télécharger la communication du MIL du 3 octobre 2016

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Repères : Le décret du 12 juillet 2016 a créé la «médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme». Il s’agit d’une «médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme destinée à manifester l’hommage de la Nation aux victimes d’actes terroristes commis sur le territoire national ou à l’étranger au bénéfice des Français tués, blessés ou séquestrés lors d’actes terroristes commis sur le territoire national ou à l’étranger et aux étrangers tués, blessés ou séquestrés lors d’actes terroristes commis sur le territoire national ou à l’étranger contre les intérêts de la République française».


La création de cette nouvelle médaille pose plusieurs problèmes. La première question porte sur l’opportunité de la création de cette médaille à destination des victimes du terrorisme, la seconde sur l’ordre protocolaire de cette décoration par rapport au système existant préalablement. La création de cette médaille avait pour objectif de rendre hommage aux victimes, sans leur décerner la Légion d’honneur («la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes»), décoration destinée à récompenser les citoyens «les plus méritants dans tous les domaines d’activité» en proposant un symbole nouveau.


Les associations de victimes et de proches des victimes ont, pour la plupart, réagit défavorablement à la création de cette «distinction» dans la mesure où leurs demandes portent sur la vérité des faits terroristes, sur les démarches administratives, sur la prise en charge des victimes, sur les dédommagements, sur la lutte contre le terrorisme lui-même, mais pas sur l’attribution d’une médaille !


Les associations d’anciens combattants contestent, quant à elles, le fait que cette nouvelle médaille soit placée à un rang hiérarchique supérieur à celles des blessés de guerre. Les médailles décernées par la présidence de la République ont en effet un rang supérieur à celles décernées par le ministère de la Défense. Par ordre d'importance protocolaire, la «médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme» étant décernée par décret présidentiel (et non ministériel) se porte derrière : l'ordre national de la Légion d'honneur, l'ordre de la Libération, la Médaille militaire et l'ordre national du Mérite. Ce qui fait de cette médaille la cinquième décoration la plus importante dans l'ordre de port protocolaire des décorations françaises. Elle arrive ainsi devant les Croix de guerre qui récompensent l'octroi d'une citation par le commandement militaire pour conduite exceptionnelle ou une action d'éclat au feu ou au combat et devant les croix et médailles qui ont la qualité de «titre de guerre» individuel.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge l’attribution d’une décoration aux victimes d’actions terroristes très contestable, dans la mesure où les personnes concernées ont été des victimes passives et ce qu’il leur est arrivé ne correspond pas à un mérite. La solidarité de la France à l’égard des victimes du terrorisme doit évidemment s’exercer, mais par d’autres moyens qu’une médaille (monuments de mémoire, évènements de recueillement collectif, etc.). L’institutionnalisation de cette médaille, par le gouvernement socialiste, acte le caractère pérenne du terrorisme islamiste en France. Il traduit un aveu d’impuissance global. François Hollande et Manuel Valls ne cessent-ils pas de répéter que les terroristes vont revenir… plutôt que de prendre des mesures pour empêcher ce retour.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande une modification immédiate de ce décret pour rétablir l’ordre de préséance des décorations et rétablir les décorations militaires au rang qui leur revient.


Cette nouvelle médaille, si elle était maintenue et décernée, devrait être attribuée par un ministère, celui de l’Intérieur par exemple, et se situer dans l’ordre protocolaire derrière les médailles attribuées aux combattants ou anciens combattants.

  

L’HISTOIRE DE FRANCE, UNE BASE DE L’IDENTITÉ FRANÇAISE

Télécharger la communication du MIL du 7 octobre 2016

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Repères : Des évènements anciens (émeutes dans les quartiers, etc.) comme des faits récents (attentats terroristes islamistes, etc.) font état de la faiblesse ou de l’absence d’appropriation de l’identité française par une fraction de la population. Ils rappellent que l’acquisition d’une connaissance suffisante de l’histoire de France est indispensable pour l’ensemble de la jeunesse et, plus généralement, pour tous les Français.


L’Histoire de France se trouve en effet au centre de nombreux éléments : le territoire national, la langue française, nos ascendants, un patrimoine (monuments, œuvres d’art, une littérature, un cinéma, etc.), des symboles (le drapeau, la Marseillaise, le soldat inconnu, etc.), des traditions régionales et nationales, etc. Ils forment un ensemble dont les éléments sont étroitement liés et interdépendants. La France est un pays ancien comme l’Espagne ou la Grande-Bretagne, ce qui n’est pas le cas pour tous les pays à travers le monde. Son identité nationale n’en est que plus forte et plus fournie.


Apprendre l’Histoire de France constitue un préalable indispensable à la connaissance dans la plupart des disciplines. Le choix d’un apprentissage chronologique est naturel pour décrire ce qui constitue un enchaînement historique de faits et de personnalités. En tout premier lieu, les aspects généraux dominent avec le fonctionnement de l’État et ses dirigeants (rois, empereurs, présidents, etc.), l’évolution des idées, les «grands hommes et femmes», etc. Cette approche prioritaire de l’enseignement de l’Histoire de France ne signifie pas que l’histoire d’autres pays, voisins ou lointains (par exemple l’histoire de la Chine), ou bien la description de la vie rurale berrichonne au XVIe siècle n’aient pas d’intérêt, tout au contraire, ils en ont. Mais il faut établir des priorités et, en France pour les Français, c’est l’Histoire de France qui doit être apprise dans les écoles, les collèges et les lycées dans les cours d’histoire.


Apprendre la science historique comme discipline (les méthodes de recherche, etc.) commence dans l’enseignement supérieur et conduit à des carrières d’enseignant, de chercheur ou d’autres métiers. Les études portent alors sur l’histoire en général (sans entrer ici davantage dans le détail). Cette démarche universitaire générale d’historien ne peut pas être proposée de manière pertinente aux écoliers, collégiens ou lycéens, comme c’est aujourd’hui souvent l’ambition dans les programmes.


Enfin, apprendre l’Histoire de France ne doit pas être l’occasion de jugements idéologiques ou moraux formulés, de manière implicite ou explicite, par une partie des enseignants et par certains manuels insistant sur les «pages noires de notre histoire» et sur une repentance devenue quasi pathologique. De même, l’enseignement ne doit pas donner l’occasion d’un tri des bonnes ou mauvaises périodes historiques avec «une histoire à trous». Il semble indispensable de prôner un effort permanent d’objectivité (par exemple sur un sujet comme la Révolution française).


Il faut une refonte des programmes des cours et des manuels actuels afin que l’enseignement de l’Histoire de France fasse l’objet d’une présentation complète et chronologique tout au long de la scolarité en liaison avec les autres disciplines à commencer par la littérature française. Une fois ces connaissances de base acquises sur l’Histoire de France, la porte s’ouvre à d’autres facettes de l’histoire et à celles d’autres pays…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’histoire de France est un élément indispensable de l’identité des Français ainsi qu’à tous ceux qui sont installés en France. Elle donne aussi le cadre nécessaire pour apprendre à connaître les institutions et les lois actuelles de la République. C’est-à-dire à assurer l’éducation du futur citoyen.

  

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET MASTER, UN MAUVAIS COMPROMIS ENTRE SÉLECTION ET NON-SÉLECTION

Télécharger la communication du MIL du 8 octobre 2016

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Repères : Un accord de principe sur l’organisation de l’accès à un cursus de master (deux ans M1 et M2) a été conclu le 4 octobre dans l’Enseignement supérieur. Il porte sur trois points : dès la rentrée 2017, les universités pourraient fixer des capacités d’accueil pour l’entrée en M1, afficher des prérequis (par exemple une Licence avec mention), organiser l’admission par un concours, etc. D’autre part, elles ne pourraient plus sélectionner entre le M1 et le M2, sauf en droit et en psychologie (où le M1 seul ouvre des débouchés). Enfin, pour un étudiant titulaire d’une licence qui n’a aucune proposition d’admission en réponse à ses candidatures en master, le recteur devra lui faire au moins 3 propositions d’admission, en tenant compte de l’offre de formation, des capacités d’accueil, du projet professionnel de l’étudiant, de l’établissement dont il vient, et des prérequis des formations. Une de ces propositions de master devrait être faite dans un établissement de la même académie.


Le gouvernement socialiste s’est engagé dans la voie d’un compromis entre, d’une part, la volonté de formaliser une sélection à l’entrée du master et, d’autre part, la création d’un «droit à la poursuite des études» pour les étudiants non acceptés dans les masters auxquels ils ont candidaté. Moyennant ce compromis, le gouvernement a obtenu l’accord des Présidents d’université (en demande d’une sélection) et des organisations étudiantes de gauche : FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes), proche de la CFDT, et globalement pro gouvernementale, et UNEF (Union Nationale des Etudiants de France), proche de la gauche du Parti socialiste (et plus particulièrement de Benoit Hamon), critiquant généralement le gouvernement sur tous les plans. Cette nouvelle formule d’accès des étudiants en Master a été acceptée par les organisations syndicales enseignantes du bout des lèvres, mais les positions exprimées ne sont probablement pas stabilisées.


La mise en place d’une sélection officielle en second cycle universitaire dès le M1 est une nouveauté et constitue dans une certaine mesure une rupture idéologique. La sélection à l’entrée et à la sortie du Master existait déjà, mais de manière implicite (des dossiers d’inscription étaient refusés). Elle devrait devenir officielle. Tel master pourrait demander, par exemple, la possession de telle licence précise avec mention «Bien» ou sélectionner ses étudiants sur concours.


Sur la forme, la mise en place du dispositif de sélection et réorientation des étudiants d’ici à la rentrée 2017 apparaît comme difficilement tenable dans la mesure où chaque diplôme va devoir formaliser ses critères, que ceux-ci devront être centralisés, que l’avancement des inscriptions conditionnera les places disponibles à redistribuer, que les outils en ligne restent à construire, etc. Sur un autre plan, les rapports entre le Recteur, chargé de proposer des solutions, et les Présidents des universités, chargés de proposer des places vacantes, ont toute chance d’être tendus. Cette tension apparaîtra après l’échéance présidentielle de mai 2017.


Sur le fond, la réorientation des étudiants dont les demandes auront été refusées pourra en partie être assurée par une régulation des inscriptions. Mais elle ne pourra pas avoir lieu sans la mise en place d’un certain nombre de Masters «pour les nuls ou parking» proposant des places sans grand prérequis ni perspective.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le compromis auquel est arrivé le gouvernement dans la mesure où la formule adoptée de «droits à la poursuite des études» n’est pas viable. Il faut accepter que la Licence puisse être un diplôme terminal à reconnaissance professionnelle sans encourager la poursuite systématique des études. De nombreux métiers et fonctions font l’objet de recrutement à bac+2/+3.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que l’augmentation massive des effectifs en Master, induite par cette réforme, conduira à dévaluer ce niveau de formation, ou plus exactement si la réforme annoncée est mise en œuvre à établir un classement des masters sélectifs, très sélectifs ou non sélectifs publiés par l’ensemble des médias. Les débouchés des diplômés des masters «ouverts à tous» seront alors sans doute bien médiocres. 

  

TENTATIVE D’ASSASSINAT ET QUARTIERS, ENCORE UN EFFET DU SOCIALISME

Télécharger la communication du MIL du 15 octobre 2016

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Repères : Le 1er octobre, à Viry-Châtillon (Essonne), deux policiers effectuaient une mission de surveillance dans la cité de la Grande Borne, à un feu rouge, où ont eu lieu des vols à la portière avec violences. Une dizaine d'individus ont jeté des cocktails Molotov sur leur voiture de police. Les deux policiers ont été grièvement brûlés. Deux autres policiers, appelés pour leur porter secours, ont été la cible eux aussi de jets de cocktails Molotov et ont été également blessés.


La permanence des problèmes de sécurité publique rencontrés dans certains quartiers à la périphérie des villes est confirmée par une série d'événements récents. Le gouvernement socialiste a procédé, depuis le début du quinquennat, à une baisse du niveau d'interventions des politiques publiques visant spécifiquement les quartiers concernés. Des initiatives en cours ont été abandonnées. De nombreux quartiers en difficulté ont été rayés de la liste des quartiers (Politique de la ville). Le gouvernement socialiste a agi ainsi pour des raisons budgétaires (sous la pression de Bercy), mais aussi pour des motifs idéologiques et de basse politique. C’est-à-dire que l’enjeu principal du gouvernement a été de produire un calme apparent dans ces quartiers, quitte à abandonner le terrain.


Le gouvernement socialiste a contribué à laisser se renforcer les problèmes déjà existants. Les moyens manquent, les compétences sont éclatées, les mairies écartées des décisions, les ministères agissent séparément, etc. Des quartiers des périphéries urbaines restent, en partie, abandonnés par l'État à des réseaux criminels, des groupes communautaristes, des bandes violentes, etc. ‎Les risques d'émeutes locales ou plus générales restent plus présents que jamais.


La haine «anti flic» se développe dans diverses circonstances de la part de certains membres d’organisations criminelles (trafics de drogue, prostitution, objets volés, etc.), de gangs souhaitant «contrôler des territoires» dans les quartiers, de casseurs en fin de manifestation, sur les «zones à défendre», lors des manifestations pro clandestins à Calais, de terroristes islamistes... (voir la Communication du MIL du 2 novembre 2015 : «L’extrême gauche attaque la police pour relancer les violences dans les quartiers»). Les auteurs des violences sont fréquemment des jeunes, dont une forte proportion de mineurs.


Par ailleurs, on constate une croissance du niveau de la violence ‎développé contre les membres des forces de l'ordre et des services de l'État (pompiers, services de santé : SAMU, médecins, etc.). Un nombre croissant de policiers ont été blessés dans l'exercice de leurs fonctions. Il apparaît que l'objectif de certains auteurs de violences est clairement de s’attaquer et d’assassiner des policiers ou des gendarmes, au-delà d'affrontements de rue qui restent violents. Il est clair et net qu’il y a intention criminelle et  préméditation des actions : personnes cagoulées et équipées d’armes, regroupements organisés, stratégie de terrain, etc.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la politique menée par François Hollande et le gouvernement socialiste dans les quartiers «politique de la ville» depuis 2012.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) exprime à nouveau sa pleine solidarité et son soutien avec l'ensemble des membres des forces de l'ordre et en particulier avec les blessés victimes des attaques criminelles et appelle tous les citoyens à exprimer leur solidarité à l'égard des ‎policiers et gendarmes.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les effectifs et les moyens matériels engagés dans la sécurité intérieure doivent être réellement augmentés. Les carrières doivent être améliorées comme les rémunérations. L'identification des auteurs de ces actions violentes reste une priorité, des condamnations exemplaires une nécessité. ‎La puissance de la réaction publique à toute agression contre ses représentants doit contribuer à rétablir un rapport de force favorable à la sécurité des citoyens.


  

SOUS LA GAUCHE, EXPLOSION DES VIOLENCES

Télécharger la communication du MIL du 24 octobre 2016

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Repères : les rassemblements et les marches de nuit, organisés par des fonctionnaires de police, suite au choc causé par la tentative d’assassinat de leurs collègues de Viry-Châtillon, viennent concrétiser un malaise ancien et profond des membres des forces de l’ordre face à la montée du niveau de violence sur les biens, les individus et les institutions, par des casseurs, des délinquants et des criminels.


Ces dernières semaines, la multiplication d’atteintes à la sécurité publique a marqué les esprits, notamment, avec des attaques d’établissements scolaires (agressions d’enseignants, de personnels de direction, jets de cocktails Molotov sur les collèges, etc.), des agressions de médecins et de personnels de santé aux urgences des hôpitaux, des attaques de sapeurs-pompiers (lors d’incendie de voitures), des embuscades de patrouilles de police (comme à Viry-Châtillon), des émeutes dans plusieurs «quartiers prioritaires», des attaques dans les transports (un bus enflammé). Cet ensemble d’événements «ponctuels», intervenus sur une courte durée, produit une situation globale de crise. Il traduit une augmentation du niveau de violence d’une petite fraction de la population, dont des jeunes et des mineurs.


Les membres des forces de l’ordre interviennent régulièrement sur des actes de violence à l’égard des biens, des citoyens ou des institutions. En se mobilisant lors de rassemblements et de marches, ils traduisent leur refus de subir la situation actuelle qui met en cause leur métier et leurs fonctions qui sont d’assurer la sécurité publique. C’est pourquoi ce mouvement s’exprime en dehors des organisations syndicales et a, avant tout, une dimension citoyenne.


Comme le problème dépasse celui de la Police nationale elle-même, la réponse à apporter ne peut se limiter à la livraison de nouveaux matériels, promis mais jamais fournis, ou à une simple réorganisation des missions. Les mesures techniques peuvent s'avérer utiles, mais elles ne suffiront pas. Ces actes de violence, d’un niveau croissant, pratiqués par une frange de marginaux, de délinquants et de criminels, sur l’ensemble de nos concitoyens, a atteint un niveau de rupture avec l’agression organisée de personnels des forces de l’ordre dans le but de «tuer des flics».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les réponses à apporter à l’insécurité et à la montée du niveau de la violence dans la société doit être considérée dans son ensemble et donner lieu à une réponse politique globale. Celle-ci comprend notamment la prévention et la répression efficace (et notoire) des auteurs de violences, la modification des modes de présence et d’interventions des forces de l’ordre sur le terrain, la pratique des juges, le rétablissement des peines plancher, une meilleure politique pénitentiaire (jamais mise en œuvre), mais aussi une politique éducative et sociale participant davantage à la paix civile par la promotion de l’ordre et du respect de la nation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la responsabilité de MM. Bernard Cazeneuve, Manuel Valls et François Hollande qui ne sont pas arrivés à réunir les conditions de la paix civile en France ces dernières années. La situation actuelle traduit l’incompétence politique et l’impuissance du gouvernement socialiste. Leur tactique a consisté, depuis le début, à «cacher la poussière sous le tapis», mais aujourd’hui, cette politique de l’autruche vient d’atteindre ses limites. Le laisser-aller et la non-intervention généralisée débouchent sur une crise grave ressentie par les policiers et par les citoyens. Cette responsabilité doit être reconnue et les responsables doivent changer pour prendre en charge une nouvelle politique, dès maintenant avec des démissions, ou dans 6 mois avec l’alternance.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle, une nouvelle fois, les citoyens à soutenir publiquement les forces de l’ordre pour que s’opère une synergie sans faille entre toutes les forces de l’ordre (police nationale, gendarmerie, police municipale) et la société toute entière face aux marginaux violents, aux délinquants et aux criminels.


  

VERS LA DISPARITION D’EUROPE ÉCOLOGIE - LES VERTS ?

Télécharger la communication du MIL du 30 octobre 2016

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Repères : Les députés européens Yannick Jadot et Michèle Rivasi ont été qualifiés pour le second tour de la primaire écologiste. L’ex-ministre, Cécile Duflot, a été facilement éliminée dès le premier tour de cette primaire. Seuls 12.000 adhérents ou sympathisants ont participé à cette consultation pour désigner le choix de leur candidat à la présidentielle.


‎Cécile Duflot a été sanctionnée par les militants et sympathisants d’Europe Écologie - Les Verts (EELV) en raison de l'échec de l'alliance qu’elle avait passée avec le PS en 2012 (qui lui avait permis de devenir ministre dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault), puis de l’échec de sa stratégie d’alliance avec le Front de gauche aux élections régionales de 2015. Son échec repose également sur l'opposition de fait existant au sein de ce parti entre militants associatifs écologistes et militants politiques marqués à la gauche de la gauche. Ce résultat traduit la crise d'un parti politique, dont le PS a «acheté» une part des élus, regroupés dans l’Union des démocrates et des écologistes (UDE) qui seront représentés à la primaire socialiste.


EELV semble aujourd’hui disposer d’un potentiel électoral réduit après ses échecs successifs aux élections locales et la perte de son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Il devrait être représenté par les députés européens, Yannick Jadot ou Michèle Rivasi, sans grande notoriété, même si ces candidats sont des professionnels de la politique depuis de nombreuses années sous la bannière d’EELV. Les responsables écologistes, disposant d’une certaine notoriété politique comme Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Hulot ou Noël Mamere, ne font plus partie d’EELV... La possibilité d’une candidature écologiste à la présidentielle est elle-même incertaine, car EELV ne dispose plus d’assez d’élus locaux permettant d’obtenir les 500 signatures nécessaires à une candidature (seule une centaine de signatures sont acquises).


L’appareil politique du Parti socialiste fera probablement tout le nécessaire pour éviter une candidature EELV, susceptible d’enlever 1 ou 2% au candidat soutenu par le PS et l'UDE. Il n’est d’ailleurs même pas certain qu’EELV puisse présenter un candidat compte tenu de sa faiblesse militante et financière.


EELV se trouve, par ailleurs, dans une impasse politique dans la mesure où un grand nombre de ses «revendications écologistes» sont intégrées dans les programmes des autres candidats de gauche. La concrétisation d'une «alliance rouge verte» en France est contrariée par la divergence de fond relative à l’Union européenne entre un parti écologiste fédéraliste européen et une mouvance communiste hostile à l’Union européenne. Les questions relatives au terrorisme, à la réforme des institutions avec un passage à la proportionnelle, au passage aux 32 heures, au revenu de base ou à la légalisation du cannabis sortent des préoccupations écolo proprement dites. Tandis que les sujets proprement liés à la défense de l’environnement font l’objet depuis des années d’une «dissémination» dans tous les programmes politiques (voir «Grenelle de l’environnement» ou COP21 à Paris).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’Europe Ecologie - Les Verts semble être en train de sombrer. Une partie de ses cadres et élus ont rejoint la mouvance du parti socialiste. Les responsables actuels d’EELV semblent décidés à ne pas nouer une nouvelle alliance avec le PS. EELV n’a plus de présence nationale et n’existe que dans quelques villes et sites. Ses revendications traditionnelles ont été préemptées par Jean-Luc Melenchon qui les a incorporées à son programme.


Parallèlement, un courant écologiste et des associations locales ou thématiques continuent à exister, mais ils perdent, avec la crise que connait EELV, leur représentation dédiée dans le débat politique.


  

BATTRE LA GAUCHE EN 2017, C’EST SE MOBILISER POUR VOTER

A LA PRIMAIRE DE LA DROITE ET DU CENTRE

Télécharger la communication du MIL du 15 novembre 2016

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Pour obtenir une majorité des suffrages lors de l’élection présidentielle de 2017, le candidat de la droite républicaine devra recueillir des suffrages qui, en 2012, s’étaient portés sur les candidats de gauche ou sur ceux du Front national. Il doit également mobiliser ceux de jeunes électeurs votant pour la première fois à une présidentielle, comme les suffrages des abstentionnistes et des votes blancs de 2012.


Les électeurs qui voteront à la primaire de la droite et du centre marqueront leur volonté de battre la gauche et par ce biais-là, ils s’engageront moralement à voter à la présidentielle pour le candidat de la droite républicaine ayant remporté la primaire.


Il est toujours possible que quelques militants socialistes, du Front national et d’ailleurs viennent voter à cette primaire avec des arrière-pensées. Mais ces manœuvres resteront évidemment très marginales par rapport aux plus de 2 à 3 millions de votants attendus.


Le scrutin doit rester ouvert‎ à tous dans les conditions qui ont été fixées depuis l’origine de la mise en place de la primaire. L’objectif majeur est d’avoir le plus grand nombre de votants à chacun des deux tours, les 20 et 27 novembre 2016.


C’est le nombre de participants qui mesurera le potentiel électoral de la droite en vue de l’élection présidentielle de 2017. C’est ce chiffre qui traduira la dynamique d’adhésion et de mobilisation engagée en faveur de l’alternance et contre la gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) participe, dans la mesure de ses moyens, à cette mobilisation électorale (voir Communication du MIL du 30 mai 2016 : «Primaire des républicains : le M.I.L confirme son engagement contre la gauche»).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que le principal risque du processus de la primaire repose sur le fait qu’un candidat, ou un autre, ainsi que certains de ses partisans, soient susceptibles d’avoir des réflexes de «mauvais perdant» …


Le spectre d’une double candidature à droite ou bien d’un vote contre le candidat choisi par les primaires,  a de quoi inquiéter car une telle configuration porterait une atteinte sans doute fatale à la nécessaire alternance politique que nous attendons et permettrait uniquement la réélection de François Hollande. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) ne veut pas revoir ce qui s’est passé en 1981 car son combat gaulliste est contre la gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la confrontation se déroule au niveau des programmes, des idées et des personnalités sans basse manœuvre politicienne. Ainsi le plus grand nombre de citoyens pourront s’engager en faveur de la droite et du centre lors des primaires de novembre, étape de l’alternance politique que nous appelons de nos vœux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle qu’il faut que chaque personne, consciente de l’importance des valeurs gaullistes que nous défendons, participe à ce vote afin de préparer la campagne de 2017 contre la gauche et pour la promotion des principes et valeurs gaullistes.


  

LE PARTI COMMUNISTE SOUTIENDRA JEAN-LUC MELENCHON

Télécharger la communication du MIL du 28 novembre 2016

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Repères : La «Conférence nationale du Parti communiste français (PCF)», contre la position de Pierre Laurent secrétaire national du PCF, a voté le 5 novembre 2016 en faveur d'une candidature communiste pour la présidentielle et contre un ralliement à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. Mais les adhérents du Parti viennent de voter dans le sens opposé, lors du scrutin du 24 au 26 novembre 2016, organisé dans chaque section ou fédération du PCF. A près de 54 % des voix, les militants ont choisi d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon tout en menant «une campagne autonome». Plus de 40.000 adhérents à jour de cotisation ont participé à ce scrutin.


Le Parti communiste soutiendra finalement Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017, mais sans participer directement à sa campagne.


Le ralliement de Pierre Laurent à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, le vote des responsables communistes lors de la «Conférence nationale du Parti communiste» en faveur d’une candidature communiste puis le vote des membres du Parti viennent creuser la fracture interne au PCF illustrant les profondes dissensions au sein de ce dernier.


La démarche personnelle de candidature de Jean-Luc Mélenchon et la montée en puissance de son comité de soutien : «La France insoumise» (FI) a vivement choqué un grand nombre de responsables communistes qui considèrent, à juste titre, avoir été complètement mis à l’écart de la manœuvre.


Il est vrai que le Parti communiste a engagé en interne l’élaboration d’un programme politique. Il a ainsi organisé la «restitution» de sa grande «consultation citoyenne» lors de sa Conférence nationale. Son programme s’organise autour de «sept axes» de propositions : «reprendre le pouvoir sur la finance, une autre République, investir sur l’avenir, l’égalité hommes femmes, une France protectrice et solidaire, produire autrement et changer l’Europe». Ces propositions diffèrent de celles de Jean-Luc Mélenchon sur plusieurs volets (Union européenne, immigration, etc.).


Pierre Laurent, lui-même, a exprimé son souhait que le PCF devrait garder son autonomie et promouvoir la présence de ses candidats aux élections législatives. Reste à négocier la maitrise des investitures et des alliances aux législatives avec Mélenchon et/ou le PS, abandonnant de fait l’enjeu de la présidentielle pour sauver le groupe communiste à l’Assemblée nationale.


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) constate que la candidature de Jean-Luc Mélenchon disposera d’un soutien de la quasi-totalité de l’’extrême gauche (hors mouvements trotskystes).

Le clivage entre les partis communistes historiques et les nouvelles mouvances communistes existe dans divers pays comme en Espagne (avec PODEMOS) ou en Grèce (avec la Coalition de la gauche radicale, SYRIZA). Mais les rapprochements sont possibles comme en Espagne ou en France...


Le Mouvement initiative et Liberté (MIL) considère que la gauche de la gauche paraît bénéficier d’une dynamique s’appuyant sur le rejet de la politique socialiste menée par François Hollande et Manuel Valls par les électeurs «de gauche».


Mais, à ce jour, Jean-Luc Mélenchon ne semble pas, pour autant, en état d’arriver en tête de la gauche lors de l’élection présidentielle de 2017, devant le candidat du Parti socialiste, quel qu’il soit.

  

APRES LA PRIMAIRE, LE CHEMIN DE LA RECONQUETE

Télécharger la communication du MIL du 29 novembre 2016

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Repère : Le second tour de la primaire de la droite et du centre a été marqué par la victoire de François Fillon avec 65,5% des voix (2.919.874). Alain Juppé a recueilli pour sa part 33,5% des suffrages (1.471.898).


Après ce second tour des primaires et conformément à la position annoncée depuis le début (Communication du 30 mai 2016 : Primaire des républicains : le M.I.L confirme son engagement contre la gauche et Communication  du 15 novembre 2016 : Battre la gauche en 2017, c’est se mobiliser pour voter à la primaire de la droite et du centre), le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’engage dans la bataille de la présidentielle, sous son insigne de la croix de Lorraine, pour contribuer à faire battre la gauche et défendre les valeurs gaullistes.


Pour cela nous allons soutenir le candidat choisi par notre famille politique, François Fillon. Nous tenons à féliciter et à remercier tous nos militants et tous nos cadres qui, grâce à une mobilisation importante, ont pu permettre le bon déroulement des réunions de tous les candidats chaque fois qu’ils nous en avaient fait la demande.


Les primaires de la droite et du centre ont été marquées par une forte dynamique politique traduite par une participation record avec plus de 4,3 millions de votants, un déroulement du scrutin sans anicroche, la désignation d’un candidat légitime à l’élection présidentielle de 2017, François Fillon, une acceptation générale des résultats du scrutin par les Républicains, une grande satisfaction quant à l’élan donné à une alternance politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prévoit d’organiser des campagnes militantes de terrain en fonction des moyens financiers qu’il pourra mobiliser et la participation active de ses militants afin de permettre un bon déroulement des réunions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’une première condition nécessaire à l’alternance en faveur de la droite républicaine est acquise. Mais que le résultat de l’élection présidentielle reste incertain, quels que soient les actuels sondages et les commentaires des journalistes. La relativité de ces «prédictions» a été mise en évidence et il reste une période assez longue avant l’échéance.


Les forces de gauche apparaissent aujourd’hui divisées, mais la situation va se clarifier progressivement. La peur d’une absence de la gauche au second tour de l’élection présidentielle, comme en 2002, devrait conduire à un resserrement de l’offre politique de gauche en janvier 2017, au terme de la primaire de la gauche organisée par le Parti socialiste. Il y aura un candidat de gauche central à la présidentielle (en plus du tandem Macron - Mélenchon).


Les attaques des dirigeants de gauche contre les grandes lignes du programme de la droite républicaine se sont multipliées. Les menaces du dirigeant de la CGT contre les réformes prévues préfigurent les mouvements sociaux à venir. Il faudra se préparer à faire face à un mouvement de blocage des réformes par une minorité activiste, soutenu par la plupart des journalistes et des sondeurs.

 

En conséquence, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que rien n’est acquis, que le combat politique à mener pour arriver à une alternance en 2017 va être rude et qu’il faut s’y préparer avec détermination et s’en donner les moyens.


De la même manière, il semble indispensable de s’attacher à maintenir et développer, dès maintenant, les forces militantes civiques capables de soutenir, demain, la mise en œuvre des réformes sur le terrain (lycées, universités, entreprises, villes, etc.) si la droite républicaine l’emporte en 2017.

  

FACE AU RISQUE D’ECHEC, HOLLANDE JETTE LE GANT

Télécharger la communication du MIL du 2 décembre 2016

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Repères : François Hollande a annoncé le 1er décembre 2016 au soir qu'il renonçait à se représenter pour un second mandat à la présidence de la République.


‎Après avoir présenté un rapide bilan «positif» de son action pour tenter de convaincre sur la réussite de son mandat, François Hollande a reconnu qu'il avait perdu la confiance de ses électeurs et des Français, que les divisions de la gauche étaient profondes. Pour ces raisons, il a annoncé qu’il ne se représenterait pas. 


Cette décision constitue une véritable rupture avec son projet de candidature construit depuis des mois avec le soutien de son équipe, et l’appui initial du Parti socialiste.


La mise en œuvre de la primaire de la gauche, la candidature d'Emmanuel Macron et les déclarations successives de Michel Sapin, Jean-Yves Le Drian, Claude Bartolone et Manuel Valls ont contribué à remettre en cause la détermination de François Hollande à se représenter. 


Au-delà de la gauche de la gauche, nombre des membres de son camp l'ont abandonné les uns après les autres. Il en a tiré les conséquences en respectant les délais nécessaires pour permettre une candidature de Manuel Valls à la primaire de la gauche.  


Le nouvel équilibre des forces à gauche reste désormais à déterminer.


Dans un premier temps, à l’occasion de la primaire de la gauche fin janvier 2017, vont s'affronter Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Manuel Valls. Tous trois sont liés à la politique menée durant le quinquennat Hollande.


Puis, dans un second temps, lors de la campagne présidentielle, le candidat socialiste se retrouvera face à Emmanuel Macron («En marche !»), Yannick Jadot (EELV) et Jean-Luc Mélenchon («La France insoumise»). 


L'issue de ces deux matchs reste incertaine.


Les sondages actuels ne peuvent pas apporter une réponse à ces questions. Ils ne permettent pas de juger du rapport de force qui va forcément évoluer en fonction des campagnes et du talent des compétiteurs. Le jeu reste totalement ouvert. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la décision de François Hollande constitue la reconnaissance publique de l'échec global de la politique socialiste qu’il a menée.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que son retrait pourrait redonner à la gauche l'occasion de refaire son unité afin de créer les conditions pour remporter l'élection présidentielle, d’abord en étant présente au second tour puis en gagnant la présidentielle par des reports de voix d’origines diverses.


Le combat politique qui s'engage ne doit pas être sous-estimé par une croyance dans les sondages. Il va être difficile et il devra nécessiter de gros efforts. Toute la droite républicaine doit se mobiliser derrière le candidat choisi par les primaires de la droite et du centre, François Fillon. Il faut, qu’à son tour, il rassemble aussi toute la droite.