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Nous publions des maquettes de slogan afin de donner la possibilité à toute personne le souhaitant, et après téléchargement sur internet, de les photocopier pour les diffuser afin de sensibiliser l'opinion sur un thème précis. Sur chacune des maquettes il est inscrit : « Si vous imprimez cette maquette, vous devez l’utiliser conformément à la Loi du 29 décembre 1979 en utilisant les panneaux d’expression libre à l’exclusion de tout autre support. »


Du fait de plaintes nombreuses - et parfois justifiées - de municipalités et de personnes privées, nous voudrions vous rappeler quelques règles strictes concernant les affichettes, dont l’apposition relève de la législation réglementant l'affichage non commercial.


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- sur les panneaux électoraux (avant, pendant et après l’élection),

- sur les véhicules ne vous appartenant pas,

- sur les plaques de professions libérales (portes), ...


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NE COLLER QUE SUR LES EMPLACEMENTS LIBRES ET AUTORISES (PANNEAUX D’EXPRESSION LIBRE) PRÉVUS A CET EFFET PAR LES MAIRIES


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RAOUL BETEILLE,

PRESIDENT DU COMITE D’HONNEUR DU MIL  ET ANCIEN PRESIDENT DU MIL EST DECEDE

Télécharger la communication du MIL du 18 Avril 2015

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Lire sa biographie

Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Raoul Béteille, ancien président du M.I.L et actuel président du Comité d’honneur du M.I.L.


Né le 1er janvier 1924 à Nîmes, Raoul Béteille a choisi d'exercer, après des études de lettres et de droit, la profession de son père : magistrat. Il a occupé les plus hautes fonctions de la magistrature française. Il a commencé comme juge suppléant à Nîmes, Il devint ensuite juge à Aubusson (1951), substitut à Avignon (1951), substitut au service de la documentation et d'études de la Cour de cassation (1957), substitut du procureur de la République de la Seine (1962), conseiller technique du garde des Sceaux (1962). Sa compétence et son aptitude à dominer les problèmes généraux relatifs à la justice ont fait de lui le collaborateur très proche de plusieurs ministres, notamment Jean Foyer et Pierre Messmer. Il fut secrétaire général du Premier président de la Cour de cassation (1963), conseiller (1967) puis président de chambre à la cour d'appel de Paris, procureur général près la Cour de sûreté de l'État (1977), directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice (1979-1981). Aux côtés du garde des Sceaux Alain Peyrefitte, il a été l’un des principaux artisans de la loi Sécurité et liberté. Il a été immédiatement révoqué après l’élection de François Mitterrand et la loi elle-même a été aussitôt abrogée. Cette abrogation a été le symbole et l’instrument de la politique de relâchement pratiquée par la gauche en matière de justice et de sécurité, avec les résultats catastrophiques que nous pouvons encore constater aujourd’hui. Il fut un opposant important à l'abolition de la peine de mort. Il fut conseiller à la Cour de cassation (1979-1990), et vice-président du Conseil de la concurrence (de 1987 à 1993). Admis en retraite de la Cour de cassation le 30 juin 1990, il devient Conseiller honoraire à la Cour de cassation.


Raoul Béteille a conquis de haute lutte un siège de député (RPR) de la Seine-Saint-Denis, siège qu’il occupa du 28 mars 1993 au 21 avril 1997. Il a battu le socialiste Gilbert Bonnemaison, député depuis 1981, qui était connu pour être l’organisateur du congrès d’Epinay (création de l’union de la gauche qui contribua à la victoire de la gauche en 1981) et par son rapport sur les questions de sécurité («Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité» (décembre 1982) préconisant des politiques de prévention de la délinquance, en particulier dans les quartiers et la réduction des sanctions. Parlementaire exemplaire, il a acquis la considération de tous ses collègues, y compris de ses adversaires politiques. Il fut aussi conseiller municipal (RPR) d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 1997


Il a rejoint le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) en 1985 en intégrant son comité d’honneur présidé par le Général Alain de Boissieu. Raoul Béteille a été président du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) du 14 septembre 1994 jusqu’au 9 janvier 2008. Ce fut un président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Le 12 janvier 1999, il devint le président de l’Association des amis de Jacques Foccart (AJF). Lorsque, en 2008, il fut amené à se retirer loin du centre des décisions parisien pour rejoindre sa terre ancestrale de l’Ariège, il accepta de devenir président du comité d’Honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), fonction qu’il exerça jusqu’à son dernier jour.


Avec Raoul Béteille disparaît un grand Français, un magistrat de passion et plus particulièrement un gaulliste historique de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué dont la profonde bonté avait touché tous les cœurs. Raoul Béteille a consacré sa vie à la justice, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le MIL présente à son épouse, à ses enfants et à toute sa famille ses très sincères et très profondes condoléances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent lui rendre hommage, une adresse de courriel spécifique :


hommage-beteille@lemil.org



  

Hommage à Raoul BÉTEILLE

Télécharger ce texte (journal n°314)

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Télécharger le journal n°312 sur Raoul Béteille (communication du MIL)

Télécharger le journal n°313 sur Raoul Béteille (ses écrits)

Télécharger le journal n°315 sur Raoul Béteille (ses écrits - suite)

Télécharger le journal n°316 sur Raoul Béteille (les hommages reçus)

Mon cher Raoul,

Ta vie publique a tout ce qu'il faut pour faire de toi une figure exemplaire. Et pourtant, je n'ai pas envie de présenter de toi une statue impeccablement sculptée, ne serait-ce que parce qu'une statue, même admirable, a toujours quelque chose de figé, de froid, ce qui est le con­traire même de ta véritable personnalité. C'est cette per­sonnalité que je veux, incomplètement et modestement, essayer de faire revivre dans sa vérité profonde en évo­quant non seulement ce que tu as fait, mais surtout ce que tu as pensé, ce que tu as éprouvé, ce que tu as été. C'est pour retrouver cette chaleur qui était en toi que j'ai été tout naturellement porté, pour parler de toi, à m'adresser à toi.

Il faut, certes, ne pas s'en tenir à l'exemplarité de ta carrière, mais il ne faut pas pour autant la passer sous si­lence. Notre époque a, plus qu'aucune autre, besoin de modèles, et de modèles imitables. Les héros et les saints ont quelque chose d'exaltant et d'entraînant, mais ils peuvent aussi apparaître comme des figures admirables, si exceptionnelles qu'on ne croit pas avoir la force de les imiter. A certaines époques, l'éducation communément dispensée fournit à ceux qui la reçoivent une armature mentale et morale qui leur permet de se conduire spon­tanément de façon honorable. Tel n'est plus le cas au­jourd'hui. Nous avons eu le triste privilège de voir une partie de la magistrature française descendre, avec l'érection du «mur des cons», dans les bas-fonds les plus ignobles de la condition humaine tout en continuant à détenir le pouvoir de juger leurs contemporains. Pour ne pas désespérer absolument de la justice de notre pays, nous avons besoin de nous référer à un exemple comme le tien, qui nous montre qu'un magistrat d'une intégrité scrupuleuse et d'une hauteur de vue magistrale peut aussi faire une carrière brillante qui le conduit jusqu'au som­met de la hiérarchie judiciaire.

Tous les sondages montrent que l'image de la classe politique est très dégradée dans l'esprit des Français. Cette sévérité est peut-être excessive, mais c'est un fait qu'on est obligé de prendre en considération. Pendant l'autre phase de ta vie publique, celle où tu as été député à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, tu as été reconnu comme une sorte de modèle dans l'exercice de ta fonction en raison de la qualité exceptionnelle de tes interventions, en raison aussi de ce mélange de fermeté dans la pensée et de courtoisie dans les propos qui te valaient le respect et l'amitié de tes collègues, y compris de tes ad­versaires politiques. Si les élus étaient plus nombreux à suivre ton exemple, les travaux parlementaires seraient de meilleure qualité, les lois seraient plus judicieuses et mieux rédigées et les électeurs se sentiraient plus enga­gés dans la vie politique parce qu'ils auraient une plus haute idée de la démocratie parlementaire.

Cette conscience professionnelle exigeante dont tu faisais preuve dans tes activités officielles, tu l'appliquais tout aussi bien dans l'exercice de la prési­dence de notre mouvement. Tu y avais d'autant plus de mérite que tu ne pouvais rien y gagner pour ton intérêt personnel. Le MIL est, certes, un mouvement hautement honorable, et il suf­fit pour s'en convaincre de consulter, par exemple, la composition de son comité d'honneur, mais il est trop attaché à la recherche de la vérité et trop soucieux de pouvoir l'exprimer li­brement qu'il n'est pas le meilleur tremplin pour la satisfaction d'une ambition personnelle. Cela te convenait bien, d'ailleurs, car tu as toujours fait passer la rectitude de tes convictions avant les louvoiements qui facilitent parfois la bonne progression d'une carrière. La tienne a été brillante, mais elle l'eût été sans doute encore plus si tu avais eu l'échine plus souple et la flatterie plus répandue.

Il n'est donc pas étonnant que tu aies été, si j'ose dire, un président à part entière. Tou­jours prêt à déployer ton drapeau, tu as été à la fois un président de prestige et un président de terrain. Très assidu aux réunions du bureau national, tu nous faisais profiter de la qualité de ta réflexion, de la richesse de ton expérience, de ta connaissance des rouages de l'Etat. Et puis, au cours de ces réunions comme en bien d'autres occasions, tu faisais preuve de cette qualité d'esprit que l'on avait traditionnellement coutume de considérer comme typiquement fran­çaise, mais qui semble en voie de disparition : tu ne pensais pas qu'une discussion sérieuse sur le fond dût être pesante et sinistre dans la forme et tu avais l'art d'apporter cette touche de lé­gèreté, de bonhomie et de chaleur amicale qui rend les décisions plus faciles à prendre.

Président de terrain, tu l'étais particulièrement dans tes relations avec les militants. Sans jamais rien céder à un quelconque débraillé verbal qui eût été une forme de démagogie, tu sa­vais spontanément toucher leurs sentiments, tout simplement parce qu'ils sentaient que tu éprouvais pour eux de la considération, de l'amitié et même une véritable affection. Ce que tu aimais dans les militants du MIL, c'est qu'ils représentent une sorte de concentré de la société française dans ses profondeurs, avec toutes ses variantes et aussi son unité indissoluble. Le ci­ment de cette unité, c'est l'amour de la France et, au-delà, la volonté de se dévouer, et même de se battre, pour elle. Se battre, c'est un terme qui semble peu approprié à ces qualités de cœur, à ce goût pour les douceurs de l'amitié dont j'ai parlé à ton propos. Et pourtant, c'est bien celui qui convient, car tu étais intraitable et farouche lorsqu'il s'agissait de notre pays, de sa civilisa­tion, de son identité, de sa grandeur, de son rayonnement.

Le MIL est un mouvement qui se définit ouvertement comme gaulliste. Voilà encore un trait qui te destinait à en devenir le président. Depuis ton plus jeune âge, le gaullisme faisait partie intimement de ta personnalité politique. C'était certes pour toi une constante que tu n'aurais pas songé à remettre en cause, mais ce n'était pas une doctrine figée à laquelle tu au­rais fait allégeance par habitude. Pour toi comme pour nous, de Gaulle représente un exemple que la classe politique a tenté depuis plusieurs années de faire oublier ou de momifier tout en l'encensant en paroles, mais qui est toujours resté sous-jacent dans le cœur et dans l'esprit de la population française et qui est en train de ressurgir dans toute sa force vitale, renvoyant au rang d'étoiles mortes les idéologies desséchées du vingtième siècle qui tentent désespérément de se survivre dans le vingt-et-unième.

Tu nous as dit souvent combien tu te sentais à l'aise au sein du MIL. De notre côté, nous étions fiers que tu fusses notre président. J'espère que tu as remarqué l'imparfait du subjonctif (celui-ci parmi d'autres) et que tu le portes à mon crédit. En effet, quelle que fût l'étendue de ta bienveillance envers tes amis, il y avait au moins un domaine où ton indulgence rencontrait ses limites, et tu eusses difficilement toléré que je manquasse à la concordance des temps.

En tout cas, toi, tu n'y manquais pas. On aurait tort de ne voir là qu'un scrupule futile. Ce respect des règles de la grammaire et, plus généralement, ce souci permanent de la justesse et de la correction de la langue française n'étaient en rien une marque de pédantisme, mais ré­vélaient une volonté de respecter les fructueuses conventions de la tradition française et de puiser avidement et judicieusement dans le trésor linguistique qui a permis l'épanouissement de l'une des civilisations les plus brillantes qui justifient la présence sur terre de l'espèce hu­maine.

Tu étais par excellence ce qu'on appelle aujourd'hui un homme cultivé, ce qu'on aurait appelé aux siècles classiques un honnête homme. Cette culture dont tu étais pétri, ce n'était pas une décoration supplémentaire ornant ta boutonnière, encore moins une manière de faire étalage de connaissances impressionnantes. C'était une nourriture substantielle composée de la sagesse accumulée au cours des siècles par les plus grands esprits, exprimée sous sa forme la plus parfaite et que tu avais intimement assimilée.

Sur les préoccupations plus proprement spirituelles, tu faisais preuve d'une grande pu­deur qui ne pouvait pas se confondre avec de l'indifférence. Tu n'avais pas la foi du charbon­nier, et tu le regrettais, mais tu proclamais haut et fort que le christianisme était à la racine et au cœur de la civilisation française et, pour cette cause-là, ton engagement était entier et iné­branlable.

Tu étais un homme de cœur, ta pente naturelle te portait vers la compassion, ton amour pour les animaux, et en particulier pour la douceur des chats, n'avait rien d'affecté et pourtant tu avais horreur des dégoulinades sentimentalo-humanitaires dans lesquelles se vautrent avec complaisance nos contemporains. Lucide connaisseur de la nature humaine, tu savais que l'angélisme utopique était une faiblesse qui pouvait engendrer des conséquences catastro­phiques car, comme l'avait dit Pascal, «le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

Tu assumais pleinement tes choix. Tu revendiquais la part que tu avais prise dans l'élaboration de la loi Sécurité et liberté, présentée par Alain Peyrefitte. Aux bonnes âmes qui s'offusquaient qu'elle eût un caractère répressif, alors qu'il eût été de bon ton de favoriser la prévention, tu répondais que la première mesure de prévention, et la plus efficace, était d'inspirer aux délinquants et criminels potentiels la crainte d'une répression immédiate et ri­goureuse. La sagesse de cette position a été, comme on l'a vu, confirmée a contrario par Mitter­rand et les socialistes, qui se sont empressés d'abroger cette loi, avec des résultats dont nous voyons encore aujourd'hui la terrible nocivité.

Autre question, encore plus sensible, celle de la peine de mort. Alors qu'on fait presque unanimement de Robert Badinter une sorte de saint laïque pour l'avoir abrogée, alors que son maintien est considéré quasi officiellement comme une marque de barbarie, tu t'es officielle­ment prononcé en sa faveur, à peu près seul parmi les gens de ton milieu et de ta notoriété. Tu l'as fait non pour satisfaire quelque tendance personnelle à la cruauté, mais parce que, ayant pris connaissance des études les plus objectives et les plus rigoureuses, tu avais conclu que l'application de la peine de mort permettait de sauver plus de vies innocentes qu'elle n'entraînait de morts de criminels. La rigueur bien appliquée est plus juste et plus «écono­mique» que le laxisme pseudo-humanitaire.

Il est une expression qui semble presque devenue caduque, à notre époque d'individualisme et de communautarisme larvé, mais que tu ne refuserais sans doute pas, c'est celle de grand serviteur de l'Etat. Tous les mots comptent. Tu as toujours exercé tes fonctions en te considérant comme étant au service d'une cause qui te dépassait. Cette cause, c'est évi­demment, au stade ultime, la France, mais il est dans le génie de notre pays de s'être construit et de subsister contre toutes les forces centrifuges grâce à cet instrument complexe et irrem­plaçable dans ses fonctions régaliennes qu'est l'Etat. Quant à la grandeur, elle s'applique non seulement à l'importance des fonctions que tu as exercées, mais à l'esprit dans lequel tu les as conçues.

Ceux qui te connaissent adhèrent à cette formule, mais, pour eux, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui s'impose aujourd'hui à eux, avant toutes autres considérations, c'est le chagrin. Ce qui subsistera toujours, c'est le souvenir d'un homme dans ce qu'il a d'unique et singulier, un homme de bien, un homme de cœur et surtout un ami, un ami pour tous, mais un ami parti­culier pour chacun d'entre nous.

Jacques ROU­GEOT est professeur émérite de langue française à l'université de Paris-Sorbonne, président du comité d'honneur de l'UNI et vice-président du MIL.

Information sur le MIL

CHARLES PASQUA,

UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 29 juin 2015

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Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.


«On ne comprend rien de moi si l’on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu’il voulait alors dire, il faut d’abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.


Après l’invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s’engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d’un réseau et établit de fausses cartes d’identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d’un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l’homme du 18 Juin, qu’il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.


Ensuite, Charles Pasqua intègre l’entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu’en 1969.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d’ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d’action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l’association fin 1962 et la quittera à l’automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu’au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.


Ces derniers titres furent : ancien ministre d’Etat, ancien président d’honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.


Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).


Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.


Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l’opinion : «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu’à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».


Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l’un des siens et la France perd un grand serviteur.

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INSULTES À LA MÉMOIRE DU PRÉFET CLAUDE ÉRIGNAC ASSASSINÉ EN 1998

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Repères : En région Corse, la liste indépendantiste corse « Pe a Corsica » (pour la Corse), dirigée par Gilles SIMEONI et Jean-Guy TALAMONI, a remporté les élections territoriales de décembre 2015. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy TALAMONI, a fait le choix de ne pas participer, et de le faire savoir, à l'hommage officiel rendu, le 6 février, à Ajaccio pour le 18ème anniversaire de l'assassinat du préfet Claude ERIGNAC.


Le 6 février 1998, à Ajaccio, le préfet de Corse, Claude ÉRIGNAC, a été abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre, par un commando indépendantiste alors qu'il se rendait en soirée, à pied, seul et sans protection à un concert de musique classique. L'arme du crime, retrouvée sur les lieux, était un Beretta volé cinq mois plus tôt lors de la prise d’otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud). Le militant indépendantiste, Yvan Colonna, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011 au terme d'un troisième procès.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rendre hommage, en ce jour anniversaire, à la mémoire du Préfet Claude ÉRIGNAC.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement le boycott de la cérémonie par le président de l'Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy TALAMONI. En refusant d’honorer la mémoire d’un Préfet de la République, lâchement assassiné par des terroristes, il porte atteinte à l’honneur de la République. Cette absence éclaire les perspectives d’affrontement en suspens dans l’île et la persistance d’un esprit de guerre civile de la part de mouvements indépendantistes, officiellement passés de l’action terroriste à la joute électorale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que, parmi les revendications avancées par les responsables indépendantistes, portées à la tête de l’assemblée de Corse, figure la demande de libération des terroristes corses condamnés pour des crimes et délits, et actuellement détenus, dont Yvan COLONNA, condamné pour l'assassinat du Préfet Claude ÉRIGNAC. Gilles SIMEONI, nouveau président du Conseil exécutif de Corse, a été l'avocat d'Yvan COLONNA…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la victoire des indépendantistes a été obtenue à la majorité relative (35% des voix), avec 24 sièges sur 51 à l’assemblée. Elle provient de la fusion, au 2nd tour, de deux listes indépendantistes : «Faisons la Corse», (Gilles SIMEONI) et «Corsica libera» (Jean-Guy TALAMONI).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la responsabilité du gouvernement socialiste est pleine et entière dans l’installation de cette situation dans l’île de Corse. L’ouverture récente par le Premier ministre de «négociations» avec les dirigeants indépendantistes vient confirmer son refus d’’assurer la défense des intérêts de la République. Les exigences formulées par ces indépendantistes n’ont rien à voir avec des compétences de la collectivité locale. Elles vont conduire au minimum à des tensions et, potentiellement, à des crises graves à répétition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la définition à venir des statuts de la future collectivité locale unique, issue de la fusion des conseils départementaux de Haute-Corse et de Corse du Sud et de l’Assemblée de Corse, en 2018 devra permettre la légitime représentation de la grande majorité, opposée à la petite minorité indépendantiste, dans l’intérêt général.

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CASTRO : UN DICTATEUR COMMUNISTE EN MOINS DANS LE MONDE

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2016

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Repères : Fidel Castro est mort à l’âge de 90 ans. Après 47 années d'un pouvoir sans partage depuis 1959, il a laissé la direction de Cuba à son frère Raul Castro afin de maintenir un régime communiste.


Rappelons que la réalité du régime cubain se caractérise toujours aujourd’hui par un régime de parti unique, le Parti communiste de Cuba (PCC). Les libertés publiques n’existent pas. Il règne une police politique qui quadrille complètement l’île. La répression de toute activité d'opposition est constante avec notamment l’arrestation des opposants et des emprisonnements sans jugement (plus de 10.000 en 2015), la censure, la pratique des tortures, et des exécutions sommaires. Le culte de la personnalité du dictateur Castro avec des portraits des héros de la révolution omniprésents (dont Castro et Che Guevara), des manifestations publiques organisées régulièrement par le régime, la diffusion de littératures et de films «révolutionnaires». Les détracteurs du régime sont toujours «victimes de manœuvres de harcèlement, d’actes de répudiation (manifestations organisées par des partisans du régime avec le concours d’agents des services de sécurité), ainsi que de poursuites pénales motivées par des considérations politiques ». Les autorités continuent de «contrôler l’accès à Internet, bloquant et filtrant certains sites, ce qui restreint l’accès à l’information et les critiques antigouvernementales».


Compte tenu de cette réalité indiscutable, sur laquelle les témoignages abondent, les propos de la part de nombreux journalistes célébrant Fidel Castro apparaissent comme scandaleux : comme les déclarations de certains «intellectuels» comme Jack Lang ou Bernard Kouchner, et celles de nombreux hommes politiques. La ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a salué la mémoire de Fidel Castro comme «un monument de l’histoire», rejetant les accusations de violations des droits de l’homme à son encontre. Elle a dénoncé la «désinformation» et souligné au contraire l’existence sur l’île d’«une liberté religieuse» et d’«une liberté de conscience». «Donc il faut savoir regarder les choses positivement même si ça dérange», a-t-elle ajouté, estimant que «la France n’a pas à donner de leçon» à Cuba.


Le procès du communisme totalitaire n’a pas eu lieu sous la pression de tous ceux qui s’étaient compromis avec lui durant la période de la guerre froide alors qu’il perdure actuellement : Chine, Vietnam, Corée du Nord, Cuba …


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Fidel Castro est avant tout un dictateur communiste qui a installé un régime totalitaire depuis son arrivée au pouvoir jusqu’à aujourd’hui. Il est mort dans son lit sans avoir été jugé pour ses crimes contre l’humanité.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne l'apologie du dictateur communiste Fidel Castro célébré par des journalistes et dénonce la permanence des positions du Parti Communiste Français, de Jean-Luc Mélenchon et d'autres ‎personnalités de la mouvance communiste en faveur de régimes communistes totalitaires. Le quotidien communiste «l’Humanité» vient de consacrer un numéro de 16 pages entièrement à la gloire du dictateur communiste Fidel Castro. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a déclaré que Fidel Castro «restera dans l’Histoire» comme «l’un des dirigeants du mouvement d’émancipation humaine».


Ces dirigeants politiques doivent être dénoncés pour leur grande proximité avec les régimes totalitaires, qu’ils continuent à défendre depuis la mort de Staline et la chute du mur de Berlin…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) espère que cet évènement va créer les conditions favorables à d’un changement rapide de régime avec la libération des prisonniers politiques, l’instauration de libertés publiques, le jugement des criminels communistes ayant tué et/ou torturé et l’organisation d’élections libres pour que les Cubains fassent librement leurs choix à l’avenir.


  

LE MIL DANS L'OPPOSITION A MACRON

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2017

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se range dans l'opposition à Macron.


Le programme social-démocrate de Macron a pour objet de poursuivre la politique de Hollande. Nous avons largement dénoncé le contenu de ce programme depuis de très nombreux mois.

Emmanuel Macron a bien réaffirmé qu'il n'y aurait aucun changement dans son programme. Les choses sont donc très claires.


Son parti politique, En Marche, s'est engagé dans une récupération des élus et candidats à titre individuel. Il appelle aux défections des élus d’autres partis ce qui est un mode d’action digne de la IVème République. Beaucoup de manœuvres sont engagées et divers réseaux d'influence se trouvent mobilisés pour bricoler pour Macron une majorité absolue en juin.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s'engage pleinement dans une participation à la campagne des législatives en faveur des candidats gaullistes républicains qui se positionnent sans aucune ambiguïté dans l'opposition au programme de Macron.


La nouvelle Assemblée nationale va être constituée d’un groupe social-démocrate macroniste et, probablement, de quatre groupes d'opposition : l’Union de la droite et du centre, la gauche radicale, le parti socialiste et le Front National. ‎


Le groupe pro Macron disposera probablement d'une majorité relative et, en fonction de son nombre d'élus, tentera de gouverner seul (en l'absence d'alliance des oppositions) ou bien se trouvera contraint de convenir d'une alliance avec le groupe du Parti socialiste et un groupe de députés du centre et de droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu'une nouvelle période politique s'ouvre au terme des élections de 2017. Elle doit être l'occasion, dans les prochains mois, d'une reconstruction de la droite républicaine, qui a vocation à gouverner le pays et mener une politique d'alternance à la gauche. Un diagnostic préalable complet sur le parti «Les Républicains» apparaît indispensable pour tourner la page de la défaite du premier tour de la présidentielle. Cette rénovation du parti doit porter à la fois sur les objectifs, les idées et les valeurs, les adhésions, les modes d'action et en dernier lieu les personnes. Il semble impératif de revenir aux fondamentaux du fonctionnement d'un parti politique ayant l'ambition de rassembler et de disposer d'un nombre important d'adhérents actifs et d'être le premier parti de France (par le nombre de cotisants et de militants). Les militants de terrain ont trop souvent été oubliés pour les remplacer par des prestataires de services.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite participer activement à la reconstruction de la droite républicaine et gaulliste sur les éléments de programme existant et sur un positionnement de droite sans ambiguïté. C'est ce qu'attendent les électeurs de droite et de centre droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Législatives : il faut des gaullistes républicains».

  

LE DEVOIR D’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 27 juin 2017

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Repères : Le président de la République a été élu en mai 2017 sur un programme politique comprenant de multiples mesures. Son parti politique La République En Marche (LREM) a obtenu une majorité absolue lors des législatives de juin 2017. Il vient de renouveler son Premier ministre et de nommer un gouvernement pour appliquer ses projets.


Les propositions politiques, contenues dans le programme de l’Union de la Droite et du Centre (Les Républicains et l’Union des indépendants), sont bien différentes de celles du programme de Macron. Les députés élus sur le programme de l’union de la droite et du centre ont donc un devoir d’opposition.


On a pu entendre, ou lire, des déclarations de quelques responsables politiques de la droite et du centre selon lesquelles il faudrait être «constructif», c’est-à-dire, en fait, soutenir le gouvernement. Selon eux, il pourrait sembler que l’opposition serait en quelque sorte interdite, car, par nature, elle serait «frontale», «brutale» ou de «blocage».


D’une part, quand on se trouve en désaccord avec les propositions politiques de la majorité, il est naturel de se ranger dans les rangs de l’Opposition.


D’autre part, devant un parti disposant d’une majorité absolue, même sans l’appui du groupe du MoDem, il n’existe pas de possibilité de blocage, donc aucun risque de ce côté.


Enfin, l’opposition de droite a prouvé qu’elle savait voter des textes consensuels dans l’intérêt de la France sous le quinquennat socialiste de François Hollande (loi antiterroriste, état d’urgence, etc.) ; elle pourra continuer à le faire si de tels textes viennent à se présenter.


Les reproches qui sont faits à un positionnement dans l’Opposition ne sont en aucun cas justifiés.

Cela apparait surprenant que quelques députés de droite et du centre appellent à «voter la confiance au gouvernement» sans même connaitre le contenu du discours de politique générale du 4 juillet 2017 !


Vont-ils approuver l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, alors qu’ils ont fait campagne contre ? Le recours aux ordonnances, annoncé par Macron sur les premiers textes de loi, ne permettra pas de débats parlementaires ni une approche constructive d’amélioration des projets.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les élus, y compris ceux qui connaissent des doutes, à serrer les rangs et à s’inscrire dans une opposition tranquille et déterminée à la politique défendue par Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constatant un réel flottement de l’opinion des électeurs traditionnels de la droite et du centre, appelle les députés et les sénateurs, de droite et du centre, à lever tous les doutes existants en confirmant leur engagement dans l’Opposition d’une manière bien compréhensible pour les citoyens qui sont déboussolés. L’une des solutions consiste à formuler des critiques précises contre des mesures données ; par exemple, en dénonçant le projet d’augmentation de la CSG, dès à présent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a fait campagne contre les principales propositions du programme d’Emmanuel Macron, puis a participé aux campagnes législatives contre les candidats de La République En Marche (LREM). Il a donc déclaré très clairement son entrée dans l’opposition (voir «Le MIL dans l'opposition à Macron» - 16 mai 2017) et son souhait de contribuer à l’organisation de l’opposition de la droite républicaine.


  

LA FRACTURE SOCIALE EST TOUJOURS LÀ

Télécharger la communication du MIL du 19 janvier 2018

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La «fracture sociale», développée par Jacques Chirac et conceptualisée par Philippe Seguin durant la campagne électorale de 1995, n'a pas cessé de se développer au cours de ces dernières décennies, en particulier depuis la grave crise économique de 2008. La population ayant un emploi a diminué sur ces dix dernières années, tandis que la population active a augmenté du fait d’une démographie positive et de la modification de l'âge de départ à la retraite et du nombre de trimestre nécessaire. Un français sur dix est aujourd’hui inscrit à Pôle emploi (6.600.000 inscrits du 67 millions d’habitants) et c’est, sans compter tous ceux qui pourraient être inscrits, mais qui ne le demandent pas faute de bénéficier d'indemnisation-chômage. Sont notamment ainsi non-inscrits à Pôle emploi de nombreux jeunes (à l’issue de leurs études) et une part importante des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA). La proportion des Français, sans aucune ressource, en situation précaire (contrats courts successifs ou temps partiel à horaire réduit) ou disposant de ressources inférieures au seuil de pauvreté, est inacceptable. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l'orientation présidentielle qui joue pour «ceux qui réussissent» par rapport à «ceux qui ne sont rien». Les propos du Président tenus au cours des mois passés montrent un certain désintérêt, voire du mépris, à l’égard de certaines catégories populaires.


Il vise explicitement une population privilégiée de hauts-cadres ou startuppers à vocation internationale, profitant largement de la mondialisation, mais également tous ceux qui aspirent à entrer dans cette catégorie, même si la plupart n’y appartiendront jamais ! Force est de constater que la grande majorité des Français ne bénéficient pas de ce type de situation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), en tant que mouvement gaulliste, appartient à la tradition d’une droite républicaine qui milite pour la justice sociale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la principale priorité pour sortir de la situation présente réside dans la recherche du plein emploi. Aujourd’hui, Macron ne vise pas le plein emploi à la fin de son quinquennat, mais, au mieux, une légère baisse du taux de chômage. Il a accepté de renoncer au combat du plein emploi et d’abandonner une partie de la population considérée comme «inutilisable» dans la société qu’il veut créer. L’État devrait encourager certaines initiatives économiques par une politique volontariste, encore faut-il qu’elles profitent à la France (c’est-à-dire en premier lieu aux secteurs de production : agriculture, construction, industrie et numérique et de recherche) et, parallèlement, il ne doit pas oublier tous les autres citoyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reproche à Macron de proposer des équations qui n'ont pas de solutions. Macron n’est pas dans le vrai. Après des lois permettant une communication consensuelle (moralisation politique), il a fait adopter les ordonnances sur le travail qui ne devraient créer, au final, aucun emploi significatif. Il est en train d'abandonner les promesses d'indemnisation chômage fait aux indépendants et aux salariés démissionnaires. Sa réforme du mode d'entrée à l'université va mener, en 2018, à des tensions fortes au niveau de la jeunesse et des familles, sans régler les problèmes sur le fond.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les victimes de la politique actuelle seront les plus démunies, les jeunes à l’entrée dans la vie active, les retraités (augmentation de leur CSG), mais aussi les Français des classes moyennes, dont les impôts et taxes s’accroissent et vont encore s’accroitre. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les clés à la situation actuelle résident dans la priorité absolue à accorder à la création de nouveaux emplois, combinée à la baisse des prélèvements obligatoires (profitant aux personnes qui paye des impôts). Ainsi, une part importante des «sans-emploi» sortiraient de la précarité et trouveraient un projet d’avenir et les classes moyennes verraient leurs revenus augmenter au travers de la baisse de la pression fiscale. Une politique de solidarité efficace pourrait être assurée au profit des personnes en transition professionnelle et des personnes trop éloignées de l’emploi (personnes âgées, malades ou handicapées). Les salariés doivent bénéficier d’un intéressement, de systèmes de participation et d’un accès à l’épargne salariale.


Si la droite républicaine veut reprendre le pouvoir politique, il faut qu’elle s’engage totalement sur le terrain du pouvoir réel sans oublier qu’il faut enfin s’attaquer réellement à la fracture sociale entre Français, sans lâcheté, ni perte de mémoire. La reconquête ne peut que passer par le peuple de droite et par les gaullistes.

LE COMBAT DROITE - GAUCHE

TOUJOURS ET ENCORE PLUS D’ACTUALITÉ

Télécharger la communication du MIL du 6 février 2018

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Référence : Suite à l’invalidation des élus, des élections législatives partielles viennent d’avoir lieu à Belfort et dans le Val-d’Oise.

Au-delà des contextes locaux et du caractère réducteur lié à la forte abstention dans le cadre des législatives partielles, ces élections font clairement apparaître une opposition entre : d’une part, Les Républicains (LR), et, d’autre part, La République en Marche (LREM).


Par rapport aux législatives de juin 2017, LR progresse, tandis que LREM recule. Les candidats Républicains l’ont finalement emporté dans les deux circonscriptions.


Les forces politiques extrêmes, le Front national (FN) et La France insoumise (LFI) ont été réduites, bien en dessous du score de leur candidat respectif à la présidentielle de 2017. Le FN voit ses scores affaiblis par les candidats «Patriotes» de Philippot, même si ce dernier échoue à effectuer une percée. L’eurodéputée «Les Patriotes», Sophie Montel, n’obtient que 2 % des voix sur un territoire qui est le sien. Cette concurrence au sein de l’extrême droite va se poursuivre au moins jusqu’aux élections européennes. La France Insoumise obtient autour de 12% des voix et consolide sa position de principale force de gauche marxiste.


Le Parti socialiste tend à disparaître avec des scores de 2,6% et 6%. Ces résultats confirment que la plus grande part des électeurs du Parti socialiste ont migré vers le parti social-démocrate, LREM, comme lors de la présidentielle et des législatives en 2017. Christophe Castaner, le patron de LREM, le nouveau parti socialiste, se consacre actuellement, en priorité, à la désignation de têtes de liste crédibles localement pour les municipales prochaines. Il «fait son marché», ville par ville.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la situation politique se clarifie à nouveau, à cette occasion, avec un retour à une opposition traditionnelle gauche-droite entre LREM et Les Républicains. Il y a bien modification de la donne dans la mesure où LREM est un parti socialiste social-démocrate et non un parti marxiste. Cela ouvre à ce parti l’opportunité de continuer à conclure des alliances avec le MoDem et, probablement demain, d’en conclure une avec le Mouvement radical, social et libéral (MRSL), issu de la récente réunification du Parti Radical et du Parti Radical de Gauche (PRG). Il peut, peut-être à nouveau, bénéficier de quelques transfuges de droite attirés vers LREM pour des motifs divers (obtention de fonctions, stratégie électorale en vue des prochaines municipales, dissensions locales internes à la droite, etc.) et séduire des électeurs de droite modérée qui pensent encore qu’il faut «laisser sa chance à Macron».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prend en compte cet éclatement de la gauche socialiste entre un pôle social-démocrate (LREM) et une nébuleuse socialo-marxiste et écolo (LFI, EELV, Génération.s, PS, PCF…). La droite républicaine se trouve face à deux adversaires et doit employer des arguments adaptés en réponse à chacune des gauches pour les combattre.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il va falloir convaincre les électeurs que ce n’est pas parce que les mesures du gouvernement social-démocrate sont combattues par la gauche de la gauche (LFI, PCF, CGT, UNEF, NPA…) qu’elles sont bonnes.


La politique menée par Macron en matière de fiscalité, de sécurité, d’emploi, de logement, d’immigration, de famille, etc., doit faire l’objet d’une critique pédagogique et claire de la part de la droite républicaine pour faire comprendre sa nature de gauche social-démocrate.

Cette critique est évidemment radicalement différente de celle de l’extrême gauche.

  

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DEUX PILIERS DE L'ESPRIT GAULLISTE : RÉCOMPENSE DU MÉRITE ET POLITIQUE SOCIALE

 Télécharger la communication du MIL du 18 juillet 2018

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Repères : L'affrontement idéologique entre les partisans d'un gaullisme social et ceux d'une social-démocratie libertaire (Macron) monte encore d'un cran après les annonces de Macron devant le Congrès du 9 juillet. Le fossé se creuse de plus en plus.

 

La politique menée par Macron, depuis plus d'un an, dessine un tableau assez complet de l’orientation qu’il tente de prendre sur le quinquennat. Elle est pour l’instant marquée par une série d’échecs et de recul (par exemple baisse du nombre des fonctionnaires non engagée, diminution de la construction de places de prison, etc.). De plus, des menaces graves apparaissent sur le plan social où il annonce un projet de réduction des aides pour une part des bénéficiaires actuels (ciblage pour réduction des aides). Un homme qui décide de baisser le montant des APL de 5 euros pour boucler ses fins de mois est capable de tout, car cette mesure traduit qu’il ne comprend pas le fond de la réalité sociale. Les derniers propos de Macron contre le trop haut niveau des aides sociales («trop de pognon») illustre la vision technocratique et hors sol de l'inspection des finances, qui reste la sienne. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) affirme que le mérite et le travail doivent être dignement récompensés, à tous les niveaux, de manière suffisante, mais que, parallèlement, les politiques sociales restent l’un des fondements de la Vème République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au principe des régimes sociaux mis en place par le général de Gaulle dès la Libération, quitte à moderniser certains aspects. Pour défendre ces régimes sociaux, il faut veiller à leur équilibre budgétaire de manière structurelle. Ceci n’a pas été fait. Pour y parvenir, il faut lutter contre la fraude, contre le versement de sommes indues et fixer des cotisations et des taux d’aide, etc. Faute d’une gestion plus rigoureuse, la dette des régimes sociaux continuera à augmenter. Il faut les sauver et les conserver.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son attachement au principe de la relation entre cotisations des gens (dont les salariés) et assurance sociale au sens large. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la suppression des cotisations combinée à l'augmentation de la CSG (et son élargissement aux retraités) constitue une manipulation inacceptable qui conduit à la déconnexion entre travail et assurance chômage. L'objectif initial de Macron : l'universalité pour tous les travailleurs de l’assurance chômage n'a pas été atteint, loin de là (peu de démissionnaires et peu de travailleurs indépendants en bénéficieront). Une impression d'amateurisme et de légèreté domine notamment, illustré par la suppression de la taxe d’habitation décidée sans qu’une compensation budgétaire soit prévue, dès l’origine, pour les collectivités locales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que la refondation de la politique sociale va devenir une priorité de la prochaine alternance politique et le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sera présent, aussi, sur cette question prioritaire.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore qu’une part des électeurs de la «droite libérale et centriste», peu informée, applaudisse bêtement aux mesures mises en place ou programmées par Macron. Cet électorat va rapidement être déçu par beaucoup d'autres mesures politiques et fiscales, en particulier celle touchant à la propriété ou la mise sous condition de ressources de mesures comme les APL pour les étudiants. Les récents propos du centriste Jean-Louis Borloo, soutien initial de Macron, contre la politique sociale du président constituent un puissant révélateur d’un début de prise de conscience de l'opinion.


  

LA DROITE, CE N’EST PAS LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 20 février 2019

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La période politique actuelle est caractérisée par une grave confusion des idées. Cela remonte à la campagne présidentielle et à la victoire électorale de Macron. D’une part, le programme de gauche social-démocrate de Macron a représenté une rupture avec le programme socialiste marxiste traditionnel du PS. Rappelons que l’opposition entre sociaux-démocrates et socialistes-marxistes a plombé le quinquennat de Hollande. D’autre part, la proposition de Macron de construire un «Nouveau Monde» au-delà du clivage gauche-droite a introduit bien des ambiguïtés et des incompréhensions dans une catégorie de citoyens peu férus de politique.


Dans la pratique, la politique menée depuis l’été 2017 a été une politique sociale-démocrate (ajustements économiques, augmentation de la pression fiscale, croissance de la dépense publique) avec une aspiration libérale-libertaire sur le plan sociétal (PMA sans père, dépénalisation de la consommation de drogue, etc.) encore à concrétiser. Cette politique s’est heurtée à la réalité économique et sociale. Elle provoque un rejet dont les manifestations des «gilets jaunes» ne sont que l’une des multiples expressions (et non la seule). Initialement, la revendication des «gilets jaunes» portait sur un refus, soutenu par nous, de la hausse de la taxe carbone sur l’essence. Cette revendication claire a abouti. Puis, dans un second temps, un désordre s’est développé dans les idées évoquées au sein des différents groupes. Des efforts d’influence et de récupération ont été menés par les groupes d’extrême gauche (antifa et autres) et d’extrême droite (zouaves et autres) côte à côte. Ils ont abouti notamment à des revendications institutionnelles, des appels à des hausses d’impôts. Mais plus grave, au lieu de proposer des réformes, le mouvement a adopté une logique «anti système» qui se traduit par une violente contestation des institutions, des cadres de la Nation et des élus. Ce mouvement de nature «populiste», c’est-à-dire avec une seule référence au «peuple» sans avoir de fond idéologique, débouche sur une menace prérévolutionnaire avec des appels à la violence physique, des actions contre les bâtiments publics, des agressions d’élus.


Le «grand débat» organisé et mis en scène pour valoriser Macron vient compléter le tableau. Certes, beaucoup de questions évoquées lors des débats locaux sont importantes et légitimes, mais, compte tenu de la formule adoptée lors ce mode de consultation, cela ne peut que déboucher sur une énorme frustration de tous. Les annonces de Macron au mois de mars sont déjà en cours d’élaboration en marge du débat. Le pronostic porte sur la poursuite de l’opération de communication engagée et des manœuvres politiques autour d’un référendum piégeux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rappeler que le clivage entre la droite et la gauche est une constante incontournable. La politique de droite républicaine, définie à l’occasion de la primaire de la Droite en 2016, n’a pas rien à voir avec la politique conduite par Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ce clivage apparaît aujourd’hui clairement au niveau de la fiscalité et du pouvoir d’achat. La Droite républicaine appelle à une réelle baisse des taxes et des impôts pour relever le pouvoir d’achat de tous. Elle s’engage à réduire les dépenses publiques, et à en assumer, avec courage, les conséquences. Cette priorité politique est incontournable. Tandis que Macron, comme tout homme de gauche, ne diminue pas la dépense publique, il a augmenté les impôts comme le prouvent les chiffres. Autre indicateur, les macronistes viennent d’évoquer le retour à une augmentation de la taxe carbone ; cela prouve leur orientation politique ancrée à gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la Droite républicaine défend des valeurs claires : la Nation, le plein emploi, la sécurité, la défense nationale, la justice sociale, la famille et la natalité, l’identité nationale, la reconnaissance du mérite, la nationalité, la laïcité, l’innovation et le développement économique, dans le cadre de l’application d’une même politique pour tous.


  

LES ISLAMISTES INTÉGRISTES N’ONT PAS LEUR PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 20 mars 2019

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Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l'islamisme n'est pas un fait français. Il est le résultat d'ingérences étrangères d'États islamiques et/ou de diverses organisations islamistes (Al Qaïda, groupe État islamique, etc.).


La récente défaite territoriale au Moyen-Orient du «groupe État islamique» conduit logiquement à un essaimage des combattants vers d’autres groupes armés existants. Des groupes armés islamistes mènent des actions terroristes, ou de guerre, notamment en Afghanistan, Iran, Irak, Kenya, Libye, Indonésie, Nigéria, Pakistan, Philippines, pays du Sahel, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen. Ces groupes menacent les pays occidentaux, dont la France. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’une politique de prévention sérieuse passe par le départ de France des islamistes intégristes. La politique menée a posteriori des attentats et autres actions semble efficace. Mais elle ne suffit pas, car les islamistes représentent une menace permanente qui ne va pas disparaître de l’avis de tous les experts. Il convient d’expulser les islamistes résidant en France et de refuser tout retour des combattants, et de leur famille, des théâtres de guerre (Irak, Syrie, etc.).


Il s'agit d’abord d’affirmer un choix politique clair, puis de travailler sur les débats juridiques complexes qui se posent. Des juristes et des associations complices combattent les intérêts de la France, par idéologie ou par intérêt. Ils sont nos adversaires. Les responsables politiques doivent faire appliquer les textes existants et, si nécessaire, faire adopter une loi ayant pour objet la prévention stricte de la menace islamiste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que plusieurs mesures s’imposent pour mettre les islamistes intégristes hors de France :


-Des prisonniers de guerre islamistes ne doivent pas revenir de Syrie en France. Ils doivent être jugés sur place, en connaissance de leur participation aux crimes commis localement ; connaissance que nous n’avons pas.


-Les candidats au droit d’asile, connus pour islamistes, doivent être écartés de la procédure sans délai.


-Les recalés du droit d'asile doivent être expulsés de manière effective et ne pas rester en France.


-Les délinquants islamistes doivent subir une double peine : peine de prison, puis expulsion du territoire français lorsqu’ils sont de nationalité étrangère. La confusion entre islamisme et délinquance a été prouvée dans de nombreux cas.


-Les prêcheurs islamistes étrangers, qui font du prosélytisme islamiste, doivent être expulsés, comme le demande d’ailleurs le recteur de la Grande Mosquée. 


-Des islamistes étrangers, déjà «réfugiés» en France, doivent faire l’objet d’une interdiction de séjour.


-Les demandeurs de naturalisation, sur lesquels pèsent des soupçons d’islamisme, doivent voir leurs dossiers rejetés. Certains islamistes déjà naturalisés doivent être déchus de leur nationalité et expulsés.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut tout faire afin que les Français, de religion musulmane, ne soient pas «infiltrés» par des activistes islamistes religieux ou combattants, ne subissent pas le prosélytisme islamique ou être incité à combattre la France et la République à tous les niveaux. Il faut donc limiter au maximum l’influence des activistes islamistes intégristes en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la France ne peut pas à la fois mener des opérations extérieures contre les groupes armés islamistes, comme au Sahel, et être défaillante sur son propre territoire. La France doit apparaître comme refusant l'infiltration islamiste. Elle doit, pour cela, courir le risque de heurter certains pays musulmans réputés «amis». Les pays les plus fermes dans leur pratique vis-à-vis des islamistes seront les plus respectés sur le plan international et les moins menacés. 


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) relance sa campagne militante sur le thème : «La France aimez-la ou quittez-la – être Français c’est un état d’esprit, pas une couleur de peau».


  

LES VALEURS DU GAULLISME RÉPONDENT AUX ENJEUX DE 2019

Télécharger la communication du MIL du 29 mars 2019

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L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France au 20ème siècle, s’applique parfaitement aux enjeux de l’année 2019. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, et de tous groupements d’intérêts.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Elle a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines, que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Les traités internationaux, qui nous lient à d’autres États au sein de l’Union européenne, doivent pouvoir évoluer. Nos dirigeants doivent montrer leur volonté d’affirmer le point de vue de la France dans l’ensemble des débats qui animent aujourd’hui le monde, quitte à faire évoluer les traités. Comme l’accord de Schengen.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


La présence de personnalités politiques dans la communication spectacle produit une profonde confusion qui a contribué ces dernières décennies à rabaisser le domaine politique. Il importe de mettre un terme à cette confusion afin que chacun excelle dans son domaine (la politique, le sport, le rire ou la chanson, sans mélange des genres).


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions.


Un sujet d’importance régionale ou ponctuelle est du ressort de son gouvernement. Le président de la République doit se centrer sur des sujets d’importance nationale et internationale avec une vision actuelle et future. Le rôle joué, ces dernières années, par les présidents à la place de leur premier ministre porte atteinte à l’esprit de la Ve République, et aux intéressés eux-mêmes.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire.


La première menace actuelle est celle de l’idéologie islamiste totalitaire, comme appliquée par certains États islamistes, par certains groupes religieux ou par des organisations terroristes comme le groupe État islamique (EI), Al Qaïda, Boko Haram. La seconde menace tient à la permanence d’un ensemble de pays communistes.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société.


L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. Les régimes actuels (maladie, famille, chômage, retraite, dépendance) sont amenés à évoluer en fonction des contraintes économiques pour assurer leur permanence et se diriger vers davantage d’universalité au bénéfice de tous les Français. Tous les autres systèmes de solidarité (APL, ASS, RSA, prime d’activité) doivent être amenés à converger pour une meilleure efficacité et lisibilité.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale, la formation et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec le développement de la libre entreprise en France.


L’esprit gaulliste s’illustre par un refus de l’absence de limites d’un capitalisme mondialisé et de la finance internationale. Il a pour vocation de participer à l’élaboration de règles et de procédures étatiques et internationales de contrôle de la mondialisation évitant des abus que connait le domaine financier.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs.


Selon les circonstances, le gouvernement peut prendre, sans a priori, la décision de nationaliser une entreprise, comme elle peut prendre la décision de la privatiser en fonction de l’intérêt de la nation ou des intérêts de l’entreprise et de ses salariés. Ou bien de confier au secteur privé telle fonction non régalienne.


  

LES VALEURS DE LA DROITE RÉPUBLICAINE SONT GAULLISTES

Télécharger la communication du MIL du 23 mars 2019

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La droite républicaine défend des valeurs qui sont celles d’une droite de convictions. Elles se traduisent par les choix politiques concrets suivants (liste non limitative).


Le premier axe porte sur la défense des institutions de la Ve République et la capacité de l’État à exercer son autorité. Il passe aujourd’hui par la défense de l’indépendance nationale (international, diplomatie) et la lutte contre les diverses ingérences étrangères ; la sécurité intérieure (police et justice) et extérieure (diplomatie et défense) ; une lutte déterminée contre l'islamisme ; la défense de l’identité nationale (langue, culture, traditions, histoire) ; le caractère indivisible et universel de la République ; la lutte contre tous les communautarismes ; le contrôle des migrations et des frontières ; la défense de l’Union européenne constituant une Europe des Nations centrée sur quelques compétences importantes.


Le second axe consiste à engager la baisse des dépenses publiques et de la pression fiscale (taxes et impôts) sur les particuliers et les entreprises pour relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français et comprenant : un développement économique par la recherche et l’innovation ; l’exercice de la liberté économique par des initiatives et la création d'entreprises ou d'associations ; le lancement de grands projets nouveaux (immobilier, infrastructures, transport, productions nouvelles, nouvelles entreprises permettant de disposer de l’indépendance technologique).


Le troisième axe concerne la défense des intérêts communs à tous les Français avec en premier lieu une politique de plein emploi favorisant travail et pouvoir d'achat ; la promotion de la famille et de la natalité (enfants, solidarité intergénérationnelle) ; une politique de santé publique et la prévention des risques (lutte contre la pollution) ; une politique efficace de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle répondant aux enjeux actuels ; une politique de solidarité et de justice sociale en faveur des inactifs : jeunes sans emploi, chômeurs, personnes en situation de handicap, retraités et dépendance ; une réelle défense du patrimoine et de l’environnement.


15 PRIORITÉS RÉPONDENT À L’ESPRIT DU GAULLISME.


Parmi ces orientations politiques que nous partageons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime, pour sa part, que plusieurs points constituent des priorités correspondant à l’esprit et aux enseignements du général Charles de Gaulle.


La caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale et pragmatique sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des groupes de pression, des communautarismes, des confessions, etc.


-Défendre l’esprit des institutions de la Ve république et la capacité de l’État à exercer son autorité. L’esprit gaulliste appelle, dans notre pays, à l’existence d’un pouvoir exécutif fort et stable exercé par des femmes et des hommes de talent, dans le cadre des institutions mises en place par de Gaulle.


-Veiller à l’indépendance de la France et contrer tous les types d’ingérences extérieures. Le refus de la soumission de la France à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste.


-Assurer la sécurité intérieure et extérieure. L’esprit du gaullisme appelle à combattre les menaces individuelles et collectives vis-à-vis des personnes, de l’État et des entreprises, y compris le pillage et l’espionnage industriel.


-Défendre l’identité nationale et notre patrimoine historique : monuments, langue, culture, nature (biodiversité), paysages. Le gaullisme est par nature intimement lié à la sauvegarde de la France.


-Lutter contre tous les communautarismes. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques.


-Contrôler les migrations et nos frontières. L’esprit gaulliste défend les intérêts des Français et de la France. Pour cela il faut un retour à nos frontières pour contrôler les personnes et les marchandises à l’entrée de celle-ci.


-Baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français. L’esprit gaulliste défend le principe de l’équilibre budgétaire et un niveau de prélèvement raisonnable.


-Assurer la liberté économique par des initiatives, la recherche et le lancement de grands projets dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique. L’esprit gaulliste affirme le rôle et la responsabilité de l’État dans le développement économique.


-Atteindre le plein emploi en augmentant de deux à trois millions le nombre de salariés et d’indépendants pour que le nombre des actifs soit en mesure de porter la société y compris les non actifs. L’esprit gaulliste est attaché au travail pour tous et à la reconnaissance du mérite pour assurer l’équilibre de la société.


-Développer une meilleure association capital-travail. L’esprit gaulliste juge qu’employeurs et travailleurs doivent pouvoir partager un pourcentage des profits de leur entreprise par des dispositifs opportuns.


-Promouvoir la famille et la natalité pour maintenir et renouveler notre population. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société. Le retour à une politique nataliste, destinée à tous les Français, reste une priorité.


-Transformer l’éducation nationale, l’université et la formation, pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste les considère au cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. De même, l’engagement et l’entrée dans la vie active de la jeunesse est une priorité majeure.


-Assurer une solidarité en faveur des personnes en difficulté (jeunes, chômeurs, personnes âgées ou handicapées, fin de vie). L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société.


-Défendre une vision internationale universelle. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : communistes, puis nazis, et, aujourd’hui, le totalitarisme animé par l’idéologie islamiste intégriste.


-Réaliser le rassemblement des Français. Le projet politique gaulliste consiste à rassembler les citoyens sur de grands projets partagés, au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière actuelle de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer et contribuer au débat sur les priorités politiques qu’attendent aujourd’hui les Français pour proposer à terme une offre politique de gouvernement.

  

LA DROITE RÉPUBLICAINE DOIT ÊTRE GAULLISTE ET DANS L’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 6 juin 2019

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Le résultat de l’élection européenne de 2019 a déstabilisé, dans l’immédiat, la Droite républicaine. Même s’il s’agit là d’un résultat de circonstance, sur un scrutin particulier, il s’avère révélateur de nombreuses tensions et ambitions. Ces derniers jours, la profusion de déclarations de responsables politiques, mais aussi de militants choqués, la démission de certains ou de certaines, conduisent à une impression de confusion et de chaos.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite d’abord remercier Laurent Wauquiez. D’abord, il a été élu par les militants LR qui ont, ainsi, nettement montré la ligne politique qu’ils voulaient voir défendue. Ensuite, il a été élu président de la région Auvergne-Rhône-Alpes sans aucun bidouillage. Nous voulons le remercier car, avec lui, nous avions beaucoup échangé et avions signé, de nouveau, pour notre mouvement, un accord comme personne morale associée (PMA) aux LR. Dans le cadre de cet accord, il y a, en autre, la présence de dix de nos représentants au Conseil national et d’un de nos représentants au Bureau politique des Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme sa critique de la politique menée par Macron et son gouvernement : absence de réduction de la dépense publique, réforme de l’assurance chômage, non contrôle de l’immigration clandestine, projet de loi bioéthique (PMA sans père), réforme constitutionnelle avec instauration d’une proportionnelle partielle, nouvelles taxes, augmentation de l’électricité, etc. Notre opposition à la politique du gouvernement reste inchangée, car Macron n’a aucunement changé de ligne. Les élus qui s’affichent «Macron compatible» devront assumer leur choix en défendant la gestion Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il faut apporter un soutien actif à tous nos élus, dans les débats parlementaires et ailleurs, au cours des mois qui viennent. Il importe de soutenir les actions de nos députés et de nos sénateurs et de les faire valoir auprès des citoyens. Il s’agit de contribuer à la visibilité politique et médiatique des actions de la Droite et du Centre pour affirmer la permanence de la Droite républicaine et appeler au rassemblement. Le choix des futurs «chefs» en découlera. Les groupes à l’Assemblée nationale et au Sénat doivent être, notamment, un des points de départ de la reconstruction et aussi de l’élaboration d’un programme d’action, de gestion et de défense des valeurs que nous défendons. Pour voter la Droite républicaine, il faut que les Français sachent ce pourquoi nous nous battons.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la détermination de la ligne politique et du projet de la Droite et du Centre priment avant tout. Défendre nos idées et nos valeurs avec conviction et pédagogie pour rassembler à droite. Contribuer à la réflexion sur le projet commun qui unit les gens de droite. Décider quelles priorités doivent être retenues pour la France et bien les expliquer aux électeurs. C’est en s’appuyant sur les militants et l’action militante qu’il sera possible de toucher un grand nombre de personnes. Pour surmonter la situation actuelle, la Droite républicaine doit défendre des valeurs gaullistes et continuer à affirmer clairement sa place dans l’opposition à Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle quels sont nos adversaires. L’adversaire principal est la gauche sociale-démocrate de Macron (Lrem-Modem) qui mène une politique sans débouchés. La communication gouvernementale, avec le soutien de journalistes, a égaré, pour un temps, des électeurs de droite et du centre. Il convient d’expliquer pourquoi ils se sont égarés. Un autre adversaire est constitué par l'écologie radicale anticapitaliste et les partisans de la décroissance. Ils représentent, sous un «masque vert», le nouveau visage de l’extrême gauche traditionnelle (marxiste), de même, sur un autre plan, la mouvance d'ultra gauche fait peser sur la République, les élus et les citoyens, un risque concret du retour de la violence politique en France.


  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 397  SEPTEMBRE - OCTOBRE 2019

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      EN MÉMOIRE DE NOTRE AMI, LE PRÉSIDENT JACQUES CHIRAC


Communication du MIL du 26 septembre 2019


Jacques Chirac, président de la République française de 1995 à 2007, est décédé le 26 septembre 2019, à l'âge de 86 ans.


Jacques Chirac a entamé sa carrière sous le Général de Gaulle, dont il aura été un jeune Secrétaire d'État aux Affaires sociales (1967-1969).


Jacques Chirac aura marqué l'histoire de la Ve République, d’abord comme député de Corrèze, puis ministre, puis Premier ministre de Giscard d’Estaing (1974-1976) et de François Mitterrand (1986-1888), Maire de Paris (1977-1995) et, enfin, comme Président de la République (1995-2007).


Sa notice biographique est présente dans tous les médias ; nous n’y revenons pas aujourd’hui. Quant aux commentaires détaillés sur la politique qu’il a menée, ils relèvent désormais de l’histoire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite juste rappeler plusieurs moments forts, parmi beaucoup d’autres, intervenus durant 40 années entre 1967 et 2007 :


1. La création du Rassemblement pour la République (RPR) en 1977, que Jacques Chirac a fondé et qui sera un grand rassemblement populaire de la droite gaulliste et républicaine pendant 25 ans (1977-2002).


2. La victoire aux législatives de 1986 sur un programme de droite mettant un terme à la triste période d’Union de la gauche (1981-1986) et imposant une franche alternance politique.


3. La victoire à l’élection présidentielle de 1995, dans des conditions difficiles, face à Lionel Jospin après une campagne menée sur la «fracture sociale».


4. Son refus, en 2003, d’engager la France dans la seconde guerre d’Irak jugeant que cette intervention n’était pas justifiée. Il a illustré brillamment la politique d’indépendance nationale dans la lignée du Général de Gaulle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l’hommage unanime rendu par les responsables politiques, de toutes tendances politiques, et par de nombreuses personnalités. Les uns sont dignes et respectueux, mais d’autres mènent des tentatives obscènes de récupération politique, alors qu’ils n’ont jamais eu aucune affinité ni avec Jacques Chirac ni avec le gaullisme (par exemple Macron).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à souligner combien les Français ont pu apprécier le caractère exceptionnellement humain et sympathique de Jacques Chirac. Le lien qu’il est parvenu à tisser avec les Français venait de son profond amour du peuple et de la France, et de son écoute, au-delà de toute autre considération. Sa compréhension de la réalité politique, économique et sociale lui venait d’un travail forcené, de contacts humains nombreux et d’un engagement politique conduisant à la connaissance.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a soutenu, dès sa création en 1981, Jacques Chirac dans tous les scrutins, dont la présidentielle de 1995 contre Édouard Balladur. Grâce à Jacques Foccart, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a pu faire de nombreuses campagnes militantes pour Jacques Chirac et sa majorité, de la Ville de Paris à la Présidence de la République (voir slogans) et participer au bon déroulé des réunions publiques (sécurité, collages, accueil, ..). Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur une petite partie des actions concrètes que nous avons menées.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a été écouté par Jacques Chirac et souvent entendu. Certains de nos membres ont ainsi fait partie de ses équipes ; certains ont assumé des responsabilités (ministres, élus, conseillers, recteurs, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à présenter toutes ses condoléances à la famille et aux proches de Jacques Chirac et les assure de sa profonde tristesse. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a toujours été fidèle et saura rester fidèle au souvenir de l’homme proprement dit, du responsable politique et à l’action qu’il a pu mener.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes, qui souhaitent écrire un hommage, une adresse de courriel hommage-a-Jacques-Chirac@lemil.org . Nous publierons certains de ces hommages.


QUE DEVONS-NOUS RETENIR, NOUS MILITANTS DU M.I.L.

DE JACQUES CHIRAC ?


De notre engagement civique à ses côtés, derrière lui, durant 30 ans.


Que devrons-nous retenir quand le bruit autour de sa disparition se sera tu ?


Ce que nous retiendrons de lui sera la base de nos combats de demain, car ces combats devront incarner le combat de résistance, combat gaulliste dont Jacques Chirac fut l’héritier, après Georges Pompidou. L’un et l’autre ayant perpétué cet esprit de résistance, cet esprit de rassemblement que le général de Gaulle avait insufflé à notre pays.


Ce bruit, qui va se taire après l’émotion considérable causée par sa disparition, rappelle le chef d’un immense rassemblement qu’il fut, mais ne doit pas nous empêcher de nous souvenir demain de l’homme d’État, des principes fondamentaux qui ont guidé son action, et qui sont les principes fondamentaux pour lesquels, sans relâche, sans hésitation, nous avons choisi de mettre notre action à son service.


Jacques Chirac pour nous ce sont 5 principes:


Jacques Chirac, c’est l’attention aux plus faibles, portant haut ainsi le principe de solidarité nationale qui doit être l’un des ciments de notre pays, sans lequel il ne reste que des individus aux intérêts égoïstes et antagonistes.


Jacques CHIRAC, c’est ce souci permanent de la grande fragilité de notre tissu social, ce tissu social qui, dans l’histoire de notre pays, s’est déjà déchiré, car nous sommes un pays dont les soubresauts peuvent être terribles; ce tissu social qui a, jusqu’alors, été préservé par les principes issus de la Résistance.


Jacques Chirac, c’est un homme de rassemblement, rassemblement de sa famille politique, rassemblement des Français, à l’opposé d’un homme de parti, d’un homme de clan.


Jacques Chirac, c’est un homme de paix, dont l’immense culture et la grande connaissance des courants qui traversent notre planète le firent se dresser seul contre tous, contre une aventure terrible dont le monde subira longtemps les conséquences, refusant que la France participe à l’aventure irakienne.


Mais ce refus de la guerre n’empêchait nullement une volonté farouche de faire parler les armes s’il le fallait comme cela fut le cas en Bosnie, car justement, il fallait défendre la paix par les armes.

Homme de paix, Jacques Chirac savait combien la France occupait une place singulière dans le monde et combien cette place nécessitait une défense farouche de son indépendance nationale.


Et, ne l’oublions pas, Jacques Chirac, il y a 23 ans, déclara à la face du monde que notre planète brûlait.

Pour nous militants du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), quels que soient nos âges, héritiers de ceux qui, hier, servirent le général de Gaulle, puis Georges Pompidou, héritiers de ceux dont le désir d’action et l’engagement civique ne se démentirent jamais, jacques Chirac fut le dernier président de la République gaulliste.


Et nous sommes fiers de l’avoir servi.



CHIRAC et NOUS

par Raoul BéTEILLE, député RPR et président du MIL


Les relations de Jacques CHIRAC et du MIL composent une histoire déjà longue. Et ce n'est pas par hasard. Quand on réfléchit à ce que nous sommes profondément, à notre raison d'être, on s'aperçoit que, Jacques CHIRAC et nous, nous étions destinés à nous rencontrer et à faire route ensemble.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) porte un titre superbe. On n’y pense pas assez. Le second terme arrive tout droit de notre devise républicaine pour couronner et magnifier le premier. Libres de nos initiatives, nous sommes des citoyens actifs, créateurs, enrichissants. Nous sommes en particulier de vigoureux soldats de la liberté, précisément. Ainsi, c’est la liberté qui nous donne la force et la volonté de la servir. "Initiative et Liberté" est donc une formule qui, si l’on peut dire, tourne avec harmonie sur elle-même comme les beaux vases de l’antiquité. Et voici, en outre, qu’elle propose aux mânes du Général une sorte d’offrande assez précieuse : il se pourrait que tous les Français ne soient pas des veaux.


Ce n’est pas tout ! Les initiales MIL forment un sigle qui nous apporte lui-même autant de joies que de devoirs. La fécondité de la graine nous est offerte, attribuée. Mais aussi, par un de ces miroitements du verbe qu’aimaient tellement nos plus anciens poètes, "MIL" nous suggère encore, avec force, d’être ce que nous sommes : des "militants", c’est-à-dire des soldats. Des soldats de la liberté et de la République. Nous voilà donc fermement guidés vers notre raison d’être, aussi bien par l’abréviation que par le développement de ce qui est un peu comme notre raison sociale.


Les militants, les soldats, ont un devoir : la fidélité et la volonté de vaincre. Ils ont un secret : avoir raison avant les autres (encore une autre acception de ce mot si français de raison !) de manière à forcer littéralement la victoire. Nous avons la force, la fidélité et la raison.


C’est pourquoi nous avons été tout de suite partisans de Jacques Chirac avant même les débuts de l’embrouille : c’était une question de fidélité. Nous nous sommes ensuite moqués  des sondages. Ce qui comptait, pour nous, soldats, c’était le travail bien fait et la volonté de le faire. Nous l’avons fait tout de suite avec passion. Notre soutien sans faille s’est exprimé par une succession ininterrompue de slogans qui sont dans toutes les mémoires et, sur le terrain, d’actions destinées à convaincre. Nous avons accompli notre tâche. Maintenant, la victoire est à notre portée. Elle est à la portée de celui que nous avons soutenu.


Nous avons toujours été à ses côtés, nous restons et resterons à ses côtés. Nous ferons tout pour que, le 7 mai, Jacques CHIRAC et nous, nous soyons victorieux ensemble. Victorieux pour la grandeur et la pérennité de la France.


Extrait de Vigilance & Action N° 84 de mai 1995



Message de JACQUES CHIRAC aux militants du M.I.L.

Convention Nationale, samedi 1er & 2 décembre 1990


Vous avez bien voulu m'inviter à prendre la parole à l'occasion de la convention nationale que vous tenez les 1er et 2 décembre prochains. Je suis très sensible à votre invitation et je vous en remercie vivement. Des obligations contractées antérieurement ne me permettent pas d'être présent parmi vous comme je l'aurais souhaité, mais je tiens, par ces quelques mots, à vous témoigner l'intérêt que je porte à votre mouvement et le prix que j'attache à votre action.


Soyez assurés d'abord que je n'oublie pas les combats que nous avons menés ensemble au service de la France. Dans des circonstances difficiles, vous avez prouvé que vous saviez prendre courageusement vos responsabilités. Votre présence sur le terrain a montré que vous étiez un vrai mouvement de militants, réunissant des hommes et des femmes décidés à s'engager sans compter pour les causes auxquelles ils croient. J'ai pu apprécier personnellement leur ardeur, leur dévouement et aussi la qualité de leur activité.


Cette collaboration qui existe entre nous se réalise de la façon la plus naturelle puisque nos actions sont parfaitement complémentaires. Vous avez choisi de ne pas jouer directement le jeu politique, en particulier sous sa forme électorale. En revanche, vous accomplissez en profondeur un travail original et nécessaire. Trop longtemps, nos adversaires ont détenu une sorte de monopole de l'action au jour le jour sur les divers terrains de l'activité nationale. Vous vous employez à combler cette lacune qui existait de notre côté. Vous avez déjà atteint un stade de développement remarquable et je souhaite très vivement que vous puissiez poursuivre et amplifier votre tâche. Vous trouverez toujours en moi le soutien que je serai en mesure de vous apporter.


Le programme de votre convention montre que vous êtes vigilants sur les dangers les plus graves qui nous menacent aujourd'hui. Vos principes et votre action sont toujours inspirés par votre amour de la France. À ce titre, vous êtes particulièrement préoccupés par les dangers qui pèsent sur notre identité nationale. Vous avez déjà agi dans ce domaine en faisant signer avec succès un manifeste contre le droit de vote aux immigrés.


Vous savez sans doute que le RPR a lancé, à mon initiative, une grande campagne pour demander aux Français d'user de leur droit de pétition et de dire non au vote des étrangers immigrés. Je suis heureux de vous confirmer que cette campagne a rencontré une adhésion massive puisque nous avons recueilli près d'un million de signatures.


Dans ce domaine, comme pour toutes les questions importantes, la politique du pouvoir socialiste va à l'encontre de l'intérêt national. Outre que le gouvernement, par son inaction, laisse la situation s'aggraver chaque jour, n'oublions pas que l'octroi du droit de vote aux étrangers figure dans le programme socialiste et que Monsieur Mitterrand ne manque pas une occasion de rappeler qu'il y demeure favorable contre vents et marées.


Notre pays, menacé dans son identité, voit aussi son avenir gravement compromis du fait de la situation où se trouve son enseignement. Les manifestations des lycéens, quelles que soient d'ailleurs les arrière-pensées de certains, ont révélé la situation dégradée des établissements scolaires. Quant à nos universités, un récent rapport de la Cour des Comptes établit à leur sujet un bilan dramatique et laisse prévoir que nous n'éviterons pas de graves problèmes dans les toutes prochaines années.

Alors, quand je vois tout cela, quand je vois la situation de la justice, de l'agriculture, quand je vois les "affaires", je pose la question : peut-on attendre une amélioration tant que les socialistes seront au pouvoir ? Je réponds non, parce que ce sont les principes qui sont pernicieux. Le socialisme institue la crise de l'État. D'un côté, il augmente démesurément les impôts, il fait gonfler le nombre des fonctionnaires et les interventions de la puissance publique qui étouffent les forces vives de la nation. Mais d'un autre côté, l'État socialiste est incapable d'assurer la sécurité des personnes et des biens, allant même jusqu'à donner l'ordre aux policiers de rester l'arme au pied pendant que les casseurs sont en train de casser en toute impunité.


Pour entrer dans la voie du redressement, il faut remettre en vigueur les véritables principes. Il faut, comme le disait le Général de GAULLE dans son discours du 30 mai 1968, faire appel à l'action civique des Français. Il faut restaurer les principes d'initiative et de liberté. Et il faut aussi garder l'espoir, car, selon la formule qui vous sert de devise : "Il n'y a de fatalité que celle des peuples qui se couchent pour mourir", et nous ne voulons pas nous coucher !


Pour le service de la France, une grande tâche nous attend, et nous l'accomplirons ensemble.


   

Présidentielle 1995 :

Jacques FOCCART milite pour Jacques CHIRAC


Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au cœur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL


Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.


Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC CHIRAC


Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.


Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES


À la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.


Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite, au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis, en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.

Il est à noter le rôle essentiel de l'UNI dans l'image jeune de la campagne de Jacques Chirac. En effet,  dès les premières réunions, au moment où Jacques Chirac était très bas dans les sondages, "les étudiants avec Chirac", création de l'UNI, ont regroupé tous les jeunes dans un carré jeune près de la tribune et nous ont permis d'organiser des traversées de salle par le candidat entouré uniquement de jeunes. Ainsi, à force de voir des jeunes autour de lui, Jacques Chirac a confirmé l'impact qu'il avait auprès de la jeunesse et, les médias, en filmant de très nombreux jeunes autour de lui, ont véhiculé l'image d'un Jacques Chirac soutenu par la jeunesse de France. Cela a abouti au magnifique meeting de Bercy qui a regroupé plus de 17.000 jeunes. Résultat : pour la première fois de l'histoire, un président de la République a été élu avec 56% des voix des étudiants.


Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.


Extrait de Vigilance et Action N° 105 d’avril 1997




Portrait du général de Gaulle par M. Jacques Chirac, Président de la République, publié dans « Time Magazine » du 6 novembre 2006


Le général de Gaulle, c’est d’abord une certaine idée de la France.


C’est l’homme qui, de Londres, le 18 juin 1940, appela les Français à refuser le honteux armistice avec l’Allemagne nazie. C’est l’homme qui dit non à la Collaboration. C’est l’homme qui sauva l’honneur de la France, qui permit en 1945 à notre pays, avec les États-Unis, avec les Alliés, de figurer dans le camp des vainqueurs. Car de gaulle avait compris que cette guerre était une guerre mondiale, un choc frontal entre les démocraties et le totalitarisme nazi. Il avait compris que, tôt ou tard, l’entrée en guerre des États-Unis serait déterminante et ferait basculer la victoire dans le camp de la liberté.


Bien peu d’hommes ont su aussi bien que lui incarner les valeurs éternelles de la France : c’est pour cela qu’une grande majorité de Français, aujourd’hui encore, voit en lui un symbole et un exemple.

Mais de Gaulle, c’est aussi un bâtisseur. A la Libération, il rétablit la République, assura la concorde civile, remit en marche l’industrie et les forces du pays. Il fit entrer la France dans la modernité en accordant enfin le droit de vote aux femmes. Il donna une nouvelle vigueur à notre idéal de solidarité en mettant en place la Sécurité sociale qui fait partie de notre identité. Il aurait voulu refonder sur de nouvelles bases nos institutions : la classe politique d’alors n’y était pas prête.


Puis, bien peu d’hommes ont eu deux fois rendez-vous avec l’histoire : c’est cela aussi qui fait du Général un personnage hors du commun. En 1958, après douze ans de désordre institutionnel, dans les convulsions de la guerre d’Algérie, c’est lui qui sauva à nouveau la République. Il mit fin à la guerre et mena à bien la décolonisation en créant un lien nouveau, qui dure encore, avec les pays de l’ancien Empire. Il donna au pays sa Constitution actuelle, à la fois stable et souple, qui fonde la légitimité du président de la République sur le suffrage universel. Il créa les conditions de l’industrialisation des années 1960, qui fit à nouveau de notre pays une grande nation économique.


Enfin, de Gaulle rendit à la France son rang dans le monde. D’abord en dotant notre pays d’une force de dissuasion qui garde toute son actualité et sans laquelle l’indépendance de notre pays ne serait qu’un mot. Puis, lui qui l’avait combattue, il choisit la réconciliation avec l’Allemagne et jeta les bases de la construction européenne. Il créa les conditions d’une nouvelle politique internationale pour la France et fit entendre sa voix dans le monde par les valeurs universelles qu’elle porte, les solidarités qu’elle cultive sur les cinq continents.


C’est, je crois, dans la fidélité à cette conception du rôle de la France que j’ai construit la réponse de notre pays à la mondialisation : la recherche d’une gouvernance mondiale qui soit fondée sur des valeurs et non pas sur les seuls intérêts économiques ; l’importance des peuples, indépendants et souverains, qui doivent être respectés ; le refus unilatéral de la force dans un monde qui doit être régi par le droit et la solidarité ; la diversité conçue comme une richesse ; le refus du choc des civilisations et la nécessité du dialogue des cultures.


Voilà pourquoi, dans les turbulences contemporaines, la vision, l’ambition et le message du général de Gaulle restent, à mes yeux, une fierté pour la France et une irremplaçable inspiration.



VOICI CE QU'IL éCRIVAIT SUR LE MIL EN NOVEMBRE 1996

LE MIL AU SERVICE DE LA FRANCE

par Jacques FOCCART,

Ancien chef de réseau de la France Libre, ancien secrétaire général à la présidence de la République (1959/1974), membre du comité d’honneur du MIL


Je tiens, par ces quelques mots, à vous témoigner l'intérêt que je porte au MIL et le prix que j'attache à son action.


Soyez assurés d'abord que je n'oublie pas les combats que nous avons menés ensemble au service de la France. Dans des circonstances difficiles, vous avez prouvé que vous saviez prendre courageusement vos responsabilités. Votre présence sur le terrain a montré que vous étiez un vrai mouvement de militants, réunissant des hommes et des femmes décidés à s'engager sans compter pour les causes auxquelles ils croient. J'ai pu apprécier personnellement leur ardeur, leur dévouement et aussi la qualité de leur activité.


Vous avez choisi de ne pas jouer directement le jeu politique, en particulier sous sa forme électorale. Mais vous accomplissez en profondeur un travail original et nécessaire. Trop longtemps, nos adversaires ont détenu une sorte de monopole de l'action au jour le jour sur les divers terrains de l'activité nationale. Vous vous employez à combler cette lacune qui existe de notre côté. Vous avez déjà atteint un stade de développement remarquable et je souhaite très vivement que vous puissiez poursuivre et amplifier votre tâche. Vous trouverez toujours en moi le soutien que je serai en mesure de vous apporter.


Vos actions montrent que vous êtes vigilants sur les dangers les plus graves qui nous menacent aujourd'hui. Vos principes et votre action sont toujours inspirés par votre amour de la France. À ce titre, vous êtes particulièrement préoccupés par les dangers qui pèsent sur notre identité nationale.


Il faut remettre en vigueur les véritables principes. Il faut, comme le disait le Général de Gaulle dans son discours du 30 mai 1968, faire appel à l’action civique des Français. Il faut restaurer les principes d'initiative et de liberté. Et il faut aussi garder l'espoir, car, selon la formule qui vous sert de devise : Il n’y a de fatalité que celle des peuples qui se couchent pour mourir, et nous ne voulons pas nous coucher !


Vous avez démontré votre fidélité et votre efficacité en vous prononçant parmi les premiers pour la candidature de Jacques Chirac et en consacrant toute votre énergie à la campagne qui a conduit à son élection à la présidence de la République. Vous pouvez être fiers - nous pouvons tous être fiers, car je me considère comme l’un des vôtres - d’avoir contribué à donner à la France le chef qui est en train de la ramener sur les voies de la grandeur.


Pour le service de la France, une grande tâche nous attend.

 


VOICI QUELQUES HOMMAGES DE COMPAGNONS


La France a perdu un grand Homme et nous, nous avons perdu un compagnon. Une page de notre histoire vient de se tourner. Mes sincères condoléances à la famille. Merci encore, monsieur le Président, pour tout ce que vous avez fait pour notre pays.

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Monsieur le Président, merci pour avoir si bien protégé la France des tourments du monde... Vous étiez et vous resterez pour nous tous : Le Grand !

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Je tiens à présenter mes sincères condoléances à sa famille et un grand respect à monsieur Jacques CHIRAC qui fut un grand monsieur de la politique française. Pour l’avoir côtoyé et assurer sa protection lors de ses déplacements dans l’Est de la France, je peux affirmer que c’était un homme sympathique, simple et avenant. Je garde un excellent souvenir, j’ai eu la chance de déjeuner, avec les responsables du SAC, avec lui chez Monsieur Jacques FOCCART. À chaque rencontre, il me tirait sur la barbe en me disant : Toujours une aussi  jolie barbe !

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Vous avez été un grand Homme, d’une très grande humanité, un grand président qui nous a évité la guerre, le dernier grand président de la France à qui vous avez tout donné. Là où vous allez, soyez sûr, monsieur le Président, de ma fidélité et de mon profond respect. Reposez en paix monsieur le Président.

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Comment, cher président résumer en peu de mots la peine que je ressens aujourd'hui. Notre première rencontre vous étiez secrétaire d’État aux finances, c'était rue de Rivoli, puis Premier ministre chez Marie-France Garraud. Enfin, Maire de Paris où je ne compterai pas le nombre de nos entretiens. Vous avez beaucoup aidé la CSL et ça je ne l’oublierai jamais.

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Votre infatigable travail au service de la France et des Français a été remarquable. Recevez toute mon admiration et tout mon respect. Une page de la politique française se tourne... Nous ne vous oublierons pas. Merci !

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Hommage à Jacques Chirac. Jacques Chirac, l’homme agraire et agréable, disponible et sociable, souriant et dévorant et qui n’avait rien d’un haut fonctionnaire. J’ai aimé ce presque paysan qui, malgré un passage rapide au ministère de l’agriculture, a su capter le cœur des éleveurs et des cultivateurs pour longtemps et surtout les a défendus à Paris comme à Bruxelles, comme l’assiette de notre société française quand la Grande-Bretagne les sacrifiait. Quant à notre actuel modèle agricole français fondé sur la famille et la responsabilité personnelle, il produit dorénavant des non-revenus, des suicides et est vendu à l’international (accord avec le Canada, …) et aux marchés monétaires où l’on gagne toujours plus sans mettre ses mains dans la terre. J’ai aimé ce «patron» qui m’a fait entrer, jeune, en résistance et en politique en 1984, ô, très simplement comme simple adhérent au RPR, quand d’autres étaient propulsés aux responsabilités sans y avoir adhéré et parfois nous empêchaient de nous former.  Combien sont restés fidèles comme cette belle addition d’humains de base, sans qui rien ne se serait fait pour la France, au RPR, puis à l’UMP, puis aux Républicains, sans vendre leurs idéaux depuis, dans ces guerres des chefaillons. J’ai aimé ces élections de 1995 où j’ai fini comme d’autres sur les Champs Élysées pour construire sans jamais détruire, en prenant une merveilleuse photo de ce jeune homme pressé dans sa Citroën SM décapotable et le soir à la Mairie de Paris où certains comptaient leurs médailles quand il n’y avait qu’une France et pas ce petit hexagone qui l’a remplacée. J’ai aimé ce «teneur de tête à l’international» qui a rendu sa dignité et son rang à la France. Et je me souviens que nous n’étions qu’une petite dizaine, par exemple, en cette veille de renonciation française à la guerre en Irak, à manifester clairement notre opposition, sur la place de la mairie à Châteauroux ou ailleurs. J’aurai aimé plus de persévérance au cours de son mandat, plutôt qu’une retraite sur les retraites, plutôt qu’une dissolution de l’Assemblée, idiote et incomprise. Il a fait surgir des talents, des responsables, des actifs de terrain, partout. Faisons-en autant bon sang, pour que vive la France !

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Après Charles de GAULLE ; Jacques CHIRAC fut le seul à avoir donné à la FRANCE l'image qu'elle mérite dans le monde. Aujourd’hui mon cœur est en berne. Le MIL m'a permis de rencontrer ce grand Français. Ce fut pour moi un grand honneur. C'est avec recueillement, et grand respect que je salue sa mémoire. Vive la république...Vive la FRANCE.

Ex délégué du MIL au service de la FRANCE

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Un homme "VRAI", de respect et de compréhension pour autrui. Penser à lui continuera de nous donner le sourire et surtout la paix.

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J’ai commencé avec lui en 1993 en adhérant au RPR et en prenant des affiches au siège de la rue de Lille pour les coller dans une ville de gauche en Normandie. J’ai approuvé la reprise des essais nucléaires, un peu moins la disparition du service national. Mais avec cet homme on avait confiance et la maison était tenue et il avait une grande fidélité aux gaullismes et aux gaullistes. Comme certains manipulateurs parlaient de génération Mitterrand, moi je suis de la génération CHIRAC. Que dieu le protège. Vive la France.

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Monsieur le Président. Entré en politique à 18 ans, à l’UJP, puis à l’UDR, j’ai évidemment été au service de votre personne et de vos idées avec la création du RPR. Merci, monsieur le Président pour la force de vos convictions et merci pour votre action pour la France dans le monde. En tant qu’adhérent du MIL, j’ai été  très fier de défendre vos idées et votre action. J’espère que la France ne vous oubliera jamais et que votre personnalité sera toujours présente dans notre histoire collective.

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Merci, monsieur le Président, de ce que vous avez apporté à notre pays, merci pour l'amour que vous avez donné à la France et aux Français. Vous serez toujours présent dans mon coeur. Reposez en paix.

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Jacques, pour faire simple, comme vous l'avez été, j'écrirais seulement : "Au revoir et merci monsieur le Président".

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Notre président, (Jacquot, pour le citoyen lambda, le Grand Jacquot pour d'autres), s'en est allé pour son dernier voyage nous laissant orphelins. Qu'il repose en paix... Une pensée pour ses proches qui ont exprimé une dignité exemplaire comme on aimerait voir de la part d'autres personnalités...Adieu Président...tu vas nous manquer...

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C’est avec regret que nous avons appris la disparition de notre président Jacques Chirac après son effacement de la vie publique depuis 2007 pour des raisons de santé et  sa douleur face au malheur que toute famille peut avoir lorsqu’un enfant nous quitte.  

Nous gardons avec nous les souvenirs de cette campagne de 1995 pendant laquelle nous avons essayé de fédérer nos enfants à nos idées en tractant, militant, collant et le représentant dans les bureaux de vote et ce sans état d’âme pour son élection difficile. Ce qui a laissé des traces dans notre vision de mener la politique et dans la droite dans son ensemble orpheline des idées gaullistes. Pour les nostalgiques je conseille la livre de Catherine Clément préface d’Alain Juppé «Jacques Chirac vie publique, archives privées». Mes pensées vont à sa famille et ses compagnons sincères.

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Pour nous tous la disparition du président CHIRAC a été un choc affectif et sentimental. J’ai eu le grand honneur et la chance d’assurer sa sécurité, à temps complet, de 1986 à 2007.

Pendant cette période, chargée en campagnes et événements nationaux  divers, les compagnons du MIL ont apporté, sans compter, leur aide et leur action.

Leur efficacité, leur disponibilité, leur compétence, leur discrétion et leur abnégation  les rendaient inséparables de l’action politique du Président CHIRAC d’une manière visible ou non.

Ensemble, nous avons connu de grands moments. Ne manquons pas d’y associer Jacques FOCCART et tous les compagnons disparus.


  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 428 Décembre 2021

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


OUI À L'EUROPE DES NATIONS, NON À L'EUROPE FÉDÉRALE


Communication du MIL du 13 décembre 2021


Repère : Valérie Pécresse s'est déclarée «pour l'Europe des nations unies et contre l'Europe fédérale». «Je veux en finir avec une Europe passoire pour bâtir une Europe qui contrôle ses frontières». (Discours du 11 décembre 2021).


Macron vient de présenter son programme pour la présidence française du Conseil de l'Union européenne (PFUE) qui se tiendra durant le premier semestre 2022. Ce programme rempli de formules attrape-tout comme «relance», «puissance et appartenance» est en fait une opération de communication pour la campagne électorale française. En dehors de thèmes consensuels comme le développement d'acteurs européens du numérique, il propose des objectifs qui relèvent actuellement de la pure fiction et pourrait, tout au plus, conduire à la création de commissions qui n'occuperaient le terrain médiatique que pendant quelques mois.


Fédéraliste : Macron incarne les ambitions d'un projet d'Europe fédérale que l'on doit combattre, quand bien même nous savons cette idéologie est condamnée par les rapports de force entre États ou groupes d'État. Macron souhaite «une Europe puissante dans le monde, pleinement souveraine». Il oublie que l'Union européenne n'est en aucun cas une nation et que la notion de souveraineté ne s'applique pas à elle.


Défense commune : Macron souhaite avancer vers une «politique de défense commune en matière opérationnelle». Cette formule ne tient pas compte de la différence de vue des nations membres de l'Union. La France est seule puissance nucléaire de l'Union, la seule à avoir une présence internationale, la seule qui a mené et mène encore des opérations militaires extérieures (Opex), la seule à avoir des accords militaires avec des pays étranger. Cette réalité nationale ne peut en aucun cas être partagée.


Élargissement de l'Union : Macron appelle à un réengagement de l'UE dans les Balkans auprès de l'Albanie, de la Bosnie, de la Serbie, du Monténégro, de la Macédoine du Nord et du Kosovo. Il semble ignorer la situation explosive qui existe dans cette région. Au même moment, la république serbe de Bosnie avance vers son indépendance avec la création d'une armée pour assurer son indépendance.


Migrants : Macron parle d'une Europe qui «sache protéger ses frontières» face à l'arrivée de migrants. Cette volonté est totalement irréaliste tant «l'harmonisation de nos règles, en particulier en matière d'asile, d'accompagnement des réfugiés ou des migrants qui sont sur notre sol» qu'il souhaite mettre en œuvre est un échec durable au sein de l'Union européenne. La «mise en place d'un pilotage politique de Schengen» à travers des réunions régulières des ministres européens chargés de ces questions est vouée à l'échec. Aucune avancée n'aura lieu sur le dossier de l'immigration faute d'accord entre les Vingt-Sept sur les flux migratoires. La question ne pourra être traitée qu'au niveau national.


Impôts : Macron souhaite «repenser le cadre budgétaire» de l'Union européenne, afin d'«acter le besoin d'investissements nouveaux». L'augmentation du budget de l'UE signifie la hausse de la contribution française, c'est-à-dire concrètement une nouvelle hausse des impôts des Français.


Histoire d'Europe : Macron veut lancer «un grand travail sur l'histoire de l'Europe» pour l'adapter à son idéologie. Son idée de «forger une histoire et une historiographie de notre Europe» est destinée à gommer les histoires nationales réelles avec en premier lieu celle de la France. S'il existe bien une identité de l'Europe, elle est avant tout culturelle et civilisationnelle et ne se substitue pas à nos identités nationales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le projet fédéraliste de Macron, car il repose sur une vision purement idéologique d'un «État européen fantôme», sans rapport avec les réalités actuelles de l'Union européenne. Il risque de mettre la France dans une situation difficile vis-à-vis de ses partenaires durant le début de l'année 2022. Macron aura de plus en plus des difficultés à faire avancer les dossiers importants en cours comme la mise en place d'une taxe carbone aux frontières ou la régulation des plates-formes numériques (GAFAM).


MACRON, L'ADVERSAIRE DE LA DROITE


Communication du MIL du 5 décembre 2021


À l'issue de la consultation de leurs adhérents, les Républicains ont désigné Valérie Pécresse comme leur candidate à l'élection présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) félicite Valérie Pécresse pour cette victoire, ainsi que son challenger Éric Ciotti. Elle connait bien notre mouvement car elle est intervenue lors des quatre dernières conventions nationales que nous avons organisées.


Le travail réalisé, sous la présidence de Christian Jacob, pour parvenir à la désignation d'un candidat unique des Républicains à la présidentielle a été couronné de succès.


L'ouverture de la primaire aux seuls adhérents a été une bonne chose. Les militants ont afflué pour adhérer ou ré-adhérer permettant d'atteindre le chiffre 140.000 membres. Les Républicains apparaissent aujourd'hui comme le premier parti de France. La forte participation au 1er et 2nd tour du scrutin a confirmé l'engagement des adhérents à l'égard de leur parti. La présence de candidats de qualité a permis de faire apparaître des priorités partagées, même si des débats de détails demeurent.


Les cinq responsables politiques affichent leur souhait de travailler ensemble après la désignation du candidat. Le résultat du scrutin a traduit le choix des adhérents à la suite de la diffusion des programmes et des quatre soirées d'échanges. Ce résultat reflète bien les opinions des adhérents de LR qui n'ont pas vraiment changé depuis la primaire de 2016. La Droite républicaine assume un projet politique sur des questions majeures laissées en suspens depuis 10 ans.


 «La droite républicaine est de retour» avec «un projet de franche rupture» a déclaré Valérie Pécresse. «Une droite claire, forte, sans compromission» a ajouté Éric Ciotti.


Éric Ciotti (39%) et Valérie Pécresse (61%) ont déroulé des programmes de rupture propre à la Droite, avec des engagements notamment en matière de renforcement de la sécurité, de contrôle de l'immigration, de baisse de la fiscalité, de qualité des services publics, de développement économique national, de plein emploi, d'une politique familiale pour tous, d'identité nationale, de lutte contre l'islamisme radical.


Le retour aux priorités de droite était souhaité par les adhérents de LR. Les thèmes évoqués lors de débats répondent à une demande de rupture avec la politique menée par Macron depuis 2017 et par Hollande de 2012 à 2017. Les Républicains, victorieux aux élections locales successives, mairies, départements et régions, peuvent désormais s'appuyer sur un socle solide. Au terme de la désignation de sa candidate, la Droite a la chance de sortir unie de ces primaires, contrairement à ce qui s'était passé en 2016. Les conditions pour mener une campagne électorale dynamique et attractive sont désormais réunies pour l'élection présidentielle puis pour les élections législatives.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) mènera campagne en 2022 pour défendre ses valeurs de droite gaulliste, civique et patriote mais aussi pour dénoncer le bilan de Macron et combattre les propositions de Macron ainsi que celles de tous les autres représentants de la gauche (Jadot, Melenchon…).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) fait sienne la déclaration d'Éric Ciotti quand il appelle à «une campagne de clarté absolue contre le macronisme». Macron et ses amis vont essayer de brouiller les cartes politiques pour tenter de récupérer une part de l'électorat de Droite. Des journalistes, missionnés par leur direction, vont participer à ces opérations. À cela se rajoutent d'anciennes personnalités de premier plan qui pourraient jouer ce rôle par intérêt personnel.


Le récent hommage appuyé de Macron à Valéry Giscard d'Estaing illustre bien les manœuvres auxquelles nous allons assister de sa part.

  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 427 NOVEMBRE 2021

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


MACRON CONTRE LES NATIONS ET POUR L'EUROPE FÉDÉRALE

Communication du MIL du 6 novembre 2021


Repère : «Le principe de la primauté des constitutions nationales est le principe de la primauté de la démocratie des États sur les institutions de l'UE». «Ce sont les États qui sont les «maîtres des traités», et ce sont les tribunaux constitutionnels nationaux qui tranchent en dernier ressort en cas de conflit entre les normes des traités et les normes constitutionnelles» - Mateusz Morawieck, Premier ministre de la Pologne - 29 octobre 2021


Durant la Présidence française de l'Union européenne (PFUE), au premier semestre 2022, Macron veut promouvoir sa conception fédéraliste de l'Union Européenne. Dès le début d'année, il va chercher à se mettre en valeur. La période de réserve liée à la campagne présidentielle devrait l'empêcher de faire la promotion de son action à partir du 12 mars, s'il respecte les règles du jeu et s'il a annoncé sa candidature. Il devrait prononcer un discours devant le Parlement européen et débattre avec les eurodéputés. Il reprendra la trame des discours tenus depuis son élection à propos de l'UE.


Macron souhaite se différencier de ses adversaires à l'élection présidentielle en plaidant pour sa vision fédérale de l'Europe en opposition à «l'Europe des nations». Seul devrait se situer pleinement dans son camp le candidat écolo socialiste d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jadot. Les projets de Macron, durant sa présidence, concerneront l'environnement (pour obtenir un accord sur un mécanisme de taxe carbone aux frontières de l'UE), le numérique (avec la régulation des Gafam -Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft), et le social (avec l'instauration d'un salaire minimum européen).


Restent en suspens les questions politiques, en particulier deux d'entre elles. L'obtention d'un consensus entre les Vingt-Sept sur un «pacte migratoire» (répartition des migrants entre pays membres) pour lequel les pays sont très divisés à ce jour, et le débat ouvert sur une prétendue primauté du droit européen par rapport aux droits nationaux.


Cette dernière question apparait comme fondamentale car elle illustre bien le clivage entre les partisans de l'Europe fédérale et ceux de l'Europe des Nations. Les discours de Macron mettent souvent en avant une prétendue «souveraineté européenne» devant la souveraineté nationale de la France. Hors l'Union européenne, issue de multiples traités successifs, est une communauté de pays, mais n'est en aucun cas un Etat fédéral. La primauté du droit européen sur le droit national existe dans la limite des compétences transférées à l'UE dans le cadre des traités. La plupart des sujets abordés par l'UE n'en font évidemment pas partie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à rétablir les conditions de la souveraineté nationale dans tous les domaines, cela d'une manière progressive mais déterminée et dans un délai court. La crise récente a mis en évidence la faiblesse de notre système de production dans tous les domaines : construction (pénuries de matériaux) et industries (dont les pénuries de médicaments, de composants électroniques, etc.). Cette démarche n'exclut pas la collaboration avec des pays voisins sur des objectifs précis et hors du cadre de l'UE. La souveraineté nationale est l'objectif qui peut permettre d'exercer une réelle solidarité avec des pays amis.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend la primauté des constitutions nationales sur les règles européennes. En France, le Conseil d'État reconnaît qu'il est possible de faire valoir «l'identité constitutionnelle» pour s'opposer au droit européen. Les États sont les maîtres des traités, et les autorités constitutionnelles nationales doivent trancher en dernier ressort en cas de conflit entre les normes des traités et les constitutions. Un exemple pour illustrer les excès inacceptables de Bruxelles : la Cour de Justice de l'UE (CJUE) a mis en cause la France pour le temps de travail des militaires. Bruxelles exprime une volonté d'élargissement de ses compétences au-delà des traités qui ont été signés. L'abandon de cette logique d'élargissement des compétences devient un objectif clair. La souveraineté des États membres prime et ses mises en cause portent atteinte aux intérêts de l'Union dans son ensemble.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à combattre la vision fédéraliste de Macron. Il faut dénoncer ses positions et pour cela, il faut utiliser la campagne présidentielle de 2022 pour mener campagne. Il faut, aussi, mener campagne pour refuser tout accord sur une éventuelle répartition des migrants sur l'ensemble des pays membres, dont la France.



MACRON, UN HOMME FRAGILE

Communication du MIL du 25 octobre 2021


Macron reste au mois d'octobre 2021 en tête des sondages, autour de 25% des intentions de vote, du moins pour ceux qui savent pour qui voter. Ce résultat est encore celui du «Président» et pas encore celui du «candidat», puisqu'il n'a pas déclaré sa candidature et encore moins présenté son programme. Paradoxalement, les mêmes sondages lui donnent une cote de popularité assez basse. La question qui se pose est évidemment l'identification de son ou de ses adversaires majeurs.


L'action de Macron est jugée décevante par la majorité des Français.


C'est notamment le cas en ce qui concerne sa politique en matière d'immigration, la très forte montée des dépenses publiques (déficit et dette publique), l'absence d'une politique efficace contre la délinquance, la baisse du pouvoir d'achat (en particulier aujourd'hui en matière des prix de d'énergie et des carburants), la faiblesse d'une lutte efficace contre l'islamisme politique radical. Les jugements les plus sévères portent sur la politique régalienne : police, justice, armée, pénitentiaire.


L'insuffisance de sa politique sur de nombreux points est flagrante.


L'absence de réalisation d'une bonne partie de ses promesses est largement reconnue. Il conserve néanmoins un noyau sociologique composé de cadres, de retraités et de fonctionnaires qui lui semble acquis, mais qui peut fondre pour diverses raisons. Certes, il mobilise outrageusement l'appareil d'Etat en sa faveur. Il conserve des soutiens de personnalités économiques, même si l'enthousiasme de 2015/2017 n'y est plus, faute des résultats attendus. Des médias l'applaudissent encore et cela durera tant qu'il restera en tête de la campagne. Dès l'instant où il se trouvera menacé, le château de cartes s'effondrera. Par conséquent, son renouvellement pour un second mandat est considéré comme probable pour une petite majorité des personnes ayant répondu à cette question.


La personnalité de Macron fait l'objet de nombreuses critiques, notamment il lui est reproché son isolement (il décide seul, après une écoute fictive), son arrogance (diverses déclarations le montrent), sa déconnexion de la vie quotidienne et son manque d'écoute des Français. Le choix de Macron de ne pas tenir compte des structures intermédiaires a impacté beaucoup de décideurs. Cela a été le cas des partis (LREM, MoDem), des organisations syndicales voire patronales, des réseaux associatifs nationaux. Ce malaise a même touché les élus de sa majorité d'où le départ de 15% des parlementaires de LREM.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la réélection de Macron n'a rien d'automatique. La meilleure preuve en est que ses soutiens politiques (groupes politiques et parlementaires) sont en pleine activité de refondation. D'un côté, ils affirment leur soutien à Macron et, de l'autre, ils préparent leur avenir sans Macron. Le cas type est celui de la création d'un nouveau parti politique par Édouard Philippe, dénommé «Horizons», dont le projet se situe très clairement dans l'après Macron en 2022 (s'il est battu) ou 2027 (s'il est réélu).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite faire comprendre aux citoyens que Macron est un homme faible. Il est isolé. Sur de nombreux plans, il a changé de discours prouvant son absence de ligne directrice. En 2017, il avait proposé «une transformation complète, radicale. Un changement de logiciel sur beaucoup de sujets».


Le compte n'y est pas. La transformation de la situation de la France est jugée réelle par moins de 10% des citoyens. Son bilan diplomatique apparait chaque jour plus catastrophique pour la France, faute de connaissance géopolitique, en privilégiant un fédéralisme européen d'opéra ne tenant pas compte de la réalité. Pour preuve, il a été jusqu'à se brouiller avec la Suisse.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la campagne présidentielle est largement ouverte et n'est pas déjà pliée comme certains voudraient nous le faire croire. La situation de Macron reste tout à fait instable et les accidents possibles. Tous les candidats à l'élection présidentielle ne sont pas connus. Certains ne sont pas déclarés et d'autres ne se maintiendront probablement pas jusqu'au bout. Et surtout la campagne électorale commence juste avec le travail de terrain (affiches, tracts, réseaux sociaux), les réunions, les débats, de nouvelles initiatives à découvrir. En 6 mois, les opinions peuvent évoluer et Macron devrait, peut-être, passer au final sous la barre critique des 20%.


Le bilan de Macron va être dépecé par tous les candidats concernant tous les points clés : des erreurs et retards sur la prévention du Covid-19 (affaire Buzyn) jusqu'à l'insuffisance de la croissance économique et la permanence du chômage de masse de 2017 à 2021, en passant par un échec sur tous les dossiers concernant l'Union européenne en dépit de tous ses discours.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) organisera des campagnes militantes contre la politique menée par Macron.



CONTRE LA FRANCE, MACRON SERA CANDIDAT

Communication du MIL du 10 novembre 2021


Lors de son discours du 9 novembre 2021, Macron a démarré sa campagne électorale pour la présidentielle de 2022. Il s'exprimait en sa qualité de Président de la République et en a profité pour faire sa promotion personnelle.


Il s'auto-satisfait en présentant un bilan mensonger.


Après l'exposé de quelques mesures d'actualisation sur la prévention sanitaire, Macron a dressé un bilan de son action. Ce fut une série d'affirmations fausses et de nouvelles inexactes sur la qualité de sa gestion de la crise sanitaire, sur une prétendue croissance exceptionnelle, sur une fausse baisse du chômage, sur de faux progrès en matière de sécurité. Il a repris les informations floues et tronquées utilisées par de nombreux ministères dans le cadre d'un grand plan de propagande. Ce plan général de communication, coordonné depuis l'Élysée, a pour objectif de vanter les pseudo-résultats obtenus. De plus, tous les réseaux proches du pouvoir (dont des médias et des journaux) se chargent de rabâcher ces contre-vérités.


Il fait des promesses sur tout ce qu'il n'a pas fait.


Il fait des propositions de réformes qu'il n'a pas faites depuis son élection alors qu'elles étaient dans son programme électoral de 2017. C'est le cas, notamment, de la réforme des retraites, du plan d'investissement 2022-2030 pour une relance industrielle, de la relance d'un programme nucléaire, du régime social pour personnes âgées. Tout cela aurait dû être engagé dès son élection en 2017. La confiance des Français en Macron ne peut pas être au rendez-vous.


Sa seule vision politique : la construction d'une Europe fédérale.


Macron a mis en avant l'importance du rôle qu'il doit jouer dès janvier 2022 en prenant la présidence française de l'Union européenne. Ses projets ne sont, d'une part, pas réalisables faute d'un accord unanime possible et, d'autre part, pas souhaitables. Chacun sait qu'en dehors d'éventuelles mesures techniques, Macron n'obtiendra pas un accord des Nations sur la question d'une politique migratoire commune ou sur les limites constitutionnelles affirmées, à juste titre, par les États. Macron n'est pas capable de relancer l'Union sur un nouveau modèle qui prendrait mieux en compte les Nations.


Il oublie la France et son histoire, il oublie de Gaulle.


Ce 9 novembre 2021, Macron n'a même pas cru bon d'évoquer, même par une simple phrase, l'anniversaire du décès du Général de Gaulle. En effet, il y a 51 ans, le général de Gaulle nous quittait.

Or, pour tous les patriotes gaullistes et les amoureux de la France, le 9 novembre est une journée du souvenir.


À travers ses discours et ses actes, Macron ne respecte ni la France ni son histoire.


Macron se situe à l'opposé de l'esprit du gaullisme et de la résistance que Charles Pasqua résumait de manière pertinente par la formule : «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info - 5 juin 2015).



11 NOVEMBRE 2021, HOMMAGE AUX PATRIOTES FRANÇAIS QUI ONT DÉFENDU LA PATRIE

Communication du MIL du 11 novembre 2021


L'armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles.


La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l'Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l'ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l'empire français : notamment du Maghreb, de l'Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l'empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les États-Unis d'Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s'agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées.



JADOT, ÉCOLO-SOCIALISTE, UN VRAI DANGER


Communication du MIL du 25 novembre 2021


Les médias ont accordé une place disproportionnée à la COP26. Les débats de cette conférence internationale ont été riches, mais les engagements assez limités pour les pays présents, sans compter les grands pays absents (Chine, Russie, Turquie). La traduction nationale sera ce qu'en feront les gouvernements actuels ou à venir.


Le candidat d'Europe Ecologie les Verts (EELV), Yannick Jadot, développe un programme écolo-socialiste dont les dangers apparaissent assez clairement, au-delà de tous les discours pro-écolos dont nous abreuvent quotidiennement certains journalistes. Jadot a remporté la primaire d'EELV de justesse et face à une candidate extrémiste. Il a une ambition de gouvernement, voire plus. Les sondages le donnent à 8% des intentions de vote. C'est pourquoi, il invite ses adversaires à gauche à le rejoindre. C'est son unique chance de se positionner vers le deuxième tour. Il développe un programme écolo-socialiste de gouvernement qui mérite d'être analysé pour comprendre son caractère dangereux pour la France. Il est présenté ci-dessous dans l'ordre alphabétique :


Animaux. Il souhaite la création d'un «ministère du bien-être animal» avec la sortie de l'élevage industriel.


Chasse. Jadot veut interdire la pratique de la chasse les week-ends, les mercredis et lors des vacances scolaires.


Drogue. Il défend une légalisation du cannabis pour pouvoir «traiter les personnes en addiction».


Entreprises : Il souhaite une présence accrue des salariés dans les instances de décision (jusqu'à 50%), cela constituerait selon lui une «nouvelle gouvernance sociale des entreprises».


Étrangers. Droit de vote de tous les étrangers aux élections locales.


Euthanasie. Renforcement du «droit à mourir dans la dignité» afin de réduire le nombre de personnes âgées.


Immigration. Il prône l'accueil de tous les migrants anciens, actuels ou futurs. Il demande la régularisation de tous les clandestins.


Impôts. Il veut de nouveaux impôts (dont un impôt sur le patrimoine à base très large).


Institutions. Il prône la sortie de la Vème République. Il veut une «Assemblée nationale de 400 députés, élus à la proportionnelle, dont 20% de moins de 30 ans» avec une parité totale et la mise en place de référendums d'initiative locale. Il souhaite «dé-présidentialiser» avec un septennat «non renouvelable» et une réduction drastique des missions du Président qui devra «être le garant de l'État de droit, des libertés fondamentales et de la protection du climat». Il rêve d'un couple exécutif «formé par le président de la République et la présidente de l'Assemblée nationale, un binôme paritaire dans l'équilibre des pouvoirs».


Nucléaire. Il prône la sortie complète du nucléaire et la réduction de la production d'énergie aux seules «énergies renouvelables». Il projette la fermeture rapide de l'ensemble du parc nucléaire français.


Port du voile islamique. Il est pour le port du voile car «personne ne peut vous forcer à vous habiller contre votre volonté».


Voitures. Il veut interdire la vente de toutes les voitures diesel ou thermiques à partir de 2030 avec, dès à présent, une forte hausse du prix des carburants.


Enfin, il propose des mesures notamment concernant la rénovation des logements et leur isolation thermique, la qualité des services publics. Mesures assez consensuelles qui ne portent pas beaucoup à débat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le programme écolo-socialiste de Jadot (et des verts-rouges d'EELV) et appelle ses sympathisants et ses adhérents à faire comprendre à tous la nature pernicieuse de son programme, camouflée sous le flou de la nature et des petites fleurs.



LA DROITE N'A JAMAIS EU SA PLACE CHEZ MACRON


Communication du MIL du 2 décembre 2021


Quelques élus (LR ou divers droite) ont choisi de rejoindre Macron et sa majorité présidentielle depuis 2017, et encore très récemment. Leur nombre est limité, on compte tout au plus une vingtaine de personnalités. Leurs motivations sont toujours basées sur l'ambition et la recherche de postes ministériels (Jean Castex, Roselyne Bachelot, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Bruno Le Maire), des décorations, une carrière ou des avantages présents ou futurs.


Ces anciens LR apparaissent juste comme de simples figurants dans le film produit par Macron et son équipe de gauche. Le rôle qui leur a été attribué est d'organiser les attaques contre Les Républicains et la droite mais aussi de faire croire aux électeurs que la droite est représentée au sein du gouvernement. Et ainsi tenter de récupérer une part de l'électorat de droite en 2022 comme cela avait été fait en 2017.


Ainsi, Lecornu et Solère sont parvenus à faire signer à une vingtaine de maires de villes importantes un appel intitulé «Nous voulons un second quinquennat de Macron» avec comme premier objectif de faire élire le candidat centriste à la présidence de l'Association des maires de France (AMF). Mais heureusement le candidat LR de Cannes, David Lisnard, a été élu.


Ce qui est choquant est que des femmes et des hommes élus sous une étiquette politique «Les Républicains» décident de trahir les électeurs qui les avaient choisis pour leur personnalité mais aussi pour leur appartenance à ce parti. Citons par exemple Thierry Solère, élu député LR ; Jean Castex, élu maire LR de Prades ; Arnaud Robinet, élu maire LR de Reims, Christian Estrosi, élu maire LR de Nice ou Renaud Muselier, élu président de région LR.


L'ancien Premier ministre de Macron, Édouard Philippe, vient de constituer un parti politique classique pour rassembler ceux qui n'ont pas rejoint LREM et combattre la droite sans le dire. Son nom, «Horizons», ne vise pas un horizon mais plusieurs à la fois afin d'anticiper les échéances électorales. C'est le plan de carrière de tous ces gens.


Parallèlement, Édouard Philippe participe à la direction de l'association «Ensemble citoyens !» créée fin octobre entre les groupes macronistes (LREM, MoDem, Horizons, Agir, Territoires de progrès et En commun !) pour préparer la prochaine élection présidentielle. Ce n'est ni un parti ni un mouvement ni une fédération politique. Il n'y aura aucun adhérent direct, juste un fichier de sympathisants. Cela devrait être l'étiquette politique de leurs candidats aux élections législatives de 2022. Ce montage ne fonctionnera sans doute pas sur le terrain. La discorde entre ces groupes existe déjà et elle sera exacerbée par les doutes sur l'obtention d'une majorité macroniste en 2022 à l'Assemblée Nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les élus qui ont rejoint Macron et trahit la droite devront être sanctionnés dans les urnes lors des prochaines échéances quel que soit le résultat de l'élection présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme que la politique menée par Macron n'a jamais été une politique de droite. Aucune réforme importante n'a été menée à terme. Son gouvernement n'a pas défendu les intérêts de la France. Plus grave encore, les sujets majeurs n'ont pas été abordés comme il aurait fallu le faire, à commencer par la sécurité, l'immigration, le développement économique national, l'emploi, la famille, l'éducation, la Nation et l'identité nationale.

  

CÉRÉMONIES DU 5 DÉCEMBRE 2019 : LE DEVOIR D’Y PARTICIPER

Télécharger la communication du MIL du 5 décembre 2019

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Le président de la République, Jacques Chirac, a institué une journée «d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie, les combats du Maroc et de la Tunisie» le 5 décembre de chaque année (décret du 26/09/2003).


Le choix du président Jacques Chirac, ancien officier français, de ne pas retenir la date du «cessez-le-feu du 19 mars 1962», et de choisir le 5 décembre, avait vocation à tenir compte, légitimement, du fait historique que les combats ne prirent pas fin le 19 mars et firent après cette date encore de très nombreuses victimes parmi la population européenne, parmi les harkis et leur famille, qu’ils furent massacrés en très grand nombre pour avoir choisi la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les anciens combattants (harkis, engagés ou appelés) et tous les patriotes à célébrer nos morts dans la dignité et la certitude des justes combats auxquels ils ont participé.


Au moment où 13 de nos soldats viennent de laisser leur vie en servant la France pour faire barrage à l’islamisme, ces commémorations du souvenir se feront l’écho de la permanence de nos valeurs et de l’engagement de nos soldats. Elles sont un acte de mémoire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, par ailleurs, tous ceux qui se moquent de l’engagement de nos soldats (antimilitariste, libertaires et gauchistes) et préconisent un retrait de nos troupes du Sahel (islamistes politiques et gauchistes).


La poursuite, avec les moyens appropriés, de cette guerre contre les divers groupes islamistes apparait indispensable.


  

L’ISLAM POLITIQUE N'A PAS SA PLACE EN FRANCE

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Repère : Macron vient de déclarer que «L'islam traverse une crise avec une radicalisation de certains et des mouvements très durs qui veulent aller vers l'islam politique. Je dis juste que, chez nous, l'islam politique n'a pas de place». Macron a déclaré s’engager contre le «séparatisme islamiste».

                              

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite de voir son diagnostic sur l’islamisme politique partagé par le président de la République (même si les termes employés ne sont pas tout à fait les mêmes). Trois ans auront été nécessaires pour en arriver à sa déclaration, ce qui ne peut que surprendre. Elle aurait pu, et dû, être faites dès 2017, car rien n’a changé depuis lors, hors une montée en puissance de la nébuleuse islamiste en France.


Le problème est que, comme sur le sujet de l’immigration, quand Macron fait des déclarations de bon sens, elles ne sont pas suivies d’une politique en rapport avec la réalité évoquée. Il se trouve contraint à reconnaitre les faits très tardivement, mais les mesures qui doivent en découler ne sont pas prises. Par exemple, la très modérée loi «Asile et immigration» (du 10 septembre 2018) n’a pas donné lieu à l’expulsion massive des déboutés du droit d’asile. On se trouve face à un marché de dupes.


Dans le cas présent, Macron vient d’annoncer des mesures destinées à lutter contre ce qu’il reconnait comme des ingérences étrangères (détachement d’imans ou de professeurs de langues étrangères Algériens, Marocains, Turcs et Tunisiens, financements massifs de mosquées par le Qatar et autres émirats, etc.). Les mesures annoncées vont dans le bon sens, mais avec un calendrier, des modalités et des nuances qui interrogent sur la volonté de les mener à bien.

Elles ne suffisent pas à répondre à l’urgence de la situation et à l’ampleur des problèmes. Le rapport interministériel, qui a fuité dans la presse ces dernières semaines, propose un diagnostic assez intéressant (même s’il devrait être complété) et une panoplie de propositions qu’il serait déjà souhaitable au minimum d’appliquer. Mais ces mesures ne semblent pas devoir être mis en œuvre par le gouvernement, vu l’absence de réaction de Macron. Les questions de la laïcité, de la représentation de l'islam en France ou, tout simplement, du port du voile restent en suspens. Les risques actuels de l’islamisme politique font l’objet d’une reconnaissance de la part des républicains de droite comme de gauche parce qu’ils apparaissent comme anti-républicains. L’absence de réponse politique de la part du gouvernement apparait scandaleuse.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l'islamisme est une idéologie politique (à ne pas confondre avec le simple exercice de la religion musulmane). Les islamistes politiques rejettent la république française au profit de valeurs religieuses, sexuelles ou culturelles. Ils visent à changer les lois de la république et, faute d’y parvenir, ils expriment leur volonté de se séparer des autres sur le plan concret des associations, des écoles islamiques, des lieux de vie propres, des territoires gérés par eux. Les groupes islamistes sont des minorités actives, noyés dans la population française et étrangère, de confession musulmane, voire simplement de culture musulmane. Des associations islamistes s’attachent à occuper les champs social, culturel, éducatif, économique. Ils ont la volonté de participer à la vie politique et de présenter des listes lors des élections ou en infiltrer avec la complicité d’élus locaux qui pratiquent le clientélisme. Les municipales leur en donnent l’occasion ! La concentration de la population de confession musulmane sur des territoires (93, quartiers, etc.) offre une opportunité aux islamistes déclarés ou moins identifiés.


  

«DU TRAVAIL POUR TOUS», LA LECTURE SOCIALE DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 20 mai 2020

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La crise actuelle donne lieu à beaucoup de débats, de déclarations, de tribunes, de pétitions. L’ensemble tend à occulter la réalité. Elle peut se résumer en cinq points : 


1-Une crise sanitaire en cours marqué par un manque de prévision, de réactions, d’organisations et de moyens. Demain, cela engagera, pour certains, leur responsabilité politique, voir pénal. À ce jour, tout cela n'a pas débouché sur un projet politique sérieux en matière de santé de la part de Macron et Philippe.


2-Une récession économique, dont personne ne veut admettre l'ampleur exceptionnelle, car rien de tel n’a jamais été vécu. Cette crise économique a été amortie par diverses mesures, mais va se produire automatiquement pour une durée qui se comptera en années.


3-Une crise sociale majeure avec des millions de chômeurs supplémentaires, dont un grand nombre de jeunes en fin d’études qui auront des difficultés à trouver un premier emploi.


4-Le renforcement de la pauvreté pour une part de la population, suite à l’enchainement des conséquences croisées de la crise sociale et de la crise économique.


5-Une crise politique liée à la perte de confiance vis-à-vis de Macron et Philippe de la part d’une majorité des français. Cette défiance dépasse la seule équipe de Macron et menace les institutions même de la Vème République. Elle est nourrie et encouragée par tous les partisans de la VIème République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France est entrée dans une période de crise majeure. Comme en 1940 ou en 1958, les gaullistes ont vocation à porter une solution politique de résistance à la crise avec du courage et une vocation de rassemblement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que Macron et Philippe ne parviendront pas à juguler la crise sociale, car leur approche molle et hésitante restera la même que celle adoptée depuis le début de la crise sanitaire. Ce problème de forme se conjugue à des problèmes de fond (dérive budgétaire incontrôlée, non anticipation des priorités, perte de confiance).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce toutes les forces politiques extrémistes qui cherchent à tirer partie de la crise en prônant la politique du pire (par exemple blocage de la reprise des entreprises par divers moyens par la CGT et Solidaires !) pour atteindre une situation prérévolutionnaire. Cela peut être résumé par la phrase de  Franz-Olivier Giesbert (7 mai 2020) : «Des forces obscures travaillent déjà à s’accaparer la détresse qui ne manquera pas de s’emparer de beaucoup de Français quand leur tomberont dessus les faillites et les trains de licenciements».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la droite républicaine a un rôle majeur à jouer dans ce contexte. Il convient de construire une alternative politique de gouvernement avec de nouvelles propositions correspondantes à l’évolution de la France. Il faut appréhender et aussi comprendre le changement complexe de la situation du pays, tout en redonnant sa place à l’Homme. Par exemple, il faut, non pas gérer que le temps de travail, mais «du travail pour tous» pour relancer le pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la lecture sociale du gaullisme vise à assurer, autant que possible, la dignité pour tous les français, c'est à dire un emploi décent pour tous les actifs et une solidarité par les régimes sociaux à tous les autres, en donnant sa chance à chacun et en reconnaissant le mérite. Cette vision universelle se trouve en conflit ouvert avec l’approche d’une grande part de la haute administration sur les problèmes économiques et d’emplois, comme avec les propos de certains responsables syndicaux et patronaux (pas tous). Il y a donc un vrai combat à mener pour défendre la France et les Français en tentant de formuler des solutions pour tous.


«En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer». Charles de Gaulle - 25 Mars 1959.


  

FACE À LA CRISE, REVENIR AU GAULLISME SOCIAL

Télécharger la communication du MIL du 20 avril 2020

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Repère : La crise économique, qui débute, va se traduire par des faillites en série et la crise sociale qui s’engage par une explosion des licenciements donc du chiffre du chômage. La crise sanitaire demeurera présente. Le déficit énorme et non maitrisé conduira à une crise budgétaire. Une crise politique majeure est à l’approche.


La crise sanitaire actuelle donne une occasion de jauger la situation du pays réel. Les institutions fonctionnent globalement, même si l’on peut critiquer certains choix de Macron et de Philippe. L’administration fait globalement son travail. Les médecins, internes, externes, infirmiers, aides-soignants, étudiants, les ambulanciers, les forces de l’ordre et de sécurité, les pompiers, etc. sont mobilisés à l’extrême. La réserve sanitaire est mobilisée. Le secteur médicosocial assume une crise majeure dans les EHPADs. La police et la gendarmerie contribuent à assurer le confinement. La fonction publique pénitentiaire est sous tension. L’armée a été missionnée sur des missions déterminées (hôpital, transport). Des travailleurs assurent le fonctionnement minimal du pays notamment dans le domaine de la production alimentaire, du transport, de l’énergie, des livraisons, de la vente. Les élus locaux, chacun à leur niveau, jouent un rôle déterminant pour répondre aux situations d’urgence. La France dans une situation de crise majeure apporte la preuve que le civisme est bien au rendez-vous. Cette mobilisation du peuple n’est pas le résultat d’une politique à un moment donné, mais le fruit du patriotisme et du civisme ancré au cœur des Français.


Quand Macron passe un long moment à remercier tous les français, il a raison de le faire, sauf que le rôle d’un président de la République n’est pas de remercier, mais d’incarner le pays et cela, il n’est pas capable de le faire ! N’est pas gaulliste qui veut. Macron semble ne plus savoir quel est son rôle, quelle est sa politique, où il va, où il doit aller. La seule chose qui demeure chez Macron est sa volonté d’être réélu en 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense qu’il faut développer cinq axes : la reformulation du système de santé ; le retour au fonctionnement normal des institutions (parlement, élections municipales) ; le soutien à l’économie par un Plan de redressement faisant apparaitre une priorité, l’emploi ; une volonté de rétablissement de notre souveraineté (relocalisations) et une politique sociale d’inspiration gaulliste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la recherche de réponses à la crise sociale est la priorité. Le nombre de chômeurs va exploser avec les fins de contrats non renouvelés (intérim et CDD) et les licenciements économiques d’entreprises en faillite ou en difficulté (tourisme, événementiel, commerces). Faute d’offres d’emploi, peu de jeunes, diplômés ou non, auront accès à un premier emploi au 2nd semestre 2020. Les salariés en contrats courts trouveront rarement des emplois, tout comme les personnes de retour en activité. La crise s’annonce terrible, son ampleur dépendra de la durée de l’arrêt des activités.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron, après avoir mis en place un amortisseur temporaire (avec plus de 9 millions de salariés du privé au chômage partiel), va se trouver en grande difficulté pour faire face à la période qui va suivre, avec les sorties progressives du chômage partiel.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il est inconcevable de suivre la proposition de  Macron de constituer un «gouvernement de concorde». En dehors du débauchage possible d’opportunistes sans conviction, ce vœu n’a pas d’avenir. Par contre, la formulation de propositions et d’amendements à l’Assemblée nationale et au Sénat constitue un enjeu central pour le pays et pour la Droite républicaine. Il faut défendre des positions nouvelles, dès le mois de mai. Pour être tout à fait clair, la situation exceptionnelle de la France ne permet plus de conserver des éléments de programme d’avant la crise (par exemple, «la lutte contre l’assistanat» ou la priorité aux actifs en emploi). Le programme de la droite doit être social et s’adresser à toutes les victimes de la crise : des jeunes aux retraités, en passant par tous les actifs sans emploi. Il doit savoir convaincre les catégories populaires que la Droite républicaine détient les bonnes réponses.


  

MACRON N’EST NI GAULLISTE, NI GAULLIEN, NI DE DROITE

Télécharger la communication du MIL du 6 juin 2020

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Repère : L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France depuis 80 années, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste permanente.


En 2020, Macron a commencé à présider une série de commémorations historiques visant à célébrer le Général de Gaulle. La célébration du 80ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 sera le point culminant. Certes, cela entre tout à fait dans son rôle de président de la République. Mais il est particulièrement choquant qu’il se serve de ces prises de parole pour tenter une récupération directe, ou indirecte, de l’esprit du gaullisme à son profit, comme il a déjà eu l’occasion d’essayer de le faire.


Honorer oui, récupérer non !


Les analyses et la politique menée par Macron ne s’est jamais inscrite dans le cadre de la pensée gaulliste. Son appartenance à la gauche sociale-démocrate libérale-libertaire marque son ancrage à gauche sans le rapprocher du gaullisme. Macron n’a jamais été de droite, il n’a d’ailleurs jamais rien prétendu de tel. Ses discours sont marqués par une confusion et des ambiguïtés permettant de prétendre tout et son contraire. Son ego est démesuré : «En Marche» porte ses propres initiales E.M., comme Emmanuel Macron ! Sa politique se définit par les reculades et le refus de prendre des décisions courageuses, illustrée dès le départ avec l’abandon de Notre-Dame-des Landes aux écolos gauchistes, de l’Arc de Triomphe aux casseurs ou d’attendre des rapports d’experts. Les exemples en ce sens abondent. Dans son vocabulaire, il évoque de la «bienveillance» pour justifier le laissez-faire et l’absence de traitement des problèmes !

Selon les sondages successifs, il ne conserverait la confiance que d’un tiers de l’électorat au terme de trois années de mandat ! La majorité absolue, dont il disposait à l’Assemblée nationale, se désagrège progressivement pour disparaitre récemment. Il dispose encore d’alliés (MoDem, Agir) mais il y a fort à parier qu’ils vont monnayer leur appui à Macron lors des prochains votes et scrutins.


Vis-à-vis de l’Union européenne, les discours de Macron ont été une addition de mots inefficaces dans la défense des intérêts de la France dans les négociations (par exemple pour réduire la place des travailleurs détachés). Macron prône une ligne politique en faveur d’une Europe fédérale avec l’abandon de notre souveraineté dans le domaine économique, alors que ce projet apparait tout à fait obsolète en 2020.


Il évoque aujourd’hui notre «souveraineté» suite aux défaillances de l’État dans la lutte contre le COVID-19. Mais c’est une pirouette, Macron, Buzyn, Salomon et Véran étaient tous en charge de ces sujets sous le quinquennat Hollande. Ils portent la responsabilité des pénuries constatés de gels, masques, tests, respirateurs, médicaments,  et dans l’absence d’une politique de prévention. De plus depuis 2017, Macron est le responsable direct de l’absence d’une nouvelle politique de santé, réclamée par tous les acteurs du secteur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron mène, depuis son élection, une politique qui se situe à l’opposé des principes gaullistes. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures. L’approche de Macron est parcellaire, car, avant tout, technocratique et budgétaire. S’il a pu évoquer une approche universelle, il ne la met pas en œuvre dans sa politique. Il partage, avec des intellectuels, une vision d’une France composée d’un «archipel» de communautés destinées à vivre ensemble. Au bout de trois ans, son absence de discours sur la place de la religion musulmane ou la laïcité, illustre son incapacité à proposer une approche commune et claire à tous les Français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que les réformes institutionnelles annoncées (projet de loi fondamentale et révision constitutionnelle) s’inscrivent contre l’esprit des institutions de la Ve République. C’est le cas du projet de la mise en place d’un scrutin à la proportionnelle. C’est le cas avec son refus de recourir au référendum pour de grandes questions, dont la protection de l’environnement. Suite aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, Macron a annoncé un changement de politique majeur, mais sans envisager de recourir à une dissolution ou à un référendum pour que les citoyens approuvent sa nouvelle politique, comme le veut la logique même des institutions de la Ve République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que Macron dévoie les institutions pour mener sa politique après avoir endossé le costume de président de la République, comme avait su le faire François Mitterrand et François Hollande. Par son talent oratoire, son omniprésence médiatique et la mobilisation partisane de l’appareil d’État et de certains médias, Macron a su tromper des gens de bonne foi, qui n’ont pas perçu ses manœuvres au travers de son discours flou. Mais cela n’aura qu’un temps, car il y a toujours une heure de vérité.


À aucun moment il n’est possible de le qualifier comme gaulliste ou gaullien ou ayant l’esprit gaulliste, car son action est clairement dans un axe opposé aux valeurs du gaullisme. Ceux qui prétendent le contraire se placent dans le camp des «idiots utiles» (au sens de Lénine), voire des promoteurs, conscients ou non, de la pratique du «Pont de la rivière Kwaï».


  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 429 Janvier 2022

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L’ESPRIT DE LA Vème RéPU­BLIQUE

par Charles PASQUA,


Ancien ministre d’État, parlementaire honoraire, membre du comité d’Honneur du MIL

Intervention lors de la XXII° Convention nationale du MIL - Janvier 2012

Nous republions ce texte car il est totalement d’actualité en Janvier 2022, dix ans après.


Chers amis, le général de Gaulle, dont Yves Guena vient de nous parler, avec la compétence, la qualité et l’expérience qui sont les siennes, avait pour habitude de déclarer : «Ce n’est pas la droite, la France ; ce n’est pas la gauche, la France». Il voulait dire que c’était un en­semble. Je fais mienne cette défi­nition sauf que, dans le contexte actuel, je suis venu vous affirmer que la bataille présiden­tielle va s’engager au fond et à droite, car c’est à droite que l’élection présidentielle sera gagnée ou per­due. Nous ne devons donc avoir aucun complexe sur les valeurs qui sont celles de la droite et pour lesquelles il faut se battre. Nous avons déjà eu ce dé­bat au sein du mou­vement gaulliste, nous l’avons déjà eu dans d’autres circons­tances. Je me souviens notam­ment de l’élection présidentielle de 1988 et du dé­bat avec Jacques Chi­rac auquel je disais : «La bataille se ga­gnera à droite». Il y avait un certain nombre de nos amis qui disaient : «Non, la bataille se gagnera au centre». Et nous l’avons perdue, car nous avons tenté de jouer au centre. Et si nous avons gagné la der­nière élection présidentielle, c’est parce que Nicolas Sarkozy en avait tiré les leçons et qu’il savait que de toute façon, il fallait récupérer le maximum d’électeurs de droite si on vou­lait l’emporter. Nous sommes au­jourd’hui exactement dans la même situation. C’est ainsi que nous gagnerons l’élection ou pas.

J’ai un avantage sur beau­coup d’entre vous, je suis plus vieux. Mais j’ai aussi une cons­tante, je n’ai aucun mérite en cela : j’ai soutenu le général de Gaulle dans la guerre comme toute ma famille. J’étais dans les réseaux de la France libre. À par­tir de 1946, j’ai mené campagne dans le cadre du référendum pour la IVème Répu­blique avec Capitant pour do­ter la France d’une consti­tution convenable, ce qui n’a pas été le cas. J’ai ensuite rejoint le général de Gaulle au RPF et nous avons fait cam­pagne jusqu’en 1952. À cette date le gé­néral de Gaulle est rentré à Co­lombey. J’ai arrêté l’action politique qui était la mienne que j’ai recom­mencée dans la perspective du retour du général de Gaulle en 1958. L’avantage que j’ai, c’est d’avoir connu un certain nombre de péripéties, de savoir ce dont nos adversaires sont ca­pables parce que je me souviens parfai­tement de la tournée triomphale que le général de Gaulle avait entamée en 1949 dans la pers­pective des élections canto­nales. Je m’en sou­viens d’autant mieux qu’on m’avait demandé, dans le cadre du voyage que le général de Gaulle effectuait, de lui trouver une résidence pour 24 heures. Il avait fait étape à Grasse. De là, il était parti pour Grenoble et à Gre­noble les gens de la IVème Répu­blique, Jules Moch en tête, avaient tendu un piège. Il y avait donc eu des incidents très graves, ce qui finalement avait mis un terme, qu’on le veuille ou pas, à la démarche exception­nelle que le général de Gaulle conduisait. Ne vous faites pas d’illusion, nos ad­ver­saires sont capables de tout. Ils nous traî­nent dans la boue et nous reprochent des quantités de choses qu’ils nous imputent, mais dont eux sont capables.


On me demande de parler de l’esprit de la Vème République. D’autres seraient plus capables que moi pour le faire. Sim­plement ce dont je me sou­viens, c’est le retour du général de Gaulle au pouvoir en 1958. Ceux qui y ont parti­cipé étaient pour la plupart d’entre eux soit à la France libre soit aux actions que nous avions con­duites au RPF. La IVème Répu­blique était à bout de souffle et le géné­ral de Gaulle a été rappelé au pou­voir, pour éviter en réalité une guerre civile. Vous vous souvenez certainement des conditions dans lesquelles la Constitution de la Vème République a été portée sur les fonds baptis­maux en 1958. L’esprit essentiel de la Vème République, la diffé­rence entre la Vème et IVème est simple : la clef du système, tel que le général de Gaulle l’a conçu, la différence es­sentielle formulée par Yves Guena : Voici la vraie différence. Le gé­néral de Gaulle consi­dérait que chaque fois qu’il y a un choix es­sentiel, c’est au peuple qu’il faut s’adresser et c’est à lui de tran­cher. Et c’est ainsi que les institu­tions de la Vème République ont été ratifiées par le peuple français. C’est ainsi qu’à chaque grande échéance, ceux qui se réclament du gaullisme ont été par­tisans de l’appel au référendum. Cela a d’ailleurs été le cas, Yves Guena y faisait référence, avec le référen­dum de Maas­tricht dont je regrette personnellement aussi qu’il ait été adopté parce que nous aurions évité beaucoup de pro­blèmes auxquels nous sommes confron­tés au­jourd’hui. Il faut le savoir, rien ne peut remplacer la volonté populaire et l’engagement popu­laire. Et chaque fois que nous avons un doute, c’est vers le peuple français qu’il faut se re­tourner. C’est lui qu’il faut consul­ter. Je suis un vieux parlemen­taire, je l’ai été pendant près de trente ans entre l’Assemblée na­tionale et le Sénat, mis à part deux pas­sages au gou­vernement. Je n’ai jamais été dupe des choses. Je veux dire par là que, même si nous avons mené de grands dé­bats parlementaires et notamment lorsque nous avons été à l’origine de la bataille pour la dé­fense de l’enseignement libre au Sénat, comment avons-nous conclu ce débat ? Nous l’avons conclu par l’appel au référendum. Et c’est ainsi que finale­ment Mit­terrand s’est dégonflé et que Mau­roy a fichu le camp. Pourquoi ? Parce qu’en dé­finitive, ils avaient peur de la sanction po­pulaire.


Je ne voudrais pas être désa­gréable envers mes collègues parlemen­taires, mais dans tous les cas, on sait bien qu’avec les parlemen­taires, surtout avec les parlemen­taires du centre et de gauche, il y a toujours des accommodements pos­sibles. Avec nous, c’est plus compliqué.


Je me souviens d’ailleurs de ce que j’avais ap­pris avec étonnement. J’ai toujours été un adversaire résolu de la gauche, non pas parce que c’est la gauche, mais parce que je consi­dérais que parmi leurs idées qu’ils mettaient en avant, il y avait beau­coup d’hypocrisies et de mensonges. Je me souviens d’une des grandes batailles que nous avons livrée avec le général de Gaulle à partir de 1947, celle sur l’association capital-travail. Vous devez savoir que, parmi les réformes auxquelles le général de Gaulle était très attaché, il en figu­rait une qu’il considérait comme capi­tale : c’était de permettre fi­nalement l’association des res­ponsables et des forces syndi­cales à la définition d’une poli­tique nationale, mais à condition que cha­cun soit amené à prendre ses res­ponsabi­lités. Lorsque le géné­ral de Gaulle a voulu la réforme du Sénat, c’était bien dans cet état d’esprit.


Malheureusement, cette ré­forme a été mal présentée, mal soutenue, mal engagée. Le géné­ral de Gaulle au­rait souhaité mo­difier profondément le Sénat pour qu’en définitive les responsables des forces écono­miques soient amenés à sié­ger au sein du Sé­nat. Autrement dit, l’idée de base, c’était une sorte de fu­sion entre le Conseil économique et le Sénat. Cela a été rendu impossible parce que les choses ont été mal pré­sentées et aussi parce que les sénateurs n’avaient aucune envie d’abandonner la moitié de leur mandat au profit d’autres per­sonnes. Le général de Gaulle considérait qu’il ne pouvait pas y avoir de pro­grès sans le fait que ces forces soient associées à la définition des choses. Cela fait partie des grandes ba­tailles que nous avons livrées, des grands engage­ments auxquels le général de Gaulle tenait.


Mais naturellement, au-delà de tout ça, il y avait une idée de base qui a toujours été la même : pour des gens qui se récla­ment du gaullisme, auquel nous entendons rester fidèles, il n’y a rien de plus exé­crable que cette espèce de dénigrement systéma­tique de la France, de la Nation. Il suffit de regarder la télévision, de lire les journaux tous les jours pour voir cette campagne systématique de dénigrement expli­quant aux Fran­çais qu’on est «foutu», qu’il n’y a rien à faire. Nous sa­vons bien, les uns et les autres, que tout dans la vie est une affaire de détermina­tion, de volonté et de courage. Rien n’est impossible à condi­tion qu’on le veuille et c’est la première des qualités que nous devons avoir. C’est la raison pour laquelle quand j’entends parler de la crise écono­mique, il n’y a rien de nou­veau sous le soleil.


Je voudrais simplement rappeler aux plus an­ciens qu’au lendemain de la guerre de 39-45, con­frontés aux consé­quences économiques et fi­nan­cières et à l’endettement des pays dans la guerre, les Etats-Unis ont, comme d’habitude, été préoccupés par leurs propres inté­rêts et, si j’ai bonne mémoire, ils ont mis un terme aux accords de Bretton Woods et ont fait en sorte que leur monnaie ne soit plus ga­ran­tie par l’or. C’est à la suite de cela qu’ils ont pu faire marcher la planche à billets et donner au dollar la primauté qui est deve­nue la sienne. Il ne faut pas l’oublier.


Moi, ce qui me navre aujourd’hui c’est l’absence d’une culture histo­rique de la part d’un certain nombre de gens qui pré­tendent nous diriger. Je ne parle pas de nos propres amis, je parle surtout de nos adver­saires. C’est totale­ment affligeant. Quand je regarde le candidat socialiste à la prési­dence de la Répu­blique, il me semble que sa qualité principale, c’est la transpa­rence et l’absence totale de convictions et de projets. Il n’a aucune proposition. Et il y a un certain nombre de gens pour s’enthousiasmer et pour dire qu’il in­carnerait le chan­gement. Ce sera effecti­vement un changement radical. Mais quand on a une certaine culture histo­rique, même récente, il y a des choses qui vous reviennent à l’esprit.


J’entends parler en ce moment d’un candidat qui suscite un certain intérêt parce qu’il «fe­rait rêver les gens». C’est le prin­cipal responsable d’un parti qui se réclame du centrisme. Alors, les centristes, je les connais bien, j’ai vécu en leur compagnie au gou­ver­nement, je ne les ai pas vus faire preuve d’une dé­termi­nation sans faille quand il y avait des su­jets un peu délicats comme, par exemple, le port du voile dans les collèges ou dans les lycées. En réalité, il a fallu que l’on vienne à leur secours, c’est un premier point. Second point, en 1988, il y a une élection pré­sidentielle, nous l’avons per­due. Et dans la foulée, François Mitterrand a désigné un premier ministre, Michel Ro­card. J’ai appris, quelques semaines plus tard, alors que je rédigeais quelques sou­venirs, que pendant cette campagne, alors que Barre au 2nd tour était à nos côtés, dans le même temps, un certain nombre de responsables de cette sensibilité discu­taient depuis plu­sieurs mois dernière notre dos avec les socialistes pour voir dans quelle mesure ils pou­vaient s’entendre  sur un  certain nombre de circons­criptions et éventuelle­ment jeter les bases d’un gou­ver­nement commun. Voilà des gens dont on nous dit qu’ils pourraient incarner un certain espoir pour le pays. Permettez-moi de vous dire que c’est prendre les Français pour des imbéciles.


Aucune situation n’est défini­tivement compro­mise ni perdue. Je crois que c’est Clémenceau qui di­sait que «dans la guerre comme dans la paix, le der­nier mot est à ceux qui ne se rendent jamais». Je crois que c’est une chose dont nous de­vons nous persuader. Je ne rentrerai pas dans le détail de la perspective de l’élection prési­dentielle. Chacun d’entre nous sait bien quel est son devoir et quel doit être son engagement. Je suis venu aujourd’hui parmi vous par amitié pour tous ceux qui sont à la tribune, mais aussi parce que, quand je vous regarde, je vois que nous avons ensemble mené beau­coup de combats et certains à une époque où tout n’était pas gagné d’avance.


Je suis venu pour vous dire que, demain comme hier, c’est ensemble que nous gagne­rons. Nous ne devons faire aucun cadeau à per­sonne. Ne vous lais­sez pas intimider, ne vous laissez pas en­traîner, ne vous laissez pas circonvenir. La bataille va se ga­gner à droite. Ce sont les élec­teurs de droite qu’il faut récupérer, et vous êtes les mieux pla­cés, parce que vous avez la conviction, parce que vous avez l’expérience du com­bat et parce que vous avez la passion que les autres n’ont pas. La bataille, c’est d’abord la vôtre et voilà pourquoi vous de­vez la livrer. Vous devez être au pre­mier rang de cette bataille et c’est ainsi que nous gagnerons. Vous devriez vous sou­venir d’un chant qui est porteur pour nous : le chant de la Garde Im­périale. Quand la Garde Impé­riale montait à l’assaut en chan­tant : 


On va leur percer le flanc ! ran tan plan tire lire ran tan plan

On va leur percer le flanc ! ran tan plan tire lire ran tan plan

Ah c'que nous allons rire ! ran tan plan tire lire

On va leur percer le flanc ! ran tan plan tire lire ran tan plan.



Comité d'honneur du MIL


Julien AUBERT, député, président d’OLF

Francis BALLE, professeur des universités

Laurent BÉTEILLE, ancien sénateur

Auguste BLANC, ancien secrétaire général de la CSL

Philippe BRIAND, ancien ministre, ancien député d’Indre et Loire

Bernard CARAYON, ancien député, maire de Lavaur

Pierre CHARON, sénateur de Paris

Jérôme CHARTIER, ancien député du Val d’Oise, maire de Domont

Jean-Louis COSTES, ancien député du Lot et Garonne, maire

Paul DEHEUVELS, membre de l’Académie des Sciences, professeur des universités

Denise FLOUZAT, ancien recteur, ancien membre du Conseil de la politique mo­né­taire

Yves FOULON, ancien député de la Gironde, maire d’Arcachon

Jean-Pierre FOURES, ancien chef d’entreprise

Philippe de GAULLE, amiral (CR), ancien sénateur

Jacques GODFRAIN, ancien ministre, ancien maire

Louis GUEDON, ancien député de la Vendée

Roger KAROUTCHI, ancien ministre, sénateur, ancien ambassadeur de France

Jean-Pierre LECOQ, maire du 6° arrondissement de Paris

Henry de LUMLEY, membre de l’Académie des Sciences, directeur de l’Institut de Paléontologie humaine

Hugues MARTIN, ancien député, ancien maire de Bordeaux

Damien MESLOT, ancien député du Territoire de Belfort, maire

Armel PÉCHEUL, ancien recteur, professeur des universités

Philippe PEMEZEC, ancien député, maire du Plessis-Robinson

Eddie PUYJALON, président du Mouvement de la ruralité (LMR)

Didier QUENTIN, député, maire de Royan

Jean TIBERI, ancien ministre, ancien député, ancien maire de Paris

Philippe VITEL, ancien député du Var

Daniel VOLAN, ancien cadre d’entreprise

Pierre-André WILTZER, ancien ministre

Henry ZATTARA, professeur émérite des universités, doyen honoraire


Membres du Comité d'honneur décédés :


René BESNAULT, amiral (CR)

Raoul Bé­TEILLE, conseiller honoraire à la Cour de cas­sation, ancien député, ancien président du M.I.L

Henri BIZOT, président d’honneur de la BNP

Marc BLANC­PAIN, président d’honneur de l'Alliance française

Alain de  BOISSIEU, général d'Armée, Compagnon de la Libération,  ancien Grand Chancelier de la Légion d'Honneur

Émile BOISSET, ancien délégué régional Rhone-Alpes du M.I.L

Jacques BOMPAIRE, ancien recteur, ancien professeur émérite

Roger BORIE, commandant de bord sur 747

Jacques BOYON, ancien ministre, ancien député

Christian CABAL, ancien député, professeur de médecine

Michel CARAGE, Compagnon de la Libération

Pierre CLOSTERMANN, Compagnon de la Libération

Joseph COMITI, ancien ministre

Pierre DEBIZET, ancien résistant des services de renseignements et d'action de la France libre, délégué général honoraire du M.I.L

Bernard DEBRé, ancien ministre, professeur de médecine, ancien député de Paris

Arthur DEHAINE, ancien député

Maurice DELAUNEY, Ministre Plénipotentiaire, Ancien Ambassadeur

Frédéric DELOFFRE, professeur émérite à la Sorbonne

Xavier DENIAU, ancien ministre, ancien maire

 

François DOUMENGE, ancien recteur, ancien président de l’ORSTOM

Roland DRAGO, membre de l’Institut, professeur honoraire des universités 

François-Georges DREYFUS, professeur émérite à la Sorbonne

Jean-Pierre DULAU, Compagnon de la Libération

Anne Marie DUPUY, ancienne député-maire

Yves DURAND, ancien recteur, professeur honoraire des universités

Georges FLICOURT, officier parachutiste de la France Libre

Edouard FREDERIC DUPONT, ancien maire du 7 arr. de Paris

Jacques FOCCART, ancien chef de réseau de la France libre, ancien se­cré­taire général à la présidence de la République (1959/1974)

Robert GALLEY, ancien ministre, Compagnon de la Libération

Alain GRIOTTERAY, ancien député, ancien maire

Yves GUENA, ancien ministre, ancien président du Conseil constitutionnel, ancien président de la Fondation de la France Libre

Jacques GUGGENHEIM, chef d'entreprise

Michel HABIB-DELONCLE, ancien ministre, député honoraire 

Jean-Paul HUGOT, ancien sénateur, ancien maire

Lucien ISRAEL, professeur émérite de médecine

Gabriel KASPEREIT, ancien ministre, ancien député-maire

Bernard KERDELHUE, directeur de recherche au CNRS

 

Christian de LA MALèNE, ancien ministre, ancien sénateur

René LESECQ, Compagnon de la Libération 

Pierre LEROY BEAULIEU, ancien député

Jean LETOURNEAU, ancien ministre d'état

Jacques MAILLET, polytechnicien, Compagnon de la Libération

Dominique MARCILHACY, président commission participation du M.I.L

Lucien MAROTEAU, ancien conseiller général

Jean MARSAUDON, ancien député-maire

Alain MICHENAUD, ancien délégué régional IDF, trésorier du M.I.L

Claude MICHENAUD, ancien fonctionnaire de police, collaborateur de Jacques Foccart

Pierre MESSMER, ancien Premier ministre, Compagnon de la Libération

Lucien NEUWIRTH, ancien ministre

Robert PANDRAUD, ancien ministre, ancien député

Charles PASQUA, ancien ministre d’État, ancien sénateur

Alain PEYREFITTE, ancien ministre, député-maire

Dominique PIONAT, maire et délégué régional aquitaine du M.I.L

Alain PLANTEY, ambassadeur de France

Jean-Paul POURCEL, ancien préfet

Éric RAOULT, ancien ministre, ancien député

Jacqueline RICHEROT, ancienne directrice politique du Dauphiné libéré

Paul RIVIèRE, Compagnon de la Libération 

Jean Paul de ROCCA SERRA, ancien député

Jacques ROUGEOT, ancien président de l’U.N.I, professeur émérite à la Sorbonne

Alice SAUNIER SEITE, ancien ministre

Robert SCHULER, ancien délégué régional Bourgogne du M.I.L

Maurice SCHUMANN, ancien ministre, Compagnon de la Libération

Pierre SIRAUD, Ambassadeur

Solange TROISIER, ancienne député

Edgard TUPË-TOMÉ, Compagnon de la Libération

Pierre de VERNEJOUL, professeur honoraire des universités

Bernard VILLEMOT, affichiste

Jean VOLVEY, Compagnon de la Libération

Fernand WIBAUX, ambassadeur de France


  

LE FRANÇAIS EST LA SEULE LANGUE DE LA RÉPUBLIQUE

Télécharger la communication du MIL du 13 octobre 2020

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Repère : «Est-ce qu'il s'agit de lutter contre l'islamisme ou de le faire entrer dans l'Education nationale ? (…) Je pense que c'est une fausse bonne idée» - Luc Ferry, ancien ministre de l'Éducation nationale de Jacques Chirac (2002-2004).


Un débat sur l’enseignement de l’arabe dans les écoles, collèges et lycées a lieu depuis plusieurs années. Il revient au premier plan dans le cadre du débat préalable au projet de loi «contre le séparatisme» islamiste, dont le texte est annoncé pour décembre 2020. Elle pourrait comprendre des mesures sur l’apprentissage de l’arabe.


Par ailleurs, un récent rapport publié par un institut para-patronal (Institut Montaigne) concernant le «fondamentalisme islamique» et propose de relancer l'apprentissage de la langue arabe à l’école.


Cette idée a été reprise par le ministre de l’Education nationale, Blanquer, déclarant qu’il faut développer l'apprentissage de l'arabe, du russe et du chinois.


En proposant de développer l’enseignement public en arabe, l’intention affichée par le gouvernement est de réduire :


1-Les écoles privées musulmanes (environ 60 écoles hors contrat et 3 sous contrat) qui pratiquent l'enseignement de l'arabe et de l'étude quotidienne du Coran, sans réel contrôle des contenus.


2-L’intervention de professeurs étrangers, maitrisant souvent peu le français dans le cadre des EILE (Enseignements internationaux de langues étrangères) dispensés «en partenariat» avec l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie et autres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que si l’intention de contrôler, ou même de supprimer, ces enseignements d’arabe douteux est théoriquement bonne, la réponse proposée est très mauvaise. L’enseignement de l’arabe doit rentrer dans la règle commune et en deuxième langue.


Pour cela, impossible d’avoir confiance en Macron puisqu’il vient de signer le 30 avril 2020 un décret concernant l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne dans le domaine de l'enseignement de la langue arabe à l'école élémentaire en France (en date du 31 mars 2017) par des enseignants tunisiens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que «La langue de la République est le français». (Article 2 de la Constitution). Il est aberrant de rappeler un tel état de fait.


La langue arabe a vocation à être enseignée comme une langue vivante 2 (LV2) au même titre que le japonais, le russe, le chinois, l’anglais, l’espagnol ou le portugais.


L’apprentissage des langues étrangères débute au collège et se poursuit au lycée. Force est de constater que la demande des collégiens et lycéens en matière d’apprentissage de l’arabe reste marginale (14.000 jeunes en 2017 de l’école jusqu’au lycée, plus 50.000 par les EILE). C’est pourquoi l'Education nationale peut reprendre le contrôle de l’enseignement de l’arabe avec des enseignants français recrutés par concours (CAPES).


La langue vivante étrangère, dont l’apprentissage domine, demeure l’anglais dans plus de 90% des cas pour des raisons objective d’usage mais, en plus, en première langue vivante se rajoute l’espagnol, l’allemand et l’italien.


D’une manière globale, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère l’enseignement des langues étrangères dès l’école primaire comme non prioritaire, dont, entre autres et surtout, celui de l’arabe. L’anglais est plus parlé dans le monde. L’école a comme priorité la lecture et l’écriture en français, le calcul et la maitrise de consultation d’Internet : c’est-à-dire «lire, écrire compter et surfer». Les résultats insuffisants obtenus en France, selon toutes les études internationales, comme le taux d’illettrisme à l’entrée en 6ème impose de se concentrer les apprentissages fondamentaux pour assurer à tous les écoliers un niveau minimal. L’objectif de l’école réside évidemment dans l’apprentissage de notre culture, de notre mode de vie, de notre histoire, de notre territoire et de la langue française.


Il faut arrêter, au niveau de l’État, les lâchetés !


Être français, c’est un état d’esprit, une langue (le français), une civilisation judéo-chrétienne, mais pas une couleur de peau.


  

11 NOVEMBRE 2021, HOMMAGE AUX PATRIOTES FRANÇAIS QUI ONT DÉFENDU LA PATRIE

Télécharger la communication du MIL du 11 novembre 2021

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L’armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles.


La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l’Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l’ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l’empire français : notamment du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l’empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les États-Unis d’Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s’agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées.

  

LA DROITE RÉPUBLICAINE DOIT APPORTER DE NOUVELLES SOLUTIONS

Télécharger la communication du MIL du 18 novembre 2020

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Il existe une opposition politique ancienne entre, d’un côté, les patriotes qui souhaitent en premier lieu défendre la France et ses intérêts, et de l’autre, les internationalistes, les fédéralistes européens ou les mondialistes tout court, qui rêvent d’un monde global peuplé d’individus sans attache.


Cet affrontement idéologique reprend tout son sens dans les circonstances présentes où se cumulent la pandémie du Covid-19, le terrorisme islamiste, l’arrivée d’un Brexit sans accord, ainsi qu’une grave crise sociale et économique qui ne fait que débuter. Ces événements conduisent à faire bouger le rapport de force en amenant une grande part de l’opinion à évoluer vers une position «patriote» devant la pénurie de médicaments (car fabriqués à l’étranger), l’absence de contrôle aux frontières, la dépendance aux échanges internationaux.


Pour tenir compte de l’évolution de l’opinion, le discours du gouvernement a évolué avec des thèmes nouveaux en 2020. La relocalisation en France d’une part de la production a été mise à l’ordre du jour. Le contrôle des frontières françaises et européennes est revenu à la surface. Des taxes européennes sur des produits (plastiques non recyclables) et des services extérieurs sont envisagées. La question de l’identité collective est évoquée. On parle d’une remise en cause des traités européens concernant les travailleurs détachés et les accords de Schengen. Le contrôle des flux migratoires revient au premier plan des débats. La critique du fonctionnement des multinationales (GAFAM) se généralise.


Mais le fait que des membres du gouvernement abordent ces questions ne signifie pas que Macron et Castex vont faire quelque chose de concret sur ces sujets durant cette fin de quinquennat. Leurs propos, nouveaux sur le fond, traduisent la lecture des sondages sur l’opinion publique par les communicants. Ils communiquent pour amuser la galerie sans rien faire de significatif. Macron est un fédéraliste européen déclaré donc il ne peut pas être porteur de ces idées-là. La faiblesse du budget consacré aux relocalisations industrielles dans le «plan de relance» est claire. Le silence sur l’important déficit de notre commerce extérieur l’illustre.

Le rapport de force entre «patriotes» et «mondialistes» a évolué dans le contexte des graves crises engagées et malheureusement surement durables. Il faut proposer une offre politique nouvelle et claire tout en évitant une récupération macroniste.


La droite républicaine doit apporter une réponse pertinente à toutes ces questions très rapidement pour proposer une alternative crédible vis-à-vis des autres forces politiques. La droite républicaine doit répondre en premier lieu à la question sociale, aux objectifs de sécurité, de plein emploi, de santé publique, d’environnement, de défense. Des positions mitigées ou hybrides condamneraient cette droite à devenir une force politique supplétive (dans le cadre d’alliances incertaines). Il faut revisiter sur le fond les programmes afin d’apporter aux citoyens des propositions intégrant une vision patriote.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut aller vers un nouvel équilibre des échanges internationaux, donner une priorité à la croissance de la production nationale (agricole, construction, industrie et numérique) pour atteindre le plein emploi, stopper l’immigration, contrôler les activités des multinationales en France, limiter des achats d’entreprises stratégiques française par des intérêts étrangers, assurer une synergie européenne sur des objectifs partagés bien définis.


Il s’agit de lutter contre les ingérences étrangères de toutes sortes (mondialisme), tout en conservant des échanges fructueux avec le monde, mais sans aucun laisser-faire. Cette orientation politique ne concerne pas la France seule, elle est partagée par de nombreux états. Il faut un changement de direction du pays afin que ces sujets soient, enfin, traités.


  

CONTRE LES PRO-MIGRANTS DE GAUCHE, D’EXTRÊME GAUCHE OU D’AILLEURS

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2020

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Pour protester contre l'adoption de la loi sur la «sécurité globale» votée à l'Assemblée nationale, le groupe d’ultra-gauche, Utopia 56, a monté un coup en déclenchant une occupation surprise de la Place de la République par 450 sans-papiers, pour la plupart afghans. Elle a fourni du matériel : tentes, couvertures et vivres pour cette opération. Elle a invité via les réseaux sociaux des avocats des associations des droits de l’homme, des militants pro-migrants, des journalistes et des élus d'extrême gauche (LFI…) pour assister à cette occupation de l'espace urbain. Cette action était illégale de par l'installation d'un campement sauvage en plein Paris, mais aussi par la concentration de plus de 500 personnes, ce qui est interdit en cette période de confinement. Les forces sont intervenues à juste titre rapidement pour éviter une occupation pérenne. Il y a eu résistance des sans-papiers et de leurs soutiens. Cela a entrainé des bousculades. Des journalistes et des élus de gauche crient au scandale. Ils veulent alimenter leur campagne contre les prétendues «violences policières» et tout est prétexte à dénonciation. Des sans-papiers afghans (des hommes) ont été instrumentalisés pour cela. Ils apparaissent comme de simples pions dans une affaire politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien aux forces de l'ordre et de la sécurité. Nous dénonçons le traquenard qui a leur a été tendu par les militants politiques ou associatifs d’ultra gauche. Le combat de ses groupes d’ultra gauche se porte sur la lutte contre les frontières, contre l'État et contre les forces de l’ordre. Ils demandent notamment la régularisation systématique des étrangers entrés illégalement en France, un hébergement immédiat et inconditionnel, l’«arrêt des violences policières», un revenu automatique. Les réactions indignées à l'évacuation de la place de la République a permis de bien identifier les partisans de l'immigration clandestine en France et leurs relais.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut avoir une vision d’ensemble. L'accueil en France d'afghans, de bengalis ou de pakistanais n'a aucune raison d'être, pas plus que celui d’érythréens, d’éthiopiens ou de Somaliens, qui composent la population des «campeurs sans-papiers».


Par exemple, plus de 10.000 afghans ont déposé une demande d'asile en France en 2018, puis en 2019. Ce flux est essentiellement alimenté par les refus d'asile par l’Allemagne. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) vient de rejeter, le 19 novembre, les recours des demandeurs d’asile afghans. Jusque-là, la CNDA permettait d’accorder l’asile de manière quasi systématique aux demandeurs d’asile afghans. La question du droit d’asile ne doit plus être du simple ressort administratif, mais de nature politique. L'immigration de masse doit être stoppée par les politiques.

Il existe une immigration légale qui doit demeurer sous un contrôle politique concernant des petits quotas décidés selon le contexte. Par exemple, l’entrée en France, dans une période d'urgence sanitaire d’étrangers extra-européens, doit être interdite. Le droit d'asile doit concerner des cas individuels circonstanciés. Par exemple, des dissidents turcs, russes ou chinois. Le droit d'asile ne doit pas concerner des populations entières venu de la corne de l'Afrique ou de l'Asie, à la recherche de travail ou de sécurité sociale.


Pour défendre l'application de ces mesures, il faut une approbation du peuple. Une très large majorité de citoyens sont opposés à une poursuite de l'immigration extra-européenne en France. Cette position est partagée par la population de l’ensemble des pays européens. L'évolution du contexte vers une profonde crise politique, économique et sociale rend plus urgente encore qu'hier une nouvelle politique de l’immigration. Pour y parvenir, une seule solution, il faut proposer une consultation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’organisation d’un référendum sur le contrôle de l’immigration durant une période de 10 ans, afin de d’appliquer les lois (expulsions des déboutés du droit d’asile, des immigrés clandestins), de changer les règles et de mener parallèlement toutes les actions d’intégration des étrangers en situation légale qui résident en France.


  

MACRON FAIT LE PROCÈS DES FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 12 décembre 2020

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Il est fait état, par la presse, lors des nombreuses manifestations, d’actes de vandalismes et de guérilla urbain. Des vitrines de magasin, du mobilier urbain ont été endommagées ou saccagés. Des deux-roues, des voitures ou des camions privés ou des véhicules publics (police, pompiers, etc.) ont été incendiés. Des barricades ont été dressées pour couper les rues et créer, pour un temps, des zones inaccessibles de rébellion. Des charges particulièrement violentes contre les membres des forces de l’ordre ont été conduites avec des armes : barres de fer, battes de baseball. Des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre allant du boulon, au pavé, au marteau et jusqu’au cocktail Molotov. L’intention de tuer des membres des forces de l’ordre a été constatée sur le terrain par des observateurs. Jeter un engin incendiaire sur des policiers constitue un geste criminel (Paris, Nantes). Le pouvoir n’a pas donné les ordres afin d’empêcher ou à défaut de réprimer ces actions.


Les auteurs de ces actes sont des «casseurs», habillées de noir, gantés et cagoulées auxquelles on attribue le qualificatif de «black bloc» pour une version romantique du révolutionnaire avec un masque de Zorro. Ces casseurs représentent le plus souvent 1% des manifestants pacifiques. Le comportement de ces militants d’ultra-gauche, auxquels se joignent des voyous, des délinquants, des bobos, n’est pas lié à l’objet de la manifestation proprement dite. Mais ils sont tous adeptes de la violence urbaine. Ces manifestations autorisées devraient se dérouler sans ce parasitage.


Pour prendre l’exemple de la manifestation du 5 décembre 2020 à Paris, les casseurs ont pris le contrôle de la tête de manifestation. Les affrontements violents ont conduit à une riposte des forces de l'ordre sous la forme de gaz lacrymogènes empêchant une progression normal de la manifestation. Ce déroulement démontre l’absence de mise en place d’un service d’ordre effectif de la part des organisateurs de cette manifestation (CGT et collectif associatif de gauche). Ce qui a permis la présence de casseurs en tête et en fin de cortège comme à chaque fois. La CGT ne dispose plus d’une capacité à assurer un service d’ordre de manifestation comme cela a été le cas par le passé, et elle ne s’y essaye plus. La responsabilité des organisateurs de manifestation est directement engagée, même s’ils ne sont jamais mis en cause. Le 5 décembre, les violences contre les policiers et les gendarmes se sont traduites par 67 membres des forces de l’ordre blessées, dont plusieurs gravement. 95 casseurs ont été interpellés. Les gardes à vue ont été prononcées pour «participation à un groupement formé en vue de la commission de violences» ou «violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique». Le pire est que les organisateurs de la manifestation ont apporté, au travers de leurs déclarations, un soutien implicite et même parfois explicite aux casseurs en dénonçant l’action de la Préfecture de Police de Paris.


La majorité des journalistes de la plupart des médias évoquent des «incidents» ou de «fortes tensions» entre «black bloc et forces de l'ordre» renvoyant casseurs et force de police dos à dos. Ce traitement de l’information est mensonger, scandaleux et condamnable. La désignation de «violences» à l’encontre des forces de l’ordre est très rarement employée par des journalistes. Or, il y a bien, sans équivoque, des agressions violentes perpétuées par des «casseurs» contre les forces de l’ordre. Ce type de traitement de l’information est inacceptable.


Les journalistes qui se font l’écho de prétendues «violences policières» ne stigmatisent pas pour autant les «violences gauchistes» évidentes. Le fait de nommer les choses définit leur image. Le choix des mots des agences de presse (principalement l'AFP) dans la description des événements apparait capital. Les mots qui sont choisis pour décrire les faits sont révélateur des intentions, des présupposés et des préjugés. Ce traitement provient d'une vision idéologique de gauche et d'extrême gauche qui imprègne, consciemment ou non, une majorité des journalistes et des commentateurs. L’uniformité des articles ou des commentaires (en dehors de quelques médias) traduit un choix idéologique. Il est paradoxal de constater que la multiplication actuelle des médias (des quotidiens aux réseaux sociaux) et du nombre de journalistes, s’accompagne par la production d’un discours unique, ou du moins très homogène, pour sélectionner les faits et les commenter.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les violences gauchistes doivent être décrites de manière objective et que les termes exacts doivent être utilisés pour les décrire. La violence n’est pas «un incident» surtout quand il s’agit de guerre urbaine. L’opinion n’est pas en phase avec les journalistes et commentateurs qui travestissent la réalité dans leurs propos, dans les textes et dans les images choisies ou trafiquées. Le fossé entre le milieu intello-médiatique, imbibé des idées de la gauche de la gauche, et la grande majorité des français ne cesse de se creuser.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le véritable procès intenté aux forces de l’ordre par Macron et sa gauche social-démocrate au pouvoir. Le premier ministre a annoncé la tenue d’une commission-tribunal en 2021 contre la police. Macron a déjà jugé. Il a mis en cause la légitimité de nos forces de l’ordre. Il voit des «violences policières», met en cause l’inspection des services, reconnait la pratique des contrôles au faciès. Par ces propos, il a confirmé, à nouveau, son profond attachement à la gauche classique. Le résultat est une déstabilisation morale des forces de l’ordre qui, demain, hésiteront à intervenir face à cette guérilla urbaine.


  

PMA SANS PÈRE / GPA : c’est NON

Télécharger la communication du MIL du 27 janvier 2021

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Repère : Le projet de loi comprenant l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules continue à être débattu. Macron souhaite appliquer ce point de son programme présidentiel, qui correspond à son opinion personnelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition totale à la conception d’enfants sans père. Nous continuerons à combattre l’ouverture de la PMA aux femmes seules, comme aux couples de femmes car après, il y aura l’ouverture à tous automatiquement. Cette opération médicale a pour conséquence de «fabriquer» un enfant sans père. Ce qui va radicalement à l’encontre des intérêts de l’enfant.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le débat parlementaire se poursuit car ce texte n’est pas sous procédure accélérée. Le combat continu contre des projets inacceptables de la loi bioéthique. Le projet de loi sur la bioéthique, qui porte la PMA sans père, fait son retour au Sénat en seconde lecture. Le Sénat peut réécrire le texte de cette loi en supprimant l’article sur la PMA sans père ou rejeter le texte dans son ensemble. La question de principe de la PMA sans père ne peut pas être considérée comme réglée.


En première lecture, les sénateurs de la droite républicaine et du centre avait notamment refusé la prise en charge par l’assurance maladie de la PMA, demandé la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes, interdit la transcription à l’état civil d’enfants nés de GPA, refusé à la création d’embryons chimériques et certains diagnostics préimplantatoires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que le débat politique ne doit pas se noyer dans le détail d’une série d’ajustements d’un dispositif qui reste à rejeter sur le principe.


La «PMA sans père» induit une multiplicité de problèmes, comme le remboursement par la sécurité sociale ; la reconnaissance de la filiation des enfants fabriqués (comment qualifier les parents, avant ou après la naissance) ; le droit des enfants à la connaissance de leur origine (le nom du père) ; la disponibilité du sperme (marchandisation des gamètes) ; le stockage des ovocytes et pour combien de temps ; la reconnaissance en France des enfants nés d’une GPA réalisés à l’étranger, avant de pouvoir l’être en France, la PMA post mortem (pour les veuves avec le sperme du mari décédé, création d’héritier post mortem), des expérimentations inacceptables sur l’être humain, etc..


Macron compte bien aller au bout sur cette réforme «sociétale» qu’il compte mettre à l’actif de son bilan pour satisfaire son électorat de gauche social-démocrate bobo, comme de la gauche de la gauche. Le ministre Véran veut accélérer l’adoption du texte avant l’été. Son ministère prévoit déjà les textes d’application. Il veut des PMA sans père à la fin 2021 pour des naissances d’enfants sans père en 2022. Mais la saisine du Conseil constitutionnel sera effectuée, au final, par des parlementaires de la droite et du centre, donc il ne pourra pas réussir avant 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce également le fait que l’adoption de la PMA aux couples de femmes conduira naturellement et automatiquement «au nom de l'égalité de traitement» à l'ouverture de la Gestion Pour Autrui (GPA) pour les couples d'hommes. La GPA est fondée sur la marchandisation (la location) du corps de femmes procréatrices au même titre que la prostitution indépendante.


Comme depuis le début, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle tous ses militants et sympathisants à participer aux manifestations organisées à travers toute la France le dimanche 31 janvier 2021 par La Manif Pour Tous (LMPT) et le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label «Marchons Enfants». Les conditions sanitaires actuelles ne permettent pas l’organisation d’une grande manifestation nationale. Il faut donc être présent dans chaque ville.


Le but de ces manifestations est de réclamer une révision en profondeur du projet de loi et la suppression de l’article 1er qui autorise la PMA sans père.


  

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L’ISLAMISME RADICAL N’A PAS SA PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 9 février 2021

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Repère : «La France continue à être une terre très attractive pour une immigration incontrôlée qui détourne largement le droit d’asile et pour lequel les expulsions sont quasiment impossibles». Annie Genevard, députée Les Républicains du Doubs et Vice-présidente de l’Assemblée nationale.


Un projet de loi confortant le respect des principes de la République est en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Ce texte entendait, à l’origine, lutter contre l’islamisme radical en France, mais son contenu se révèle très décevant.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite tout d’abord de la reconnaissance quasi générale des divers problèmes liés au progrès de l’islamisme radical en France. Sur le principe même, le principe de lutter contre le développement de l’islamisme radical constitue d’un tournant politique positif. Ce projet de loi intervient malheureusement trop tardivement car après quatre années de silence de la part de Macron. Il intervient à moins d’un an de la campagne présidentielle de 2022. Il aura fallu attendre que la tête d’un enseignant soit tranchée par un islamiste pour que Macron se décide à aborder le problème. Outre sa peur de l’affrontement, l’une des raisons en est que sa majorité de gauche social-démocrate (LREM, MoDem, Agir, etc.) n’est pas unanime, pour divers motifs, à souhaiter mener une politique de combat contre l’islamisme radical.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le texte présenté ne répond pas à l’ambition initiale affichée et soulève un avis très critique pour plusieurs raisons.


En premier lieu, ce texte ne désigne pas l’ennemi, l’islamisme radical, de manière explicite. «Il faut appeler un chat, un chat».


D’autre part, il est totalement incomplet. Il n’aborde pas toutes les questions à traiter, dont le contrôle sérieux de l’immigration et du droit d’asile, l’interdiction du port du voile aux accompagnants scolaires, à l’université et partout.


D’autre part, parce que les solutions proposées restent globalement insuffisantes pour répondre à l’ampleur des problèmes. Sans compter qu’en plus on peut douter de l’application effective des mesures prises dans les mois qui viennent, comme à chaque fois avec Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la Droite républicaine à afficher fortement sa volonté de faire évoluer le texte initial. Les nombreux amendements déposés à l’Assemblée nationale (par exemple, sur le «délit d’entrave d’enseigner»), puis au Sénat, par les parlementaires Républicains vont bien dans ce sens. Même si, sur quelques points précis, cette loi peut apparaitre la bienvenue par son objet, elle sera au final insuffisant pour contribuer efficacement à la lutte contre l’islamisme radical en France.


Parmi les sujets du projet de loi figurent notamment : la répression de la haine en ligne (dont les délits relatifs à la provocation et à l’apologie d’actes terroristes), le délit de mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée, le contrôle renforcé des associations subventionnées et des fédérations sportives agréées par l’Etat, le contrôle des financements des cultes venant de l’étranger, la neutralité religieuse des agents de droit privé chargés d’une mission de service public, le régime de fermeture administrative d’écoles, la suspension les décisions des collectivités locales qui méconnaîtrait la neutralité du service public (clientélisme municipal), les sanctions contre des personnes menaçant un élu ou un agent du service public, l’interdiction aux médecins d’établir des certificats de virginité, la prévention des mariages forcés de la part des officiers d’état civil, l’interdiction de permis de séjour aux étrangers vivant en France en état de polygamie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que seul un parti - La France Insoumise (LFI) - s’oppose au principe même de ce texte arguant qu’il ferait «l’amalgame entre l’islam et l’islamisme». Ce n’est aucunement le cas puisque le projet est le respect des principes de la Républiques, qui vient d’ailleurs d’être accepté publiquement par le Conseil français du culte musulman (CFCM) dans une récente Charte (à l’exception des associations franco-turques). Cette position tranchée de LFI illustre le positionnement islamo-gauchiste des partis d’extrême gauche : LFI, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) le redit «l’islamisme radical n’a pas sa place en France».


  

BURKINI - VOILE C’EST NON EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 3 mars 2021

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Repère : L’accès aux plages et la baignade est interdit à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité. 


Le burkini n’appartient aucunement à la tradition de la religion musulmane. C’est une tenue de bain couvrant le corps et la tête conçu par une styliste australienne d’origine libanaise en 2004. Elle a déposé deux marques en 2007 en vue de la commercialisation de ces créations par le biais de sa société, Ahiida. Le nom de la marque «burkini» a été inventée pour faire le lien entre «burqa» et «bikini». Cet accessoire de mode est fabriqué dans un tissu synthétique élastique, épousant les formes du corps et facile à sécher semblable à celui employé pour la confection des combinaisons fine de surf.


Censé permettre à des femmes de se baigner «en conformité avec la pudeur», il cache certes la peau, mais il sculpte, de fait, le corps de la femme sans répondre à son ambition.


Le burkini n'est pas interdit par la loi Française contre le voile intégral car il ne masque pas le visage.


Le port de ce vêtement de bain n’est juste pas conforme aux règlements intérieurs des piscines publiques qui interdisent la baignade avec des vêtements de sport pouvant être portés en dehors de celle-ci. Cette interdiction ancienne a été prise pour des raisons d’hygiène, cela concerne le port du caleçon, du bermuda, du short ou du burkini.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le port du burkini a été instrumentalisé en France par des associations politiques islamistes radicale. Ces dernières ont un objectif de «conquête de territoire» en créant des zones «occupées» sur des plages pour conduire à des troubles. Des communes ont pris des arrêtés visant à interdire le port du burkini sur leurs plages comme portant atteinte à l’ordre public. Des contentieux burkini ont fait l’objet de jugements ces dernières années concernant des piscines, des plages ou des lieux de baignades publiques. Ils ont débouché sur une jurisprudence contradictoire. Mais depuis 2018, dans quelques piscines municipales, sous la pression d’associations islamistes radicales, cette tenue de bain est autorisée par des élus complices et/ou laches.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’une décision claire doit être prise au niveau national par le gouvernement pour interdire le port du «burkini» dans les piscines et sur les plages publiques. Seule une mesure générale est à même de faire cesser les guérillas locales que des islamistes radicaux mènent sur ce sujet. Leur combat apparait comme la suite de ceux menés pour le port de la burka, du voile par les petites filles ou par les accompagnantes scolaires.


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement la position du défenseur des droits (DDD) en faveur du port du burkini. Il prétend que l’interdiction du port du burkini est susceptible de constituer une discrimination. Ce qui est évidemment faux. L’auteur de cet avis est la nouvelle adjointe au Défenseur des droits, Mme George Pau-Langevin qui a été ministre et député socialiste. Le caractère politique apparait très clairement, à quelques mois des régionales, jetant une réelle suspicion sur l’institution DDD elle-même.


Ce contentieux a été ouvert par le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) contre le conseil régional d’Île-de-France qui a décidé de maintenir l’interdiction du port du burkini dans les complexes «Île de loisirs». Depuis, le CCIF a été dissous par le ministre de l’Intérieur pour les raisons que l’on connait. Les responsables du CCIF ont engagé une action en justice pour contester cette dissolution. Parallèlement, ils auraient procédé à la reconstitution de l’association en Belgique sous un autre nom. Le combat contre ces mouvances de soutien politique actif aux islamistes radicaux reste totalement d’actualité.


  

MACRON DÉFEND LES INTÉRÊTS DE L’ALGÉRIE

AU LIEU DE CEUX DE LA FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 22 mars 2021

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L’amélioration des relations entre l’Algérie et la France apparait comme une nécessité pour nos deux pays. Les conditions pour y parvenir ne semblent pas réunies à ce jour, d’une part à cause de la nature actuelle du pouvoir autoritaire algérien et, d’autre part, du positionnement erroné adopté par Macron. La situation présente n’empêche pas de rechercher à terme une réponse plus positive.


Sur le plan géopolitique, l’Algérie se trouve isolée au sein du Maghreb. Elle a des rapports tendus avec ses voisins. Les relations avec le Maroc sont mauvaises à cause du soutien de l’Algérie au Front Polisario. Les relations sont limitées avec la Tunisie. L’Algérie s’inquiète de l’éclatement de fait de la Libye voisine et de la présence d’une zone grise sans réel contrôle étatique. Au sud, l’Algérie est confrontée à l’existence de guérillas islamistes au Mali et au Niger. Depuis plusieurs années, la France et ses alliés africains y mènent une guerre contre les groupes djihadistes armés. Beaucoup de responsables de ces groupes sont eux-mêmes des islamistes algériens, ayant fui leur pays au terme de la guerre civile pour se réfugier dans le Sahel. Enfin, la nouvelle constitution algérienne adoptée par référendum le 1er novembre 2020 autorise l'armée algérienne à intervenir hors des frontières du pays. L’Algérie pourra intervenir officiellement en Libye ou au Mali contre les islamistes.


Sur le plan intérieur, la situation économique est très mauvaise, alors que le pays dispose de ressources naturelles conséquentes (gaz). Sans entrer dans le détail, on ne peut que constater l’échec économique du régime algérien lié à sa nature (FLN, armée, oligarchie). Sur le plan politique, l’exécutif est menacé à la fois par la contestation «démocratique» (nombreuses manifestations) et par la persistance de la minorité berbère à défendre son identité. Les oppositions au gouvernement, au pouvoir depuis 1962 (FLN et armée), sont dans le détail de natures diverses (groupes, personnalités). Le mouvement de contestation est largement infiltré par les islamistes radicaux. Ce qui rend la situation difficile à apprécier.


En février 2017, Macron a déclaré que la colonisation de l’Algérie par la France était un «crime contre l’humanité». Ses déclarations inacceptables ont juste contribué à nourrir le discours anticolonialiste de l’extrême gauche en France et à renforcer le sentiment anti Français en Algérie. En juillet 2020, il a confié à Benjamin Stora une mission sur «la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie». Le rapport Stora est très contestable et contesté. Aussitôt, Macron a commencé à appliquer les préconisations sans aucun débat parlementaire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la démarche de Macron quant aux relations franco-algériennes. Macron se positionne au niveau d’un prétendu jugement historique sur le bilan de la guerre civile en Algérie qui a conduit à l’indépendance du pays. Il répond à la demande d’un pouvoir algérien qui a souhaité construire, depuis près de 60 ans, l’unité algérienne sur la haine de la France. En répondant à cette demande algérienne d’excuses et de réparations de la France, il alimente un processus sans débouché valable. Macron apporte clairement un soutien direct au régime autoritaire algérien au pouvoir depuis l’indépendance (avec une évolution du socialisme vers l’islamisation). Alors que le pays est actuellement traversé par divers mouvements de contestation sans rapport avec un débat sur une période que la très grande majorité des algériens n’ont pas connus.


Macron engage la France dans une impasse. Le sujet concerne un passé trop proche. Le temps de l'Histoire n'est pas encore venu. Il n’y a pas d’accord possible à ce jour sur cette période. De toute évidence, la situation a été complexe. Quelques français se sont mobilisés en faveur du FLN. De très nombreux algériens ont défendu la France jusqu'au bout et l’ont payé de leur vie. La très grande majorité de la population est restée à l’écart de ces affrontements. L'importance de l'immigration algérienne en France après l'indépendance suffit à prouver que beaucoup d’algériens ne nourrissaient pas de haine contre la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à continuer d'honorer l'armée et la police française, pour leur action, notamment dans nos départements d’Algérie, menée à la demande du gouvernement français. Il faut commémorer chaque année la mémoire de tous les civils et les militaires, français de métropole, d’Algérie ou algériens, qui ont trouvé la mort pour la France durant cette période dramatique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) défend l’objectif de la construction de relations privilégiées entre l'Algérie et la France concernant des sujets comme la lutte contre l’immigration vers l'Europe, la lutte contre l'islamisme radical, la lutte contre le trafic de drogue, le refus de toute ingérence étrangère (dont des imans algériens en France), la limitation de l'influence turque en méditerranée, un développement économique conjoint (bien au-delà de l’existant), une collaboration culturelle dans la cadre de la francophonie. 


  

IL Y A 24 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ

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Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions régulièrement des articles datant de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici un de ces textes.


PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART


Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au cœur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.

Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.

Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : À la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.

Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou  mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.

Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.

  

EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS (EELV), UN PARTI OPPORTUNISTE DE LA GAUCHE DE LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 6 avril 2021

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Distinguer entre l’écologie et les partis politiques est un préalable indispensable. L’écologie est un concept, ou une idéologie, qui apparait de plus en plus flou, tant les idées qui y figurent sont nombreuses et fréquemment contradictoires. Il en de même pour la notion de «climat» qui reste essentiellement incantatoire, contrairement à la mesure du CO2. Les partis politiques se sont tous appropriés ces sujets en partie, mais certains seulement en font leur programme central. C’est le cas d’un parti national : Europe Ecologie–Les Verts (EELV) et d’une nébuleuse de micro-partis, tous plus ou moins proches d’EELV (Alliance écologiste indépendante, Cap écologie, Génération écologie, Mouvement des progressistes, etc.).


EELV soutient une approche résolument anticapitaliste, notamment, en prônant la légalisation des drogues, la sortie du nucléaire, le droit de vote des étrangers aux élections locales, le droit à l'euthanasie comme choix de fin de vie, le revenu de base, le fédéralisme européen. EELV défend des positions autoritaires destinées à imposer son type de société : décroissance économique, limitation de la consommation d’énergie, taxes diverses, blocage de la 5G, réduction des transports automobiles et aériens, interdiction de certains véhicules anciens.

 

EELV est aujourd’hui un parti de la gauche de la gauche. Mais beaucoup de ses responsables l’ont quitté progressivement  vers les macronistes (François de Rugy, Barbara Pompili) ou vers l’ultra gauche radicale. EELV est un petit parti comptant de l’ordre de 3.000 adhérents, pas tous à jour de cotisation.


Néanmoins, il dispose d’un poids électoral réel. Aux élections européennes de 2019, la liste Europe Ecologie (EELV et ses alliés) a obtenu 13,5% des voix avec plus de 3 millions de voix. Ils disposent de 9 élus au parlement européen, au sein du «Parti vert européen». EELV a conquis, en 2020, six grandes villes : Besançon, Bordeaux, Lyon, Poitiers, Strasbourg, Tours, et conservé Grenoble, dans le cadre de liste d’union de la gauche de la gauche, dont il a pu prendre la tête. Lors de récents sondages, à l’approche des régionales, EELV conserverait une espérance de vote de 13% au niveau national. Chiffre qui reste bien entendu à confirmer.


Les outrances des élus EELV ont émaillé l’actualité de ces derniers mois (du refus du sapin de Noël par le maire de Bordeaux au financement de la mosquée turque par la maire de Strasbourg en passant par le refus de passage du Tour de France dans la ville).


L’alignement des responsables EELV sur une ligne islamo-gauchiste s’est affirmé ces dernières semaines.


Le parti EELV n’a jamais gagné seul une élection. Lors des élections régionales EELV présente ses listes au premier tour et va fusionner au second. Son seul espoir de succès porte sur les Hauts-de-France, où EELV se présente en tête d’une liste d’Union de la gauche de la gauche (EELV, PS, Génération.s, PCF, LFI, associatifs).


Pour 2022, la stratégie d’EELV est de chercher à s’allier avec les autres partis de la gauche de la gauche. L’un de ses dirigeants, Jadot, vient de lancer un appel à l’ensemble des partis pour construire un programme commun de la gauche de la gauche en dix points à défendre en 2022. L’ambition de ce responsable d’EELV est de prendre la tête des candidatures de la gauche de la gauche «pour gagner». La justification est le rapport de force enregistré en 2020 : Europe Ecologie 13,5%, LFI (6,3%), PS (6,2%), PCF (2,5%), Génération.s (3,2%), Lutte ouvrière (0,8%). Le ralliement de Génération.s (ancienne aile gauche du PS) à EELV est acté. Le rapprochement entre ces divers partis n’est évidemment pas encore acquis, car chacun défend ses intérêts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère EELV comme un parti d'extrême-gauche à part entière, compte tenu des positions défendues par ses élus et les divers responsables du parti. Il faut classer EELV et sa nébuleuse associative, comme des adversaires politiques de premier plan qui menacent les intérêts des citoyens et ceux de la France. Mais il faut aussi s’inquiéter du risque de voir la gauche de la gauche tenter de séduire l’électorat avec un discours socialo-écologiste-bobo, porté pour la façade par EELV.


Le combat contre la gauche social-démocrate macroniste et ses alliés doit être mené parallèlement à celui contre la gauche de la gauche, qui pourrait tenter de gagner sous une étiquette «verte» en 2022. L’objectif est de «Battre toutes les gauches», c’est-à-dire de la gauche de la gauche à la gauche macroniste.

  

CÉLÉBRONS LA MÉMOIRE DU PATRIOTE GAULLISTE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET, DÉCÉDÉ IL Y A 25 ANS

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Pierre-François Debizet a été un homme politique français qui a marqué l’histoire du XXème siècle. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Né le 20 décembre 1922 à Nantua, il est décédé le 11 mai 1996. Il se retrouve orphelin à 12 ans après que son père décède des conséquences des blessures qu’il a eues en 1914-1918. Sa mère fut aidée grâce aux activités sociales des croix-de-feu en faveur des familles des combattants de la grande guerre.


Trop jeune pour être militaire, il entre dans la résistance à 17 ans. Sa spécialité était d’éliminer individuellement des officiers allemands. Très vite, il se fait remarquer par le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) (créé dès juillet 1940 par le général de Gaulle sous la direction du colonel Passy (André Dewavrin)) et rejoindra Jacques Foccart dans l’action. Il changera de spécialisation en s’occupant de la récupération de pilotes américains des forteresses volantes abattues au-dessus de la France avec mission de les faire passer en Angleterre.


A la Libération, il est décoré de la Croix de Guerre avec citations et de la médaille de la Résistance.


Après la guerre, il entreprend une carrière professionnelle de chef d'entreprise dans le secteur privé.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé, de fait, le Service d’Ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre-François Debizet (il a 25 ans), ainsi que Paul Comiti. Le RPF ayant cessé toute activité en 1954-1955, Pierre-François Debizet a continué à militer pour le retour du Général de Gaulle. En 1956, il sera responsable du SO des «Volontaires de l’Union française», en 1957, responsable du SO du «Parti patriote révolutionnaire» de Jean-Baptiste Biaggi. Il fit même imprimer, sur ses deniers personnels, des affiches pour appeler au retour du général de Gaulle. Il assurera seul, un temps, sa protection rapprochée allant jusqu’à coucher devant la porte de sa chambre à l’hôtel Raphaël. En 1958, il était derrière lui le jour du «je vous ai compris» sur le balcon du gouvernement général à Alger.


Puis le SO du RPF se transformera en association de fait en 1958 sous l’appellation Service Anti Communiste (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Très vite, à la demande du général de Gaulle, le nom sera changé en Service d’Action Civique. Pierre-François Debizet a été le premier président de 1959 à 1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président d’avril 1960 à 1969. Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du service. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Il prendra position pour l’Algérie française, il appréciera le docteur Jean-Claude Pérez (ce qui sera réciproque) et il fera des choses avec lui.


En 1965, Jacques Foccart, avec l’accord du général, lui demande d’être conseiller de François Tombalbaye, président de la République du Tchad. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de «reprendre du service», Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Il rentra en France pour être durant les évènements auprès du ministre de l’intérieur, son ami Christian Fouchet. Il fera partie des organisateurs principaux de la manifestation du 30 mai 1968 sur les Champs-Élysées.


Avec l’élection de Georges Pompidou à la présidence de la république, il lui est demandé de reprendre du service afin de nettoyer l’association qui avait accepté tout le monde, ce qu’il acceptera le 3 octobre 1969. Ainsi, Charles Pasqua qui avait rejoint l’association fin 1962 (Vice-président début 1965 et membre du Bureau national en 1967) la quittera à l’automne 1969.


Il revient comme secrétaire général du Service d’Action Civique, la fonction de président étant abandonné dans les statuts. Il le restera jusqu’en 1982 tout en étant un conseiller d’Omar Bongo au Gabon.


La plus terrible des épreuves s’abattit sur lui en 1981 lorsqu’on a voulu le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides. Pierre-François Debizet, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Le gouvernement de Pierre Mauroy a profité du terrible drame (la «tuerie d'Auriol») issus d’un conflit de personnes impliquant des membres de l’association pour dissoudre le SAC (3 août 1982). Il s’agit d’un acte politique du gouvernement socialo-communiste, fortement contestés par la droite et le centre, dans la mesure où le SAC est un acteur important, et reconnu par tous, du combat des valeurs et des principes gaullistes, et aussi des campagnes électorales de la droite sur le terrain. Accusé d'être l'un des instigateurs de ce drame, il fera un mois de préventive puis il sera libéré, il bénéficiera d'un non-lieu. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté.


Pierre-François Debizet fut, de 1985 au 5 novembre 1987, le délégué général du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) en charge de l’organisation, de la structuration et de l’animation de celle-ci. Il n’exercera plus, ensuite, d’autres activités publiques. Association de fait dès février 1981, les statuts furent signés le 17 novembre 1981 et déposés à la préfecture de Paris le 16 décembre 1981. Elle a été créée en réaction au possible risque puis à l’arrivée au pouvoir de la gauche socialo-communiste.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental, un grand patriote gaulliste et anticommuniste. Il reste l’une des grandes figures du gaullisme. Il était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.

Il convient de célébrer la mémoire de Pierre-François Debizet ainsi que sa vie au service de la France, d’entretenir son souvenir et d’en faire un modèle pour les générations à venir.

  

INTOX ET MANIP : L’OPÉRATION DE MACRON CONTRE LES RÉPUBLICAINS

Télécharger la communication du MIL du 22 mai 2021

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Macron organise une opération d’intox contre Les Républicains, c’est pour lui une étape préalable aux échéances de 2022. Une série d’articles paraissent en ce sens, dans la presse, depuis quelques jours. Il dispose, dans l’immédiat, d’une influence réelle sur certains patrons de presse, de médias et de journalistes. Il a fait commander des sondages orientés qui sont commentés par ses «serviteurs» experts. Pendant que ses ministres plaident en faveur de son bilan à nos frais. La campagne a déjà commencé.


Les analyses de pseudos experts s’additionnent :


1-Le parti Républicains «n’a pas d’avenir» ;

2- Il n’a pas de programme («un réservoir à idées qui est vide») ;

3- Il est déconnecté de l’électorat ;

4- Il est fracturé entre tendances antagonistes ;

5- Les Républicains sont un «réduit d’irréductibles» qui refusent de rejoindre Macron. (On sourit en notant le parallèle avec le réduit d’irréductibles gaulois avec Astérix et Obélix).


Pour illustrer la différence, notons qu’aucun média n’a commandé un sondage pour savoir si LREM avait un avenir.


-Le premier objectif de Macron est d’organiser la répétition du duel de 2017 entre Marine Le Pen et lui. Il est convaincu de décrocher ainsi un second mandat (en passant par une répétition du débat d’entre deux tours lui assurant la victoire).


-Le second sera de mobiliser contre le risque sérieux que la candidate du RN l’emporte et ainsi faire voter en sa faveur au second tour dans une logique de pseudo «front républicain».

Macron sait que face à un candidat LR, il perdra mécaniquement la présidentielle. C’est pourquoi le résultat du premier tour est son enjeu principal.


Aujourd’hui quatre candidats sont potentiellement susceptibles de se positionner sérieusement et de faire un score en vue de la présidentielle : Macron, Marine Le Pen, un candidat de la Droite républicaine et un possible candidat d’une «union de la gauche» (radicaux, PS, EELV, Génération.s, PCF). La composition de cette distribution sera connue à l’automne. Elle conditionnera l’équilibre entre les quatre candidats susceptibles de s’approcher et ou de dépasser le seuil des 20% au premier tour. Dans l’immédiat, aucun sondage ne vaut tant que tous les candidats ne sont pas déclarés.


Les Républicains sont très actifs et se trouvent en position de force au plan national et régional.


Les Républicains avec 250 parlementaires constituent le second parti au Parlement. Et le premier parti en ce qui concerne les récents résultats aux élections municipales. Dans l’immédiat, il existe certes un défaut de visibilité et de communication, dans l’attente de la désignation du candidat à la Présidentielle, dans la mesure où les Républicains ont décidé d’attendre septembre pour choisir leur candidat. Pour LR, qui est un parti d’élus locaux, le préalable des élections régionales et départementales est très important, alors que pour LREM, parti fantôme de Macron, n’a pas de perspective aux élections locales. Donc Il a, déjà sauté cette échéance, faute d’avoir pu reculer le scrutin sine die comme il l’a tenté. Les Républicains ont mené régulièrement des travaux sur leur programme, les groupes politiques affiliés au parti ont également menés des réflexions fructueuses dont, en particulier, la Direction des études du MIL. Les candidats de la droite républicaine et du centre aux élections locales développent des programmes fournis. Enfin, le programme de la présidentielle sera celui du candidat, ou de la candidate, comme c’est l’usage, et chacun s’y prépare. Il n’y a aucune réelle fracture au sein du parti. Différents points de vue s’expriment, comme dans un parti républicain, dans l’attente du positionnement pour 2022. Si tel n’était pas le cas, on en ferait grief aux Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la campagne «d’intox et de Manip» menée contre Les Républicains par les «hommes de Macron». Cette manœuvre indique que Macron estime que la montée en audience d’un candidat issu de la droite républicaine et du centre constitue son seul risque de ne pas obtenir un second mandat.

  

LA FRANCE SOUTIENT SES FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 19 mai 2021

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Repère : Depuis 2017, dans un contexte de montée de la violence urbaine, on assiste à une campagne orchestrée contre les forces de l’ordre par des groupuscules. Elle se trouve relayée et amplifiée par des politiques, des journalistes, des personnalités en tout genre, qui veulent relancer leur image déclinante.


Des violences se produisent trop régulièrement en France. Leurs auteurs sont notamment des délinquants (poursuivis et/ou déjà condamnés), des casseurs amateurs de bagarre (gilets jaunes), des militants ou syndicalistes d'ultra-gauche (black bloc), des islamistes (rêvant de djihad), des écologistes radicaux (à la recherche de ZAD). Les faits de violence se sont accumulés : piquets de grève, blocage de bâtiments ou de chaussées, bris de mobiliers publics, pillages de magasins, voitures incendiées, vandalisme sur des monuments, guet-apens de voitures de police, agressions et, maintenant, assassinats de policiers.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte un total soutien de principe à tous les membres des forces de l'ordre ainsi qu’à l’institution (police nationale, gendarmerie, police municipale…). La mise en œuvre des forces de l’ordre relève d’une responsabilité politique : préfets, ministre de l’Intérieur, premier ministre ou président de la République. Sur le terrain, si des problèmes ponctuels peuvent se poser dans l’exercice des forces de l’ordre, ils ont vocation à être traités et réglés sans chasse aux sorcières. Mais des faits ponctuels (sans même savoir s’ils sont avérés) ne doivent servir de prétexte à des attaques violentes à l’égard des forces de l’ordre. De même, il faut que la justice sanctionne réellement, rapidement et que cela soit appliqué sans remise de peine automatique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’un climat entretenu par des associations, dédiées à la mise en cause des forces de l’ordre, des partis politiques de la gauche de la gauche et des discours de journalistes en relais incite à des délinquants à mener des actions individuelles contre la vie même de membres des forces de l’ordre. Nous dénonçons et condamnons le comportement de l'exécutif marqués par une trop longue période de silence, puis par des consignes inadaptées et permissives. Nous comprenons et partageons les réactions et nous soutenons les actions conduites par les policiers et les organisations syndicales de policiers.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la droite républicaine soutient clairement les membres des forces de l’ordre. Tandis que la majorité de Macron hésite et tergiverse en démontrant son incapacité à assurer la sécurité. Enfin, la gauche de la gauche (à quelques rares exceptions près) se positionne contre la police avec un discours «anti-flic», sous divers prétextes.


Dans la perspective des très probables tensions sociales à venir, liées à la crise économique et sociale qui monte, le maintien de l'ordre républicain va devenir un enjeu de premier plan en 2021 et en 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) poursuit ses campagnes de soutien aux forces de l’ordre.

  

LA PERTINENCE DES PRINCIPES DU GAULLISME

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En premier lieu, le Gaullisme a marqué l’histoire de France au 20ème siècle en 1940, 1944, 1948, 1958 ou 1968. Il importe de s’en souvenir et d’en témoigner, pour transmettre les leçons de l’histoire aux nouvelles générations. En second lieu, en 2021, demeure l’esprit gaulliste. Il s’applique parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels, quand on s’y attache.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, des lobbies, des sectes et de tous groupements d’intérêts.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, ou des entreprises multinationales reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Cette indépendance a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques ou écoles de pensée. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire.


Une défense globale de l’environnement. La défense de l’identité nationale, de notre langue, de notre patrimoine historique, de nos paysages et de notre milieu naturel nature (air, eau, faune et flore) constitue un ensemble nécessaire à la sauvegarde de notre environnement. La lutte pour limiter ou arrêter les migrations à nos frontières entre dans cette exigence.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus pauvres et les plus en difficulté dans la société. L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. L’objectif est d’atteindre le plein emploi et de développer une meilleure association capital-travail.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité pour maintenir et renouveler notre population. Le modèle familial reste composé d’une femme et d’un homme ayant des enfants qu’ils élèvent, au-delà de tous les accidents de la vie. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. La transformation de l’éducation et de la formation s’impose pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique et la sauvegarde de nos entreprises. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec la défense de la libre entreprise en France. Il faut baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de mieux gérer la France.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs.


Ce sont ces principes que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rappeler aujourd’hui.

  

LES 81 ANS DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940 PAR LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE

Télécharger la communication du MIL du 18 juin 2021

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Comme chaque année, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) commémorera l’appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle. Cette année, nous célébreront les 81 ans de l’Appel.


Cette année sera aussi marquée par le 49ème anniversaire de l’érection de la Croix de Lorraine au Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises. La Croix de Lorraine fut inaugurée par Georges POMPIDOU.


À cette occasion le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les différents thèmes de campagne qu’il diffuse à cette occasion.


Par ailleurs, ses délégations départementales s’associeront, dans de très nombreux lieux, aux cérémonies officielles (par décret du 10 mars 2006) de commémoration de l’Appel du 18 juin 1940.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite et encourage toutes les cérémonies commémoratives de l’Appel du Général de Gaulle. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son entier soutien à toutes ces initiatives.


  

LA DROITE GAGNE LES ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES

Télécharger la communication du MIL du 5 juillet 2021

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À l’issue du second tour des élections départementales, la droite confirme sa position politique dominante. Elle contrôle désormais 68 départements sur 95 (outre-mer non compris), contre 27 pour la gauche. En juin 2021, la droite a conquis cinq nouveaux départements : les Alpes-de-Haute-Provence, l’Ardèche, le Finistère, le Puy-de-Dôme et le Val-de-Marne. Elle n’a perdu que deux départements : la Charente et les Côtes-d'Armor.


La répartition des sièges de conseillers départementaux suit cette évolution. La droite a obtenu 2.170 sièges (droite et divers droite). La gauche obtient 1.464 sièges (gauche et divers gauche). Le nombre de sièges attribués au «centre» passe de 22 à 268. Le Rassemblement national (RN) se trouve dans une position marginale sur ce scrutin (26 sièges pour 62 avant).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite de la victoire obtenue par la droite aux élections départementales. La droite au terme des municipales, des départementales et des régionales dispose du plus grand nombre d’élus locaux et d’un potentiel humain important pour l’avenir. Elle se trouve en position de force, tout comme au Sénat. La priorité de la droite réside maintenant dans la formulation des grandes lignes d’un projet novateur et compréhensible par tous les citoyens. La désignation d’un candidat unique suivra ensuite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se réjouit de la conquête par la droite du Val-de-Marne et tient à féliciter avec force tous les élus et tous les militants qui ont contribués à cette victoire. Le Conseil départemental du Val-de-Marne a été nettement conquis par Les Républicains avec 28 voix contre 22 aux forces de gauche. La chute du dernier département communiste de France constitue un événement politique historique car, depuis quarante-cinq ans, le Val-de-Marne était administré par le parti communiste français (PCF). La disparition du PCF vers une force marginale et d’appoint apparait désormais actée.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se prononce contre la concomitance des élections régionales et départementales. Une date commune affaiblit la lisibilité des deux scrutins et, en particulier, celui des départementales. Les médias nationaux privilégient très fortement les 13 élections régionales, plutôt que les 95 scrutins départementaux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère le département français comme la base de la gestion des territoires mais ses compétences doivent être défendues et financées (action sociale, collèges, voirie départementale, etc.). Le gouvernement a joué, à plusieurs reprises, contre les intérêts des départements. Il semble urgent de sortir de ce jeu. Plus généralement, nous déplorons le défaut de séparation nette entre les compétences de l'État, des régions, des départements, des mairies, des communautés de commune et les métropoles. La répartition des compétences doit redevenir claire et tangible, et les moyens financiers attribués en rapport avec ses missions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate le total échec des partisans de Macron lors de ces élections départementales (comme aux municipales) faute d'avoir pu s’appuyer sur un parti politique organisé. En 5 ans, LREM disposait du temps et des moyens financiers pour tenter de construire son parti. L’inexistence de LREM sur le terrain et la faiblesse de ses alliés politique du moment (MoDem, Agir) pose le cadre des échéances de 2022. L’attractivité de Macron va reposer sur les seuls médias (BFM, Les Echos, etc.) qui continueront, dans les conditions actuelles, à le soutenir totalement.

  

JACQUES ROUGEOT, ANCIEN PRÉSIDENT FONDATEUR ET VICE-PRÉSIDENT DU MIL, EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 23 juillet 2021

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Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce, le 19 juillet 2021, du décès de Jacques Rougeot, ancien président de l’UNI de 1968 à 2009, ancien président fondateur du M.I.L et vice-président du M.I.L.


Les obsèques du Professeur émérite, Jacques Rougeot, auront lieu le mardi 27 juillet à 10 h 30 en l’Église Saint-Pierre, 90 Avenue du Roule à Neuilly-sur-Seine (92200). Nous invitons toutes les personnes disponibles à venir participer à cette cérémonie.


Né le 13 juin 1938 à Echirolles, Jacques Rougeot, docteur ès lettres (1978), fera une carrière de professeur de langue française à l’université de Paris IV-Sorbonne. Il est l’auteur de  plusieurs ouvrages, dont notamment Guilleragues Epistolier (thèse de doctorat d’État, 1978) ; de l’édition des Lettres portugaises et autres œuvres de Guilleragues (1ère éd. Librairie Garnier 1962, 2e éd. Droz) avec Frédéric Deloffre ; de l’édition de la Correspondance de Guilleragues (Droz ; 1976), de la Contre-offensive (Albatros ; 1974) ; de Socialisme à responsabilité limitée, Paris, France-Empire, 1981 ; de La Voie droite, Paris, UNI, 1989 et de UNI : 40 ans de combats, 40 affiches, Paris, UNI, 2009.


Il sera fait chevalier de la Légion d’honneur à la demande de Jacques Chirac, président de la République.


Jacques Rougeot, au-delà de son statut de professeur des universités, était un gaulliste engagé de toujours. Il a toujours été adhérent du parti gaulliste et il a toujours été membre du conseil national pour chaque entité. Il a participait à la contre-offensive avant et après mai 1968. Il sera de tous les combats de la droite gaulliste. Ses écrits furent, de tout temps, de très grande qualité et d’une très grande valeur politique. À vrai dire, il était plus politique que professeur. Il aurait été un très bon député français si les circonstances lui avaient permises de l’être. Il aimait le combat et la confrontation des idées.


Jacques Rougeot a participé à la création de l’association de fait Mouvement Initiative et Liberté dès février 1981. Elle a commencé à apparaitre à l’occasion de distribution de tracts signés des «Groupes Initiative et Liberté (GIL) du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et à faire ses premiers adhérents dès cette période-là. Son passage d’association de fait à une association déclarée et régie par la loi de 1901 sur les associations est décidé le 17 novembre 1981 pendant la première législature de ce qui était alors l'union de la gauche. Le dépôt à la préfecture de Paris a été fait le 16 décembre 1981. Jacques Rougeot sera le président fondateur de février 1981 au 23 novembre 1985.


Il s'agissait d'empêcher que les socialo-communistes, après s'être emparés du pouvoir politique, ne mettent définitivement la main sur les esprits et sur les structures de notre pays. Il n'existait pas d'organisation adaptée à ce genre d'action : c'est ce vide que le M.I.L a voulu combler. Le M.I.L est au service de la France. Il se revendique comme étant la droite civique, gaulliste et patriote et il regroupe des patriotes de toutes les origines politiques.


Lorsqu’il laissa la présidence à André Decocq, Jacques Rougeot continuera, encore plus, à agir avec le M.I.L. Il sera un des auteurs de l’encart publié dans la presse en février 1986 annonçant la réactivation de l’association. Il rédigera, en très grande partie, le manifeste du M.I.L ainsi que ses nombreuses versions. Le M.I.L publiera plus de 100 textes et articles dans son journal Vigilance et Action. Vous pouvez retrouver à la fin de ce texte la liste avec les dates et les numéros de journaux correspondants. Tous sont consultables sur notre site internet (www.lemil.org). De même, il a été l’orateur dans de très nombreuses réunions du M.I.L partout en France. Il est intervenu dans toutes les conventions nationales du M.I.L. Tous les militants ont pu dialoguer longuement avec lui tellement il a toujours été passionné par le débat et la confrontation des analyses.


Au M.I.L, ce fut un vice-président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Avec Jacques Rougeot disparaît un grand Français, un professeur d’Université de passion et plus particulièrement un gaulliste de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué. Jacques Rougeot a consacré sa vie à la langue française, aux combats contre la gauche, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté présente à son fils, à sa belle-fille et à ses petits-enfants ses très sincères et très profondes condoléances.


Thèmes d’interventions de Jacques Rougeot lors des conventions nationales du M.I.L


La France que nous servons (CN23 – 2013 - sans militants de droite, pas de reconquête de la France)

La gauche en 2012, la France en chute libre (CN22 – 2012 - la France ou la gauche, il faut choisir)

Combat des idées, la droite progresse mais le danger demeure (CN21 – 2011 - Mouvement Initiative et Liberté 1981/2011 – 30 ans au Service de la France)

Identité française, intégration ou assimilation (CN20 – 2010 - nos valeurs pour la France du XXIème siècle)

La gauche, un danger toujours présent (CN19 – 2009 - Français toujours et fier de l’être)

Être de droite en 2008 (CN18 – 2008 - au service de la France)

2007 : une année cruciale (CN17 – 2007 - 2007 : vaincre la gauche)

Refouler la gauche : une entreprise de salut public (CN16 – 2006 - demain, le vrai péril : la gauche - 1981 / 2006 : les 25 ans du M.I.L.)

Gauche et droite : une opposition de fond irréductible (CN15 – 2005 - demain comme hier, le danger c’est la gauche)

Le nouveau manifeste du MIL (CN14 – 2004 - 2004-2007 : la France doit gagner)

La reconquête idéologique (CN13 – 2003 - pour que revive la France)

Pour en finir avec l’état ps, changer les hommes (CN12 – 2002 - avec Chirac pour la France)

Jacques Foccart, un exemple pour notre temps (CN11 – 2001 - un seul combat : battre la gauche)

Du pouvoir réel au pouvoir légal (CN9 - 1999 - nos valeurs civiques)

Jacques Foccart, homme d’État  (CN8 - 1998 - les chemins de la reconquête)

Les médias : objectivité ou propagande ? (CN7 – 1997 - 1998 : vaincre la gauche)

Pour en finir avec le socialisme (CN5 – 1995 - pour en finir avec le socialisme)

La droite, un modèle pour l'avenir (CN4 – 1994 - la France veut être gouvernée à droite) 

Les dangers du mondialisme (CN3 – 1993 - vive la nation)

L'avenir est à droite (CN2 – 1992 - de la défaite du socialisme à la victoire de la droite)

Le MIL : principes d'action, philosophie, historique (CN1 – 1990 - M.I.L : au carrefour des droites)



Les articles signés par Jacques Rougeot et publiés dans le journal du M.I.L, Vigilance et Action.


N°364 - Novembre 2017

«Écriture inclusive», proscription de l’accord au masculin : quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites


N°346 - Décembre 2016

De la primaire à l’Élysée

  1. Un gagnant, des perdants
  2. Les suites d’une victoire
  3. Un paysage politique recomposé
  4. Le réveil des peuples


N°314 - Avril-mai 2015

Hommage à Raoul Béteille


N°309 - Février 2015

«L’esprit du 11 janvier », une imposture pour cacher les vrais problèmes (partie II)

  1. La réalité en face : le problème de l’islam
  2. Terrorisme, blasphème et liberté d’expression
  3. Déni de réalité et exploitation politique
  4. Nos vrais défis


N°308 - Janvier 2015

«L’esprit du 11 janvier », une imposture pour cacher les vrais problèmes (partie I)

  1. Un événement surdimensionné 
  2. Manifestation du 11 janvier : ambiguïtés et déformations
  3. Éluder les réalités qui dérangent


N°302 - Juillet 2014

Autodestruction de la droite. Chasse au Sarkozy

  1. La France bafouée
  2. Première phase : Élimination de Copé
  3. Ce qu’attendaient les citoyens de droite
  4. L’état des lieux
  5. Sarkozy, le gêneur à éliminer


N°299 - Avril-Mai 2014

L’Europe des États contre l’Europe des idéologues

  1. L’Europe de Bruxelles aujourd’hui
  2. L’organisation de l’Europe que nous refusons : fédéralisme et régionalisme
  3. L’Europe malade de l’idéologie
  4. L’Europe des réalités, c’est l’Europe des États
  5. Une France forte, pièce essentielle de l’ensemble européen


N°298 - Avril 2014

Après sa victoire aux municipales, la droite devant ses responsabilités

  1. La « vérité » médiatiquement officielle
  2. La vérité des faits : succès éclatant de l’UMP
  3. Un cas particulier et instructif : Paris, un échec stratégique
  4. Valls : bouée de sauvetage ou rival potentiel pour Hollande ?
  5. Vers des victoires décisives pour la droite, à condition que…


N°295 - Février-Mars 2014

Mars 2014 : un devoir civique national

  1. Punir la gauche
  2. Élections locales, enjeu national
  3. Punir le gouvernement
  4. Punir le parti socialiste
  5. Punir Hollande
  6. Punition, mode d’emploi


N°292 - Octobre - Novembre 2013

Je vous accuse, François Hol­lande

  1. J'ai pourtant à votre égard des trésors d'objectivité
  2. Mais, malheureusement, votre bilan de personnalité est cruellement négatif
  3. A la recherche de la France disparue
  4. Pourquoi tant de haine contre la civilisation française ?
  5. Un acharnement systématique
  6. Peut-on tirer sur une ambulance ?
  7. Votre France : un pays dégradé qui se remplit par le bas et qui se vide par le haut
  8. Êtes-vous encore légitime, François Hollande ?
  9. Responsable et coupable


N°291 - Juillet - Septembre 2013

Pour battre la gauche : une droite décomplexée

  1. Une France en voie de sous-développement
  2. Une société dénaturée
  3. Une France qui se remplit par le bas et qui se vide par le haut
  4. Des Français lucides, résolus et exigeants
  5. Pour la reconquête : recettes rad-soc ou stratégie gaullienne ?


N°288 - Avril – Mai 2013

Hollande entre pétaudière et totalitarisme mou

  1. La pétaudière
  2. Les manifestations contre le mariage dénaturé : un phénomène historique et un révélateur
  3. Le mur des salauds
  4. Une droite offensive contre l’étouffement totalitaire de la gauche


N°287 - Janvier – Mars 2013

Socialisme intrinsèquement pervers

  1. Mariage homosexuel : un débat parlementaire impitoyablement révélateur
  2. Autres recettes socialistes pour désintégrer la société
  3. Manifestation du 13 janvier : une réaction spontanée de la France profonde
  4. Reconquérir le pouvoir : un devoir pour la droite


N°286 - Décembre 2012

Derrière le droit de vote des étrangers, la réalité de l’immigration et de l’islam (partie 2)

  1. Ce que veulent les citoyens français
  2. Un devoir d’engagement
  3. Droit de vote des étrangers : une mesure de désintégration nationale


N°285 - Novembre 2012

Derrière le droit de vote des étrangers, la réalité de l’immigration et de l’islam (partie 1)

  1. Le problème de l’islam
  2. Islam et civilisation française
  3. Islam et laïcité


N°284 - Octobre 2012

La société éclatée (partie 2) Mariage et adoption pour les couples homosexuels

  1. Les voies de la sagesse
  2. Un lobby activiste, mais non représentatif des homosexuels
  3. Les enjeux du combat aujourd’hui


N°283 - Septembre – Octobre 2012

La société éclatée (partie 1) Mariage et adoption pour les couples homosexuels

  1. L’homosexualité : une question à aborder sereinement
  2. Mariage entre homosexuels et adoption : des pratiques inconnues dans l’histoire de l’humanité
  3. La négation de la nature humaine


N°281 - Juillet 2012

L’opposition sans concession

  1. Élections 2012 : les journées des dupes
  2. Hollande : politique de l’anguille et communication
  3. La droite doit se renforcer dans l’épreuve
  4. Se poser en s’opposant


N° 280 - Juin - Juillet 2012

Législatives : Stopper la gauche (partie II)

  1. La résistance, c’est maintenant
  2. Le FN, adversaire objectif de la droite
  3. Législatives : les conditions de la victoire
  4. La force des idées simples


N°279 - Juin 2012

Législatives : Stopper la gauche (partie I)

  1. Justice pour Nicolas Sarkozy
  2. France de droite vote à gauche


N°278 - Mai 2012

La France profonde veut être gouvernée à droite

  1. La gauche minoritaire
  2. Sarkozy face à la meute
  3. La patrie en danger
  4. Stratégie des partis et aspirations de la France profonde


N°275 - Mars 2012

Au bord du gouffre

  1. Cette droite qui fait la courte échelle à la gauche
  2. La gauche au pouvoir en 2012 : des dégâts immédiats et irréversibles
  3. Questions de société : la fin d’une civilisation
  4. Battre la gauche : une ardente obligation
  5. Pour la gauche, le FN et les médias : Sarkozy, l’homme à abattre
  6. Pour l’intérêt national, l’homme à élire : Nicolas Sarkozy


N°272 - Décembre 2011

Sarkozy ou la décadence, il faut choisir

  1. Première phase : euphorie à gauche
  2. Retour à la réalité : le PS dévoilé
  3. Les atouts de Nicolas Sarkozy et de la droite
  4. La mobilisation pour la France


N°267 - Juillet 2011

2012, le choix : Sarkozy ou la gauche

  1. Les enjeux de 2012
  2. Sarkozy, candidat naturel de la droite
  3. Le parcours du combattant
  4. Les conditions de la victoire


N°264 - Avril 2011

L’islam en France : la réalité en face (partieII)

  1. L’islam et la politique
  2. Nous, citoyens français…


N°263 - Mars 2011

L’islam en France : la réalité en face (partieI)

  1. L’islam, un problème réel
  2. Le cœur du débat : religion et civilisation
  3. L’État, la laïcité et «l’islam de France»


N°260 - Décembre 2010

S.O.S ! Citoyen français en péril

  1. Parlons clair
  2. Le citoyen, pièce maîtresse de l’édifice national
  3. Nationalité, citoyenneté, civisme
  4. Le citoyen, espèce menacée
  5. Vigilance et action


N°258 - Novembre 2010

La gauche contre la France

  1. Les Roms : beaucoup plus qu’une question d’ordre public
  2. La politique de fermeté ne doit pas se limiter aux Roms
  3. Réforme des retraites : le pourrissement
  4. La gauche irresponsable et coupable
  5. Les raisons de la victoire
  6. Après la victoire : leçons et exploitation


N°254 - Juin - Juillet 2010

De Gaulle revient

  1. Entreprises d’embaumement en tout genre
  2. L’héritage politique permanent
  3. De Gaulle et les Français d’aujourd’hui
  4. De Gaulle et nous


N°251 - Avril 2010

Ce que vos vrais amis ont à vous dire, monsieur le Président

  1. À quoi reconnaît-on de vrais amis ?
  2. Une défaite sans doute trop cuisante mais non sans causes
  3. Il faut tirer la leçon des faits
  4. Militants et communicants


N°247 - Décembre 2009

Identité française, immigration, islam (2ème partie)

  1. La solution du désespoir : le communautarisme
  2. La solution du courage dans la difficulté
  3. Notre position


N° 246 - Novembre-Décembre 2009

Identité française, immigration, islam (1ère partie)

  1. La civilisation française, substance de notre identité
  2. La vérité en face
  3. L’islam en question : religion et civilisation


N° 244 - Septembre-Octobre 2009

Le «tout écologique» : vraie ou fausse idée ?

  1. L’écologie : une religion nouvelle
  2. Le GIEC : un groupe de pression puissant et trompeur
  3. Écologie et stratégie politique
  4. Retour sur terre


N°243 - Juillet-Août 2009

Après les élections européennes, savoir raison garder

  1. Cap à droite à l’échelle européenne
  2. La France : similitudes et différences
  3. Quelques leçons pour 2012
  4. Et si nous parlions un peu de l’Europe ?


N°238 - Mars 2009

Gauche, extrême gauche, crise… Attention, danger

  1. Élections futures : la gauche en position de force
  2. L’extrême gauche, inspiratrice et moteur de la gauche
  3. La crise instrumentalisée par la gauche
  4. La riposte au service de la France


N°235 - Décembre 2008

Malgré le psychodrame du congrès socialiste, la gauche regonflée et offensive

  1. Merci Martine, Ségolène, Bertrand, François… et les autres
  2. Le PS aujourd’hui : champ de ruines ou édifice en cours de rénovation ?
  3. Un boulevard pour la droite ?
  4. Un boulevard pour la gauche ?


N°233 - Novembre 2008

Conflit russo-géorgien, crise financière mondiale, Sarkozy à la manœuvre

  1. Le conflit russo-géorgien : fiction et réalité
  2. Sarkozy, le Russie et la Géorgie : principes stratégiques
  3. Application tactique
  4. La crise financière mondiale
  5. Du bon usage de l’Europe
  6. La France, de Gaulle, Sarkozy


N°229 - Juillet 2008

Droits de l’homme, anti-racisme, islam, parlons des sujets tabous

  1. Aux origines du terrorisme intellectuel : le communisme
  2. Le terrorisme intellectuel, variante Mai 68
  3. Un certain redressement
  4. Les nouvelles vaches sacrées
  5. La liberté contre les tabous
  6. Un combat d’avant-garde


N°225 - Avril 2008

Élections municipales et cantonales, les leçons d’une défaite

  1. Une défaite de la droite
  2. Bayrou et le Modem dans les marécages
  3. Dégradation du climat politique
  4. Quelle victoire pour la gauche ?
  5. «Altius, citius, fortius»


N° 224 - Mars 2008

La leçon de mai 68 

  1. Un témoin et un acteur extraordi­naire
  2. «Mes ministres n’ont pas de couil­les»
  3. «les idiots utiles»
  4. Les leçons


N°220 - Novembre - Décembre 2007

Les grandes manœuvres d’automne

  1. L’épreuve de force
  2. Une exception fran­çaise
  3. Grandes manœuvres : un jeu subtil et ou­vert
  4. Une épreuve de vérité


N°217 - Juillet - Aout 2007

Une victoire nette de la droite, et maintenant ?

  1. Présidentielle : les acquis
  2. Présidentielle et législatives : un conflit de légitimité ?
  3. Une victoire nette, mais une situation fragile
  4. Les premiers pas du nouveau pouvoir
  5. Et maintenant ?


N°215 - Juin 2007

Après l’éclatante victoire de Nicolas SARKOZY, il faut donner une majorité au président

  1. Une victoire de la Vème République
  2. La victoire de Nicolas Sarkozy, couronnement d’un parcours exemplaire
  3. Ségolène Royal : inapte à la magistrature suprême
  4. François Bayrou : le rêve passe
  5. L’élection de Nicolas Sarkozy : des acquis d’ores et déjà po­sitifs
  6. Élections législatives : l’enjeu, les forces en présence


N°214 - Mai  2007

Ce n’est pas gagné ! Mobilisation pour SARKOZY

  1. Voici pourquoi il faut voter pour Nicolas Sarkozy
  2. Une présidence Ségolène Royal serait une présidence «bas de gamme» qui appauvrirait la France et les Français.
  3. Le 6 mai, la victoire est loin d’être acquise : mobilisation maximale
  4. pour battre la gauche, VOTEZ SARKOZY

 

N°213 - Avril  2007

Dès le premier tour, le 22 avril, aucune voix ne doit manquer à Nicolas Sarkozy

  1. Chirac, la France et les Français
  2. Chirac – Sarkozy, un jeu tout en finesse
  3. Ségolène Royal : un danger politique, un cas psychologique
  4. Bayrou : l’art de faire du neuf avec du vieux
  5. Une nécessité : voter Sarkozy dès le premier tour


N°210 - Février – mars 2007

L’heure du choix

  1. Un monde dangereux
  2. La réponse désastreuse de la gau­che
  3. Le mirage Ségolène Royal
  4. pour battre la gauche, le candidat de la droite : Nicolas Sarkozy


N°206 - Décembre 2006

Mariage homosexuel, homoparentalité, un facteur de dissolution sociale

  1. La question de l’homosexualité
  2. Éviter les simplifications abusives
  3. Mariage et adoption : des pratiques sans exemples historiques
  4. La négation de la nature humaine
  5. Les voies de la sagesse
  6. Un lobby activiste, mais non représentatif des homosexuels


N°205 - Octobre – Novembre 2006

Benoît XVI, l’Islam et l’Occident

  1. Les foules et les médias
  2. Un message profond et fort
  3. La marque de Benoît XVI
  4. Les Arroseurs arrosés


N°202 - Juillet 2006

Loi SARKOZY sur l’Immigration – Manipulation médiatique et lâcheté épiscopale

  1. Une démagogie irresponsable
  2. La Manipulation médiatique
  3. Des silences coupables


N°200 - Mai 2006

Alain de BOISSIEU : Un fleuron de la civilisation française


N°198 - Avril 2006

CPE : Une occasion perdue

  1. La défaite
  2. La gauche : un pouvoir de nuisance
  3. La malfaisance des médias
  4. Questions de fonds
  5. Quelques leçons
  6. Et maintenant ?


N°197 - Mars – Avril 2006

Mohamet intouchable ?

  1. Une disproportion vertigineuse
  2. Question de fond
  3. L’exception islamique
  4. Un coup d’arrêt nécessaire


N°193 - Décembre 2005

2005-2007 : Un chemin semé d’embûche

  1. La politique selon les médias
  2. Le double piège
  3. Le programme socialiste : fiscalité écrasante et nivellement par le bas
  4. L’action du gouvernement : assurer le présent et préparer l’avenir
  5. Des oppositions factices
  6. Dire la vérité : un courage payant


N°192 - Novembre 2005

Violences dans les banlieues

  1. L’Électrochoc
  2. Les responsabilités
  3. Le mal est profond
  4. Et maintenant ?


N°187 - Avril 2005

2007 - Une échéance cruciale pour la France

  1. Un scrutin perturbateur
  2. Retour à une constante : droite contre gauche
  3. Choisir son camp
  4. Un gouvernement pour gagner
  5. La vérité en face
  6. Objectif 2007 : mobiliser l’action militante
  7. Notre destin est entre nos mains


N°183 - Janvier 2005

L’identité nationale en péril

  1. Le communautarisme
  2. L’immigration
  3. L’islamisme


N°180 - Octobre – Novembre 2004

La Turquie : un partenaire mais pas un membre de la famille

  1. Le MIL dit NON
  2. Les raisons de notre choix
  3. Le fond du problème
  4. La position de Jacques Chirac
  5. Décidément, c’est non


N°179 - Août – Septembre 2004

Échéance 2007 – Le temps presse

  1. Les leçons d’un scrutin
  2. L’UMP : des grains de sable dans la mécanique
  3. L’UDF : cactus ou adversaire
  4. L’État : fixer et tenir le cap


N°176 - Mai 2004

La France du Zapping

  1. Victoire de la gauche ou défaire de la droite ?
  2. Le cœur du débat
  3. Les acquis sociaux contre les réformes
  4. La vérité en face
  5. Le militantisme, une nécessité pour demain


N°171 - Octobre – Novembre 2003

Jean-Pierre RAFFARIN : Un capitaine courageux

  1. Printemps-Été : Les assauts préparatoires
  2. Automne : L’offensive généralisée
  3. Quelques bonnes raisons de soutenir Jean-Pierre Raffarin ?


N°170 - Août – Septembre 2003

Un gouvernement qui gouverne

  1. Des indices inquiétants
  2. Une gauche pitoyable
  3. Une droite victorieuse
  4. Le marasme de l’enseignement
  5. Continuons le combat


N°164 - Avril 2003

La France est de retour

  1. Le pouvoir de la force
  2. La position de la France
  3. Les vrais enjeux
  4. Une France forte, condition de l’équilibre du monde


N°160 - Octobre – Novembre 2002

2002 – 2007 : Échec interdit

  1. Une espérance exigeante
  2. Une responsabilité partagée
  3. La stratégie du gouvernement
  4. Jacques CHIRAC : Un président gaullien
  5. La réussite, un devoir civique


N°158 - Juillet – Août 2002

Printemps 2002 : Le tournant

  1. L’arroseur arrosé
  2. Le débat politique perverti par la gauche
  3. Les rayons et les ombres
  4. Ce qu’attendent les Français


N°157 - Juin 2002

Contre la cohabitation, une majorité pour agir

  1. L’Élection présidentielle : Une première victoire
  2. Un gouvernement qui agit
  3. Les maléfices de la cohabitation
  4. Donner une majorité a Jacques CHIRAC
  5. En votant pour l’Union pour ma Majorité Présidentielle  (UMP)


N°156 - Mai 2002

CHIRAC pour rassembler le peuple Français

  1. Le rejet de la gauche
  2. Un homme d’état contre un homme de rancœur
  3. Quelques éléments de diagnostic


N°153 - Mars 2002

Ne pas voter CHIRAC, c’est faire élire JOSPIN

  1. L’enjeu
  2. Droite et gauche
  3. Le socialisme des bas-fonds
  4. Jospin : l’ambition d’un médiocre
  5. CHIRAC et la droite : la France gagnante en 2002
  6. La France d’abord
  7. Voter CHIRAC : un devoir civique


N°149 - Décembre 2001

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuer

  1. Une droite cyclothymique
  2. Les incertitudes des scrutins
  3. Être à la hauteur


N°144 - Juin 2001

La gauche ne fait rien : retraite, insécurité, transport, courrier…

  1. Les nuisances de la gauche
  2. La gauche engluée
  3. La gauche incurable


N°143 - Mai 2001

La droite a gagné une bataille, mais…

  1. Une pensée unique en échec
  2. Objectif 2002


N°142 - Mars – Avril 2001

La droite a gagné une bataille, mais…

  1. Paris : la machine à perdre
  2. Lyon : L’héritage de Monsieur Barre


N°139 - Décembre 2000

Une fois de plus : la gauche contre la France

  1. Le comble du cynisme
  2. La complicité du Monde
  3. Les moutons de panurge


N°138 - Novembre 2000

L’Homme à abattre

  1. Une machine de guerre
  2. Des leçons à tirer
  3. L’Homme à soutenir


N°132 - Avril – Mai 2000

La contre-offensive de la droite

  1. Le devoir de pugnacité
  2. Une droite attractive


N°131 - Mars 2000

JOSPIN : l’atterrissage forcé

  1. Les malheurs de la gauche
  2. Le cas Jospin ;
  3. Remaniement : la carte forcée


N°128 - Novembre 1999

Quel Président pour le R P R

  1. Choisir le bon cap
  2. La stratégie
  3. L’Homme de la situation


N°123 - Avril 1999

Européennes : battre la gauche

  1. Non à l’Europe socialiste ou fédérale
  2. Oui à l’Europe unie des États
  3. Battre la gauche
  4. Pour la France, battre la gauche
  5. Pas une voix ne doit être perdue


N°116 - Juin / Juillet 1998

Le vrai combat

  1. Les failles du pouvoir de gauche
  2. Les nuisances du pouvoir de gauche
  3. La tactique Jospin
  4. Les conditions de la reconquête


N°109 - Septembre / Octobre 1997

Socialisme & Immigration : la manipulation

  1. Le Montage
  2. La réalité
  3. Le point de vue de la France

          

N°108 - Juillet / août 1997

Les conditions de la reconquête

  1. Défaite ou déroute de la droite ?
  2. Pourquoi et comment ?
  3. Jospin : socialiste ou libéral ?
  4. Et maintenant ?

          

N°106 - Mai 1997

Rechute ou  Élan nouveau ?

  1. Le véritable enjeu
  2. Les leçons de l’expérience
  3. Un choix clair


N°105 - Avril 1997

Un passionné pragmatique

  1. De Gaulle, Foccart et l’esprit de résistance
  2. Le refus de la «chienlit»
  3. Une influence à l’échelle d’un continent
  4. Un personnage hors norme
  5. Du Général à Jacques Chirac au service de la France


N°100 - Novembre 1996

La dictature des technocrates


N°99 - Octobre 1996

Immigration : la gauche coupable

  1. La gauche : une responsabilité historique
  2. La gauche aujourd’hui : responsable et coupable
  3. La droite doit réagir

          

N°97 - Juin / Juillet 1996

Être français : un honneur qui se mérite

  1. Être français, ce n’est pas…
  2. Être français, c’est d’abord respecter les règles établies
  3. Être français, c’est surtout vouloir l’être par le cœur et par l’esprit
  4. Être français, c’est un honneur qui se mérite


N°86 - Juillet 1995

Avec Jacques CHIRAC : Remettre la France sur pied


N°85 - Juin 1995

Après la Victoire

  1. Le sens d’une victoire
  2. Le nouveau paysage politique
  3. La vigilance nécessaire


N°84 - Mai 1995

Il faut pour la France une victoire exemplaire

  1. Les leçons du premier tour
  2. Jospin président ?
  3. Chirac Président


N°83 - Avril 1995

Auto-stop et campagne présidentielle

  1. Le Balladur  nouveau est arrivé
  2. Le président qu’il faut à la France


N°79 - Octobre / Novembre 1994

Combat pour la France


N°76 - Juillet 1994

Le Rwanda, l’Afrique, la France


N°65 - Avril / Mai 1993.

Espoir & lucidité

  1. Les chances de la droite
  2. Ce que nous attendons
  3. Changer les hommes pour changer de politique


N°61 - Octobre / Novembre 1992

Hier, Maastricht demain, les Nations

  1. Maastricht : un révélateur
  2. Maastricht : comment s’en débarrasser ?
  3. La France : une nation d’avenir


N°48 - Septembre 1991

La France rétrécie

  1. Mitterrand joue et perd
  2. Petites et grandes causes
  3. De l’échec de la gauche à la victoire de la droite


  

LE PARTI DE MACRON SOUS LE CONTRÔLE D’ANCIENS PS

Télécharger la communication du MIL du 27 juillet 2021

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La République En Marche (LREM) vient de renouveler les membres de son «bureau exécutif» ou Burex ce 21 juillet 2021. Cette réorganisation a pour but de préparer la campagne électorale présidentielle d’Emmanuel Macron. Richard Ferrand, qui a été le premier patron du parti, a conduit la liste «Ensemble pour La République En Marche». Cette liste a recueilli un score exceptionnel de 81,84% des voix et remporté tous les sièges. Le taux de participation se serait élevé à 88% des 800 membres du Conseil national. Ferrand revient ainsi dans le bureau exécutif de LREM comme un maitre d’oeuvre. Les anciens socialistes qui ont accompagné le projet Macron sont très majoritaires dans cette instance, par rapport à quelques nouveaux venus et transfuges de droite (Brigitte Klinkert, Sébastien Lecornu et Marie Guévenoux).


On compte notamment dans le bureau exécutif des ex-membres du PS ou collaborateurs d’élus du PS :


Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement,

Bariza Khiari, ancienne co-déléguée générale d’En Marche,

Anne de Bayser, ancienne secrétaire générale adjointe de l’Elysée,

Jean-Marc Borello, dirigeant associatif,

Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l’Autonomie,

Christophe Castaner, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale,

Christophe Choserot, maire de Maxéville,

Roland Lescure, député des Français de l’étranger,

Bertrand Mas-Fraissinet, référent des Bouches-du-Rhône,

Ambroise Méjean, président des Jeunes avec Macron,

Sibeth Ndiaye, ancienne porte-parole du gouvernement,

François Patriat, président du groupe LREM au Sénat,

Stéphane Séjourné, conseiller du chef de l’État,

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté.


Dans l’immédiat, Stanislas Guérini (ex membre du PS) demeure à la tête de LREM. Mais, de fait, il en perd le contrôle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que LREM confirme son positionnement de parti de gauche social-démocrate, principalement avec des anciens de la mouvance Strauss-Kahn. Richard Ferrand reprend le contrôle complet et a choisi son équipe pour préparer l’élection présidentielle et les législatives de 2022. Ferrand a été membre du Parti socialiste (PS) durant 36 ans, de 1980 à 2016, avant de participer au lancement de Macron, en tant que secrétaire général de «En Marche». Il préside aujourd’hui l’Assemblée nationale. Mais néanmoins, c’est à lui que revient la tâche de reconstituer le noyau du parti de Macron. Il est conscient du malaise d’une grande partie des députés et sénateurs LREM. Depuis 2017, le groupe parlementaire LREM est passé de 314 à 270 membres en perdant 44 députés (-14%). Il a ainsi perdu la majorité absolue. Ses anciens membres constituent aujourd’hui une nébuleuse. Les anciens députés PS sont restés LREM. Ferrand a réussi à maintenir l’essentiel du groupe, en dépit du comportement méprisant de Macron vis-à-vis de ses parlementaires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prévoit que LREM pourrait connaitre des tensions avec ses alliées de centre gauche : le MoDem et Agir.

  

AFGHANISTAN, PROBABLE RELANCE DU TERRORISME ISLAMIQUE

Télécharger la communication du MIL du 29 septembre 2021

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Repère : L'intervention occidentale en Afghanistan a constitué une réponse légitime aux attentats de Daech du 11 septembre 2011 aux États-Unis. La France a participé à cette action. La chute du régime des Talibans et une élimination d’Al-Qaïda du pays ont couronné cette intervention. La France, jugeant l'action achevée, a retiré ses troupes en 2012. Les États-Unis sont restés, avec d'autres alliés, avec l’ambition d’installer un état démocratique dans ce pays. Les événements actuels prouvent que les États-Unis ont totalement échoué.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate qu’un état islamique radical sunnite s’est installé en Afghanistan. Il est de nature totalitaire disposant d’un gouvernement uniforme.

Pour la France, la naissance de cet État islamique fondamentaliste en Afghanistan constitue un risque, dans la mesure où il pourra servir de base au terrorisme international.


Les talibans sont des combattants islamistes radicaux à l’origine formés dans des écoles coraniques (au Pakistan). Ils visent à gouverner en se basant sur une interprétation extrémiste de l'islam sunnite, les premières mesures prises le montrent bien. Ils ont déjà dirigé le pays de 1996 à 2001 sous les mêmes principes. C’est à cette période qu’ils ont accueillis Al-Qaïda et son chef Ben Laden. Le pays héberge toujours aujourd’hui des terroristes de l’Etat Islamique (EI) qui se sont illustrés dans divers attentats (école, aéroport).


Les Talibans se présentent aujourd'hui comme ayant un objectif national, mais qui peut encore y croire ? Ils affichent déjà des ambitions régionales vis-à-vis de l'Iran, du Tadjikistan, de l'Ouzbékistan et du Pakistan. Ils soutiennent des talibans indépendantistes au nord du Pakistan. Le traitement infligé aux minorités religieuses (chiites) ou ethniques (ouzbeks, tadjiks ou turkmènes) va avoir des répercussions aux frontières du pays. Les rapports de force entre les États en concurrence autour du territoire afghan (Chine, Iran, Pakistan et zone Russe) vont donner lieu à un jeu régional complexe et sans doute à des tensions intérieures en Afghanistan mais aussi il y aura des influences extérieures avec le Qatar ou la Turquie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate le repli américain. L'abandon brutal des combattants kurdes en Syrie, le retrait des troupes américaines d’Afghanistan (négocié par Trump, et mal géré par Biden), tout cela met en cause la crédibilité des Etats-Unis vis-à-vis de ses alliés. Les Allemands, les Britanniques et les Italiens ont dû évacuer leurs troupes d’Afghanistan sans réel préavis. Ils ont vivement exprimé leur insatisfaction. La politique étrangère des Etats-Unis s’inscrit dans une continuité, d'Obama à Biden, en passant par Trump. Elle est marquée par un repli consensuel sur le seul territoire américain, avec pour seul adversaire : la République Populaire de Chine. Que cela soit sur le plan industriel et financier ou militaire. Biden va assumer la responsabilité du retrait militaire américain. Il portera la croix de la chute de Kaboul et il y aura des répercussions en politiques intérieures au niveau des élus tant démocrates que républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France doit définir une stratégie nationale de défense réaliste et disposer de moyens. Il faut acter l’impossibilité de voir l’Union européenne (UE) jouer un rôle dans le cadre des traités existants (qui ne concernent aucunement les questions de défense). Il convient de dénoncer le discours de Macron sur le mythe d’une «défense européenne» complètement irréaliste. Les Etats-Unis restent toujours un allié militaire de la France dans le cadre de l’Alliance atlantique et en dépit des événements récents (sous-marins). Mais force est de constater que les Etats-Unis considèrent aujourd’hui, à grand tort, le théâtre européen, comme secondaire. Il faut que la France en prenne conscience.


  

FAILLITE DE LA POLITIQUE DE SÉCURITÉ EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 10 aout 2021

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Repères : Le père Olivier Maire, prêtre de 60 ans, a été retrouvé assassiné le 9 août 2021 à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) dans sa chambre au sein des locaux de la communauté des frères missionnaires montfortains.


Un homme s'est rendu le matin même à la gendarmerie et a avoué le meurtre du religieux. Il était hébergé dans cette communauté religieuse. L'homme a été placé en garde à vue. Une enquête a été ouverte pour «homicide volontaire». La piste terroriste est écartée par le procureur. Cet homme de 40 ans, de nationalité rwandaise, avait des antécédents récents. Ce meurtre illustre malheureusement la faillite de la politique de sécurité en France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate le caractère inapproprié de certaines décisions de justice. En effet, cet homme avait déjà été mis en examen pour l'incendie de la cathédrale de Nantes en juillet 2020 pour «destructions et dégradations par incendie». Il a reconnu avoir allumé les trois foyers de l’incendie de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes. Les foyers étaient éloignés et son intention semble incontestable. Il a fallu deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu (destruction d’un tableau et du grand orgue). Pour cet acte, il encourt «une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende». Après une période de détention, il a été placé sous contrôle judiciaire avec une «obligation de résidence» et un contrôle judiciaire «avec obligation de pointage deux fois par mois». C’est-à-dire à une mesure trop légère par rapport à la gravité des faits qu’il a entièrement reconnu. À cette période, la question psychiatrique n’a pas été sérieusement considérée. On voit clairement apparaitre aujourd’hui une approche psy qui pourrait servir à dédouaner le meurtrier de sa responsabilité. «Il a été hospitalisé en unité psychiatrique. Une expertise est en cours pour vérifier que son état est compatible avec une garde à vue» selon le procureur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce un système inefficace d’application des décisions d’expulsion. Cet homme, débouté du droit d’asile, se trouvait en situation de présence illégale sur le territoire. Il était sous le coup de procédures d’expulsion stoppées par le système judiciaire. Selon le ministère de l'Intérieur, l'homme était déjà sous le coup de plusieurs obligations de quitter le territoire français. La première remonte au 1er décembre 2016 et a été annulée par le tribunal administratif (TA) de Nantes. La seconde, en date du 11 avril 2017, a également été annulée par le TA de Nantes. La troisième, qui a été prononcée le 5 novembre 2019, a donné lieu à un recours devant le TA de Nantes et a été jugée «non exécutable en raison du contrôle judiciaire décidé par le juge». Le ministre de l'Intérieur a précisé que «cet étranger n'était pas expulsable, malgré son arrêté d'expulsion tant que son contrôle judiciaire n'était pas levé».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les déclarations du ministre de l’intérieur Darmanin dans la mesure où il présente ce meurtre comme une affaire concernant juste l’église catholique. Alors que le déclenchement d’un incendie volontaire et l’assassinat d’une personne sont des faits qui concernent chacun des citoyens quelques soient leurs convictions ou leur foi.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la tendance actuelle à fractionner le crime en jouant sur des distinctions entre les victimes : femmes, enfants et hommes, par tranche d’âge, profession ou caractéristiques particulières (mœurs, etc.). Pour défendre une situation scandaleuse, Darmanin se contente de dire que «Le moment n'est pas à la polémique, mais il est aux condoléances». Il ne s’agit en aucun cas d’une quelconque polémique. Dans cette affaire, les faits sont pourtant simples. Un ressortissant étranger en situation irrégulière (c’est un clandestin qui n’a pas été expulsé) est l’auteur d’un incendie (il n’est pas incarcéré) et d’un assassinat. Il risque de finir en hôpital psychiatrique sans condamnation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande un changement de ministre de l’Intérieur. Seul un départ de ce dernier permettrait de prendre acte de la gravité de la crise générale en matière de sécurité en France, en plus de la crise de la police et de la justice.


  

LE MIL ET L’AVANT 2022

Télécharger la communication du MIL du 10 octobre 2021

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Dans une période politiquement instable et à l’issue incertaine, quelques rappels apparaissent opportuns quant à l’analyse de la situation, les objectifs et les méthodes du Mouvement Initiative et Liberté (MIL).


Au niveau de l’information, trop d’importance est accordée aux sondages. Les médias et les journalistes saturent le traitement de l’actualité par la publication de sondages presque quotidiens, accompagnés de commentaires des uns et des autres. Or ces chiffres sont fluctuants. Ils ne traduisent généralement qu’une moitié des opinions (l’autre moitié des personnes interrogées ne sait pas ou ne vote pas). Sur plus de 6 mois, ils changent complètement, comme cela a pu être constaté par le passé. Il faut considérer les sondages avec beaucoup de recul même si on les consulte par curiosité, comme les pronostics d’une course hippique. Il faut se souvenir de notre campagne et de nos actions pour l’élection de Jacques Chirac en 1995, il était au plus bas dans les sondages et nous avons gagné en nous engageant totalement.


Les programmes, comme la liste des candidats ayant recueillis les signatures pour se présenter, ne sont pas connus, même si des déclarations ont été faites sur un sujet ou un autre, lors d’un débat ou une réunion publique. Les sujets évoqués par les candidats, déclarés ou non, doivent présenter à la fois une vision à moyen terme et à long terme de la France, des priorités et en conséquence des propositions concrètes avec un calendrier d’application. Les valeurs qu’ils défendent doivent être réaffirmées en clair.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite resituer son action et ses positions traditionnelles dans le contexte actuel de 2021 et de 2022. Nous nous revendiquons comme des représentants de la droite civique, gaulliste et patriote. Nos origines prennent leurs sources dans le gaullisme et la résistance, dans l’action civique et l’anticommunisme.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) fera campagne pour une forte participation à l’élection présidentielle de tous les citoyens car seul un taux de participation élevé légitime la Vème République. C’est la base même de l’esprit gaulliste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) fera aussi campagne sur ses thèmes de priorité auprès des candidats de droite et de l’opinion en général. Cela portera sur certains points, dont  notamment la sécurité, l’islamisme politique radical, le terrorisme, l'immigration illégale, l'identité nationale, la défense nationale, les forces de sécurité (police, gendarmerie, police municipale), l’indépendance nationale, la croissance économique et le plein emploi pour assurer la solidarité et le niveau de vie des Français, la famille, l'éducation et la formation, la santé, la défense de l’environnement et des traditions.


D’autres thèmes croisent de fait ceux-ci comme l’évolution de l’Union européenne ou le contexte international. Nous voulons que les candidats de droite en lice prennent des engagements clairs sur chacun de ces thèmes. Nos campagnes devraient prendre la forme d’affiches imprimées, de communications, de journaux, voire de tracts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s’est toujours revendiqué au carrefour des droites. C’était le thème de notre première convention nationale en 1990 en présence notamment de Jacques Foccart, de l’Amiral Philippe de Gaulle et du Général Alain de Boissieu. Nous avons toujours regroupé des adhérents et des sympathisants qui se reconnaissent dans notre définition : la droite civique, gaulliste et patriote. Il s’agit de la véritable définition du carrefour des droites, c’est-à-dire des gaullistes civiques et patriotes qui sont susceptible d’avoir un engagement divers sans renier leurs valeurs et leur famille politique. Nous ne sommes pas des nationalistes, nous sommes des gaullistes patriotes. Nous souhaitons une victoire de la droite mais nous n’oublions pas que plus les candidats se marquent à droite, plus ils mettent de l’eau dans leur vin après.


Nous n’avons pas pour objet de soutenir un candidat en vue de l’élection présidentielle, mais nous nous engageons quand l’avenir du pays le réclame pour défendre nos valeurs fondamentales et gaullistes. Si cela se présente, il faudra, le moment venu, soutenir un candidat, qui soit issu de notre famille de pensée et qui se revendique en grande partie des valeurs que nous défendons. En plus, il faudra qu’il soit en capacité de pouvoir rassembler une majorité de Français pour être présent au second tour de la présidentielle. Il faudra qu’il fasse tout pour l'emporter sur Macron, le candidat de la gauche social-démocrate.


Comme lors des autres élections dans le passé, ce candidat, ou cette candidate, attirera plus ou moins la sympathie de chacun d'entre nous, pour des raisons personnelles, diverses, parfois irrationnelles ou autres. Il faut que chacun ait la sagesse de garder pour lui certaines réflexions car l’enjeu supérieur, c’est la France.


Notre mouvement est une personne morale associée aux LR et dispose, à ce titre, d’un représentant au Bureau politique des Républicains pour s’exprimer. Il faut noter que nous n’avons plus de subvention de leur part depuis le 3 mars 2012.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se fixe comme priorité de lutter contre les deux gauches. D’une part, il s’agit de mener campagne contre le renouvellement de Macron, en marge des discours des divers candidats, en menant une critique argumentée de son bilan et son projet (dès que l’on connaitra son programme). Macron est un candidat fragile contrairement à ce qui se dit. D’autre part, il faut combattre le candidat des écolo-socialistes, Yannick Jadot, qui peut prétendre être présent au second tour, s’il phagocyte Hidalgo et s’il regroupe toutes les gauches de la gauche.


Le risque de trouver deux candidats de gauche au second tour de la présidentielle existe. Les autres candidats, comme Jean-Luc Mélenchon, ne sont pas en mesure d’être présent au second tour.


La campagne de la présidentielle de 2022 commence donc dès aujourd’hui.


  

FRANCE – ALGÉRIE, «IL» NE COMPREND RIEN !

Télécharger la communication du MIL du 21 octobre 2021

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Macron a souhaité améliorer les relations entre l'Algérie et la France. Ce qui, en soit, apparait normal. Au-delà des contacts diplomatiques, il a commandé une analyse historique en choisissant comme auteur une personnalité d’extrême gauche. Suite à ce rapport, il s'est fixé une ligne de conduite basée sur un chemin parsemé de condamnations des événements historiques de la France. Il n’a obtenu qu’une détérioration diplomatique des relations entre les deux pays.


LE MAUVAIS TÉMOIN. Macron a chargé, en juillet 2020, un historien, Benjamin Stora, trotskyste lambertiste, de lui remettre un rapport afin de «dresser un état des lieux juste et précis sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie». Rappelons que de 1968 à 1984, cet historien a été militant du groupe trotskiste AJS (Alliance des jeunes pour le socialisme) l'organisation de jeunesse de l'OCI (organisation communiste internationaliste) (dirigée par Pierre Boussel dit Lambert). Il a été permanent de l'OCI de 1976 à 1981 et fit partie du Comité directeur de l'OCI de 1977 à 1984. Puis, Benjamin Stora (comme Jean-Christophe Cambadélis et Marc Rozenblat) a rejoint le Parti socialiste (PS) en 1985. Il a soutenu les candidats du PS ; Lionel Jospin, ancien OCI, en 2002, Ségolène Royal en 2007, puis François Hollande en 2012.


LES MAUVAIS MOTS. Les déclarations de Macron à l’occasion de la «commémoration» du 17 octobre 1961 ont donné lieu à un délire médiatique. En 2012, Hollande avait déjà évoqué une «sanglante répression», Macron vient de déclarer que «Les crimes commis cette nuit-là sous l’autorité de Maurice Papon sont inexcusables pour la République». Il faut revenir aux faits. Le 17 octobre 1961, la fédération de France du Front de libération nationale (FLN) avait appelé à des manifestations en faveur de l’indépendance des départements algériens. Son objectif était d’investir Paris. La police parisienne, appuyée par des harkis et des Algériens pro-Français, intervint pour interdire l’accès des différents lieux. 12.000 manifestants «auraient été arrêtés». Il y aurait eu des morts par balle ou noyade. Un rapport, commandé à l’époque par Lionel Jospin, évoque des dizaines de morts mais pas des centaines, ni d’un «massacre» organisé. Ces faits sont regrettables, mais ils s’expliquent par le contexte insurrectionnel de l’époque et la gestion des insurrections d’origine extérieure. La gauche de la gauche, PCF, pro-FLN, islamo gauchistes et autres, souhaitent la reconnaissance d’un «crime d’État» et non pas d’un «crime inexcusable» version Macron. La formulation de Macron a été centrée sur la responsabilité d’une unique personne, le préfet Maurice Papon, dont le titre et la fonction ne sont pas même cités.


UN MACRON INSTABLE, SANS LIGNE IDÉOLOGIQUE ET FRAGILE. En 2017, Macron avait déclaré que la colonisation de l’Algérie avait été un «crime contre l’humanité». Récemment, il s’est demandé s’il y avait eu «une nation algérienne avant la colonisation». Quelle pensée incarne-t-il au final ? S’agit-il d’une inculture ou d’un aveuglement contre l’histoire de la France ou bien contre la France tout simplement ?


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne toutes les déclarations politiques dites de «repentance» tenus par les présidents de la République, Hollande et Macron. Ces déclarations isolent une circonstance particulière qui ne traduit pas la situation de l’époque en Algérie, comme aussi celle en métropole. La situation fut marquée par des milliers d’attentats organisés par le FLN à l’encontre des civils français, harkis et algériens pro-Français, des policiers et des militaires Français. Par exemple, pour l’année 1961, vingt-deux policiers français ont perdu la vie dans des attentats du FLN. Aucun fait, ne peut être considéré indépendamment.


La France doit avoir une logique simple : celle d’honorer ses morts, quelle que soit la période. Il faut célébrer l’honneur de tous les combattants Français par le sang ou par le sang versé, dont les harkis. Il faut se souvenir de tous les Français assassinés par les terroristes du FLN, y compris après la fin de la guerre. Il faut se souvenir de ceux qui ont dû quitter les départements Français d’Algérie en 1962 dans des conditions dramatiques. Il faut garder en mémoire tous les algériens, partisans de la France, qui ont été les victimes du terrorisme du FLN et qui ont subi, après, pendant longtemps, des mesures discriminatoires et qui sont devenu Français pour ceux qui l’ont voulu. Et ceci même si la France ne pouvait pas assimiler toute la population, non Française, vivante en Algérie, comme certains l’ont espéré.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge la stratégie diplomatique de Macron, à l’égard de l’Algérie, catastrophique et déplorable. Il fait acte de repentance alors qu’il a tenu, aussi, des propos hostiles, a juste titre, au gouvernement algérien actuel. Macron a, ainsi, déclaré qu'après l'indépendance de l'Algérie en 1962, le pays s'était construit sur «une rente mémorielle entretenue par le système politico-militaire». Certes, cette analyse est vraie, mais de tels propos conduisent à une vive tension diplomatique. À cela s’ajoute la décision de diminuer de moitié le nombre des visas accordés aux algériens pour protester contre le refus de l’Algérie d’accueillir les délinquants algériens que la France doit expulser depuis longtemps. L’approche des élections de 2022 montre l’arrière-pensée de Macron qui, après quatre ans d’inaction, décide d’aborder ce problème.  Macron a provoqué des mesures de rétorsion de l’Algérie dont l’interdiction du survol de leur pays par l’aviation Française alors qu’elle est engagée au Sahel contre le terrorisme islamiste. Il s’agit de la voie la plus pratique pour l’approvisionnement de nos troupes. La France a vocation à avoir de bonnes relations avec l’Algérie sur des bases saines. Macron a encore échoué.

  

LE GAULLISME, AUJOURD’HUI ET DEMAIN

Michel HABIB-DELONCLE

Télécharger la communication du MIL du 2 novembre 2021

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A l’occasion de la prochaine conférence de Pierre Habib-Deloncle sur le thème «Le résistant, mon père» qui aura lieu le jeudi 18 novembre 2021 à 18h30 (Mairie 75017, 16-20 Rue des Batignolles). Nous republions l’intervention de Michel Habib-Deloncle lors de la convention nationale du MIL en 2006. Nous invitons tous ceux qui seront libres à venir assister à cette conférence.


LE GAULLISME, AUJOURD’HUI ET DEMAIN

par Michel HABIB-DELONCLE, ancien ministre du Général de GAULLE,

membre du comité d’Honneur du Mouvement initiative et Liberté

Reprise de son intervention lors de la XVIème convention nationale du MIL (février 2006)


Chers Amis, chers compagnons dirai-je, j’ai été très touché par l’invitation du président Béteille et notamment du sujet qui m’a été proposé : «Le gaullisme aujourd'hui et demain». Je vais vous faire une confidence : depuis que ma conscience politique s’est vraiment éveillée c'est-à-dire depuis certains jours noirs de juin 1940, je n’ai jamais été autre chose que gaulliste. Si vous faites le calcul, cela fait soixante-six ans. Mais devant le sujet qui m’est proposé et, en tant qu’ancien parlementaire, c’est presque un réflexe, je me suis posé une question préalable et je ne suis pas le seul à l’avoir posée, elle a été posée depuis longtemps : «Peut-il y avoir un gaullisme sans de Gaulle ou après de Gaulle ?»


«PEUT-IL Y AVOIR UN GAULLISME SANS DE GAULLE OU APRÈS DE GAULLE ?»


Je me souviens d’une controverse que j’ai eue à ce sujet avec un homme que j’estimais pourtant beaucoup, Jacques Ven­droux qui était le beau-frère du Général. J’avais écrit dans le quotidien La Nation- il y avait encore à l’époque un quotidien gaulliste dont j’étais le directeur politique : «Le gaullisme pour moi ne consiste pas à se demander chaque matin ce qu’aurait fait le général de Gaulle». Et Jacques Vendroux avait répondu «eh bien moi au contraire, c’est exactement ce que je fais !».


Et pourquoi avais-je cette position ? C’est parce que chez le général de Gaulle, il y avait une pensée, il y avait des lignes directrices, mais il y avait aussi l’impondérable qui était le Général lui-même. On peut être gaulliste aujourd’hui mais se dire que le 17 juin 1940, on n’aurait pas pris l’avion pour aller à Londres.


 Je vais vous conter une anecdote, puisque désormais les délibérations des Conseil des minis­tres ne sont plus couvertes par le secret trentenaire. C’est quelque chose qui a été pour moi tout à fait imprévisible, le jour où de but en blanc le général de Gaulle a annoncé au Conseil des ministres qu’il allait reconnaître la Chine de Mao Zedong. Or j’étais à ce moment-là en charge des relations avec les pays d’Afrique noire où les Chinois faisaient une infiltration très dange­reuse qui menaçait les gouvernements amis que nous y avions. Je suis intervenu en Conseil des ministres pour demander l’autorisation, qui m’a été accordée, d’envoyer une circulaire à nos ambassadeurs dans ces pays pour leur dire qu’ils n’étaient pas tenus d’imiter la France et que ceux qui voudraient recon­naître la Chine la reconnaîtraient et ceux qui ne voulaient pas la reconnaître ne la reconnaîtraient pas.


Il y a des actes, avec le général de Gaulle, qui sont imprévisibles : le retrait de l’OTAN par exemple; de même une chose qui a beaucoup surpris ceux qui l’avaient combattu pendant la IVème République, c’est la mise en application du Traité de Rome, auquel le Général n’était évidemment pas favorable au départ.


Le caractère du général de Gaulle était personnel et imprévisible parce qu’il était un génie, parce qu’il était un homme de l’Histoire, parce qu’il voyait plus loin. Mon ami Edmond Michelet l’avait défini un jour comme «l’homme d’avant-hier et l’homme d’après-demain». Il était solidaire de tout le passé de la France, - je ne pense pas qu’il aurait beaucoup aimé que l’on se repente sur le passé de la France- et il voyait très loin dans l’avenir de la France, au-delà de ce qui était immédiatement perceptible.


Mais c’est lui-même qui répond à ma question, il y a ré­pondu d’ailleurs très tôt dans la fin de la première partie de sa vie, lorsqu’il a écrit les Mémoires de guerre. Dans le dernier cha­pitre, qui est très émouvant, on trouve cette phrase qui m’a toujours frappé : «Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera tôt ou tard une source d’ardeurs nouvelles après que j’aurais disparu». Ces mots «ardeurs nouvelles», j’aurais souhaité que l'un de nos mouvements le prenne en exergue. Ensuite beaucoup plus tard, le 9 septembre 1968, après les évène­ments dont vous avez le souvenir et concluant sa ligne d’action, il disait dans sa conférence de presse : «On voit donc quel est pour longtemps le de­voir de cohésion et de résolution de ceux qui à mesure du temps ont adhéré, adhèrent ou adhèreront à l’entreprise de rénovation nationale qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour ressort. Cette entreprise, si on l’appelle gaul­lisme depuis 1940, n’est que la forme contemporaine de l’élan de notre pays une fois de plus ranimé vers un degré de rayonne­ment, de puissance et d’influence répondant à sa vocation hu­maine au milieu de l’humanité».


A-t-on besoin d’une feuille de route ? La voilà, elle est écrite depuis 1968, elle est toujours valable : «l’entreprise de rénovation nationale qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour ressort».


Alors me direz-vous, dans le concret qu’est-ce que cela peut-être ? Comment peut-on définir le général de Gaulle ? Je sais qu’il y a eu à un moment donné un grand débat sur l’usage du mot doctrine. J’étais pour ma part assez réservé sur l’usage du mot doctrine parce que je définissais le gaullisme comme un empirisme à principes. N’oubliez pas que l’une des grandes phrases du général de Gaulle était : «Les choses étant ce qu’elles sont». Ce qui veut dire que ce qu’on a fait hier et qui était valable hier, ne nous dit pas ce qu’il faut faire pour le lendemain. On peut très bien s’affirmer solidaire de Kennedy à Cuba et pro­tester contre la guerre du Viêt-Nam. Parce que l’un répond à une situation déterminée et l’autre à une autre situation. Par consé­quent si on détermine ce que sont les principes du gaullisme, on les adaptera ensuite à une situation donnée. Il faut distinguer l’accessoire, le contingent, de ce qui est l’essentiel.


DE GAULLE, UNE VISION DE L’ÉTAT


Sur l’essentiel, que nous a-t-il donné ? Que nous a-t-il laissé ? Une vision de l’État, une vision du monde, une vision de la société. J’attacherai peut-être un peu plus d’importance au chapitre sur l’État, puisque les Institutions sont à l’heure actuelle l’objet de discussions, qui ne sont pas d’ailleurs illégitimes. La clé de voûte de l’État pour le général de Gaulle, après la réforme de 1962, c’est le Président de la République et son élection au suffrage universel. Le Président de la République est déjà la clé de voûte depuis le discours de Bayeux de 1946, repris dans la Constitution de 1958. Mais l’élection au suffrage universel, que le général de Gaulle n’a pas voulu proposer d’emblée en 1958, mais qu’il a proposé ensuite en 1962 fait du Président de la République la clé de voûte de l’État.


Il est clair que pour le général de Gaulle, le gouvernement est le gou­vernement du Président de la République. Il dit toujours «mon gouverne­ment», «Mon gouverne­ment fera ceci, mon gou­vernement a fait cela, mon gouvernement proposera». En ce qui concerne le Premier minis­tre, il dit : «Étant donné l’importance et l’ampleur des attributions du Premier ministre, il ne peut être que le mien». C’est clair et cela a été réaffirmé aussi bien par Georges Pompidou quand il était Premier ministre, que par Jacques Chaban-Delmas lorsqu’il était Premier ministre de Georges Pompidou et qu’il fut attaqué à l’Assemblée Nationale par un certain François Mitterrand dont vous avez peut-être entendu parler. (Permettez-moi de vous dire que la différence entre de Gaulle et Mitterrand, c’est que de Gaulle a toujours pensé à la France et Mitterrand n’a jamais pensé qu’à lui-même).


 Et donc Chaban-Delmas répondait à Mitterrand qui lui avait dit «mais que feriez-vous  si vous étiez en désaccord avec le Président de la République et qu’il vous demande votre démission ?» Et Chaban répondait «Que penseriez-vous d’un homme qui a été nommé par le Président de la République, qui a la confiance du Président de la République et auquel le Président demanderait de lui remettre son mandat et qui refuserai ? Ce serait un triste sire». (Je crois que l’appellation qualifiait plutôt celui à qui il s’adressait).


Donc on peut penser que dans l’article 8 de la Constitution stipulant que «le Président nomme le Premier ministre», on aurait pu rajouter «et révoque». Ce qui aurait correspondu plus exactement à la réalité, alors que la remise de la démission du gouvernement est un acte volontaire du Premier ministre. Mais enfin c’est un peu accessoire pour le moment. Ce qui n’est pas accessoire c’est la cohésion du gouvernement. Qu’on ne me prenne pas pour un donneur de leçon, je dis ce qui est.

Je vais vous raconter une anecdote personnelle. J’étais jeune secrétaire d’État aux affaires étrangères. Quand j’étais parlementaire, dans la législature précédente, je m’occupais des échanges de visites de députés entre l’UNR et la CDU-CSU, le parti du chancelier Adenauer. On voyait à l’époque se dessiner ce rap­prochement entre Adenauer et de Gaulle et entre la France et l’Allemagne qui a abouti à la signature du traité de l’Élysée dont j’ai eu l’honneur d’être un témoin oculaire. Je rendais donc visite au Général, j’avais une audience pour parler d’autre chose, pro­bablement de l’Afrique. J’avais demandé préalablement à me rendre à une réunion que j’avais organisée et pour laquelle j’avais prévu un avion du Glam. Elle devait se tenir à Bad Godesberg. Je ne sais pas si c’est encore vrai aujourd'hui mais à l’époque, quand un membre du gouvernement voulait sortir de France, il demandait l’autorisation au Président de la République, par l’intermédiaire du Secrétaire Général de l’Élysée. Le Secrétaire Général de l’Élysée me télé­phone et me dit : «Vous savez, pour votre voyage à Bad Godesberg, le Général n’est pas d’accord». Je lui réponds «Comme je vais lui rendre visite, je lui en parlerai». Donc, à la fin de l’entretien, je lui au Général : «Mon Général, on me dit que pour ma visite à Bad Godesberg, vous n’êtes pas d’accord». Il me répond : «Non, vous êtes membre du gouvernement, c’est une réunion entre parlementaires, vous n’êtes plus parlementaire, vous êtes membre du gouvernement». Alors je lance un dernier argument : «Mais, mon Général, c’est une réunion de caractère strictement privé». Écoutez bien : il hausse le ton : «Qu'est-ce que c’est, une réunion de caractère strictement privé ? C’est un mariage, ou une première communion. En dehors de cela, là où vous êtes, vous êtes le gouvernement, vous parlez au nom du gouvernement et vous engagez le gouvernement». J’ai l’impression que c’est quelque chose qui s’est un petit peu perdu !


Le Général était conscient que le septennat rendait le Pré­sident plus indépendant des contingences parlementaires. Maintenant le quinquennat est, les choses sont ce qu’elles sont, comme on disait tout à l’heure. Mais étant donné que nous som­mes dans un quinquennat, est-il absolument nécessaire de limi­ter le nombre des mandats ? J’ai regardé un peu dans le Who’s Who international. Vous savez combien de temps Helmut Kohl est resté Chancelier en Allemagne ? Seize ans. L’Allemagne n’a pas eu à s’en plaindre. Madame Thatcher est resté Premier mi­nistre en Angleterre onze ans. Je ne crois pas que l’Angleterre ait eu beaucoup à s’en plaindre non plus. Il me paraît qu’il n’est pas obligatoire de limiter le nombre des mandats et qu’il faut laisser le suffrage universel trancher. Pour un mauvais Président, un quinquennat est de trop, pour un bon candidat deux quinquennats ne sont peut-être pas assez.


Enfin dans ce que j’appelle les principes le maintien du système majoritaire. Quand j’entends des gens vous parler de saupoudrer de proportionnelle, on voit bien où ils veulent en venir. Quand je regarde le programme actuel de l’UDF, c’est le programme du retour pur et simple à la IVème République. Je l’ai vécue. J’ai été pendant six ans secrétaire du groupe gaulliste à l’Assemblée Nationale et j’ai continué encore officieusement  pendant quatre ans, avant d’être élu député. J’ai bien vu le système des partis et il faut faire attention également que l’État ne tombe pas aux mains des partis. Il est bon que nous ayons une formation unique même si elle admet des nuances à l’intérieur d’elle-même. Il est bon que nous ayons une formation unique, parce que nous ne sommes pas un parti mais une Union, je parle de l’UMP, et c’est ce que le général de Gaulle aurait souhaité.


DE GAULLE, UNE VISION DU MONDE


La France dans le monde. Le général de Gaulle a remis la France au rang des vainqueurs. Il a obtenu une zone d’occupation en Allemagne. Ce n'était pas évident, quand on a vécu la défaite de 1940, et l’effondrement de l’armée de la France qui était considérée comme l’armée de l’Europe. Quelle désillusion qu’ont vécue les Américains ! Roosevelt ne nous a jamais pardonné l’effondrement de la France. Le fait d’avoir ramené la France à la table des vainqueurs pour signer la capitulation de l’Allemagne et d’avoir obtenu un siège permanent au Conseil de Sécurité est un héritage que nous devons sauvegarder a tout pris, on a vu d’ailleurs ce que cela voulait dire au moment de la crise irakienne. On a vu qu’en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, la France pouvait bloquer l’appui des Nations-Unies à une entreprise qui se révèle être aventureuse et probablement vouée encore à beaucoup de complications.


 Et puis, il y a l’arme nucléaire. L’indépendance de la France, c’est cela : Avoir un siège permanent au Conseil de Sécurité et rester maîtresse de son destin, avec une arme nucléaire dont seul le Président de la République doit décider de l’emploi. Et quand on vous parle de l’Europe n’ayez pas peur, pour autant que la décision sur l’arme nucléaire ne revien­dra à personne d’autre qu’au Président de la République Française. C’est la garantie d’une Europe européenne, d’une Europe des États  dans laquelle la France garde son indépendance.

L’Europe : la sauvegarde de l’indépendance n’a jamais si­gnifié l’isolement. Le général de Gaulle en parle dans ses «Mémoires d’espoir» à la page 181 : «L’union de l’Europe ne saurait être la fusion de peuples, mais elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement ». Cela veut dire que quand le général de Gaulle dit «systématique rapprochement», cela signifie rapprochement dans un système. Et par conséquent je crois que personne ne peut dire comment il aurait vécu les évènements qui se sont déroulés depuis son départ. Je rappelle qu’il a décidé l’application du Traité de Rome, alors que ses partisans dans les assemblées ne l’avaient pas voté. Je crois être fidèle à sa pensée en disant qu’il aurait appuyé une organisation euro­péenne dont la clé de voûte reste les États-membres. Ce qu’il ne voulait pas, c’est qu’un organisme comme la Commission, formée de gens de tous les pays et qui renoncent à être les représentants de leur pays pour n’être plus que des représentants d’eux-mêmes, devienne le gouvernement européen. C’était déjà une tendance, au moment où je siégeais au Parlement européen, et c’est elle qui, d’ailleurs, a fait rejeter le plan Fouchet. Les Allemands voulaient appliquer à l’Europe leur propre Constitution : que le Parlement européen devienne le Bundestag, que la Commission devienne le gouvernement fédéral et que le Conseil des ministres soit réduit au Bundesrat, la deuxième chambre qui n’est pas impuissante mais qui ne gouverne pas. Tant que, dans les institutions européennes, le Conseil européen reste l’institution clé, l’institution dominante, je pense, pour ma part, que le général de Gaulle aurait aimé cette Europe qui se donnerait comme objectif d’être une puissance indépendante, technologique, pacifique, non hégémonique et solidaire.


Alors moi, je suis gaulliste, j’ai voté «oui». Je ne dirai jamais que le général de Gaulle aurait voté «oui» ; mais je n’admets pas non plus qu’on me dise que le général de Gaulle aurait voté «non». Il y a là une liberté d’appréciation, «les choses étant ce qu’elles sont», et comme je vous l’ai dit, le gaullisme est un empirisme à principes, vous avez les principes, mais vous avez également l’empirisme.


DE GAULLE, UNE VISION DE LA SOCIéTé


Ce que je reproche à Mitterrand, entre autres chose, c’est d’avoir ressuscité le clivage droite-gauche. Le gaullisme aussi bien politiquement que socialement doit transcender cette oppo­sition. Bien entendu à partir du moment où vous avez des gens qui s’appellent «la gauche», qui se gargarisent de «la gauche», pour qui «la gauche» est un monde, un univers ! (Je pense à tel animateur de télévision sur LCI, le soir vers 18h30, on dirait vraiment qu’il ne pense qu’à la gauche. Les débats sont entre ceux qui composent la gauche, c’est son univers, un univers complètement flou. Si vous ne l’avez pas reconnu, il s’agit de Michel Field).


Alors, en face de cette conception de «la gauche», il y a la «non-gauche», c’est le refus du marxisme, qu’il soit authentique ou délayé, de la dictature syndicale, du pouvoir de la rue. Au fond, pour nous, c’est la grande leçon du 30 mai 1968. Je suppose qu’il y en a un certain nombre d’entre vous qui étiez sur les Champs-Élysées le 30 mai 1968, qui ont entendu l’appel du général de Gaulle et qui se sont précipités dans la rue ; nous scandions : «Nous sommes un million !» pour répondre à la tentative de subversion qu’avait tentée ce qu'on appelle la gauche. Pour nous la non-gauche, c’est ce qui tend à la liberté et notamment à la liberté dans l’entreprise, mais aussi bien celle des employeurs que celle des employés. Je ne reviendrai pas sur le thème de la participation, qui a été traité parfaitement par Jacques Godfrain, lequel connaît admirablement son sujet.


Le gaullisme, ce n’est pas le conservatisme. C’est l’audace pour dépasser la lutte des classes et opérer le rassemblement des énergies et il faut prendre en compte, le général de Gaulle a pris en compte, la modernité. Le général de Gaulle avait initié, Georges Pompidou avait commencé à mettre sur pied le «plan calcul», qui devait nous donner la technologie de l’ordinateur. Giscard d’Estaing a cru devoir y mettre fin, c’est bien dommage pour lui, mais surtout c’est bien dommage pour nous et pour la France.


«De Gaulle, l’homme d’avant-hier et l’homme d’après-demain». C’est l’homme qui tient les deux bouts de la chaîne, entre le passé qui a construit la France et l’avenir où il faut qu’elle se développe dans l’harmonie et non pas dans l’opposition des classes. Et c’est ce à quoi, je pense, nous devons essayer de concourir les uns et les autres.


QUELQUES CITATIONS DU GéNéRAL DE GAULLE


Alors, pour conclure, reprenons quelques citations du général de Gaulle :


Celle du 9 septembre 1968, d’abord: «Le gaullisme qui est une entreprise qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour effort. Le gaullisme qui est l’élan de notre pays une fois de plus ranimé vers un degré de rayonnement, de puissance et d’influence, répondant à sa vocation humaine au milieu de l’humanité».


Mais, je voudrais terminer par une confidence ;  je suis sûr que vous comprendrez son importance pour moi. J’ai dans ma bibliothèque, daté du 8 octobre 1970, (le général est mort le 9 novembre), le premier volume des «Mémoires d’espoir» sur lequel est écrit d’une écriture que je connais bien : «Pour Michel Habib-Deloncle, en témoignage de ma fidèle amitié». C’est là que je cherche ce que le général de Gaulle a à nous dire.


Ce qu’il nous dit à la fin du deuxième tome des «Mémoires d’espoir», le tome posthume, c’est une leçon pour tous nos hommes politiques qui veulent devenir des hommes d’État : «Comment n’aurais-je pas appris que ce qui est salutaire à la Nation ne va pas sans blâmes dans l’opinion ni sans pertes dans l’élection».


À la fin du premier tome de ces «Mémoires d’espoir», il parle de la France : «Je n’ai à lui montrer d’autre but que la cime, d’autre route que celle de l’effort». Il disait aussi «aller vers les sommets élevés, ce sont ceux qui sont les moins encombrés».


Regardez vers le haut mes amis, regardez vers le haut ! Regardez la France comme une grande France, comme une France qui a des devoirs vis-à-vis de l’humanité, comme une France qui n’est pas isolée, qui n’est pas une citadelle, qui est ouverte, mais qui doit être dirigée, qui doit être gouvernée, pour le bien de son peuple. C’est là, je crois, le gaullisme d’aujourd’hui et de demain.

  

LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT IL Y A 51 ANS

Télécharger la communication du MIL du 9 novembre 2021

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Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2021 est une journée du souvenir. En effet, il y a 51 ans, le général de Gaulle nous quittait.


Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.


Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.


A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème République, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.


Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.

Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.


La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.


Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.


Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).

  

JADOT, ÉCOLO-SOCIALISTE, UN VRAI DANGER

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Les médias ont accordé une place disproportionnée à la COP26. Les débats de cette conférence internationale ont été riches, mais les engagements assez limités pour les pays présents, sans compter les grands pays absents (Chine, Russie, Turquie). La traduction nationale sera ce qu’en feront les gouvernements actuels ou à venir.


Le candidat d’Europe Ecologie les Verts (EELV), Yannick Jadot, développe un programme écolo-socialiste dont les dangers apparaissent assez clairement, au-delà de tous les discours pro-écolos dont nous abreuvent quotidiennement certains journalistes. Jadot a remporté la primaire d’EELV de justesse et face à une candidate extrémiste. Il a une ambition de gouvernement, voire plus. Les sondages le donnent à 8% des intentions de vote. C’est pourquoi, il invite ses adversaires à gauche à le rejoindre. C’est son unique chance de se positionner vers le deuxième tour. Il développe un programme écolo-socialiste de gouvernement qui mérite d’être analysé pour comprendre son caractère dangereux pour la France. Il est présenté ci-dessous dans l’ordre alphabétique :


Animaux. Il souhaite la création d’un «ministère du bien-être animal» avec la sortie de l’élevage industriel.


Chasse. Jadot veut interdire la pratique de la chasse les week-ends, les mercredis et lors des vacances scolaires.


Drogue. Il défend une légalisation du cannabis pour pouvoir «traiter les personnes en addiction».


Entreprises : Il souhaite une présence accrue des salariés dans les instances de décision (jusqu’à 50%), cela constituerait selon lui une «nouvelle gouvernance sociale des entreprises».


Étrangers. Droit de vote de tous les étrangers aux élections locales.


Euthanasie. Renforcement du «droit à mourir dans la dignité» afin de réduire le nombre de personnes âgées.


Immigration. Il prône l’accueil de tous les migrants anciens, actuels ou futurs. Il demande la régularisation de tous les clandestins.


Impôts. Il veut de nouveaux impôts (dont un impôt sur le patrimoine à base très large).


Institutions. Il prône la sortie de la Vème République. Il veut une «Assemblée nationale de 400 députés, élus à la proportionnelle, dont 20% de moins de 30 ans» avec une parité totale et la mise en place de référendums d’initiative locale. Il souhaite «dé-présidentialiser» avec un septennat «non renouvelable» et une réduction drastique des missions du Président qui devra «être le garant de l’État de droit, des libertés fondamentales et de la protection du climat». Il rêve d’un couple exécutif «formé par le président de la République et la présidente de l’Assemblée nationale, un binôme paritaire dans l’équilibre des pouvoirs».


Nucléaire. Il prône la sortie complète du nucléaire et la réduction de la production d’énergie aux seules «énergies renouvelables». Il projette la fermeture rapide de l'ensemble du parc nucléaire français.


Port du voile islamique. Il est pour le port du voile car «personne ne peut vous forcer à vous habiller contre votre volonté».


Voitures. Il veut interdire la vente de toutes les voitures diesel ou thermiques à partir de 2030 avec, dès à présent, une forte hausse du prix des carburants.


Enfin, il propose des mesures notamment concernant la rénovation des logements et leur isolation thermique, la qualité des services publics. Mesures assez consensuelles qui ne portent pas beaucoup à débat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le programme écolo-socialiste de Jadot (et des verts-rouges d’EELV) et appelle ses sympathisants et ses adhérents à faire comprendre à tous la nature pernicieuse de son programme, camouflée sous le flou de la nature et des petites fleurs.


  

MACRON, L’ADVERSAIRE DE LA DROITE

Télécharger la communication du MIL du 5 décembre 2021

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À l'issue de la consultation de leurs adhérents, les Républicains ont désigné Valérie Pécresse comme leur candidate à l'élection présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) félicite Valérie Pécresse pour cette victoire, ainsi que son challenger Éric Ciotti. Elle connait bien notre mouvement car elle est intervenue lors des quatre dernières conventions nationales que nous avons organisées.


Le travail réalisé, sous la présidence de Christian Jacob, pour parvenir à la désignation d’un candidat unique des Républicains à la présidentielle a été couronné de succès.


L’ouverture de la primaire aux seuls adhérents a été une bonne chose. Les militants ont afflué pour adhérer ou ré-adhérer permettant d’atteindre le chiffre 140.000 membres. Les Républicains apparaissent aujourd’hui comme le premier parti de France. La forte participation au 1er et 2nd tour du scrutin a confirmé l’engagement des adhérents à l’égard de leur parti. La présence de candidats de qualité a permis de faire apparaître des priorités partagées, même si des débats de détails demeurent.


Les cinq responsables politiques affichent leur souhait de travailler ensemble après la désignation du candidat. Le résultat du scrutin a traduit le choix des adhérents à la suite de la diffusion des programmes et des quatre soirées d’échanges. Ce résultat reflète bien les opinions des adhérents de LR qui n’ont pas vraiment changé depuis la primaire de 2016. La Droite républicaine assume un projet politique sur des questions majeures laissées en suspens depuis 10 ans.


«La droite républicaine est de retour» avec «un projet de franche rupture» a déclaré Valérie Pécresse. «Une droite claire, forte, sans compromission» a ajouté Éric Ciotti.


Éric Ciotti (39%) et Valérie Pécresse (61%) ont déroulé des programmes de rupture propre à la Droite, avec des engagements notamment en matière de renforcement de la sécurité, de contrôle de l’immigration, de baisse de la fiscalité, de qualité des services publics, de développement économique national, de plein emploi, d’une politique familiale pour tous, d’identité nationale, de lutte contre l’islamisme radical.


Le retour aux priorités de droite était souhaité par les adhérents de LR. Les thèmes évoqués lors de débats répondent à une demande de rupture avec la politique menée par Macron depuis 2017 et par Hollande de 2012 à 2017. Les Républicains, victorieux aux élections locales successives, mairies, départements et régions, peuvent désormais s’appuyer sur un socle solide. Au terme de la désignation de sa candidate, la Droite a la chance de sortir unie de ces primaires, contrairement à ce qui s’était passé en 2016. Les conditions pour mener une campagne électorale dynamique et attractive sont désormais réunies pour l’élection présidentielle puis pour les élections législatives.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) mènera campagne en 2022 pour défendre ses valeurs de droite gaulliste, civique et patriote mais aussi pour dénoncer le bilan de Macron et combattre les propositions de Macron ainsi que celles de tous les autres représentants de la gauche (Jadot, Melenchon…).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) fait sienne la déclaration d’Éric Ciotti quand il appelle à «une campagne de clarté absolue contre le macronisme». Macron et ses amis vont essayer de brouiller les cartes politiques pour tenter de récupérer une part de l’électorat de Droite. Des journalistes, missionnés par leur direction, vont participer à ces opérations. À cela se rajoutent d’anciennes personnalités de premier plan qui pourraient jouer ce rôle par intérêt personnel.


Le récent hommage appuyé de Macron à Valéry Giscard d’Estaing illustre bien les manœuvres auxquelles nous allons assister de sa part.


  

LA DROITE N’A JAMAIS EU SA PLACE CHEZ MACRON

Télécharger la communication du MIL du 2 décembre 2021

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Quelques élus (LR ou divers droite) ont choisi de rejoindre Macron et sa majorité présidentielle depuis 2017, et encore très récemment. Leur nombre est limité, on compte tout au plus une vingtaine de personnalités. Leurs motivations sont toujours basées sur l’ambition et la recherche de postes ministériels (Jean Castex, Roselyne Bachelot, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Bruno Le Maire), des décorations, une carrière ou des avantages présents ou futurs.


Ces anciens LR apparaissent juste comme de simples figurants dans le film produit par Macron et son équipe de gauche. Le rôle qui leur a été attribué est d’organiser les attaques contre Les Républicains et la droite mais aussi de faire croire aux électeurs que la droite est représentée au sein du gouvernement. Et ainsi tenter de récupérer une part de l’électorat de droite en 2022 comme cela avait été fait en 2017.


Ainsi, Lecornu et Solère sont parvenus à faire signer à une vingtaine de maires de villes importantes un appel intitulé «Nous voulons un second quinquennat de Macron» avec comme premier objectif de faire élire le candidat centriste à la présidence de l’Association des maires de France (AMF). Mais heureusement le candidat LR de Cannes, David Lisnard, a été élu.


Ce qui est choquant est que des femmes et des hommes élus sous une étiquette politique «Les Républicains» décident de trahir les électeurs qui les avaient choisis pour leur personnalité mais aussi pour leur appartenance à ce parti. Citons par exemple Thierry Solère, élu député LR ; Jean Castex, élu maire LR de Prades ; Arnaud Robinet, élu maire LR de Reims, Christian Estrosi, élu maire LR de Nice ou Renaud Muselier, élu président de région LR.


L’ancien Premier ministre de Macron, Édouard Philippe, vient de constituer un parti politique classique pour rassembler ceux qui n’ont pas rejoint LREM et combattre la droite sans le dire. Son nom, «Horizons», ne vise pas un horizon mais plusieurs à la fois afin d’anticiper les échéances électorales. C’est le plan de carrière de tous ces gens.


Parallèlement, Édouard Philippe participe à la direction de l’association «Ensemble citoyens !» créée fin octobre entre les groupes macronistes (LREM, MoDem, Horizons, Agir, Territoires de progrès et En commun !) pour préparer la prochaine élection présidentielle. Ce n’est ni un parti ni un mouvement ni une fédération politique. Il n’y aura aucun adhérent direct, juste un fichier de sympathisants. Cela devrait être l’étiquette politique de leurs candidats aux élections législatives de 2022. Ce montage ne fonctionnera sans doute pas sur le terrain. La discorde entre ces groupes existe déjà et elle sera exacerbée par les doutes sur l’obtention d’une majorité macroniste en 2022 à l’Assemblée Nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les élus qui ont rejoint Macron et trahit la droite devront être sanctionnés dans les urnes lors des prochaines échéances quel que soit le résultat de l’élection présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme que la politique menée par Macron n’a jamais été une politique de droite. Aucune réforme importante n’a été menée à terme. Son gouvernement n’a pas défendu les intérêts de la France. Plus grave encore, les sujets majeurs n’ont pas été abordés comme il aurait fallu le faire, à commencer par la sécurité, l’immigration, le développement économique national, l’emploi, la famille, l’éducation, la Nation et l’identité nationale.


  

OUI À L’EUROPE DES NATIONS, NON À L’EUROPE FÉDÉRALE

Télécharger la communication du MIL du 13 décembre 2021

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Repère : Valérie Pécresse s'est déclarée «pour l'Europe des nations unies et contre l'Europe fédérale». «Je veux en finir avec une Europe passoire pour bâtir une Europe qui contrôle ses frontières». (Discours du 11 décembre 2021).


Macron vient de présenter son programme pour la présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE) qui se tiendra durant le premier semestre 2022. Ce programme rempli de formules attrape-tout comme «relance», «puissance et appartenance» est en fait une opération de communication pour la campagne électorale française. En dehors de thèmes consensuels comme le développement d’acteurs européens du numérique, il propose des objectifs qui relèvent actuellement de la pure fiction et pourrait, tout au plus, conduire à la création de commissions qui n’occuperaient le terrain médiatique que pendant quelques mois.


Fédéraliste : Macron incarne les ambitions d’un projet d’Europe fédérale que l’on doit combattre, quand bien même nous savons cette idéologie est condamnée par les rapports de force entre États ou groupes d’État. Macron souhaite «une Europe puissante dans le monde, pleinement souveraine». Il oublie que l’Union européenne n’est en aucun cas une nation et que la notion de souveraineté ne s’applique pas à elle.


Défense commune : Macron souhaite avancer vers une «politique de défense commune en matière opérationnelle». Cette formule ne tient pas compte de la différence de vue des nations membres de l’Union. La France est seule puissance nucléaire de l’Union, la seule à avoir une présence internationale, la seule qui a mené et mène encore des opérations militaires extérieures (Opex), la seule à avoir des accords militaires avec des pays étranger. Cette réalité nationale ne peut en aucun cas être partagée.


Élargissement de l’Union : Macron appelle à un réengagement de l’UE dans les Balkans auprès de l’Albanie, de la Bosnie, de la Serbie, du Monténégro, de la Macédoine du Nord et du Kosovo. Il semble ignorer la situation explosive qui existe dans cette région. Au même moment, la république serbe de Bosnie avance vers son indépendance avec la création d’une armée pour assurer son indépendance.


Migrants : Macron parle d’une Europe qui «sache protéger ses frontières» face à l’arrivée de migrants. Cette volonté est totalement irréaliste tant «l’harmonisation de nos règles, en particulier en matière d’asile, d’accompagnement des réfugiés ou des migrants qui sont sur notre sol» qu’il souhaite mettre en œuvre est un échec durable au sein de l’Union européenne. La «mise en place d’un pilotage politique de Schengen» à travers des réunions régulières des ministres européens chargés de ces questions est vouée à l’échec. Aucune avancée n’aura lieu sur le dossier de l’immigration faute d’accord entre les Vingt-Sept sur les flux migratoires. La question ne pourra être traitée qu’au niveau national.


Impôts : Macron souhaite «repenser le cadre budgétaire» de l’Union européenne, afin d’«acter le besoin d’investissements nouveaux». L’augmentation du budget de l’UE signifie la hausse de la contribution française, c’est-à-dire concrètement une nouvelle hausse des impôts des Français.


Histoire d’Europe : Macron veut lancer «un grand travail sur l’histoire de l’Europe» pour l’adapter à son idéologie. Son idée de «forger une histoire et une historiographie de notre Europe» est destinée à gommer les histoires nationales réelles avec en premier lieu celle de la France. S’il existe bien une identité de l’Europe, elle est avant tout culturelle et civilisationnelle et ne se substitue pas à nos identités nationales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce le projet fédéraliste de Macron, car il repose sur une vision purement idéologique d’un «État européen fantôme», sans rapport avec les réalités actuelles de l’Union européenne. Il risque de mettre la France dans une situation difficile vis-à-vis de ses partenaires durant le début de l’année 2022. Macron aura de plus en plus des difficultés à faire avancer les dossiers importants en cours comme la mise en place d’une taxe carbone aux frontières ou la régulation des plates-formes numériques (GAFAM).


  

LA RUSSIE MENACE-T-ELLE LA PAIX ?

Télécharger la communication du MIL du 28 décembre 2021

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Repère : En décembre 2021 a eu lieu la commémoration de la chute de l'Union soviétique (URSS). En effet, il y a trente ans, après des décennies de guerre froide, de guerres chaudes et de menaces permanentes, disparaissait cet empire communiste totalitaire à vocation internationaliste.


Le peuple russe est un acteur européen de premier plan. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a réaffirmé et réaffirme ses liens avec le peuple russe notamment sur le plan des idées, de l’histoire, de l'art, de la littérature, du cinéma. Les pays issus de la décomposition de l’Union soviétique ont eu des destinées très diverses. Les Pays Baltes ont intégré l’Union européenne. L’Arménie, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine ont choisi des régimes démocratiques, même si cette transition est encore difficile. Cet anniversaire est l’occasion de faire un point sur la situation présente.


Le régime totalitaire communiste a évolué avec une certaine libéralisation (en particulier vis-à-vis de l’Église orthodoxe) pour arriver aujourd’hui à un régime autoritaire. Ce régime n’est plus communiste (contrairement au régime chinois) mais il apparait néanmoins de plus en plus dangereux pour la paix en Europe. La Russie connait de fortes difficultés économiques, en dépit d’un potentiel de développement très important, qui entrainent une contestation explicite, ou implicite, montante. Pour y faire face, la réponse des autorités consiste à revenir à un rêve hégémonique de reconstitution de l’Empire russe.


Ce rêve a été très clairement exprimé publiquement par le président Poutine récemment. Il vise l’absorption de la Biélorussie par la Russie (protection russe de la dictature biélorusse) et la conquête de l’Ukraine (en suspens). La course aux nouveaux armements, engagée par la Russie, absorbe une part importante du budget du pays. Elle doit être prise sérieusement en compte. Par exemple, la destruction d'un satellite russe inopérant par un missile illustre le risque majeur encouru au niveau de la mise en cause de toutes les technologies dépendant des informations satellitaires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la politique expansionniste russe qui menace l'Ukraine (occupation de la Crimée, engagement de troupes russes dans le Donbass). La situation a évolué progressivement pour aboutir en cette fin 2021 à une tension extrême et concrètement à un risque de guerre. La concentration de forces militaires russes à la frontière avec l’Ukraine est un fait rendant possible une invasion militaire de grande ampleur. La France doit contribuer à consolider la souveraineté l'Ukraine par tous les moyens diplomatiques dont elle dispose. Macron a échoué à faire progresser les négociations dans lesquelles la France était impliquée. Une invasion russe de l'Ukraine sonnerait la fin de la paix en Europe pour une longue période.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la France réaffirme clairement sa solidarité avec la Pologne, les trois Pays baltes et la Finlande, pays de l’Union Européenne, dans le cadre de ses engagements, par une présence militaire effective, si nécessaire, dans ces pays. La tentative d’invasion migratoire de masse conduite par la Biélorussie, avec le soutien russe, contre la Pologne et l’UE illustre la détermination russe à faire une guerre moderne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la confrontation militaire directe existante, en Afrique, entre la France et la Russie. Cette dernière agit au travers d'une organisation de mercenaires russes (pseudo «armée privée» russe). Elle est présente en Centrafrique (RCA) et, potentiellement, au Mali.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) témoigne de sa solidarité avec tous les russes attachés aux libertés publiques. La Fédération de Russie impose par la force à l’intérieur et à l'extérieur (vis-à-vis des dissidents) un régime autoritaire. Les libertés, auxquelles nous sommes attachés, n'y sont pas respectées. Le durcissement autoritaire débouchant sur une répression, tous azimuts, vis-à-vis des personnes et des organisations indépendantes (Par exemple l’ONG Mémorial est menacée de liquidation).


Par ailleurs, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les ingérences politiques russes en France sous toutes leurs formes (médias russes officiels en français, promotion de politiques français dans des entreprises russes, de financements directs ou indirects d'acteurs politiques français). Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne sans réserve tous les responsables politiques, de droite comme de gauche, liés aux intérêts russes (par le biais de société, de postes ou de financements), qui défendent aujourd'hui, directement ou indirectement, les intérêts russes contre les intérêts français.


  

Les campagnes militantes du MIL en 2022.

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POUR BATTRE MACRON EN 2022, IL FAUT AUSSI AVOIR RECOURS AUX MILITANTS ET À L’ACTION MILITANTE

Télécharger la communication du MIL du 10 janvier 2022

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Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate le succès de la primaire de la droite et du centre avec le choix de Valérie Pécresse ainsi que la mise en ordre de bataille du parti «Les Républicains». Mais la victoire aux échéances électorales de 2022 n’est pas assurée automatiquement. Un affrontement politique difficile avec les autres candidats va s’engager pour remporter l’élection présidentielle de 2022. Il ne faut en aucun cas se laisser bercer par les sondages d’opinion actuels mais se préparer à un match serré dont personne ne connait l’issue et qui sera présent au deuxième tour de la présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable (Facebook, Twitter, réseaux sociaux, etc.), mais qu’elle n’est pas suffisante. Elle ne constitue qu’un étage dans la construction d’une communication politique, comme le programme en est un autre. Il faut aussi notamment être en mesure de mobiliser des militants bénévoles pour assurer une présence physique sur le terrain pour des tractages, des boîtages, l’organisation et la gestion pratique des réunions, des affichages, du porte-à-porte. Il faut que les militants se mobilisent pour faire voter leurs entourages, leurs amis, leurs relations de travail ou leurs clients, s’ils en ont.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) persiste à penser que la communication politique repose d’abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur expression par un(e) orateur(trice) de talent ; d’abord au niveau national, puis au niveau local, pour donner confiance aux citoyens et les convaincre de voter. Il faut dire ce qui va être fait et faire ce qu’on a dit, contrairement à ce qui a été constaté dans un passé récent.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L), dont l’insigne représentant une croix de Lorraine, apportera à la future campagne politique présidentielle la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s’agit d’actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci.

Cette position a toujours été défendue dès novembre 2013 où le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France».


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès le début 2022, il conviendra d’assurer la totale activation d’une organisation militante efficace pour les campagnes de la présidentielle et des législatives, et notamment pour affirmer une vision d’inspiration gaulliste, pour témoigner d’une totale opposition à Macron et sa gauche sociale-démocrate. Il faut une opposition franche pour remporter les échéances à venir. Il faut un affrontement gauche-droite clair.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera en priorité une campagne contre Macron et les candidats des gauches tout en participant, si les conditions sont réunies, à l’organisation sur le terrain de campagnes d’information ainsi que la gestion de réunions publiques. Les conditions d’une véritable alternance politique sont en voie d’être construites.


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) lance plusieurs campagnes militantes en ce début 2022.


  

L’AMIRAL PHILIPPE DE GAULLE A FÊTÉ SES 100 ANS

Télécharger la communication du MIL du 3 janvier 2022

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L’amiral Philippe de Gaulle a fêté le 28 décembre 2021 son 100ème anniversaire. Fils de Charles et d’Yvonne de Gaulle, Philippe de Gaulle, a grandi dans une famille attachée à la France.

A 18 ans, l’éclatement de la guerre le surprend au milieu de la préparation du concours de l’école Navale. Il rejoint son père, Charles de Gaulle, en bateau dès le 19 juin 1940, à Londres.


Philippe de Gaulle rejoint les Forces françaises libres.

Il participe notamment à la Bataille d’Angleterre puis suit les cours de l’École Navale. Il devient cadet en octobre 1941. En 1942, il est promu aspirant de marine et participe à la bataille de l’Atlantique sur la corvette «Roselys». De septembre 1942 à septembre 1943, il intègre la 23e Flottille FNFL et effectue de nombreuses patrouilles dans la Manche qui débouchent sur trois affrontements avec l’ennemi. En février 1943, il est nommé enseigne de vaisseau et participe à bord de la frégate «La Découverte» à des missions d’escorte dans l’Atlantique Nord.

Puis il dirige un peloton de fusiliers-marins au sein de la 2ème Division Blindée du général Leclerc. Il combat durant la campagne d’Alsace de l’hiver 1944-1945 et termine la guerre contre l’Allemagne avec la prise du nid d’Aigle du Führer, à Berchtesgaden.


Malgré ses six blessures et son engagement héroïque, Philippe de Gaulle n’a reçu de son père aucune faveur, aucun bénéfice, aucun avantage. Si son père n’avait pas voulu être accusé de privilégier son fils, il aurait pu être, sans aucun doute, le dernier Compagnon de la Libération.


Après la guerre, Philippe de Gaulle poursuit sa carrière militaire

Il choisit l’aéronavale. Il est Lieutenant de vaisseau en 1948, capitaine de corvette en 1956, contre-amiral en 1971. Il a commandé l’un des plus prestigieux bâtiments de la marine nationale, la frégate Suffren. Amiral en 1980, il est inspecteur général de la Marine avant d’être admis à la retraite en 1982.


Son engagement militaire a été suivi d’un engagement politique.

Il a été membre du bureau politique du RPR pendant vingt ans. Elu sénateur RPR de Paris le 28 septembre 1986, il est rapporteur du budget de la Défense en 1989. Il siège comme sénateur de Paris durant deux mandats (1986-2004). Dans le groupe du Rassemblement pour la République (RPR) de 1986 à 2002 puis de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) de 2002 à 2004). Il est membre du Comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) et il a toujours été à jour de ses cotisations comme adhérent.


Enfin, Philippe de Gaulle a réalisé un important travail historique.

Il contribue à l'édition des 13 volumes des «Lettres, notes et carnets» de son père (entre 1980 et 1997). Il publie deux livres d’entretiens sur de Gaulle et il rédige ses «Mémoires accessoires» en 1997 et 2000. Il a mis une dernière main à la nouvelle édition de ses Mémoires réunis en un seul volume et dont la parution est prévue pour le 13 janvier 2022.


En 2019, il a reçu un hommage particulier au Palais-Bourbon en souvenir du 25 août 1944 : âgé de 22 ans, il commande alors un peloton d’un régiment blindé de fusiliers-marins de la 2ème DB, il est allé, seul et à la demande de son père, négocier la reddition des Allemands retranchés dans l’Assemblée nationale.

  

BILAN DE MACRON : DES PAROLES MAIS PAS DE RÉSULTATS

Télécharger la communication du MIL du 5 janvier 2022

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Macron s’efforce de faire l'éloge de son bilan depuis novembre 2021. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse le discours du Président, futur candidat, sur la forme comme sur le fond.

Sur la forme, Macron fait la publicité de son bilan pour contrer les attaques qui se multiplient à l’heure de la fin de son quinquennat, en mobilisant les fonds publics et les ministres pour de la communication institutionnelle qui n’est, en réalité, qu’électorale.


Macron n’a pas annoncé sa candidature à un deuxième mandat mais cela apparait implicite et les citoyens le savent bien. Son quinquennat s’achève dans une crise mondiale, sanitaire et économique, qui a démarré en mars 2020. Mais ces événements ne doivent pas être retenus par les électeurs pour excuser les défaillances sur l’ensemble de son mandat.  


Sur le fond, Macron a certes mené quelques actions (baisse de la fiscalité sur l’investissement, réforme du droit du travail, réforme de la SNCF ou réforme de l’assurance-chômage), mais elles sont très discutables. Son bilan reste mince. Il a abandonné plusieurs projets, dont la réforme des retraites (mesure indispensable pour l’avenir du régime). Macron n’a pas compris les Français et leurs préoccupations.


Macron a réduit les ressources des retraités. Deux retraités sur trois ont été appauvris à cause de la hausse de la CSG, de la désindexation des pensions de retraites et de l’augmentation générale de tous les services et des biens (eau, électricité, gaz, fuel, nourriture…).


Macron a poursuivi une politique qui pénalise les familles avec la baisse du montant de la Prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE), la baisse du plafond de la PAJE et de la prime de naissance, la désindexation des prestations familiales et le refus de rétablir l’universalité des allocations familiales et le plafonnement du quotient familial.


Macron a acté l’abandon de l’aménagement du territoire et d’une politique pour la ruralité, avec des mesures acharnées contre les automobilistes, des fermetures de classes dans les petites communes, la baisse des ressources des mairies par les décisions fiscales, etc. Les territoires d’Outre-mer ont été délaissés.


Les forces de l’ordre n’ont pas reçu le soutien nécessaire, en réponse aux attaques dont elles font l’objet. Macron a repris les mots de l’extrême gauche en employant le terme de «violences policières» pour désigner d’éventuelles bavures individuelles.


La délinquance a explosé. La Justice est trop lente à se prononcer. Les peines restent dérisoires et sont mal exécutées. Les nouvelles places de prison sont trop peu nombreuses (4.000 au lieu de 15.000 promises) et la surpopulation carcérale intenable. Des milliers de détenus ont été libérés durant la crise sanitaire, sans réel motif.


La progression de l’islamisme politique radical se poursuit avec une absence de réaction significative vis-à-vis de pôles connus ; des terroristes sont libérés et les djihadistes étrangers ne sont pas expulsés...


En l’absence d’une politique sérieuse, la France a atteint un record d’immigration, dont des «mineurs non accompagnés» présents sur son sol. Les demandes d’asile se multiplient. Le nombre d’expulsions suite à un refus du droit d’asile est ridicule : 88% des obligations de quitter le territoire français (OQTF) ne sont pas exécutées…


Sur le plan économique, Macron a conduit une croissance exceptionnelle du déficit et une explosion de la dette de la France. Cette évolution est liée, d’une part, à l’augmentation des dépenses publiques ordinaires (Macron a abandonné l’objectif de suppression de 120.000 postes de fonctionnaires) et, d’autre part, à des dépenses exceptionnelles en réponse à la crise sanitaire. Certaines mesures s’imposaient, mais l’absence du contrôle nécessaire des aides a généré des fraudes beaucoup trop nombreuses. Le «quoi qu’il en coûte» face à la crise sanitaire aurait pu être géré avec sérieux et ne pas constituer une fuite en avant, sans limite.


Le taux d’imposition en France est supérieur à la moyenne de la zone euro. De fortes hausses ont concerné des taxes sur les carburants et le chauffage (gaz, fioul, gasoil, essence).


Les classes moyennes sont les grandes perdantes de la politique fiscale du gouvernement.

Enfin, le déficit commercial a augmenté ; cette évolution traduit la désindustrialisation et la sous-compétitivité de notre économie. Les propos de Macron sur le développement industriel sont purement mensongers. Ce secteur continue à se réduire de manière dramatique.


La gestion de la crise sanitaire par Macron donnera lieu à une Communication ultérieure.

  

MACRON EST TOUJOURS DE GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 17 janvier 2022

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Les articles et polémiques sur les rêves d'«union de la gauche» semblent ignorer sur la réalité des faits. Beaucoup d’électeurs de gauche ne votent plus pour le PS (et sa candidate) car ils votent Macron. Depuis 2017, la gauche sociale-démocrate, anciennement incarnée par Dominique Strauss-Kahn, apporte tout son soutien à Macron. C’est ce qui explique que lors de l’élection présidentielle de 2017, Benoit Hamon soit tombé à 6% et que les sondages actuels positionnent Anne Hidalgo a moins de 5%, c'est à dire sans le remboursement des frais de campagne pour le PS. Enfin, aux législatives de 2017, une centaine de députés, élus précédemment sous l’étiquette du Parti socialiste, ont rejoint Macron et se sont présenté sous l'étiquette «En marche». Les anciens PS se sont d’ailleurs assurés, en 2021, le contrôle complet de La République En Marche (LREM).


La gauche sociale-démocrate n’est pas marxiste. C’est pourquoi elle dispose à la fois du soutien d’organisations patronales et de grands patrons et de celui d’électeurs de gauche. Les mesures prises par Macron durant la crise sanitaire ont pleinement illustré cette dualité. Son programme 2022 restera sur cette ligne.


En 2022, la répartition des forces à gauche demeure proche de celle de 2017 à quelques exceptions près. Par exemple, le PCF est présent et ne soutient plus Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a perdu sa dynamique et ne devrait pas dépasser le seuil des 10% des suffrages. Montebourg restera un candidat marginal, s’il se maintient. La panique que ressent la nébuleuse des sympathisants de la gauche en constatant l'absence d'un candidat unique, ou majeur, fait l'impasse sur la réalité de la partie de son électorat qui soutient Macron. Quatre pôles de gauche bien différents coexistent.


-Le pôle des sociaux-démocrates incarné par Macron. Il devrait être soutenu par la coordination «Ensemble citoyens !», encore fantomatique, rassemblant LREM, Territoire de progrès (ex PS), En commun (écolo socialiste), Parti radical, MoDem. «Ensemble citoyens !» vise principalement la présentation de candidats aux législatives de 2022.


-Le pôle écolo-socialiste divisé entre Anne Hidalgo (PS) et Yannick Jadot (EELV) (bloqué dans son parti politique par une forte minorité d’ultra gauche).


-L’extrême gauche incarnée parallèlement par Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Fabien Roussel (PCF).


-Les trotskistes représentés par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et Lutte ouvrière (LO).

La récente candidature à la présidentielle de Christiane Taubira, soutenue par les organisateurs de la «Primaire populaire citoyenne», devrait encore accroître la confusion.


La convergence de ces courants de gauche est impossible au premier tour dans la mesure où ils ont des positions conflictuelles sur de très nombreux sujets (Union européenne, énergie nucléaire, politique fiscale, par exemple). Macron a réussi à s'attacher le centre gauche ainsi qu'une frange de centre droit. La présence d’une quinzaine d’anciens élus de droite auprès de Macron sert à la manœuvre.


Pour le premier tour, Macron va chercher à fidéliser des votants du centre, voire de droite. Ainsi, le programme présidentiel de Macron, qui se dessine peu à peu jour après jour, évoque des thèmes choisis à cet effet, notamment les investissements industriels, le projet de loi visant à rétablir la sécurité sur le quinquennat, la réforme des retraites. Ces éléments visent à convaincre des «modérés» incapables de constater que Macron n’a presque rien fait sur ces sujets en cinq ans.


Au second tour, Macron devra récupérer tous les électeurs de gauche. Il fera alors évoluer son discours et mettra en avant des éléments de son bilan (revalorisation des minima sociaux, Loi en faveur de la PMA pour les couples de femmes, dédoublement de certaines classes de CP et de CE1, repentance sur la guerre d’Algérie) et des propositions sociales, comme la fusion de toutes les aides sociales existantes (RSA, APL) au sein d’un Revenu Universel d’Activité (RUA), une politique pro enseignants. Ce retournement dans les objectifs devra être géré en deux semaines pour remporter l’élection présidentielle.


Pour le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), l’enjeu de la campagne consiste à convaincre l'électorat de la nature de gauche de la ligne politique, passée et à venir, de Macron. Celle-ci cumule des risques et des questions non traitées : immigration, sécurité, identité, famille, croissance, plein emploi.

  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 430 Janvier-Février 2022 

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LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


L'AMIRAL PHILIPPE DE GAULLE A FÊTÉ SES 100 ANS


Communication du MIL du 3 janvier 2022


L'amiral Philippe de Gaulle a fêté le 28 décembre 2021 son 100ème anniversaire. Fils de Charles et d'Yvonne de Gaulle, Philippe de Gaulle, a grandi dans une famille attachée à la France.


A 18 ans, l'éclatement de la guerre le surprend au milieu de la préparation du concours de l'école Navale. Il rejoint son père, Charles de Gaulle, en bateau dès le 19 juin 1940, à Londres.


Philippe de Gaulle rejoint les Forces françaises libres.


Il participe notamment à la Bataille d'Angleterre puis suit les cours de l'École Navale. Il devient cadet en octobre 1941. En 1942, il est promu aspirant de marine et participe à la bataille de l'Atlantique sur la corvette «Roselys». De septembre 1942 à septembre 1943, il intègre la 23e Flottille FNFL et effectue de nombreuses patrouilles dans la Manche qui débouchent sur trois affrontements avec l'ennemi. En février 1943, il est nommé enseigne de vaisseau et participe à bord de la frégate «La Découverte» à des missions d'escorte dans l'Atlantique Nord.


Puis il dirige un peloton de fusiliers-marins au sein de la 2ème Division Blindée du général Leclerc. Il combat durant la campagne d'Alsace de l'hiver 1944-1945 et termine la guerre contre l'Allemagne avec la prise du nid d'Aigle du Führer, à Berchtesgaden.


Malgré ses six blessures et son engagement héroïque, Philippe de Gaulle n'a reçu de son père aucune faveur, aucun bénéfice, aucun avantage. Si son père n'avait pas voulu être accusé de privilégier son fils, il aurait pu être, sans aucun doute, le dernier Compagnon de la Libération.


Après la guerre, Philippe de Gaulle poursuit sa carrière militaire.


Il choisit l'aéronavale. Il est Lieutenant de vaisseau en 1948, capitaine de corvette en 1956, contre-amiral en 1971. Il a commandé l'un des plus prestigieux bâtiments de la marine nationale, la frégate Suffren. Amiral en 1980, il est inspecteur général de la Marine avant d'être admis à la retraite en 1982.


Son engagement militaire a été suivi d'un engagement politique.


Il a été membre du bureau politique du RPR pendant vingt ans. Elu sénateur RPR de Paris le 28 septembre 1986, il est rapporteur du budget de la Défense en 1989. Il siège comme sénateur de Paris durant deux mandats (1986-2004). Dans le groupe du Rassemblement pour la République (RPR) de 1986 à 2002 puis de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) de 2002 à 2004). Il est membre du Comité d'honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) et il a toujours été à jour de ses cotisations comme adhérent.


Enfin, Philippe de Gaulle a réalisé un important travail historique.


Il contribue à l'édition des 13 volumes des «Lettres, notes et carnets» de son père (entre 1980 et 1997). Il publie deux livres d'entretiens sur de Gaulle et il rédige ses «Mémoires accessoires» en 1997 et 2000. Il a mis une dernière main à la nouvelle édition de ses Mémoires réunis en un seul volume et dont la parution est prévue pour le 13 janvier 2022.


En 2019, il a reçu un hommage particulier au Palais-Bourbon en souvenir du 25 août 1944 : âgé de 22 ans, il commande alors un peloton d'un régiment blindé de fusiliers-marins de la 2ème DB, il est allé, seul et à la demande de son père, négocier la reddition des Allemands retranchés dans l'Assemblée nationale.



LA RUSSIE MENACE-T-ELLE LA PAIX ?


Communication du MIL du 28 décembre 2021


Repère : En décembre 2021 a eu lieu la commémoration de la chute de l'Union soviétique (URSS). En effet, il y a trente ans, après des décennies de guerre froide, de guerres chaudes et de menaces permanentes, disparaissait cet empire communiste totalitaire à vocation internationaliste.


Le peuple russe est un acteur européen de premier plan. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a réaffirmé et réaffirme ses liens avec le peuple russe notamment sur le plan des idées, de l'histoire, de l'art, de la littérature, du cinéma. Les pays issus de la décomposition de l'Union soviétique ont eu des destinées très diverses. Les Pays Baltes ont intégré l'Union européenne. L'Arménie, la Géorgie, la Moldavie et l'Ukraine ont choisi des régimes démocratiques, même si cette transition est encore difficile. Cet anniversaire est l'occasion de faire un point sur la situation présente.


Le régime totalitaire communiste a évolué avec une certaine libéralisation (en particulier vis-à-vis de l'Église orthodoxe) pour arriver aujourd'hui à un régime autoritaire. Ce régime n'est plus communiste (contrairement au régime chinois) mais il apparait néanmoins de plus en plus dangereux pour la paix en Europe. La Russie connait de fortes difficultés économiques, en dépit d'un potentiel de développement très important, qui entrainent une contestation explicite, ou implicite, montante. Pour y faire face, la réponse des autorités consiste à revenir à un rêve hégémonique de reconstitution de l'Empire russe.


Ce rêve a été très clairement exprimé publiquement par le président Poutine récemment. Il vise l'absorption de la Biélorussie par la Russie (protection russe de la dictature biélorusse) et la conquête de l'Ukraine (en suspens). La course aux nouveaux armements, engagée par la Russie, absorbe une part importante du budget du pays. Elle doit être prise sérieusement en compte. Par exemple, la destruction d'un satellite russe inopérant par un missile illustre le risque majeur encouru au niveau de la mise en cause de toutes les technologies dépendant des informations satellitaires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la politique expansionniste russe qui menace l'Ukraine (occupation de la Crimée, engagement de troupes russes dans le Donbass). La situation a évolué progressivement pour aboutir en cette fin 2021 à une tension extrême et concrètement à un risque de guerre. La concentration de forces militaires russes à la frontière avec l'Ukraine est un fait rendant possible une invasion militaire de grande ampleur. La France doit contribuer à consolider la souveraineté l'Ukraine par tous les moyens diplomatiques dont elle dispose. Macron a échoué à faire progresser les négociations dans lesquelles la France était impliquée. Une invasion russe de l'Ukraine sonnerait la fin de la paix en Europe pour une longue période.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la France réaffirme clairement sa solidarité avec la Pologne, les trois Pays baltes et la Finlande, pays de l'Union Européenne, dans le cadre de ses engagements, par une présence militaire effective, si nécessaire, dans ces pays. La tentative d'invasion migratoire de masse conduite par la Biélorussie, avec le soutien russe, contre la Pologne et l'UE illustre la détermination russe à faire une guerre moderne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la confrontation militaire directe existante, en Afrique, entre la France et la Russie. Cette dernière agit au travers d'une organisation de mercenaires russes (pseudo «armée privée» russe). Elle est présente en Centrafrique (RCA) et, potentiellement, au Mali.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) témoigne de sa solidarité avec tous les russes attachés aux libertés publiques. La Fédération de Russie impose par la force à l'intérieur et à l'extérieur (vis-à-vis des dissidents) un régime autoritaire. Les libertés, auxquelles nous sommes attachés, n'y sont pas respectées. Le durcissement autoritaire débouchant sur une répression, tous azimuts, vis-à-vis des personnes et des organisations indépendantes (Par exemple l'ONG Mémorial est menacée de liquidation).


Par ailleurs, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les ingérences politiques russes en France sous toutes leurs formes (médias russes officiels en français, promotion de politiques français dans des entreprises russes, de financements directs ou indirects d'acteurs politiques français). Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne sans réserve tous les responsables politiques, de droite comme de gauche, liés aux intérêts russes (par le biais de société, de postes ou de financements), qui défendent aujourd'hui, directement ou indirectement, les intérêts russes contre les intérêts français.



BILAN DE MACRON : DES PAROLES MAIS PAS DE RÉSULTATS


Communication du MIL du 5 janvier 2022


Macron s'efforce de faire l'éloge de son bilan depuis novembre 2021. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse le discours du Président, futur candidat, sur la forme comme sur le fond.

Sur la forme, Macron fait la publicité de son bilan pour contrer les attaques qui se multiplient à l'heure de la fin de son quinquennat, en mobilisant les fonds publics et les ministres pour de la communication institutionnelle qui n'est, en réalité, qu'électorale.


Macron n'a pas annoncé sa candidature à un deuxième mandat mais cela apparait implicite et les citoyens le savent bien. Son quinquennat s'achève dans une crise mondiale, sanitaire et économique, qui a démarré en mars 2020. Mais ces événements ne doivent pas être retenus par les électeurs pour excuser les défaillances sur l'ensemble de son mandat.  


Sur le fond, Macron a certes mené quelques actions (baisse de la fiscalité sur l'investissement, réforme du droit du travail, réforme de la SNCF ou réforme de l'assurance-chômage), mais elles sont très discutables. Son bilan reste mince. Il a abandonné plusieurs projets, dont la réforme des retraites (mesure indispensable pour l'avenir du régime). Macron n'a pas compris les Français et leurs préoccupations.


Macron a réduit les ressources des retraités. Deux retraités sur trois ont été appauvris à cause de la hausse de la CSG, de la désindexation des pensions de retraites et de l'augmentation générale de tous les services et des biens (eau, électricité, gaz, fuel, nourriture…).


Macron a poursuivi une politique qui pénalise les familles avec la baisse du montant de la Prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE), la baisse du plafond de la PAJE et de la prime de naissance, la désindexation des prestations familiales et le refus de rétablir l'universalité des allocations familiales et le plafonnement du quotient familial.


Macron a acté l'abandon de l'aménagement du territoire et d'une politique pour la ruralité, avec des mesures acharnées contre les automobilistes, des fermetures de classes dans les petites communes, la baisse des ressources des mairies par les décisions fiscales, etc. Les territoires d'Outre-mer ont été délaissés.


Les forces de l'ordre n'ont pas reçu le soutien nécessaire, en réponse aux attaques dont elles font l'objet. Macron a repris les mots de l'extrême gauche en employant le terme de «violences policières» pour désigner d'éventuelles bavures individuelles.


La délinquance a explosé. La Justice est trop lente à se prononcer. Les peines restent dérisoires et sont mal exécutées. Les nouvelles places de prison sont trop peu nombreuses (4.000 au lieu de 15.000 promises) et la surpopulation carcérale intenable. Des milliers de détenus ont été libérés durant la crise sanitaire, sans réel motif.


La progression de l'islamisme politique radical se poursuit avec une absence de réaction significative vis-à-vis de pôles connus ; des terroristes sont libérés et les djihadistes étrangers ne sont pas expulsés...


En l'absence d'une politique sérieuse, la France a atteint un record d'immigration, dont des «mineurs non accompagnés» présents sur son sol. Les demandes d'asile se multiplient. Le nombre d'expulsions suite à un refus du droit d'asile est ridicule : 88% des obligations de quitter le territoire français (OQTF) ne sont pas exécutées…


Sur le plan économique, Macron a conduit une croissance exceptionnelle du déficit et une explosion de la dette de la France. Cette évolution est liée, d'une part, à l'augmentation des dépenses publiques ordinaires (Macron a abandonné l'objectif de suppression de 120.000 postes de fonctionnaires) et, d'autre part, à des dépenses exceptionnelles en réponse à la crise sanitaire. Certaines mesures s'imposaient, mais l'absence du contrôle nécessaire des aides a généré des fraudes beaucoup trop nombreuses. Le «quoi qu'il en coûte» face à la crise sanitaire aurait pu être géré avec sérieux et ne pas constituer une fuite en avant, sans limite.


Le taux d'imposition en France est supérieur à la moyenne de la zone euro. De fortes hausses ont concerné des taxes sur les carburants et le chauffage (gaz, fioul, gasoil, essence).


Les classes moyennes sont les grandes perdantes de la politique fiscale du gouvernement.

Enfin, le déficit commercial a augmenté ; cette évolution traduit la désindustrialisation et la sous-compétitivité de notre économie. Les propos de Macron sur le développement industriel sont purement mensongers. Ce secteur continue à se réduire de manière dramatique.


La gestion de la crise sanitaire par Macron donnera lieu à une Communication ultérieure.



POUR BATTRE MACRON EN 2022, IL FAUT AUSSI AVOIR RECOURS AUX MILITANTS ET À L'ACTION MILITANTE


Communication du MIL du 10 janvier 2022


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate le succès de la primaire de la droite et du centre avec le choix de Valérie Pécresse ainsi que la mise en ordre de bataille du parti «Les Républicains». Mais la victoire aux échéances électorales de 2022 n'est pas assurée automatiquement. Un affrontement politique difficile avec les autres candidats va s'engager pour remporter l'élection présidentielle de 2022. Il ne faut en aucun cas se laisser bercer par les sondages d'opinion actuels mais se préparer à un match serré dont personne ne connait l'issue et qui sera présent au deuxième tour de la présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable (Facebook, Twitter, réseaux sociaux, etc.), mais qu'elle n'est pas suffisante. Elle ne constitue qu'un étage dans la construction d'une communication politique, comme le programme en est un autre. Il faut aussi notamment être en mesure de mobiliser des militants bénévoles pour assurer une présence physique sur le terrain pour des tractages, des boîtages, l'organisation et la gestion pratique des réunions, des affichages, du porte-à-porte. Il faut que les militants se mobilisent pour faire voter leurs entourages, leurs amis, leurs relations de travail ou leurs clients, s'ils en ont.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) persiste à penser que la communication politique repose d'abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur expression par un(e) orateur(trice) de talent ; d'abord au niveau national, puis au niveau local, pour donner confiance aux citoyens et les convaincre de voter. Il faut dire ce qui va être fait et faire ce qu'on a dit, contrairement à ce qui a été constaté dans un passé récent.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L), dont l'insigne représentant une croix de Lorraine, apportera à la future campagne politique présidentielle la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s'agit d'actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci.


Cette position a toujours été défendue dès novembre 2013 où le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France».


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès le début 2022, il conviendra d'assurer la totale activation d'une organisation militante efficace pour les campagnes de la présidentielle et des législatives, et notamment pour affirmer une vision d'inspiration gaulliste, pour témoigner d'une totale opposition à Macron et sa gauche sociale-démocrate. Il faut une opposition franche pour remporter les échéances à venir. Il faut un affrontement gauche-droite clair.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera en priorité une campagne contre Macron et les candidats des gauches tout en participant, si les conditions sont réunies, à l'organisation sur le terrain de campagnes d'information ainsi que la gestion de réunions publiques. Les conditions d'une véritable alternance politique sont en voie d'être construites.


C'est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) lance plusieurs campagnes militantes en ce début 2022.

  

EXPLOSION DE LA CONSOMMATION DES DROGUES EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 22 janvier 2022

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La lutte contre le trafic de stupéfiants constitue à la fois un enjeu de santé publique mais également de sécurité nationale et internationale. En effet, cette activité criminelle enrichit le  narco-banditisme mais conduit, aussi, à une explosion d’autres formes de délinquance comme la prostitution, les vols et la revente de produits volés, notamment les téléphones portables. Par ailleurs, la France tout en étant un lieu de destination pour les substances illicites (cannabis, cocaïne, héroïne et drogues de synthèse) est, de part sa position géographique, une importante zone de transit en Europe.


LE TRAFIC DE DROGUE SE DÉVELOPPE. En ce qui concerne les drogues consommées en France, la résine de cannabis provient essentiellement du Maroc et nous arrive via l’Espagne. La cocaïne, produite en Colombie, transite par les Antilles Françaises et la Guyane. L’héroïne vient d’Afghanistan et entre en Europe par les Balkans (Turquie, Grèce, Albanie) puis en France par les Pays-Bas et la Belgique. Les drogues de synthèse (MDMA/ecstasy, amphétamines) proviennent principalement des Pays-Bas.


LA CONSOMMATION AUGMENTE EXPONENTIELLEMENT, en particulier l’usage régulier de cannabis, de cocaïne, d’ecstasy et d'amphétamines. La consommation de LSD, d'héroïne et de crack restant quand à elle plus basse. Selon le rapport mondial 2021 de l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), le nombre d’usagers de drogues a crû de 22% ces dix dernières années. Et le poids économique de la consommation de ces produits stupéfiants poursuit sa progression. Une étude de l’Insee indique que la vente de drogue (cannabis, cocaïne, héroïne, crack et drogues de synthèses) a plus que doublé entre 2009 (2,08 milliards d'euros) et 2020 (4,2 milliards).  On constate aujourd'hui une très forte augmentation du nombre de toxicomanes et d’usagers occasionnels ainsi que le développement d’une offre de plus en plus diversifiée.


LA DISTRIBUTION DE DROGUE PROGRESSE. La présence en France d'environ 4.000 «lieux de vente de produits stupéfiants installés sur la voie publique où la présence des dealers est quotidienne» est reconnue par le ministère de l’Intérieur. La montée de la violence autour de ces lieux de deal est importante et fait de nombreuses victimes, en particulier dans les quartiers populaires. Des opérations de démantèlement de ces points de deals sont menées, mais à un rythme très lent et, en définitive, sans réellement affecter les réseaux de distribution. Les points de distribution de drogue se reconstituant ailleurs en très peu de temps. En outre, pendant la pandémie Covid au cours de laquelle des mesures de restriction des déplacements ont été prises, les trafiquants ont montré leur capacité à s’adapter rapidement aux changements d’environnement et de circonstances. L’augmentation des ventes sur Internet avec des livraisons à domicile a fait évoluer les schémas de distribution et d’usage de drogue à l’échelle mondiale.


LA LUTTE CONTRE LA DROGUE PIÉTINE. En France, de nombreuses opérations ont été menées en 2021 contre le trafic de stupéfiants permettant l’arrestation de milliers de trafiquants, la saisie d'avoir criminels et la confiscation d'importantes quantités de drogue (tonnes de cannabis, kilos d’héroïne). Mais ces résultats sont très insuffisants car seul un tout petit pourcentage du trafic est intercepté et que la quasi-totalité des différentes drogues continue à inonder notre pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l’échec du plan de lutte contre les stupéfiants («plan stup’»), mis en place en 2019, en dépit d’objectifs de bon sens et de fonctionnaires de police performants. La généralisation depuis le 1er septembre 2020 de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour sanctionner les consommateurs est totalement inefficace. Seule une répression plus forte des consommateurs et une vraie chasse aux dealers feront baisser la consommation de drogue en France et mettront ainsi à mal cette économie souterraine qui permet par exemple aux dealers de payer jusqu’à 40.000 euros de taxe lors de l’achat d'une voiture de luxe. L’État a les noms, il lui manque la volonté politique. Seules 140.000 amendes auraient été dressées en 2021, une goutte d'eau par rapport à la réalité.


 Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il faut d’abord donner plus de moyens matériels et juridiques aux forces de l’ordre (police nationale, polices municipales, gendarmerie, douanes…) et à la justice afin que la lutte contre la drogue devienne une priorité de l’État. Parallèlement, il faut développer les mesures de prévention et celles de prise en charge des toxicomanes (produits de substitution, sevrage) permettant à terme une véritable réinsertion sociale pour les victimes de la drogue.

 Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition aux mesures de dépénalisation ou de légalisation de la drogue proposées par Jadot et Mélenchon et aussi souhaitées par certains élus qui semblent avoir perdu le sens des réalités de notre pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme qu’il faut sanctionner les dealers mais aussi les consommateurs qui contribuent à l'existence de ce trafic destructeur de vies et de familles.