information


paiement_renv
paiement_don

VA1987
VA1988
VA1989
VA1990
VA1991
en_construction
en_construction
VA1998
VA1999
VA2000
VA2001
VA2002
VA2003
VA2004
VA2006
VA2007
VA2008
VA2009
VA2010
VA2011
VA2012
VA2013
VA2014
VA2015
VA2016
VA2017
VA2018
VA2019
VA2020
VA2021
VA2022
VA2022
en_construction
CP2006
CP2007
CP2008
CP2009
CP2010
CP2011
CP2012
CP2013
CP2014
CP2015
CP2016


affiches_mil
insignes
information
de_gaulle

foccart
de_boissieu

liens






affichettes
utilisation des affichettes
pourquoi le MIL
comite d'honneur du MIL
le manifeste du MIL
article 4 des statuts
Le MIL s'affiche
CN themes
CN intervenants
CP20150418
CP20150418bio

VA314
DOC-MIL
CP20150629
VA2020
CP20160206
VA2022
VA2021
VA2020
VA2019
VA2018
VA2017
VA2016
VA2015
CP2016
CP2015
CP20170516
CP20170627
CP20180119
CP20180706
CP20190220
CP20190329
CP20190323
CP20190606
VA397

VA433
VA432
CP20191205
CP20200220
CP20200520
CP20200420
CP20200606
VA434
CP20201013
CP20211111
CP20201118
CP20201130
CP20201212
CP20210127
VA2021
CP20210209
CP20210303
CP20210319
CP20210510
CP20210519
CP20210610
CP20210618
CP20210723
CP20210727
CP20211021
CP20211102
CP20211109
CP20211205
CP20211202
CP20211228
VA2022
CP20220110
CP20220103
CP20220105
CP20220117
VA435
CP20220122
CP20220124
CP20220202
VA436
CP20220210
CP20220215
CP20220220
CP20220406
CP20220319
CP20220316
CP20220325
CP20220326
CP20220407
CP20220404
CP20220414
CP20220427
CP20220512
CP20220510
CP20220518

Accès adhérents

Sortir du site

Mise à jour le 19/5/2022


Mouvement Initiative et Liberté

36 rue de Laborde

75008 Paris


Courriel : m.i.l@lemil.org

  

Le MIL a besoin de votre soutien, de vos dons et de votre

 bulletin d'adhésion

Renouveler son adhésion au MIL par CB/Paypal

Faire un don au MIL par CB / Paypal / Virement

m.i.l@lemil.org

SOUSCRIPTION NATIONALE POUR LE MIL

Votre don est vital pour continuer à développer l'action du MIL contre la gauche. Il en va de la survie de la droite civique, gaulliste et patriote.

La France a besoin du MIL :

Pour mener une opposition sans concession face à la gauche

La France a besoin du MIL :

Pour représenter les Français gaullistes de droite sans arrière-pensée électoraliste

La France a besoin du MIL :

Pour continuer à voir des affiches avec une croix de Lorraine sur les murs du pays

La France a besoin du MIL :

Pour garantir l'expression de la droite civique, gaulliste et patriote


LE MIL A BESOIN DE VOUS, DE VOTRE SOUTIEN, DE VOTRE DON !

(coût réel : 34% de la somme)

Je désire soutenir financièrement les campagnes militantes du MIL

Je désire adhérer au MIL

Je désire renouveler mon adhésion au MIL

Télécharger le bon de soutien au MIL


Cotisation pour la carte de membre bienfaiteur : à partir de 200 (coût réel 68 €)

Cotisation pour la carte de membre donateur : 100 (coût réel 34 €)

Cotisation de membre : 50  (coût réel 17 €)

Cotisation couple : 50  (coût réel 17 €) (indiquez le nom et le prénom de chaque personne)

Cotisation chômeur, jeune (moins de 25 ans) (pas de reçu fiscal) : 15  €  (coût réel 15 €)

Cotisation réduite (pas de reçu fiscal, pas de journaux par courrier) :   30  €   (coût réel 30 €)

Le montant de la cotisation réduite ne permet pas de lancer des campagnes militantes contre la gauche.

Vous pouvez soutenir le MIL par un don, en adhérant, en renouvelant votre adhésion :

Par courrier : en renvoyant ce papier accompagné d'un chèque à l'ordre du «MIL» à l'adresse suivante : MIL, BP 84, 92303 Levallois Perret Cedex


Par virement bancaire sur le compte : RIB : 30076 02099 23031300200 29

ou  IBAN : FR76 3007 6020 9923 0313 0020 029 BIC : NORDFRPP


Par carte bancaire (CB) ou Paypal (don/renouvellement) :   www.lemil.org


Votre cotisation ou votre don vous donne droit à une réduction annuelle d'impôt sur le revenu à hauteur de 66% de son montant, dans la double limite de 20% du revenu imposable et de 15 000 € de dons par foyer fiscal (article 200 du CGI).

Un don ou une cotisation de 50 euros entraine une réduction d'impôt de 66% sur cette somme, donc cela ne vous coûtera que 17 euros. Les reçus fiscaux sont établis après réception du don ou de la cotisation et sont envoyés à l'adresse figurant sur le formulaire d'adhésion ou de don.

Nous établissons automatiquement un reçu fiscal pour tous les dons.

De même pour toutes les cotisations en chèque ou CB/Paypal égales au minimum à 50 euros (et non pour les espèces). Pas de reçu fiscal pour toute somme inférieure.

Télécharger 3 bulletins d'adhésion sur une page

Télécharger le comité d'Honneur du MIL

Télécharger des affichettes

NOTE D'INFORMATION SUR L’UTILISATION DES MAQUETTES DE SLOGAN

Télécharger ce texte

Lire ce texte

Nous publions des maquettes de slogan afin de donner la possibilité à toute personne le souhaitant, et après téléchargement sur internet, de les photocopier pour les diffuser afin de sensibiliser l'opinion sur un thème précis. Sur chacune des maquettes il est inscrit : « Si vous imprimez cette maquette, vous devez l’utiliser conformément à la Loi du 29 décembre 1979 en utilisant les panneaux d’expression libre à l’exclusion de tout autre support. »


Du fait de plaintes nombreuses - et parfois justifiées - de municipalités et de personnes privées, nous voudrions vous rappeler quelques règles strictes concernant les affichettes, dont l’apposition relève de la législation réglementant l'affichage non commercial.


INTERDICTION ABSOLUE DE COLLER SUR LA PROPRIÉTÉ PRIVÉE

- sur les vitrines de magasins,

- sur les panneaux « défense d’afficher »,

- sur les volets et portes de particuliers ou d’entreprises,

- sur les panneaux électoraux (avant, pendant et après l’élection),

- sur les véhicules ne vous appartenant pas,

- sur les plaques de professions libérales (portes), ...


INTERDICTION ABSOLUE DE RECOUVRIR LES TEXTES OU DESSINS DES PANNEAUX (COMMERCIAUX, ROUTIERS, ...) AVEC DES AFFICHETTES (Cf. Loi du 29 décembre 1979)


N'APPOSER QU'UNE OU DEUX AFFICHETTES PAR EMPLACEMENT


En effet, le message passera mieux de cette façon plutôt qu'avec un support totalement recouvert, cela fera plus propre et les services de nettoyage n'interviendront pas immédiatement.


NE COLLER QUE SUR LES EMPLACEMENTS LIBRES ET AUTORISES (PANNEAUX D’EXPRESSION LIBRE) PRÉVUS A CET EFFET PAR LES MAIRIES


VOTRE ACTION AURA DONC PLUS D'IMPACT POSITIF SUR PLUS DE PERSONNES ET SUR UNE PERIODE PLUS LONGUE SI VOUS RESPECTEZ CES CONSIGNES

MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTÉ

www.lemil.org


Le Mouvement initiative & liberté: pourquoi ? à quoi sert-il ?

sa création, ses objectifs et ses principes d’organisation

Télécharger le texte

Lire le texte


Le Comité d’Honneur

Télécharger le texte

Lire le texte


L’engagement pour la France : le manifeste du MIL (en cours de mise à jour)

Télécharger le texte en 8 pages

Télécharger le texte en 20 pages

Lire le texte


Télécharger un bulletin d’adhésion ou de renouvellement d’adhésion

Télécharger un bulletin

Télécharger une page avec trois renouvellements


Article 4 des statuts du MIL (objet)

Lire l’article


Le MIL s’affiche depuis 1986

Télécharger le texte

Lire le texte


Les conventions nationales du MIL

Télécharger l’ensemble des informations

Liste des thèmes

Lire la liste

Liste des intervenants

Lire la liste


  

RAOUL BETEILLE,

PRESIDENT DU COMITE D’HONNEUR DU MIL  ET ANCIEN PRESIDENT DU MIL EST DECEDE

Télécharger la communication du MIL du 18 Avril 2015

Lire ce texte

Lire sa biographie

Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Raoul Béteille, ancien président du M.I.L et actuel président du Comité d’honneur du M.I.L.


Né le 1er janvier 1924 à Nîmes, Raoul Béteille a choisi d'exercer, après des études de lettres et de droit, la profession de son père : magistrat. Il a occupé les plus hautes fonctions de la magistrature française. Il a commencé comme juge suppléant à Nîmes, Il devint ensuite juge à Aubusson (1951), substitut à Avignon (1951), substitut au service de la documentation et d'études de la Cour de cassation (1957), substitut du procureur de la République de la Seine (1962), conseiller technique du garde des Sceaux (1962). Sa compétence et son aptitude à dominer les problèmes généraux relatifs à la justice ont fait de lui le collaborateur très proche de plusieurs ministres, notamment Jean Foyer et Pierre Messmer. Il fut secrétaire général du Premier président de la Cour de cassation (1963), conseiller (1967) puis président de chambre à la cour d'appel de Paris, procureur général près la Cour de sûreté de l'État (1977), directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice (1979-1981). Aux côtés du garde des Sceaux Alain Peyrefitte, il a été l’un des principaux artisans de la loi Sécurité et liberté. Il a été immédiatement révoqué après l’élection de François Mitterrand et la loi elle-même a été aussitôt abrogée. Cette abrogation a été le symbole et l’instrument de la politique de relâchement pratiquée par la gauche en matière de justice et de sécurité, avec les résultats catastrophiques que nous pouvons encore constater aujourd’hui. Il fut un opposant important à l'abolition de la peine de mort. Il fut conseiller à la Cour de cassation (1979-1990), et vice-président du Conseil de la concurrence (de 1987 à 1993). Admis en retraite de la Cour de cassation le 30 juin 1990, il devient Conseiller honoraire à la Cour de cassation.


Raoul Béteille a conquis de haute lutte un siège de député (RPR) de la Seine-Saint-Denis, siège qu’il occupa du 28 mars 1993 au 21 avril 1997. Il a battu le socialiste Gilbert Bonnemaison, député depuis 1981, qui était connu pour être l’organisateur du congrès d’Epinay (création de l’union de la gauche qui contribua à la victoire de la gauche en 1981) et par son rapport sur les questions de sécurité («Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité» (décembre 1982) préconisant des politiques de prévention de la délinquance, en particulier dans les quartiers et la réduction des sanctions. Parlementaire exemplaire, il a acquis la considération de tous ses collègues, y compris de ses adversaires politiques. Il fut aussi conseiller municipal (RPR) d’Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 1997


Il a rejoint le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) en 1985 en intégrant son comité d’honneur présidé par le Général Alain de Boissieu. Raoul Béteille a été président du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) du 14 septembre 1994 jusqu’au 9 janvier 2008. Ce fut un président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Le 12 janvier 1999, il devint le président de l’Association des amis de Jacques Foccart (AJF). Lorsque, en 2008, il fut amené à se retirer loin du centre des décisions parisien pour rejoindre sa terre ancestrale de l’Ariège, il accepta de devenir président du comité d’Honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), fonction qu’il exerça jusqu’à son dernier jour.


Avec Raoul Béteille disparaît un grand Français, un magistrat de passion et plus particulièrement un gaulliste historique de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué dont la profonde bonté avait touché tous les cœurs. Raoul Béteille a consacré sa vie à la justice, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le MIL présente à son épouse, à ses enfants et à toute sa famille ses très sincères et très profondes condoléances.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes qui souhaitent lui rendre hommage, une adresse de courriel spécifique :


hommage-beteille@lemil.org



  

Hommage à Raoul BÉTEILLE

Télécharger ce texte (journal n°314)

Lire ce texte

Télécharger le journal n°312 sur Raoul Béteille (communication du MIL)

Télécharger le journal n°313 sur Raoul Béteille (ses écrits)

Télécharger le journal n°315 sur Raoul Béteille (ses écrits - suite)

Télécharger le journal n°316 sur Raoul Béteille (les hommages reçus)

Mon cher Raoul,

Ta vie publique a tout ce qu'il faut pour faire de toi une figure exemplaire. Et pourtant, je n'ai pas envie de présenter de toi une statue impeccablement sculptée, ne serait-ce que parce qu'une statue, même admirable, a toujours quelque chose de figé, de froid, ce qui est le con­traire même de ta véritable personnalité. C'est cette per­sonnalité que je veux, incomplètement et modestement, essayer de faire revivre dans sa vérité profonde en évo­quant non seulement ce que tu as fait, mais surtout ce que tu as pensé, ce que tu as éprouvé, ce que tu as été. C'est pour retrouver cette chaleur qui était en toi que j'ai été tout naturellement porté, pour parler de toi, à m'adresser à toi.

Il faut, certes, ne pas s'en tenir à l'exemplarité de ta carrière, mais il ne faut pas pour autant la passer sous si­lence. Notre époque a, plus qu'aucune autre, besoin de modèles, et de modèles imitables. Les héros et les saints ont quelque chose d'exaltant et d'entraînant, mais ils peuvent aussi apparaître comme des figures admirables, si exceptionnelles qu'on ne croit pas avoir la force de les imiter. A certaines époques, l'éducation communément dispensée fournit à ceux qui la reçoivent une armature mentale et morale qui leur permet de se conduire spon­tanément de façon honorable. Tel n'est plus le cas au­jourd'hui. Nous avons eu le triste privilège de voir une partie de la magistrature française descendre, avec l'érection du «mur des cons», dans les bas-fonds les plus ignobles de la condition humaine tout en continuant à détenir le pouvoir de juger leurs contemporains. Pour ne pas désespérer absolument de la justice de notre pays, nous avons besoin de nous référer à un exemple comme le tien, qui nous montre qu'un magistrat d'une intégrité scrupuleuse et d'une hauteur de vue magistrale peut aussi faire une carrière brillante qui le conduit jusqu'au som­met de la hiérarchie judiciaire.

Tous les sondages montrent que l'image de la classe politique est très dégradée dans l'esprit des Français. Cette sévérité est peut-être excessive, mais c'est un fait qu'on est obligé de prendre en considération. Pendant l'autre phase de ta vie publique, celle où tu as été député à l'Assemblée nationale de 1993 à 1997, tu as été reconnu comme une sorte de modèle dans l'exercice de ta fonction en raison de la qualité exceptionnelle de tes interventions, en raison aussi de ce mélange de fermeté dans la pensée et de courtoisie dans les propos qui te valaient le respect et l'amitié de tes collègues, y compris de tes ad­versaires politiques. Si les élus étaient plus nombreux à suivre ton exemple, les travaux parlementaires seraient de meilleure qualité, les lois seraient plus judicieuses et mieux rédigées et les électeurs se sentiraient plus enga­gés dans la vie politique parce qu'ils auraient une plus haute idée de la démocratie parlementaire.

Cette conscience professionnelle exigeante dont tu faisais preuve dans tes activités officielles, tu l'appliquais tout aussi bien dans l'exercice de la prési­dence de notre mouvement. Tu y avais d'autant plus de mérite que tu ne pouvais rien y gagner pour ton intérêt personnel. Le MIL est, certes, un mouvement hautement honorable, et il suf­fit pour s'en convaincre de consulter, par exemple, la composition de son comité d'honneur, mais il est trop attaché à la recherche de la vérité et trop soucieux de pouvoir l'exprimer li­brement qu'il n'est pas le meilleur tremplin pour la satisfaction d'une ambition personnelle. Cela te convenait bien, d'ailleurs, car tu as toujours fait passer la rectitude de tes convictions avant les louvoiements qui facilitent parfois la bonne progression d'une carrière. La tienne a été brillante, mais elle l'eût été sans doute encore plus si tu avais eu l'échine plus souple et la flatterie plus répandue.

Il n'est donc pas étonnant que tu aies été, si j'ose dire, un président à part entière. Tou­jours prêt à déployer ton drapeau, tu as été à la fois un président de prestige et un président de terrain. Très assidu aux réunions du bureau national, tu nous faisais profiter de la qualité de ta réflexion, de la richesse de ton expérience, de ta connaissance des rouages de l'Etat. Et puis, au cours de ces réunions comme en bien d'autres occasions, tu faisais preuve de cette qualité d'esprit que l'on avait traditionnellement coutume de considérer comme typiquement fran­çaise, mais qui semble en voie de disparition : tu ne pensais pas qu'une discussion sérieuse sur le fond dût être pesante et sinistre dans la forme et tu avais l'art d'apporter cette touche de lé­gèreté, de bonhomie et de chaleur amicale qui rend les décisions plus faciles à prendre.

Président de terrain, tu l'étais particulièrement dans tes relations avec les militants. Sans jamais rien céder à un quelconque débraillé verbal qui eût été une forme de démagogie, tu sa­vais spontanément toucher leurs sentiments, tout simplement parce qu'ils sentaient que tu éprouvais pour eux de la considération, de l'amitié et même une véritable affection. Ce que tu aimais dans les militants du MIL, c'est qu'ils représentent une sorte de concentré de la société française dans ses profondeurs, avec toutes ses variantes et aussi son unité indissoluble. Le ci­ment de cette unité, c'est l'amour de la France et, au-delà, la volonté de se dévouer, et même de se battre, pour elle. Se battre, c'est un terme qui semble peu approprié à ces qualités de cœur, à ce goût pour les douceurs de l'amitié dont j'ai parlé à ton propos. Et pourtant, c'est bien celui qui convient, car tu étais intraitable et farouche lorsqu'il s'agissait de notre pays, de sa civilisa­tion, de son identité, de sa grandeur, de son rayonnement.

Le MIL est un mouvement qui se définit ouvertement comme gaulliste. Voilà encore un trait qui te destinait à en devenir le président. Depuis ton plus jeune âge, le gaullisme faisait partie intimement de ta personnalité politique. C'était certes pour toi une constante que tu n'aurais pas songé à remettre en cause, mais ce n'était pas une doctrine figée à laquelle tu au­rais fait allégeance par habitude. Pour toi comme pour nous, de Gaulle représente un exemple que la classe politique a tenté depuis plusieurs années de faire oublier ou de momifier tout en l'encensant en paroles, mais qui est toujours resté sous-jacent dans le cœur et dans l'esprit de la population française et qui est en train de ressurgir dans toute sa force vitale, renvoyant au rang d'étoiles mortes les idéologies desséchées du vingtième siècle qui tentent désespérément de se survivre dans le vingt-et-unième.

Tu nous as dit souvent combien tu te sentais à l'aise au sein du MIL. De notre côté, nous étions fiers que tu fusses notre président. J'espère que tu as remarqué l'imparfait du subjonctif (celui-ci parmi d'autres) et que tu le portes à mon crédit. En effet, quelle que fût l'étendue de ta bienveillance envers tes amis, il y avait au moins un domaine où ton indulgence rencontrait ses limites, et tu eusses difficilement toléré que je manquasse à la concordance des temps.

En tout cas, toi, tu n'y manquais pas. On aurait tort de ne voir là qu'un scrupule futile. Ce respect des règles de la grammaire et, plus généralement, ce souci permanent de la justesse et de la correction de la langue française n'étaient en rien une marque de pédantisme, mais ré­vélaient une volonté de respecter les fructueuses conventions de la tradition française et de puiser avidement et judicieusement dans le trésor linguistique qui a permis l'épanouissement de l'une des civilisations les plus brillantes qui justifient la présence sur terre de l'espèce hu­maine.

Tu étais par excellence ce qu'on appelle aujourd'hui un homme cultivé, ce qu'on aurait appelé aux siècles classiques un honnête homme. Cette culture dont tu étais pétri, ce n'était pas une décoration supplémentaire ornant ta boutonnière, encore moins une manière de faire étalage de connaissances impressionnantes. C'était une nourriture substantielle composée de la sagesse accumulée au cours des siècles par les plus grands esprits, exprimée sous sa forme la plus parfaite et que tu avais intimement assimilée.

Sur les préoccupations plus proprement spirituelles, tu faisais preuve d'une grande pu­deur qui ne pouvait pas se confondre avec de l'indifférence. Tu n'avais pas la foi du charbon­nier, et tu le regrettais, mais tu proclamais haut et fort que le christianisme était à la racine et au cœur de la civilisation française et, pour cette cause-là, ton engagement était entier et iné­branlable.

Tu étais un homme de cœur, ta pente naturelle te portait vers la compassion, ton amour pour les animaux, et en particulier pour la douceur des chats, n'avait rien d'affecté et pourtant tu avais horreur des dégoulinades sentimentalo-humanitaires dans lesquelles se vautrent avec complaisance nos contemporains. Lucide connaisseur de la nature humaine, tu savais que l'angélisme utopique était une faiblesse qui pouvait engendrer des conséquences catastro­phiques car, comme l'avait dit Pascal, «le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête».

Tu assumais pleinement tes choix. Tu revendiquais la part que tu avais prise dans l'élaboration de la loi Sécurité et liberté, présentée par Alain Peyrefitte. Aux bonnes âmes qui s'offusquaient qu'elle eût un caractère répressif, alors qu'il eût été de bon ton de favoriser la prévention, tu répondais que la première mesure de prévention, et la plus efficace, était d'inspirer aux délinquants et criminels potentiels la crainte d'une répression immédiate et ri­goureuse. La sagesse de cette position a été, comme on l'a vu, confirmée a contrario par Mitter­rand et les socialistes, qui se sont empressés d'abroger cette loi, avec des résultats dont nous voyons encore aujourd'hui la terrible nocivité.

Autre question, encore plus sensible, celle de la peine de mort. Alors qu'on fait presque unanimement de Robert Badinter une sorte de saint laïque pour l'avoir abrogée, alors que son maintien est considéré quasi officiellement comme une marque de barbarie, tu t'es officielle­ment prononcé en sa faveur, à peu près seul parmi les gens de ton milieu et de ta notoriété. Tu l'as fait non pour satisfaire quelque tendance personnelle à la cruauté, mais parce que, ayant pris connaissance des études les plus objectives et les plus rigoureuses, tu avais conclu que l'application de la peine de mort permettait de sauver plus de vies innocentes qu'elle n'entraînait de morts de criminels. La rigueur bien appliquée est plus juste et plus «écono­mique» que le laxisme pseudo-humanitaire.

Il est une expression qui semble presque devenue caduque, à notre époque d'individualisme et de communautarisme larvé, mais que tu ne refuserais sans doute pas, c'est celle de grand serviteur de l'Etat. Tous les mots comptent. Tu as toujours exercé tes fonctions en te considérant comme étant au service d'une cause qui te dépassait. Cette cause, c'est évi­demment, au stade ultime, la France, mais il est dans le génie de notre pays de s'être construit et de subsister contre toutes les forces centrifuges grâce à cet instrument complexe et irrem­plaçable dans ses fonctions régaliennes qu'est l'Etat. Quant à la grandeur, elle s'applique non seulement à l'importance des fonctions que tu as exercées, mais à l'esprit dans lequel tu les as conçues.

Ceux qui te connaissent adhèrent à cette formule, mais, pour eux, ce n'est pas l'essentiel. Ce qui s'impose aujourd'hui à eux, avant toutes autres considérations, c'est le chagrin. Ce qui subsistera toujours, c'est le souvenir d'un homme dans ce qu'il a d'unique et singulier, un homme de bien, un homme de cœur et surtout un ami, un ami pour tous, mais un ami parti­culier pour chacun d'entre nous.

Jacques ROU­GEOT est professeur émérite de langue française à l'université de Paris-Sorbonne, président du comité d'honneur de l'UNI et vice-président du MIL.

Information sur le MIL

CHARLES PASQUA,

UNE VIE AU SERVICE DE LA FRANCE ET DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 29 juin 2015

Lire le texte

Christian Labrousse, président du M.I.L et le bureau national font part de leur très vive émotion et de leur tristesse à l’annonce du décès de Charles Pasqua, militant gaulliste depuis son plus jeune âge.


«On ne comprend rien de moi si l’on ne comprend pas que je suis un militant», avait coutume de lancer Charles Pasqua. Pour comprendre ce qu’il voulait alors dire, il faut d’abord revenir aux 15 ans de ce petit-fils de berger corse, de ce fils de policier, et sentir le soleil et les parfums de Grasse, dans les Alpes-Maritimes. Le jeune Charles y est né le 18 avril 1927, dans une famille de patriotes farouches, comme le sont parfois les Corses.


Après l’invasion de la zone libre par les armées nazies en novembre 1942, il s’engage dans la Résistance, sous le pseudonyme de Prairie. En fait, son père, André, est déjà membre d’un réseau et établit de fausses cartes d’identité de son commissariat. De son côté, Charles fait partie d’un groupe de jeunes gens qui rejoindront bientôt la France libre du général de Gaulle. De là datera son attachement à l’homme du 18 Juin, qu’il rejoindra après la guerre, dès sa fondation en 1947, le RPF. Il a repris ses études, passé son bac et une licence de droit.


Ensuite, Charles Pasqua intègre l’entreprise Ricard. Il va être bombardé inspecteur des ventes en Corse, puis grimper tous les échelons jusqu’à la direction générale des ventes en France et à l’exportation, en 1962, naviguant de la Corse à Marseille pour atterrir à Paris. En 1967, il est devenu le numéro deux du groupe Ricard jusqu’en 1969.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé le service d’ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre Debizet, ainsi que Paul Comiti. Puis il se transformera en association de fait en 1958, le Service d’action civique (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Pierre Debizet a été le premier président en 1959-1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président du 1er avril 1960 à 1969. Charles Pasqua a rejoint l’association fin 1962 et la quittera à l’automne 1969. Il sera nommé Vice-président début 1965 et il intégrera le Bureau national à partir de 1967 jusqu’au retour de Pierre Debizet le 3 octobre 1969. Charles Pasqua sera un des organisateurs, grâce aux militants civiques, de la manifestation raz-de-marée gaulliste du 30 mai 1968 sur les Champs-Elysées.


Ces derniers titres furent : ancien ministre d’Etat, ancien président d’honneur du conseil général des Hauts de Seine, parlementaire honoraire.


Il a assumé de très nombreuses responsabilités, notamment :  Ministre d'État ; Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995 ; Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973 ; Député européen de 1999 à 2004 ; Conseiller régional d'Île-de-France ; Président du conseil général des Hauts-de-Seine (de 1973 à 1976 puis de 1988 à 2004) ; ancien conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine ; ancien Sénateur des Hauts de Seine (du 11 mai 1988 au 29 avril 1993 puis de 1995 a 2011).


Malgré toutes ces fonctions, Charles Pasqua est resté le premier des militants. Il a été de tous les combats pour les valeurs gaullistes et la France. Il était un grand patriote. Il avait ardemment combattu le Traité de Maastricht.


Sur France Info jeudi 5 juin 2015, Charles Pasqua a parlé de son engagement dans la Résistance en déclarant «L'essentiel, c'est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable». Certaines de ses formules ont marqué l’opinion : «Les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent», «La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles», «On est plus fidèle à sa nature qu’à ses intérêts» , «il faut terroriser les terroristes».


Gaulliste sincère, militant engagé, Charles Pasqua était membre du comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L), nous avons mené de nombreux combats ensemble. Il a de nombreuses fois pris la parole dans les conventions nationales de notre mouvement. Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) perd l’un des siens et la France perd un grand serviteur.

Accéder aux journaux du MIL de 2020

INSULTES À LA MÉMOIRE DU PRÉFET CLAUDE ÉRIGNAC ASSASSINÉ EN 1998

Télécharger la communication du MIL du 6 février 2016

Lire le texte

Repères : En région Corse, la liste indépendantiste corse « Pe a Corsica » (pour la Corse), dirigée par Gilles SIMEONI et Jean-Guy TALAMONI, a remporté les élections territoriales de décembre 2015. Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy TALAMONI, a fait le choix de ne pas participer, et de le faire savoir, à l'hommage officiel rendu, le 6 février, à Ajaccio pour le 18ème anniversaire de l'assassinat du préfet Claude ERIGNAC.


Le 6 février 1998, à Ajaccio, le préfet de Corse, Claude ÉRIGNAC, a été abattu de trois balles de calibre 9 mm, une dans la nuque à bout portant, deux pour l'achever alors qu'il est à terre, par un commando indépendantiste alors qu'il se rendait en soirée, à pied, seul et sans protection à un concert de musique classique. L'arme du crime, retrouvée sur les lieux, était un Beretta volé cinq mois plus tôt lors de la prise d’otage de deux gendarmes de la caserne de Pietrosella (Corse-du-Sud). Le militant indépendantiste, Yvan Colonna, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2011 au terme d'un troisième procès.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rendre hommage, en ce jour anniversaire, à la mémoire du Préfet Claude ÉRIGNAC.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne vigoureusement le boycott de la cérémonie par le président de l'Assemblée de Corse, l’indépendantiste Jean-Guy TALAMONI. En refusant d’honorer la mémoire d’un Préfet de la République, lâchement assassiné par des terroristes, il porte atteinte à l’honneur de la République. Cette absence éclaire les perspectives d’affrontement en suspens dans l’île et la persistance d’un esprit de guerre civile de la part de mouvements indépendantistes, officiellement passés de l’action terroriste à la joute électorale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que, parmi les revendications avancées par les responsables indépendantistes, portées à la tête de l’assemblée de Corse, figure la demande de libération des terroristes corses condamnés pour des crimes et délits, et actuellement détenus, dont Yvan COLONNA, condamné pour l'assassinat du Préfet Claude ÉRIGNAC. Gilles SIMEONI, nouveau président du Conseil exécutif de Corse, a été l'avocat d'Yvan COLONNA…


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la victoire des indépendantistes a été obtenue à la majorité relative (35% des voix), avec 24 sièges sur 51 à l’assemblée. Elle provient de la fusion, au 2nd tour, de deux listes indépendantistes : «Faisons la Corse», (Gilles SIMEONI) et «Corsica libera» (Jean-Guy TALAMONI).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la responsabilité du gouvernement socialiste est pleine et entière dans l’installation de cette situation dans l’île de Corse. L’ouverture récente par le Premier ministre de «négociations» avec les dirigeants indépendantistes vient confirmer son refus d’’assurer la défense des intérêts de la République. Les exigences formulées par ces indépendantistes n’ont rien à voir avec des compétences de la collectivité locale. Elles vont conduire au minimum à des tensions et, potentiellement, à des crises graves à répétition.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la définition à venir des statuts de la future collectivité locale unique, issue de la fusion des conseils départementaux de Haute-Corse et de Corse du Sud et de l’Assemblée de Corse, en 2018 devra permettre la légitime représentation de la grande majorité, opposée à la petite minorité indépendantiste, dans l’intérêt général.

LES ECRITS DU MIL


Les journaux V&A en 2022

Accéder à la page de tous les journaux


Les journaux V&A en 2021

Accéder à la page de tous les journaux


Les journaux V&A en 2020

Accéder à la page de tous les journaux


Les journaux V&A en 2019

Accéder à la page de tous les journaux


Les journaux V&A en 2018

Accéder à la page de tous les journaux


Les journaux V&A en 2017

Accéder à la page de tous les journaux


Les journaux V&A en 2016

Accéder à la page de tous les journaux


Les journaux V&A en 2015

Accéder à la page de tous les journaux


Les communications en 2016

Accéder à la liste des communications

Télécharger la liste des communications


Les communications en 2015

Accéder à la liste des communications

Télécharger la liste des communications

  

LE MIL DANS L'OPPOSITION A MACRON

Télécharger la communication du MIL du 16 mai 2017

Télécharger le journal du MIL

Lire le texte

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se range dans l'opposition à Macron.


Le programme social-démocrate de Macron a pour objet de poursuivre la politique de Hollande. Nous avons largement dénoncé le contenu de ce programme depuis de très nombreux mois.

Emmanuel Macron a bien réaffirmé qu'il n'y aurait aucun changement dans son programme. Les choses sont donc très claires.


Son parti politique, En Marche, s'est engagé dans une récupération des élus et candidats à titre individuel. Il appelle aux défections des élus d’autres partis ce qui est un mode d’action digne de la IVème République. Beaucoup de manœuvres sont engagées et divers réseaux d'influence se trouvent mobilisés pour bricoler pour Macron une majorité absolue en juin.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) s'engage pleinement dans une participation à la campagne des législatives en faveur des candidats gaullistes républicains qui se positionnent sans aucune ambiguïté dans l'opposition au programme de Macron.


La nouvelle Assemblée nationale va être constituée d’un groupe social-démocrate macroniste et, probablement, de quatre groupes d'opposition : l’Union de la droite et du centre, la gauche radicale, le parti socialiste et le Front National. ‎


Le groupe pro Macron disposera probablement d'une majorité relative et, en fonction de son nombre d'élus, tentera de gouverner seul (en l'absence d'alliance des oppositions) ou bien se trouvera contraint de convenir d'une alliance avec le groupe du Parti socialiste et un groupe de députés du centre et de droite.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu'une nouvelle période politique s'ouvre au terme des élections de 2017. Elle doit être l'occasion, dans les prochains mois, d'une reconstruction de la droite républicaine, qui a vocation à gouverner le pays et mener une politique d'alternance à la gauche. Un diagnostic préalable complet sur le parti «Les Républicains» apparaît indispensable pour tourner la page de la défaite du premier tour de la présidentielle. Cette rénovation du parti doit porter à la fois sur les objectifs, les idées et les valeurs, les adhésions, les modes d'action et en dernier lieu les personnes. Il semble impératif de revenir aux fondamentaux du fonctionnement d'un parti politique ayant l'ambition de rassembler et de disposer d'un nombre important d'adhérents actifs et d'être le premier parti de France (par le nombre de cotisants et de militants). Les militants de terrain ont trop souvent été oubliés pour les remplacer par des prestataires de services.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite participer activement à la reconstruction de la droite républicaine et gaulliste sur les éléments de programme existant et sur un positionnement de droite sans ambiguïté. C'est ce qu'attendent les électeurs de droite et de centre droit.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) lance une campagne militante sur le thème : «Législatives : il faut des gaullistes républicains».

  

LE DEVOIR D’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 27 juin 2017

Lire le texte

Repères : Le président de la République a été élu en mai 2017 sur un programme politique comprenant de multiples mesures. Son parti politique La République En Marche (LREM) a obtenu une majorité absolue lors des législatives de juin 2017. Il vient de renouveler son Premier ministre et de nommer un gouvernement pour appliquer ses projets.


Les propositions politiques, contenues dans le programme de l’Union de la Droite et du Centre (Les Républicains et l’Union des indépendants), sont bien différentes de celles du programme de Macron. Les députés élus sur le programme de l’union de la droite et du centre ont donc un devoir d’opposition.


On a pu entendre, ou lire, des déclarations de quelques responsables politiques de la droite et du centre selon lesquelles il faudrait être «constructif», c’est-à-dire, en fait, soutenir le gouvernement. Selon eux, il pourrait sembler que l’opposition serait en quelque sorte interdite, car, par nature, elle serait «frontale», «brutale» ou de «blocage».


D’une part, quand on se trouve en désaccord avec les propositions politiques de la majorité, il est naturel de se ranger dans les rangs de l’Opposition.


D’autre part, devant un parti disposant d’une majorité absolue, même sans l’appui du groupe du MoDem, il n’existe pas de possibilité de blocage, donc aucun risque de ce côté.


Enfin, l’opposition de droite a prouvé qu’elle savait voter des textes consensuels dans l’intérêt de la France sous le quinquennat socialiste de François Hollande (loi antiterroriste, état d’urgence, etc.) ; elle pourra continuer à le faire si de tels textes viennent à se présenter.


Les reproches qui sont faits à un positionnement dans l’Opposition ne sont en aucun cas justifiés.

Cela apparait surprenant que quelques députés de droite et du centre appellent à «voter la confiance au gouvernement» sans même connaitre le contenu du discours de politique générale du 4 juillet 2017 !


Vont-ils approuver l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, alors qu’ils ont fait campagne contre ? Le recours aux ordonnances, annoncé par Macron sur les premiers textes de loi, ne permettra pas de débats parlementaires ni une approche constructive d’amélioration des projets.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les élus, y compris ceux qui connaissent des doutes, à serrer les rangs et à s’inscrire dans une opposition tranquille et déterminée à la politique défendue par Emmanuel Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constatant un réel flottement de l’opinion des électeurs traditionnels de la droite et du centre, appelle les députés et les sénateurs, de droite et du centre, à lever tous les doutes existants en confirmant leur engagement dans l’Opposition d’une manière bien compréhensible pour les citoyens qui sont déboussolés. L’une des solutions consiste à formuler des critiques précises contre des mesures données ; par exemple, en dénonçant le projet d’augmentation de la CSG, dès à présent.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a fait campagne contre les principales propositions du programme d’Emmanuel Macron, puis a participé aux campagnes législatives contre les candidats de La République En Marche (LREM). Il a donc déclaré très clairement son entrée dans l’opposition (voir «Le MIL dans l'opposition à Macron» - 16 mai 2017) et son souhait de contribuer à l’organisation de l’opposition de la droite républicaine.


  

LA FRACTURE SOCIALE EST TOUJOURS LÀ

Télécharger la communication du MIL du 19 janvier 2018

Lire le texte

La «fracture sociale», développée par Jacques Chirac et conceptualisée par Philippe Seguin durant la campagne électorale de 1995, n'a pas cessé de se développer au cours de ces dernières décennies, en particulier depuis la grave crise économique de 2008. La population ayant un emploi a diminué sur ces dix dernières années, tandis que la population active a augmenté du fait d’une démographie positive et de la modification de l'âge de départ à la retraite et du nombre de trimestre nécessaire. Un français sur dix est aujourd’hui inscrit à Pôle emploi (6.600.000 inscrits du 67 millions d’habitants) et c’est, sans compter tous ceux qui pourraient être inscrits, mais qui ne le demandent pas faute de bénéficier d'indemnisation-chômage. Sont notamment ainsi non-inscrits à Pôle emploi de nombreux jeunes (à l’issue de leurs études) et une part importante des allocataires du Revenu de Solidarité Active (RSA). La proportion des Français, sans aucune ressource, en situation précaire (contrats courts successifs ou temps partiel à horaire réduit) ou disposant de ressources inférieures au seuil de pauvreté, est inacceptable. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l'orientation présidentielle qui joue pour «ceux qui réussissent» par rapport à «ceux qui ne sont rien». Les propos du Président tenus au cours des mois passés montrent un certain désintérêt, voire du mépris, à l’égard de certaines catégories populaires.


Il vise explicitement une population privilégiée de hauts-cadres ou startuppers à vocation internationale, profitant largement de la mondialisation, mais également tous ceux qui aspirent à entrer dans cette catégorie, même si la plupart n’y appartiendront jamais ! Force est de constater que la grande majorité des Français ne bénéficient pas de ce type de situation.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), en tant que mouvement gaulliste, appartient à la tradition d’une droite républicaine qui milite pour la justice sociale. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la principale priorité pour sortir de la situation présente réside dans la recherche du plein emploi. Aujourd’hui, Macron ne vise pas le plein emploi à la fin de son quinquennat, mais, au mieux, une légère baisse du taux de chômage. Il a accepté de renoncer au combat du plein emploi et d’abandonner une partie de la population considérée comme «inutilisable» dans la société qu’il veut créer. L’État devrait encourager certaines initiatives économiques par une politique volontariste, encore faut-il qu’elles profitent à la France (c’est-à-dire en premier lieu aux secteurs de production : agriculture, construction, industrie et numérique et de recherche) et, parallèlement, il ne doit pas oublier tous les autres citoyens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reproche à Macron de proposer des équations qui n'ont pas de solutions. Macron n’est pas dans le vrai. Après des lois permettant une communication consensuelle (moralisation politique), il a fait adopter les ordonnances sur le travail qui ne devraient créer, au final, aucun emploi significatif. Il est en train d'abandonner les promesses d'indemnisation chômage fait aux indépendants et aux salariés démissionnaires. Sa réforme du mode d'entrée à l'université va mener, en 2018, à des tensions fortes au niveau de la jeunesse et des familles, sans régler les problèmes sur le fond.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les victimes de la politique actuelle seront les plus démunies, les jeunes à l’entrée dans la vie active, les retraités (augmentation de leur CSG), mais aussi les Français des classes moyennes, dont les impôts et taxes s’accroissent et vont encore s’accroitre. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que les clés à la situation actuelle résident dans la priorité absolue à accorder à la création de nouveaux emplois, combinée à la baisse des prélèvements obligatoires (profitant aux personnes qui paye des impôts). Ainsi, une part importante des «sans-emploi» sortiraient de la précarité et trouveraient un projet d’avenir et les classes moyennes verraient leurs revenus augmenter au travers de la baisse de la pression fiscale. Une politique de solidarité efficace pourrait être assurée au profit des personnes en transition professionnelle et des personnes trop éloignées de l’emploi (personnes âgées, malades ou handicapées). Les salariés doivent bénéficier d’un intéressement, de systèmes de participation et d’un accès à l’épargne salariale.


Si la droite républicaine veut reprendre le pouvoir politique, il faut qu’elle s’engage totalement sur le terrain du pouvoir réel sans oublier qu’il faut enfin s’attaquer réellement à la fracture sociale entre Français, sans lâcheté, ni perte de mémoire. La reconquête ne peut que passer par le peuple de droite et par les gaullistes.

Renouvellement d'adhésion
Nom et Prénom :
Département et n° d'adhérent
Cotisation exceptionnelle ou don
Nom + Prénom
Adhérent ?

DEUX PILIERS DE L'ESPRIT GAULLISTE : RÉCOMPENSE DU MÉRITE ET POLITIQUE SOCIALE

 Télécharger la communication du MIL du 18 juillet 2018

Lire le texte

Repères : L'affrontement idéologique entre les partisans d'un gaullisme social et ceux d'une social-démocratie libertaire (Macron) monte encore d'un cran après les annonces de Macron devant le Congrès du 9 juillet. Le fossé se creuse de plus en plus.

 

La politique menée par Macron, depuis plus d'un an, dessine un tableau assez complet de l’orientation qu’il tente de prendre sur le quinquennat. Elle est pour l’instant marquée par une série d’échecs et de recul (par exemple baisse du nombre des fonctionnaires non engagée, diminution de la construction de places de prison, etc.). De plus, des menaces graves apparaissent sur le plan social où il annonce un projet de réduction des aides pour une part des bénéficiaires actuels (ciblage pour réduction des aides). Un homme qui décide de baisser le montant des APL de 5 euros pour boucler ses fins de mois est capable de tout, car cette mesure traduit qu’il ne comprend pas le fond de la réalité sociale. Les derniers propos de Macron contre le trop haut niveau des aides sociales («trop de pognon») illustre la vision technocratique et hors sol de l'inspection des finances, qui reste la sienne. 


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) affirme que le mérite et le travail doivent être dignement récompensés, à tous les niveaux, de manière suffisante, mais que, parallèlement, les politiques sociales restent l’un des fondements de la Vème République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au principe des régimes sociaux mis en place par le général de Gaulle dès la Libération, quitte à moderniser certains aspects. Pour défendre ces régimes sociaux, il faut veiller à leur équilibre budgétaire de manière structurelle. Ceci n’a pas été fait. Pour y parvenir, il faut lutter contre la fraude, contre le versement de sommes indues et fixer des cotisations et des taux d’aide, etc. Faute d’une gestion plus rigoureuse, la dette des régimes sociaux continuera à augmenter. Il faut les sauver et les conserver.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son attachement au principe de la relation entre cotisations des gens (dont les salariés) et assurance sociale au sens large. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la suppression des cotisations combinée à l'augmentation de la CSG (et son élargissement aux retraités) constitue une manipulation inacceptable qui conduit à la déconnexion entre travail et assurance chômage. L'objectif initial de Macron : l'universalité pour tous les travailleurs de l’assurance chômage n'a pas été atteint, loin de là (peu de démissionnaires et peu de travailleurs indépendants en bénéficieront). Une impression d'amateurisme et de légèreté domine notamment, illustré par la suppression de la taxe d’habitation décidée sans qu’une compensation budgétaire soit prévue, dès l’origine, pour les collectivités locales.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que la refondation de la politique sociale va devenir une priorité de la prochaine alternance politique et le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) sera présent, aussi, sur cette question prioritaire.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) déplore qu’une part des électeurs de la «droite libérale et centriste», peu informée, applaudisse bêtement aux mesures mises en place ou programmées par Macron. Cet électorat va rapidement être déçu par beaucoup d'autres mesures politiques et fiscales, en particulier celle touchant à la propriété ou la mise sous condition de ressources de mesures comme les APL pour les étudiants. Les récents propos du centriste Jean-Louis Borloo, soutien initial de Macron, contre la politique sociale du président constituent un puissant révélateur d’un début de prise de conscience de l'opinion.


  

LA DROITE, CE N’EST PAS LA GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 20 février 2019

Lire le texte

La période politique actuelle est caractérisée par une grave confusion des idées. Cela remonte à la campagne présidentielle et à la victoire électorale de Macron. D’une part, le programme de gauche social-démocrate de Macron a représenté une rupture avec le programme socialiste marxiste traditionnel du PS. Rappelons que l’opposition entre sociaux-démocrates et socialistes-marxistes a plombé le quinquennat de Hollande. D’autre part, la proposition de Macron de construire un «Nouveau Monde» au-delà du clivage gauche-droite a introduit bien des ambiguïtés et des incompréhensions dans une catégorie de citoyens peu férus de politique.


Dans la pratique, la politique menée depuis l’été 2017 a été une politique sociale-démocrate (ajustements économiques, augmentation de la pression fiscale, croissance de la dépense publique) avec une aspiration libérale-libertaire sur le plan sociétal (PMA sans père, dépénalisation de la consommation de drogue, etc.) encore à concrétiser. Cette politique s’est heurtée à la réalité économique et sociale. Elle provoque un rejet dont les manifestations des «gilets jaunes» ne sont que l’une des multiples expressions (et non la seule). Initialement, la revendication des «gilets jaunes» portait sur un refus, soutenu par nous, de la hausse de la taxe carbone sur l’essence. Cette revendication claire a abouti. Puis, dans un second temps, un désordre s’est développé dans les idées évoquées au sein des différents groupes. Des efforts d’influence et de récupération ont été menés par les groupes d’extrême gauche (antifa et autres) et d’extrême droite (zouaves et autres) côte à côte. Ils ont abouti notamment à des revendications institutionnelles, des appels à des hausses d’impôts. Mais plus grave, au lieu de proposer des réformes, le mouvement a adopté une logique «anti système» qui se traduit par une violente contestation des institutions, des cadres de la Nation et des élus. Ce mouvement de nature «populiste», c’est-à-dire avec une seule référence au «peuple» sans avoir de fond idéologique, débouche sur une menace prérévolutionnaire avec des appels à la violence physique, des actions contre les bâtiments publics, des agressions d’élus.


Le «grand débat» organisé et mis en scène pour valoriser Macron vient compléter le tableau. Certes, beaucoup de questions évoquées lors des débats locaux sont importantes et légitimes, mais, compte tenu de la formule adoptée lors ce mode de consultation, cela ne peut que déboucher sur une énorme frustration de tous. Les annonces de Macron au mois de mars sont déjà en cours d’élaboration en marge du débat. Le pronostic porte sur la poursuite de l’opération de communication engagée et des manœuvres politiques autour d’un référendum piégeux.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à rappeler que le clivage entre la droite et la gauche est une constante incontournable. La politique de droite républicaine, définie à l’occasion de la primaire de la Droite en 2016, n’a pas rien à voir avec la politique conduite par Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que ce clivage apparaît aujourd’hui clairement au niveau de la fiscalité et du pouvoir d’achat. La Droite républicaine appelle à une réelle baisse des taxes et des impôts pour relever le pouvoir d’achat de tous. Elle s’engage à réduire les dépenses publiques, et à en assumer, avec courage, les conséquences. Cette priorité politique est incontournable. Tandis que Macron, comme tout homme de gauche, ne diminue pas la dépense publique, il a augmenté les impôts comme le prouvent les chiffres. Autre indicateur, les macronistes viennent d’évoquer le retour à une augmentation de la taxe carbone ; cela prouve leur orientation politique ancrée à gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la Droite républicaine défend des valeurs claires : la Nation, le plein emploi, la sécurité, la défense nationale, la justice sociale, la famille et la natalité, l’identité nationale, la reconnaissance du mérite, la nationalité, la laïcité, l’innovation et le développement économique, dans le cadre de l’application d’une même politique pour tous.


  

LES VALEURS DU GAULLISME RÉPONDENT AUX ENJEUX DE 2019

Télécharger la communication du MIL du 29 mars 2019

Lire le texte

L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France au 20ème siècle, s’applique parfaitement aux enjeux de l’année 2019. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, et de tous groupements d’intérêts.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Elle a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines, que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Les traités internationaux, qui nous lient à d’autres États au sein de l’Union européenne, doivent pouvoir évoluer. Nos dirigeants doivent montrer leur volonté d’affirmer le point de vue de la France dans l’ensemble des débats qui animent aujourd’hui le monde, quitte à faire évoluer les traités. Comme l’accord de Schengen.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


La présence de personnalités politiques dans la communication spectacle produit une profonde confusion qui a contribué ces dernières décennies à rabaisser le domaine politique. Il importe de mettre un terme à cette confusion afin que chacun excelle dans son domaine (la politique, le sport, le rire ou la chanson, sans mélange des genres).


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions.


Un sujet d’importance régionale ou ponctuelle est du ressort de son gouvernement. Le président de la République doit se centrer sur des sujets d’importance nationale et internationale avec une vision actuelle et future. Le rôle joué, ces dernières années, par les présidents à la place de leur premier ministre porte atteinte à l’esprit de la Ve République, et aux intéressés eux-mêmes.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire.


La première menace actuelle est celle de l’idéologie islamiste totalitaire, comme appliquée par certains États islamistes, par certains groupes religieux ou par des organisations terroristes comme le groupe État islamique (EI), Al Qaïda, Boko Haram. La seconde menace tient à la permanence d’un ensemble de pays communistes.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société.


L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. Les régimes actuels (maladie, famille, chômage, retraite, dépendance) sont amenés à évoluer en fonction des contraintes économiques pour assurer leur permanence et se diriger vers davantage d’universalité au bénéfice de tous les Français. Tous les autres systèmes de solidarité (APL, ASS, RSA, prime d’activité) doivent être amenés à converger pour une meilleure efficacité et lisibilité.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité. De même, l’éducation nationale, la formation et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec le développement de la libre entreprise en France.


L’esprit gaulliste s’illustre par un refus de l’absence de limites d’un capitalisme mondialisé et de la finance internationale. Il a pour vocation de participer à l’élaboration de règles et de procédures étatiques et internationales de contrôle de la mondialisation évitant des abus que connait le domaine financier.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs.


Selon les circonstances, le gouvernement peut prendre, sans a priori, la décision de nationaliser une entreprise, comme elle peut prendre la décision de la privatiser en fonction de l’intérêt de la nation ou des intérêts de l’entreprise et de ses salariés. Ou bien de confier au secteur privé telle fonction non régalienne.


  

LES VALEURS DE LA DROITE RÉPUBLICAINE SONT GAULLISTES

Télécharger la communication du MIL du 23 mars 2019

Lire le texte

La droite républicaine défend des valeurs qui sont celles d’une droite de convictions. Elles se traduisent par les choix politiques concrets suivants (liste non limitative).


Le premier axe porte sur la défense des institutions de la Ve République et la capacité de l’État à exercer son autorité. Il passe aujourd’hui par la défense de l’indépendance nationale (international, diplomatie) et la lutte contre les diverses ingérences étrangères ; la sécurité intérieure (police et justice) et extérieure (diplomatie et défense) ; une lutte déterminée contre l'islamisme ; la défense de l’identité nationale (langue, culture, traditions, histoire) ; le caractère indivisible et universel de la République ; la lutte contre tous les communautarismes ; le contrôle des migrations et des frontières ; la défense de l’Union européenne constituant une Europe des Nations centrée sur quelques compétences importantes.


Le second axe consiste à engager la baisse des dépenses publiques et de la pression fiscale (taxes et impôts) sur les particuliers et les entreprises pour relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français et comprenant : un développement économique par la recherche et l’innovation ; l’exercice de la liberté économique par des initiatives et la création d'entreprises ou d'associations ; le lancement de grands projets nouveaux (immobilier, infrastructures, transport, productions nouvelles, nouvelles entreprises permettant de disposer de l’indépendance technologique).


Le troisième axe concerne la défense des intérêts communs à tous les Français avec en premier lieu une politique de plein emploi favorisant travail et pouvoir d'achat ; la promotion de la famille et de la natalité (enfants, solidarité intergénérationnelle) ; une politique de santé publique et la prévention des risques (lutte contre la pollution) ; une politique efficace de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle répondant aux enjeux actuels ; une politique de solidarité et de justice sociale en faveur des inactifs : jeunes sans emploi, chômeurs, personnes en situation de handicap, retraités et dépendance ; une réelle défense du patrimoine et de l’environnement.


15 PRIORITÉS RÉPONDENT À L’ESPRIT DU GAULLISME.


Parmi ces orientations politiques que nous partageons, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime, pour sa part, que plusieurs points constituent des priorités correspondant à l’esprit et aux enseignements du général Charles de Gaulle.


La caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale et pragmatique sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des groupes de pression, des communautarismes, des confessions, etc.


-Défendre l’esprit des institutions de la Ve république et la capacité de l’État à exercer son autorité. L’esprit gaulliste appelle, dans notre pays, à l’existence d’un pouvoir exécutif fort et stable exercé par des femmes et des hommes de talent, dans le cadre des institutions mises en place par de Gaulle.


-Veiller à l’indépendance de la France et contrer tous les types d’ingérences extérieures. Le refus de la soumission de la France à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste.


-Assurer la sécurité intérieure et extérieure. L’esprit du gaullisme appelle à combattre les menaces individuelles et collectives vis-à-vis des personnes, de l’État et des entreprises, y compris le pillage et l’espionnage industriel.


-Défendre l’identité nationale et notre patrimoine historique : monuments, langue, culture, nature (biodiversité), paysages. Le gaullisme est par nature intimement lié à la sauvegarde de la France.


-Lutter contre tous les communautarismes. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques.


-Contrôler les migrations et nos frontières. L’esprit gaulliste défend les intérêts des Français et de la France. Pour cela il faut un retour à nos frontières pour contrôler les personnes et les marchandises à l’entrée de celle-ci.


-Baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de relancer une politique économique et sociale répondant aux besoins des Français. L’esprit gaulliste défend le principe de l’équilibre budgétaire et un niveau de prélèvement raisonnable.


-Assurer la liberté économique par des initiatives, la recherche et le lancement de grands projets dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique. L’esprit gaulliste affirme le rôle et la responsabilité de l’État dans le développement économique.


-Atteindre le plein emploi en augmentant de deux à trois millions le nombre de salariés et d’indépendants pour que le nombre des actifs soit en mesure de porter la société y compris les non actifs. L’esprit gaulliste est attaché au travail pour tous et à la reconnaissance du mérite pour assurer l’équilibre de la société.


-Développer une meilleure association capital-travail. L’esprit gaulliste juge qu’employeurs et travailleurs doivent pouvoir partager un pourcentage des profits de leur entreprise par des dispositifs opportuns.


-Promouvoir la famille et la natalité pour maintenir et renouveler notre population. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société. Le retour à une politique nataliste, destinée à tous les Français, reste une priorité.


-Transformer l’éducation nationale, l’université et la formation, pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste les considère au cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. De même, l’engagement et l’entrée dans la vie active de la jeunesse est une priorité majeure.


-Assurer une solidarité en faveur des personnes en difficulté (jeunes, chômeurs, personnes âgées ou handicapées, fin de vie). L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles et les plus en difficulté dans la société.


-Défendre une vision internationale universelle. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : communistes, puis nazis, et, aujourd’hui, le totalitarisme animé par l’idéologie islamiste intégriste.


-Réaliser le rassemblement des Français. Le projet politique gaulliste consiste à rassembler les citoyens sur de grands projets partagés, au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière actuelle de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) désire participer et contribuer au débat sur les priorités politiques qu’attendent aujourd’hui les Français pour proposer à terme une offre politique de gouvernement.

  

LA DROITE RÉPUBLICAINE DOIT ÊTRE GAULLISTE ET DANS L’OPPOSITION

Télécharger la communication du MIL du 6 juin 2019

Lire le texte

Le résultat de l’élection européenne de 2019 a déstabilisé, dans l’immédiat, la Droite républicaine. Même s’il s’agit là d’un résultat de circonstance, sur un scrutin particulier, il s’avère révélateur de nombreuses tensions et ambitions. Ces derniers jours, la profusion de déclarations de responsables politiques, mais aussi de militants choqués, la démission de certains ou de certaines, conduisent à une impression de confusion et de chaos.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite d’abord remercier Laurent Wauquiez. D’abord, il a été élu par les militants LR qui ont, ainsi, nettement montré la ligne politique qu’ils voulaient voir défendue. Ensuite, il a été élu président de la région Auvergne-Rhône-Alpes sans aucun bidouillage. Nous voulons le remercier car, avec lui, nous avions beaucoup échangé et avions signé, de nouveau, pour notre mouvement, un accord comme personne morale associée (PMA) aux LR. Dans le cadre de cet accord, il y a, en autre, la présence de dix de nos représentants au Conseil national et d’un de nos représentants au Bureau politique des Républicains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme sa critique de la politique menée par Macron et son gouvernement : absence de réduction de la dépense publique, réforme de l’assurance chômage, non contrôle de l’immigration clandestine, projet de loi bioéthique (PMA sans père), réforme constitutionnelle avec instauration d’une proportionnelle partielle, nouvelles taxes, augmentation de l’électricité, etc. Notre opposition à la politique du gouvernement reste inchangée, car Macron n’a aucunement changé de ligne. Les élus qui s’affichent «Macron compatible» devront assumer leur choix en défendant la gestion Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il faut apporter un soutien actif à tous nos élus, dans les débats parlementaires et ailleurs, au cours des mois qui viennent. Il importe de soutenir les actions de nos députés et de nos sénateurs et de les faire valoir auprès des citoyens. Il s’agit de contribuer à la visibilité politique et médiatique des actions de la Droite et du Centre pour affirmer la permanence de la Droite républicaine et appeler au rassemblement. Le choix des futurs «chefs» en découlera. Les groupes à l’Assemblée nationale et au Sénat doivent être, notamment, un des points de départ de la reconstruction et aussi de l’élaboration d’un programme d’action, de gestion et de défense des valeurs que nous défendons. Pour voter la Droite républicaine, il faut que les Français sachent ce pourquoi nous nous battons.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la détermination de la ligne politique et du projet de la Droite et du Centre priment avant tout. Défendre nos idées et nos valeurs avec conviction et pédagogie pour rassembler à droite. Contribuer à la réflexion sur le projet commun qui unit les gens de droite. Décider quelles priorités doivent être retenues pour la France et bien les expliquer aux électeurs. C’est en s’appuyant sur les militants et l’action militante qu’il sera possible de toucher un grand nombre de personnes. Pour surmonter la situation actuelle, la Droite républicaine doit défendre des valeurs gaullistes et continuer à affirmer clairement sa place dans l’opposition à Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle quels sont nos adversaires. L’adversaire principal est la gauche sociale-démocrate de Macron (Lrem-Modem) qui mène une politique sans débouchés. La communication gouvernementale, avec le soutien de journalistes, a égaré, pour un temps, des électeurs de droite et du centre. Il convient d’expliquer pourquoi ils se sont égarés. Un autre adversaire est constitué par l'écologie radicale anticapitaliste et les partisans de la décroissance. Ils représentent, sous un «masque vert», le nouveau visage de l’extrême gauche traditionnelle (marxiste), de même, sur un autre plan, la mouvance d'ultra gauche fait peser sur la République, les élus et les citoyens, un risque concret du retour de la violence politique en France.


  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 397  SEPTEMBRE - OCTOBRE 2019

Télécharger le journal du MIL

Lire le journal

      EN MÉMOIRE DE NOTRE AMI, LE PRÉSIDENT JACQUES CHIRAC


Communication du MIL du 26 septembre 2019


Jacques Chirac, président de la République française de 1995 à 2007, est décédé le 26 septembre 2019, à l'âge de 86 ans.


Jacques Chirac a entamé sa carrière sous le Général de Gaulle, dont il aura été un jeune Secrétaire d'État aux Affaires sociales (1967-1969).


Jacques Chirac aura marqué l'histoire de la Ve République, d’abord comme député de Corrèze, puis ministre, puis Premier ministre de Giscard d’Estaing (1974-1976) et de François Mitterrand (1986-1888), Maire de Paris (1977-1995) et, enfin, comme Président de la République (1995-2007).


Sa notice biographique est présente dans tous les médias ; nous n’y revenons pas aujourd’hui. Quant aux commentaires détaillés sur la politique qu’il a menée, ils relèvent désormais de l’histoire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite juste rappeler plusieurs moments forts, parmi beaucoup d’autres, intervenus durant 40 années entre 1967 et 2007 :


1. La création du Rassemblement pour la République (RPR) en 1977, que Jacques Chirac a fondé et qui sera un grand rassemblement populaire de la droite gaulliste et républicaine pendant 25 ans (1977-2002).


2. La victoire aux législatives de 1986 sur un programme de droite mettant un terme à la triste période d’Union de la gauche (1981-1986) et imposant une franche alternance politique.


3. La victoire à l’élection présidentielle de 1995, dans des conditions difficiles, face à Lionel Jospin après une campagne menée sur la «fracture sociale».


4. Son refus, en 2003, d’engager la France dans la seconde guerre d’Irak jugeant que cette intervention n’était pas justifiée. Il a illustré brillamment la politique d’indépendance nationale dans la lignée du Général de Gaulle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l’hommage unanime rendu par les responsables politiques, de toutes tendances politiques, et par de nombreuses personnalités. Les uns sont dignes et respectueux, mais d’autres mènent des tentatives obscènes de récupération politique, alors qu’ils n’ont jamais eu aucune affinité ni avec Jacques Chirac ni avec le gaullisme (par exemple Macron).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à souligner combien les Français ont pu apprécier le caractère exceptionnellement humain et sympathique de Jacques Chirac. Le lien qu’il est parvenu à tisser avec les Français venait de son profond amour du peuple et de la France, et de son écoute, au-delà de toute autre considération. Sa compréhension de la réalité politique, économique et sociale lui venait d’un travail forcené, de contacts humains nombreux et d’un engagement politique conduisant à la connaissance.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a soutenu, dès sa création en 1981, Jacques Chirac dans tous les scrutins, dont la présidentielle de 1995 contre Édouard Balladur. Grâce à Jacques Foccart, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a pu faire de nombreuses campagnes militantes pour Jacques Chirac et sa majorité, de la Ville de Paris à la Présidence de la République (voir slogans) et participer au bon déroulé des réunions publiques (sécurité, collages, accueil, ..). Nous aurons prochainement l’occasion de revenir sur une petite partie des actions concrètes que nous avons menées.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a été écouté par Jacques Chirac et souvent entendu. Certains de nos membres ont ainsi fait partie de ses équipes ; certains ont assumé des responsabilités (ministres, élus, conseillers, recteurs, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) tient à présenter toutes ses condoléances à la famille et aux proches de Jacques Chirac et les assure de sa profonde tristesse. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a toujours été fidèle et saura rester fidèle au souvenir de l’homme proprement dit, du responsable politique et à l’action qu’il a pu mener.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) met à la disposition de toutes les personnes, qui souhaitent écrire un hommage, une adresse de courriel hommage-a-Jacques-Chirac@lemil.org . Nous publierons certains de ces hommages.


QUE DEVONS-NOUS RETENIR, NOUS MILITANTS DU M.I.L.

DE JACQUES CHIRAC ?


De notre engagement civique à ses côtés, derrière lui, durant 30 ans.


Que devrons-nous retenir quand le bruit autour de sa disparition se sera tu ?


Ce que nous retiendrons de lui sera la base de nos combats de demain, car ces combats devront incarner le combat de résistance, combat gaulliste dont Jacques Chirac fut l’héritier, après Georges Pompidou. L’un et l’autre ayant perpétué cet esprit de résistance, cet esprit de rassemblement que le général de Gaulle avait insufflé à notre pays.


Ce bruit, qui va se taire après l’émotion considérable causée par sa disparition, rappelle le chef d’un immense rassemblement qu’il fut, mais ne doit pas nous empêcher de nous souvenir demain de l’homme d’État, des principes fondamentaux qui ont guidé son action, et qui sont les principes fondamentaux pour lesquels, sans relâche, sans hésitation, nous avons choisi de mettre notre action à son service.


Jacques Chirac pour nous ce sont 5 principes:


Jacques Chirac, c’est l’attention aux plus faibles, portant haut ainsi le principe de solidarité nationale qui doit être l’un des ciments de notre pays, sans lequel il ne reste que des individus aux intérêts égoïstes et antagonistes.


Jacques CHIRAC, c’est ce souci permanent de la grande fragilité de notre tissu social, ce tissu social qui, dans l’histoire de notre pays, s’est déjà déchiré, car nous sommes un pays dont les soubresauts peuvent être terribles; ce tissu social qui a, jusqu’alors, été préservé par les principes issus de la Résistance.


Jacques Chirac, c’est un homme de rassemblement, rassemblement de sa famille politique, rassemblement des Français, à l’opposé d’un homme de parti, d’un homme de clan.


Jacques Chirac, c’est un homme de paix, dont l’immense culture et la grande connaissance des courants qui traversent notre planète le firent se dresser seul contre tous, contre une aventure terrible dont le monde subira longtemps les conséquences, refusant que la France participe à l’aventure irakienne.


Mais ce refus de la guerre n’empêchait nullement une volonté farouche de faire parler les armes s’il le fallait comme cela fut le cas en Bosnie, car justement, il fallait défendre la paix par les armes.

Homme de paix, Jacques Chirac savait combien la France occupait une place singulière dans le monde et combien cette place nécessitait une défense farouche de son indépendance nationale.


Et, ne l’oublions pas, Jacques Chirac, il y a 23 ans, déclara à la face du monde que notre planète brûlait.

Pour nous militants du Mouvement Initiative et Liberté (MIL), quels que soient nos âges, héritiers de ceux qui, hier, servirent le général de Gaulle, puis Georges Pompidou, héritiers de ceux dont le désir d’action et l’engagement civique ne se démentirent jamais, jacques Chirac fut le dernier président de la République gaulliste.


Et nous sommes fiers de l’avoir servi.



CHIRAC et NOUS

par Raoul BéTEILLE, député RPR et président du MIL


Les relations de Jacques CHIRAC et du MIL composent une histoire déjà longue. Et ce n'est pas par hasard. Quand on réfléchit à ce que nous sommes profondément, à notre raison d'être, on s'aperçoit que, Jacques CHIRAC et nous, nous étions destinés à nous rencontrer et à faire route ensemble.

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) porte un titre superbe. On n’y pense pas assez. Le second terme arrive tout droit de notre devise républicaine pour couronner et magnifier le premier. Libres de nos initiatives, nous sommes des citoyens actifs, créateurs, enrichissants. Nous sommes en particulier de vigoureux soldats de la liberté, précisément. Ainsi, c’est la liberté qui nous donne la force et la volonté de la servir. "Initiative et Liberté" est donc une formule qui, si l’on peut dire, tourne avec harmonie sur elle-même comme les beaux vases de l’antiquité. Et voici, en outre, qu’elle propose aux mânes du Général une sorte d’offrande assez précieuse : il se pourrait que tous les Français ne soient pas des veaux.


Ce n’est pas tout ! Les initiales MIL forment un sigle qui nous apporte lui-même autant de joies que de devoirs. La fécondité de la graine nous est offerte, attribuée. Mais aussi, par un de ces miroitements du verbe qu’aimaient tellement nos plus anciens poètes, "MIL" nous suggère encore, avec force, d’être ce que nous sommes : des "militants", c’est-à-dire des soldats. Des soldats de la liberté et de la République. Nous voilà donc fermement guidés vers notre raison d’être, aussi bien par l’abréviation que par le développement de ce qui est un peu comme notre raison sociale.


Les militants, les soldats, ont un devoir : la fidélité et la volonté de vaincre. Ils ont un secret : avoir raison avant les autres (encore une autre acception de ce mot si français de raison !) de manière à forcer littéralement la victoire. Nous avons la force, la fidélité et la raison.


C’est pourquoi nous avons été tout de suite partisans de Jacques Chirac avant même les débuts de l’embrouille : c’était une question de fidélité. Nous nous sommes ensuite moqués  des sondages. Ce qui comptait, pour nous, soldats, c’était le travail bien fait et la volonté de le faire. Nous l’avons fait tout de suite avec passion. Notre soutien sans faille s’est exprimé par une succession ininterrompue de slogans qui sont dans toutes les mémoires et, sur le terrain, d’actions destinées à convaincre. Nous avons accompli notre tâche. Maintenant, la victoire est à notre portée. Elle est à la portée de celui que nous avons soutenu.


Nous avons toujours été à ses côtés, nous restons et resterons à ses côtés. Nous ferons tout pour que, le 7 mai, Jacques CHIRAC et nous, nous soyons victorieux ensemble. Victorieux pour la grandeur et la pérennité de la France.


Extrait de Vigilance & Action N° 84 de mai 1995



Message de JACQUES CHIRAC aux militants du M.I.L.

Convention Nationale, samedi 1er & 2 décembre 1990


Vous avez bien voulu m'inviter à prendre la parole à l'occasion de la convention nationale que vous tenez les 1er et 2 décembre prochains. Je suis très sensible à votre invitation et je vous en remercie vivement. Des obligations contractées antérieurement ne me permettent pas d'être présent parmi vous comme je l'aurais souhaité, mais je tiens, par ces quelques mots, à vous témoigner l'intérêt que je porte à votre mouvement et le prix que j'attache à votre action.


Soyez assurés d'abord que je n'oublie pas les combats que nous avons menés ensemble au service de la France. Dans des circonstances difficiles, vous avez prouvé que vous saviez prendre courageusement vos responsabilités. Votre présence sur le terrain a montré que vous étiez un vrai mouvement de militants, réunissant des hommes et des femmes décidés à s'engager sans compter pour les causes auxquelles ils croient. J'ai pu apprécier personnellement leur ardeur, leur dévouement et aussi la qualité de leur activité.


Cette collaboration qui existe entre nous se réalise de la façon la plus naturelle puisque nos actions sont parfaitement complémentaires. Vous avez choisi de ne pas jouer directement le jeu politique, en particulier sous sa forme électorale. En revanche, vous accomplissez en profondeur un travail original et nécessaire. Trop longtemps, nos adversaires ont détenu une sorte de monopole de l'action au jour le jour sur les divers terrains de l'activité nationale. Vous vous employez à combler cette lacune qui existait de notre côté. Vous avez déjà atteint un stade de développement remarquable et je souhaite très vivement que vous puissiez poursuivre et amplifier votre tâche. Vous trouverez toujours en moi le soutien que je serai en mesure de vous apporter.


Le programme de votre convention montre que vous êtes vigilants sur les dangers les plus graves qui nous menacent aujourd'hui. Vos principes et votre action sont toujours inspirés par votre amour de la France. À ce titre, vous êtes particulièrement préoccupés par les dangers qui pèsent sur notre identité nationale. Vous avez déjà agi dans ce domaine en faisant signer avec succès un manifeste contre le droit de vote aux immigrés.


Vous savez sans doute que le RPR a lancé, à mon initiative, une grande campagne pour demander aux Français d'user de leur droit de pétition et de dire non au vote des étrangers immigrés. Je suis heureux de vous confirmer que cette campagne a rencontré une adhésion massive puisque nous avons recueilli près d'un million de signatures.


Dans ce domaine, comme pour toutes les questions importantes, la politique du pouvoir socialiste va à l'encontre de l'intérêt national. Outre que le gouvernement, par son inaction, laisse la situation s'aggraver chaque jour, n'oublions pas que l'octroi du droit de vote aux étrangers figure dans le programme socialiste et que Monsieur Mitterrand ne manque pas une occasion de rappeler qu'il y demeure favorable contre vents et marées.


Notre pays, menacé dans son identité, voit aussi son avenir gravement compromis du fait de la situation où se trouve son enseignement. Les manifestations des lycéens, quelles que soient d'ailleurs les arrière-pensées de certains, ont révélé la situation dégradée des établissements scolaires. Quant à nos universités, un récent rapport de la Cour des Comptes établit à leur sujet un bilan dramatique et laisse prévoir que nous n'éviterons pas de graves problèmes dans les toutes prochaines années.

Alors, quand je vois tout cela, quand je vois la situation de la justice, de l'agriculture, quand je vois les "affaires", je pose la question : peut-on attendre une amélioration tant que les socialistes seront au pouvoir ? Je réponds non, parce que ce sont les principes qui sont pernicieux. Le socialisme institue la crise de l'État. D'un côté, il augmente démesurément les impôts, il fait gonfler le nombre des fonctionnaires et les interventions de la puissance publique qui étouffent les forces vives de la nation. Mais d'un autre côté, l'État socialiste est incapable d'assurer la sécurité des personnes et des biens, allant même jusqu'à donner l'ordre aux policiers de rester l'arme au pied pendant que les casseurs sont en train de casser en toute impunité.


Pour entrer dans la voie du redressement, il faut remettre en vigueur les véritables principes. Il faut, comme le disait le Général de GAULLE dans son discours du 30 mai 1968, faire appel à l'action civique des Français. Il faut restaurer les principes d'initiative et de liberté. Et il faut aussi garder l'espoir, car, selon la formule qui vous sert de devise : "Il n'y a de fatalité que celle des peuples qui se couchent pour mourir", et nous ne voulons pas nous coucher !


Pour le service de la France, une grande tâche nous attend, et nous l'accomplirons ensemble.


   

Présidentielle 1995 :

Jacques FOCCART milite pour Jacques CHIRAC


Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au cœur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL


Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.


Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC CHIRAC


Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.


Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES


À la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.


Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite, au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis, en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.

Il est à noter le rôle essentiel de l'UNI dans l'image jeune de la campagne de Jacques Chirac. En effet,  dès les premières réunions, au moment où Jacques Chirac était très bas dans les sondages, "les étudiants avec Chirac", création de l'UNI, ont regroupé tous les jeunes dans un carré jeune près de la tribune et nous ont permis d'organiser des traversées de salle par le candidat entouré uniquement de jeunes. Ainsi, à force de voir des jeunes autour de lui, Jacques Chirac a confirmé l'impact qu'il avait auprès de la jeunesse et, les médias, en filmant de très nombreux jeunes autour de lui, ont véhiculé l'image d'un Jacques Chirac soutenu par la jeunesse de France. Cela a abouti au magnifique meeting de Bercy qui a regroupé plus de 17.000 jeunes. Résultat : pour la première fois de l'histoire, un président de la République a été élu avec 56% des voix des étudiants.


Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.


Extrait de Vigilance et Action N° 105 d’avril 1997




Portrait du général de Gaulle par M. Jacques Chirac, Président de la République, publié dans « Time Magazine » du 6 novembre 2006


Le général de Gaulle, c’est d’abord une certaine idée de la France.


C’est l’homme qui, de Londres, le 18 juin 1940, appela les Français à refuser le honteux armistice avec l’Allemagne nazie. C’est l’homme qui dit non à la Collaboration. C’est l’homme qui sauva l’honneur de la France, qui permit en 1945 à notre pays, avec les États-Unis, avec les Alliés, de figurer dans le camp des vainqueurs. Car de gaulle avait compris que cette guerre était une guerre mondiale, un choc frontal entre les démocraties et le totalitarisme nazi. Il avait compris que, tôt ou tard, l’entrée en guerre des États-Unis serait déterminante et ferait basculer la victoire dans le camp de la liberté.


Bien peu d’hommes ont su aussi bien que lui incarner les valeurs éternelles de la France : c’est pour cela qu’une grande majorité de Français, aujourd’hui encore, voit en lui un symbole et un exemple.

Mais de Gaulle, c’est aussi un bâtisseur. A la Libération, il rétablit la République, assura la concorde civile, remit en marche l’industrie et les forces du pays. Il fit entrer la France dans la modernité en accordant enfin le droit de vote aux femmes. Il donna une nouvelle vigueur à notre idéal de solidarité en mettant en place la Sécurité sociale qui fait partie de notre identité. Il aurait voulu refonder sur de nouvelles bases nos institutions : la classe politique d’alors n’y était pas prête.


Puis, bien peu d’hommes ont eu deux fois rendez-vous avec l’histoire : c’est cela aussi qui fait du Général un personnage hors du commun. En 1958, après douze ans de désordre institutionnel, dans les convulsions de la guerre d’Algérie, c’est lui qui sauva à nouveau la République. Il mit fin à la guerre et mena à bien la décolonisation en créant un lien nouveau, qui dure encore, avec les pays de l’ancien Empire. Il donna au pays sa Constitution actuelle, à la fois stable et souple, qui fonde la légitimité du président de la République sur le suffrage universel. Il créa les conditions de l’industrialisation des années 1960, qui fit à nouveau de notre pays une grande nation économique.


Enfin, de Gaulle rendit à la France son rang dans le monde. D’abord en dotant notre pays d’une force de dissuasion qui garde toute son actualité et sans laquelle l’indépendance de notre pays ne serait qu’un mot. Puis, lui qui l’avait combattue, il choisit la réconciliation avec l’Allemagne et jeta les bases de la construction européenne. Il créa les conditions d’une nouvelle politique internationale pour la France et fit entendre sa voix dans le monde par les valeurs universelles qu’elle porte, les solidarités qu’elle cultive sur les cinq continents.


C’est, je crois, dans la fidélité à cette conception du rôle de la France que j’ai construit la réponse de notre pays à la mondialisation : la recherche d’une gouvernance mondiale qui soit fondée sur des valeurs et non pas sur les seuls intérêts économiques ; l’importance des peuples, indépendants et souverains, qui doivent être respectés ; le refus unilatéral de la force dans un monde qui doit être régi par le droit et la solidarité ; la diversité conçue comme une richesse ; le refus du choc des civilisations et la nécessité du dialogue des cultures.


Voilà pourquoi, dans les turbulences contemporaines, la vision, l’ambition et le message du général de Gaulle restent, à mes yeux, une fierté pour la France et une irremplaçable inspiration.



VOICI CE QU'IL éCRIVAIT SUR LE MIL EN NOVEMBRE 1996

LE MIL AU SERVICE DE LA FRANCE

par Jacques FOCCART,

Ancien chef de réseau de la France Libre, ancien secrétaire général à la présidence de la République (1959/1974), membre du comité d’honneur du MIL


Je tiens, par ces quelques mots, à vous témoigner l'intérêt que je porte au MIL et le prix que j'attache à son action.


Soyez assurés d'abord que je n'oublie pas les combats que nous avons menés ensemble au service de la France. Dans des circonstances difficiles, vous avez prouvé que vous saviez prendre courageusement vos responsabilités. Votre présence sur le terrain a montré que vous étiez un vrai mouvement de militants, réunissant des hommes et des femmes décidés à s'engager sans compter pour les causes auxquelles ils croient. J'ai pu apprécier personnellement leur ardeur, leur dévouement et aussi la qualité de leur activité.


Vous avez choisi de ne pas jouer directement le jeu politique, en particulier sous sa forme électorale. Mais vous accomplissez en profondeur un travail original et nécessaire. Trop longtemps, nos adversaires ont détenu une sorte de monopole de l'action au jour le jour sur les divers terrains de l'activité nationale. Vous vous employez à combler cette lacune qui existe de notre côté. Vous avez déjà atteint un stade de développement remarquable et je souhaite très vivement que vous puissiez poursuivre et amplifier votre tâche. Vous trouverez toujours en moi le soutien que je serai en mesure de vous apporter.


Vos actions montrent que vous êtes vigilants sur les dangers les plus graves qui nous menacent aujourd'hui. Vos principes et votre action sont toujours inspirés par votre amour de la France. À ce titre, vous êtes particulièrement préoccupés par les dangers qui pèsent sur notre identité nationale.


Il faut remettre en vigueur les véritables principes. Il faut, comme le disait le Général de Gaulle dans son discours du 30 mai 1968, faire appel à l’action civique des Français. Il faut restaurer les principes d'initiative et de liberté. Et il faut aussi garder l'espoir, car, selon la formule qui vous sert de devise : Il n’y a de fatalité que celle des peuples qui se couchent pour mourir, et nous ne voulons pas nous coucher !


Vous avez démontré votre fidélité et votre efficacité en vous prononçant parmi les premiers pour la candidature de Jacques Chirac et en consacrant toute votre énergie à la campagne qui a conduit à son élection à la présidence de la République. Vous pouvez être fiers - nous pouvons tous être fiers, car je me considère comme l’un des vôtres - d’avoir contribué à donner à la France le chef qui est en train de la ramener sur les voies de la grandeur.


Pour le service de la France, une grande tâche nous attend.

 


VOICI QUELQUES HOMMAGES DE COMPAGNONS


La France a perdu un grand Homme et nous, nous avons perdu un compagnon. Une page de notre histoire vient de se tourner. Mes sincères condoléances à la famille. Merci encore, monsieur le Président, pour tout ce que vous avez fait pour notre pays.

-----

Monsieur le Président, merci pour avoir si bien protégé la France des tourments du monde... Vous étiez et vous resterez pour nous tous : Le Grand !

-----

Je tiens à présenter mes sincères condoléances à sa famille et un grand respect à monsieur Jacques CHIRAC qui fut un grand monsieur de la politique française. Pour l’avoir côtoyé et assurer sa protection lors de ses déplacements dans l’Est de la France, je peux affirmer que c’était un homme sympathique, simple et avenant. Je garde un excellent souvenir, j’ai eu la chance de déjeuner, avec les responsables du SAC, avec lui chez Monsieur Jacques FOCCART. À chaque rencontre, il me tirait sur la barbe en me disant : Toujours une aussi  jolie barbe !

-----

Vous avez été un grand Homme, d’une très grande humanité, un grand président qui nous a évité la guerre, le dernier grand président de la France à qui vous avez tout donné. Là où vous allez, soyez sûr, monsieur le Président, de ma fidélité et de mon profond respect. Reposez en paix monsieur le Président.

-----

Comment, cher président résumer en peu de mots la peine que je ressens aujourd'hui. Notre première rencontre vous étiez secrétaire d’État aux finances, c'était rue de Rivoli, puis Premier ministre chez Marie-France Garraud. Enfin, Maire de Paris où je ne compterai pas le nombre de nos entretiens. Vous avez beaucoup aidé la CSL et ça je ne l’oublierai jamais.

-----

Votre infatigable travail au service de la France et des Français a été remarquable. Recevez toute mon admiration et tout mon respect. Une page de la politique française se tourne... Nous ne vous oublierons pas. Merci !

-----

Hommage à Jacques Chirac. Jacques Chirac, l’homme agraire et agréable, disponible et sociable, souriant et dévorant et qui n’avait rien d’un haut fonctionnaire. J’ai aimé ce presque paysan qui, malgré un passage rapide au ministère de l’agriculture, a su capter le cœur des éleveurs et des cultivateurs pour longtemps et surtout les a défendus à Paris comme à Bruxelles, comme l’assiette de notre société française quand la Grande-Bretagne les sacrifiait. Quant à notre actuel modèle agricole français fondé sur la famille et la responsabilité personnelle, il produit dorénavant des non-revenus, des suicides et est vendu à l’international (accord avec le Canada, …) et aux marchés monétaires où l’on gagne toujours plus sans mettre ses mains dans la terre. J’ai aimé ce «patron» qui m’a fait entrer, jeune, en résistance et en politique en 1984, ô, très simplement comme simple adhérent au RPR, quand d’autres étaient propulsés aux responsabilités sans y avoir adhéré et parfois nous empêchaient de nous former.  Combien sont restés fidèles comme cette belle addition d’humains de base, sans qui rien ne se serait fait pour la France, au RPR, puis à l’UMP, puis aux Républicains, sans vendre leurs idéaux depuis, dans ces guerres des chefaillons. J’ai aimé ces élections de 1995 où j’ai fini comme d’autres sur les Champs Élysées pour construire sans jamais détruire, en prenant une merveilleuse photo de ce jeune homme pressé dans sa Citroën SM décapotable et le soir à la Mairie de Paris où certains comptaient leurs médailles quand il n’y avait qu’une France et pas ce petit hexagone qui l’a remplacée. J’ai aimé ce «teneur de tête à l’international» qui a rendu sa dignité et son rang à la France. Et je me souviens que nous n’étions qu’une petite dizaine, par exemple, en cette veille de renonciation française à la guerre en Irak, à manifester clairement notre opposition, sur la place de la mairie à Châteauroux ou ailleurs. J’aurai aimé plus de persévérance au cours de son mandat, plutôt qu’une retraite sur les retraites, plutôt qu’une dissolution de l’Assemblée, idiote et incomprise. Il a fait surgir des talents, des responsables, des actifs de terrain, partout. Faisons-en autant bon sang, pour que vive la France !

-----

Après Charles de GAULLE ; Jacques CHIRAC fut le seul à avoir donné à la FRANCE l'image qu'elle mérite dans le monde. Aujourd’hui mon cœur est en berne. Le MIL m'a permis de rencontrer ce grand Français. Ce fut pour moi un grand honneur. C'est avec recueillement, et grand respect que je salue sa mémoire. Vive la république...Vive la FRANCE.

Ex délégué du MIL au service de la FRANCE

-----

Un homme "VRAI", de respect et de compréhension pour autrui. Penser à lui continuera de nous donner le sourire et surtout la paix.

-----

J’ai commencé avec lui en 1993 en adhérant au RPR et en prenant des affiches au siège de la rue de Lille pour les coller dans une ville de gauche en Normandie. J’ai approuvé la reprise des essais nucléaires, un peu moins la disparition du service national. Mais avec cet homme on avait confiance et la maison était tenue et il avait une grande fidélité aux gaullismes et aux gaullistes. Comme certains manipulateurs parlaient de génération Mitterrand, moi je suis de la génération CHIRAC. Que dieu le protège. Vive la France.

-----

Monsieur le Président. Entré en politique à 18 ans, à l’UJP, puis à l’UDR, j’ai évidemment été au service de votre personne et de vos idées avec la création du RPR. Merci, monsieur le Président pour la force de vos convictions et merci pour votre action pour la France dans le monde. En tant qu’adhérent du MIL, j’ai été  très fier de défendre vos idées et votre action. J’espère que la France ne vous oubliera jamais et que votre personnalité sera toujours présente dans notre histoire collective.

-----

Merci, monsieur le Président, de ce que vous avez apporté à notre pays, merci pour l'amour que vous avez donné à la France et aux Français. Vous serez toujours présent dans mon coeur. Reposez en paix.

-----

Jacques, pour faire simple, comme vous l'avez été, j'écrirais seulement : "Au revoir et merci monsieur le Président".

-----

Notre président, (Jacquot, pour le citoyen lambda, le Grand Jacquot pour d'autres), s'en est allé pour son dernier voyage nous laissant orphelins. Qu'il repose en paix... Une pensée pour ses proches qui ont exprimé une dignité exemplaire comme on aimerait voir de la part d'autres personnalités...Adieu Président...tu vas nous manquer...

-----

C’est avec regret que nous avons appris la disparition de notre président Jacques Chirac après son effacement de la vie publique depuis 2007 pour des raisons de santé et  sa douleur face au malheur que toute famille peut avoir lorsqu’un enfant nous quitte.  

Nous gardons avec nous les souvenirs de cette campagne de 1995 pendant laquelle nous avons essayé de fédérer nos enfants à nos idées en tractant, militant, collant et le représentant dans les bureaux de vote et ce sans état d’âme pour son élection difficile. Ce qui a laissé des traces dans notre vision de mener la politique et dans la droite dans son ensemble orpheline des idées gaullistes. Pour les nostalgiques je conseille la livre de Catherine Clément préface d’Alain Juppé «Jacques Chirac vie publique, archives privées». Mes pensées vont à sa famille et ses compagnons sincères.

 -----

Pour nous tous la disparition du président CHIRAC a été un choc affectif et sentimental. J’ai eu le grand honneur et la chance d’assurer sa sécurité, à temps complet, de 1986 à 2007.

Pendant cette période, chargée en campagnes et événements nationaux  divers, les compagnons du MIL ont apporté, sans compter, leur aide et leur action.

Leur efficacité, leur disponibilité, leur compétence, leur discrétion et leur abnégation  les rendaient inséparables de l’action politique du Président CHIRAC d’une manière visible ou non.

Ensemble, nous avons connu de grands moments. Ne manquons pas d’y associer Jacques FOCCART et tous les compagnons disparus.


  



VI­GILANCE & AC­TION - N° 433  Mars 2022 

Télécharger le journal du MIL

Lire le journal

LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


IL Y A 25 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ


Communication du MIL du 19 mars 2022


Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions régulièrement des articles datant de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici l’allocution prononcée par Jacques Chirac, Président de la République (Palais de l'Élysée le 20 novembre 1995) pour l’élévation de Jacques Foccart, à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur.

 

Je suis très heureux de vous accueillir dans ce Palais de l'Élysée à l'occasion d'une cérémonie à laquelle je tenais tout particuliè­rement, puisqu'il s'agit d'un hommage rendu à Jacques FOCCART, l'élévation à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur, une dis­tinction qu'il aurait du, franchement, avoir de­puis longtemps ; mais je suis heureux d'être celui qui la lui confère et pour tout dire, j'ai le sentiment qu'il y attache aussi du prix. Alors je remercie toutes celles et tous ceux qui sont ve­nus témoigner de leur estime et de leur affec­tion pour Jacques FOCCART.


Notamment, je suis particulièrement heureux de la présence et je sais à quel point Jacques FOCCART y est sensible, de Jacques Chaban-Delmas et Mi­cheline, c'est une joie pour Jacques FOCCART et une joie pour moi, Cher Jacques, que vous soyez également ici.


«Tout ce que j'ai fait», dites-vous, mon cher Jacques, je vous cite «je l'ai fait au ser­vice de la France. Et de ses amis africains. (...) J'ai exécuté fidèlement la politique du Général, puis celle, dans la continuité, de Georges Pompidou. (...) J'ai été auprès d'eux l'avocat de l'Afrique sans jamais encourir le reproche d'ou­blier les intérêts de la France».


Rares sont, en effet, ceux qui peuvent se prévaloir d'avoir aussi bien compris les liens historiques, les liens uniques et complexes que l'Histoire a tissés entre la France et les pays de son ancien Empire. Pas un autre que vous n'a travaillé avec autant de passion au développement ces liens.


Tout commence en 1940 lorsque, démo­bilisé, vous rentrez chez vous, en Mayenne : la reddition, la soumission, l'humiliation, tout cela, pour vous, est «inacceptable» et l'oc­cupation est intolérable. Sans avoir entendu l'Appel du 18 juin, vous êtes déjà gaulliste. Vous serez donc parmi les premiers à rallier la France Libre et Isa, votre jeune épouse s'engage totalement à vos côtés, dans des activités qui lui vaudront, tout comme à vous, la Croix de guerre et la médaille de la Résistance.


Vous commencez par constituer des dé­pôts d'armes, vous cachez des aviateurs al­liés, organisez un réseau d'évasion. Puis vous dirigerez en liaison avec le Colonel Passy, le chef du BCRA, l'un des réseaux de résistance les plus importants de l'Ouest.


On sait le rôle primordial qu'ils ont joué, ces réseaux, lors du débarquement. Vous participez alors activement au plan «Tor­tue» pour retarder, voire paralyser les ren­forts allemands qui se précipitent vers les plages normandes. Vous serez d'ailleurs, en 1944, nommé Lieutenant-colonel des Forces Françaises Libres, vous, un jeune «civil» de l'intérieur, et serez incorporé à la 1ère Di­vision – «la Division glorieuse» -.


C'est en tant que membre de l'État-major de la 4è région militaire que vous accueillez le Général de Gaulle dans Laval libéré : ce sera votre première rencontre avec lui.


Vous êtes alors chargé d'une des mis­sions les plus difficiles de toutes celles confiées pendant la guerre aux services spéciaux : parachuter des petits groupes d'hommes sur les camps de déportés, avec des risques immenses et ceci afin d'inciter les responsables de ces camps à épargner les survivants. C'est l'opération «Vicarage» qui sera arrêtée : les pertes sont extrême­ment importantes et l'avance des Alliés, plus rapide que prévue, le justifie moins.


Vous êtes à peine réinstallé dans la vie civile que Jacques Chaban-Delmas et Gas­ton Palewski, à la fin de l'été 1945, vous demandent de vous présenter aux élections à l'Assemblée constituante. Vous ne tenez pas particulièrement, à vous lancer dans l'action politique, mais c'est un ordre du Gé­néral, donc vous ne sauriez vous dérober. Vous constituez donc une liste dans la Mayenne où votre grand-père a été Maire d'Ambrières et d'ailleurs Conseiller Général, avant de céder, je parle de vous, très volon­tiers la tête de liste à Jacques Soustelle qui sera élu. Vous, vous retournez à vos activi­tés commerciales et vous lancez votre so­ciété d'import-export, la SAFIEX. Mais cette expérience, si elle ne vous a pas donné d'ambition parlementaire, vous a laissé, comme vous le dites vous-même, «le goût de la chose publique».


Le 16 juin 1946, vous êtes à Bayeux, prêt à reprendre le combat pour sortir le pays de la crise où il s'enfonce. Vous ferez partie de ceux qui, hommes de droite ou de gauche, mais tous résistants et profondé­ment attachés au Général de Gaulle, fonde­ront ensemble le Rassemblement du Peuple Français.


L'objectif qui vous est dévolu est de re­mobiliser les «anciens» de toute la région Ouest. À Strasbourg aux côtés du Général lorsqu'il annonce la création du RPF, et offi­ciellement «chargé de mission» auprès du mouvement, vous faites campagne pendant l'été 47. Mais après les succès, c'est l'échec aux législatives de 1951 et le Général de Gaulle, qui se retire de la vie publique et rend leur liberté à ses compagnons, vous demande en 1954 de succéder à Louis Ter­renoire comme Secrétaire Général du RPF. Vous acceptez et vous partagez avec lui sa traversée du désert.


Vous ne le quitterez plus. Lorsque les Républicains sociaux vous sollicitent pour devenir leur Secrétaire Général, vous choi­sissez de rester auprès de lui. Avec les «barons» du gaullisme, vous prendrez une part active au retour du Général en 1958. Vous l'accompagnerez à Matignon avant de devenir l'année suivante, Conseiller techni­que à la Présidence de la République. Vous serez désormais associé à toutes les déci­sions, qu'il s'agisse des référendums, des élections, ou de la Communauté. Vous en êtes depuis 1960 le Secrétaire Général, une fonction que vous occuperez sans disconti­nuer jusqu'en 1974. À ce titre, puis comme Secrétaire Général à la Présidence de la République pour la Communauté et les Affai­res africaines et malgaches, vous serez l'ar­tisan de la politique que le Général de Gaulle va conduire à l'égard de l'Outre-mer. Vous consacrerez dès lors l'essentiel de vos activités aux relations franco-africaines.


C'est le Général de Gaulle lui-même qui est à l'origine de cette vocation.


C'est lui qui vous a demandé dès 1947 de vous occuper des DOM-TOM au sein du groupe RPF, c'est lui qui a tenu à ce que vous soyez élu en 1950 Conseiller de l'Union française.


Au sein de cette Assemblée où les rela­tions se nouent sans clivage racial ni politi­que, vous construirez des liens durables et vous connaîtrez «l'extraordinaire fraternité» - ce sont vos propres termes - qui unissent encore les anciens parlementaires. C'est là que vous vous ferez des amis pour la vie - je n'en citerai qu'un, qui fût pour vous proba­blement le plus cher, et pour moi aussi: le Président Félix Houphouët-Boigny. Ces amis, pour lesquels vous nourrissez une ré­elle affection, et qui deviendront des Chefs d'État ou de Gouvernement, vous les rece­vez régulièrement lors de leurs voyages offi­ciels ou en visite privée avec leur famille, chez vous, à Luzarches, avec votre épouse, qui sera toujours étroitement associée, sur les conseils d'ailleurs du Général de Gaulle, à votre action politique, comme elle l'avait été dans la Résistance.


C'est grâce à ces liens tout à fait privilé­giés, à cette compréhension, à cette qualité d'amitié et de dialogue, que vous accompa­gnerez ces pays dans leur accession à l'in­dépendance et coordonnerez ensuite la poli­tique de coopération de la France. Le Géné­ral de Gaulle y tient tout particulièrement et son intérêt pour l'Afrique est si attentif qu'il vous reçoit tous les jours, pendant toutes ces années, vous, le spécialiste incontesté des affaires africaines.


Vous avez, en effet, de ce continent une perception aiguë et une vision lucide. Vous avez acquis une extraordinaire connaissance de chacun des acteurs politiques, dans cha­que pays, et du rôle qu'il y joue ou cherche à y jouer. Plus encore : vous avez su gagner leur confiance. Votre puissance de travail, votre sens politique et l'influence que vous avez auprès d'eux vous permettront de vous acquitter des responsabilités les plus déli­cates et de réussir dans les missions de médiation les plus difficiles sous la Prési­dence du Général de Gaulle, puis sous celle de Georges Pompidou. En 1986, lorsque je prends mes fonctions à Matignon, c'est tout naturellement que je vous appelle auprès de moi. Tout en continuant à exercer vos pro­pres activités, vous n'avez cessé de diriger la cellule africaine placée à mes côtés.


Aussi je voudrais vous dire aujourd'hui toute ma reconnaissance, à vous qui m'avez fait partager votre connaissance, mais aussi, mais surtout, votre amour de l'Afrique.


Voici évoqués, trop rapidement, Cher Jacques, les services que vous avez rendus à la France. Le résistant, le gaulliste, l'homme qui, par son rayonnement person­nel et aussi par sa ténacité et son courage, a joué un rôle déterminant dans la politique intérieure et africaine de notre pays, est, nous le savons tous, d'une discrétion et d'une modestie légendaires. En témoigne d'ailleurs votre profession de foi, très simple et très claire : «J'ai eu, dites-vous, l'hon­neur, la chance et le bonheur de servir le Général de Gaulle. Je l'ai fait dans une fidé­lité totale à l'homme qui a sauvé deux fois, dans des circonstances différentes, l'hon­neur de la France. Ensuite, j'ai eu pour guide et moteur de mon action la volonté d'aider à poursuivre la ligne politique dans la direction et vers les objectifs que le Général avait fixés».


Vous dont les deux passions, la France et l'Afrique, n'ont jamais été en conflit, puis­que «l'intérêt de notre pays et celui de ses anciennes colonies devenues ses partenai­res se confondaient», vous avez œuvré de toutes vos forces afin qu'il en soit ainsi dans le cœur de chacun.


Mais je ne voudrais pas, Cher Jacques, terminer sans évoquer d'un mot encore votre épouse, Isa. Elle a su, je le sais, vous ap­porter le bonheur mais aussi le courage quand c'était nécessaire. Aujourd'hui toutes et tous ici, qui l'avons connue nous pensons à elle, avec une respectueuse affection, elle qui, je le sais, vous regarde en cet instant et qui est heureuse. Au moment où ces insi­gnes de Grand Officier de la Légion d'Hon­neur récompensent vos services éminents, je suis très heureux et très fier, Mon Cher Jacques, de vous exprimer mon estime, mon respect et ma gratitude. Mais je veux aussi vous dire, aussi, tout simplement ma pro­fonde amitié et toute mon affection.



LE CAPITAINE PIERRE BERTOLINI INTÈGRE LE COMITÉ D’HONNEUR DU MIL


Communication du MIL du 25 mars 2022


Par un décret du Lundi 8 novembre 2021 signé par le président de la République, Emmanuel Macron, le Capitaine Pierre Bertolini a été élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction de la République française. Celle-ci lui a été remise le 28 janvier 2022. En France, seules 75 personnes en sont dignitaires.


Le Général Schmitt, ancien chef d'état-major des armées est sorti de sa retraite pour décorer le Capitaine Pierre Bertolini aux états de service exemplaires : «Même dans la 2ème DB c'était pas si fréquent !».


Un autre ami du capitaine Pierre Bertolini, le général Franceschi conclut : «C'est le couronnement du parcours d'un être extraordinaire, d'un guerrier comme on en a jamais fait et comme on en fera plus !».


Pierre Bertolini était entré dans la Résistance à 16 ans avant d'effectuer une longue carrière dans l’armée, passant de la fameuse 2ème division blindée du général Leclerc au 3ème régiment parachutiste d'infanterie de marine en Indochine et en Algérie. Au total, cet ancien combattant cumule vingt titres de guerre et quatorze citations à l’ordre de l’armée.


Sa carrière a été exemplaire et peut être résumée par de nombreuses dates.


Interné résistant du 5 novembre 1940 au 5 mai 1941, il s'évade de France et franchit la frontière espagnole le 8 janvier 1943. Il rejoint les forces françaises libres à Casablanca le 13 juin et s'engage pour la durée de la guerre le 18 juin 1943. Caporal, il rengage à compter du 8 septembre.


Affecté au 3emc régiment des tirailleurs marocains, il gagne l'Angleterre le 31 mai 1944. Combattant accompli doté d'un sang-froid exceptionnel, il débarque à Grandcamp le 4 août et s'illustre durant les violents affrontements de la campagne de France. Cité à l'ordre de la division, il est dirigé sur le front de l'Est à l'automne avec le régiment de marche du Tchad et paye son audace d'une grave blessure au ventre. Son magnifique comportement lui vaut l'attribution de deux citations dont une à l’ordre de l'armée portant concession de la Médaille militaire.


Démobilisé le 4 Novembre 1945, il rengage pour 4 ans et sert à compter du 20 novembre par contrats successifs. Nommé caporal-chef le 1er décembre 1946 puis sergent le 1er janvier 1947, il se porte volontaire pour le corps expéditionnaire Français en Extrême-Orient. Débarqué à Saigon le 1er février, il rejoint les rangs du 2ème régiment d'infanterie coloniale. Chef de groupe aguerri, il ne cesse de s'illustrer dans la lutte contre la rébellion en Cochinchine. Rapatrié sur la métropole. Le 9 décembre 1949, il est promu sergent-chef le 1er octobre 1950 puis effectue un deuxième séjour en Indochine à compter du 3 août 1951.


Dirigé sur le Tonkin avec le 5ème bataillon de parachutistes coloniaux, il continue à se surpasser, rivalisant d'audace et de courage, entraînant ses hommes au combat avec une ardeur et un dévouement dignes d'éloges. Adjudant le 1er mai 1952, il quitte Saigon le 1er aout 1953, puis de nouveau affecté au Sud Vietnam le 6 décembre, il intègre le groupement mixte d'intervention.


Parachuté à la tête de son commando sur les lignes ennemies dans des zones montagnardes particulièrement hostiles, il réussit, au fil des missions confiées, à manœuvrer et à coordonner les actions des diverses unités engagées, infligeant des pertes sévères au Vietminh.


Sous-officier de grande classe, il obtient sept citations dont deux à l'ordre de l'armée pour sa participation à la campagne d’Indochine. La croix de chevalier de la Légion d'honneur lui est décernée pour services exceptionnels de guerre. Rapatrié le 25 juillet 1955, il gagne l'Afrique du Nord dans le cadre des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre.


Il intègre le 2ème régiment de parachutistes coloniaux (RPC) et obtient de remarquables résultats à la tête de sa section. Il rejoint la France le 11 octobre 1955 puis est affecté au sein du 5ème RPC en Algérie le 24 janvier 1957. Rapatrié le 24 janvier 1958, il est admis à l'école interarmes le 1er octobre et à sa sortie, fait le choix de l'arme de l'infanterie. Nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1959, il est muté le 7 décembre 1959 au 3ème régiment parachutiste d'infanterie de marine (RPIMA) stationné en Algérie.


Officier de renseignements de son unité, il n'a de cesse de se faire remarquer par son courage et son efficacité. Il s'affirme de manière éclatant du 20 juillet au 5 octobre 1961, aux combats de Bizerte où il joue un rôle prépondérant dans la prise des casernes tunisiennes. Il quitte définitivement l'Algérie le 30 novembre et est promu lieutenant le 1er décembre. Affecté au 7ème RPIMA au Sénégal le 20 janvier 1962, il dirige le centre d'instruction nautique de N'Gor avec autorité et efficacité. Il est nommé officier de la Légion d'honneur le 13 février 1962.


Rapatrié le 27 avril 1964, il intègre l'école d'entraînement physique militaire d'Antibes et prend la tête d'une compagnie élèves, confirmant ses qualités d'instructeur et de meneur d'hommes. Capitaine le 1er octobre 1965, il est placé en congés de longue durée avant de faire valoir ses droits à pension de retraite. Rayé des contrôles de l'armée active le 16 juillet 1969, il est promu commandeur de l'ordre national du Mérite, le 12 juin 1974. Il est rayé des cadres de réserve et admis à l'honorariat de son grade le 1er avril 1979 et la croix de commandeur de la Légion d'honneur lui est décernée le 4 avril 1995. Il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'honneur le 2 mai 2007 qui lui sera remise à l'Élysée par le Président de la République Nicolas Sarkozy.


Durant sa retraite, son dévouement à la Patrie et l'amour qu’il porte à la Corse lui réservera une nouvelle et très grave blessure. Il n'acceptait pas le terrorisme qui a fait bien des victimes. Lui-même a échappé miraculeusement à l'explosion de son véhicule piégé mais il sera très grièvement blessé.


Pierre Bertolini se souvient encore de tous les instants d'une vie «toujours au service de la France... au service du Général !». Ce fut un patriote, ami très proche de Pierre-François Debizet.


C’est tout son parcours que le Mouvement Initiative et Liberté a voulu honorer en l’intégrant dans son comité d’Honneur.



UKRAINE, MACRON VEUT ÊTRE RÉÉLU EN FRANCE PAR DÉFAUT


Communication du MIL du 16 mars 2022            

Une guerre a été lancée en Europe par d’anciens communistes de la période soviétique. Elle apparait comme une continuation tragique de l’histoire du XXème siècle. Bref, «histoire ne se répète pas, elle rime».


Le 24 février 2022, la Fédération de Russie a engagé une guerre de conquête de l’Ukraine, pays voisin. Cette guerre constitue la violation du territoire d’un pays souverain et, aussi, du droit international. L’Ukraine est un pays démocratique, fondateur de l’ONU en 1945, qui ne menaçait pas la Russie. L’armée russe semble vouloir conquérir militairement la totalité de l’Ukraine compte tenu des moyens importants engagés (et de l’apport de troupes tchétchènes et syriennes). Au terme des semaines de combat écoulées, la résistance de l’armée Ukrainienne a prouvé sa valeur et son efficacité. La mobilisation et la détermination des civils et des militaires ukrainiens sont apparus chaque jour clairement. Devant une possible victoire russe, la résistance ukrainienne demeurera présente dans les zones occupées en attendant une issue diplomatique.


Aucune des motivations exprimées récemment par Poutine ne sont valables. Rien dans l’environnement de la Russie n’a changé depuis bien longtemps. Il utilise des propos de fantaisie allant d’une «nazification» de l’Ukraine à la présence d’armes virales. Il exprime sa nostalgie de l’URSS communiste et de l’empire Russe des siècles derniers.


La première vraie motivation du dictateur russe est liée à la grave crise économique et sociale que connait la Russie au terme de 22 ans d’exercice du pouvoir. Dans un pays riche en pétrole et en gaz, pour essayer de camoufler son échec, il tente de consolider son régime autoritaire par une situation de guerre.


La seconde motivation réelle de Poutine est liée à sa peur de la démocratie. Le succès aux élections de l’opposition en Biélorussie a été étouffé par le dictateur local (en place depuis 28 ans). Avec l’aide de Poutine, il a dû trafiquer les résultats pour conserver le pouvoir. L’Ukraine démocratique s’est tournée vers ses voisins européens. Elle présente un modèle attractif pour les citoyens russes, comme peuvent l’être également les Pays baltes. Poutine a développé progressivement une répression sauvage de la liberté d’expression en Russie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la guerre engagée par Poutine contre l’Ukraine qui est reconnu comme un Etat indépendant et démocratique. Le Sommet de Versailles a réuni, début mars 2022, les 27 États membres de l’Union européenne (Europe des Nations). Ils ont réitéré leur plein soutien à l’Ukraine et ont condamné, de nouveau fermement, l’agression par la Russie et par la Biélorussie. Ils s’engagent à poursuivre leur soutien politique, financier, matériel et humanitaire à l’Ukraine. Ils reconnaissent les aspirations et le choix européen de l’Ukraine et son droit à décider de son destin. En France, cette condamnation de l’invasion de l’Ukraine par la Russie est reprise par tous les candidats à l’élection présidentielle, par tous les partis politiques français. Les sanctions économiques prises contre la Fédération de Russie et la Biélorussie, par l’ensemble des membres de l’Union européenne, sont légitimes. Leur but est de contribuer à mettre un terme à cette guerre en Europe.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) exprime sa solidarité avec les peuples ukrainiens, biélorusses et russes, victimes des actions de guerre de Poutine. Il faut exprimer, aussi, notre solidarité avec les combattants ukrainiens (militaires et civils) et appeler à la résistance dans les zones occupées par l’armée russe. Il faut aussi que la France aide la résistance et le peuple ukrainien. L’armée russe cherche à vider ce pays de sa population.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l’incapacité de Macron à prévenir la guerre en dépit d’une communication forcenée à caractère électoral en France. Une campagne de La République En Marche (LREM) le désignait même comme le «sauveur de la Paix». Elle a dû être remisée. Macron n’a pas compris Poutine. Derrière la communication sur l’activité internationale de Macron, sans aucun résultat tangible, se cache sa volonté d’occulter la campagne présidentielle en France : refus de débattre avec les autres candidats, déclarations inodores, publication tardive de son programme. Macron veut être élu par défaut c’est-à-dire reconduit sans condition et sans faire campagne.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) regrette et désapprouve les soutiens, en France, implicites ou explicites, apportés à la guerre déclenchée par l’ancien communiste Poutine. En effet, nous pouvons constater que  des responsables politiques (actuels ou passés), des journalistes, des médias, des citoyens, défendent l’action de la Fédération de Russie et c’est, pour certains, afin obtenir parfois des avantages. Le gouvernement russe, comme d’autres pays, a toujours mené en France des actions d’ingérence, d’influence et d’intéressement financier depuis des décennies.


  


VI­GILANCE & AC­TION - N° 432 Février-Mars 2022 

Télécharger le journal du MIL

Lire le journal

LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


LES 10 RAISONS DE NE PAS VOTER MACRON


Communication du MIL du 21 février 2022


Raison 1 : Macron a laissé l'insécurité augmenter.

Aucune politique efficace n'a été mise en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens. De plus, des îlots de non droit continuent à échapper à un réel contrôle public. Son incapacité à redresser la situation est illustrée par la faiblesse des moyens : effectifs dans la police et la justice, absence de places de prison, et par des choix de laissez-faire.


Raison 2 : Macron considère l'immigration comme un fait irréversible.

Il ne prendra jamais de mesures sérieuses pour la combattre. Macron a permis la poursuite d'une forte immigration légale (droit d'asile, naturalisation) et d'une immigration sauvage (absence d'un contrôle suffisant des accès à notre pays et incapacité à expulser les étrangers en situation irrégulière).


Raison 3 : Macron n'a pas réduit les revendications communautaristes des radicaux islamistes.

La croissance du nombre de migrants, combinée aux ingérences étrangères, étatiques et privées, alimente les revendications communautaristes croissantes de radicaux islamistes résidant en France, dans les écoles, les entreprises, les quartiers. La menace d'actes terroristes islamistes intérieurs demeure toujours d'actualité.


Raison 4 : Macron a mené une gestion désastreuse des questions de santé.

Mauvaise gestion des hôpitaux, fermeture de lits et de sites, Ressources Humaines inadaptée, mauvaise gestion de la crise sanitaire avec une communication chaotique, mesures inapplicables avec un impact économique non contrôlées.


Raison 5 : Macron a conduit à une réduction du pouvoir d'achat par les taxes et la CSG et par le retour d'une forte inflation en France.

La France reste le pays le plus imposé de l'OCDE. Il a dégradé la situation des classes moyennes et des retraités. Sa politique de «relance» a conduit à une inflation qui va frapper pour tous les Français.


Raison 6 : Macron a refusé a refusé le contrôle nécessaire des dépenses publiques.

Il a continué à augmenter les dépenses publiques de manière structurelle. Il a décidé, depuis 2020, d'une politique exceptionnelle du «quoi qu'il en coute». Le résultat pour la France est un déficit et une dette exceptionnelle (113% du PIB fin 2021) qu'il faudra tôt ou tard payer, par l'impôt ou par des taxes.


Raison 7 : Macron n'est pas parvenu à réduire le chômage de masse.

Pôle emploi conserve 6,4 millions d'inscrits (à fin 2021), soit près d'un Français sur 10. Chacun confirme chaque mois sa situation de chômeur, et plus de la moitié de ceux-ci ne sont pas indemnisés. La réalité demeure donc la permanence de situations de précarité ou de pauvreté pour beaucoup trop de Français.


Raison 8 : Macron n'est pas fiable, il a été incapable de tenir ses promesses.

Il a été incapable de tenir ses promesses dans de nombreux domaines, comme l'indispensable réforme des retraites, le système d'aide aux personnes très âgées, la réduction des effectifs de la fonction publique d'Etat, la réindustrialisation et les relocalisations, la nécessaire réorganisation de l'aide sociale. Macron n'a pas mené de grandes réformes, Il a gelé des dossiers cruciaux.


Raison 9 : Macron a fait l'impasse sur des sujets essentiels.

On peut citer les thèmes de l'identité française et la langue française, la qualité de l'enseignement, les familles, des sujets d'éthique pour protéger la vie et le développement économique et le plein emploi.


Raison 10 : Macron n'a pas su défendre les intérêts de la France dans le monde.

Macron a contribué à des différents entre la France et plusieurs pays, de l'Algérie à la Suisse. Il n'a pas su gérer la présence militaire française au Sahel. Il a porté atteinte à la diplomatie française dans le Monde.



UNE SEULE PRIORITÉ, BATTRE MACRON


Communication du MIL du 15 février 2022


La campagne électorale pour la présidentielle d'avril 2022 approche. Les candidatures sont maintenant connues, il ne reste plus qu'à connaitre les noms de ceux qui auront leurs signatures. Seul Macron tarde à se déclarer candidat pour éviter de présenter un programme qui sera, dans tous les cas, contesté. Il devrait participer à la campagne électorale sur une durée très courte. Il a déjà «engagé» plusieurs projets depuis la fin 2021 dont il va défendre la mise en œuvre durant le quinquennat 2022-2027. Il s'agit, par exemple, des projets sur la sécurité (projet de loi déposé), le plan d'investissement 2030 (engagé), le nucléaire (engagement sur un programme) ou le plein emploi (déclaration publique). Il se présentera comme décidé à poursuivre ce qu'il a engagé. Il devrait compléter son programme présidentiel de quelques autres points majeurs. Macron réalise quelques volte-face, comme sur le nucléaire, mais globalement il se propose de poursuivre sa politique en présentant un faux bilan exceptionnel. Cela tient au discours et aux soutiens d'une part importante des médias convaincus de sa réélection et qui se positionnent comme de simples courtisans.


Le bilan du quinquennat de Macron est en réalité très mauvais. Il n'a pas mené les grandes réformes nécessaires promises (retraite, personnes âgées), il n'a pas pris les mesures indispensables face à l'insécurité et à l'immigration. Il a fait exploser le déficit et la dette de la France dont il va falloir assurer le remboursement par les impôts et les taxes. Il a été totalement absence sur la question de l'identité française, de la famille, de l'éducation nationale. Son bilan économique est truqué puisqu'il occulte toutes les questions encore en suspens après la crise (persistance de plus de 400.000 personnes en chômage partiel, report du remboursement des prêts gagés par l'État, prévisions floues pour 2022).


Trois candidats de droite, Marine Le Pen, Valérie Pécresse et Éric Zemmour, se trouvent en lice pour la prochaine élection présidentielle. La somme des intentions de vote en faveur de ces trois candidats de droite serait autour de 47%, contre 25% à Macron et environ 25% pour la gauche de la gauche. Il y a certes des différences réelles entre chacun d'entre eux.


Dès que Macron aura déclaré sa candidature, il devrait perdre de l'ordre de 2 à 3% des intentions de vote en passant du statut de président à celui de simple candidat. Ensuite, les sondages d'opinion ne sont pas une science exacte, ils intègrent des coefficients de correction et ils évolueront jusqu'au dernier moment. Des électeurs peuvent se mobiliser, ou non, en fonction des circonstances et des débats durant la campagne. Il reste impossible de prévoir les résultats du 1er tour de l'élection, il faudra attendre le soir de celui-ci.


Aucune candidature de gauche ne semble pouvoir atteindre un seuil suffisant et une «Union de la gauche» en quinze jours apparait désormais improbable. Par conséquent, il est probable que le second tour de l'élection se jouera entre Macron et un candidat, ou une candidate, de droite compte tenu du rapport de force qui s'est installé depuis le début de 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui se revendique comme la droite civique, gaulliste et patriote et qui représente un gaullisme au carrefour des droites, considère que les trois candidats de droite peuvent légitimement mobiliser les électeurs. Il est souhaitable que tous demeurent le plus courtois possible car il faut rappeler qu'il existe, au sein de la droite, un noyau de valeurs et des électeurs partagés qu'il faut respecter, même si chacun doit marquer ses différences lors d'une campagne surtout lorsqu'il y a dérapage.


Mais pour le second tour de l'élection présidentielle, seul la droite républicaine apparait en capacité de faire le rassemblement le plus large possible contre Macron, pour battre Macron, les autres candidats ne permettront, automatiquement, que l'élection de Macron.


De manière pragmatique, nous estimons que le choix du premier tour conditionne la défaite ou la victoire de Macron au deuxième tour. Pour nous, il est important de défendre la France et donc d'empêcher la victoire annoncée de Macron. Il faut tout faire pour battre Macron. Battre Macron commence par un choix au premier tour pour finir par un vote contre Macron au deuxième tour.



EN FRANCE, IL FAUT RÉTABLIR LA SÉCURITÉ


Communication du MIL du 10 février 2022


Les chiffres du ministère de l'Intérieur sur la délinquance en 2021 révèlent une forte augmentation de l'insécurité en France. Les atteintes aux biens sont toujours aussi nombreuses : cambriolages, vols de véhicule, vols violents sans arme, vols avec arme, destructions et dégradations de propriété ou de biens publics (dont mobilier urbains), etc. Les atteintes aux personnes sont en constante augmentation depuis le début du quinquennat : coups et blessures volontaires, violences intrafamiliales et violences sexuelles, notamment sur des victimes mineures. Les agressions contre des policiers ou des gendarmes se sont multipliées : harcèlement personnel, organisation d'embuscades, tirs de mortiers et véhicules caillassés. Viennent s'ajouter à ces violences physiques les escroqueries (+30% depuis le début du quinquennat), principalement les cyber-escroqueries sur Internet (cyber-délinquance). Le nombre des homicides est également en augmentation, en lien pour la plupart d'entre eux avec le trafic de drogue. Pour mettre un terme à cette explosion de violence, il faut s'attaquer aux zones de non droit sur tous les territoires où la sécurité des citoyens n'est plus assurée. Enfin, la menace du terrorisme islamiste radical, toujours présente, doit être également combattue.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l'impuissance publique. Trop de plaintes sont classées sans suite. Les procédures sur des affaires simples dont les conclusions semblent acquises se déroulent dans des délais beaucoup trop longs. Des faits graves et indéniables ne donnent lieu à aucune condamnation. Et lorsqu'il y a condamnation, les jugements débouchent trop souvent sur une absence d'emprisonnement. Le manque de places de prison amènent les juges à opérer des remises en liberté trop fréquentes et trop rapides. Les promesses de Macron en 2017 de construire 15.000 places de prison et des Centres éducatifs fermés pour les mineurs n'ont pas été suivies d'effets. Tous ces problèmes sont bien sûr liés à une réelle saturation des services, la police comme la justice étant en sous-effectif chronique depuis des années. Mais ces problèmes sont également dus à une volonté politique d'une partie des acteurs du monde judiciaire. Ce dernier aspect pose un problème de fond, qui appelle à un renouvellement des personnels dans le cadre du renforcement des effectifs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la politique menée durant le quinquennat Macron en matière de sécurité. Les promesses n'ont pas été tenues. Macron ainsi que les ministres de l'intérieur et de la Justice ont tout fait pour minimiser la situation catastrophique du pays usant d'une communication politique malsaine : le choix de mots édulcorés pour désigner des actes criminels très graves, la mise en cause explicite des forces de l'ordre par Macron qui accrédite la notion même de «violences policières».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge urgent de lutter contre l'insécurité en mobilisant l'ensemble des services de l'État (police nationale, gendarmerie, fisc, douane, pénitentiaire, polices municipales). Nous souhaitons que des moyens financiers, humains, technologiques (vidéo protection, caméras piétons ou embarquées, drones, intelligence artificielle) et juridiques renforcés soient mis en œuvre pour contribuer à une amélioration significative de la sécurité. Cette augmentation devra s'accompagner du remplacement d'un certain nombre d'acteurs du monde judiciaire qui portent une part de responsabilité dans la situation actuelle. Le recrutement de nouveaux personnels sera un enjeu majeur car il sera l'occasion de faire évoluer les profils des candidats. Les membres de la Police nationale et des agents des polices locales devront être issus d'écoles opérant une véritable sélection et une formation complète. Le recrutement des juges, des greffiers et des procureurs devra être ouvert à de nouveaux profils.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la justice doit retrouver toute son efficacité avec des peines planchers automatiques pour les récidivistes, l'abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans, l'expulsion des délinquants étrangers, la mise en place de sanctions efficaces contre les délinquants (retenues sur salaire ou sur allocation sociale, exclusion des logements sociaux). Les courtes peines ne doivent plus être systématiquement aménagées en travaux d'intérêt général ou placement sous surveillance électronique (bracelet électronique). Les jugements doivent être rendus rapidement (moins de six mois) pour éviter tout sentiment d'impunité. La construction de 20.000 places de prison supplémentaires apparait comme être un minimum. Il est d'ailleurs possible d'accélérer ce projet en réaffectant des bâtiments publics existants.



POURQUOI LE MACRONISME N'EST NI GAULLISTE, NI DE DROITE


Communication du MIL du 20 février 2022


Le député du Vaucluse, Julien Aubert, président d'oser la France, membre du comité d'honneur du MIL, et des élus expliquent, dans une tribune dans le Journal du Dimanche du 18 février 2022, pourquoi «Emmanuel Macron n'est ni gaulliste, ni de Droite».


 «La réélection du chef de l'État ne conduirait qu'à une prolongation de l'immobilisme. L'objectif du général de Gaulle en 1958 était d'une part de doter la France d'institutions modernes, d'autre part de mettre fin au régime des partis. Le premier objectif de modernisation s'est fait en cohérence avec l'être profond de notre pays, à la fois monarchiste et révolutionnaire, en restaurant une légitimité démocratique autour de la personne du chef de l'État, nourrie d'un consentement populaire. Le second objectif visait à rendre au peuple le pouvoir souverain, sans mettre fin aux partis eux-mêmes en ce qu'ils incarnaient des sensibilités politiques.


En effet, le gaullisme, s'il se composait de plusieurs sensibilités, était l'émanation de la rencontre de l'esprit de la France libre avec la personnalité du général de Gaulle, imprégnée de catholicisme social. Cette alchimie avait fait adhérer au projet gaullien de fortes personnalités radicales (Jacques Chaban-Delmas) aussi bien que démocrates-chrétiennes (Edmond Michelet).


Cette synthèse gaullienne n'était nullement un opportunisme comme l'est le macronisme, qui ressemble plus au centrisme de la IIIème République qu'à autre chose. Central, sans être centriste, le gaullisme reçut un temps l'appui des libéraux-conservateurs giscardiens. Le rassemblement était fondé sur l'adhésion et non sur les débauchages, sur l'union et non sur l'éparpillement. Très respectueuse de l'héritage chrétien de la France, cette alchimie de 1958 l'était aussi du compromis laïc obtenue grâce à la loi de 1905. Elle rejetait le fédéralisme européen auquel concoure et adhère Emmanuel Macron. Elle se méfiait des tares liées à l'atlantisme de l'Otan. Elle assumait un conservatisme puisé chez Chateaubriand et armé d'un respect de la «décence commune», au sens anglo-saxon de l'expression. Elle refusait le pouvoir de l'argent, dénonçant à juste titre les «intérêts particuliers» face à l'intérêt général, qui ne saurait être une simple somme de ceux-ci.


Singeant le Général de Gaulle, Emmanuel Macron a bâti sa maison commune en voulant détruire toute force politique susceptible de le concurrencer sérieusement, en ne laissant aux français qu'un choix cornélien : lui ou les extrêmes. C'est cynique.


À la différence du Général, sa maison commune n'est pas fondée sur la confiance du peuple souverain, dont la pratique de consultation par référendum a été abandonnée depuis 2005. À l'inverse, elle est le cartel des intérêts d'une partie des classes supérieures de ce pays, au risque d'aboutir à un rejet massif des élites qui ne passera pas obligatoirement par la voie démocratique. N'a-t-on rien appris de la crise des gilets jaunes ? Valérie Pécresse prône ce retour à la démocratie directe loin des illusions d'une démocratie participative voire «augmentée» telle que testée par Emmanuel Macron à l'aide d'un tirage au sort lors de sa convention avortée sur le climat.


Arguant de la pandémie, l'actuel chef de l'État, surtout connaisseur des grands groupes entrepreneuriaux, n'a pas procédé à un retour de l'aménagement du territoire, maillage avant tout dédié aux PME. Il n'a pas non plus entrepris la nécessaire réforme des retraites, dont les contours peuvent être encore débattus. Il n'a pas redonné un réel sursaut stratégique à nos armées ni à notre diplomatie. Il a louvoyé en matière énergétique, fragilisant notre parc nucléaire et polluant visuellement nos paysages avec des éoliennes. Il a mené une politique hostile à la propriété - conduisant à une hausse sans précédent de la taxe foncière - et laissé voter au Parlement des lois dites sociétales qui font le lit d'un progressisme libertaire vénéneux et d'un individualisme funeste.


Pour toutes ces raisons, et pour bien d'autres encore, et contrairement à ce que certains échos de couloir peuvent laisser entendre, alimentés par des ralliés de circonstance, nous ne pouvons pas, nous députés d'opposition des Républicains laisser entendre que finalement, après tout, Emmanuel Macron serait proche de nos valeurs et le meilleur représentant de la Droite. Que certains horizons plus cléments pourraient accueillir nos embarcations après une tempête. Ce serait insulter la confiance de nos électeurs, décrédibiliser la démocratie, et donc renier la charge qui nous a été confiée par le peuple.


Plutôt que le progressisme nous souhaitons promouvoir le réformisme. Nous souhaitons un État stratège et non un gouvernement opportuniste. Nous souhaitons voir la poursuite de la décentralisation en lieu et place de la tentation centraliste et dirigiste qui caractérise le macronisme. Nous souhaitons des garde-fous en matière sociétale. Pour toutes ces raisons, il nous faut l'emporter lors des scrutins du printemps 2022.


Emmanuel Macron, la Droite n'est pas à vendre. Nous ne vous laisserons pas défigurer la Vème République en la transformant en régime des apparentements et arrangements. Nous croyons que la loyauté est une valeur bien plus respectueuse que l'abandon ou la trahison.»


La liste des signataires :

Julien Aubert ; Emmanuelle Anthoine ; Edith Audibert ; Valérie Bazin-Malgras ; Philippe Benassaya ; Sandra Boëlle ; Emilie Bonivard ; Jean-Yves Bony ; Jean-Luc Bourgeaux ; Marine Brenier ; Jacques Cattin ; Gérard Cherpion ; Dino Cinieri ; Pierre Cordier ; Josiane Corneloup ; Marie-Christine Dalloz ; Jean-Pierre Door ; Marianne Dubois ; Virginie Duby-Muller ; Claude de Ganay ; Annie Genevard ; Philippe Gosselin ; Yves Hemedinger ; Brigitte Kuster ; Marc Le Fur ; Olivier Marleix ; Eric Pauget ; Bérengère Poletti ; Nathalie Porte ; Alain Ramadier ; Julien Ravier ; Frédéric Reiss ; Bernard Reynès ; Raphaël Schellenberger ; Jean-Marie Sermier ; Guy Teissier ; Jean-Louis Thiériot ; Laurence Trastour-Isnart ; Pierre Vatin ; Charles de la Verpillière ; Stéphane Viry

  

CÉRÉMONIES DU 5 DÉCEMBRE 2019 : LE DEVOIR D’Y PARTICIPER

Télécharger la communication du MIL du 5 décembre 2019

Lire le texte

Le président de la République, Jacques Chirac, a institué une journée «d'hommage aux morts pour la France pendant la guerre d'Algérie, les combats du Maroc et de la Tunisie» le 5 décembre de chaque année (décret du 26/09/2003).


Le choix du président Jacques Chirac, ancien officier français, de ne pas retenir la date du «cessez-le-feu du 19 mars 1962», et de choisir le 5 décembre, avait vocation à tenir compte, légitimement, du fait historique que les combats ne prirent pas fin le 19 mars et firent après cette date encore de très nombreuses victimes parmi la population européenne, parmi les harkis et leur famille, qu’ils furent massacrés en très grand nombre pour avoir choisi la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle les anciens combattants (harkis, engagés ou appelés) et tous les patriotes à célébrer nos morts dans la dignité et la certitude des justes combats auxquels ils ont participé.


Au moment où 13 de nos soldats viennent de laisser leur vie en servant la France pour faire barrage à l’islamisme, ces commémorations du souvenir se feront l’écho de la permanence de nos valeurs et de l’engagement de nos soldats. Elles sont un acte de mémoire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce, par ailleurs, tous ceux qui se moquent de l’engagement de nos soldats (antimilitariste, libertaires et gauchistes) et préconisent un retrait de nos troupes du Sahel (islamistes politiques et gauchistes).


La poursuite, avec les moyens appropriés, de cette guerre contre les divers groupes islamistes apparait indispensable.


  

L’ISLAM POLITIQUE N'A PAS SA PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 20 février 2020

Lire le texte

Repère : Macron vient de déclarer que «L'islam traverse une crise avec une radicalisation de certains et des mouvements très durs qui veulent aller vers l'islam politique. Je dis juste que, chez nous, l'islam politique n'a pas de place». Macron a déclaré s’engager contre le «séparatisme islamiste».

                              

Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite de voir son diagnostic sur l’islamisme politique partagé par le président de la République (même si les termes employés ne sont pas tout à fait les mêmes). Trois ans auront été nécessaires pour en arriver à sa déclaration, ce qui ne peut que surprendre. Elle aurait pu, et dû, être faites dès 2017, car rien n’a changé depuis lors, hors une montée en puissance de la nébuleuse islamiste en France.


Le problème est que, comme sur le sujet de l’immigration, quand Macron fait des déclarations de bon sens, elles ne sont pas suivies d’une politique en rapport avec la réalité évoquée. Il se trouve contraint à reconnaitre les faits très tardivement, mais les mesures qui doivent en découler ne sont pas prises. Par exemple, la très modérée loi «Asile et immigration» (du 10 septembre 2018) n’a pas donné lieu à l’expulsion massive des déboutés du droit d’asile. On se trouve face à un marché de dupes.


Dans le cas présent, Macron vient d’annoncer des mesures destinées à lutter contre ce qu’il reconnait comme des ingérences étrangères (détachement d’imans ou de professeurs de langues étrangères Algériens, Marocains, Turcs et Tunisiens, financements massifs de mosquées par le Qatar et autres émirats, etc.). Les mesures annoncées vont dans le bon sens, mais avec un calendrier, des modalités et des nuances qui interrogent sur la volonté de les mener à bien.

Elles ne suffisent pas à répondre à l’urgence de la situation et à l’ampleur des problèmes. Le rapport interministériel, qui a fuité dans la presse ces dernières semaines, propose un diagnostic assez intéressant (même s’il devrait être complété) et une panoplie de propositions qu’il serait déjà souhaitable au minimum d’appliquer. Mais ces mesures ne semblent pas devoir être mis en œuvre par le gouvernement, vu l’absence de réaction de Macron. Les questions de la laïcité, de la représentation de l'islam en France ou, tout simplement, du port du voile restent en suspens. Les risques actuels de l’islamisme politique font l’objet d’une reconnaissance de la part des républicains de droite comme de gauche parce qu’ils apparaissent comme anti-républicains. L’absence de réponse politique de la part du gouvernement apparait scandaleuse.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que l'islamisme est une idéologie politique (à ne pas confondre avec le simple exercice de la religion musulmane). Les islamistes politiques rejettent la république française au profit de valeurs religieuses, sexuelles ou culturelles. Ils visent à changer les lois de la république et, faute d’y parvenir, ils expriment leur volonté de se séparer des autres sur le plan concret des associations, des écoles islamiques, des lieux de vie propres, des territoires gérés par eux. Les groupes islamistes sont des minorités actives, noyés dans la population française et étrangère, de confession musulmane, voire simplement de culture musulmane. Des associations islamistes s’attachent à occuper les champs social, culturel, éducatif, économique. Ils ont la volonté de participer à la vie politique et de présenter des listes lors des élections ou en infiltrer avec la complicité d’élus locaux qui pratiquent le clientélisme. Les municipales leur en donnent l’occasion ! La concentration de la population de confession musulmane sur des territoires (93, quartiers, etc.) offre une opportunité aux islamistes déclarés ou moins identifiés.


  

«DU TRAVAIL POUR TOUS», LA LECTURE SOCIALE DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 20 mai 2020

Lire le texte

La crise actuelle donne lieu à beaucoup de débats, de déclarations, de tribunes, de pétitions. L’ensemble tend à occulter la réalité. Elle peut se résumer en cinq points : 


1-Une crise sanitaire en cours marqué par un manque de prévision, de réactions, d’organisations et de moyens. Demain, cela engagera, pour certains, leur responsabilité politique, voir pénal. À ce jour, tout cela n'a pas débouché sur un projet politique sérieux en matière de santé de la part de Macron et Philippe.


2-Une récession économique, dont personne ne veut admettre l'ampleur exceptionnelle, car rien de tel n’a jamais été vécu. Cette crise économique a été amortie par diverses mesures, mais va se produire automatiquement pour une durée qui se comptera en années.


3-Une crise sociale majeure avec des millions de chômeurs supplémentaires, dont un grand nombre de jeunes en fin d’études qui auront des difficultés à trouver un premier emploi.


4-Le renforcement de la pauvreté pour une part de la population, suite à l’enchainement des conséquences croisées de la crise sociale et de la crise économique.


5-Une crise politique liée à la perte de confiance vis-à-vis de Macron et Philippe de la part d’une majorité des français. Cette défiance dépasse la seule équipe de Macron et menace les institutions même de la Vème République. Elle est nourrie et encouragée par tous les partisans de la VIème République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la France est entrée dans une période de crise majeure. Comme en 1940 ou en 1958, les gaullistes ont vocation à porter une solution politique de résistance à la crise avec du courage et une vocation de rassemblement.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que Macron et Philippe ne parviendront pas à juguler la crise sociale, car leur approche molle et hésitante restera la même que celle adoptée depuis le début de la crise sanitaire. Ce problème de forme se conjugue à des problèmes de fond (dérive budgétaire incontrôlée, non anticipation des priorités, perte de confiance).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce toutes les forces politiques extrémistes qui cherchent à tirer partie de la crise en prônant la politique du pire (par exemple blocage de la reprise des entreprises par divers moyens par la CGT et Solidaires !) pour atteindre une situation prérévolutionnaire. Cela peut être résumé par la phrase de  Franz-Olivier Giesbert (7 mai 2020) : «Des forces obscures travaillent déjà à s’accaparer la détresse qui ne manquera pas de s’emparer de beaucoup de Français quand leur tomberont dessus les faillites et les trains de licenciements».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que la droite républicaine a un rôle majeur à jouer dans ce contexte. Il convient de construire une alternative politique de gouvernement avec de nouvelles propositions correspondantes à l’évolution de la France. Il faut appréhender et aussi comprendre le changement complexe de la situation du pays, tout en redonnant sa place à l’Homme. Par exemple, il faut, non pas gérer que le temps de travail, mais «du travail pour tous» pour relancer le pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que la lecture sociale du gaullisme vise à assurer, autant que possible, la dignité pour tous les français, c'est à dire un emploi décent pour tous les actifs et une solidarité par les régimes sociaux à tous les autres, en donnant sa chance à chacun et en reconnaissant le mérite. Cette vision universelle se trouve en conflit ouvert avec l’approche d’une grande part de la haute administration sur les problèmes économiques et d’emplois, comme avec les propos de certains responsables syndicaux et patronaux (pas tous). Il y a donc un vrai combat à mener pour défendre la France et les Français en tentant de formuler des solutions pour tous.


«En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer». Charles de Gaulle - 25 Mars 1959.


  

FACE À LA CRISE, REVENIR AU GAULLISME SOCIAL

Télécharger la communication du MIL du 20 avril 2020

Lire le texte

Repère : La crise économique, qui débute, va se traduire par des faillites en série et la crise sociale qui s’engage par une explosion des licenciements donc du chiffre du chômage. La crise sanitaire demeurera présente. Le déficit énorme et non maitrisé conduira à une crise budgétaire. Une crise politique majeure est à l’approche.


La crise sanitaire actuelle donne une occasion de jauger la situation du pays réel. Les institutions fonctionnent globalement, même si l’on peut critiquer certains choix de Macron et de Philippe. L’administration fait globalement son travail. Les médecins, internes, externes, infirmiers, aides-soignants, étudiants, les ambulanciers, les forces de l’ordre et de sécurité, les pompiers, etc. sont mobilisés à l’extrême. La réserve sanitaire est mobilisée. Le secteur médicosocial assume une crise majeure dans les EHPADs. La police et la gendarmerie contribuent à assurer le confinement. La fonction publique pénitentiaire est sous tension. L’armée a été missionnée sur des missions déterminées (hôpital, transport). Des travailleurs assurent le fonctionnement minimal du pays notamment dans le domaine de la production alimentaire, du transport, de l’énergie, des livraisons, de la vente. Les élus locaux, chacun à leur niveau, jouent un rôle déterminant pour répondre aux situations d’urgence. La France dans une situation de crise majeure apporte la preuve que le civisme est bien au rendez-vous. Cette mobilisation du peuple n’est pas le résultat d’une politique à un moment donné, mais le fruit du patriotisme et du civisme ancré au cœur des Français.


Quand Macron passe un long moment à remercier tous les français, il a raison de le faire, sauf que le rôle d’un président de la République n’est pas de remercier, mais d’incarner le pays et cela, il n’est pas capable de le faire ! N’est pas gaulliste qui veut. Macron semble ne plus savoir quel est son rôle, quelle est sa politique, où il va, où il doit aller. La seule chose qui demeure chez Macron est sa volonté d’être réélu en 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense qu’il faut développer cinq axes : la reformulation du système de santé ; le retour au fonctionnement normal des institutions (parlement, élections municipales) ; le soutien à l’économie par un Plan de redressement faisant apparaitre une priorité, l’emploi ; une volonté de rétablissement de notre souveraineté (relocalisations) et une politique sociale d’inspiration gaulliste.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la recherche de réponses à la crise sociale est la priorité. Le nombre de chômeurs va exploser avec les fins de contrats non renouvelés (intérim et CDD) et les licenciements économiques d’entreprises en faillite ou en difficulté (tourisme, événementiel, commerces). Faute d’offres d’emploi, peu de jeunes, diplômés ou non, auront accès à un premier emploi au 2nd semestre 2020. Les salariés en contrats courts trouveront rarement des emplois, tout comme les personnes de retour en activité. La crise s’annonce terrible, son ampleur dépendra de la durée de l’arrêt des activités.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que Macron, après avoir mis en place un amortisseur temporaire (avec plus de 9 millions de salariés du privé au chômage partiel), va se trouver en grande difficulté pour faire face à la période qui va suivre, avec les sorties progressives du chômage partiel.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il est inconcevable de suivre la proposition de  Macron de constituer un «gouvernement de concorde». En dehors du débauchage possible d’opportunistes sans conviction, ce vœu n’a pas d’avenir. Par contre, la formulation de propositions et d’amendements à l’Assemblée nationale et au Sénat constitue un enjeu central pour le pays et pour la Droite républicaine. Il faut défendre des positions nouvelles, dès le mois de mai. Pour être tout à fait clair, la situation exceptionnelle de la France ne permet plus de conserver des éléments de programme d’avant la crise (par exemple, «la lutte contre l’assistanat» ou la priorité aux actifs en emploi). Le programme de la droite doit être social et s’adresser à toutes les victimes de la crise : des jeunes aux retraités, en passant par tous les actifs sans emploi. Il doit savoir convaincre les catégories populaires que la Droite républicaine détient les bonnes réponses.


  

MACRON N’EST NI GAULLISTE, NI GAULLIEN, NI DE DROITE

Télécharger la communication du MIL du 6 juin 2020

Lire le texte

Repère : L’esprit gaulliste, qui a marqué l’histoire de France depuis 80 années, s’applique toujours parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste permanente.


En 2020, Macron a commencé à présider une série de commémorations historiques visant à célébrer le Général de Gaulle. La célébration du 80ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 sera le point culminant. Certes, cela entre tout à fait dans son rôle de président de la République. Mais il est particulièrement choquant qu’il se serve de ces prises de parole pour tenter une récupération directe, ou indirecte, de l’esprit du gaullisme à son profit, comme il a déjà eu l’occasion d’essayer de le faire.


Honorer oui, récupérer non !


Les analyses et la politique menée par Macron ne s’est jamais inscrite dans le cadre de la pensée gaulliste. Son appartenance à la gauche sociale-démocrate libérale-libertaire marque son ancrage à gauche sans le rapprocher du gaullisme. Macron n’a jamais été de droite, il n’a d’ailleurs jamais rien prétendu de tel. Ses discours sont marqués par une confusion et des ambiguïtés permettant de prétendre tout et son contraire. Son ego est démesuré : «En Marche» porte ses propres initiales E.M., comme Emmanuel Macron ! Sa politique se définit par les reculades et le refus de prendre des décisions courageuses, illustrée dès le départ avec l’abandon de Notre-Dame-des Landes aux écolos gauchistes, de l’Arc de Triomphe aux casseurs ou d’attendre des rapports d’experts. Les exemples en ce sens abondent. Dans son vocabulaire, il évoque de la «bienveillance» pour justifier le laissez-faire et l’absence de traitement des problèmes !

Selon les sondages successifs, il ne conserverait la confiance que d’un tiers de l’électorat au terme de trois années de mandat ! La majorité absolue, dont il disposait à l’Assemblée nationale, se désagrège progressivement pour disparaitre récemment. Il dispose encore d’alliés (MoDem, Agir) mais il y a fort à parier qu’ils vont monnayer leur appui à Macron lors des prochains votes et scrutins.


Vis-à-vis de l’Union européenne, les discours de Macron ont été une addition de mots inefficaces dans la défense des intérêts de la France dans les négociations (par exemple pour réduire la place des travailleurs détachés). Macron prône une ligne politique en faveur d’une Europe fédérale avec l’abandon de notre souveraineté dans le domaine économique, alors que ce projet apparait tout à fait obsolète en 2020.


Il évoque aujourd’hui notre «souveraineté» suite aux défaillances de l’État dans la lutte contre le COVID-19. Mais c’est une pirouette, Macron, Buzyn, Salomon et Véran étaient tous en charge de ces sujets sous le quinquennat Hollande. Ils portent la responsabilité des pénuries constatés de gels, masques, tests, respirateurs, médicaments,  et dans l’absence d’une politique de prévention. De plus depuis 2017, Macron est le responsable direct de l’absence d’une nouvelle politique de santé, réclamée par tous les acteurs du secteur.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que Macron mène, depuis son élection, une politique qui se situe à l’opposé des principes gaullistes. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures. L’approche de Macron est parcellaire, car, avant tout, technocratique et budgétaire. S’il a pu évoquer une approche universelle, il ne la met pas en œuvre dans sa politique. Il partage, avec des intellectuels, une vision d’une France composée d’un «archipel» de communautés destinées à vivre ensemble. Au bout de trois ans, son absence de discours sur la place de la religion musulmane ou la laïcité, illustre son incapacité à proposer une approche commune et claire à tous les Français.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que les réformes institutionnelles annoncées (projet de loi fondamentale et révision constitutionnelle) s’inscrivent contre l’esprit des institutions de la Ve République. C’est le cas du projet de la mise en place d’un scrutin à la proportionnelle. C’est le cas avec son refus de recourir au référendum pour de grandes questions, dont la protection de l’environnement. Suite aux conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, Macron a annoncé un changement de politique majeur, mais sans envisager de recourir à une dissolution ou à un référendum pour que les citoyens approuvent sa nouvelle politique, comme le veut la logique même des institutions de la Ve République.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que Macron dévoie les institutions pour mener sa politique après avoir endossé le costume de président de la République, comme avait su le faire François Mitterrand et François Hollande. Par son talent oratoire, son omniprésence médiatique et la mobilisation partisane de l’appareil d’État et de certains médias, Macron a su tromper des gens de bonne foi, qui n’ont pas perçu ses manœuvres au travers de son discours flou. Mais cela n’aura qu’un temps, car il y a toujours une heure de vérité.


À aucun moment il n’est possible de le qualifier comme gaulliste ou gaullien ou ayant l’esprit gaulliste, car son action est clairement dans un axe opposé aux valeurs du gaullisme. Ceux qui prétendent le contraire se placent dans le camp des «idiots utiles» (au sens de Lénine), voire des promoteurs, conscients ou non, de la pratique du «Pont de la rivière Kwaï».


  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 434 Mars-Avril 2022  

Télécharger le journal du MIL

Lire le journal

LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


LAURENT WAUQUIEZ : DU RETOUR DE LA GUERRE ET DE NOS ARMÉES


Communication du MIL du 26 mars 2022


L'invasion militaire russe de l'Ukraine a mis fin à une importante période de paix en Europe. Certes, la France n'est pas en guerre, mais le risque oublié redevient d’actualité. La seule réponse pour maintenir la paix réside dans la capacité de la France à défendre ses citoyens et à assurer ses responsabilités vis-à-vis des pays européens. Le bon fonctionnement et la croissance de la puissance effective de nos forces armées, dans tous les domaines, apparait une priorité nationale.


Cette priorité doit s'imposer dans le débat présidentiel, puis lors des législatives de juin 2022. Macron propose une hausse du budget actuel (moins de 41 milliards annuels actuellement) trop faible et trop lente. Elle ne répond pas du tout aux exigences actuelles, pas plus que celles de plusieurs autres candidats.


Laurent Wauquiez, dans un texte publié le 20 mars 2022 sur Facebook, présente la situation, les enjeux concrets et les mesures à prendre sans aucun délai. Il s’agit d’une analyse de premier plan, c’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a décidé de publier l’intégralité de ce texte.


DU RETOUR DE LA GUERRE ET DE NOS ARMÉES - PAR LAURENT WAUQUIEZ


J’ai été amené à l’écrire, c’est une banalité, mais la guerre en Ukraine, c’est le retour de la guerre. Cette banalité, il faut la dire et la répéter. Il faut en avoir profondément conscience si l’on ne veut pas connaître le destin de l’Europe de l’entre-deux guerres. C’est le retour du tragique et des conflits, le retour de ce que certains ont cru pouvoir balayer de leur horizon : l’importance d’avoir une Nation capable de nous protéger. Le premier devoir du politique : apporter la protection à ses habitants.


Nous avions fini par l’oublier mais, et le général de Gaulle le rappelait dans un très beau discours à l’École militaire en 1959, depuis les Mérovingiens, les Carolingiens, les Capétiens, depuis le Premier Empire jusqu’à la IIIe République, la raison d’être des États a souvent été la défense et la protection. Contre les invasions barbares, contre la menace du Saint-Empire romain germanique ou des Anglais, contre la Prusse… la France ne serait plus elle-même si, à des moments clés de notre histoire, nous n’avions pu compter sur notre armée pour nous protéger.


Il ne faut jamais oublier qu’une armée ne sert à rien jusqu’au jour où on en a besoin. La cause profonde de la défaite de 1940 se résume à une simplissime clarté : les Allemands avaient préparé leur armée, les Français avaient abdiqué ; les uns avaient préparé la guerre, les autres avaient renoncé à la penser. Marc Bloch, l’un des plus remarquables historiens français, fusillé par les Allemands, l’avait parfaitement analysé depuis sa cellule au lendemain de la défaite : l’humiliation de 1940 est due au fait que les politiques, les élites, les Français globalement avaient baissé les bras et avaient renoncé.


Eh bien, le retour de la guerre en Ukraine nous oblige à ouvrir les yeux et à cesser de renoncer, car nous savons maintenant que le moment peut venir où il faudra être capable de protéger l’Europe.


Le sommes-nous ? Sommes-nous prêts ? Alors que l’on évoque le retour de ce qu’on appelle de ce terme étrange les guerres de haute intensité, sommes-nous prêts ?


Les chiffres sont sans ambiguïté. La chute en trente ans est abyssale. Nous avions 1 350 chars, nous en avons 220. Nous avions 686 avions de combat, nous en avons 250. Nous avions 37 grands bâtiments de surface, nous en avons 19. À titre d’exemple, certains experts estiment que tous les deux ans, l’armée chinoise se renforce de l’équivalent de l’armée française.


Si l’on prend par exemple les munitions, le président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, Christian Cambon, a estimé que nous avions, au mieux, des réserves de munition pour tenir 3 jours tant nos stocks sont bas. Que l’on se comprenne bien, si un conflit comme la guerre d’Ukraine devait éclater, une armée, comme la nôtre, a suffisamment de munitions pour trois jours ! Plus globalement, en raison de nos problèmes logistiques, on considère que globalement l’armée ne pourrait pas tenir plus de 15 jours. Pour nos avions, nous serions au mieux capables d’aligner 50 appareils dans un combat de haute intensité. Nous n’avons quasiment pas d’avions gros porteurs - ironie de l’histoire l’armée française en était réduite à louer ceux de l’Ukraine ces dernières années. Songe-t-on, à titre d’exemple, qu’il s’est détruit dans les 15 premiers jours du conflit ukrainien à peu près autant de chars que tout ce que l’armée française est capable aujourd’hui d’aligner.

À ce stade, les programmes français tels qu’ils sont définis reconnaissent clairement qu’aujourd’hui l’armée française est démunie, ils prévoient bien une remontée en charge à horizon 2030. En 1936, l’armée française avait prévu le même type de raisonnement en se fixant d’être prête pour 1943.


Je voudrais, pour finir, évoquer un sujet qui, je le comprends, peut susciter de grands espoirs ou, pour le dire autrement, de grands rêves : une armée européenne. Je le dis simplement mais de façon assez catégorique : je n’y crois pas. Je crois à l’Europe capable d’organiser les échanges entre nos étudiants et nos universités, je crois à l’Europe des infrastructures, je crois et c’est beaucoup comme le rappelle la guerre en Ukraine, à l’Europe qui crée la paix entre nous et nous rappelle le sens d’une civilisation européenne bâtie sur l’humanisme, je voudrais croire à une Europe économique capable de défendre avec détermination nos intérêts économiques face aux États-Unis et à la Chine mais je ne crois pas à l’Europe de la défense. Jamais nous ne pourrons agir efficacement sur des questions de souveraineté en ayant besoin de recueillir l’assentiment d’autant de pays aux intérêts divers, en étant contraint à des discussions sans fin ; l’armée est affaire de nation et de souveraineté. En disant cela, je ne dis pas qu’il ne faut pas penser l’armée française dans un cadre européen. Je dis juste qu’on ne doit pas penser à diluer une armée française dans une armée européenne. Et pour ceux qu’il serait encore nécessaire de convaincre, je renvoie à la brutale clarté de la décision allemande de commander, au moment où nous discutions pourtant d’un avion de combat européen, des avions américains au lieu de faire le choix de l’Europe.


Alors oui, il faut réinvestir dans notre armée, donner les moyens à nos soldats d’assurer leurs missions, porter l’effort de défense bien au-delà de 2% du PIB, en montant à 65 milliards d’euros – nous étions capables de le faire des années 60 aux années 80 ; il faut arrêter les fausses lois de programmation, où les chiffres servent à la communication plus qu’à la réalité de nos moyens, à l’image de la loi actuelle qui prévoit 295 milliards dont seulement 198 sont assurés. Il faut le faire en se fixant des priorités : reconstituer des stocks de munitions – nous en sommes là – acheter les missiles aster et exocets si stratégiques, remplacer les Rafales que nous avons cédé à la Grèce et à la Croatie (20 sur une flotte de 130 !), combler nos trous sur les navires de premier rang, œuvrer pour tout ce qui relève de ce qu’on appelle la mise en condition opérationnelle (drones, équipement, lutte cyber). Cet effort d’armement peut se mener en veillant à ce que notre économie en tire profit à travers des commandes passées à nos entreprises françaises comme le font les Américains chez eux.


Pour cela, il faut aussi, est-il besoin de le rappeler, un pays en ordre de marche qui aura su arrêter de gaspiller l’argent public sur des domaines inutiles pour le consacrer là où notre avenir est en jeu.

Nous avons tout pour faire face à cette période de conflits plus menaçante qui est devant nous ; nous avons toutes les forces en nous-mêmes. Il faut juste de la lucidité, de la détermination et ce courage dont de Gaulle rappelait toujours qu’il fait à la fois la personnalité des chefs de guerre et des hommes d’État : «s’efforcer d’être des hommes, des hommes dignes et capables de répondre, dans des conditions insoupçonnées, au drame qui fondra sur eux et où il faudra faire face sans effroi et avec détermination».



CARBURANTS, ÉNERGIES, DÉFICITS : MACRON, CYNIQUE ET DÉMAGOGUE


Communication du MIL du 21 mars 2022


Le candidat Macron aborde la campagne présidentielle à minima. Il a diffusé une lettre d’intention avec des déclarations consensuelles et des propositions vagues. Il vient d’organiser une conférence de presse pour évoquer son programme. Et pour finir, il sort une brochure afin de présenter un peu plus ses propositions mais il cultive un flou général sur les moyens. Sa communication consiste à évoquer des constats assez partagés et à inviter les journalistes à dire qu’il a pris des idées à droite et à gauche et qu’il fait à sa manière une «union nationale de fait» de par ses propositions. Ce discours soufflé, voir dicté, aux médias passe bien et débouche sur la conclusion d’une reconduction plus que celui d’une réélection en l’absence de campagne et de débat. Son intention est de présenter une ligne molle faite d’une poursuite de l’action qu’il a mené durant le quinquennat, de la réalisation d’actions dont il a fait l’annonce depuis la fin 2020 (programme d’investissement 2030) et de quelques petites orientations. Seul se confirme clairement le choix d’une forte intervention de l’État, légitime sur certains points, mais très critiquable sur beaucoup d’autres qui doivent être du ressort de la société civile. C’est sur ce point précis que Macron affiche son appartenance indiscutable à la gauche sociale-démocrate.


Pour la forme, il refuse tout débat avec ses concurrents. Il intervient dans quelques réunions privées qui mobilisent juste des adhérents de la République En marche. Il joue seul. Il a veillé à verrouiller sa communication avec un soin exceptionnel. Dans un contexte marqué par des sondages favorables, il veut un nouveau mandat. Il considère son élection comme acquise, même si la part des électeurs qui devraient théoriquement le soutenir demeure autour de 30% au premier tour, il pense qu’il sera élu par défaut au second tour.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à continuer et à amplifier ses campagnes militantes contre le programme de Macron : «Ensemble contre Macron» et «Tout sauf Macron».

En effet, le scrutin du 10 avril 2022 n’est pas joué. La critique du programme de Macron peut se résumer à quelques idées forces.


En ce qui concerne l’immigration, il n’y a pas les mesures nécessaires à un contrôle efficace dans son programme. Pire, il est difficile de penser qu’il est capable de faire procéder à l’expulsion des étrangers en situation illégale après un quinquennat d’échec et d’inaction sur ce dossier.


En matière de sécurité publique, le rétablissement de l’ordre suppose des tensions nationales et locales que Macron n’est et n’a jamais été prêt à assumer.


Le budget de la Défense nationale proposé par Macron apparait très insuffisant pour le quinquennat à venir. Il faut intégrer la situation de guerre en Europe en réadaptant le budget de Défense nationale car nous débutons une période de risques à longs termes.


Dans le domaine de la santé, les mesures justes évoquées ne répondent pas à la gravité de la situation dans les hôpitaux et, plus généralement, au sein des professions concernées. Le bilan de la période de la crise sanitaire a pourtant illustré les problèmes et les témoignages sont unanimes.


Quant à l’éducation nationale, annoncée comme un volet prioritaire de son programme, il s’agit d’une succession d’idées en vrac dont chacune demande à être précisée pour être concrète.


D’une manière plus globale, la France doit réduire sa dépense publique. Force est de constater que le programme de Macron ne traite pas, avec rigueur, la question du budget de la France, de la réduction du déficit annuel et du remboursement de l’importante dette de notre pays. Il annonce de nombreuses dépenses nouvelles tout en prévoyant des baisses d’impôts et de taxes. Ce projet ne tient pas la route car la croissance ne suffira pas à combler les déficits.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’il faut dénoncer Macron et sa politique de gestion des taxes sur l’énergie (carburants, électricité, gaz, fioul). Cela illustre bien la roublardise et la malhonnêteté de Macron.


D’un côté, le prix d’origine augmente, les taxes perçues par l’État explosent ainsi que les sommes issues de la TVA collectées. De l’autre, l’État remplit sans vergogne ses caisses qui ont été vidées par la politique du «quoi qu’il en coûte» durant la crise. Au lieu de bloquer les prélèvements de l’État, pourquoi pas au niveau de l’année précédente, il nourrit sciemment l’inflation et nuit au pouvoir d’achat de tous les Français et aux finances des entreprises. Enfin, au lieu de bloquer les taxes, Macron annonce une réduction de 0,15 € le litre au 1er avril 2022. Ce n’est pas pour faire un poisson d’avril, mais parce que les élections ont lieu 10 jours après. Il convient de dénoncer sa manœuvre et ses manipulations.



LE CAPITAINE PIERRE BERTOLINI INTÈGRE LE COMITÉ D’HONNEUR DU MIL


Communication du MIL du 25 mars 2022


Par un décret du Lundi 8 novembre 2021 signé par le président de la République, Emmanuel Macron, le Capitaine Pierre Bertolini a été élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction de la République française. Celle-ci lui a été remise le 28 janvier 2022. En France, seules 75 personnes en sont dignitaires.


Le Général Schmitt, ancien chef d'état-major des armées est sorti de sa retraite pour décorer le Capitaine Pierre Bertolini aux états de service exemplaires : «Même dans la 2ème DB c'était pas si fréquent !».


Un autre ami du capitaine Pierre Bertolini, le général Franceschi conclut : «C'est le couronnement du parcours d'un être extraordinaire, d'un guerrier comme on en a jamais fait et comme on en fera plus !».


Pierre Bertolini était entré dans la Résistance à 16 ans avant d'effectuer une longue carrière dans l’armée, passant de la fameuse 2ème division blindée du général Leclerc au 3ème régiment parachutiste d'infanterie de marine en Indochine et en Algérie. Au total, cet ancien combattant cumule vingt titres de guerre et quatorze citations à l’ordre de l’armée.


Sa carrière a été exemplaire et peut être résumée par de nombreuses dates.


Interné résistant du 5 novembre 1940 au 5 mai 1941, il s'évade de France et franchit la frontière espagnole le 8 janvier 1943. Il rejoint les forces françaises libres à Casablanca le 13 juin et s'engage pour la durée de la guerre le 18 juin 1943. Caporal, il rengage à compter du 8 septembre.


Affecté au 3ème régiment des tirailleurs marocains, il gagne l'Angleterre le 31 mai 1944. Combattant accompli doté d'un sang-froid exceptionnel, il débarque à Grandcamp le 4 août et s'illustre durant les violents affrontements de la campagne de France. Cité à l'ordre de la division, il est dirigé sur le front de l'Est à l'automne avec le régiment de marche du Tchad et paye son audace d'une grave blessure au ventre. Son magnifique comportement lui vaut l'attribution de deux citations dont une à l’ordre de l'armée portant concession de la Médaille militaire.


Démobilisé le 4 Novembre 1945, il rengage pour 4 ans et sert à compter du 20 novembre par contrats successifs. Nommé caporal-chef le 1er décembre 1946 puis sergent le 1er janvier 1947, il se porte volontaire pour le corps expéditionnaire Français en Extrême-Orient. Débarqué à Saigon le 1er février, il rejoint les rangs du 2ème régiment d'infanterie coloniale. Chef de groupe aguerri, il ne cesse de s'illustrer dans la lutte contre la rébellion en Cochinchine. Rapatrié sur la métropole. Le 9 décembre 1949, il est promu sergent-chef le 1er octobre 1950 puis effectue un deuxième séjour en Indochine à compter du 3 août 1951.


Dirigé sur le Tonkin avec le 5ème bataillon de parachutistes coloniaux, il continue à se surpasser, rivalisant d'audace et de courage, entraînant ses hommes au combat avec une ardeur et un dévouement dignes d'éloges. Adjudant le 1er mai 1952, il quitte Saigon le 1er aout 1953, puis de nouveau affecté au Sud Vietnam le 6 décembre, il intègre le groupement mixte d'intervention.


Parachuté à la tête de son commando sur les lignes ennemies dans des zones montagnardes particulièrement hostiles, il réussit, au fil des missions confiées, à manœuvrer et à coordonner les actions des diverses unités engagées, infligeant des pertes sévères au Vietminh.


Sous-officier de grande classe, il obtient sept citations dont deux à l'ordre de l'armée pour sa participation à la campagne d’Indochine. La croix de chevalier de la Légion d'honneur lui est décernée pour services exceptionnels de guerre. Rapatrié le 25 juillet 1955, il gagne l'Afrique du Nord dans le cadre des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre.


Il intègre le 2ème régiment de parachutistes coloniaux (RPC) et obtient de remarquables résultats à la tête de sa section. Il rejoint la France le 11 octobre 1955 puis est affecté au sein du 5ème RPC en Algérie le 24 janvier 1957. Rapatrié le 24 janvier 1958, il est admis à l'école interarmes le 1er octobre et à sa sortie, fait le choix de l'arme de l'infanterie. Nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1959, il est muté le 7 décembre 1959 au 3ème régiment parachutiste d'infanterie de marine (RPIMA) stationné en Algérie.


Officier de renseignements de son unité, il n'a de cesse de se faire remarquer par son courage et son efficacité. Il s'affirme de manière éclatant du 20 juillet au 5 octobre 1961, aux combats de Bizerte où il joue un rôle prépondérant dans la prise des casernes tunisiennes. Il quitte définitivement l'Algérie le 30 novembre et est promu lieutenant le 1er décembre. Affecté au 7ème RPIMA au Sénégal le 20 janvier 1962, il dirige le centre d'instruction nautique de N'Gor avec autorité et efficacité. Il est nommé officier de la Légion d'honneur le 13 février 1962.


Rapatrié le 27 avril 1964, il intègre l'école d'entraînement physique militaire d'Antibes et prend la tête d'une compagnie élèves, confirmant ses qualités d'instructeur et de meneur d'hommes. Capitaine le 1er octobre 1965, il est placé en congés de longue durée avant de faire valoir ses droits à pension de retraite. Rayé des contrôles de l'armée active le 16 juillet 1969, il est promu commandeur de l'ordre national du Mérite, le 12 juin 1974. Il est rayé des cadres de réserve et admis à l'honorariat de son grade le 1er avril 1979 et la croix de commandeur de la Légion d'honneur lui est décernée le 4 avril 1995. Il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'honneur le 2 mai 2007 qui lui sera remise à l'Élysée par le Président de la République Nicolas Sarkozy.


Durant sa retraite, son dévouement à la Patrie et l'amour qu’il porte à la Corse lui réservera une nouvelle et très grave blessure. Il n'acceptait pas le terrorisme qui a fait bien des victimes. Lui-même a échappé miraculeusement à l'explosion de son véhicule piégé mais il sera très grièvement blessé.

Pierre Bertolini se souvient encore de tous les instants d'une vie «toujours au service de la France... au service du Général !». Ce fut un patriote, ami très proche de Pierre-François Debizet.


C’est tout son parcours que le Mouvement Initiative et Liberté a voulu honorer en l’intégrant dans son comité d’Honneur.



CABINETS PRIVÉES, LES PRATIQUES CONTESTABLES DE MACRON


Communication du MIL du 30 mars 2022


Le candidat, président sortant, aura fait le choix d’une campagne 2022 réduite, tant sur la présentation du bilan de fin de quinquennat, que sur ses propositions souvent très vague. Certes, le contexte international a joué, mais la décision de Macron a été d’échapper à la campagne pour bénéficier d’une reconduction pour un second mandat : déclaration de candidature très tardive, programme imprécis, présence électorale réduite, refus de tous débats, nombre de réunions publiques limitées au minimum et avec un public choisit et acquis.


Macron se propose de continuer à contourner les institutions de la République par diverses manœuvres, notamment par un recours biaisé à des sélections de citoyens contrôlés et l’intervention massives de cabinets privés pour accompagner (puis finir par remplacer ?) l’action de l’État.


Le programme présidentiel propose d’instaurer «un grand débat national permanent avec les citoyens sur les grands défis» de notre temps. Si «les citoyens doivent participer à la prise de décision dans les cinq prochaines années», il ne propose pas un recours au référendum dans ses formes actuelles ou d’un «référendum d'initiative populaire». Il propose des «conventions citoyennes» et, par exemple, promet une «convention citoyenne sur la fin de vie» pour débattre de l'euthanasie. Cette approche lui permettrait, d’une part, de faire une campagne de communication politique personnelle et, d’autre part, de tenter de contourner les parlementaires. Macron fait référence aux pseudos débats qu’il a fait mener depuis 2017. Notamment par exemple, le «grand débat national» pour répondre à la contestation multiforme des «gilets jaunes» qui fut confié aux cabinets Eurogroup et Roland Berger. Par exemple, la «convention citoyenne pour le climat», organisés par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et encadré par le cabinet privé Eurogroup. Par exemple, la consultation sur le «revenu universel d'activité (RUA)» qui fut confié aux cabinets Eurogroup et Roland Berger. Ces consultations n’ont pas abouti à des résultats réels et visibles.


Ces opérations visent souvent à occuper l’opinion en contournant les compétences des services de l’État et des élus de la République. Elles illustrent juste l’une des facettes du recours excessif des gouvernements de Macron à des cabinets privés très bien rémunérés. Macron affirme que «Les citoyens doivent participer à la prise de décision dans les cinq prochaines années». La réalité des «consultations à la Macron» consiste à missionner un cabinet privé qui doit choisir des citoyens volontaires au terme d’une sélection, puis les faire bénéficier d’une formation par des «experts». À l’issue, ils devront faire des propositions qui prendront la forme de revendications. La convention citoyenne pour le climat illustre bien ce cheminement. Macron a choisi un mode de fonctionnement ayant recours à des entités extérieures au gouvernement et aux institutions et il revendique ce choix encore aujourd’hui.


Un rapport sénatorial vient de dénoncer l’importance prise par des cabinets de conseil privés depuis 2017. «Le recours aux consultants constitue aujourd'hui un réflexe» et ces cabinets sont «au cœur des politiques publiques». La critique porte à la fois sur la nature des commandes, sur l’importance de leur nombre (au minimum 1.600 d’après Le Monde), sur les budgets engagés (pour 2021, 894,9 millions d'euros, selon le rapport) et, au final, sur les résultats, souvent très faibles, espérés à la fin des marchés. La critique porte également sur des questions de fond. Quel mode de fonctionnement de l’État ? Quelle dépendance par rapport à des intervenants extérieurs, français ou souvent étrangers ?


En particulier, la place prise par le cabinet de conseil international McKinsey apparait étonnante, dans la mesure où des signes de confusion avec l’environnement de Macron sont apparus. Enfin, les sénateurs s’interrogent sur l’absence de paiement d’impôts de McKinsey qui est un «exemple caricatural d'optimisation fiscale». Macron, appelé à s’expliquer sur le recours massif de l’État aux cabinets de conseil, dont McKinsey, a confirmé que, pour lui, tout était normal.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne les pratiques de gestion de Macron. Les responsabilités politiques doivent être assumées par les élus de la République, nationaux et locaux, ou bien le cas échéant, par un recours à des référendums. Le montage de groupe de citoyens, choisis et traités par des cabinets de conseils privés, ne peut en aucun cas constituer une solution de nature démocratique. Ce choix de Macron illustre, depuis 2017, son mépris des Assemblées et des Corps intermédiaires.

  

LE FRANÇAIS EST LA SEULE LANGUE DE LA RÉPUBLIQUE

Télécharger la communication du MIL du 13 octobre 2020

Lire le texte

Repère : «Est-ce qu'il s'agit de lutter contre l'islamisme ou de le faire entrer dans l'Education nationale ? (…) Je pense que c'est une fausse bonne idée» - Luc Ferry, ancien ministre de l'Éducation nationale de Jacques Chirac (2002-2004).


Un débat sur l’enseignement de l’arabe dans les écoles, collèges et lycées a lieu depuis plusieurs années. Il revient au premier plan dans le cadre du débat préalable au projet de loi «contre le séparatisme» islamiste, dont le texte est annoncé pour décembre 2020. Elle pourrait comprendre des mesures sur l’apprentissage de l’arabe.


Par ailleurs, un récent rapport publié par un institut para-patronal (Institut Montaigne) concernant le «fondamentalisme islamique» et propose de relancer l'apprentissage de la langue arabe à l’école.


Cette idée a été reprise par le ministre de l’Education nationale, Blanquer, déclarant qu’il faut développer l'apprentissage de l'arabe, du russe et du chinois.


En proposant de développer l’enseignement public en arabe, l’intention affichée par le gouvernement est de réduire :


1-Les écoles privées musulmanes (environ 60 écoles hors contrat et 3 sous contrat) qui pratiquent l'enseignement de l'arabe et de l'étude quotidienne du Coran, sans réel contrôle des contenus.


2-L’intervention de professeurs étrangers, maitrisant souvent peu le français dans le cadre des EILE (Enseignements internationaux de langues étrangères) dispensés «en partenariat» avec l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Turquie et autres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que si l’intention de contrôler, ou même de supprimer, ces enseignements d’arabe douteux est théoriquement bonne, la réponse proposée est très mauvaise. L’enseignement de l’arabe doit rentrer dans la règle commune et en deuxième langue.


Pour cela, impossible d’avoir confiance en Macron puisqu’il vient de signer le 30 avril 2020 un décret concernant l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République tunisienne dans le domaine de l'enseignement de la langue arabe à l'école élémentaire en France (en date du 31 mars 2017) par des enseignants tunisiens.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle que «La langue de la République est le français». (Article 2 de la Constitution). Il est aberrant de rappeler un tel état de fait.


La langue arabe a vocation à être enseignée comme une langue vivante 2 (LV2) au même titre que le japonais, le russe, le chinois, l’anglais, l’espagnol ou le portugais.


L’apprentissage des langues étrangères débute au collège et se poursuit au lycée. Force est de constater que la demande des collégiens et lycéens en matière d’apprentissage de l’arabe reste marginale (14.000 jeunes en 2017 de l’école jusqu’au lycée, plus 50.000 par les EILE). C’est pourquoi l'Education nationale peut reprendre le contrôle de l’enseignement de l’arabe avec des enseignants français recrutés par concours (CAPES).


La langue vivante étrangère, dont l’apprentissage domine, demeure l’anglais dans plus de 90% des cas pour des raisons objective d’usage mais, en plus, en première langue vivante se rajoute l’espagnol, l’allemand et l’italien.


D’une manière globale, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère l’enseignement des langues étrangères dès l’école primaire comme non prioritaire, dont, entre autres et surtout, celui de l’arabe. L’anglais est plus parlé dans le monde. L’école a comme priorité la lecture et l’écriture en français, le calcul et la maitrise de consultation d’Internet : c’est-à-dire «lire, écrire compter et surfer». Les résultats insuffisants obtenus en France, selon toutes les études internationales, comme le taux d’illettrisme à l’entrée en 6ème impose de se concentrer les apprentissages fondamentaux pour assurer à tous les écoliers un niveau minimal. L’objectif de l’école réside évidemment dans l’apprentissage de notre culture, de notre mode de vie, de notre histoire, de notre territoire et de la langue française.


Il faut arrêter, au niveau de l’État, les lâchetés !


Être français, c’est un état d’esprit, une langue (le français), une civilisation judéo-chrétienne, mais pas une couleur de peau.


  

11 NOVEMBRE 2021, HOMMAGE AUX PATRIOTES FRANÇAIS QUI ONT DÉFENDU LA PATRIE

Télécharger la communication du MIL du 11 novembre 2021

Lire le texte

L’armistice de 1918 a été signé le 11 novembre 1918. Elle marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918), la victoire des Alliés et la défaite totale de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre. Le traité de paix, qui met réellement fin à l'état de guerre, sera signé seulement le 28 juin 1919, à Versailles.


La guerre de 1914 à 1918 est un événement majeur de l’Histoire de France par sa durée, son ampleur et ses conséquences : 8.300.000 Français sont partis au front. 1.300.000 ont été tués et 2.300.000 blessés, pour une grande part grièvement. Près de 4.000.000 marqués pour la vie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rendre hommage aux patriotes français qui se sont mobilisés pour défendre la patrie et le territoire national, qui se sont battus, qui sont morts ou qui sont revenus marqués pour la vie, comme à l’ensemble des Français qui les ont soutenus et qui tous ont subi les conséquences de ce conflit mondial.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) célèbre aussi la mémoire des centaines de milliers de soldats venus des colonies de l’empire français : notamment du Maghreb, de l’Afrique sub-saharienne (comme les tirailleurs algériens, malgaches, indochinois, etc.).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) veut également rendre pleinement hommage à nos alliés et leurs troupes qui se sont battus aux côtés de la France venant de l’empire britannique (Australie, Canada, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande), puis, à la fin du conflit, les États-Unis d’Amérique, comme de nos alliés russes, italiens, serbes sur les autres fronts.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle en conséquence tous les Français à se recueillir à titre personnel devant les 150.000 monuments aux morts de France et à les fleurir, mais aussi à participer aux commémorations collectives qui seront organisées sur tout le territoire. Il ne s’agit pas là de «célébrer la guerre», mais le patriotisme et le sacrifice de nos ancêtres.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) reste profondément attaché au lien entre la Nation et les Armées.

  

LA DROITE RÉPUBLICAINE DOIT APPORTER DE NOUVELLES SOLUTIONS

Télécharger la communication du MIL du 18 novembre 2020

Lire le texte

Il existe une opposition politique ancienne entre, d’un côté, les patriotes qui souhaitent en premier lieu défendre la France et ses intérêts, et de l’autre, les internationalistes, les fédéralistes européens ou les mondialistes tout court, qui rêvent d’un monde global peuplé d’individus sans attache.


Cet affrontement idéologique reprend tout son sens dans les circonstances présentes où se cumulent la pandémie du Covid-19, le terrorisme islamiste, l’arrivée d’un Brexit sans accord, ainsi qu’une grave crise sociale et économique qui ne fait que débuter. Ces événements conduisent à faire bouger le rapport de force en amenant une grande part de l’opinion à évoluer vers une position «patriote» devant la pénurie de médicaments (car fabriqués à l’étranger), l’absence de contrôle aux frontières, la dépendance aux échanges internationaux.


Pour tenir compte de l’évolution de l’opinion, le discours du gouvernement a évolué avec des thèmes nouveaux en 2020. La relocalisation en France d’une part de la production a été mise à l’ordre du jour. Le contrôle des frontières françaises et européennes est revenu à la surface. Des taxes européennes sur des produits (plastiques non recyclables) et des services extérieurs sont envisagées. La question de l’identité collective est évoquée. On parle d’une remise en cause des traités européens concernant les travailleurs détachés et les accords de Schengen. Le contrôle des flux migratoires revient au premier plan des débats. La critique du fonctionnement des multinationales (GAFAM) se généralise.


Mais le fait que des membres du gouvernement abordent ces questions ne signifie pas que Macron et Castex vont faire quelque chose de concret sur ces sujets durant cette fin de quinquennat. Leurs propos, nouveaux sur le fond, traduisent la lecture des sondages sur l’opinion publique par les communicants. Ils communiquent pour amuser la galerie sans rien faire de significatif. Macron est un fédéraliste européen déclaré donc il ne peut pas être porteur de ces idées-là. La faiblesse du budget consacré aux relocalisations industrielles dans le «plan de relance» est claire. Le silence sur l’important déficit de notre commerce extérieur l’illustre.

Le rapport de force entre «patriotes» et «mondialistes» a évolué dans le contexte des graves crises engagées et malheureusement surement durables. Il faut proposer une offre politique nouvelle et claire tout en évitant une récupération macroniste.


La droite républicaine doit apporter une réponse pertinente à toutes ces questions très rapidement pour proposer une alternative crédible vis-à-vis des autres forces politiques. La droite républicaine doit répondre en premier lieu à la question sociale, aux objectifs de sécurité, de plein emploi, de santé publique, d’environnement, de défense. Des positions mitigées ou hybrides condamneraient cette droite à devenir une force politique supplétive (dans le cadre d’alliances incertaines). Il faut revisiter sur le fond les programmes afin d’apporter aux citoyens des propositions intégrant une vision patriote.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut aller vers un nouvel équilibre des échanges internationaux, donner une priorité à la croissance de la production nationale (agricole, construction, industrie et numérique) pour atteindre le plein emploi, stopper l’immigration, contrôler les activités des multinationales en France, limiter des achats d’entreprises stratégiques française par des intérêts étrangers, assurer une synergie européenne sur des objectifs partagés bien définis.


Il s’agit de lutter contre les ingérences étrangères de toutes sortes (mondialisme), tout en conservant des échanges fructueux avec le monde, mais sans aucun laisser-faire. Cette orientation politique ne concerne pas la France seule, elle est partagée par de nombreux états. Il faut un changement de direction du pays afin que ces sujets soient, enfin, traités.


  

CONTRE LES PRO-MIGRANTS DE GAUCHE, D’EXTRÊME GAUCHE OU D’AILLEURS

Télécharger la communication du MIL du 30 novembre 2020

Lire le texte

Pour protester contre l'adoption de la loi sur la «sécurité globale» votée à l'Assemblée nationale, le groupe d’ultra-gauche, Utopia 56, a monté un coup en déclenchant une occupation surprise de la Place de la République par 450 sans-papiers, pour la plupart afghans. Elle a fourni du matériel : tentes, couvertures et vivres pour cette opération. Elle a invité via les réseaux sociaux des avocats des associations des droits de l’homme, des militants pro-migrants, des journalistes et des élus d'extrême gauche (LFI…) pour assister à cette occupation de l'espace urbain. Cette action était illégale de par l'installation d'un campement sauvage en plein Paris, mais aussi par la concentration de plus de 500 personnes, ce qui est interdit en cette période de confinement. Les forces sont intervenues à juste titre rapidement pour éviter une occupation pérenne. Il y a eu résistance des sans-papiers et de leurs soutiens. Cela a entrainé des bousculades. Des journalistes et des élus de gauche crient au scandale. Ils veulent alimenter leur campagne contre les prétendues «violences policières» et tout est prétexte à dénonciation. Des sans-papiers afghans (des hommes) ont été instrumentalisés pour cela. Ils apparaissent comme de simples pions dans une affaire politique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte tout son soutien aux forces de l'ordre et de la sécurité. Nous dénonçons le traquenard qui a leur a été tendu par les militants politiques ou associatifs d’ultra gauche. Le combat de ses groupes d’ultra gauche se porte sur la lutte contre les frontières, contre l'État et contre les forces de l’ordre. Ils demandent notamment la régularisation systématique des étrangers entrés illégalement en France, un hébergement immédiat et inconditionnel, l’«arrêt des violences policières», un revenu automatique. Les réactions indignées à l'évacuation de la place de la République a permis de bien identifier les partisans de l'immigration clandestine en France et leurs relais.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge qu’il faut avoir une vision d’ensemble. L'accueil en France d'afghans, de bengalis ou de pakistanais n'a aucune raison d'être, pas plus que celui d’érythréens, d’éthiopiens ou de Somaliens, qui composent la population des «campeurs sans-papiers».


Par exemple, plus de 10.000 afghans ont déposé une demande d'asile en France en 2018, puis en 2019. Ce flux est essentiellement alimenté par les refus d'asile par l’Allemagne. La Cour nationale du droit d’asile (CNDA) vient de rejeter, le 19 novembre, les recours des demandeurs d’asile afghans. Jusque-là, la CNDA permettait d’accorder l’asile de manière quasi systématique aux demandeurs d’asile afghans. La question du droit d’asile ne doit plus être du simple ressort administratif, mais de nature politique. L'immigration de masse doit être stoppée par les politiques.

Il existe une immigration légale qui doit demeurer sous un contrôle politique concernant des petits quotas décidés selon le contexte. Par exemple, l’entrée en France, dans une période d'urgence sanitaire d’étrangers extra-européens, doit être interdite. Le droit d'asile doit concerner des cas individuels circonstanciés. Par exemple, des dissidents turcs, russes ou chinois. Le droit d'asile ne doit pas concerner des populations entières venu de la corne de l'Afrique ou de l'Asie, à la recherche de travail ou de sécurité sociale.


Pour défendre l'application de ces mesures, il faut une approbation du peuple. Une très large majorité de citoyens sont opposés à une poursuite de l'immigration extra-européenne en France. Cette position est partagée par la population de l’ensemble des pays européens. L'évolution du contexte vers une profonde crise politique, économique et sociale rend plus urgente encore qu'hier une nouvelle politique de l’immigration. Pour y parvenir, une seule solution, il faut proposer une consultation nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) demande l’organisation d’un référendum sur le contrôle de l’immigration durant une période de 10 ans, afin de d’appliquer les lois (expulsions des déboutés du droit d’asile, des immigrés clandestins), de changer les règles et de mener parallèlement toutes les actions d’intégration des étrangers en situation légale qui résident en France.


  

MACRON FAIT LE PROCÈS DES FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 12 décembre 2020

Lire le texte

Il est fait état, par la presse, lors des nombreuses manifestations, d’actes de vandalismes et de guérilla urbain. Des vitrines de magasin, du mobilier urbain ont été endommagées ou saccagés. Des deux-roues, des voitures ou des camions privés ou des véhicules publics (police, pompiers, etc.) ont été incendiés. Des barricades ont été dressées pour couper les rues et créer, pour un temps, des zones inaccessibles de rébellion. Des charges particulièrement violentes contre les membres des forces de l’ordre ont été conduites avec des armes : barres de fer, battes de baseball. Des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre allant du boulon, au pavé, au marteau et jusqu’au cocktail Molotov. L’intention de tuer des membres des forces de l’ordre a été constatée sur le terrain par des observateurs. Jeter un engin incendiaire sur des policiers constitue un geste criminel (Paris, Nantes). Le pouvoir n’a pas donné les ordres afin d’empêcher ou à défaut de réprimer ces actions.


Les auteurs de ces actes sont des «casseurs», habillées de noir, gantés et cagoulées auxquelles on attribue le qualificatif de «black bloc» pour une version romantique du révolutionnaire avec un masque de Zorro. Ces casseurs représentent le plus souvent 1% des manifestants pacifiques. Le comportement de ces militants d’ultra-gauche, auxquels se joignent des voyous, des délinquants, des bobos, n’est pas lié à l’objet de la manifestation proprement dite. Mais ils sont tous adeptes de la violence urbaine. Ces manifestations autorisées devraient se dérouler sans ce parasitage.


Pour prendre l’exemple de la manifestation du 5 décembre 2020 à Paris, les casseurs ont pris le contrôle de la tête de manifestation. Les affrontements violents ont conduit à une riposte des forces de l'ordre sous la forme de gaz lacrymogènes empêchant une progression normal de la manifestation. Ce déroulement démontre l’absence de mise en place d’un service d’ordre effectif de la part des organisateurs de cette manifestation (CGT et collectif associatif de gauche). Ce qui a permis la présence de casseurs en tête et en fin de cortège comme à chaque fois. La CGT ne dispose plus d’une capacité à assurer un service d’ordre de manifestation comme cela a été le cas par le passé, et elle ne s’y essaye plus. La responsabilité des organisateurs de manifestation est directement engagée, même s’ils ne sont jamais mis en cause. Le 5 décembre, les violences contre les policiers et les gendarmes se sont traduites par 67 membres des forces de l’ordre blessées, dont plusieurs gravement. 95 casseurs ont été interpellés. Les gardes à vue ont été prononcées pour «participation à un groupement formé en vue de la commission de violences» ou «violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique». Le pire est que les organisateurs de la manifestation ont apporté, au travers de leurs déclarations, un soutien implicite et même parfois explicite aux casseurs en dénonçant l’action de la Préfecture de Police de Paris.


La majorité des journalistes de la plupart des médias évoquent des «incidents» ou de «fortes tensions» entre «black bloc et forces de l'ordre» renvoyant casseurs et force de police dos à dos. Ce traitement de l’information est mensonger, scandaleux et condamnable. La désignation de «violences» à l’encontre des forces de l’ordre est très rarement employée par des journalistes. Or, il y a bien, sans équivoque, des agressions violentes perpétuées par des «casseurs» contre les forces de l’ordre. Ce type de traitement de l’information est inacceptable.


Les journalistes qui se font l’écho de prétendues «violences policières» ne stigmatisent pas pour autant les «violences gauchistes» évidentes. Le fait de nommer les choses définit leur image. Le choix des mots des agences de presse (principalement l'AFP) dans la description des événements apparait capital. Les mots qui sont choisis pour décrire les faits sont révélateur des intentions, des présupposés et des préjugés. Ce traitement provient d'une vision idéologique de gauche et d'extrême gauche qui imprègne, consciemment ou non, une majorité des journalistes et des commentateurs. L’uniformité des articles ou des commentaires (en dehors de quelques médias) traduit un choix idéologique. Il est paradoxal de constater que la multiplication actuelle des médias (des quotidiens aux réseaux sociaux) et du nombre de journalistes, s’accompagne par la production d’un discours unique, ou du moins très homogène, pour sélectionner les faits et les commenter.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que les violences gauchistes doivent être décrites de manière objective et que les termes exacts doivent être utilisés pour les décrire. La violence n’est pas «un incident» surtout quand il s’agit de guerre urbaine. L’opinion n’est pas en phase avec les journalistes et commentateurs qui travestissent la réalité dans leurs propos, dans les textes et dans les images choisies ou trafiquées. Le fossé entre le milieu intello-médiatique, imbibé des idées de la gauche de la gauche, et la grande majorité des français ne cesse de se creuser.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne le véritable procès intenté aux forces de l’ordre par Macron et sa gauche social-démocrate au pouvoir. Le premier ministre a annoncé la tenue d’une commission-tribunal en 2021 contre la police. Macron a déjà jugé. Il a mis en cause la légitimité de nos forces de l’ordre. Il voit des «violences policières», met en cause l’inspection des services, reconnait la pratique des contrôles au faciès. Par ces propos, il a confirmé, à nouveau, son profond attachement à la gauche classique. Le résultat est une déstabilisation morale des forces de l’ordre qui, demain, hésiteront à intervenir face à cette guérilla urbaine.


  

PMA SANS PÈRE / GPA : c’est NON

Télécharger la communication du MIL du 27 janvier 2021

Lire le texte

Repère : Le projet de loi comprenant l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules continue à être débattu. Macron souhaite appliquer ce point de son programme présidentiel, qui correspond à son opinion personnelle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition totale à la conception d’enfants sans père. Nous continuerons à combattre l’ouverture de la PMA aux femmes seules, comme aux couples de femmes car après, il y aura l’ouverture à tous automatiquement. Cette opération médicale a pour conséquence de «fabriquer» un enfant sans père. Ce qui va radicalement à l’encontre des intérêts de l’enfant.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le débat parlementaire se poursuit car ce texte n’est pas sous procédure accélérée. Le combat continu contre des projets inacceptables de la loi bioéthique. Le projet de loi sur la bioéthique, qui porte la PMA sans père, fait son retour au Sénat en seconde lecture. Le Sénat peut réécrire le texte de cette loi en supprimant l’article sur la PMA sans père ou rejeter le texte dans son ensemble. La question de principe de la PMA sans père ne peut pas être considérée comme réglée.


En première lecture, les sénateurs de la droite républicaine et du centre avait notamment refusé la prise en charge par l’assurance maladie de la PMA, demandé la levée de l’anonymat des donneurs de gamètes, interdit la transcription à l’état civil d’enfants nés de GPA, refusé à la création d’embryons chimériques et certains diagnostics préimplantatoires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense que le débat politique ne doit pas se noyer dans le détail d’une série d’ajustements d’un dispositif qui reste à rejeter sur le principe.


La «PMA sans père» induit une multiplicité de problèmes, comme le remboursement par la sécurité sociale ; la reconnaissance de la filiation des enfants fabriqués (comment qualifier les parents, avant ou après la naissance) ; le droit des enfants à la connaissance de leur origine (le nom du père) ; la disponibilité du sperme (marchandisation des gamètes) ; le stockage des ovocytes et pour combien de temps ; la reconnaissance en France des enfants nés d’une GPA réalisés à l’étranger, avant de pouvoir l’être en France, la PMA post mortem (pour les veuves avec le sperme du mari décédé, création d’héritier post mortem), des expérimentations inacceptables sur l’être humain, etc..


Macron compte bien aller au bout sur cette réforme «sociétale» qu’il compte mettre à l’actif de son bilan pour satisfaire son électorat de gauche social-démocrate bobo, comme de la gauche de la gauche. Le ministre Véran veut accélérer l’adoption du texte avant l’été. Son ministère prévoit déjà les textes d’application. Il veut des PMA sans père à la fin 2021 pour des naissances d’enfants sans père en 2022. Mais la saisine du Conseil constitutionnel sera effectuée, au final, par des parlementaires de la droite et du centre, donc il ne pourra pas réussir avant 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce également le fait que l’adoption de la PMA aux couples de femmes conduira naturellement et automatiquement «au nom de l'égalité de traitement» à l'ouverture de la Gestion Pour Autrui (GPA) pour les couples d'hommes. La GPA est fondée sur la marchandisation (la location) du corps de femmes procréatrices au même titre que la prostitution indépendante.


Comme depuis le début, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle tous ses militants et sympathisants à participer aux manifestations organisées à travers toute la France le dimanche 31 janvier 2021 par La Manif Pour Tous (LMPT) et le mouvement associatif unitaire rassemblé sous le label «Marchons Enfants». Les conditions sanitaires actuelles ne permettent pas l’organisation d’une grande manifestation nationale. Il faut donc être présent dans chaque ville.


Le but de ces manifestations est de réclamer une révision en profondeur du projet de loi et la suppression de l’article 1er qui autorise la PMA sans père.


  

Accéder aux journaux du MIL de 2021

L’ISLAMISME RADICAL N’A PAS SA PLACE EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 9 février 2021

Lire le texte

Repère : «La France continue à être une terre très attractive pour une immigration incontrôlée qui détourne largement le droit d’asile et pour lequel les expulsions sont quasiment impossibles». Annie Genevard, députée Les Républicains du Doubs et Vice-présidente de l’Assemblée nationale.


Un projet de loi confortant le respect des principes de la République est en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Ce texte entendait, à l’origine, lutter contre l’islamisme radical en France, mais son contenu se révèle très décevant.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite tout d’abord de la reconnaissance quasi générale des divers problèmes liés au progrès de l’islamisme radical en France. Sur le principe même, le principe de lutter contre le développement de l’islamisme radical constitue d’un tournant politique positif. Ce projet de loi intervient malheureusement trop tardivement car après quatre années de silence de la part de Macron. Il intervient à moins d’un an de la campagne présidentielle de 2022. Il aura fallu attendre que la tête d’un enseignant soit tranchée par un islamiste pour que Macron se décide à aborder le problème. Outre sa peur de l’affrontement, l’une des raisons en est que sa majorité de gauche social-démocrate (LREM, MoDem, Agir, etc.) n’est pas unanime, pour divers motifs, à souhaiter mener une politique de combat contre l’islamisme radical.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime que le texte présenté ne répond pas à l’ambition initiale affichée et soulève un avis très critique pour plusieurs raisons.


En premier lieu, ce texte ne désigne pas l’ennemi, l’islamisme radical, de manière explicite. «Il faut appeler un chat, un chat».


D’autre part, il est totalement incomplet. Il n’aborde pas toutes les questions à traiter, dont le contrôle sérieux de l’immigration et du droit d’asile, l’interdiction du port du voile aux accompagnants scolaires, à l’université et partout.


D’autre part, parce que les solutions proposées restent globalement insuffisantes pour répondre à l’ampleur des problèmes. Sans compter qu’en plus on peut douter de l’application effective des mesures prises dans les mois qui viennent, comme à chaque fois avec Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle la Droite républicaine à afficher fortement sa volonté de faire évoluer le texte initial. Les nombreux amendements déposés à l’Assemblée nationale (par exemple, sur le «délit d’entrave d’enseigner»), puis au Sénat, par les parlementaires Républicains vont bien dans ce sens. Même si, sur quelques points précis, cette loi peut apparaitre la bienvenue par son objet, elle sera au final insuffisant pour contribuer efficacement à la lutte contre l’islamisme radical en France.


Parmi les sujets du projet de loi figurent notamment : la répression de la haine en ligne (dont les délits relatifs à la provocation et à l’apologie d’actes terroristes), le délit de mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée, le contrôle renforcé des associations subventionnées et des fédérations sportives agréées par l’Etat, le contrôle des financements des cultes venant de l’étranger, la neutralité religieuse des agents de droit privé chargés d’une mission de service public, le régime de fermeture administrative d’écoles, la suspension les décisions des collectivités locales qui méconnaîtrait la neutralité du service public (clientélisme municipal), les sanctions contre des personnes menaçant un élu ou un agent du service public, l’interdiction aux médecins d’établir des certificats de virginité, la prévention des mariages forcés de la part des officiers d’état civil, l’interdiction de permis de séjour aux étrangers vivant en France en état de polygamie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que seul un parti - La France Insoumise (LFI) - s’oppose au principe même de ce texte arguant qu’il ferait «l’amalgame entre l’islam et l’islamisme». Ce n’est aucunement le cas puisque le projet est le respect des principes de la Républiques, qui vient d’ailleurs d’être accepté publiquement par le Conseil français du culte musulman (CFCM) dans une récente Charte (à l’exception des associations franco-turques). Cette position tranchée de LFI illustre le positionnement islamo-gauchiste des partis d’extrême gauche : LFI, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) le redit «l’islamisme radical n’a pas sa place en France».


  

BURKINI - VOILE C’EST NON EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 3 mars 2021

Lire le texte

Repère : L’accès aux plages et la baignade est interdit à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité. 


Le burkini n’appartient aucunement à la tradition de la religion musulmane. C’est une tenue de bain couvrant le corps et la tête conçu par une styliste australienne d’origine libanaise en 2004. Elle a déposé deux marques en 2007 en vue de la commercialisation de ces créations par le biais de sa société, Ahiida. Le nom de la marque «burkini» a été inventée pour faire le lien entre «burqa» et «bikini». Cet accessoire de mode est fabriqué dans un tissu synthétique élastique, épousant les formes du corps et facile à sécher semblable à celui employé pour la confection des combinaisons fine de surf.


Censé permettre à des femmes de se baigner «en conformité avec la pudeur», il cache certes la peau, mais il sculpte, de fait, le corps de la femme sans répondre à son ambition.


Le burkini n'est pas interdit par la loi Française contre le voile intégral car il ne masque pas le visage.


Le port de ce vêtement de bain n’est juste pas conforme aux règlements intérieurs des piscines publiques qui interdisent la baignade avec des vêtements de sport pouvant être portés en dehors de celle-ci. Cette interdiction ancienne a été prise pour des raisons d’hygiène, cela concerne le port du caleçon, du bermuda, du short ou du burkini.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que le port du burkini a été instrumentalisé en France par des associations politiques islamistes radicale. Ces dernières ont un objectif de «conquête de territoire» en créant des zones «occupées» sur des plages pour conduire à des troubles. Des communes ont pris des arrêtés visant à interdire le port du burkini sur leurs plages comme portant atteinte à l’ordre public. Des contentieux burkini ont fait l’objet de jugements ces dernières années concernant des piscines, des plages ou des lieux de baignades publiques. Ils ont débouché sur une jurisprudence contradictoire. Mais depuis 2018, dans quelques piscines municipales, sous la pression d’associations islamistes radicales, cette tenue de bain est autorisée par des élus complices et/ou laches.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’une décision claire doit être prise au niveau national par le gouvernement pour interdire le port du «burkini» dans les piscines et sur les plages publiques. Seule une mesure générale est à même de faire cesser les guérillas locales que des islamistes radicaux mènent sur ce sujet. Leur combat apparait comme la suite de ceux menés pour le port de la burka, du voile par les petites filles ou par les accompagnantes scolaires.


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne fermement la position du défenseur des droits (DDD) en faveur du port du burkini. Il prétend que l’interdiction du port du burkini est susceptible de constituer une discrimination. Ce qui est évidemment faux. L’auteur de cet avis est la nouvelle adjointe au Défenseur des droits, Mme George Pau-Langevin qui a été ministre et député socialiste. Le caractère politique apparait très clairement, à quelques mois des régionales, jetant une réelle suspicion sur l’institution DDD elle-même.


Ce contentieux a été ouvert par le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) contre le conseil régional d’Île-de-France qui a décidé de maintenir l’interdiction du port du burkini dans les complexes «Île de loisirs». Depuis, le CCIF a été dissous par le ministre de l’Intérieur pour les raisons que l’on connait. Les responsables du CCIF ont engagé une action en justice pour contester cette dissolution. Parallèlement, ils auraient procédé à la reconstitution de l’association en Belgique sous un autre nom. Le combat contre ces mouvances de soutien politique actif aux islamistes radicaux reste totalement d’actualité.


  

IL Y A 24 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 19 mars 2021

Lire le texte

Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions régulièrement des articles datant de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici un de ces textes.


PRÉSIDENTIELLES 1995 : LE MILITANT JACQUES FOCCART


Une des  grandes efficacités de Jacques Foccart était basée sur sa volonté permanente d'échapper à la pensée unique technocratique ainsi qu'au filtre des appareils politiques et institutionnels. Iconoclaste sans doute dans un milieu friand de notes et de rapports, il aimait à recevoir des personnalités ou des sans grade, l'information brute pour en tirer ses propres analyses. Devenaient ainsi ses interlocuteurs privilégiés ceux qui, hors des combines et calculs politiciens, avaient au cœur la défense de l'intérêt national et une certaine idée de la France.


DES RÉUNIONS DE TRAVAIL : Dès l'annonce de la candidature de Jacques Chirac en novembre 1994, le bureau national du MIL a réaffirmé sa décision de lui apporter son soutien. Décision qui a été ratifié lors de la Convention nationale du MIL. De même, Jacques Foccart, qui pour des raisons de santé ne pouvait plus assister, chaque semaine, à la réunion de bureau du MIL, décidait de réunir tous les quinze jours, à son domicile parisien, le bureau national du MIL. Avide d'informations concrètes et militantes, Jacques Foccart demandait qu'elles soient complétées par de fréquentes conversations téléphoniques. Il tenait tout particulièrement à être au courant du déroulement de la campagne au jour le jour et d'heure en heure. L'ambiance des réunions publiques, l'ardeur des militants et la réceptivité des participants à nos thèmes de campagne étaient pour lui autant d'éléments fiables d'analyse, sans doute plus que les torrents de sondages et de notes pessimistes qui se déversaient alors.

Lors des réunions qui précédèrent Noël, lui sont soumis les projets d'actions qui formeront l'ossature de notre campagne ainsi que la présentation de notre implantation structurelle et militante.


UNE RÉUNION AVEC JACQUES CHIRAC : Début janvier 1995, Jacques Foccart organisait une réunion à l'Hôtel de ville de Paris afin que nous présentions directement à Jacques Chirac nos activités, notre programme d'action (réunions publiques et internes, organisation de publipostages ciblés, travail sur des thèmes spécifiques et sur des segments électoraux), le matériel de propagande (tracts, journaux spécifiques, courriers spécialisés, autocollants, affiches) ainsi que notre implantation militante sur le terrain.

Nos propositions d'action entièrement validées, c'est d'un commun accord que nous avons pris la décision d'attendre que les candidats concurrents se lancent dans une campagne massive d'affichage pour recourir à cette forme d'action, traditionnellement liée à nos activités.


LA SÉCURITÉ DES RÉUNIONS PUBLIQUES : À la fin de cette réunion qui dura presque deux heures, Jacques Chirac a abordé le problème de l'organisation de la sécurité de ses meetings publics. Connaissant parfaitement la situation tendue du paysage politique et ne voulant prendre aucun risque technique dans sa campagne, il a demandé au MIL de prendre en charge toute la sécurité de toutes ses réunions publiques, la sécurité de ses déplacements étant assurée par un groupe de 4/5 personnes du RPR. Ainsi, toutes les réunions ont été couvertes, ainsi, que les déplacements et réunions publiques des orateurs nationaux de la campagne. Toutes ces réunions se sont très bien passées car nous avons mobilisé de très nombreux militants décidés partout en France.

Le rythme de la campagne s'accentuant, nos entretiens avec Jacques Foccart devinrent hebdomadaires et les comptes rendus téléphoniques journaliers. Pour chaque réunion publique, nous appelions Jacques Foccart pour lui faire un compte rendu de la mise en place de nos militants sur le lieu, sur la configuration de la salle et sur nos premières impressions. Ensuite au cours de la réunion, nous lui présentions une synthèse d'ambiance et un rapport sur le bon (ou  mauvais) fonctionnement du dispositif de campagne. Puis en fin de réunion, nous faisions un bilan de la soirée avec nos impressions à chaud, des parties de discours entendus, des anecdotes et la réaction du public présent.

Ces contacts lui permettaient de restituer à Jacques Chirac un avis personnel et sans complaisance sur le déroulement de la campagne. Ces rapports directs et sans ornement inutile n'ont probablement pas été sans influer sur le déroulement des opérations.

  

CÉLÉBRONS LA MÉMOIRE DU PATRIOTE GAULLISTE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET, DÉCÉDÉ IL Y A 25 ANS

Télécharger la communication du MIL du 10 mai 2021

Lire le texte

Pierre-François Debizet a été un homme politique français qui a marqué l’histoire du XXème siècle. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Né le 20 décembre 1922 à Nantua, il est décédé le 11 mai 1996. Il se retrouve orphelin à 12 ans après que son père décède des conséquences des blessures qu’il a eues en 1914-1918. Sa mère fut aidée grâce aux activités sociales des croix-de-feu en faveur des familles des combattants de la grande guerre.


Trop jeune pour être militaire, il entre dans la résistance à 17 ans. Sa spécialité était d’éliminer individuellement des officiers allemands. Très vite, il se fait remarquer par le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) (créé dès juillet 1940 par le général de Gaulle sous la direction du colonel Passy (André Dewavrin)) et rejoindra Jacques Foccart dans l’action. Il changera de spécialisation en s’occupant de la récupération de pilotes américains des forteresses volantes abattues au-dessus de la France avec mission de les faire passer en Angleterre.


A la Libération, il est décoré de la Croix de Guerre avec citations et de la médaille de la Résistance.


Après la guerre, il entreprend une carrière professionnelle de chef d'entreprise dans le secteur privé.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé, de fait, le Service d’Ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre-François Debizet (il a 25 ans), ainsi que Paul Comiti. Le RPF ayant cessé toute activité en 1954-1955, Pierre-François Debizet a continué à militer pour le retour du Général de Gaulle. En 1956, il sera responsable du SO des «Volontaires de l’Union française», en 1957, responsable du SO du «Parti patriote révolutionnaire» de Jean-Baptiste Biaggi. Il fit même imprimer, sur ses deniers personnels, des affiches pour appeler au retour du général de Gaulle. Il assurera seul, un temps, sa protection rapprochée allant jusqu’à coucher devant la porte de sa chambre à l’hôtel Raphaël. En 1958, il était derrière lui le jour du «je vous ai compris» sur le balcon du gouvernement général à Alger.


Puis le SO du RPF se transformera en association de fait en 1958 sous l’appellation Service Anti Communiste (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Très vite, à la demande du général de Gaulle, le nom sera changé en Service d’Action Civique. Pierre-François Debizet a été le premier président de 1959 à 1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président d’avril 1960 à 1969. Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du service. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Il prendra position pour l’Algérie française, il appréciera le docteur Jean-Claude Pérez (ce qui sera réciproque) et il fera des choses avec lui.


En 1965, Jacques Foccart, avec l’accord du général, lui demande d’être conseiller de François Tombalbaye, président de la République du Tchad. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de «reprendre du service», Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire.


Il rentra en France pour être durant les évènements auprès du ministre de l’intérieur, son ami Christian Fouchet. Il fera partie des organisateurs principaux de la manifestation du 30 mai 1968 sur les Champs-Élysées.


Avec l’élection de Georges Pompidou à la présidence de la république, il lui est demandé de reprendre du service afin de nettoyer l’association qui avait accepté tout le monde, ce qu’il acceptera le 3 octobre 1969. Ainsi, Charles Pasqua qui avait rejoint l’association fin 1962 (Vice-président début 1965 et membre du Bureau national en 1967) la quittera à l’automne 1969.


Il revient comme secrétaire général du Service d’Action Civique, la fonction de président étant abandonné dans les statuts. Il le restera jusqu’en 1982 tout en étant un conseiller d’Omar Bongo au Gabon.


La plus terrible des épreuves s’abattit sur lui en 1981 lorsqu’on a voulu le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides. Pierre-François Debizet, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Le gouvernement de Pierre Mauroy a profité du terrible drame (la «tuerie d'Auriol») issus d’un conflit de personnes impliquant des membres de l’association pour dissoudre le SAC (3 août 1982). Il s’agit d’un acte politique du gouvernement socialo-communiste, fortement contestés par la droite et le centre, dans la mesure où le SAC est un acteur important, et reconnu par tous, du combat des valeurs et des principes gaullistes, et aussi des campagnes électorales de la droite sur le terrain. Accusé d'être l'un des instigateurs de ce drame, il fera un mois de préventive puis il sera libéré, il bénéficiera d'un non-lieu. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté.


Pierre-François Debizet fut, de 1985 au 5 novembre 1987, le délégué général du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) en charge de l’organisation, de la structuration et de l’animation de celle-ci. Il n’exercera plus, ensuite, d’autres activités publiques. Association de fait dès février 1981, les statuts furent signés le 17 novembre 1981 et déposés à la préfecture de Paris le 16 décembre 1981. Elle a été créée en réaction au possible risque puis à l’arrivée au pouvoir de la gauche socialo-communiste.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental, un grand patriote gaulliste et anticommuniste. Il reste l’une des grandes figures du gaullisme. Il était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.

Il convient de célébrer la mémoire de Pierre-François Debizet ainsi que sa vie au service de la France, d’entretenir son souvenir et d’en faire un modèle pour les générations à venir.

  

LA FRANCE SOUTIENT SES FORCES DE L’ORDRE

Télécharger la communication du MIL du 19 mai 2021

Lire le texte

Repère : Depuis 2017, dans un contexte de montée de la violence urbaine, on assiste à une campagne orchestrée contre les forces de l’ordre par des groupuscules. Elle se trouve relayée et amplifiée par des politiques, des journalistes, des personnalités en tout genre, qui veulent relancer leur image déclinante.


Des violences se produisent trop régulièrement en France. Leurs auteurs sont notamment des délinquants (poursuivis et/ou déjà condamnés), des casseurs amateurs de bagarre (gilets jaunes), des militants ou syndicalistes d'ultra-gauche (black bloc), des islamistes (rêvant de djihad), des écologistes radicaux (à la recherche de ZAD). Les faits de violence se sont accumulés : piquets de grève, blocage de bâtiments ou de chaussées, bris de mobiliers publics, pillages de magasins, voitures incendiées, vandalisme sur des monuments, guet-apens de voitures de police, agressions et, maintenant, assassinats de policiers.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte un total soutien de principe à tous les membres des forces de l'ordre ainsi qu’à l’institution (police nationale, gendarmerie, police municipale…). La mise en œuvre des forces de l’ordre relève d’une responsabilité politique : préfets, ministre de l’Intérieur, premier ministre ou président de la République. Sur le terrain, si des problèmes ponctuels peuvent se poser dans l’exercice des forces de l’ordre, ils ont vocation à être traités et réglés sans chasse aux sorcières. Mais des faits ponctuels (sans même savoir s’ils sont avérés) ne doivent servir de prétexte à des attaques violentes à l’égard des forces de l’ordre. De même, il faut que la justice sanctionne réellement, rapidement et que cela soit appliqué sans remise de peine automatique.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère qu’un climat entretenu par des associations, dédiées à la mise en cause des forces de l’ordre, des partis politiques de la gauche de la gauche et des discours de journalistes en relais incite à des délinquants à mener des actions individuelles contre la vie même de membres des forces de l’ordre. Nous dénonçons et condamnons le comportement de l'exécutif marqués par une trop longue période de silence, puis par des consignes inadaptées et permissives. Nous comprenons et partageons les réactions et nous soutenons les actions conduites par les policiers et les organisations syndicales de policiers.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que la droite républicaine soutient clairement les membres des forces de l’ordre. Tandis que la majorité de Macron hésite et tergiverse en démontrant son incapacité à assurer la sécurité. Enfin, la gauche de la gauche (à quelques rares exceptions près) se positionne contre la police avec un discours «anti-flic», sous divers prétextes.


Dans la perspective des très probables tensions sociales à venir, liées à la crise économique et sociale qui monte, le maintien de l'ordre républicain va devenir un enjeu de premier plan en 2021 et en 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) poursuit ses campagnes de soutien aux forces de l’ordre.

  

LA PERTINENCE DES PRINCIPES DU GAULLISME

Télécharger la communication du MIL du 10 juin 2021

Lire le texte

En premier lieu, le Gaullisme a marqué l’histoire de France au 20ème siècle en 1940, 1944, 1948, 1958 ou 1968. Il importe de s’en souvenir et d’en témoigner, pour transmettre les leçons de l’histoire aux nouvelles générations. En second lieu, en 2021, demeure l’esprit gaulliste. Il s’applique parfaitement aux enjeux actuels. La pertinence de ses principes fondamentaux reste toujours aussi forte sur l’ensemble des sujets actuels, quand on s’y attache.


Une approche politique globale. La première caractéristique de l’esprit gaulliste réside dans une approche politique globale sur les questions majeures au-dessus des partis, des syndicats, des communautés, des confessions, des lobbies, des sectes et de tous groupements d’intérêts.


L’indépendance de la France. Le refus de sa soumission à des organismes supranationaux, ou des puissances étrangères, étatiques, économiques et financières, ou des entreprises multinationales reste un élément fondamental de l’esprit gaulliste. Cette indépendance a été façonnée par son histoire. Elle doit être défendue dans tous les domaines que cela soit politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. La tenue d’une ligne indépendante n’empêche pas, par ailleurs, d’avoir des alliés, en particulier des pays avec lesquels la France a noué des liens historiques étroits.


Le rassemblement de tous les Français. L’esprit gaulliste vise au rassemblement de tous les Français au-delà notamment des clivages politiques, syndicaux, locaux, religieux pour obtenir un dépassement et parvenir à rétablir la confiance de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de leurs dirigeants politiques. Il existe aujourd’hui de profondes divisions entre les divers partis politiques ou écoles de pensée. Le projet politique consiste à rassembler les citoyens sur des grands projets au-delà des clivages partisans. Il impose de faire évoluer la manière même de faire de la politique. Le peuple de France aspire au rassemblement sur les grandes questions.


Un pouvoir exécutif fort et stable. L’esprit gaulliste va dans le sens de l’existence dans notre pays d’un pouvoir exécutif fort et stable. La constitution de la Ve République le permet. Elle donne au président de la République un rôle primordial sur les grands enjeux. Elle établit un lien direct entre le chef de l’État et le peuple. Grâce au suffrage universel direct pour l’élection présidentielle, et le recours possible au référendum, la Ve République permet à notre pays de pouvoir bénéficier des moyens d’une politique échappant pour l’essentiel aux pressions des partis, syndicats et autres groupes si les dirigeants politiques en font le choix. Mais la pratique de ces dernières années n’a pas été dans le sens des institutions et a conduit à une critique du système alors que la critique devrait porter sur des dirigeants politiques qui ont souhaité s’abstraire des institutions.


Une vision internationale en faveur de la liberté et de la paix. L’esprit gaulliste porte une vision internationale en faveur de la liberté, de la paix et de l’indépendance des peuples. Il affirme que la France participe à l’équilibre du Monde en raison de son histoire, de sa puissance et de sa grandeur. Il professe un refus viscéral des totalitarismes : Historiquement, le gaullisme s’est illustré par un refus des totalitarismes (communistes et nazis). L’esprit gaulliste conduit à un engagement, aujourd’hui, dans la lutte contre l’idéologie islamiste totalitaire.


Une défense globale de l’environnement. La défense de l’identité nationale, de notre langue, de notre patrimoine historique, de nos paysages et de notre milieu naturel nature (air, eau, faune et flore) constitue un ensemble nécessaire à la sauvegarde de notre environnement. La lutte pour limiter ou arrêter les migrations à nos frontières entre dans cette exigence.


Une exigence de justice sociale. L’esprit du gaullisme affirme la nécessité de la solidarité nationale conduite par l’État à destination des personnes les plus faibles, les plus pauvres et les plus en difficulté dans la société. L’attachement à un système de protection sociale mis en place après la Seconde Guerre mondiale par le général de Gaulle reste un marqueur de l’esprit gaulliste. L’objectif est d’atteindre le plein emploi et de développer une meilleure association capital-travail.


La défense de la famille, de la jeunesse et de l’éducation. La famille est considérée, dans l’esprit gaulliste, comme le noyau de la société, c’est pourquoi une politique nataliste reste une priorité pour maintenir et renouveler notre population. Le modèle familial reste composé d’une femme et d’un homme ayant des enfants qu’ils élèvent, au-delà de tous les accidents de la vie. De même, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur se trouvent être le cœur de l’intervention de l’État vis-à-vis des familles et de la jeunesse. La transformation de l’éducation et de la formation s’impose pour répondre aux besoins du XXIe siècle. L’esprit gaulliste aspire à une réelle politique en faveur de l’engagement et de l’entrée dans la vie active de la jeunesse.


Une responsabilité de l’État dans le développement économique. L’esprit gaulliste affirme la responsabilité de l’État dans le développement économique et la sauvegarde de nos entreprises. Il appelle une politique volontariste menée par des plans de développement à divers niveaux pour porter de grands projets économiques (dans les domaines du nucléaire, du spatial, du médical, du numérique, etc.) qui dépassent le niveau et la capacité des entreprises privées. Cette action va de pair avec la défense de la libre entreprise en France. Il faut baisser les dépenses publiques de l’État et des collectivités publiques ainsi que les impôts et les taxes sur les particuliers et les entreprises afin de mieux gérer la France.


Un pragmatisme politique. L’esprit gaulliste ne s’inscrit pas dans une idéologie politique, mais est en opposition avec les idéologies anciennes comme actuelles. Il est caractérisé par le recours à un pragmatisme politique utilisé en vue d’atteindre les objectifs fixés, comme l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde et l’unité intérieure du pays. L’esprit gaulliste laisse le choix des modalités d’actions selon les circonstances. Il repose sur quelques grands principes, permettant la réalisation des objectifs.


Ce sont ces principes que le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite rappeler aujourd’hui.

  

LES 81 ANS DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940 PAR LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE

Télécharger la communication du MIL du 18 juin 2021

Lire le texte

Comme chaque année, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) commémorera l’appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle. Cette année, nous célébreront les 81 ans de l’Appel.


Cette année sera aussi marquée par le 49ème anniversaire de l’érection de la Croix de Lorraine au Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises. La Croix de Lorraine fut inaugurée par Georges POMPIDOU.


À cette occasion le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) rappelle les différents thèmes de campagne qu’il diffuse à cette occasion.


Par ailleurs, ses délégations départementales s’associeront, dans de très nombreux lieux, aux cérémonies officielles (par décret du 10 mars 2006) de commémoration de l’Appel du 18 juin 1940.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) se félicite et encourage toutes les cérémonies commémoratives de l’Appel du Général de Gaulle. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) apporte son entier soutien à toutes ces initiatives.


  

JACQUES ROUGEOT, ANCIEN PRÉSIDENT FONDATEUR ET VICE-PRÉSIDENT DU MIL, EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 23 juillet 2021

Lire le texte

Christian Labrousse, ancien recteur, président du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et le bureau national du M.I.L font part de leur émotion et de leur tristesse à l’annonce, le 19 juillet 2021, du décès de Jacques Rougeot, ancien président de l’UNI de 1968 à 2009, ancien président fondateur du M.I.L et vice-président du M.I.L.


Les obsèques du Professeur émérite, Jacques Rougeot, auront lieu le mardi 27 juillet à 10 h 30 en l’Église Saint-Pierre, 90 Avenue du Roule à Neuilly-sur-Seine (92200). Nous invitons toutes les personnes disponibles à venir participer à cette cérémonie.


Né le 13 juin 1938 à Echirolles, Jacques Rougeot, docteur ès lettres (1978), fera une carrière de professeur de langue française à l’université de Paris IV-Sorbonne. Il est l’auteur de  plusieurs ouvrages, dont notamment Guilleragues Epistolier (thèse de doctorat d’État, 1978) ; de l’édition des Lettres portugaises et autres œuvres de Guilleragues (1ère éd. Librairie Garnier 1962, 2e éd. Droz) avec Frédéric Deloffre ; de l’édition de la Correspondance de Guilleragues (Droz ; 1976), de la Contre-offensive (Albatros ; 1974) ; de Socialisme à responsabilité limitée, Paris, France-Empire, 1981 ; de La Voie droite, Paris, UNI, 1989 et de UNI : 40 ans de combats, 40 affiches, Paris, UNI, 2009.


Il sera fait chevalier de la Légion d’honneur à la demande de Jacques Chirac, président de la République.


Jacques Rougeot, au-delà de son statut de professeur des universités, était un gaulliste engagé de toujours. Il a toujours été adhérent du parti gaulliste et il a toujours été membre du conseil national pour chaque entité. Il a participait à la contre-offensive avant et après mai 1968. Il sera de tous les combats de la droite gaulliste. Ses écrits furent, de tout temps, de très grande qualité et d’une très grande valeur politique. À vrai dire, il était plus politique que professeur. Il aurait été un très bon député français si les circonstances lui avaient permises de l’être. Il aimait le combat et la confrontation des idées.


Jacques Rougeot a participé à la création de l’association de fait Mouvement Initiative et Liberté dès février 1981. Elle a commencé à apparaitre à l’occasion de distribution de tracts signés des «Groupes Initiative et Liberté (GIL) du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) et à faire ses premiers adhérents dès cette période-là. Son passage d’association de fait à une association déclarée et régie par la loi de 1901 sur les associations est décidé le 17 novembre 1981 pendant la première législature de ce qui était alors l'union de la gauche. Le dépôt à la préfecture de Paris a été fait le 16 décembre 1981. Jacques Rougeot sera le président fondateur de février 1981 au 23 novembre 1985.


Il s'agissait d'empêcher que les socialo-communistes, après s'être emparés du pouvoir politique, ne mettent définitivement la main sur les esprits et sur les structures de notre pays. Il n'existait pas d'organisation adaptée à ce genre d'action : c'est ce vide que le M.I.L a voulu combler. Le M.I.L est au service de la France. Il se revendique comme étant la droite civique, gaulliste et patriote et il regroupe des patriotes de toutes les origines politiques.


Lorsqu’il laissa la présidence à André Decocq, Jacques Rougeot continuera, encore plus, à agir avec le M.I.L. Il sera un des auteurs de l’encart publié dans la presse en février 1986 annonçant la réactivation de l’association. Il rédigera, en très grande partie, le manifeste du M.I.L ainsi que ses nombreuses versions. Le M.I.L publiera plus de 100 textes et articles dans son journal Vigilance et Action. Vous pouvez retrouver à la fin de ce texte la liste avec les dates et les numéros de journaux correspondants. Tous sont consultables sur notre site internet (www.lemil.org). De même, il a été l’orateur dans de très nombreuses réunions du M.I.L partout en France. Il est intervenu dans toutes les conventions nationales du M.I.L. Tous les militants ont pu dialoguer longuement avec lui tellement il a toujours été passionné par le débat et la confrontation des analyses.


Au M.I.L, ce fut un vice-président à la fois prestigieux et actif, participant avec ardeur à tous les combats en faveur de la civilisation française, dont il était un représentant éminent et un amoureux fervent. Il jouissait d’une immense popularité auprès des militants et lui-même aimait à dire qu’il se considérait comme le premier d’entre eux.


Avec Jacques Rougeot disparaît un grand Français, un professeur d’Université de passion et plus particulièrement un gaulliste de haute tradition et de conviction. Ceux qui l’ont connu pleurent non seulement l’homme public, mais, plus encore peut-être, l’ami délicat et dévoué. Jacques Rougeot a consacré sa vie à la langue française, aux combats contre la gauche, aux combats des valeurs gaullistes et au service de la France.


Le Mouvement Initiative et Liberté présente à son fils, à sa belle-fille et à ses petits-enfants ses très sincères et très profondes condoléances.


Thèmes d’interventions de Jacques Rougeot lors des conventions nationales du M.I.L


La France que nous servons (CN23 – 2013 - sans militants de droite, pas de reconquête de la France)

La gauche en 2012, la France en chute libre (CN22 – 2012 - la France ou la gauche, il faut choisir)

Combat des idées, la droite progresse mais le danger demeure (CN21 – 2011 - Mouvement Initiative et Liberté 1981/2011 – 30 ans au Service de la France)

Identité française, intégration ou assimilation (CN20 – 2010 - nos valeurs pour la France du XXIème siècle)

La gauche, un danger toujours présent (CN19 – 2009 - Français toujours et fier de l’être)

Être de droite en 2008 (CN18 – 2008 - au service de la France)

2007 : une année cruciale (CN17 – 2007 - 2007 : vaincre la gauche)

Refouler la gauche : une entreprise de salut public (CN16 – 2006 - demain, le vrai péril : la gauche - 1981 / 2006 : les 25 ans du M.I.L.)

Gauche et droite : une opposition de fond irréductible (CN15 – 2005 - demain comme hier, le danger c’est la gauche)

Le nouveau manifeste du MIL (CN14 – 2004 - 2004-2007 : la France doit gagner)

La reconquête idéologique (CN13 – 2003 - pour que revive la France)

Pour en finir avec l’état ps, changer les hommes (CN12 – 2002 - avec Chirac pour la France)

Jacques Foccart, un exemple pour notre temps (CN11 – 2001 - un seul combat : battre la gauche)

Du pouvoir réel au pouvoir légal (CN9 - 1999 - nos valeurs civiques)

Jacques Foccart, homme d’État  (CN8 - 1998 - les chemins de la reconquête)

Les médias : objectivité ou propagande ? (CN7 – 1997 - 1998 : vaincre la gauche)

Pour en finir avec le socialisme (CN5 – 1995 - pour en finir avec le socialisme)

La droite, un modèle pour l'avenir (CN4 – 1994 - la France veut être gouvernée à droite) 

Les dangers du mondialisme (CN3 – 1993 - vive la nation)

L'avenir est à droite (CN2 – 1992 - de la défaite du socialisme à la victoire de la droite)

Le MIL : principes d'action, philosophie, historique (CN1 – 1990 - M.I.L : au carrefour des droites)



Les articles signés par Jacques Rougeot et publiés dans le journal du M.I.L, Vigilance et Action.


N°364 - Novembre 2017

«Écriture inclusive», proscription de l’accord au masculin : quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites


N°346 - Décembre 2016

De la primaire à l’Élysée

  1. Un gagnant, des perdants
  2. Les suites d’une victoire
  3. Un paysage politique recomposé
  4. Le réveil des peuples


N°314 - Avril-mai 2015

Hommage à Raoul Béteille


N°309 - Février 2015

«L’esprit du 11 janvier », une imposture pour cacher les vrais problèmes (partie II)

  1. La réalité en face : le problème de l’islam
  2. Terrorisme, blasphème et liberté d’expression
  3. Déni de réalité et exploitation politique
  4. Nos vrais défis


N°308 - Janvier 2015

«L’esprit du 11 janvier », une imposture pour cacher les vrais problèmes (partie I)

  1. Un événement surdimensionné 
  2. Manifestation du 11 janvier : ambiguïtés et déformations
  3. Éluder les réalités qui dérangent


N°302 - Juillet 2014

Autodestruction de la droite. Chasse au Sarkozy

  1. La France bafouée
  2. Première phase : Élimination de Copé
  3. Ce qu’attendaient les citoyens de droite
  4. L’état des lieux
  5. Sarkozy, le gêneur à éliminer


N°299 - Avril-Mai 2014

L’Europe des États contre l’Europe des idéologues

  1. L’Europe de Bruxelles aujourd’hui
  2. L’organisation de l’Europe que nous refusons : fédéralisme et régionalisme
  3. L’Europe malade de l’idéologie
  4. L’Europe des réalités, c’est l’Europe des États
  5. Une France forte, pièce essentielle de l’ensemble européen


N°298 - Avril 2014

Après sa victoire aux municipales, la droite devant ses responsabilités

  1. La « vérité » médiatiquement officielle
  2. La vérité des faits : succès éclatant de l’UMP
  3. Un cas particulier et instructif : Paris, un échec stratégique
  4. Valls : bouée de sauvetage ou rival potentiel pour Hollande ?
  5. Vers des victoires décisives pour la droite, à condition que…


N°295 - Février-Mars 2014

Mars 2014 : un devoir civique national

  1. Punir la gauche
  2. Élections locales, enjeu national
  3. Punir le gouvernement
  4. Punir le parti socialiste
  5. Punir Hollande
  6. Punition, mode d’emploi


N°292 - Octobre - Novembre 2013

Je vous accuse, François Hol­lande

  1. J'ai pourtant à votre égard des trésors d'objectivité
  2. Mais, malheureusement, votre bilan de personnalité est cruellement négatif
  3. A la recherche de la France disparue
  4. Pourquoi tant de haine contre la civilisation française ?
  5. Un acharnement systématique
  6. Peut-on tirer sur une ambulance ?
  7. Votre France : un pays dégradé qui se remplit par le bas et qui se vide par le haut
  8. Êtes-vous encore légitime, François Hollande ?
  9. Responsable et coupable


N°291 - Juillet - Septembre 2013

Pour battre la gauche : une droite décomplexée

  1. Une France en voie de sous-développement
  2. Une société dénaturée
  3. Une France qui se remplit par le bas et qui se vide par le haut
  4. Des Français lucides, résolus et exigeants
  5. Pour la reconquête : recettes rad-soc ou stratégie gaullienne ?


N°288 - Avril – Mai 2013

Hollande entre pétaudière et totalitarisme mou

  1. La pétaudière
  2. Les manifestations contre le mariage dénaturé : un phénomène historique et un révélateur
  3. Le mur des salauds
  4. Une droite offensive contre l’étouffement totalitaire de la gauche


N°287 - Janvier – Mars 2013

Socialisme intrinsèquement pervers

  1. Mariage homosexuel : un débat parlementaire impitoyablement révélateur
  2. Autres recettes socialistes pour désintégrer la société
  3. Manifestation du 13 janvier : une réaction spontanée de la France profonde
  4. Reconquérir le pouvoir : un devoir pour la droite


N°286 - Décembre 2012

Derrière le droit de vote des étrangers, la réalité de l’immigration et de l’islam (partie 2)

  1. Ce que veulent les citoyens français
  2. Un devoir d’engagement
  3. Droit de vote des étrangers : une mesure de désintégration nationale


N°285 - Novembre 2012

Derrière le droit de vote des étrangers, la réalité de l’immigration et de l’islam (partie 1)

  1. Le problème de l’islam
  2. Islam et civilisation française
  3. Islam et laïcité


N°284 - Octobre 2012

La société éclatée (partie 2) Mariage et adoption pour les couples homosexuels

  1. Les voies de la sagesse
  2. Un lobby activiste, mais non représentatif des homosexuels
  3. Les enjeux du combat aujourd’hui


N°283 - Septembre – Octobre 2012

La société éclatée (partie 1) Mariage et adoption pour les couples homosexuels

  1. L’homosexualité : une question à aborder sereinement
  2. Mariage entre homosexuels et adoption : des pratiques inconnues dans l’histoire de l’humanité
  3. La négation de la nature humaine


N°281 - Juillet 2012

L’opposition sans concession

  1. Élections 2012 : les journées des dupes
  2. Hollande : politique de l’anguille et communication
  3. La droite doit se renforcer dans l’épreuve
  4. Se poser en s’opposant


N° 280 - Juin - Juillet 2012

Législatives : Stopper la gauche (partie II)

  1. La résistance, c’est maintenant
  2. Le FN, adversaire objectif de la droite
  3. Législatives : les conditions de la victoire
  4. La force des idées simples


N°279 - Juin 2012

Législatives : Stopper la gauche (partie I)

  1. Justice pour Nicolas Sarkozy
  2. France de droite vote à gauche


N°278 - Mai 2012

La France profonde veut être gouvernée à droite

  1. La gauche minoritaire
  2. Sarkozy face à la meute
  3. La patrie en danger
  4. Stratégie des partis et aspirations de la France profonde


N°275 - Mars 2012

Au bord du gouffre

  1. Cette droite qui fait la courte échelle à la gauche
  2. La gauche au pouvoir en 2012 : des dégâts immédiats et irréversibles
  3. Questions de société : la fin d’une civilisation
  4. Battre la gauche : une ardente obligation
  5. Pour la gauche, le FN et les médias : Sarkozy, l’homme à abattre
  6. Pour l’intérêt national, l’homme à élire : Nicolas Sarkozy


N°272 - Décembre 2011

Sarkozy ou la décadence, il faut choisir

  1. Première phase : euphorie à gauche
  2. Retour à la réalité : le PS dévoilé
  3. Les atouts de Nicolas Sarkozy et de la droite
  4. La mobilisation pour la France


N°267 - Juillet 2011

2012, le choix : Sarkozy ou la gauche

  1. Les enjeux de 2012
  2. Sarkozy, candidat naturel de la droite
  3. Le parcours du combattant
  4. Les conditions de la victoire


N°264 - Avril 2011

L’islam en France : la réalité en face (partieII)

  1. L’islam et la politique
  2. Nous, citoyens français…


N°263 - Mars 2011

L’islam en France : la réalité en face (partieI)

  1. L’islam, un problème réel
  2. Le cœur du débat : religion et civilisation
  3. L’État, la laïcité et «l’islam de France»


N°260 - Décembre 2010

S.O.S ! Citoyen français en péril

  1. Parlons clair
  2. Le citoyen, pièce maîtresse de l’édifice national
  3. Nationalité, citoyenneté, civisme
  4. Le citoyen, espèce menacée
  5. Vigilance et action


N°258 - Novembre 2010

La gauche contre la France

  1. Les Roms : beaucoup plus qu’une question d’ordre public
  2. La politique de fermeté ne doit pas se limiter aux Roms
  3. Réforme des retraites : le pourrissement
  4. La gauche irresponsable et coupable
  5. Les raisons de la victoire
  6. Après la victoire : leçons et exploitation


N°254 - Juin - Juillet 2010

De Gaulle revient

  1. Entreprises d’embaumement en tout genre
  2. L’héritage politique permanent
  3. De Gaulle et les Français d’aujourd’hui
  4. De Gaulle et nous


N°251 - Avril 2010

Ce que vos vrais amis ont à vous dire, monsieur le Président

  1. À quoi reconnaît-on de vrais amis ?
  2. Une défaite sans doute trop cuisante mais non sans causes
  3. Il faut tirer la leçon des faits
  4. Militants et communicants


N°247 - Décembre 2009

Identité française, immigration, islam (2ème partie)

  1. La solution du désespoir : le communautarisme
  2. La solution du courage dans la difficulté
  3. Notre position


N° 246 - Novembre-Décembre 2009

Identité française, immigration, islam (1ère partie)

  1. La civilisation française, substance de notre identité
  2. La vérité en face
  3. L’islam en question : religion et civilisation


N° 244 - Septembre-Octobre 2009

Le «tout écologique» : vraie ou fausse idée ?

  1. L’écologie : une religion nouvelle
  2. Le GIEC : un groupe de pression puissant et trompeur
  3. Écologie et stratégie politique
  4. Retour sur terre


N°243 - Juillet-Août 2009

Après les élections européennes, savoir raison garder

  1. Cap à droite à l’échelle européenne
  2. La France : similitudes et différences
  3. Quelques leçons pour 2012
  4. Et si nous parlions un peu de l’Europe ?


N°238 - Mars 2009

Gauche, extrême gauche, crise… Attention, danger

  1. Élections futures : la gauche en position de force
  2. L’extrême gauche, inspiratrice et moteur de la gauche
  3. La crise instrumentalisée par la gauche
  4. La riposte au service de la France


N°235 - Décembre 2008

Malgré le psychodrame du congrès socialiste, la gauche regonflée et offensive

  1. Merci Martine, Ségolène, Bertrand, François… et les autres
  2. Le PS aujourd’hui : champ de ruines ou édifice en cours de rénovation ?
  3. Un boulevard pour la droite ?
  4. Un boulevard pour la gauche ?


N°233 - Novembre 2008

Conflit russo-géorgien, crise financière mondiale, Sarkozy à la manœuvre

  1. Le conflit russo-géorgien : fiction et réalité
  2. Sarkozy, le Russie et la Géorgie : principes stratégiques
  3. Application tactique
  4. La crise financière mondiale
  5. Du bon usage de l’Europe
  6. La France, de Gaulle, Sarkozy


N°229 - Juillet 2008

Droits de l’homme, anti-racisme, islam, parlons des sujets tabous

  1. Aux origines du terrorisme intellectuel : le communisme
  2. Le terrorisme intellectuel, variante Mai 68
  3. Un certain redressement
  4. Les nouvelles vaches sacrées
  5. La liberté contre les tabous
  6. Un combat d’avant-garde


N°225 - Avril 2008

Élections municipales et cantonales, les leçons d’une défaite

  1. Une défaite de la droite
  2. Bayrou et le Modem dans les marécages
  3. Dégradation du climat politique
  4. Quelle victoire pour la gauche ?
  5. «Altius, citius, fortius»


N° 224 - Mars 2008

La leçon de mai 68 

  1. Un témoin et un acteur extraordi­naire
  2. «Mes ministres n’ont pas de couil­les»
  3. «les idiots utiles»
  4. Les leçons


N°220 - Novembre - Décembre 2007

Les grandes manœuvres d’automne

  1. L’épreuve de force
  2. Une exception fran­çaise
  3. Grandes manœuvres : un jeu subtil et ou­vert
  4. Une épreuve de vérité


N°217 - Juillet - Aout 2007

Une victoire nette de la droite, et maintenant ?

  1. Présidentielle : les acquis
  2. Présidentielle et législatives : un conflit de légitimité ?
  3. Une victoire nette, mais une situation fragile
  4. Les premiers pas du nouveau pouvoir
  5. Et maintenant ?


N°215 - Juin 2007

Après l’éclatante victoire de Nicolas SARKOZY, il faut donner une majorité au président

  1. Une victoire de la Vème République
  2. La victoire de Nicolas Sarkozy, couronnement d’un parcours exemplaire
  3. Ségolène Royal : inapte à la magistrature suprême
  4. François Bayrou : le rêve passe
  5. L’élection de Nicolas Sarkozy : des acquis d’ores et déjà po­sitifs
  6. Élections législatives : l’enjeu, les forces en présence


N°214 - Mai  2007

Ce n’est pas gagné ! Mobilisation pour SARKOZY

  1. Voici pourquoi il faut voter pour Nicolas Sarkozy
  2. Une présidence Ségolène Royal serait une présidence «bas de gamme» qui appauvrirait la France et les Français.
  3. Le 6 mai, la victoire est loin d’être acquise : mobilisation maximale
  4. pour battre la gauche, VOTEZ SARKOZY

 

N°213 - Avril  2007

Dès le premier tour, le 22 avril, aucune voix ne doit manquer à Nicolas Sarkozy

  1. Chirac, la France et les Français
  2. Chirac – Sarkozy, un jeu tout en finesse
  3. Ségolène Royal : un danger politique, un cas psychologique
  4. Bayrou : l’art de faire du neuf avec du vieux
  5. Une nécessité : voter Sarkozy dès le premier tour


N°210 - Février – mars 2007

L’heure du choix

  1. Un monde dangereux
  2. La réponse désastreuse de la gau­che
  3. Le mirage Ségolène Royal
  4. pour battre la gauche, le candidat de la droite : Nicolas Sarkozy


N°206 - Décembre 2006

Mariage homosexuel, homoparentalité, un facteur de dissolution sociale

  1. La question de l’homosexualité
  2. Éviter les simplifications abusives
  3. Mariage et adoption : des pratiques sans exemples historiques
  4. La négation de la nature humaine
  5. Les voies de la sagesse
  6. Un lobby activiste, mais non représentatif des homosexuels


N°205 - Octobre – Novembre 2006

Benoît XVI, l’Islam et l’Occident

  1. Les foules et les médias
  2. Un message profond et fort
  3. La marque de Benoît XVI
  4. Les Arroseurs arrosés


N°202 - Juillet 2006

Loi SARKOZY sur l’Immigration – Manipulation médiatique et lâcheté épiscopale

  1. Une démagogie irresponsable
  2. La Manipulation médiatique
  3. Des silences coupables


N°200 - Mai 2006

Alain de BOISSIEU : Un fleuron de la civilisation française


N°198 - Avril 2006

CPE : Une occasion perdue

  1. La défaite
  2. La gauche : un pouvoir de nuisance
  3. La malfaisance des médias
  4. Questions de fonds
  5. Quelques leçons
  6. Et maintenant ?


N°197 - Mars – Avril 2006

Mohamet intouchable ?

  1. Une disproportion vertigineuse
  2. Question de fond
  3. L’exception islamique
  4. Un coup d’arrêt nécessaire


N°193 - Décembre 2005

2005-2007 : Un chemin semé d’embûche

  1. La politique selon les médias
  2. Le double piège
  3. Le programme socialiste : fiscalité écrasante et nivellement par le bas
  4. L’action du gouvernement : assurer le présent et préparer l’avenir
  5. Des oppositions factices
  6. Dire la vérité : un courage payant


N°192 - Novembre 2005

Violences dans les banlieues

  1. L’Électrochoc
  2. Les responsabilités
  3. Le mal est profond
  4. Et maintenant ?


N°187 - Avril 2005

2007 - Une échéance cruciale pour la France

  1. Un scrutin perturbateur
  2. Retour à une constante : droite contre gauche
  3. Choisir son camp
  4. Un gouvernement pour gagner
  5. La vérité en face
  6. Objectif 2007 : mobiliser l’action militante
  7. Notre destin est entre nos mains


N°183 - Janvier 2005

L’identité nationale en péril

  1. Le communautarisme
  2. L’immigration
  3. L’islamisme


N°180 - Octobre – Novembre 2004

La Turquie : un partenaire mais pas un membre de la famille

  1. Le MIL dit NON
  2. Les raisons de notre choix
  3. Le fond du problème
  4. La position de Jacques Chirac
  5. Décidément, c’est non


N°179 - Août – Septembre 2004

Échéance 2007 – Le temps presse

  1. Les leçons d’un scrutin
  2. L’UMP : des grains de sable dans la mécanique
  3. L’UDF : cactus ou adversaire
  4. L’État : fixer et tenir le cap


N°176 - Mai 2004

La France du Zapping

  1. Victoire de la gauche ou défaire de la droite ?
  2. Le cœur du débat
  3. Les acquis sociaux contre les réformes
  4. La vérité en face
  5. Le militantisme, une nécessité pour demain


N°171 - Octobre – Novembre 2003

Jean-Pierre RAFFARIN : Un capitaine courageux

  1. Printemps-Été : Les assauts préparatoires
  2. Automne : L’offensive généralisée
  3. Quelques bonnes raisons de soutenir Jean-Pierre Raffarin ?


N°170 - Août – Septembre 2003

Un gouvernement qui gouverne

  1. Des indices inquiétants
  2. Une gauche pitoyable
  3. Une droite victorieuse
  4. Le marasme de l’enseignement
  5. Continuons le combat


N°164 - Avril 2003

La France est de retour

  1. Le pouvoir de la force
  2. La position de la France
  3. Les vrais enjeux
  4. Une France forte, condition de l’équilibre du monde


N°160 - Octobre – Novembre 2002

2002 – 2007 : Échec interdit

  1. Une espérance exigeante
  2. Une responsabilité partagée
  3. La stratégie du gouvernement
  4. Jacques CHIRAC : Un président gaullien
  5. La réussite, un devoir civique


N°158 - Juillet – Août 2002

Printemps 2002 : Le tournant

  1. L’arroseur arrosé
  2. Le débat politique perverti par la gauche
  3. Les rayons et les ombres
  4. Ce qu’attendent les Français


N°157 - Juin 2002

Contre la cohabitation, une majorité pour agir

  1. L’Élection présidentielle : Une première victoire
  2. Un gouvernement qui agit
  3. Les maléfices de la cohabitation
  4. Donner une majorité a Jacques CHIRAC
  5. En votant pour l’Union pour ma Majorité Présidentielle  (UMP)


N°156 - Mai 2002

CHIRAC pour rassembler le peuple Français

  1. Le rejet de la gauche
  2. Un homme d’état contre un homme de rancœur
  3. Quelques éléments de diagnostic


N°153 - Mars 2002

Ne pas voter CHIRAC, c’est faire élire JOSPIN

  1. L’enjeu
  2. Droite et gauche
  3. Le socialisme des bas-fonds
  4. Jospin : l’ambition d’un médiocre
  5. CHIRAC et la droite : la France gagnante en 2002
  6. La France d’abord
  7. Voter CHIRAC : un devoir civique


N°149 - Décembre 2001

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tuer

  1. Une droite cyclothymique
  2. Les incertitudes des scrutins
  3. Être à la hauteur


N°144 - Juin 2001

La gauche ne fait rien : retraite, insécurité, transport, courrier…

  1. Les nuisances de la gauche
  2. La gauche engluée
  3. La gauche incurable


N°143 - Mai 2001

La droite a gagné une bataille, mais…

  1. Une pensée unique en échec
  2. Objectif 2002


N°142 - Mars – Avril 2001

La droite a gagné une bataille, mais…

  1. Paris : la machine à perdre
  2. Lyon : L’héritage de Monsieur Barre


N°139 - Décembre 2000

Une fois de plus : la gauche contre la France

  1. Le comble du cynisme
  2. La complicité du Monde
  3. Les moutons de panurge


N°138 - Novembre 2000

L’Homme à abattre

  1. Une machine de guerre
  2. Des leçons à tirer
  3. L’Homme à soutenir


N°132 - Avril – Mai 2000

La contre-offensive de la droite

  1. Le devoir de pugnacité
  2. Une droite attractive


N°131 - Mars 2000

JOSPIN : l’atterrissage forcé

  1. Les malheurs de la gauche
  2. Le cas Jospin ;
  3. Remaniement : la carte forcée


N°128 - Novembre 1999

Quel Président pour le R P R

  1. Choisir le bon cap
  2. La stratégie
  3. L’Homme de la situation


N°123 - Avril 1999

Européennes : battre la gauche

  1. Non à l’Europe socialiste ou fédérale
  2. Oui à l’Europe unie des États
  3. Battre la gauche
  4. Pour la France, battre la gauche
  5. Pas une voix ne doit être perdue


N°116 - Juin / Juillet 1998

Le vrai combat

  1. Les failles du pouvoir de gauche
  2. Les nuisances du pouvoir de gauche
  3. La tactique Jospin
  4. Les conditions de la reconquête


N°109 - Septembre / Octobre 1997

Socialisme & Immigration : la manipulation

  1. Le Montage
  2. La réalité
  3. Le point de vue de la France

          

N°108 - Juillet / août 1997

Les conditions de la reconquête

  1. Défaite ou déroute de la droite ?
  2. Pourquoi et comment ?
  3. Jospin : socialiste ou libéral ?
  4. Et maintenant ?

          

N°106 - Mai 1997

Rechute ou  Élan nouveau ?

  1. Le véritable enjeu
  2. Les leçons de l’expérience
  3. Un choix clair


N°105 - Avril 1997

Un passionné pragmatique

  1. De Gaulle, Foccart et l’esprit de résistance
  2. Le refus de la «chienlit»
  3. Une influence à l’échelle d’un continent
  4. Un personnage hors norme
  5. Du Général à Jacques Chirac au service de la France


N°100 - Novembre 1996

La dictature des technocrates


N°99 - Octobre 1996

Immigration : la gauche coupable

  1. La gauche : une responsabilité historique
  2. La gauche aujourd’hui : responsable et coupable
  3. La droite doit réagir

          

N°97 - Juin / Juillet 1996

Être français : un honneur qui se mérite

  1. Être français, ce n’est pas…
  2. Être français, c’est d’abord respecter les règles établies
  3. Être français, c’est surtout vouloir l’être par le cœur et par l’esprit
  4. Être français, c’est un honneur qui se mérite


N°86 - Juillet 1995

Avec Jacques CHIRAC : Remettre la France sur pied


N°85 - Juin 1995

Après la Victoire

  1. Le sens d’une victoire
  2. Le nouveau paysage politique
  3. La vigilance nécessaire


N°84 - Mai 1995

Il faut pour la France une victoire exemplaire

  1. Les leçons du premier tour
  2. Jospin président ?
  3. Chirac Président


N°83 - Avril 1995

Auto-stop et campagne présidentielle

  1. Le Balladur  nouveau est arrivé
  2. Le président qu’il faut à la France


N°79 - Octobre / Novembre 1994

Combat pour la France


N°76 - Juillet 1994

Le Rwanda, l’Afrique, la France


N°65 - Avril / Mai 1993.

Espoir & lucidité

  1. Les chances de la droite
  2. Ce que nous attendons
  3. Changer les hommes pour changer de politique


N°61 - Octobre / Novembre 1992

Hier, Maastricht demain, les Nations

  1. Maastricht : un révélateur
  2. Maastricht : comment s’en débarrasser ?
  3. La France : une nation d’avenir


N°48 - Septembre 1991

La France rétrécie

  1. Mitterrand joue et perd
  2. Petites et grandes causes
  3. De l’échec de la gauche à la victoire de la droite


  

LE PARTI DE MACRON SOUS LE CONTRÔLE D’ANCIENS PS

Télécharger la communication du MIL du 27 juillet 2021

Lire le texte

La République En Marche (LREM) vient de renouveler les membres de son «bureau exécutif» ou Burex ce 21 juillet 2021. Cette réorganisation a pour but de préparer la campagne électorale présidentielle d’Emmanuel Macron. Richard Ferrand, qui a été le premier patron du parti, a conduit la liste «Ensemble pour La République En Marche». Cette liste a recueilli un score exceptionnel de 81,84% des voix et remporté tous les sièges. Le taux de participation se serait élevé à 88% des 800 membres du Conseil national. Ferrand revient ainsi dans le bureau exécutif de LREM comme un maitre d’oeuvre. Les anciens socialistes qui ont accompagné le projet Macron sont très majoritaires dans cette instance, par rapport à quelques nouveaux venus et transfuges de droite (Brigitte Klinkert, Sébastien Lecornu et Marie Guévenoux).


On compte notamment dans le bureau exécutif des ex-membres du PS ou collaborateurs d’élus du PS :


Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement,

Bariza Khiari, ancienne co-déléguée générale d’En Marche,

Anne de Bayser, ancienne secrétaire générale adjointe de l’Elysée,

Jean-Marc Borello, dirigeant associatif,

Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l’Autonomie,

Christophe Castaner, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale,

Christophe Choserot, maire de Maxéville,

Roland Lescure, député des Français de l’étranger,

Bertrand Mas-Fraissinet, référent des Bouches-du-Rhône,

Ambroise Méjean, président des Jeunes avec Macron,

Sibeth Ndiaye, ancienne porte-parole du gouvernement,

François Patriat, président du groupe LREM au Sénat,

Stéphane Séjourné, conseiller du chef de l’État,

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté.


Dans l’immédiat, Stanislas Guérini (ex membre du PS) demeure à la tête de LREM. Mais, de fait, il en perd le contrôle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que LREM confirme son positionnement de parti de gauche social-démocrate, principalement avec des anciens de la mouvance Strauss-Kahn. Richard Ferrand reprend le contrôle complet et a choisi son équipe pour préparer l’élection présidentielle et les législatives de 2022. Ferrand a été membre du Parti socialiste (PS) durant 36 ans, de 1980 à 2016, avant de participer au lancement de Macron, en tant que secrétaire général de «En Marche». Il préside aujourd’hui l’Assemblée nationale. Mais néanmoins, c’est à lui que revient la tâche de reconstituer le noyau du parti de Macron. Il est conscient du malaise d’une grande partie des députés et sénateurs LREM. Depuis 2017, le groupe parlementaire LREM est passé de 314 à 270 membres en perdant 44 députés (-14%). Il a ainsi perdu la majorité absolue. Ses anciens membres constituent aujourd’hui une nébuleuse. Les anciens députés PS sont restés LREM. Ferrand a réussi à maintenir l’essentiel du groupe, en dépit du comportement méprisant de Macron vis-à-vis de ses parlementaires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) prévoit que LREM pourrait connaitre des tensions avec ses alliées de centre gauche : le MoDem et Agir.

  

FRANCE – ALGÉRIE, «IL» NE COMPREND RIEN !

Télécharger la communication du MIL du 21 octobre 2021

Lire le texte

Macron a souhaité améliorer les relations entre l'Algérie et la France. Ce qui, en soit, apparait normal. Au-delà des contacts diplomatiques, il a commandé une analyse historique en choisissant comme auteur une personnalité d’extrême gauche. Suite à ce rapport, il s'est fixé une ligne de conduite basée sur un chemin parsemé de condamnations des événements historiques de la France. Il n’a obtenu qu’une détérioration diplomatique des relations entre les deux pays.


LE MAUVAIS TÉMOIN. Macron a chargé, en juillet 2020, un historien, Benjamin Stora, trotskyste lambertiste, de lui remettre un rapport afin de «dresser un état des lieux juste et précis sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie». Rappelons que de 1968 à 1984, cet historien a été militant du groupe trotskiste AJS (Alliance des jeunes pour le socialisme) l'organisation de jeunesse de l'OCI (organisation communiste internationaliste) (dirigée par Pierre Boussel dit Lambert). Il a été permanent de l'OCI de 1976 à 1981 et fit partie du Comité directeur de l'OCI de 1977 à 1984. Puis, Benjamin Stora (comme Jean-Christophe Cambadélis et Marc Rozenblat) a rejoint le Parti socialiste (PS) en 1985. Il a soutenu les candidats du PS ; Lionel Jospin, ancien OCI, en 2002, Ségolène Royal en 2007, puis François Hollande en 2012.


LES MAUVAIS MOTS. Les déclarations de Macron à l’occasion de la «commémoration» du 17 octobre 1961 ont donné lieu à un délire médiatique. En 2012, Hollande avait déjà évoqué une «sanglante répression», Macron vient de déclarer que «Les crimes commis cette nuit-là sous l’autorité de Maurice Papon sont inexcusables pour la République». Il faut revenir aux faits. Le 17 octobre 1961, la fédération de France du Front de libération nationale (FLN) avait appelé à des manifestations en faveur de l’indépendance des départements algériens. Son objectif était d’investir Paris. La police parisienne, appuyée par des harkis et des Algériens pro-Français, intervint pour interdire l’accès des différents lieux. 12.000 manifestants «auraient été arrêtés». Il y aurait eu des morts par balle ou noyade. Un rapport, commandé à l’époque par Lionel Jospin, évoque des dizaines de morts mais pas des centaines, ni d’un «massacre» organisé. Ces faits sont regrettables, mais ils s’expliquent par le contexte insurrectionnel de l’époque et la gestion des insurrections d’origine extérieure. La gauche de la gauche, PCF, pro-FLN, islamo gauchistes et autres, souhaitent la reconnaissance d’un «crime d’État» et non pas d’un «crime inexcusable» version Macron. La formulation de Macron a été centrée sur la responsabilité d’une unique personne, le préfet Maurice Papon, dont le titre et la fonction ne sont pas même cités.


UN MACRON INSTABLE, SANS LIGNE IDÉOLOGIQUE ET FRAGILE. En 2017, Macron avait déclaré que la colonisation de l’Algérie avait été un «crime contre l’humanité». Récemment, il s’est demandé s’il y avait eu «une nation algérienne avant la colonisation». Quelle pensée incarne-t-il au final ? S’agit-il d’une inculture ou d’un aveuglement contre l’histoire de la France ou bien contre la France tout simplement ?


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne toutes les déclarations politiques dites de «repentance» tenus par les présidents de la République, Hollande et Macron. Ces déclarations isolent une circonstance particulière qui ne traduit pas la situation de l’époque en Algérie, comme aussi celle en métropole. La situation fut marquée par des milliers d’attentats organisés par le FLN à l’encontre des civils français, harkis et algériens pro-Français, des policiers et des militaires Français. Par exemple, pour l’année 1961, vingt-deux policiers français ont perdu la vie dans des attentats du FLN. Aucun fait, ne peut être considéré indépendamment.


La France doit avoir une logique simple : celle d’honorer ses morts, quelle que soit la période. Il faut célébrer l’honneur de tous les combattants Français par le sang ou par le sang versé, dont les harkis. Il faut se souvenir de tous les Français assassinés par les terroristes du FLN, y compris après la fin de la guerre. Il faut se souvenir de ceux qui ont dû quitter les départements Français d’Algérie en 1962 dans des conditions dramatiques. Il faut garder en mémoire tous les algériens, partisans de la France, qui ont été les victimes du terrorisme du FLN et qui ont subi, après, pendant longtemps, des mesures discriminatoires et qui sont devenu Français pour ceux qui l’ont voulu. Et ceci même si la France ne pouvait pas assimiler toute la population, non Française, vivante en Algérie, comme certains l’ont espéré.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge la stratégie diplomatique de Macron, à l’égard de l’Algérie, catastrophique et déplorable. Il fait acte de repentance alors qu’il a tenu, aussi, des propos hostiles, a juste titre, au gouvernement algérien actuel. Macron a, ainsi, déclaré qu'après l'indépendance de l'Algérie en 1962, le pays s'était construit sur «une rente mémorielle entretenue par le système politico-militaire». Certes, cette analyse est vraie, mais de tels propos conduisent à une vive tension diplomatique. À cela s’ajoute la décision de diminuer de moitié le nombre des visas accordés aux algériens pour protester contre le refus de l’Algérie d’accueillir les délinquants algériens que la France doit expulser depuis longtemps. L’approche des élections de 2022 montre l’arrière-pensée de Macron qui, après quatre ans d’inaction, décide d’aborder ce problème.  Macron a provoqué des mesures de rétorsion de l’Algérie dont l’interdiction du survol de leur pays par l’aviation Française alors qu’elle est engagée au Sahel contre le terrorisme islamiste. Il s’agit de la voie la plus pratique pour l’approvisionnement de nos troupes. La France a vocation à avoir de bonnes relations avec l’Algérie sur des bases saines. Macron a encore échoué.

  

LE GAULLISME, AUJOURD’HUI ET DEMAIN

Michel HABIB-DELONCLE

Télécharger la communication du MIL du 2 novembre 2021

Lire le texte

A l’occasion de la prochaine conférence de Pierre Habib-Deloncle sur le thème «Le résistant, mon père» qui aura lieu le jeudi 18 novembre 2021 à 18h30 (Mairie 75017, 16-20 Rue des Batignolles). Nous republions l’intervention de Michel Habib-Deloncle lors de la convention nationale du MIL en 2006. Nous invitons tous ceux qui seront libres à venir assister à cette conférence.


LE GAULLISME, AUJOURD’HUI ET DEMAIN

par Michel HABIB-DELONCLE, ancien ministre du Général de GAULLE,

membre du comité d’Honneur du Mouvement initiative et Liberté

Reprise de son intervention lors de la XVIème convention nationale du MIL (février 2006)


Chers Amis, chers compagnons dirai-je, j’ai été très touché par l’invitation du président Béteille et notamment du sujet qui m’a été proposé : «Le gaullisme aujourd'hui et demain». Je vais vous faire une confidence : depuis que ma conscience politique s’est vraiment éveillée c'est-à-dire depuis certains jours noirs de juin 1940, je n’ai jamais été autre chose que gaulliste. Si vous faites le calcul, cela fait soixante-six ans. Mais devant le sujet qui m’est proposé et, en tant qu’ancien parlementaire, c’est presque un réflexe, je me suis posé une question préalable et je ne suis pas le seul à l’avoir posée, elle a été posée depuis longtemps : «Peut-il y avoir un gaullisme sans de Gaulle ou après de Gaulle ?»


«PEUT-IL Y AVOIR UN GAULLISME SANS DE GAULLE OU APRÈS DE GAULLE ?»


Je me souviens d’une controverse que j’ai eue à ce sujet avec un homme que j’estimais pourtant beaucoup, Jacques Ven­droux qui était le beau-frère du Général. J’avais écrit dans le quotidien La Nation- il y avait encore à l’époque un quotidien gaulliste dont j’étais le directeur politique : «Le gaullisme pour moi ne consiste pas à se demander chaque matin ce qu’aurait fait le général de Gaulle». Et Jacques Vendroux avait répondu «eh bien moi au contraire, c’est exactement ce que je fais !».


Et pourquoi avais-je cette position ? C’est parce que chez le général de Gaulle, il y avait une pensée, il y avait des lignes directrices, mais il y avait aussi l’impondérable qui était le Général lui-même. On peut être gaulliste aujourd’hui mais se dire que le 17 juin 1940, on n’aurait pas pris l’avion pour aller à Londres.


 Je vais vous conter une anecdote, puisque désormais les délibérations des Conseil des minis­tres ne sont plus couvertes par le secret trentenaire. C’est quelque chose qui a été pour moi tout à fait imprévisible, le jour où de but en blanc le général de Gaulle a annoncé au Conseil des ministres qu’il allait reconnaître la Chine de Mao Zedong. Or j’étais à ce moment-là en charge des relations avec les pays d’Afrique noire où les Chinois faisaient une infiltration très dange­reuse qui menaçait les gouvernements amis que nous y avions. Je suis intervenu en Conseil des ministres pour demander l’autorisation, qui m’a été accordée, d’envoyer une circulaire à nos ambassadeurs dans ces pays pour leur dire qu’ils n’étaient pas tenus d’imiter la France et que ceux qui voudraient recon­naître la Chine la reconnaîtraient et ceux qui ne voulaient pas la reconnaître ne la reconnaîtraient pas.


Il y a des actes, avec le général de Gaulle, qui sont imprévisibles : le retrait de l’OTAN par exemple; de même une chose qui a beaucoup surpris ceux qui l’avaient combattu pendant la IVème République, c’est la mise en application du Traité de Rome, auquel le Général n’était évidemment pas favorable au départ.


Le caractère du général de Gaulle était personnel et imprévisible parce qu’il était un génie, parce qu’il était un homme de l’Histoire, parce qu’il voyait plus loin. Mon ami Edmond Michelet l’avait défini un jour comme «l’homme d’avant-hier et l’homme d’après-demain». Il était solidaire de tout le passé de la France, - je ne pense pas qu’il aurait beaucoup aimé que l’on se repente sur le passé de la France- et il voyait très loin dans l’avenir de la France, au-delà de ce qui était immédiatement perceptible.


Mais c’est lui-même qui répond à ma question, il y a ré­pondu d’ailleurs très tôt dans la fin de la première partie de sa vie, lorsqu’il a écrit les Mémoires de guerre. Dans le dernier cha­pitre, qui est très émouvant, on trouve cette phrase qui m’a toujours frappé : «Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera tôt ou tard une source d’ardeurs nouvelles après que j’aurais disparu». Ces mots «ardeurs nouvelles», j’aurais souhaité que l'un de nos mouvements le prenne en exergue. Ensuite beaucoup plus tard, le 9 septembre 1968, après les évène­ments dont vous avez le souvenir et concluant sa ligne d’action, il disait dans sa conférence de presse : «On voit donc quel est pour longtemps le de­voir de cohésion et de résolution de ceux qui à mesure du temps ont adhéré, adhèrent ou adhèreront à l’entreprise de rénovation nationale qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour ressort. Cette entreprise, si on l’appelle gaul­lisme depuis 1940, n’est que la forme contemporaine de l’élan de notre pays une fois de plus ranimé vers un degré de rayonne­ment, de puissance et d’influence répondant à sa vocation hu­maine au milieu de l’humanité».


A-t-on besoin d’une feuille de route ? La voilà, elle est écrite depuis 1968, elle est toujours valable : «l’entreprise de rénovation nationale qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour ressort».


Alors me direz-vous, dans le concret qu’est-ce que cela peut-être ? Comment peut-on définir le général de Gaulle ? Je sais qu’il y a eu à un moment donné un grand débat sur l’usage du mot doctrine. J’étais pour ma part assez réservé sur l’usage du mot doctrine parce que je définissais le gaullisme comme un empirisme à principes. N’oubliez pas que l’une des grandes phrases du général de Gaulle était : «Les choses étant ce qu’elles sont». Ce qui veut dire que ce qu’on a fait hier et qui était valable hier, ne nous dit pas ce qu’il faut faire pour le lendemain. On peut très bien s’affirmer solidaire de Kennedy à Cuba et pro­tester contre la guerre du Viêt-Nam. Parce que l’un répond à une situation déterminée et l’autre à une autre situation. Par consé­quent si on détermine ce que sont les principes du gaullisme, on les adaptera ensuite à une situation donnée. Il faut distinguer l’accessoire, le contingent, de ce qui est l’essentiel.


DE GAULLE, UNE VISION DE L’ÉTAT


Sur l’essentiel, que nous a-t-il donné ? Que nous a-t-il laissé ? Une vision de l’État, une vision du monde, une vision de la société. J’attacherai peut-être un peu plus d’importance au chapitre sur l’État, puisque les Institutions sont à l’heure actuelle l’objet de discussions, qui ne sont pas d’ailleurs illégitimes. La clé de voûte de l’État pour le général de Gaulle, après la réforme de 1962, c’est le Président de la République et son élection au suffrage universel. Le Président de la République est déjà la clé de voûte depuis le discours de Bayeux de 1946, repris dans la Constitution de 1958. Mais l’élection au suffrage universel, que le général de Gaulle n’a pas voulu proposer d’emblée en 1958, mais qu’il a proposé ensuite en 1962 fait du Président de la République la clé de voûte de l’État.


Il est clair que pour le général de Gaulle, le gouvernement est le gou­vernement du Président de la République. Il dit toujours «mon gouverne­ment», «Mon gouverne­ment fera ceci, mon gou­vernement a fait cela, mon gouvernement proposera». En ce qui concerne le Premier minis­tre, il dit : «Étant donné l’importance et l’ampleur des attributions du Premier ministre, il ne peut être que le mien». C’est clair et cela a été réaffirmé aussi bien par Georges Pompidou quand il était Premier ministre, que par Jacques Chaban-Delmas lorsqu’il était Premier ministre de Georges Pompidou et qu’il fut attaqué à l’Assemblée Nationale par un certain François Mitterrand dont vous avez peut-être entendu parler. (Permettez-moi de vous dire que la différence entre de Gaulle et Mitterrand, c’est que de Gaulle a toujours pensé à la France et Mitterrand n’a jamais pensé qu’à lui-même).


 Et donc Chaban-Delmas répondait à Mitterrand qui lui avait dit «mais que feriez-vous  si vous étiez en désaccord avec le Président de la République et qu’il vous demande votre démission ?» Et Chaban répondait «Que penseriez-vous d’un homme qui a été nommé par le Président de la République, qui a la confiance du Président de la République et auquel le Président demanderait de lui remettre son mandat et qui refuserai ? Ce serait un triste sire». (Je crois que l’appellation qualifiait plutôt celui à qui il s’adressait).


Donc on peut penser que dans l’article 8 de la Constitution stipulant que «le Président nomme le Premier ministre», on aurait pu rajouter «et révoque». Ce qui aurait correspondu plus exactement à la réalité, alors que la remise de la démission du gouvernement est un acte volontaire du Premier ministre. Mais enfin c’est un peu accessoire pour le moment. Ce qui n’est pas accessoire c’est la cohésion du gouvernement. Qu’on ne me prenne pas pour un donneur de leçon, je dis ce qui est.

Je vais vous raconter une anecdote personnelle. J’étais jeune secrétaire d’État aux affaires étrangères. Quand j’étais parlementaire, dans la législature précédente, je m’occupais des échanges de visites de députés entre l’UNR et la CDU-CSU, le parti du chancelier Adenauer. On voyait à l’époque se dessiner ce rap­prochement entre Adenauer et de Gaulle et entre la France et l’Allemagne qui a abouti à la signature du traité de l’Élysée dont j’ai eu l’honneur d’être un témoin oculaire. Je rendais donc visite au Général, j’avais une audience pour parler d’autre chose, pro­bablement de l’Afrique. J’avais demandé préalablement à me rendre à une réunion que j’avais organisée et pour laquelle j’avais prévu un avion du Glam. Elle devait se tenir à Bad Godesberg. Je ne sais pas si c’est encore vrai aujourd'hui mais à l’époque, quand un membre du gouvernement voulait sortir de France, il demandait l’autorisation au Président de la République, par l’intermédiaire du Secrétaire Général de l’Élysée. Le Secrétaire Général de l’Élysée me télé­phone et me dit : «Vous savez, pour votre voyage à Bad Godesberg, le Général n’est pas d’accord». Je lui réponds «Comme je vais lui rendre visite, je lui en parlerai». Donc, à la fin de l’entretien, je lui au Général : «Mon Général, on me dit que pour ma visite à Bad Godesberg, vous n’êtes pas d’accord». Il me répond : «Non, vous êtes membre du gouvernement, c’est une réunion entre parlementaires, vous n’êtes plus parlementaire, vous êtes membre du gouvernement». Alors je lance un dernier argument : «Mais, mon Général, c’est une réunion de caractère strictement privé». Écoutez bien : il hausse le ton : «Qu'est-ce que c’est, une réunion de caractère strictement privé ? C’est un mariage, ou une première communion. En dehors de cela, là où vous êtes, vous êtes le gouvernement, vous parlez au nom du gouvernement et vous engagez le gouvernement». J’ai l’impression que c’est quelque chose qui s’est un petit peu perdu !


Le Général était conscient que le septennat rendait le Pré­sident plus indépendant des contingences parlementaires. Maintenant le quinquennat est, les choses sont ce qu’elles sont, comme on disait tout à l’heure. Mais étant donné que nous som­mes dans un quinquennat, est-il absolument nécessaire de limi­ter le nombre des mandats ? J’ai regardé un peu dans le Who’s Who international. Vous savez combien de temps Helmut Kohl est resté Chancelier en Allemagne ? Seize ans. L’Allemagne n’a pas eu à s’en plaindre. Madame Thatcher est resté Premier mi­nistre en Angleterre onze ans. Je ne crois pas que l’Angleterre ait eu beaucoup à s’en plaindre non plus. Il me paraît qu’il n’est pas obligatoire de limiter le nombre des mandats et qu’il faut laisser le suffrage universel trancher. Pour un mauvais Président, un quinquennat est de trop, pour un bon candidat deux quinquennats ne sont peut-être pas assez.


Enfin dans ce que j’appelle les principes le maintien du système majoritaire. Quand j’entends des gens vous parler de saupoudrer de proportionnelle, on voit bien où ils veulent en venir. Quand je regarde le programme actuel de l’UDF, c’est le programme du retour pur et simple à la IVème République. Je l’ai vécue. J’ai été pendant six ans secrétaire du groupe gaulliste à l’Assemblée Nationale et j’ai continué encore officieusement  pendant quatre ans, avant d’être élu député. J’ai bien vu le système des partis et il faut faire attention également que l’État ne tombe pas aux mains des partis. Il est bon que nous ayons une formation unique même si elle admet des nuances à l’intérieur d’elle-même. Il est bon que nous ayons une formation unique, parce que nous ne sommes pas un parti mais une Union, je parle de l’UMP, et c’est ce que le général de Gaulle aurait souhaité.


DE GAULLE, UNE VISION DU MONDE


La France dans le monde. Le général de Gaulle a remis la France au rang des vainqueurs. Il a obtenu une zone d’occupation en Allemagne. Ce n'était pas évident, quand on a vécu la défaite de 1940, et l’effondrement de l’armée de la France qui était considérée comme l’armée de l’Europe. Quelle désillusion qu’ont vécue les Américains ! Roosevelt ne nous a jamais pardonné l’effondrement de la France. Le fait d’avoir ramené la France à la table des vainqueurs pour signer la capitulation de l’Allemagne et d’avoir obtenu un siège permanent au Conseil de Sécurité est un héritage que nous devons sauvegarder a tout pris, on a vu d’ailleurs ce que cela voulait dire au moment de la crise irakienne. On a vu qu’en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, la France pouvait bloquer l’appui des Nations-Unies à une entreprise qui se révèle être aventureuse et probablement vouée encore à beaucoup de complications.


 Et puis, il y a l’arme nucléaire. L’indépendance de la France, c’est cela : Avoir un siège permanent au Conseil de Sécurité et rester maîtresse de son destin, avec une arme nucléaire dont seul le Président de la République doit décider de l’emploi. Et quand on vous parle de l’Europe n’ayez pas peur, pour autant que la décision sur l’arme nucléaire ne revien­dra à personne d’autre qu’au Président de la République Française. C’est la garantie d’une Europe européenne, d’une Europe des États  dans laquelle la France garde son indépendance.

L’Europe : la sauvegarde de l’indépendance n’a jamais si­gnifié l’isolement. Le général de Gaulle en parle dans ses «Mémoires d’espoir» à la page 181 : «L’union de l’Europe ne saurait être la fusion de peuples, mais elle peut et doit résulter de leur systématique rapprochement ». Cela veut dire que quand le général de Gaulle dit «systématique rapprochement», cela signifie rapprochement dans un système. Et par conséquent je crois que personne ne peut dire comment il aurait vécu les évènements qui se sont déroulés depuis son départ. Je rappelle qu’il a décidé l’application du Traité de Rome, alors que ses partisans dans les assemblées ne l’avaient pas voté. Je crois être fidèle à sa pensée en disant qu’il aurait appuyé une organisation euro­péenne dont la clé de voûte reste les États-membres. Ce qu’il ne voulait pas, c’est qu’un organisme comme la Commission, formée de gens de tous les pays et qui renoncent à être les représentants de leur pays pour n’être plus que des représentants d’eux-mêmes, devienne le gouvernement européen. C’était déjà une tendance, au moment où je siégeais au Parlement européen, et c’est elle qui, d’ailleurs, a fait rejeter le plan Fouchet. Les Allemands voulaient appliquer à l’Europe leur propre Constitution : que le Parlement européen devienne le Bundestag, que la Commission devienne le gouvernement fédéral et que le Conseil des ministres soit réduit au Bundesrat, la deuxième chambre qui n’est pas impuissante mais qui ne gouverne pas. Tant que, dans les institutions européennes, le Conseil européen reste l’institution clé, l’institution dominante, je pense, pour ma part, que le général de Gaulle aurait aimé cette Europe qui se donnerait comme objectif d’être une puissance indépendante, technologique, pacifique, non hégémonique et solidaire.


Alors moi, je suis gaulliste, j’ai voté «oui». Je ne dirai jamais que le général de Gaulle aurait voté «oui» ; mais je n’admets pas non plus qu’on me dise que le général de Gaulle aurait voté «non». Il y a là une liberté d’appréciation, «les choses étant ce qu’elles sont», et comme je vous l’ai dit, le gaullisme est un empirisme à principes, vous avez les principes, mais vous avez également l’empirisme.


DE GAULLE, UNE VISION DE LA SOCIéTé


Ce que je reproche à Mitterrand, entre autres chose, c’est d’avoir ressuscité le clivage droite-gauche. Le gaullisme aussi bien politiquement que socialement doit transcender cette oppo­sition. Bien entendu à partir du moment où vous avez des gens qui s’appellent «la gauche», qui se gargarisent de «la gauche», pour qui «la gauche» est un monde, un univers ! (Je pense à tel animateur de télévision sur LCI, le soir vers 18h30, on dirait vraiment qu’il ne pense qu’à la gauche. Les débats sont entre ceux qui composent la gauche, c’est son univers, un univers complètement flou. Si vous ne l’avez pas reconnu, il s’agit de Michel Field).


Alors, en face de cette conception de «la gauche», il y a la «non-gauche», c’est le refus du marxisme, qu’il soit authentique ou délayé, de la dictature syndicale, du pouvoir de la rue. Au fond, pour nous, c’est la grande leçon du 30 mai 1968. Je suppose qu’il y en a un certain nombre d’entre vous qui étiez sur les Champs-Élysées le 30 mai 1968, qui ont entendu l’appel du général de Gaulle et qui se sont précipités dans la rue ; nous scandions : «Nous sommes un million !» pour répondre à la tentative de subversion qu’avait tentée ce qu'on appelle la gauche. Pour nous la non-gauche, c’est ce qui tend à la liberté et notamment à la liberté dans l’entreprise, mais aussi bien celle des employeurs que celle des employés. Je ne reviendrai pas sur le thème de la participation, qui a été traité parfaitement par Jacques Godfrain, lequel connaît admirablement son sujet.


Le gaullisme, ce n’est pas le conservatisme. C’est l’audace pour dépasser la lutte des classes et opérer le rassemblement des énergies et il faut prendre en compte, le général de Gaulle a pris en compte, la modernité. Le général de Gaulle avait initié, Georges Pompidou avait commencé à mettre sur pied le «plan calcul», qui devait nous donner la technologie de l’ordinateur. Giscard d’Estaing a cru devoir y mettre fin, c’est bien dommage pour lui, mais surtout c’est bien dommage pour nous et pour la France.


«De Gaulle, l’homme d’avant-hier et l’homme d’après-demain». C’est l’homme qui tient les deux bouts de la chaîne, entre le passé qui a construit la France et l’avenir où il faut qu’elle se développe dans l’harmonie et non pas dans l’opposition des classes. Et c’est ce à quoi, je pense, nous devons essayer de concourir les uns et les autres.


QUELQUES CITATIONS DU GéNéRAL DE GAULLE


Alors, pour conclure, reprenons quelques citations du général de Gaulle :


Celle du 9 septembre 1968, d’abord: «Le gaullisme qui est une entreprise qui a le service de la France pour raison d’être, pour loi et pour effort. Le gaullisme qui est l’élan de notre pays une fois de plus ranimé vers un degré de rayonnement, de puissance et d’influence, répondant à sa vocation humaine au milieu de l’humanité».


Mais, je voudrais terminer par une confidence ;  je suis sûr que vous comprendrez son importance pour moi. J’ai dans ma bibliothèque, daté du 8 octobre 1970, (le général est mort le 9 novembre), le premier volume des «Mémoires d’espoir» sur lequel est écrit d’une écriture que je connais bien : «Pour Michel Habib-Deloncle, en témoignage de ma fidèle amitié». C’est là que je cherche ce que le général de Gaulle a à nous dire.


Ce qu’il nous dit à la fin du deuxième tome des «Mémoires d’espoir», le tome posthume, c’est une leçon pour tous nos hommes politiques qui veulent devenir des hommes d’État : «Comment n’aurais-je pas appris que ce qui est salutaire à la Nation ne va pas sans blâmes dans l’opinion ni sans pertes dans l’élection».


À la fin du premier tome de ces «Mémoires d’espoir», il parle de la France : «Je n’ai à lui montrer d’autre but que la cime, d’autre route que celle de l’effort». Il disait aussi «aller vers les sommets élevés, ce sont ceux qui sont les moins encombrés».


Regardez vers le haut mes amis, regardez vers le haut ! Regardez la France comme une grande France, comme une France qui a des devoirs vis-à-vis de l’humanité, comme une France qui n’est pas isolée, qui n’est pas une citadelle, qui est ouverte, mais qui doit être dirigée, qui doit être gouvernée, pour le bien de son peuple. C’est là, je crois, le gaullisme d’aujourd’hui et de demain.

  

LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE NOUS QUITTAIT IL Y A 51 ANS

Télécharger la communication du MIL du 9 novembre 2021

Lire le texte

Pour les patriotes et les défenseurs de la France, le 9 novembre 2021 est une journée du souvenir. En effet, il y a 51 ans, le général de Gaulle nous quittait.


Qui était le général de Gaulle ? Il faut rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le général de Gaulle, outre ses faits d’armes contre l’ennemi durant la campagne de France de mai 1940, fut nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud.


Alors que le maréchal Pétain négociait avec l’ennemi un armistice, le général de Gaulle rejoignait Londres d’où il lançait son célèbre appel à la mobilisation, à la résistance et à la libération de la France : l’appel du 18 juin 1940. Il parvint progressivement à rallier, sous son autorité, les mouvements de résistance intérieure et à imposer la légitimité de la France libre aux Alliés.


A la libération, il devint président du gouvernement provisoire, restaura la République et posa les fondements d’une France nouvelle. En désaccord avec les partis politiques, hostile au régime des partis de la IVème République, le général de Gaulle démissionna du gouvernement français en janvier 1946.


Reconnu comme étant le seul recours capable de résoudre le conflit algérien, le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Il dota la France d’une nouvelle constitution, la Vème république était née. Il en devint le premier président en décembre 1958 et fut réélu en 1965.

Après avoir redressé la situation économique de la France en 1958, il mena de profondes réformes en ce domaine sur fond de prospérité des années 60 : décolonisation, construction de l’Europe et indépendance nationale. Il imposa aussi la France sur la scène internationale.


La crise de mai 1968, flambée sociale et culturelle, lui fournit l’occasion de concrétiser sa grande idée de Participation. En avril 1969, il proposa aux Français, par référendum, une grande réforme sur la régionalisation et le Sénat qui sera rejetée par les Français. Le général de Gaulle, considérant que la France ne pouvait prospérer durablement sans cette grande réforme, remit immédiatement sa démission et se retira à Colombey-les-deux-Eglises, où il décédera le 9 novembre 1970.


Le général de Gaulle aimait la France mais pas n’importe quelle France : une France puissante, une France indépendante, celle que l’on respecte. C’est pourquoi il dota la France d’une puissante défense nationale et de l’arme nucléaire.


Charles Pasqua a bien résumé l’esprit du gaullisme et de la résistance : «L’essentiel, c’est la capacité de refuser ce qui apparaît au plus grand nombre inévitable» (France Info – 5 juin 2015).

  

MACRON, L’ADVERSAIRE DE LA DROITE

Télécharger la communication du MIL du 5 décembre 2021

Lire le texte

À l'issue de la consultation de leurs adhérents, les Républicains ont désigné Valérie Pécresse comme leur candidate à l'élection présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) félicite Valérie Pécresse pour cette victoire, ainsi que son challenger Éric Ciotti. Elle connait bien notre mouvement car elle est intervenue lors des quatre dernières conventions nationales que nous avons organisées.


Le travail réalisé, sous la présidence de Christian Jacob, pour parvenir à la désignation d’un candidat unique des Républicains à la présidentielle a été couronné de succès.


L’ouverture de la primaire aux seuls adhérents a été une bonne chose. Les militants ont afflué pour adhérer ou ré-adhérer permettant d’atteindre le chiffre 140.000 membres. Les Républicains apparaissent aujourd’hui comme le premier parti de France. La forte participation au 1er et 2nd tour du scrutin a confirmé l’engagement des adhérents à l’égard de leur parti. La présence de candidats de qualité a permis de faire apparaître des priorités partagées, même si des débats de détails demeurent.


Les cinq responsables politiques affichent leur souhait de travailler ensemble après la désignation du candidat. Le résultat du scrutin a traduit le choix des adhérents à la suite de la diffusion des programmes et des quatre soirées d’échanges. Ce résultat reflète bien les opinions des adhérents de LR qui n’ont pas vraiment changé depuis la primaire de 2016. La Droite républicaine assume un projet politique sur des questions majeures laissées en suspens depuis 10 ans.


«La droite républicaine est de retour» avec «un projet de franche rupture» a déclaré Valérie Pécresse. «Une droite claire, forte, sans compromission» a ajouté Éric Ciotti.


Éric Ciotti (39%) et Valérie Pécresse (61%) ont déroulé des programmes de rupture propre à la Droite, avec des engagements notamment en matière de renforcement de la sécurité, de contrôle de l’immigration, de baisse de la fiscalité, de qualité des services publics, de développement économique national, de plein emploi, d’une politique familiale pour tous, d’identité nationale, de lutte contre l’islamisme radical.


Le retour aux priorités de droite était souhaité par les adhérents de LR. Les thèmes évoqués lors de débats répondent à une demande de rupture avec la politique menée par Macron depuis 2017 et par Hollande de 2012 à 2017. Les Républicains, victorieux aux élections locales successives, mairies, départements et régions, peuvent désormais s’appuyer sur un socle solide. Au terme de la désignation de sa candidate, la Droite a la chance de sortir unie de ces primaires, contrairement à ce qui s’était passé en 2016. Les conditions pour mener une campagne électorale dynamique et attractive sont désormais réunies pour l’élection présidentielle puis pour les élections législatives.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) mènera campagne en 2022 pour défendre ses valeurs de droite gaulliste, civique et patriote mais aussi pour dénoncer le bilan de Macron et combattre les propositions de Macron ainsi que celles de tous les autres représentants de la gauche (Jadot, Melenchon…).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) fait sienne la déclaration d’Éric Ciotti quand il appelle à «une campagne de clarté absolue contre le macronisme». Macron et ses amis vont essayer de brouiller les cartes politiques pour tenter de récupérer une part de l’électorat de Droite. Des journalistes, missionnés par leur direction, vont participer à ces opérations. À cela se rajoutent d’anciennes personnalités de premier plan qui pourraient jouer ce rôle par intérêt personnel.


Le récent hommage appuyé de Macron à Valéry Giscard d’Estaing illustre bien les manœuvres auxquelles nous allons assister de sa part.


  

LA DROITE N’A JAMAIS EU SA PLACE CHEZ MACRON

Télécharger la communication du MIL du 2 décembre 2021

Lire le texte

Quelques élus (LR ou divers droite) ont choisi de rejoindre Macron et sa majorité présidentielle depuis 2017, et encore très récemment. Leur nombre est limité, on compte tout au plus une vingtaine de personnalités. Leurs motivations sont toujours basées sur l’ambition et la recherche de postes ministériels (Jean Castex, Roselyne Bachelot, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Bruno Le Maire), des décorations, une carrière ou des avantages présents ou futurs.


Ces anciens LR apparaissent juste comme de simples figurants dans le film produit par Macron et son équipe de gauche. Le rôle qui leur a été attribué est d’organiser les attaques contre Les Républicains et la droite mais aussi de faire croire aux électeurs que la droite est représentée au sein du gouvernement. Et ainsi tenter de récupérer une part de l’électorat de droite en 2022 comme cela avait été fait en 2017.


Ainsi, Lecornu et Solère sont parvenus à faire signer à une vingtaine de maires de villes importantes un appel intitulé «Nous voulons un second quinquennat de Macron» avec comme premier objectif de faire élire le candidat centriste à la présidence de l’Association des maires de France (AMF). Mais heureusement le candidat LR de Cannes, David Lisnard, a été élu.


Ce qui est choquant est que des femmes et des hommes élus sous une étiquette politique «Les Républicains» décident de trahir les électeurs qui les avaient choisis pour leur personnalité mais aussi pour leur appartenance à ce parti. Citons par exemple Thierry Solère, élu député LR ; Jean Castex, élu maire LR de Prades ; Arnaud Robinet, élu maire LR de Reims, Christian Estrosi, élu maire LR de Nice ou Renaud Muselier, élu président de région LR.


L’ancien Premier ministre de Macron, Édouard Philippe, vient de constituer un parti politique classique pour rassembler ceux qui n’ont pas rejoint LREM et combattre la droite sans le dire. Son nom, «Horizons», ne vise pas un horizon mais plusieurs à la fois afin d’anticiper les échéances électorales. C’est le plan de carrière de tous ces gens.


Parallèlement, Édouard Philippe participe à la direction de l’association «Ensemble citoyens !» créée fin octobre entre les groupes macronistes (LREM, MoDem, Horizons, Agir, Territoires de progrès et En commun !) pour préparer la prochaine élection présidentielle. Ce n’est ni un parti ni un mouvement ni une fédération politique. Il n’y aura aucun adhérent direct, juste un fichier de sympathisants. Cela devrait être l’étiquette politique de leurs candidats aux élections législatives de 2022. Ce montage ne fonctionnera sans doute pas sur le terrain. La discorde entre ces groupes existe déjà et elle sera exacerbée par les doutes sur l’obtention d’une majorité macroniste en 2022 à l’Assemblée Nationale.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que les élus qui ont rejoint Macron et trahit la droite devront être sanctionnés dans les urnes lors des prochaines échéances quel que soit le résultat de l’élection présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme que la politique menée par Macron n’a jamais été une politique de droite. Aucune réforme importante n’a été menée à terme. Son gouvernement n’a pas défendu les intérêts de la France. Plus grave encore, les sujets majeurs n’ont pas été abordés comme il aurait fallu le faire, à commencer par la sécurité, l’immigration, le développement économique national, l’emploi, la famille, l’éducation, la Nation et l’identité nationale.


  

LA RUSSIE MENACE-T-ELLE LA PAIX ?

Télécharger la communication du MIL du 28 décembre 2021

Lire le texte

Repère : En décembre 2021 a eu lieu la commémoration de la chute de l'Union soviétique (URSS). En effet, il y a trente ans, après des décennies de guerre froide, de guerres chaudes et de menaces permanentes, disparaissait cet empire communiste totalitaire à vocation internationaliste.


Le peuple russe est un acteur européen de premier plan. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a réaffirmé et réaffirme ses liens avec le peuple russe notamment sur le plan des idées, de l’histoire, de l'art, de la littérature, du cinéma. Les pays issus de la décomposition de l’Union soviétique ont eu des destinées très diverses. Les Pays Baltes ont intégré l’Union européenne. L’Arménie, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine ont choisi des régimes démocratiques, même si cette transition est encore difficile. Cet anniversaire est l’occasion de faire un point sur la situation présente.


Le régime totalitaire communiste a évolué avec une certaine libéralisation (en particulier vis-à-vis de l’Église orthodoxe) pour arriver aujourd’hui à un régime autoritaire. Ce régime n’est plus communiste (contrairement au régime chinois) mais il apparait néanmoins de plus en plus dangereux pour la paix en Europe. La Russie connait de fortes difficultés économiques, en dépit d’un potentiel de développement très important, qui entrainent une contestation explicite, ou implicite, montante. Pour y faire face, la réponse des autorités consiste à revenir à un rêve hégémonique de reconstitution de l’Empire russe.


Ce rêve a été très clairement exprimé publiquement par le président Poutine récemment. Il vise l’absorption de la Biélorussie par la Russie (protection russe de la dictature biélorusse) et la conquête de l’Ukraine (en suspens). La course aux nouveaux armements, engagée par la Russie, absorbe une part importante du budget du pays. Elle doit être prise sérieusement en compte. Par exemple, la destruction d'un satellite russe inopérant par un missile illustre le risque majeur encouru au niveau de la mise en cause de toutes les technologies dépendant des informations satellitaires.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce la politique expansionniste russe qui menace l'Ukraine (occupation de la Crimée, engagement de troupes russes dans le Donbass). La situation a évolué progressivement pour aboutir en cette fin 2021 à une tension extrême et concrètement à un risque de guerre. La concentration de forces militaires russes à la frontière avec l’Ukraine est un fait rendant possible une invasion militaire de grande ampleur. La France doit contribuer à consolider la souveraineté l'Ukraine par tous les moyens diplomatiques dont elle dispose. Macron a échoué à faire progresser les négociations dans lesquelles la France était impliquée. Une invasion russe de l'Ukraine sonnerait la fin de la paix en Europe pour une longue période.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) souhaite que la France réaffirme clairement sa solidarité avec la Pologne, les trois Pays baltes et la Finlande, pays de l’Union Européenne, dans le cadre de ses engagements, par une présence militaire effective, si nécessaire, dans ces pays. La tentative d’invasion migratoire de masse conduite par la Biélorussie, avec le soutien russe, contre la Pologne et l’UE illustre la détermination russe à faire une guerre moderne.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate la confrontation militaire directe existante, en Afrique, entre la France et la Russie. Cette dernière agit au travers d'une organisation de mercenaires russes (pseudo «armée privée» russe). Elle est présente en Centrafrique (RCA) et, potentiellement, au Mali.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) témoigne de sa solidarité avec tous les russes attachés aux libertés publiques. La Fédération de Russie impose par la force à l’intérieur et à l'extérieur (vis-à-vis des dissidents) un régime autoritaire. Les libertés, auxquelles nous sommes attachés, n'y sont pas respectées. Le durcissement autoritaire débouchant sur une répression, tous azimuts, vis-à-vis des personnes et des organisations indépendantes (Par exemple l’ONG Mémorial est menacée de liquidation).


Par ailleurs, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les ingérences politiques russes en France sous toutes leurs formes (médias russes officiels en français, promotion de politiques français dans des entreprises russes, de financements directs ou indirects d'acteurs politiques français). Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne sans réserve tous les responsables politiques, de droite comme de gauche, liés aux intérêts russes (par le biais de société, de postes ou de financements), qui défendent aujourd'hui, directement ou indirectement, les intérêts russes contre les intérêts français.


  

Accéder aux journaux du MIL de 2022

POUR BATTRE MACRON EN 2022, IL FAUT AUSSI AVOIR RECOURS AUX MILITANTS ET À L’ACTION MILITANTE

Télécharger la communication du MIL du 10 janvier 2022

Lire le texte

Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) constate le succès de la primaire de la droite et du centre avec le choix de Valérie Pécresse ainsi que la mise en ordre de bataille du parti «Les Républicains». Mais la victoire aux échéances électorales de 2022 n’est pas assurée automatiquement. Un affrontement politique difficile avec les autres candidats va s’engager pour remporter l’élection présidentielle de 2022. Il ne faut en aucun cas se laisser bercer par les sondages d’opinion actuels mais se préparer à un match serré dont personne ne connait l’issue et qui sera présent au deuxième tour de la présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) estime que la communication virtuelle est évidemment incontournable (Facebook, Twitter, réseaux sociaux, etc.), mais qu’elle n’est pas suffisante. Elle ne constitue qu’un étage dans la construction d’une communication politique, comme le programme en est un autre. Il faut aussi notamment être en mesure de mobiliser des militants bénévoles pour assurer une présence physique sur le terrain pour des tractages, des boîtages, l’organisation et la gestion pratique des réunions, des affichages, du porte-à-porte. Il faut que les militants se mobilisent pour faire voter leurs entourages, leurs amis, leurs relations de travail ou leurs clients, s’ils en ont.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) persiste à penser que la communication politique repose d’abord et avant tout sur les idées et les valeurs défendues, puis, sur leur expression par un(e) orateur(trice) de talent ; d’abord au niveau national, puis au niveau local, pour donner confiance aux citoyens et les convaincre de voter. Il faut dire ce qui va être fait et faire ce qu’on a dit, contrairement à ce qui a été constaté dans un passé récent.


Le Mouvement Initiative et Liberte (M.I.L), dont l’insigne représentant une croix de Lorraine, apportera à la future campagne politique présidentielle la participation de ses équipes de bénévoles. Ces bénévoles donnent de leurs temps et de leur personne. Il s’agit d’actes patriotiques et civiques ayant comme seule ambition de servir leur pays en défendant le meilleur choix pour celui-ci.

Cette position a toujours été défendue dès novembre 2013 où le Mouvement Initiative et Liberte (MIL) avait choisi comme thème de sa XXIIIème Convention nationale «Sans militants de droite, pas de reconquête de la France».


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) sait que, dès le début 2022, il conviendra d’assurer la totale activation d’une organisation militante efficace pour les campagnes de la présidentielle et des législatives, et notamment pour affirmer une vision d’inspiration gaulliste, pour témoigner d’une totale opposition à Macron et sa gauche sociale-démocrate. Il faut une opposition franche pour remporter les échéances à venir. Il faut un affrontement gauche-droite clair.


Le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) mènera en priorité une campagne contre Macron et les candidats des gauches tout en participant, si les conditions sont réunies, à l’organisation sur le terrain de campagnes d’information ainsi que la gestion de réunions publiques. Les conditions d’une véritable alternance politique sont en voie d’être construites.


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) lance plusieurs campagnes militantes en ce début 2022.


  

L’AMIRAL PHILIPPE DE GAULLE A FÊTÉ SES 100 ANS

Télécharger la communication du MIL du 3 janvier 2022

Lire le texte

L’amiral Philippe de Gaulle a fêté le 28 décembre 2021 son 100ème anniversaire. Fils de Charles et d’Yvonne de Gaulle, Philippe de Gaulle, a grandi dans une famille attachée à la France.

A 18 ans, l’éclatement de la guerre le surprend au milieu de la préparation du concours de l’école Navale. Il rejoint son père, Charles de Gaulle, en bateau dès le 19 juin 1940, à Londres.


Philippe de Gaulle rejoint les Forces françaises libres.

Il participe notamment à la Bataille d’Angleterre puis suit les cours de l’École Navale. Il devient cadet en octobre 1941. En 1942, il est promu aspirant de marine et participe à la bataille de l’Atlantique sur la corvette «Roselys». De septembre 1942 à septembre 1943, il intègre la 23e Flottille FNFL et effectue de nombreuses patrouilles dans la Manche qui débouchent sur trois affrontements avec l’ennemi. En février 1943, il est nommé enseigne de vaisseau et participe à bord de la frégate «La Découverte» à des missions d’escorte dans l’Atlantique Nord.

Puis il dirige un peloton de fusiliers-marins au sein de la 2ème Division Blindée du général Leclerc. Il combat durant la campagne d’Alsace de l’hiver 1944-1945 et termine la guerre contre l’Allemagne avec la prise du nid d’Aigle du Führer, à Berchtesgaden.


Malgré ses six blessures et son engagement héroïque, Philippe de Gaulle n’a reçu de son père aucune faveur, aucun bénéfice, aucun avantage. Si son père n’avait pas voulu être accusé de privilégier son fils, il aurait pu être, sans aucun doute, le dernier Compagnon de la Libération.


Après la guerre, Philippe de Gaulle poursuit sa carrière militaire

Il choisit l’aéronavale. Il est Lieutenant de vaisseau en 1948, capitaine de corvette en 1956, contre-amiral en 1971. Il a commandé l’un des plus prestigieux bâtiments de la marine nationale, la frégate Suffren. Amiral en 1980, il est inspecteur général de la Marine avant d’être admis à la retraite en 1982.


Son engagement militaire a été suivi d’un engagement politique.

Il a été membre du bureau politique du RPR pendant vingt ans. Elu sénateur RPR de Paris le 28 septembre 1986, il est rapporteur du budget de la Défense en 1989. Il siège comme sénateur de Paris durant deux mandats (1986-2004). Dans le groupe du Rassemblement pour la République (RPR) de 1986 à 2002 puis de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) de 2002 à 2004). Il est membre du Comité d’honneur du Mouvement Initiative et Liberté (MIL) et il a toujours été à jour de ses cotisations comme adhérent.


Enfin, Philippe de Gaulle a réalisé un important travail historique.

Il contribue à l'édition des 13 volumes des «Lettres, notes et carnets» de son père (entre 1980 et 1997). Il publie deux livres d’entretiens sur de Gaulle et il rédige ses «Mémoires accessoires» en 1997 et 2000. Il a mis une dernière main à la nouvelle édition de ses Mémoires réunis en un seul volume et dont la parution est prévue pour le 13 janvier 2022.


En 2019, il a reçu un hommage particulier au Palais-Bourbon en souvenir du 25 août 1944 : âgé de 22 ans, il commande alors un peloton d’un régiment blindé de fusiliers-marins de la 2ème DB, il est allé, seul et à la demande de son père, négocier la reddition des Allemands retranchés dans l’Assemblée nationale.

  

BILAN DE MACRON : DES PAROLES MAIS PAS DE RÉSULTATS

Télécharger la communication du MIL du 5 janvier 2022

Lire le texte

Macron s’efforce de faire l'éloge de son bilan depuis novembre 2021. Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse le discours du Président, futur candidat, sur la forme comme sur le fond.

Sur la forme, Macron fait la publicité de son bilan pour contrer les attaques qui se multiplient à l’heure de la fin de son quinquennat, en mobilisant les fonds publics et les ministres pour de la communication institutionnelle qui n’est, en réalité, qu’électorale.


Macron n’a pas annoncé sa candidature à un deuxième mandat mais cela apparait implicite et les citoyens le savent bien. Son quinquennat s’achève dans une crise mondiale, sanitaire et économique, qui a démarré en mars 2020. Mais ces événements ne doivent pas être retenus par les électeurs pour excuser les défaillances sur l’ensemble de son mandat.  


Sur le fond, Macron a certes mené quelques actions (baisse de la fiscalité sur l’investissement, réforme du droit du travail, réforme de la SNCF ou réforme de l’assurance-chômage), mais elles sont très discutables. Son bilan reste mince. Il a abandonné plusieurs projets, dont la réforme des retraites (mesure indispensable pour l’avenir du régime). Macron n’a pas compris les Français et leurs préoccupations.


Macron a réduit les ressources des retraités. Deux retraités sur trois ont été appauvris à cause de la hausse de la CSG, de la désindexation des pensions de retraites et de l’augmentation générale de tous les services et des biens (eau, électricité, gaz, fuel, nourriture…).


Macron a poursuivi une politique qui pénalise les familles avec la baisse du montant de la Prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE), la baisse du plafond de la PAJE et de la prime de naissance, la désindexation des prestations familiales et le refus de rétablir l’universalité des allocations familiales et le plafonnement du quotient familial.


Macron a acté l’abandon de l’aménagement du territoire et d’une politique pour la ruralité, avec des mesures acharnées contre les automobilistes, des fermetures de classes dans les petites communes, la baisse des ressources des mairies par les décisions fiscales, etc. Les territoires d’Outre-mer ont été délaissés.


Les forces de l’ordre n’ont pas reçu le soutien nécessaire, en réponse aux attaques dont elles font l’objet. Macron a repris les mots de l’extrême gauche en employant le terme de «violences policières» pour désigner d’éventuelles bavures individuelles.


La délinquance a explosé. La Justice est trop lente à se prononcer. Les peines restent dérisoires et sont mal exécutées. Les nouvelles places de prison sont trop peu nombreuses (4.000 au lieu de 15.000 promises) et la surpopulation carcérale intenable. Des milliers de détenus ont été libérés durant la crise sanitaire, sans réel motif.


La progression de l’islamisme politique radical se poursuit avec une absence de réaction significative vis-à-vis de pôles connus ; des terroristes sont libérés et les djihadistes étrangers ne sont pas expulsés...


En l’absence d’une politique sérieuse, la France a atteint un record d’immigration, dont des «mineurs non accompagnés» présents sur son sol. Les demandes d’asile se multiplient. Le nombre d’expulsions suite à un refus du droit d’asile est ridicule : 88% des obligations de quitter le territoire français (OQTF) ne sont pas exécutées…


Sur le plan économique, Macron a conduit une croissance exceptionnelle du déficit et une explosion de la dette de la France. Cette évolution est liée, d’une part, à l’augmentation des dépenses publiques ordinaires (Macron a abandonné l’objectif de suppression de 120.000 postes de fonctionnaires) et, d’autre part, à des dépenses exceptionnelles en réponse à la crise sanitaire. Certaines mesures s’imposaient, mais l’absence du contrôle nécessaire des aides a généré des fraudes beaucoup trop nombreuses. Le «quoi qu’il en coûte» face à la crise sanitaire aurait pu être géré avec sérieux et ne pas constituer une fuite en avant, sans limite.


Le taux d’imposition en France est supérieur à la moyenne de la zone euro. De fortes hausses ont concerné des taxes sur les carburants et le chauffage (gaz, fioul, gasoil, essence).


Les classes moyennes sont les grandes perdantes de la politique fiscale du gouvernement.

Enfin, le déficit commercial a augmenté ; cette évolution traduit la désindustrialisation et la sous-compétitivité de notre économie. Les propos de Macron sur le développement industriel sont purement mensongers. Ce secteur continue à se réduire de manière dramatique.


La gestion de la crise sanitaire par Macron donnera lieu à une Communication ultérieure.

  

MACRON EST TOUJOURS DE GAUCHE

Télécharger la communication du MIL du 17 janvier 2022

Lire le texte

Les articles et polémiques sur les rêves d'«union de la gauche» semblent ignorer sur la réalité des faits. Beaucoup d’électeurs de gauche ne votent plus pour le PS (et sa candidate) car ils votent Macron. Depuis 2017, la gauche sociale-démocrate, anciennement incarnée par Dominique Strauss-Kahn, apporte tout son soutien à Macron. C’est ce qui explique que lors de l’élection présidentielle de 2017, Benoit Hamon soit tombé à 6% et que les sondages actuels positionnent Anne Hidalgo a moins de 5%, c'est à dire sans le remboursement des frais de campagne pour le PS. Enfin, aux législatives de 2017, une centaine de députés, élus précédemment sous l’étiquette du Parti socialiste, ont rejoint Macron et se sont présenté sous l'étiquette «En marche». Les anciens PS se sont d’ailleurs assurés, en 2021, le contrôle complet de La République En Marche (LREM).


La gauche sociale-démocrate n’est pas marxiste. C’est pourquoi elle dispose à la fois du soutien d’organisations patronales et de grands patrons et de celui d’électeurs de gauche. Les mesures prises par Macron durant la crise sanitaire ont pleinement illustré cette dualité. Son programme 2022 restera sur cette ligne.


En 2022, la répartition des forces à gauche demeure proche de celle de 2017 à quelques exceptions près. Par exemple, le PCF est présent et ne soutient plus Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a perdu sa dynamique et ne devrait pas dépasser le seuil des 10% des suffrages. Montebourg restera un candidat marginal, s’il se maintient. La panique que ressent la nébuleuse des sympathisants de la gauche en constatant l'absence d'un candidat unique, ou majeur, fait l'impasse sur la réalité de la partie de son électorat qui soutient Macron. Quatre pôles de gauche bien différents coexistent.


-Le pôle des sociaux-démocrates incarné par Macron. Il devrait être soutenu par la coordination «Ensemble citoyens !», encore fantomatique, rassemblant LREM, Territoire de progrès (ex PS), En commun (écolo socialiste), Parti radical, MoDem. «Ensemble citoyens !» vise principalement la présentation de candidats aux législatives de 2022.


-Le pôle écolo-socialiste divisé entre Anne Hidalgo (PS) et Yannick Jadot (EELV) (bloqué dans son parti politique par une forte minorité d’ultra gauche).


-L’extrême gauche incarnée parallèlement par Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Fabien Roussel (PCF).


-Les trotskistes représentés par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et Lutte ouvrière (LO).

La récente candidature à la présidentielle de Christiane Taubira, soutenue par les organisateurs de la «Primaire populaire citoyenne», devrait encore accroître la confusion.


La convergence de ces courants de gauche est impossible au premier tour dans la mesure où ils ont des positions conflictuelles sur de très nombreux sujets (Union européenne, énergie nucléaire, politique fiscale, par exemple). Macron a réussi à s'attacher le centre gauche ainsi qu'une frange de centre droit. La présence d’une quinzaine d’anciens élus de droite auprès de Macron sert à la manœuvre.


Pour le premier tour, Macron va chercher à fidéliser des votants du centre, voire de droite. Ainsi, le programme présidentiel de Macron, qui se dessine peu à peu jour après jour, évoque des thèmes choisis à cet effet, notamment les investissements industriels, le projet de loi visant à rétablir la sécurité sur le quinquennat, la réforme des retraites. Ces éléments visent à convaincre des «modérés» incapables de constater que Macron n’a presque rien fait sur ces sujets en cinq ans.


Au second tour, Macron devra récupérer tous les électeurs de gauche. Il fera alors évoluer son discours et mettra en avant des éléments de son bilan (revalorisation des minima sociaux, Loi en faveur de la PMA pour les couples de femmes, dédoublement de certaines classes de CP et de CE1, repentance sur la guerre d’Algérie) et des propositions sociales, comme la fusion de toutes les aides sociales existantes (RSA, APL) au sein d’un Revenu Universel d’Activité (RUA), une politique pro enseignants. Ce retournement dans les objectifs devra être géré en deux semaines pour remporter l’élection présidentielle.


Pour le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), l’enjeu de la campagne consiste à convaincre l'électorat de la nature de gauche de la ligne politique, passée et à venir, de Macron. Celle-ci cumule des risques et des questions non traitées : immigration, sécurité, identité, famille, croissance, plein emploi.

  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 435 Avril 2022    

Télécharger le journal du MIL

Lire le journal

LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L


LES 12 RAISONS POUR ALLER VOTER ET SANCTIONNER MACRON


Communication du MIL du 6 avril 2022


Raison 1 : Macron a laissé l’insécurité augmenter.

Aucune politique efficace n’a été mise en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens. De plus, des îlots de non droit continuent à échapper à un réel contrôle public. Son incapacité à redresser la situation est illustrée par la faiblesse des moyens : effectifs dans la police et la justice, absence de places de prison, et par des choix de laissez-faire.


Raison 2 : Macron considère l’immigration comme un fait irréversible.

Il ne prendra jamais de mesures sérieuses pour la combattre. Macron a permis la poursuite d’une forte immigration légale (droit d’asile, naturalisation) et d’une immigration sauvage (absence d’un contrôle suffisant des accès à notre pays et incapacité à expulser les étrangers en situation irrégulière).


Raison 3 : Macron n’a pas réduit les revendications communautaristes des radicaux islamistes.

La croissance du nombre de migrants, combinée aux ingérences étrangères, étatiques et privées, alimente les revendications communautaristes croissantes de radicaux islamistes résidant en France, dans les écoles, les entreprises, les quartiers. La menace d’actes terroristes islamistes intérieurs demeure toujours d’actualité.


Raison 4 : Macron a mené une gestion désastreuse des questions de santé.

Mauvaise gestion des hôpitaux, fermeture de lits et de sites, Ressources Humaines inadaptée, mauvaise gestion de la crise sanitaire avec une communication chaotique, mesures inapplicables avec un impact économique non contrôlées.


Raison 5 : Macron a conduit à une réduction du pouvoir d’achat par les taxes et la CSG et par le retour d’une forte inflation en France.

La France reste le pays le plus imposé de l’OCDE. Il a dégradé la situation des classes moyennes et des retraités. Sa politique de «relance» a conduit à une inflation qui va frapper pour tous les Français.


Raison 6 : Macron a refusé a refusé le contrôle nécessaire des dépenses publiques.

Il a continué à augmenter les dépenses publiques de manière structurelle. Il a décidé, depuis 2020, d’une politique exceptionnelle du «quoi qu’il en coute». Le résultat pour la France est un déficit et une dette exceptionnelle (113% du PIB fin 2021) qu’il faudra tôt ou tard payer, par l’impôt ou par des taxes.


Raison 7 : Macron n’est pas parvenu à réduire le chômage de masse.

Pôle emploi conserve 6,4 millions d’inscrits (à fin 2021), soit près d’un Français sur 10. Chacun confirme chaque mois sa situation de chômeur, et plus de la moitié de ceux-ci ne sont pas indemnisés. La réalité demeure donc la permanence de situations de précarité ou de pauvreté pour beaucoup trop de Français.


Raison 8 : Macron n’est pas fiable, il a été incapable de tenir ses promesses.

Il a été incapable de tenir ses promesses dans de nombreux domaines, comme l’indispensable réforme des retraites, le système d’aide aux personnes très âgées, la réduction des effectifs de la fonction publique d’Etat, la réindustrialisation et les relocalisations, la nécessaire réorganisation de l’aide sociale. Macron n’a pas mené de grandes réformes, Il a gelé des dossiers cruciaux.


Raison 9 : Macron a fait l’impasse sur des sujets essentiels.

On peut citer les thèmes de l’identité française et la langue française, la qualité de l’enseignement, les familles, des sujets d’éthique pour protéger la vie et le développement économique et le plein emploi.


Raison 10 : Macron n’a pas su défendre les intérêts de la France dans le monde.

Macron a contribué à des différents entre la France et plusieurs pays, de l’Algérie à la Suisse. Il n’a pas su gérer la présence militaire française au Sahel. Il a porté atteinte à la diplomatie française dans le Monde.


Raison 11 : Macron ne s’inscrit pas dans une perspective nationale, mais mondialiste.

Macron a ainsi choisi de faire appel à des cabinets de conseil étrangers pour organiser l’action publique plutôt que de confier les dossiers à des français compétents de la fonction publique ou bien du secteur privé.


Raison 12 : Macron n’a pas su anticiper la montée des risques de guerre en Europe.

Durant son quinquennat, il a négligé la menace Russe, alors qu’il avait tous les éléments en main pour l’apprécier. Sa compréhension des enjeux dans le domaine de la défense apparait tout à fait limitée.


Il faut aller voter, il faut voter pour sanctionner Macron car il n’est ni gaulliste, ni de droite, mais il est de gauche.



PHILIPPE DE GAULLE : «CETTE IDÉE QUE C’EST LA FIN DE LA FRANCE EST EXAGÉRÉE»


Communication du MIL du 7 avril 2022


Vous êtes centenaire depuis le 28 décembre. Que cela vous inspire-t-il ?

Je ne m’y attendais pas du tout ! Je pensais être tué à 18 ans, pendant la guerre. J’aurais préféré prêter un peu de ma longévité à mon père, pour qu’il vive quelques années de plus. Il avait encore beaucoup de choses à écrire.


N’avait-il pas dit l’essentiel ?

Ses Mémoires donnent une excellente vue d’ensemble, mais il avait conscience que des détails manquaient. Il pensait que les Français ne comprenaient pas ce qu’il avait voulu faire et refusaient le choix de l’effort.


Vous avez surpris tout le monde en publiant vos souvenirs à 80 ans. N’ont-ils pas complété ce récit inachevé ?

J’ai essayé, mais il a fallu supprimer la moitié de mon manuscrit, qui était trop long ! Mon père voulait que je m’occupe de ses archives. Au fil des années, il laissait ses papiers en bas de l’armoire à La Boisserie. Quand j’arrivais, il me disait : «Tiens, tu t’occuperas de ça…» Il a fallu trier pendant plusieurs années, et cette tâche écrasante m’a pris beaucoup de temps.


En 1938, il a voulu vous envoyer à Sciences Po pour devenir diplomate, et vous avez piqué une colère. Sinon, il n’y a eu aucun nuage entre vous et lui…

Il ne comprenait pas mon goût pour la marine, qui n’était pas, à l’époque, aussi essentielle à la France que l’infanterie. Je me suis vivement opposé à son idée de diplomatie. Mon rêve depuis toujours était de commander un contre- torpilleur. Il m’a laissé faire.


Votre père ne vous a pas fait compagnon de la Libération. C’est une blessure ?

Il m’a dit ceci après sa démission de la présidence du Conseil en 1946 : «Avant de quitter le pouvoir, j’ai nommé compagnons 1038 combattants et villes combattantes. Comme il aurait fallu que j’en nomme trois fois plus, naturellement je ne pouvais pas, toi, mon fils, te faire compagnon de la Libération. Maintenant, c’est terminé». Et il ajouta : «De toute façon, tout le monde sait que tu fus mon premier compagnon».


Ce livre raconte aussi votre guerre, il n’y avait pas une foule de Français libres sur les mers du monde…

J’ai été dans la seule promotion de l’École navale qui s’est battue en mer. Nous étions 200 officiers et aspirants et 6.600 quartiers-maîtres : nous avons coulé plus d’Allemands que tout le reste de la marine réunie qui comprenait 100.000 hommes. Je ne pouvais pas dire ce genre de choses avant pour ne pas faire de drame. Maintenant qu’ils sont tous morts sauf moi, je le dis. J’appartiens à la promotion qui a fait le boulot.


En 1964, avant une opération chirurgicale, le président de la République vous écrit qu’il veut vous voir prendre sa suite si cela se passait mal…

J’ai reçu cette lettre comme une marque d’affection paternelle. Mais c’était évidemment hors de question ! Il avait toujours dit qu’il n’avait pas de prédécesseur ni de successeur.


Il y a une chose qui ne change pas dans cette édition augmentée, c’est le mal que vous dites de Pétain.

La thèse du glaive et du bouclier, développée dans les années 1950, et très à la mode aujourd’hui, est sans fondement. Pétain voulait mettre fin à la République pour lui substituer une autre morale. On ne fait pas de réforme morale et politique sans être vainqueur. Si on est vaincu, toute prétention à la réforme est de la blague. Il fallait faire la guerre, et utiliser sans hésiter la profondeur stratégique de l’empire. Toute idée contraire nous menait au désastre.


Vous avez fait quelques ajouts dans cette nouvelle édition. Notamment à propos de la guerre d’Algérie. En juillet, on commémorera les 60 ans de l’indépendance. Le temps, peut- être, d’arrêter de demander pardon ?

Nous, les Gaulois, n’étions rien avant d’être conquis par Rome. Ils nous ont tout appris. L’état civil, le statut de la femme, l’héritage, les aqueducs, les fortifications, l’art de la guerre. Les Algériens, c’est la même chose : nous leur avons beaucoup appris, plutôt que de parler de crime contre l’humanité.


Il y a encore une grande bataille de chiffres, par exemple autour du nombre de morts…

Le gouvernement algérien continue de répandre des mensonges sur la présence française. Les commissions d’experts, qui se sont penchées sur le sujet dans les années suivantes, ont établi à 188.000 le nombre d’Algériens morts pendant dix ans de combats. Et non pas 1 million, comme on a entendu ! En 14-18, guerre autrement meurtrière, il y a eu 1,3 million de militaires français tués. Gardons le sens de la mesure.


Votre père a-t-il joué double jeu ? Savait-il dès le départ qu’il n’y avait pas d’autre solution que l’indépendance ?

Mon père a été très étonné qu’après Vichy, nous ayons conservé un empire. Après avoir tiré sur les Alliés pendant la guerre, c’était une anomalie. Il a très tôt considéré que conserver l’empire tel quel n’était pas possible, et qu’il fallait trouver une autre forme d’association.


Oui, mais l’Algérie ?

Il s’est efforcé dans un premier temps d’apporter loyalement le plus d’atouts possibles à une solution la plus française possible. Il nous disait : «C’est bien tard, on ne va pas y arriver, mais je vais essayer en y mettant tous nos moyens, et nous verrons bien». Et il a vu que ça ne marchait pas. Il n’avait pas décidé à l’avance que ça ne devait pas marcher. Mais il savait que les chances étaient faibles. Personne n’a le droit de prétendre avoir été trompé, même si certains peuvent déplorer que le président de la République n’ait pas pris leurs désirs pour des réalités.


Qu’en est-il de sa dureté face au drame des harkis ? Des associations vous ont poursuivi en justice pour vos commentaires à ce sujet.

La condamnation en appel a été cassée par la Cour de cassation. Je maintiens ce que j’ai dit ! La présence militaire française créait une immense soupe populaire et, moyennant un fusil de chasse et une casquette, on leur disait : «Tu es harki». Le plus grand nombre de ces harkis de fortune ont rallié le FLN, dont l’armée est passée de 7.000 à 180.000 hommes en dix-huit mois. Sur les 240.000 harkis dénombrés et les 38.000 soldats musulmans de l’armée française, la différence entre les 138.000 qui sont venus en France et la centaine de milliers qui s’est intégrée à l’armée algérienne laisse apparaître quelque 40.000 disparus, hélas victimes des convulsions révolutionnaires. Parmi ces convulsions, il y a eu les règlements de comptes qui se sont multipliés pour prendre possession des terres cultivées.


Pouvez-vous nous donner plus de détails, comme vous le faites, d’ailleurs, dans votre livre ?

Le général de Gaulle avait dit au général Katz d’évacuer rapidement, car si notre retrait était trop lent, les Algériens feraient des escarmouches et prétendraient qu’ils nous ont mis dehors. Cent vingt-huit mille harkis ont été évacués dans un premier voyage. Au deuxième, il n’en a trouvé que 10.000. Ensuite, les Français d’Algérie ont écrit la légende noire du Général sur ce chapitre, en accord avec le FLN. Ça les arrangeait des deux côtés de lui mettre sur le dos la cruauté du sort réservé aux harkis.


On cite souvent l’expression «Colombey-les-Deux-Mosquées», pour expliquer l’impatience de votre père à séparer l’Algérie de la France. Ce n’est pas vrai ?

Après l’indépendance, mon père était soulagé pour la France. Il avait fini par conclure que «ce n’était pas la France qui profitait de l’Algérie, mais l’Algérie qui vivait de la France». Quant à «Colombey-les-Deux-Mosquées», selon moi, il n’a jamais dit ça. C’est Alain Peyrefitte qui l’a rajouté dans C’était de Gaulle. Je le connaissais bien, et je l’ai aidé à terminer son livre, mais il était un peu inventeur parfois. Charlie Hebdo a repris ensuite ce slogan. Le journal satirique aurait dû se limiter à ce genre de plaisanterie en matière d’islam.


Faire dire à Mahomet «C’est dur d’être aimé par des cons», en visant les islamistes, ce n’est pas bien méchant, et c’est même vrai…

Il y a eu pire ensuite, où on voit le Prophète à quatre pattes. On ne fait pas ça. C’est inutilement insultant.


Donc, votre père n’aurait pas dit «Colombey-les-Deux- Mosquées», mais il a dit «Israël, peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur». On l’a accusé d’antisémitisme. Mauvais procès ?

Dois-je répondre en évoquant les noms de Gaston Palewski, René Cassin, Michel Debré, et tant d’autres Français juifs qui l’ont entouré ? Mon père s’en fichait de la religion des uns et des autres, il utilisait les compétences de ceux qui voulaient la même chose que lui : servir la France. Après cette phrase qui a fait couler tant d’encre, il m’avait confié : «Peuple d’élite, sûr de soi et dominateur. Je voudrais bien pouvoir en dire autant des Français».


En effet, qui n’est pas «sûr de soi» renonce à défendre ses intérêts, migratoires ou autres. Récemment le pape a osé faire la morale à ce sujet aux États européens. Qu’en pensez- vous ?

Le nouveau pape n’est pas européen, alors il ne comprend pas toujours très bien ce qui se passe en Europe. Il faut prendre les gens dont on a besoin. Cela s’appelle la politique des quotas. Il faut révoquer les accords de libre circulation qui ont été signés après l’indépendance algérienne, du temps de mon père, et dramatiquement aggravés par le regroupement familial. On a une société déstabilisée, composée de gens qui transportent leurs mœurs ici.


Un exemple de mœurs incompatible ?

La viande halal. La France dit que l’on doit tuer les animaux après les avoir étourdis, point final. On ne veut de mal à personne, mais notre pays est comme ça. Notre pays a été fait en deux mille ans, et on en respecte les coutumes. Celui qui veut quand même de la viande halal, il doit l’importer par La Poste !


En 2005, vous votiez pour le projet de Constitution européenne. Regrettez-vous ce choix ?

Pas du tout. Nous construisons l’Europe, mais ça va prendre des siècles. On ira en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie du Nord comme on va dans le Lot-et-Garonne ou en Franche-Comté. Regardez les Anglais, ils font les malins, leur premier ministre fait le clown, mais ils vont plus mal que nous. On peut prédire dès maintenant que le prochain roi du Royaume-Uni ne sera plus roi d’Irlande du Nord.


Les Français sont-ils trop pessimistes à l’égard de leur propre pays ?

Un peu trop. Cette idée que c’est la fin de la France est exagérée. On a connu ça en 1944 : il n’y avait plus un seul pont debout, plus d’état civil. C’était épouvantable. Aujourd’hui, c’est différent. La France de Louis XIV, c’est terminé. Notre nouvelle tâche, c’est l’Europe.


Les dernières pages de votre livre s’indignent de la judiciarisation de la politique. Les procès à répétition sur les comptes de campagne vous choquent-ils ?

La justice se mêle trop de la politique. Il ne faut pas s’occuper du financement des campagnes électorales. Si on le fait, on se mêle de ce qui ne regarde que l’électeur. Si des candidats ont de l’argent, ils paieront pour leurs campagnes. Ceux qui n’en ont pas s’appuient sur les partis. Si on a offert à un candidat un costume de bonne facture, cela le regarde. Et s’il a choisi tel ou tel assistant, cela le regarde. Si l’électeur n’en est pas content, il le fera savoir au scrutin suivant. La justice n’a pas à se mêler des élections, mais de la vie civile. Le juge du politique, c’est l’électeur, pas le magistrat.

Le Conseil constitutionnel est l’un des symptômes de cette judiciarisation de la vie politique. Doit-il être recadré ?

Juger les lois à l’aune des préambules de la Constitution, cela n’a jamais été l’esprit de la Ve République. Mon père avait vu le danger. Il a été furieux de découvrir que les rédacteurs du projet de 1958 avaient adjoint les préambules des constitutions antérieures, avec leurs déclarations des droits de l’homme, mais il n’est pas intervenu pour les ôter. «... Les démagogues qui sont les inspirateurs de ces additions vont pouvoir bêtifier sur les droits de l’homme pour rendre l’internationalisme, le cosmopolitisme et l’apatridisme opposables aux droits du citoyen», m’avait-il dit.


Et cette présidentielle, qu’en dites-vous ?

(…) Le jeu est ouvert ! Une chose est sûre : les Français se sont laissé aller pendant quarante ans, et le monde est redevenu dangereux. Il faut remonter la pente, et c’est encore possible.

L’amiral Philippe de Gaulle a soufflé sur sa centième bougie le 28 décembre 2021, et le 12 janvier 2022, ses «Mémoires» ressortent en librairie. Il a reçu «Le Figaro Magazine» pour un entretien exclusif avec Charles Jaigu, «le dernier», a-t-il affirmé. 

C’est ce dernier entretien, publié dans le Figaro-Magazine du 7 janvier 2022, que le MIL a souhaité porter à la connaissance de ses adhérents et de ses sympathisants.

Mémoires, de Philippe de Gaulle, Bouquins, 928 p., 30 €.



LE COMITÉ D’HONNEUR DU MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTÉ


Communication du MIL du 4 avril 2022


Julien AUBERT, député du Vaucluse, président d’OLF

Francis BALLE, professeur des universités

Laurent BÉTEILLE, ancien sénateur

Pierre BERTOLINI, ancien combattant, grand-croix de la Légion d’honneur

Auguste BLANC, ancien secrétaire général de la CSL, Président du Comité d’Honneur du MIL

Jean-Claude BOUCHET, député du Vaucluse

Geoffroy BOULARD, maire du 17° arrond. de Paris

Philippe BRIAND, ancien ministre, ancien député

Bernard CARAYON, ancien député, maire de Lavaur

Serge CAREME, chef d’entreprise

Pierre CHARON, sénateur de Paris

Jérôme CHARTIER, ancien député du Val d’Oise, maire

Jean-Louis COSTES, ancien député, maire de Fumel

Paul DEHEUVELS, membre de l’Académie des Sciences, professeur des universités

Denise FLOUZAT, ancien recteur, ancien membre du Conseil de la politique mo­né­taire

Yves FOULON, ancien député de la Gironde, maire

Jean-Pierre FOURES, ancien chef d’entreprise

Philippe de GAULLE, amiral (CR), ancien sénateur

Jacques GODFRAIN, ancien ministre, ancien maire

Louis GUEDON, ancien député de la Vendée

Roger KAROUTCHI, ancien ministre, sénateur, ancien ambassadeur de France

Christian LABROUSSE, ancien recteur, professeur des universités, président du MIL

Jean-Pierre LECOQ, maire du 6° arrond. de Paris

Henry de LUMLEY, membre de l’Académie des Sciences, directeur de l’Institut de Paléontologie humaine

Hugues MARTIN, ancien député, ancien maire

Damien MESLOT, ancien député du Territoire de Belfort

Armel PÉCHEUL, ancien recteur, professeur des universités

Philippe PEMEZEC, ancien député, maire

Eddie PUYJALON, président du Mouvement de la ruralité

Didier QUENTIN, député, maire de Royan

Jean TIBERI, ancien ministre, ancien député, ancien maire

Richard TRINQUIER, ancien maire, médecin anesthésiste

Philippe VITEL, ancien député du Var

Daniel VOLAN, ancien cadre d’entreprise

Pierre-André WILTZER, ancien ministre

Henry ZATTARA, professeur émérite des universités, doyen honoraire


Membres du Comité d'honneur décédés :


René BESNAULT, amiral (CR)

Raoul Bé­TEILLE, conseiller honoraire à la Cour de cas­sation, ancien député, ancien président du MIL

Henri BIZOT, président d’honneur de la BNP

Marc BLANC­PAIN, président d’honneur de l'Alliance française

Alain de  BOISSIEU, général d'Armée, Compagnon de la Libération,  ancien Grand Chancelier de la Légion d'Honneur

Émile BOISSET, ancien délégué régional Rhone-Alpes du MIL

Jacques BOMPAIRE, ancien recteur, ancien professeur émérite

Roger BORIE, commandant de bord sur 747

Jacques BOYON, ancien ministre, ancien député

Christian CABAL, ancien député, professeur de médecine

Michel CARAGE, Compagnon de la Libération

Pierre CLOSTERMANN, Compagnon de la Libération

Joseph COMITI, ancien ministre

Pierre DEBIZET, ancien résistant des services de renseignements et d'action de la France libre, délégué général honoraire du MIL

Bernard DEB, ancien ministre, professeur de médecine, ancien député de Paris

Arthur DEHAINE, ancien député

Maurice DELAUNEY, Ministre Plénipotentiaire, Ancien Ambassadeur

Frédéric DELOFFRE, professeur émérite à la Sorbonne

Xavier DENIAU, ancien ministre, ancien maire

 

François DOUMENGE, ancien recteur, ancien président de l’ORSTOM

Roland DRAGO, membre de l’Institut, professeur honoraire des universités 

François-Georges DREYFUS, professeur émérite à la Sorbonne

Jean-Pierre DULAU, Compagnon de la Libération

Anne Marie DUPUY, ancienne député-maire

Yves DURAND, ancien recteur, professeur honoraire des universités

Georges FLICOURT, officier parachutiste de la France Libre

Edouard FREDERIC DUPONT, ancien maire du 7 arr. de Paris

Jacques FOCCART, ancien chef de réseau de la France libre, ancien se­cré­taire général à la présidence de la République (1959/1974)

Robert GALLEY, ancien ministre, Compagnon de la Libération

Alain GRIOTTERAY, ancien député, ancien maire

Yves GUENA, ancien ministre, ancien président du Conseil constitutionnel, ancien président de la Fondation de la France Libre

Jacques GUGGENHEIM, chef d'entreprise

Michel HABIB-DELONCLE, ancien ministre, député honoraire 

Jean-Paul HUGOT, ancien sénateur, ancien maire

Lucien ISRAEL, professeur émérite de médecine

Gabriel KASPEREIT, ancien ministre, ancien député-maire

Bernard KERDELHUE, directeur de recherche au CNRS

 

Christian de LA MALèNE, ancien ministre, ancien sénateur

René LESECQ, Compagnon de la Libération 

Pierre LEROY BEAULIEU, ancien député

Jean LETOURNEAU, ancien ministre d'état

Ludwig Harry LINDORFER, ancien légionnaire, ancien permanent du MIL

Jacques MAILLET, polytechnicien, Compagnon de la Libération

Dominique MARCILHACY, président commission participation du MIL

Lucien MAROTEAU, ancien conseiller général

Jean MARSAUDON, ancien député-maire

Alain MICHENAUD, ancien délégué régional IDF, trésorier du MIL

Claude MICHENAUD, ancien fonctionnaire de police, collaborateur de Jacques Foccart

Pierre MESSMER, ancien Premier ministre, Compagnon de la Libération

Lucien NEUWIRTH, ancien ministre

Robert PANDRAUD, ancien ministre, ancien député

Charles PASQUA, ancien ministre d’État, ancien sénateur

Alain PEYREFITTE, ancien ministre, député-maire

Dominique PIONAT, maire et délégué régional aquitaine du MIL

Alain PLANTEY, ambassadeur de France

Jean-Paul POURCEL, ancien préfet

Éric RAOULT, ancien ministre, ancien député

Jacqueline RICHEROT, ancienne directrice politique du Dauphiné libéré

Paul RIVRE, Compagnon de la Libération 

Jean Paul de ROCCA SERRA, ancien député

Jacques ROUGEOT, ancien président de l’UNI, professeur émérite à la Sorbonne

Alice SAUNIER SEITE, ancien ministre

Robert SCHULER, ancien délégué régional Bourgogne du MIL

Maurice SCHUMANN, ancien ministre, Compagnon de la Libération

Pierre SIRAUD, Ambassadeur

Solange TROISIER, ancienne député

Edgard TUPË-TOMÉ, Compagnon de la Libération

Pierre de VERNEJOUL, professeur honoraire des universités

Bernard VILLEMOT, affichiste

Jean VOLVEY, Compagnon de la Libération

Fernand WIBAUX, ambassadeur de France


  

EXPLOSION DE LA CONSOMMATION DES DROGUES EN FRANCE

Télécharger la communication du MIL du 22 janvier 2022

Lire le texte

La lutte contre le trafic de stupéfiants constitue à la fois un enjeu de santé publique mais également de sécurité nationale et internationale. En effet, cette activité criminelle enrichit le  narco-banditisme mais conduit, aussi, à une explosion d’autres formes de délinquance comme la prostitution, les vols et la revente de produits volés, notamment les téléphones portables. Par ailleurs, la France tout en étant un lieu de destination pour les substances illicites (cannabis, cocaïne, héroïne et drogues de synthèse) est, de part sa position géographique, une importante zone de transit en Europe.


LE TRAFIC DE DROGUE SE DÉVELOPPE. En ce qui concerne les drogues consommées en France, la résine de cannabis provient essentiellement du Maroc et nous arrive via l’Espagne. La cocaïne, produite en Colombie, transite par les Antilles Françaises et la Guyane. L’héroïne vient d’Afghanistan et entre en Europe par les Balkans (Turquie, Grèce, Albanie) puis en France par les Pays-Bas et la Belgique. Les drogues de synthèse (MDMA/ecstasy, amphétamines) proviennent principalement des Pays-Bas.


LA CONSOMMATION AUGMENTE EXPONENTIELLEMENT, en particulier l’usage régulier de cannabis, de cocaïne, d’ecstasy et d'amphétamines. La consommation de LSD, d'héroïne et de crack restant quand à elle plus basse. Selon le rapport mondial 2021 de l'Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), le nombre d’usagers de drogues a crû de 22% ces dix dernières années. Et le poids économique de la consommation de ces produits stupéfiants poursuit sa progression. Une étude de l’Insee indique que la vente de drogue (cannabis, cocaïne, héroïne, crack et drogues de synthèses) a plus que doublé entre 2009 (2,08 milliards d'euros) et 2020 (4,2 milliards).  On constate aujourd'hui une très forte augmentation du nombre de toxicomanes et d’usagers occasionnels ainsi que le développement d’une offre de plus en plus diversifiée.


LA DISTRIBUTION DE DROGUE PROGRESSE. La présence en France d'environ 4.000 «lieux de vente de produits stupéfiants installés sur la voie publique où la présence des dealers est quotidienne» est reconnue par le ministère de l’Intérieur. La montée de la violence autour de ces lieux de deal est importante et fait de nombreuses victimes, en particulier dans les quartiers populaires. Des opérations de démantèlement de ces points de deals sont menées, mais à un rythme très lent et, en définitive, sans réellement affecter les réseaux de distribution. Les points de distribution de drogue se reconstituant ailleurs en très peu de temps. En outre, pendant la pandémie Covid au cours de laquelle des mesures de restriction des déplacements ont été prises, les trafiquants ont montré leur capacité à s’adapter rapidement aux changements d’environnement et de circonstances. L’augmentation des ventes sur Internet avec des livraisons à domicile a fait évoluer les schémas de distribution et d’usage de drogue à l’échelle mondiale.


LA LUTTE CONTRE LA DROGUE PIÉTINE. En France, de nombreuses opérations ont été menées en 2021 contre le trafic de stupéfiants permettant l’arrestation de milliers de trafiquants, la saisie d'avoir criminels et la confiscation d'importantes quantités de drogue (tonnes de cannabis, kilos d’héroïne). Mais ces résultats sont très insuffisants car seul un tout petit pourcentage du trafic est intercepté et que la quasi-totalité des différentes drogues continue à inonder notre pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate l’échec du plan de lutte contre les stupéfiants («plan stup’»), mis en place en 2019, en dépit d’objectifs de bon sens et de fonctionnaires de police performants. La généralisation depuis le 1er septembre 2020 de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour sanctionner les consommateurs est totalement inefficace. Seule une répression plus forte des consommateurs et une vraie chasse aux dealers feront baisser la consommation de drogue en France et mettront ainsi à mal cette économie souterraine qui permet par exemple aux dealers de payer jusqu’à 40.000 euros de taxe lors de l’achat d'une voiture de luxe. L’État a les noms, il lui manque la volonté politique. Seules 140.000 amendes auraient été dressées en 2021, une goutte d'eau par rapport à la réalité.


 Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) estime qu’il faut d’abord donner plus de moyens matériels et juridiques aux forces de l’ordre (police nationale, polices municipales, gendarmerie, douanes…) et à la justice afin que la lutte contre la drogue devienne une priorité de l’État. Parallèlement, il faut développer les mesures de prévention et celles de prise en charge des toxicomanes (produits de substitution, sevrage) permettant à terme une véritable réinsertion sociale pour les victimes de la drogue.

 Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme son opposition aux mesures de dépénalisation ou de légalisation de la drogue proposées par Jadot et Mélenchon et aussi souhaitées par certains élus qui semblent avoir perdu le sens des réalités de notre pays.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réaffirme qu’il faut sanctionner les dealers mais aussi les consommateurs qui contribuent à l'existence de ce trafic destructeur de vies et de familles.

 

  

IMMIGRATION, TROP C’EST TOUJOURS TROP

Télécharger la communication du MIL du 24 janvier 2022

Lire le texte

Les chiffres de l'immigration, publiés par le ministère de l'Intérieur le 20 janvier 2022 via la Direction générale des étrangers en France (DGEF), comptabilisant les entrées d'étrangers en France en 2021 ne prennent en compte que les entrées légales, «oubliant» les entrées illégales de «migrants». Ces chiffres, déjà très importants, reflètent bien la politique en faveur de l'immigration que mène Macron depuis de début de son quinquennat.


TITRES DE SÉJOUR. 271.700 titres de premier séjour ont été délivrés en 2021, soit une augmentation de 22% par rapport à 2020. Ces titres s’ajoutent à tous ceux déjà accordés. Le motif principal d'octroi de ces titres est familial (88.000), puis étudiant (85.000), humanitaire (43.000), et enfin économique (36.500). On voit que l'immigration de travail reste faible, on ne compte d'ailleurs que 25.000 salariés et 7.000 saisonniers. S'ajoutent à tout cela environ 97.000 titres de premier séjour pour des britanniques, comptabilisés séparément depuis le Brexit.


ASILE. 54.000 droits d’asile ont été accordés en 2021 avec un statut de protection (réfugié ou protection subsidiaire, hors mineurs accompagnants), nombre en très forte augmentation (+63%) par rapport à 2020. Ce sont l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) qui accordent ce statut de protection. 121.500 demandes d’asile avaient été déposées en 2021. Elles émanaient en premier lieu d'Afghans (16.000), puis de Turcs (5.000), de Pakistanais (3.700) et de Bengalis (6.200). Le flux Africain est principalement ivoirien, guinéen, nigérian et comorien. Enfin, on peut s'interroger sur la validité des droits d'asile accordés aux ressortissants d'Albanie et de Géorgie, ces deux pays étant en paix.


EXPULSIONS. Pour les demandes d'asile refusées, se pose la question de l’expulsion de ces étrangers se trouvant en France en situation irrégulière. Ce problème n'est pas traité sérieusement par le gouvernement. En 2021, 67.500 demandeurs d’asile déboutés auraient dû être expulsés. Or seuls 16.800 étrangers en situation irrégulière auraient quitté le territoire français, dont 10.100 éloignements forcés, 3.700 éloignements et départs spontanés et 3.000 éloignements et départs aidés.


NATURALISATION. En 2021, la France a accordé 94.000 naturalisations par décret ou par déclaration (mariage, descendant de français), soit une augmentation de 53% par rapport à 2020. Les naturalisations par décret, véritable volonté politique de Macron, ont fortement augmenté en 2021 (+80%) pour atteindre les 75.000, tandis que celles par mariage marquent le pas (17.000 et –5%).


VISAS. 733.000 visas ont été délivrés par la France en 2021 principalement pour les ressortissants de pays du monde arabe : Maroc (69.000), Algérie (64.000), Arabie Saoudite (60.000) et Tunisie (46.000). La situation sanitaire a considérablement limité le flux habituel qui était de plus de 3,5 millions en 2019. On note une baisse brutale du nombre de visas accordés aux Chinois (-67%) et aux Russes (-87%).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne totalement et ferment la politique menée par Macon et son gouvernement en matière de droit d’asile, d’autorisation de séjour et de naturalisation massive et dénonce l’absence de sélection des dossiers et l’explosion du nombre des étrangers durant le quinquennat Macron.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que ces sujets doivent être réexaminés totalement lors du prochain quinquennat. Il faudra qu’une nouvelle politique soit mise en œuvre afin de freiner les flux migratoires légaux vers la France. C’est l’un des enjeux de l’élection présidentielle et des élections législatives qui suivront.


C’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a lancé trois campagnes militantes sur les thèmes : «NATURALISATION MASSIVE, INVASION LÉGALE», «IMMIGRATION, DES QUOTAS OU DES CHARTERS» et «IMMIGRATION, TROP C’EST TOUJOURS TROP».


  

AVEC MACRON, C’EST CHÔMAGE POUR TOUS

Télécharger la communication du MIL du 2 février 2022

Lire le texte

En France, la situation de l’emploi est catastrophique. Macron et le gouvernement ont beau nous tenir leur discours électoral habituel, les chiffres des services de l’État sont là et ils sont fort clairs : Pôle emploi compte 6,4 millions d’inscrits à fin 2021 dont la moitié sont des chômeurs de longue durée, c'est à dire inscrits depuis plus d’un an, voire trois ans pour certains d'entre eux. Près d'un français sur 10 renouvelle chaque mois son inscription à Pôle emploi. Tous ces chiffres sont les signes de ce qu’on appelle un «chômage de masse». Et la situation française en la matière est bien pire que celle de nos voisins allemands, britanniques ou hollandais. D'ailleurs Macron n'a jamais eu l’ambition d’un retour au plein emploi. Déjà en 2017 son programme visait un taux de chômage de 7%, et non inférieur à 5% comme chez nos voisins. Et il ne sera même pas parvenu à atteindre ce faible objectif malgré toutes les manipulations possibles et imaginables opérées par les gouvernements successifs sous son quinquennat.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce les déclarations inexactes de Macron et du gouvernement sur la situation de l'emploi en France, comme par exemple celle du porte-parole du gouvernement expliquant qu’il n’y avait plus de chômage de masse en France. Cette volonté de manipuler les données s’inscrit dans le contexte électoral de 2022. Le gouvernement triche sur les chiffres du chômage quand il «oublie» les 420.000 salariés toujours en chômage partiel à la fin 2021 ou lorsqu'il ne tient pas compte de l’explosion du nombre de travailleurs précaires, c'est à dire des personnes inscrites à Pôle emploi mais ayant travaillé un peu à temps partiel ou en contrat court. Ajoutons à cela que la réforme de l'assurance chômage lui permet de ne pas comptabiliser les jeunes et les personnes ayant perdu leur indemnisation. Cette réforme qui conduit des centaines de milliers de jeunes et de précaires à la misère dans un contexte national où l’accès à l’emploi reste très réduit. Macron et le gouvernement mettent en avant des pénuries de personnels qui existent effectivement dans certains secteurs d'activité, mais qui sont ponctuelles et localisées. Car elles s’inscrivent dans la reprise : avec des sorties du marché du travail, des réorientations vers d'autres métiers, le stockage d'un noyau non disponible en chômage partiel, une réelle concurrence entre recrutements engagés en même temps. Exemple, on évoque des pénuries dans l’hôtellerie restauration alors que plus de 50.000 salariés de ce secteur sont payés par l’État en chômage partiel à la fin 2021. La politique du gouvernement en matière d’emploi, de contrats d’alternance et de formation professionnelle fonctionnent mal. Premier exemple, les mesures sur l'apprentissage ont donné des résultats, mais au détriment des contrats de professionnalisation et, surtout, elles ne sont pas pérennes. Second exemple, le Compte Personnel de Formation (CPF) a connu un succès quantitatif, mais tous les opérateurs le jugent peu probant sur la nature des formations et la poursuite de son financement non assuré.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la campagne de dénigrement menée par Macron et son gouvernement contre les chômeurs. D'après eux, ces derniers ne chercheraient pas vraiment un travail car «il suffit de traverser la rue pour en trouver». La réalité est que le stock d’emploi n'est pas suffisant pour donner du travail aux 3,4 millions de demandeurs d’emploi «immédiatement disponibles». Si des fraudeurs existent, comme dans tout système social, il faut évidemment les radier mais cela reste un problème marginal. La confusion introduite par Macron est insultante. En 2020, suite à l’arrêt partiel d’activité décidé par Macron, il y a eu une forte chute de l’économie (-8% de PIB) et de l’emploi en France. En 2021, il y a bien eu une reprise économique nous ramenant à la situation de la fin 2019 dans ces deux domaines. Mais le coût direct de l’opération a été de 60 milliards d'euros d’aides et de prises en charge du chômage partiel, sans compter les prêts garantis dont le gouvernement a remis à plus tard le remboursement. La dette de la France a explosé et le remboursement de ces emprunts passera par l’impôt et les taxes dans les prochaines années. Seuls le rythme et la forme de la pression fiscale à venir demeurent incertains.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la politique économique que mène Macron en lien avec certaines organisations patronales, politique marquée par une absence de mesures en faveur du développement de la production agricole, de la construction, des industries et du numérique. Aujourd'hui Macron évoque pour le prochain quinquennat un «plan d'investissement 2030». Cette annonce confirme qu'aucun projet de ce type n'a été lancé depuis son arrivée au pouvoir en 2017. En particulier le ministre de l'Économie n'a pas su, ou voulu, promouvoir nos industries. Il a toléré des rachats d’entreprises françaises par des entreprises étrangères et a laissé faire la poursuite du repli industriel qu'atteste la baisse des effectifs dans ce secteur. Les pénuries de médicaments et l’absence d’un vaccin français contre le Covid illustrent parfaitement ce déclassement de notre industrie. Durant le quinquennat, le nombre des relocalisations industrielles a été anecdotique. Nos résultats sont bien inférieurs à ceux de nos grands voisins dans de nombreux domaines comme les investissements à l'étranger ou la création de start-ups.


  

VI­GILANCE & AC­TION - N° 436  Avril-Mai 2022    

Télécharger le journal du MIL

Lire le journal

LES COMMUNICATIONS ÉCRITES DU M.I.L



LES FRANÇAIS SONT LIBRES DE LEUR VOTE


Communication du MIL du 14 avril 2022

 

Une analyse du résultat du premier tour de l’élection présidentielle s’impose. L’abstention a été assez forte (26%) le 10 avril 2022 en dépit d’un choix électoral très ouvert avec 12 candidats. L’une des raisons du taux d’abstention repose sur l’absence d’une campagne électorale classique décidée par Macron. Celle-ci a réduit le débat et a conduit le scrutin vers une bataille d’image et de communication plutôt que d’idées, de programmes et d’ambition pour la France. Le vote a profité aux trois candidats médiatisés depuis 2017 : Le Pen, Macron et Mélenchon. Cette notoriété nationale a sans doute jouée. Le recours à un vote utile a, aussi, eu lieu en faveur des candidats placés en tête dans les sondages des quinze derniers jours. Les électeurs traditionnels des partis de gouvernement (LR et PS) ont été attirés, lors de ce scrutin national, vers l’un des trois candidats arrivés en tête des prévisions.


Macron a recueilli près de 27,8% des suffrages. Les votes d’opposition au sortant ont rassemblé 72,2% des voix. Les oppositions au sortant sont de nature diverse : 32,3% pour la droite de la droite (RN, Reconquête, NDA), 25,7% pour la gauche marxiste (LFI, PCF et trotskystes), 6,4% pour la gauche classique (PS et EELV), 4,8% pour la droite républicaine et du centre (LR et UDI) et 3,1% pour Lassalle.


A l’occasion de ce scrutin, trois principaux pôles se sont affirmés : un pôle «centriste et fédéraliste européen», un pôle «national et souverainiste» et une «gauche radicale marxiste». Ceci au détriment des partis de gouvernement ayant structurés la Vème République. Mais cette structuration électorale d’un jour apparait grandement instable et passagère. Macron a enfin engagé une campagne électorale. La réalité de son programme pose chaque jour davantage question. Il prône un «en même temps» qui se rapproche du n’importe quoi. Il tente de plaire à tous avec des mesures contradictoires ayant comme seul repère le fédéralisme européen. Le pôle «national et souverainiste» reste éclaté dans les faits puisque les soutiens (Zemmour et Dupont-Aignan) n’ont pas été intégrés à son projet gouvernemental. Le candidat de «gauche radicale marxiste» a atteint un bon score en profitant des suffrages de gauche modérée, d’écologistes et de votes communautaires. Compte tenu de sa troisième position, il a été éliminé et, depuis dimanche soir, la gauche est revenue à ses divisions antérieures (PS, EELV, LFI, PCF et tous les autres).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l’appel au rassemblement de Macron, de Jospin à Raffarin, est juste une opération de communication. De même, il est très regrettable de constater le ralliement de Nicolas Sarkozy à la candidature de Macron alors qu’il n’avait pas pris position au premier tour. De plus cela se double par un soutien explicite au projet politique du président sortant. Le programme de Macron n’a rien à voir avec celui de la droite républicaine. Sarkozy vient de signer volontairement sa rupture avec sa famille politique pour des raisons qui lui sont propres et qu’il devra, un jour, expliquer. Il est libre d’évoluer différemment mais c’est regrettable au regard du travail effectué, dans le passé, par les militants gaullistes pour le faire élire.


Un accord d’appareil avec Macron a été totalement exclu par Les Républicains lors du Bureau politique du 11 avril 2022. En dépit de cela, si des élus, LR ou autres, souhaitent, par intérêt personnel, rejoindre le macronisme ou d’autres, ils doivent le faire sans délai pour n’entretenir aucune ambiguïté et être honnête vis-à-vis de leurs électeurs.


Nous encourageons les Français à aller voter massivement pour qui ils veulent. Il reste quatre choix possibles : Macron, Le Pen, nul ou blanc. L’abstention n’est pas honorable face à nos anciens qui se sont battu pour que nous puissions être libres. Votez comme bon vous semble, mais votez. Mais les Français n’acceptent plus qu’on leur dicte leur vote. Ils votent en conscience et c’est un vote personnel et non public.


Par contre, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réitère son appel à ne pas voter pour le renouvellement du président sortant, compte tenu du bilan de son quinquennat et de son programme à la fois flou, dangereux et insuffisant. Nous restons fidèles à nos écris depuis 2016.


Maintenant, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la priorité doit porter sur les législatives et la défense des valeurs gaullistes. La préparation et le succès des candidats de la droite gaulliste, qui sont en très grande majorité au sein de la droite républicaine, en juin prochain doit primer sur tout autre enjeu. En effet, quel que soit le vainqueur au second tour de la présidentielle, il semble ne pas devoir disposer d’une majorité, absolue et automatique, à l’Assemblée nationale, comme cela a été le privilège de Macron de 2017 à 2022. Le jeu parlementaire devrait par conséquent reprendre une place centrale, sachant que, par ailleurs, la droite républicaine et le centre restent majoritaires au Sénat.


Les valeurs gaullistes ont été oubliées, mettons les en avant.



CÉLÉBRONS LA MÉMOIRE DU PATRIOTE GAULLISTE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET, DÉCÉDÉ IL Y A 26 ANS


Communication du MIL du 10 mai 2022

 

Pierre-François Debizet a été un homme politique français qui a marqué l’histoire du XXème siècle. Ces  qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Né le 20 décembre 1922 à Nantua, il est décédé le 11 mai 1996. Il se retrouve orphelin à 12 ans après que son père décède des conséquences des blessures qu’il a eues en 1914-1918. Sa mère fut aidée grâce aux activités sociales des croix-de-feu en faveur des familles des combattants de la grande guerre.


Trop jeune pour être militaire, il entre dans la résistance à 17 ans. Sa spécialité était d’éliminer individuellement des officiers allemands. Très vite, il se fait remarquer par le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) (créé dès juillet 1940 par le général de Gaulle sous la direction du colonel Passy (André Dewavrin)) et rejoindra Jacques Foccart dans l’action. Il changera de spécialisation en s’occupant de la récupération de pilotes américains des forteresses volantes abattues au-dessus de la France avec mission de les faire passer en Angleterre.


A la Libération, il est décoré de la Croix de Guerre avec citations et de la médaille de la Résistance.

Après la guerre, il entreprend une carrière professionnelle de chef d'entreprise dans le secteur privé.

En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé, de fait, le Service d’Ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre-François Debizet (il a 25 ans), ainsi que Paul Comiti. Le RPF ayant cessé toute activité en 1954-1955, Pierre-François Debizet a continué à militer pour le retour du Général de Gaulle. En 1956, il sera responsable du SO des «Volontaires de l’Union française», en 1957, responsable du SO du «Parti patriote révolutionnaire» de Jean-Baptiste Biaggi. Il fit même imprimer, sur ses deniers personnels, des affiches pour appeler au retour du général de Gaulle. Il assurera seul, un temps, sa protection rapprochée allant jusqu’à coucher devant la porte de sa chambre à l’hôtel Raphaël. En 1958, il était derrière lui le jour du «je vous ai compris» sur le balcon du gouvernement général à Alger.


Puis le SO du RPF se transformera en association de fait en 1958 sous l’appellation Service Anti Communiste (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Très vite, à la demande du général de Gaulle, le nom sera changé en Service d’Action Civique. Pierre-François Debizet a été le premier président de 1959 à 1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président d’avril 1960 à 1969. Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du service. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Il prendra position pour l’Algérie française, il appréciera le docteur Jean-Claude Pérez (ce qui sera réciproque) et il fera des choses avec lui.


En 1965, Jacques Foccart, avec l’accord du général, lui demande d’être conseiller de François Tombalbaye, président de la République du Tchad. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de «reprendre du service», Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire. Il rentra en France pour être durant les évènements auprès du ministre de l’intérieur, son ami Christian Fouchet. Il fera partie des organisateurs principaux de la manifestation du 30 mai 1968 sur les Champs-Élysées. Avec l’élection de Georges Pompidou à la présidence de la république, il lui est demandé de reprendre du service afin de nettoyer l’association qui avait accepté tout le monde, ce qu’il acceptera le 3 octobre 1969. Ainsi, Charles Pasqua qui avait rejoint l’association fin 1962 (Vice-président début 1965 et membre du Bureau national en 1967) la quittera à l’automne 1969.


Il revient comme secrétaire général du Service d’Action Civique, la fonction de président étant abandonné dans les statuts. Il le restera jusqu’en 1982 tout en étant un conseiller d’Omar Bongo au Gabon.


La plus terrible des épreuves s’abattit sur lui en 1981 lorsqu’on a voulu le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides. Pierre-François Debizet, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Le gouvernement de Pierre Mauroy a profité du terrible drame (la «tuerie d'Auriol») issus d’un conflit de personnes impliquant des membres de l’association pour dissoudre le SAC (3 août 1982). Il s’agit d’un acte politique du gouvernement socialo-communiste, fortement contestés par la droite et le centre, dans la mesure où le SAC est un acteur important, et reconnu par tous, du combat des valeurs et des principes gaullistes, et aussi des campagnes électorales de la droite sur le terrain. Accusé d'être l'un des instigateurs de ce drame, il fera un mois de préventive puis il sera libéré, il bénéficiera d'un non-lieu. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté.


Pierre-François Debizet fut, de 1985 au 5 novembre 1987, le délégué général du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) en charge de l’organisation, de la structuration et de l’animation de celle-ci. Il n’exercera plus, ensuite, d’autres activités publiques. Association de fait dès février 1981, les statuts furent signés le 17 novembre 1981 et déposés à la préfecture de Paris le 16 décembre 1981. Elle a été créée en réaction au possible risque puis à l’arrivée au pouvoir de la gauche socialo-communiste.

Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental, un grand patriote gaulliste et anticommuniste. Il reste l’une des grandes figures du gaullisme. Il était un homme d’honneur, un chevalier des temps modernes, à la fois à la pointe de l’action et hors de son époque, n’ayant jamais pu s’habituer aux petitesses, considérant tout compromis comme une compromission indigne.


Il convient de célébrer la mémoire de Pierre-François Debizet ainsi que sa vie au service de la France, d’entretenir son souvenir et d’en faire un modèle pour les générations à venir.



DEUX GAUCHES, MÉLENCHON ET MACRON


Communication du MIL du 12 mai 2022

 

Les listes de candidatures aux élections législatives sont à peu près connues, même s’il reste des cas en suspens et des dissidents possibles. Cinq regroupements politiques veulent présenter des candidats partout : la gauche marxiste sous l’étiquette «Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (Nupes)» conduite par Mélenchon, un bloc macroniste dénommé «Ensemble», Les Républicains et le centre, le Rassemblement national (RN) et Reconquêtes.


La campagne a débuté. Des sondages paraissent chaque jour. Les journalistes présentent une image déformée de la situation actuelle, soit par engagement politique, soit sur recommandation politique. Cette analyse consiste à réduire cette élection à une sorte de duel entre Macron et Mélenchon. Cette description profite à ce jour aux deux parties. Macron réaffirme son autorité et sa légitimité face au «méchant» Mélenchon. Tandis que Mélenchon se proclame un jour «futur premier ministre» et le lendemain «futur chef de l’opposition» à Macron. Macron en revient à vouloir officiellement incarner la gauche sociale-démocrate, en affirmant : «Les gauches progressistes républicaines démocrates sont chez nous». On assiste à une promotion réciproque Macron-Mélenchon qui fait l’impasse sur les forces de droite, lesquelles ont obtenu un total élevé de voix au premier tour de l’élection présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la volonté de Macron de réduire le débat des législatives à un simple affrontement entre gauche modérée et gauche marxiste. Des candidats de la droite républicaine (LR, UDI et Nouveau Centre) seront présents dans toutes les circonscriptions. Leur objectif est de constituer un groupe parlementaire de «droite indépendante et populaire» s’inscrivant dans l’opposition à Macron et dans le combat contre la gauche marxiste de Mélenchon. Les candidats républicains peuvent compter sur une prime aux sortants et sur l'implantation renforcées de LR grâce aux succès obtenus élections locales. Ils constitueront un groupe parlementaire d’opposition face à la politique de Macron.


La droite de la droite se présente divisée en trois listes concurrentes : Rassemblement National (RN), Reconquête ! et Debout la France. Seul le RN semble en mesure de faire élire des députés, compte tenu des résultats obtenus au 1er tour de la présidentielle, et ainsi pouvoir constituer un groupe parlementaire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse la situation de manière simple : Macron, est un adversaire politique et Mélenchon est un ennemi politique.


Mélenchon incarne la gauche marxiste classique. Tout son programme illustre ce positionnement : attaque contre les forces de l’ordre, encouragement des migrations, renationalisations d’entreprises et nationalisation des banques, hausse des impôts et des taxes, défense du communautarisme islamiste radical, renversement des institutions (avec mise en place d’une VIe République), décrochage de la France des alliances occidentales.


Les partis alliés aux Insoumis, EELV, PS et PCF, ont accepté sous des formes diverses un programme commun, avec lequel elles sont en total désaccord sur de nombreux points (respect de la laïcité, poursuite de l’union européenne, construction de centrales nucléaires, etc.) dans le seul but d’avoir plus de députés élus. Leur engagement s’explique par le fait que ces partis de gauche ne croient pas à la victoire de l’Union de la gauche de Mélenchon ni à la poursuite d’une collaboration politique.


Macron prétend tout faire «à la fois» et reste dans le flou le temps de la campagne des législatives pour éviter les attaques. Néanmoins, on sait qu’il défend une Europe fédérale dans le cadre de la présidence de l’Union européenne. Il prépare des mesures en faveur du pouvoir d’achat qui vont faire exploser le déficit et la dette de la France, au moment où la croissance se ralentit partout et l’inflation repart. Aucune des mesures qu’il présente ne permet d’envisager sérieusement le «plein emploi» pour 2027. Et surtout aucune confiance ne peut être accordée à Macron sur la lutte contre l’insécurité, le contrôle de l’immigration, l’islamisme radical, une ré-industrialisation réelle, la promotion de l’identité française, la promotion de la famille ou la réforme de l’Éducation.

 


NON AUX PLEINS POUVOIRS À MACRON


Communication du MIL du 27 avril 2022

 

Macron a été réélu président de la République pour un second et dernier mandat. Il cherche désormais à obtenir une majorité à l’Assemblée nationale pour mettre en œuvre son programme. Le résultat des élections législatives de juin est le nouvel enjeu majeur. La répartition des forces qui se dessine au sein de l’Assemblée nationale est la suivante.


Un bloc macroniste. Des députés constitueront un bloc macroniste, sous une forme qui reste à préciser au final (parti unique ou fédération de partis). Vont s’y retrouver des élus de La République en Marche (LREM), du Mouvement Démocrate (MoDem) et à la marge quelques supplétifs (Horizons, Agir, ou autres). Ces partis disposent de plus de 300 sortants, mais une partie ne se représente pas, quant à ceux qui se représentent, certains ont été actifs sur le terrain, tandis que de nombreux autres ont été des élus fantômes.


Des oppositions de gauche. Les partis de la gauche de la gauche vont présenter des candidats contre les projets politiques de Macron. Actuellement, le PS dispose d’une quarantaine de députés. L’extrême-gauche d’une autre quarantaine de parlementaire si l’on cumule ceux de La France Insoumise (LFI) et ceux du Parti communiste (PCF). EELV est absent du jeu. Deux incertitudes apparaissent dans leur représentation. La première porte sur les arrangements de premier tour avec des candidatures uniques ou des circonscriptions dédiées. La seconde concerne les désistements de second tour, en particulier, dans le cas de triangulaires. Le contexte local et personnel influera souvent de manière déterminante dans ce jeu.


Des oppositions de droite. Actuellement, Les Républicains, qui regroupent le plus de gaulliste actuellement, disposent d’une centaine de députés. Ils constituent le premier groupe d’opposition. Ils ont activement travaillé en ce sens depuis 2017. Le Rassemblement national n’a disposé que de quelques élus depuis 2017. Les Républicains présentent des candidats dans toutes les circonscriptions. Ils viennent d’acter la constitution d’un groupe de «droite républicaine et populaire» indépendant et se situant en opposition à la politique de Macron. LR peut s’appuyer sur ses sortants et sur de nombreux candidats de terrain élus lors des récentes élections locales. Tous les candidats LR devront s’engager à intégrer le groupe LR et à participer à son action législative s’inscrivant dans l’opposition à la politique menée par le président de la République, hors sujet consensuel. Les quelques élus LR, qui voudraient rejoindre le bloc macroniste, doivent impérativement le faire pour clarifier la situation. Le Rassemblement national présentera également des candidats partout avec l’ambition de pouvoir constituer un groupe parlementaire. Le parti «Reconquête !» d’Éric Zemmour a fait appel à une union avec les autres partis de droite afin d’essayer d’avoir des élus, il n’a pas reçu un accueil favorable ni des LR ni du RN.


L’enjeu, pour tous les partis, est de présenter des candidats dans un maximum de circonscription afin de bénéficier, pendant cinq ans, du financement de l’État basé sur le nombre de voix obtenu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense qu’il est très difficile de prévoir les résultats des législatives à partir des scores de la présidentielle. D’une part, la part des votes d’adhésion aux candidats (Le Pen, Macron, Mélenchon) est à relativiser par rapport à celle des votes de rejet, contre Macron ou contre Le Pen. D’autre part, la participation aux élections législatives reste inconnue et va jouer sur la capacité à se maintenir au second tour. Enfin, l’état de grâce, dont Macron a disposé en 2017, a disparu, comme le prouve toutes les enquêtes. Les courants d’opposition à Macron apparaissent majoritaires dans l’opinion. Le jeu politique apparait donc assez ouvert. Les interrogations portent sur le nombre des députés macronistes, qui pourraient constituer une majorité relative (groupe le plus nombreux) ou absolue (disposant d’une majorité à l’Assemblée nationale), mais aussi sur le poids respectif des oppositions de droite et de gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à voter pour les candidats gaullistes, en juin 2022, qui sont présentés, en très grande majorité, par la droite républicaines et gaullistes, tout en prenant en compte toutes les situations locales particulières. L’objectif national est de pouvoir disposer d’un nombre suffisant de députés d’opposition de droite, et gaulliste, permettant d’empêcher, ou freiner, certaines politiques engagées par Macron.


  

EN FRANCE, IL FAUT RÉTABLIR LA SÉCURITÉ

Télécharger la communication du MIL du 10 février 2022

Lire le texte

Les chiffres du ministère de l’Intérieur sur la délinquance en 2021 révèlent une forte augmentation de l'insécurité en France. Les atteintes aux biens sont toujours aussi nombreuses : cambriolages, vols de véhicule, vols violents sans arme, vols avec arme, destructions et dégradations de propriété ou de biens publics (dont mobilier urbains), etc. Les atteintes aux personnes sont en constante augmentation depuis le début du quinquennat : coups et blessures volontaires, violences intrafamiliales et violences sexuelles, notamment sur des victimes mineures. Les agressions contre des policiers ou des gendarmes se sont multipliées : harcèlement personnel, organisation d’embuscades, tirs de mortiers et véhicules caillassés. Viennent s’ajouter à ces violences physiques les escroqueries (+30% depuis le début du quinquennat), principalement les cyber-escroqueries sur Internet (cyber-délinquance). Le nombre des homicides est également en augmentation, en lien pour la plupart d'entre eux avec le trafic de drogue. Pour mettre un terme à cette explosion de violence, il faut s'attaquer aux zones de non droit sur tous les territoires où la sécurité des citoyens n'est plus assurée. Enfin, la menace du terrorisme islamiste radical, toujours présente, doit être également combattue.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l’impuissance publique. Trop de plaintes sont classées sans suite. Les procédures sur des affaires simples dont les conclusions semblent acquises se déroulent dans des délais beaucoup trop longs. Des faits graves et indéniables ne donnent lieu à aucune condamnation. Et lorsqu'il y a condamnation, les jugements débouchent trop souvent sur une absence d’emprisonnement. Le manque de places de prison amènent les juges à opérer des remises en liberté trop fréquentes et trop rapides. Les promesses de Macron en 2017 de construire 15.000 places de prison et des Centres éducatifs fermés pour les mineurs n’ont pas été suivies d’effets. Tous ces problèmes sont bien sûr liés à une réelle saturation des services, la police comme la justice étant en sous-effectif chronique depuis des années. Mais ces problèmes sont également dus à une volonté politique d’une partie des acteurs du monde judiciaire. Ce dernier aspect pose un problème de fond, qui appelle à un renouvellement des personnels dans le cadre du renforcement des effectifs.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la politique menée durant le quinquennat Macron en matière de sécurité. Les promesses n’ont pas été tenues. Macron ainsi que les ministres de l’intérieur et de la Justice ont tout fait pour minimiser la situation catastrophique du pays usant d'une communication politique malsaine : le choix de mots édulcorés pour désigner des actes criminels très graves, la mise en cause explicite des forces de l’ordre par Macron qui accrédite la notion même de «violences policières».


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge urgent de lutter contre l’insécurité en mobilisant l’ensemble des services de l’État (police nationale, gendarmerie, fisc, douane, pénitentiaire, polices municipales). Nous souhaitons que des moyens financiers, humains, technologiques (vidéo protection, caméras piétons ou embarquées, drones, intelligence artificielle) et juridiques renforcés soient mis en œuvre pour contribuer à une amélioration significative de la sécurité. Cette augmentation devra s’accompagner du remplacement d’un certain nombre d’acteurs du monde judiciaire qui portent une part de responsabilité dans la situation actuelle. Le recrutement de nouveaux personnels sera un enjeu majeur car il sera l'occasion de faire évoluer les profils des candidats. Les membres de la Police nationale et des agents des polices locales devront être issus d'écoles opérant une véritable sélection et une formation complète. Le recrutement des juges, des greffiers et des procureurs devra être ouvert à de nouveaux profils.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) considère que la justice doit retrouver toute son efficacité avec des peines planchers automatiques pour les récidivistes, l’abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans, l’expulsion des délinquants étrangers, la mise en place de sanctions efficaces contre les délinquants (retenues sur salaire ou sur allocation sociale, exclusion des logements sociaux). Les courtes peines ne doivent plus être systématiquement aménagées en travaux d’intérêt général ou placement sous surveillance électronique (bracelet électronique). Les jugements doivent être rendus rapidement (moins de six mois) pour éviter tout sentiment d'impunité. La construction de 20.000 places de prison supplémentaires apparait comme être un minimum. Il est d'ailleurs possible d’accélérer ce projet en réaffectant des bâtiments publics existants.



  

UNE SEULE PRIORITÉ, BATTRE MACRON

Télécharger la communication du MIL du 15 février 2022

Lire le texte

La campagne électorale pour la présidentielle d’avril 2022 approche. Les candidatures sont maintenant connues, il ne reste plus qu’à connaitre les noms de ceux qui auront leurs signatures. Seul Macron tarde à se déclarer candidat pour éviter de présenter un programme qui sera, dans tous les cas, contesté. Il devrait participer à la campagne électorale sur une durée très courte. Il a déjà «engagé» plusieurs projets depuis la fin 2021 dont il va défendre la mise en œuvre durant le quinquennat 2022-2027. Il s’agit, par exemple, des projets sur la sécurité (projet de loi déposé), le plan d’investissement 2030 (engagé), le nucléaire (engagement sur un programme) ou le plein emploi (déclaration publique). Il se présentera comme décidé à poursuivre ce qu’il a engagé. Il devrait compléter son programme présidentiel de quelques autres points majeurs. Macron réalise quelques volte-face, comme sur le nucléaire, mais globalement il se propose de poursuivre sa politique en présentant un faux bilan exceptionnel. Cela tient au discours et aux soutiens d’une part importante des médias convaincus de sa réélection et qui se positionnent comme de simples courtisans.


Le bilan du quinquennat de Macron est en réalité très mauvais. Il n’a pas mené les grandes réformes nécessaires promises (retraite, personnes âgées), il n’a pas pris les mesures indispensables face à l’insécurité et à l’immigration. Il a fait exploser le déficit et la dette de la France dont il va falloir assurer le remboursement par les impôts et les taxes. Il a été totalement absence sur la question de l’identité française, de la famille, de l’éducation nationale. Son bilan économique est truqué puisqu’il occulte toutes les questions encore en suspens après la crise (persistance de plus de 400.000 personnes en chômage partiel, report du remboursement des prêts gagés par l’État, prévisions floues pour 2022).


Trois candidats de droite, Marine Le Pen, Valérie Pécresse et Éric Zemmour, se trouvent en lice pour la prochaine élection présidentielle. La somme des intentions de vote en faveur de ces trois candidats de droite serait autour de 47%, contre 25% à Macron et environ 25% pour la gauche de la gauche. Il y a certes des différences réelles entre chacun d’entre eux.


Dès que Macron aura déclaré sa candidature, il devrait perdre de l’ordre de 2 à 3% des intentions de vote en passant du statut de président à celui de simple candidat. Ensuite, les sondages d’opinion ne sont pas une science exacte, ils intègrent des coefficients de correction et ils évolueront jusqu’au dernier moment. Des électeurs peuvent se mobiliser, ou non, en fonction des circonstances et des débats durant la campagne. Il reste impossible de prévoir les résultats du 1er tour de l’élection, il faudra attendre le soir de celui-ci.


Aucune candidature de gauche ne semble pouvoir atteindre un seuil suffisant et une «Union de la gauche» en quinze jours apparait désormais improbable. Par conséquent, il est probable que le second tour de l’élection se jouera entre Macron et un candidat, ou une candidate, de droite compte tenu du rapport de force qui s’est installé depuis le début de 2022.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), qui se revendique comme la droite civique, gaulliste et patriote et qui représente un gaullisme au carrefour des droites, considère que les trois candidats de droite peuvent légitimement mobiliser les électeurs. Il est souhaitable que tous demeurent le plus courtois possible car il faut rappeler qu’il existe, au sein de la droite, un noyau de valeurs et des électeurs partagés qu’il faut respecter, même si chacun doit marquer ses différences lors d’une campagne surtout lorsqu’il y a dérapage.


Mais pour le second tour de l’élection présidentielle, seul la droite républicaine apparait en capacité de faire le rassemblement le plus large possible contre Macron, pour battre Macron, les autres candidats ne permettront, automatiquement, que l’élection de Macron.


De manière pragmatique, nous estimons que le choix du premier tour conditionne la défaite ou la victoire de Macron au deuxième tour. Pour nous, il est important de défendre la France et donc d’empêcher la victoire annoncée de Macron. Il faut tout faire pour battre Macron. Battre Macron commence par un choix au premier tour pour finir par un vote contre Macron au deuxième tour.


  

POURQUOI LE MACRONISME N’EST NI GAULLISTE, NI DE DROITE

Télécharger la communication du MIL du 20 février 2022

Lire le texte

Le député du Vaucluse, Julien Aubert, président d’oser la France, membre du comité d’honneur du MIL, et des élus expliquent, dans une tribune dans le Journal du Dimanche du 18 février 2022, pourquoi «Emmanuel Macron n’est ni gaulliste, ni de Droite».


«La réélection du chef de l’État ne conduirait qu’à une prolongation de l’immobilisme. L’objectif du général de Gaulle en 1958 était d’une part de doter la France d’institutions modernes, d’autre part de mettre fin au régime des partis. Le premier objectif de modernisation s’est fait en cohérence avec l’être profond de notre pays, à la fois monarchiste et révolutionnaire, en restaurant une légitimité démocratique autour de la personne du chef de l’État, nourrie d’un consentement populaire. Le second objectif visait à rendre au peuple le pouvoir souverain, sans mettre fin aux partis eux-mêmes en ce qu’ils incarnaient des sensibilités politiques.


En effet, le gaullisme, s’il se composait de plusieurs sensibilités, était l’émanation de la rencontre de l’esprit de la France libre avec la personnalité du général de Gaulle, imprégnée de catholicisme social. Cette alchimie avait fait adhérer au projet gaullien de fortes personnalités radicales (Jacques Chaban-Delmas) aussi bien que démocrates-chrétiennes (Edmond Michelet).


Cette synthèse gaullienne n’était nullement un opportunisme comme l’est le macronisme, qui ressemble plus au centrisme de la IIIème République qu’à autre chose. Central, sans être centriste, le gaullisme reçut un temps l’appui des libéraux-conservateurs giscardiens. Le rassemblement était fondé sur l’adhésion et non sur les débauchages, sur l’union et non sur l’éparpillement. Très respectueuse de l’héritage chrétien de la France, cette alchimie de 1958 l’était aussi du compromis laïc obtenue grâce à la loi de 1905. Elle rejetait le fédéralisme européen auquel concoure et adhère Emmanuel Macron. Elle se méfiait des tares liées à l’atlantisme de l’Otan. Elle assumait un conservatisme puisé chez Chateaubriand et armé d’un respect de la «décence commune», au sens anglo-saxon de l’expression. Elle refusait le pouvoir de l’argent, dénonçant à juste titre les «intérêts particuliers» face à l’intérêt général, qui ne saurait être une simple somme de ceux-ci.


Singeant le Général de Gaulle, Emmanuel Macron a bâti sa maison commune en voulant détruire toute force politique susceptible de le concurrencer sérieusement, en ne laissant aux français qu’un choix cornélien : lui ou les extrêmes. C’est cynique.


À la différence du Général, sa maison commune n’est pas fondée sur la confiance du peuple souverain, dont la pratique de consultation par référendum a été abandonnée depuis 2005. À l’inverse, elle est le cartel des intérêts d’une partie des classes supérieures de ce pays, au risque d’aboutir à un rejet massif des élites qui ne passera pas obligatoirement par la voie démocratique. N’a-t-on rien appris de la crise des gilets jaunes ? Valérie Pécresse prône ce retour à la démocratie directe loin des illusions d’une démocratie participative voire «augmentée» telle que testée par Emmanuel Macron à l’aide d’un tirage au sort lors de sa convention avortée sur le climat.


Arguant de la pandémie, l’actuel chef de l’État, surtout connaisseur des grands groupes entrepreneuriaux, n’a pas procédé à un retour de l’aménagement du territoire, maillage avant tout dédié aux PME. Il n’a pas non plus entrepris la nécessaire réforme des retraites, dont les contours peuvent être encore débattus. Il n’a pas redonné un réel sursaut stratégique à nos armées ni à notre diplomatie. Il a louvoyé en matière énergétique, fragilisant notre parc nucléaire et polluant visuellement nos paysages avec des éoliennes. Il a mené une politique hostile à la propriété - conduisant à une hausse sans précédent de la taxe foncière - et laissé voter au Parlement des lois dites sociétales qui font le lit d’un progressisme libertaire vénéneux et d’un individualisme funeste.


Pour toutes ces raisons, et pour bien d’autres encore, et contrairement à ce que certains échos de couloir peuvent laisser entendre, alimentés par des ralliés de circonstance, nous ne pouvons pas, nous députés d’opposition des Républicains laisser entendre que finalement, après tout, Emmanuel Macron serait proche de nos valeurs et le meilleur représentant de la Droite. Que certains horizons plus cléments pourraient accueillir nos embarcations après une tempête. Ce serait insulter la confiance de nos électeurs, décrédibiliser la démocratie, et donc renier la charge qui nous a été confiée par le peuple.


Plutôt que le progressisme nous souhaitons promouvoir le réformisme. Nous souhaitons un État stratège et non un gouvernement opportuniste. Nous souhaitons voir la poursuite de la décentralisation en lieu et place de la tentation centraliste et dirigiste qui caractérise le macronisme. Nous souhaitons des garde-fous en matière sociétale. Pour toutes ces raisons, il nous faut l’emporter lors des scrutins du printemps 2022.


Emmanuel Macron, la Droite n’est pas à vendre. Nous ne vous laisserons pas défigurer la Vème République en la transformant en régime des apparentements et arrangements. Nous croyons que la loyauté est une valeur bien plus respectueuse que l’abandon ou la trahison.»


La liste des signataires :


Julien Aubert ; Emmanuelle Anthoine ; Edith Audibert ; Valérie Bazin-Malgras ; Philippe Benassaya ; Sandra Boëlle ; Emilie Bonivard ; Jean-Yves Bony ; Jean-Luc Bourgeaux ; Marine Brenier ; Jacques Cattin ; Gérard Cherpion ; Dino Cinieri ; Pierre Cordier ; Josiane Corneloup ; Marie-Christine Dalloz ; Jean-Pierre Door ; Marianne Dubois ; Virginie Duby-Muller ; Claude de Ganay ; Annie Genevard ; Philippe Gosselin ; Yves Hemedinger ; Brigitte Kuster ; Marc Le Fur ; Olivier Marleix ; Eric Pauget ; Bérengère Poletti ; Nathalie Porte ; Alain Ramadier ; Julien Ravier ; Frédéric Reiss ; Bernard Reynès ; Raphaël Schellenberger ; Jean-Marie Sermier ; Guy Teissier ; Jean-Louis Thiériot ; Laurence Trastour-Isnart ; Pierre Vatin ; Charles de la Verpillière ; Stéphane Viry

  

LES 12 RAISONS POUR ALLER VOTER ET SANCTIONNER MACRON

Télécharger la communication du MIL du 6 avril 2022

Lire le texte

Raison 1 : Macron a laissé l’insécurité augmenter.

Aucune politique efficace n’a été mise en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens. De plus, des îlots de non droit continuent à échapper à un réel contrôle public. Son incapacité à redresser la situation est illustrée par la faiblesse des moyens : effectifs dans la police et la justice, absence de places de prison, et par des choix de laissez-faire.


Raison 2 : Macron considère l’immigration comme un fait irréversible.

Il ne prendra jamais de mesures sérieuses pour la combattre. Macron a permis la poursuite d’une forte immigration légale (droit d’asile, naturalisation) et d’une immigration sauvage (absence d’un contrôle suffisant des accès à notre pays et incapacité à expulser les étrangers en situation irrégulière).


Raison 3 : Macron n’a pas réduit les revendications communautaristes des radicaux islamistes.

La croissance du nombre de migrants, combinée aux ingérences étrangères, étatiques et privées, alimente les revendications communautaristes croissantes de radicaux islamistes résidant en France, dans les écoles, les entreprises, les quartiers. La menace d’actes terroristes islamistes intérieurs demeure toujours d’actualité.


Raison 4 : Macron a mené une gestion désastreuse des questions de santé.

Mauvaise gestion des hôpitaux, fermeture de lits et de sites, Ressources Humaines inadaptée, mauvaise gestion de la crise sanitaire avec une communication chaotique, mesures inapplicables avec un impact économique non contrôlées.


Raison 5 : Macron a conduit à une réduction du pouvoir d’achat par les taxes et la CSG et par le retour d’une forte inflation en France.

La France reste le pays le plus imposé de l’OCDE. Il a dégradé la situation des classes moyennes et des retraités. Sa politique de «relance» a conduit à une inflation qui va frapper pour tous les Français.


Raison 6 : Macron a refusé a refusé le contrôle nécessaire des dépenses publiques.

Il a continué à augmenter les dépenses publiques de manière structurelle. Il a décidé, depuis 2020, d’une politique exceptionnelle du «quoi qu’il en coute». Le résultat pour la France est un déficit et une dette exceptionnelle (113% du PIB fin 2021) qu’il faudra tôt ou tard payer, par l’impôt ou par des taxes.


Raison 7 : Macron n’est pas parvenu à réduire le chômage de masse.

Pôle emploi conserve 6,4 millions d’inscrits (à fin 2021), soit près d’un Français sur 10. Chacun confirme chaque mois sa situation de chômeur, et plus de la moitié de ceux-ci ne sont pas indemnisés. La réalité demeure donc la permanence de situations de précarité ou de pauvreté pour beaucoup trop de Français.


Raison 8 : Macron n’est pas fiable, il a été incapable de tenir ses promesses.

Il a été incapable de tenir ses promesses dans de nombreux domaines, comme l’indispensable réforme des retraites, le système d’aide aux personnes très âgées, la réduction des effectifs de la fonction publique d’Etat, la réindustrialisation et les relocalisations, la nécessaire réorganisation de l’aide sociale. Macron n’a pas mené de grandes réformes, Il a gelé des dossiers cruciaux.


Raison 9 : Macron a fait l’impasse sur des sujets essentiels.

On peut citer les thèmes de l’identité française et la langue française, la qualité de l’enseignement, les familles, des sujets d’éthique pour protéger la vie et le développement économique et le plein emploi.


Raison 10 : Macron n’a pas su défendre les intérêts de la France dans le monde.

Macron a contribué à des différents entre la France et plusieurs pays, de l’Algérie à la Suisse. Il n’a pas su gérer la présence militaire française au Sahel. Il a porté atteinte à la diplomatie française dans le Monde.


Raison 11 : Macron ne s’inscrit pas dans une perspective nationale, mais mondialiste.

Macron a ainsi choisi de faire appel à des cabinets de conseil étrangers pour organiser l’action publique plutôt que de confier les dossiers à des français compétents de la fonction publique ou bien du secteur privé.


Raison 12 : Macron n’a pas su anticiper la montée des risques de guerre en Europe.

Durant son quinquennat, il a négligé la menace Russe, alors qu’il avait tous les éléments en main pour l’apprécier. Sa compréhension des enjeux dans le domaine de la défense apparait tout à fait limitée.


Il faut aller voter, il faut voter pour sanctionner Macron car il n’est ni gaulliste, ni de droite, mais il est de gauche.

  

IL Y A 25 ANS QUE JACQUES FOCCART EST DÉCÉDÉ

Télécharger la communication du MIL du 19 mars 2022

Lire le texte

Le Mouvement Initiative et Liberté souhaite rappeler aux nouvelles générations son action au service de la France. Pour cela, nous republions régulièrement des articles datant de 1997 qui retracent bien le parcours d’un gaulliste historique qui fut un des plus proches du Général de Gaulle et l’inspirateur-fondateur de notre association. Voici l’allocution prononcée par Jacques Chirac, Président de la République (Palais de l'Élysée le 20 novembre 1995) pour l’élévation de Jacques Foccart, à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur.


Je suis très heureux de vous accueillir dans ce Palais de l'Élysée à l'occasion d'une cérémonie à laquelle je tenais tout particuliè­rement, puisqu'il s'agit d'un hommage rendu à Jacques FOCCART, l'élévation à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur, une dis­tinction qu'il aurait du, franchement, avoir de­puis longtemps ; mais je suis heureux d'être celui qui la lui confère et pour tout dire, j'ai le sentiment qu'il y attache aussi du prix. Alors je remercie toutes celles et tous ceux qui sont ve­nus témoigner de leur estime et de leur affec­tion pour Jacques FOCCART.


Notamment, je suis particulièrement heureux de la présence et je sais à quel point Jacques FOCCART y est sensible, de Jacques Chaban-Delmas et Mi­cheline, c'est une joie pour Jacques FOCCART et une joie pour moi, Cher Jacques, que vous soyez également ici.


«Tout ce que j'ai fait», dites-vous, mon cher Jacques, je vous cite «je l'ai fait au ser­vice de la France. Et de ses amis africains. (...) J'ai exécuté fidèlement la politique du Général, puis celle, dans la continuité, de Georges Pompidou. (...) J'ai été auprès d'eux l'avocat de l'Afrique sans jamais encourir le reproche d'ou­blier les intérêts de la France».


Rares sont, en effet, ceux qui peuvent se prévaloir d'avoir aussi bien compris les liens historiques, les liens uniques et complexes que l'Histoire a tissés entre la France et les pays de son ancien Empire. Pas un autre que vous n'a travaillé avec autant de passion au développement ces liens.

Tout commence en 1940 lorsque, démo­bilisé, vous rentrez chez vous, en Mayenne : la reddition, la soumission, l'humiliation, tout cela, pour vous, est «inacceptable» et l'oc­cupation est intolérable. Sans avoir entendu l'Appel du 18 juin, vous êtes déjà gaulliste. Vous serez donc parmi les premiers à rallier la France Libre et Isa, votre jeune épouse s'engage totalement à vos côtés, dans des activités qui lui vaudront, tout comme à vous, la Croix de guerre et la médaille de la Résistance.


Vous commencez par constituer des dé­pôts d'armes, vous cachez des aviateurs al­liés, organisez un réseau d'évasion. Puis vous dirigerez en liaison avec le Colonel Passy, le chef du BCRA, l'un des réseaux de résistance les plus importants de l'Ouest.


On sait le rôle primordial qu'ils ont joué, ces réseaux, lors du débarquement. Vous participez alors activement au plan «Tor­tue» pour retarder, voire paralyser les ren­forts allemands qui se précipitent vers les plages  normandes. Vous serez d'ailleurs, en 1944, nommé Lieutenant-colonel des Forces Françaises Libres, vous, un jeune «civil» de l'intérieur, et serez incorporé à la 1ère Di­vision – «la Division glorieuse» -.


C'est en tant que membre de l'État-major de la 4è région militaire que vous accueillez le Général de Gaulle dans Laval libéré : ce sera votre première rencontre avec lui.


Vous êtes alors chargé d'une des mis­sions les plus difficiles de toutes celles confiées pendant la guerre aux services spéciaux : parachuter des petits groupes d'hommes sur les camps de déportés, avec des risques immenses et ceci afin d'inciter les responsables de ces camps à épargner les survivants. C'est l'opération «Vicarage» qui sera arrêtée : les pertes sont extrême­ment importantes et l'avance des Alliés, plus rapide que prévue, le justifie moins.


Vous êtes à peine réinstallé dans la vie civile que Jacques Chaban-Delmas et Gas­ton Palewski, à la fin de l'été 1945, vous demandent de vous présenter aux élections à l'Assemblée constituante. Vous ne tenez pas particulièrement, à vous lancer dans l'action politique, mais c'est un ordre du Gé­néral, donc vous ne sauriez vous dérober. Vous constituez donc une liste dans la Mayenne où votre grand-père a été Maire d'Ambrières et d'ailleurs Conseiller Général, avant de céder, je parle de vous, très volon­tiers la tête de liste à Jacques Soustelle qui sera élu. Vous, vous retournez à vos activi­tés commerciales et vous lancez votre so­ciété d'import-export, la SAFIEX. Mais cette expérience, si elle ne vous a pas donné d'ambition parlementaire, vous a laissé, comme vous le dites vous-même, «le goût de la chose publique».


Le 16 juin 1946, vous êtes à Bayeux, prêt à reprendre le combat pour sortir le pays de la crise où il s'enfonce. Vous ferez partie de ceux qui, hommes de droite ou de gauche, mais tous résistants et profondé­ment attachés au Général de Gaulle, fonde­ront ensemble le Rassemblement du Peuple Français.


L'objectif qui vous est dévolu est de re­mobiliser les «anciens» de toute la région Ouest. À Strasbourg aux côtés du Général lorsqu'il annonce la création du RPF, et offi­ciellement «chargé de mission» auprès du mouvement, vous faites campagne pendant l'été 47. Mais après les succès, c'est l'échec aux législatives de 1951 et le Général de Gaulle, qui se retire de la vie publique et rend leur liberté à ses compagnons, vous demande en 1954 de succéder à Louis Ter­renoire comme Secrétaire Général du RPF. Vous acceptez et vous partagez avec lui sa traversée du désert.


Vous ne le quitterez plus. Lorsque les Républicains sociaux vous sollicitent pour devenir leur Secrétaire Général, vous choi­sissez de rester auprès de lui. Avec les «barons» du gaullisme, vous prendrez une part active au retour du Général en 1958. Vous l'accompagnerez à Matignon avant de devenir l'année suivante, Conseiller techni­que à la Présidence de la République. Vous serez désormais associé à toutes les déci­sions, qu'il s'agisse des référendums, des élections, ou de la Communauté. Vous en êtes depuis 1960 le Secrétaire Général, une fonction que vous occuperez sans disconti­nuer jusqu'en 1974. À ce titre, puis comme Secrétaire Général à la Présidence de la République pour la Communauté et les Affai­res africaines et malgaches, vous serez l'ar­tisan de la politique que le Général de Gaulle va conduire à l'égard de l'Outre-mer. Vous consacrerez dès lors l'essentiel de vos activités aux relations franco-africaines.


C'est le Général de Gaulle lui-même qui est à l'origine de cette vocation.


C'est lui qui vous a demandé dès 1947 de vous occuper des DOM-TOM au sein du groupe RPF, c'est lui qui a tenu à ce que vous soyez élu en 1950 Conseiller de l'Union française.


Au sein de cette Assemblée où les rela­tions se nouent sans clivage racial ni politi­que, vous construirez des liens durables et vous connaîtrez «l'extraordinaire fraternité» - ce sont vos propres termes - qui unissent encore les anciens parlementaires. C'est là que vous vous ferez des amis pour la vie - je n'en citerai qu'un, qui fût pour vous proba­blement le plus cher, et pour moi aussi: le Président Félix Houphouët-Boigny. Ces amis, pour lesquels vous nourrissez une ré­elle affection, et qui deviendront des Chefs d'État ou de Gouvernement, vous les rece­vez régulièrement lors de leurs voyages offi­ciels ou en visite privée avec leur famille, chez vous, à Luzarches, avec votre épouse, qui sera toujours étroitement associée, sur les conseils d'ailleurs du Général de Gaulle, à votre action politique, comme elle l'avait été dans la Résistance.


C'est grâce à ces liens tout à fait privilé­giés, à cette compréhension, à cette qualité d'amitié et de dialogue, que vous accompa­gnerez ces pays dans leur accession à l'in­dépendance et coordonnerez ensuite la poli­tique de coopération de la France. Le Géné­ral de Gaulle y tient tout particulièrement et son intérêt pour l'Afrique est si attentif qu'il vous reçoit tous les jours, pendant toutes ces années, vous, le spécialiste incontesté des affaires africaines.


Vous avez, en effet, de ce continent une perception aiguë et une vision lucide. Vous avez acquis une extraordinaire connaissance de chacun des acteurs politiques, dans cha­que pays, et du rôle qu'il y joue ou cherche à y jouer. Plus encore : vous avez su gagner leur confiance. Votre puissance de travail, votre sens politique et l'influence que vous avez auprès d'eux vous permettront de vous acquitter des responsabilités les plus déli­cates et de réussir dans les missions de médiation les plus difficiles sous la Prési­dence du Général de Gaulle, puis sous celle de Georges Pompidou. En 1986, lorsque je prends mes fonctions à Matignon, c'est tout naturellement que je vous appelle auprès de moi. Tout en continuant à exercer vos pro­pres activités, vous n'avez cessé de diriger la cellule africaine placée à mes côtés.


Aussi je voudrais vous dire aujourd'hui toute ma reconnaissance, à vous qui m'avez fait partager votre connaissance, mais aussi, mais surtout, votre amour de l'Afrique.


Voici évoqués, trop rapidement, Cher Jacques, les services que vous avez rendus à la France. Le résistant, le gaulliste, l'homme qui, par son rayonnement person­nel et aussi par sa ténacité et son courage, a joué un rôle déterminant dans la politique intérieure et africaine de notre pays, est, nous le savons tous, d'une discrétion et d'une modestie légendaires. En témoigne d'ailleurs votre profession de foi, très simple et très claire : «J'ai eu, dites-vous, l'hon­neur, la chance et le bonheur de servir le Général de Gaulle. Je l'ai fait dans une fidé­lité totale à l'homme qui a sauvé deux fois, dans des circonstances différentes, l'hon­neur de la France. Ensuite, j'ai eu pour guide et moteur de mon action la volonté d'aider à poursuivre la ligne politique dans la direction et vers les objectifs que le Général avait fixés».


Vous dont les deux passions, la France et l'Afrique, n'ont jamais été en conflit, puis­que «l'intérêt de notre pays et celui de ses anciennes colonies devenues ses partenai­res se confondaient», vous avez œuvré de toutes vos forces afin qu'il en soit ainsi dans le cœur de chacun.


Mais je ne voudrais pas, Cher Jacques, terminer sans évoquer d'un mot encore votre épouse, Isa. Elle a su, je le sais, vous ap­porter le bonheur mais aussi le courage quand c'était nécessaire. Aujourd'hui toutes et tous ici, qui l'avons connue nous pensons à elle, avec une respectueuse affection, elle qui, je le sais, vous regarde en cet instant et qui est heureuse. Au moment où ces insi­gnes de Grand Officier de la Légion d'Hon­neur récompensent vos services éminents, je suis très heureux et très fier, Mon Cher Jacques, de vous exprimer mon estime, mon respect et ma gratitude. Mais je veux aussi vous dire, aussi, tout simplement ma pro­fonde amitié et toute mon affection.

  

UKRAINE, MACRON VEUT ÊTRE RÉÉLU EN FRANCE PAR DÉFAUT

Télécharger la communication du MIL du 16 mars 2022

Lire le texte

Une guerre a été lancée en Europe par d’anciens communistes de la période soviétique. Elle apparait comme une continuation tragique de l’histoire du XXème siècle. Bref, «histoire ne se répète pas, elle rime».


Le 24 février 2022, la Fédération de Russie a engagé une guerre de conquête de l’Ukraine, pays voisin. Cette guerre constitue la violation du territoire d’un pays souverain et, aussi, du droit international. L’Ukraine est un pays démocratique, fondateur de l’ONU en 1945, qui ne menaçait pas la Russie. L’armée russe semble vouloir conquérir militairement la totalité de l’Ukraine compte tenu des moyens importants engagés (et de l’apport de troupes tchétchènes et syriennes). Au terme des semaines de combat écoulées, la résistance de l’armée Ukrainienne a prouvé sa valeur et son efficacité. La mobilisation et la détermination des civils et des militaires ukrainiens sont apparus chaque jour clairement. Devant une possible victoire russe, la résistance ukrainienne demeurera présente dans les zones occupées en attendant une issue diplomatique.


Aucune des motivations exprimées récemment par Poutine ne sont valables. Rien dans l’environnement de la Russie n’a changé depuis bien longtemps. Il utilise des propos de fantaisie allant d’une «nazification» de l’Ukraine à la présence d’armes virales. Il exprime sa nostalgie de l’URSS communiste et de l’empire Russe des siècles derniers.


La première vraie motivation du dictateur russe est liée à la grave crise économique et sociale que connait la Russie au terme de 22 ans d’exercice du pouvoir. Dans un pays riche en pétrole et en gaz, pour essayer de camoufler son échec, il tente de consolider son régime autoritaire par une situation de guerre.


La seconde motivation réelle de Poutine est liée à sa peur de la démocratie. Le succès aux élections de l’opposition en Biélorussie a été étouffé par le dictateur local (en place depuis 28 ans). Avec l’aide de Poutine, il a dû trafiquer les résultats pour conserver le pouvoir. L’Ukraine démocratique s’est tournée vers ses voisins européens. Elle présente un modèle attractif pour les citoyens russes, comme peuvent l’être également les Pays baltes. Poutine a développé progressivement une répression sauvage de la liberté d’expression en Russie.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la guerre engagée par Poutine contre l’Ukraine qui est reconnu comme un Etat indépendant et démocratique. Le Sommet de Versailles a réuni, début mars 2022, les 27 États membres de l’Union européenne (Europe des Nations). Ils ont réitéré leur plein soutien à l’Ukraine et ont condamné, de nouveau fermement, l’agression par la Russie et par la Biélorussie. Ils s’engagent à poursuivre leur soutien politique, financier, matériel et humanitaire à l’Ukraine. Ils reconnaissent les aspirations et le choix européen de l’Ukraine et son droit à décider de son destin. En France, cette condamnation de l’invasion de l’Ukraine par la Russie est reprise par tous les candidats à l’élection présidentielle, par tous les partis politiques français. Les sanctions économiques prises contre la Fédération de Russie et la Biélorussie, par l’ensemble des membres de l’Union européenne, sont légitimes. Leur but est de contribuer à mettre un terme à cette guerre en Europe.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) exprime sa solidarité avec les peuples ukrainiens, biélorusses et russes, victimes des actions de guerre de Poutine. Il faut exprimer, aussi, notre solidarité avec les combattants ukrainiens (militaires et civils) et appeler à la résistance dans les zones occupées par l’armée russe. Il faut aussi que la France aide la résistance et le peuple ukrainien. L’armée russe cherche à vider ce pays de sa population.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) dénonce l’incapacité de Macron à prévenir la guerre en dépit d’une communication forcenée à caractère électoral en France. Une campagne de La République En Marche (LREM) le désignait même comme le «sauveur de la Paix». Elle a dû être remisée. Macron n’a pas compris Poutine. Derrière la communication sur l’activité internationale de Macron, sans aucun résultat tangible, se cache sa volonté d’occulter la campagne présidentielle en France : refus de débattre avec les autres candidats, déclarations inodores, publication tardive de son programme. Macron veut être élu par défaut c’est-à-dire reconduit sans condition et sans faire campagne.


Enfin, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) regrette et désapprouve les soutiens, en France, implicites ou explicites, apportés à la guerre déclenchée par l’ancien communiste Poutine. En effet, nous pouvons constater que  des responsables politiques (actuels ou passés), des journalistes, des médias, des citoyens, défendent l’action de la Fédération de Russie et c’est, pour certains, afin obtenir parfois des avantages. Le gouvernement russe, comme d’autres pays, a toujours mené en France des actions d’ingérence, d’influence et d’intéressement financier depuis des décennies.


  

LE CAPITAINE PIERRE BERTOLINI

INTÈGRE LE COMITÉ D’HONNEUR DU MIL

Télécharger la communication du MIL du 25 mars 2022

Lire le texte

Par un décret du Lundi 8 novembre 2021 signé par le président de la République, Emmanuel Macron, le Capitaine Pierre Bertolini a été élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction de la République française. Celle-ci lui a été remise le 28 janvier 2022. En France, seules 75 personnes en sont dignitaires.


Le Général Schmitt, ancien chef d'état-major des armées est sorti de sa retraite pour décorer le Capitaine Pierre Bertolini aux états de service exemplaires : «Même dans la 2ème DB c'était pas si fréquent !».


Un autre ami du capitaine Pierre Bertolini, le général Franceschi conclut : «C'est le couronnement du parcours d'un être extraordinaire, d'un guerrier comme on en a jamais fait et comme on en fera plus !».


Pierre Bertolini était entré dans la Résistance à 16 ans avant d'effectuer une longue carrière dans l’armée, passant de la fameuse 2ème division blindée du général Leclerc au 3ème régiment parachutiste d'infanterie de marine en Indochine et en Algérie. Au total, cet ancien combattant cumule vingt titres de guerre et quatorze citations à l’ordre de l’armée.


Sa carrière a été exemplaire et peut être résumée par de nombreuses dates.


Interné résistant du 5 novembre 1940 au 5 mai 1941, il s'évade de France et franchit la frontière espagnole le 8 janvier 1943. Il rejoint les forces françaises libres à Casablanca le 13 juin et s'engage pour la durée de la guerre le 18 juin 1943. Caporal, il rengage à compter du 8 septembre.


Affecté au 3emc régiment des tirailleurs marocains, il gagne l'Angleterre le 31 mai 1944. Combattant accompli doté d'un sang-froid exceptionnel, il débarque à Grandcamp le 4 août et s'illustre durant les violents affrontements de la campagne de France. Cité à l'ordre de la division, il est dirigé sur le front de l'Est à l'automne avec le régiment de marche du Tchad et paye son audace d'une grave blessure au ventre. Son magnifique comportement lui vaut l'attribution de deux citations dont une à l’ordre de l'armée portant concession de la Médaille militaire.


Démobilisé le 4 Novembre 1945, il rengage pour 4 ans et sert à compter du 20 novembre par contrats successifs. Nommé caporal-chef le 1er décembre 1946 puis sergent le 1er janvier 1947, il se porte volontaire pour le corps expéditionnaire Français en Extrême-Orient. Débarqué à Saigon le 1er février, il rejoint les rangs du 2ème régiment d'infanterie coloniale. Chef de groupe aguerri, il ne cesse de s'illustrer dans la lutte contre la rébellion en Cochinchine. Rapatrié sur la métropole. Le 9 décembre 1949, il est promu sergent-chef le 1er octobre 1950 puis effectue un deuxième séjour en Indochine à compter du 3 août 1951.


Dirigé sur le Tonkin avec le 5ème bataillon de parachutistes coloniaux, il continue à se surpasser, rivalisant d'audace et de courage, entraînant ses hommes au combat avec une ardeur et un dévouement dignes d'éloges. Adjudant le 1er mai 1952, il quitte Saigon le 1er aout 1953, puis de nouveau affecté au Sud Vietnam le 6 décembre, il intègre le groupement mixte d'intervention.


Parachuté à la tête de son commando sur les lignes ennemies dans des zones montagnardes particulièrement hostiles, il réussit, au fil des missions confiées, à manœuvrer et à coordonner les actions des diverses unités engagées, infligeant des pertes sévères au Vietminh.


Sous-officier de grande classe, il obtient sept citations dont deux à l'ordre de l'armée pour sa participation à la campagne d’Indochine. La croix de chevalier de la Légion d'honneur lui est décernée pour services exceptionnels de guerre. Rapatrié le 25 juillet 1955, il gagne l'Afrique du Nord dans le cadre des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre.


Il intègre le 2ème régiment de parachutistes coloniaux (RPC) et obtient de remarquables résultats à la tête de sa section. Il rejoint la France le 11 octobre 1955 puis est affecté au sein du 5ème RPC en Algérie le 24 janvier 1957. Rapatrié le 24 janvier 1958, il est admis à l'école interarmes le 1er octobre et à sa sortie, fait le choix de l'arme de l'infanterie. Nommé sous-lieutenant le 1er octobre 1959, il est muté le 7 décembre 1959 au 3ème régiment parachutiste d'infanterie de marine (RPIMA) stationné en Algérie.


Officier de renseignements de son unité, il n'a de cesse de se faire remarquer par son courage et son efficacité. Il s'affirme de manière éclatant du 20 juillet au 5 octobre 1961, aux combats de Bizerte où il joue un rôle prépondérant dans la prise des casernes tunisiennes. Il quitte définitivement l'Algérie le 30 novembre et est promu lieutenant le 1er décembre. Affecté au 7ème RPIMA au Sénégal le 20 janvier 1962, il dirige le centre d'instruction nautique de N'Gor avec autorité et efficacité. Il est nommé officier de la Légion d'honneur le 13 février 1962.


Rapatrié le 27 avril 1964, il intègre l'école d'entraînement physique militaire d'Antibes et prend la tête d'une compagnie élèves, confirmant ses qualités d'instructeur et de meneur d'hommes. Capitaine le 1er octobre 1965, il est placé en congés de longue durée avant de faire valoir ses droits à pension de retraite. Rayé des contrôles de l'armée active le 16 juillet 1969, il est promu commandeur de l'ordre national du Mérite, le 12 juin 1974. Il est rayé des cadres de réserve et admis à l'honorariat de son grade le 1er avril 1979 et la croix de commandeur de la Légion d'honneur lui est décernée le 4 avril 1995. Il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'honneur le 2 mai 2007 qui lui sera remise à l'Élysée par le Président de la République Nicolas Sarkozy.


Durant sa retraite, son dévouement à la Patrie et l'amour qu’il porte à la Corse lui réservera une nouvelle et très grave blessure. Il n'acceptait pas le terrorisme qui a fait bien des victimes. Lui-même a échappé miraculeusement à l'explosion de son véhicule piégé mais il sera très grièvement blessé.


Pierre Bertolini se souvient encore de tous les instants d'une vie «toujours au service de la France... au service du Général !». Ce fut un patriote, ami très proche de Pierre-François Debizet.

C’est tout son parcours que le Mouvement Initiative et Liberté a voulu honorer en l’intégrant dans son comité d’Honneur.

  

LAURENT WAUQUIEZ :

DU RETOUR DE LA GUERRE ET DE NOS ARMÉES

Télécharger la communication du MIL du 26 mars 2022

Lire le texte

L'invasion militaire russe de l'Ukraine a mis fin à une importante période de paix en Europe. Certes, la France n'est pas en guerre, mais le risque oublié redevient d’actualité. La seule réponse pour maintenir la paix réside dans la capacité de la France à défendre ses citoyens et à assurer ses responsabilités vis-à-vis des pays européens. Le bon fonctionnement et la croissance de la puissance effective de nos forces armées, dans tous les domaines, apparait une priorité nationale.


Cette priorité doit s'imposer dans le débat présidentiel, puis lors des législatives de juin 2022. Macron propose une hausse du budget actuel (moins de 41 milliards annuels actuellement) trop faible et trop lente. Elle ne répond pas du tout aux exigences actuelles, pas plus que celles de plusieurs autres candidats.


Laurent Wauquiez, dans un texte publié le 20 mars 2022 sur Facebook, présente la situation, les enjeux concrets et les mesures à prendre sans aucun délai. Il s’agit d’une analyse de premier plan, c’est pourquoi le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) a décidé de publier l’intégralité de ce texte.


Du retour de la guerre et de nos armées - par Laurent Wauquiez


J’ai été amené à l’écrire, c’est une banalité, mais la guerre en Ukraine, c’est le retour de la guerre. Cette banalité, il faut la dire et la répéter. Il faut en avoir profondément conscience si l’on ne veut pas connaître le destin de l’Europe de l’entre-deux guerres. C’est le retour du tragique et des conflits, le retour de ce que certains ont cru pouvoir balayer de leur horizon : l’importance d’avoir une Nation capable de nous protéger. Le premier devoir du politique : apporter la protection à ses habitants.


Nous avions fini par l’oublier mais, et le général de Gaulle le rappelait dans un très beau discours à l’École militaire en 1959, depuis les Mérovingiens, les Carolingiens, les Capétiens, depuis le Premier Empire jusqu’à la IIIe République, la raison d’être des États a souvent été la défense et la protection. Contre les invasions barbares, contre la menace du Saint-Empire romain germanique ou des Anglais, contre la Prusse… la France ne serait plus elle-même si, à des moments clés de notre histoire, nous n’avions pu compter sur notre armée pour nous protéger.


Il ne faut jamais oublier qu’une armée ne sert à rien jusqu’au jour où on en a besoin. La cause profonde de la défaite de 1940 se résume à une simplissime clarté : les Allemands avaient préparé leur armée, les Français avaient abdiqué ; les uns avaient préparé la guerre, les autres avaient renoncé à la penser. Marc Bloch, l’un des plus remarquables historiens français, fusillé par les Allemands, l’avait parfaitement analysé depuis sa cellule au lendemain de la défaite : l’humiliation de 1940 est due au fait que les politiques, les élites, les Français globalement avaient baissé les bras et avaient renoncé.


Eh bien, le retour de la guerre en Ukraine nous oblige à ouvrir les yeux et à cesser de renoncer, car nous savons maintenant que le moment peut venir où il faudra être capable de protéger l’Europe.


Le sommes-nous ?  Sommes-nous prêts ? Alors que l’on évoque le retour de ce qu’on appelle de ce terme étrange les guerres de haute intensité, sommes-nous prêts ?


Les chiffres sont sans ambiguïté. La chute en trente ans est abyssale. Nous avions 1 350 chars, nous en avons 220. Nous avions 686 avions de combat, nous en avons 250. Nous avions 37 grands bâtiments de surface, nous en avons 19. À titre d’exemple, certains experts estiment que tous les deux ans, l’armée chinoise se renforce de l’équivalent de l’armée française.


Si l’on prend par exemple les munitions, le président de la commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat, Christian Cambon, a estimé que nous avions, au mieux, des réserves de munition pour tenir 3 jours tant nos stocks sont bas. Que l’on se comprenne bien, si un conflit comme la guerre d’Ukraine devait éclater, une armée, comme la nôtre, a suffisamment de munitions pour trois jours ! Plus globalement, en raison de nos problèmes logistiques, on considère que globalement l’armée ne pourrait pas tenir plus de 15 jours. Pour nos avions, nous serions au mieux capables d’aligner 50 appareils dans un combat de haute intensité. Nous n’avons quasiment pas d’avions gros porteurs - ironie de l’histoire l’armée française en était réduite à louer ceux de l’Ukraine ces dernières années. Songe-t-on, à titre d’exemple, qu’il s’est détruit dans les 15 premiers jours du conflit ukrainien à peu près autant de chars que tout ce que l’armée française est capable aujourd’hui d’aligner.


À ce stade, les programmes français tels qu’ils sont définis reconnaissent clairement qu’aujourd’hui l’armée française est démunie, ils prévoient bien une remontée en charge à horizon 2030. En 1936, l’armée française avait prévu le même type de raisonnement en se fixant d’être prête pour 1943.


Je voudrais, pour finir, évoquer un sujet qui, je le comprends, peut susciter de grands espoirs ou, pour le dire autrement, de grands rêves : une armée européenne. Je le dis simplement mais de façon assez catégorique : je n’y crois pas. Je crois à l’Europe capable d’organiser les échanges entre nos étudiants et nos universités, je crois à l’Europe des infrastructures, je crois et c’est beaucoup comme le rappelle la guerre en Ukraine, à l’Europe qui crée la paix entre nous et nous rappelle le sens d’une civilisation européenne bâtie sur l’humanisme, je voudrais croire à une Europe économique capable de défendre avec détermination nos intérêts économiques face aux États-Unis et à la Chine mais je ne crois pas à l’Europe de la défense. Jamais nous ne pourrons agir efficacement sur des questions de souveraineté en ayant besoin de recueillir l’assentiment d’autant de pays aux intérêts divers, en étant contraint à des discussions sans fin ; l’armée est affaire de nation et de souveraineté. En disant cela, je ne dis pas qu’il ne faut pas penser l’armée française dans un cadre européen. Je dis juste qu’on ne doit pas penser à diluer une armée française dans une armée européenne. Et pour ceux qu’il serait encore nécessaire de convaincre, je renvoie à la brutale clarté de la décision allemande de commander, au moment où nous discutions pourtant d’un avion de combat européen, des avions américains au lieu de faire le choix de l’Europe.


Alors oui, il faut réinvestir dans notre armée, donner les moyens à nos soldats d’assurer leurs missions, porter l’effort de défense bien au-delà de 2% du PIB, en montant à 65 milliards d’euros – nous étions capables de le faire des années 60 aux années 80 ; il faut arrêter les fausses lois de programmation, où les chiffres servent à la communication plus qu’à la réalité de nos moyens, à l’image de la loi actuelle qui prévoit 295 milliards dont seulement 198 sont assurés. Il faut le faire en se fixant des priorités : reconstituer des stocks de munitions – nous en sommes là – acheter les missiles aster et exocets si stratégiques, remplacer les Rafales que nous avons cédé à la Grèce et à la Croatie (20 sur une flotte de 130 !), combler nos trous sur les navires de premier rang, œuvrer pour tout ce qui relève de ce qu’on appelle la mise en condition opérationnelle (drones, équipement, lutte cyber). Cet effort d’armement peut se mener en veillant à ce que notre économie en tire profit à travers des commandes passées à nos entreprises françaises comme le font les Américains chez eux.


Pour cela, il faut aussi, est-il besoin de le rappeler, un pays en ordre de marche qui aura su arrêter de gaspiller l’argent public sur des domaines inutiles pour le consacrer là où notre avenir est en jeu.


Nous avons tout pour faire face à cette période de conflits plus menaçante qui est devant nous ; nous avons toutes les forces en nous-mêmes. Il faut juste de la lucidité, de la détermination et ce courage dont de Gaulle rappelait toujours qu’il fait à la fois la personnalité des chefs de guerre et des hommes d’État : «s’efforcer d’être des hommes, des hommes dignes et capables de répondre, dans des conditions insoupçonnées, au drame qui fondra sur eux et où il faudra faire face sans effroi et avec détermination».

  

PHILIPPE DE GAULLE : «CETTE IDÉE QUE C’EST LA FIN DE LA FRANCE EST EXAGÉRÉE»

Télécharger la communication du MIL du 7 avril 2022

Lire le texte

Vous êtes centenaire depuis le 28 décembre. Que cela vous inspire-t-il ?

Je ne m’y attendais pas du tout ! Je pensais être tué à 18 ans, pendant la guerre. J’aurais préféré prêter un peu de ma longévité à mon père, pour qu’il vive quelques années de plus. Il avait encore beaucoup de choses à écrire.


N’avait-il pas dit l’essentiel ?

Ses Mémoires donnent une excellente vue d’ensemble, mais il avait conscience que des détails manquaient. Il pensait que les Français ne comprenaient pas ce qu’il avait voulu faire et refusaient le choix de l’effort.


Vous avez surpris tout le monde en publiant vos souvenirs à 80 ans. N’ont-ils pas complété ce récit inachevé ?

J’ai essayé, mais il a fallu supprimer la moitié de mon manuscrit, qui était trop long ! Mon père voulait que je m’occupe de ses archives. Au fil des années, il laissait ses papiers en bas de l’armoire à La Boisserie. Quand j’arrivais, il me disait : «Tiens, tu t’occuperas de ça…» Il a fallu trier pendant plusieurs années, et cette tâche écrasante m’a pris beaucoup de temps.


En 1938, il a voulu vous envoyer à Sciences Po pour devenir diplomate, et vous avez piqué une colère. Sinon, il n’y a eu aucun nuage entre vous et lui…

Il ne comprenait pas mon goût pour la marine, qui n’était pas, à l’époque, aussi essentielle à la France que l’infanterie. Je me suis vivement opposé à son idée de diplomatie. Mon rêve depuis toujours était de commander un contre- torpilleur. Il m’a laissé faire.


Votre père ne vous a pas fait compagnon de la Libération. C’est une blessure ?

Il m’a dit ceci après sa démission de la présidence du Conseil en 1946 : «Avant de quitter le pouvoir, j’ai nommé compagnons 1038 combattants et villes combattantes. Comme il aurait fallu que j’en nomme trois fois plus, naturellement je ne pouvais pas, toi, mon fils, te faire compagnon de la Libération. Maintenant, c’est terminé». Et il ajouta : «De toute façon, tout le monde sait que tu fus mon premier compagnon».


Ce livre raconte aussi votre guerre, il n’y avait pas une foule de Français libres sur les mers du monde…

J’ai été dans la seule promotion de l’École navale qui s’est battue en mer. Nous étions 200 officiers et aspirants et 6.600 quartiers-maîtres : nous avons coulé plus d’Allemands que tout le reste de la marine réunie qui comprenait 100.000 hommes. Je ne pouvais pas dire ce genre de choses avant pour ne pas faire de drame. Maintenant qu’ils sont tous morts sauf moi, je le dis. J’appartiens à la promotion qui a fait le boulot.


En 1964, avant une opération chirurgicale, le président de la République vous écrit qu’il veut vous voir prendre sa suite si cela se passait mal…

J’ai reçu cette lettre comme une marque d’affection paternelle. Mais c’était évidemment hors de question ! Il avait toujours dit qu’il n’avait pas de prédécesseur ni de successeur.


Il y a une chose qui ne change pas dans cette édition augmentée, c’est le mal que vous dites de Pétain.

La thèse du glaive et du bouclier, développée dans les années 1950, et très à la mode aujourd’hui, est sans fondement. Pétain voulait mettre fin à la République pour lui substituer une autre morale. On ne fait pas de réforme morale et politique sans être vainqueur. Si on est vaincu, toute prétention à la réforme est de la blague. Il fallait faire la guerre, et utiliser sans hésiter la profondeur stratégique de l’empire. Toute idée contraire nous menait au désastre.


Vous avez fait quelques ajouts dans cette nouvelle édition. Notamment à propos de la guerre d’Algérie. En juillet, on commémorera les 60 ans de l’indépendance. Le temps, peut- être, d’arrêter de demander pardon ?

Nous, les Gaulois, n’étions rien avant d’être conquis par Rome. Ils nous ont tout appris. L’état civil, le statut de la femme, l’héritage, les aqueducs, les fortifications, l’art de la guerre. Les Algériens, c’est la même chose : nous leur avons beaucoup appris, plutôt que de parler de crime contre l’humanité.


Il y a encore une grande bataille de chiffres, par exemple autour du nombre de morts…

Le gouvernement algérien continue de répandre des mensonges sur la présence française. Les commissions d’experts, qui se sont penchées sur le sujet dans les années suivantes, ont établi à 188.000 le nombre d’Algériens morts pendant dix ans de combats. Et non pas 1 million, comme on a entendu ! En 14-18, guerre autrement meurtrière, il y a eu 1,3 million de militaires français tués. Gardons le sens de la mesure.


Votre père a-t-il joué double jeu ? Savait-il dès le départ qu’il n’y avait pas d’autre solution que l’indépendance ?

Mon père a été très étonné qu’après Vichy, nous ayons conservé un empire. Après avoir tiré sur les Alliés pendant la guerre, c’était une anomalie. Il a très tôt considéré que conserver l’empire tel quel n’était pas possible, et qu’il fallait trouver une autre forme d’association.


Oui, mais l’Algérie ?

Il s’est efforcé dans un premier temps d’apporter loyalement le plus d’atouts possibles à une solution la plus française possible. Il nous disait : «C’est bien tard, on ne va pas y arriver, mais je vais essayer en y mettant tous nos moyens, et nous verrons bien». Et il a vu que ça ne marchait pas. Il n’avait pas décidé à l’avance que ça ne devait pas marcher. Mais il savait que les chances étaient faibles. Personne n’a le droit de prétendre avoir été trompé, même si certains peuvent déplorer que le président de la République n’ait pas pris leurs désirs pour des réalités.


Qu’en est-il de sa dureté face au drame des harkis ? Des associations vous ont poursuivi en justice pour vos commentaires à ce sujet.

La condamnation en appel a été cassée par la Cour de cassation. Je maintiens ce que j’ai dit ! La présence militaire française créait une immense soupe populaire et, moyennant un fusil de chasse et une casquette, on leur disait : «Tu es harki». Le plus grand nombre de ces harkis de fortune ont rallié le FLN, dont l’armée est passée de 7.000 à 180.000 hommes en dix-huit mois. Sur les 240.000 harkis dénombrés et les 38.000 soldats musulmans de l’armée française, la différence entre les 138.000 qui sont venus en France et la centaine de milliers qui s’est intégrée à l’armée algérienne laisse apparaître quelque 40.000 disparus, hélas victimes des convulsions révolutionnaires. Parmi ces convulsions, il y a eu les règlements de comptes qui se sont multipliés pour prendre possession des terres cultivées.


Pouvez-vous nous donner plus de détails, comme vous le faites, d’ailleurs, dans votre livre ?

Le général de Gaulle avait dit au général Katz d’évacuer rapidement, car si notre retrait était trop lent, les Algériens feraient des escarmouches et prétendraient qu’ils nous ont mis dehors. Cent vingt-huit mille harkis ont été évacués dans un premier voyage. Au deuxième, il n’en a trouvé que 10.000. Ensuite, les Français d’Algérie ont écrit la légende noire du Général sur ce chapitre, en accord avec le FLN. Ça les arrangeait des deux côtés de lui mettre sur le dos la cruauté du sort réservé aux harkis.


On cite souvent l’expression «Colombey-les-Deux-Mosquées», pour expliquer l’impatience de votre père à séparer l’Algérie de la France. Ce n’est pas vrai ?

Après l’indépendance, mon père était soulagé pour la France. Il avait fini par conclure que «ce n’était pas la France qui profitait de l’Algérie, mais l’Algérie qui vivait de la France». Quant à «Colombey-les-Deux-Mosquées», selon moi, il n’a jamais dit ça. C’est Alain Peyrefitte qui l’a rajouté dans C’était de Gaulle. Je le connaissais bien, et je l’ai aidé à terminer son livre, mais il était un peu inventeur parfois. Charlie Hebdo a repris ensuite ce slogan. Le journal satirique aurait dû se limiter à ce genre de plaisanterie en matière d’islam.


Faire dire à Mahomet «C’est dur d’être aimé par des cons», en visant les islamistes, ce n’est pas bien méchant, et c’est même vrai…

Il y a eu pire ensuite, où on voit le Prophète à quatre pattes. On ne fait pas ça. C’est inutilement insultant.


Donc, votre père n’aurait pas dit «Colombey-les-Deux- Mosquées», mais il a dit «Israël, peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur». On l’a accusé d’antisémitisme. Mauvais procès ?

Dois-je répondre en évoquant les noms de Gaston Palewski, René Cassin, Michel Debré, et tant d’autres Français juifs qui l’ont entouré ? Mon père s’en fichait de la religion des uns et des autres, il utilisait les compétences de ceux qui voulaient la même chose que lui : servir la France. Après cette phrase qui a fait couler tant d’encre, il m’avait confié : «Peuple d’élite, sûr de soi et dominateur. Je voudrais bien pouvoir en dire autant des Français».


En effet, qui n’est pas «sûr de soi» renonce à défendre ses intérêts, migratoires ou autres. Récemment le pape a osé faire la morale à ce sujet aux États européens. Qu’en pensez- vous ?

Le nouveau pape n’est pas européen, alors il ne comprend pas toujours très bien ce qui se passe en Europe. Il faut prendre les gens dont on a besoin. Cela s’appelle la politique des quotas. Il faut révoquer les accords de libre circulation qui ont été signés après l’indépendance algérienne, du temps de mon père, et dramatiquement aggravés par le regroupement familial. On a une société déstabilisée, composée de gens qui transportent leurs mœurs ici.


Un exemple de mœurs incompatible ?

La viande halal. La France dit que l’on doit tuer les animaux après les avoir étourdis, point final. On ne veut de mal à personne, mais notre pays est comme ça. Notre pays a été fait en deux mille ans, et on en respecte les coutumes. Celui qui veut quand même de la viande halal, il doit l’importer par La Poste !


En 2005, vous votiez pour le projet de Constitution européenne. Regrettez-vous ce choix ?

Pas du tout. Nous construisons l’Europe, mais ça va prendre des siècles. On ira en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie du Nord comme on va dans le Lot-et-Garonne ou en Franche-Comté. Regardez les Anglais, ils font les malins, leur premier ministre fait le clown, mais ils vont plus mal que nous. On peut prédire dès maintenant que le prochain roi du Royaume-Uni ne sera plus roi d’Irlande du Nord.


Les Français sont-ils trop pessimistes à l’égard de leur propre pays ?

Un peu trop. Cette idée que c’est la fin de la France est exagérée. On a connu ça en 1944 : il n’y avait plus un seul pont debout, plus d’état civil. C’était épouvantable. Aujourd’hui, c’est différent. La France de Louis XIV, c’est terminé. Notre nouvelle tâche, c’est l’Europe.


Les dernières pages de votre livre s’indignent de la judiciarisation de la politique. Les procès à répétition sur les comptes de campagne vous choquent-ils ?

La justice se mêle trop de la politique. Il ne faut pas s’occuper du financement des campagnes électorales. Si on le fait, on se mêle de ce qui ne regarde que l’électeur. Si des candidats ont de l’argent, ils paieront pour leurs campagnes. Ceux qui n’en ont pas s’appuient sur les partis. Si on a offert à un candidat un costume de bonne facture, cela le regarde. Et s’il a choisi tel ou tel assistant, cela le regarde. Si l’électeur n’en est pas content, il le fera savoir au scrutin suivant. La justice n’a pas à se mêler des élections, mais de la vie civile. Le juge du politique, c’est l’électeur, pas le magistrat.


Le Conseil constitutionnel est l’un des symptômes de cette judiciarisation de la vie politique. Doit-il être recadré ?

Juger les lois à l’aune des préambules de la Constitution, cela n’a jamais été l’esprit de la Ve République. Mon père avait vu le danger. Il a été furieux de découvrir que les rédacteurs du projet de 1958 avaient adjoint les préambules des constitutions antérieures, avec leurs déclarations des droits de l’homme, mais il n’est pas intervenu pour les ôter. «... Les démagogues qui sont les inspirateurs de ces additions vont pouvoir bêtifier sur les droits de l’homme pour rendre l’internationalisme, le cosmopolitisme et l’apatridisme opposables aux droits du citoyen», m’avait-il dit.


Et cette présidentielle, qu’en dites-vous ?

Éric Zemmour s’amuse et sème la pagaille, peut-être d’ailleurs à la demande d’Emmanuel Macron, qui n’a pas démérité. Valérie Pécresse peut ressusciter la droite. Le jeu est ouvert ! Une chose est sûre : les Français se sont laissé aller pendant quarante ans, et le monde est redevenu dangereux. Il faut remonter la pente, et c’est encore possible.


L’amiral Philippe de Gaulle a soufflé sur sa centième bougie le 28 décembre 2021, et le 12 janvier 2022, ses «Mémoires» ressortent en librairie. Il a reçu «Le Figaro Magazine» pour un entretien exclusif avec Charles Jaigu, «le dernier», a-t-il affirmé. 

C’est ce dernier entretien, publié dans le Figaro-Magazine du 7 janvier 2022, que le MIL a souhaité porter à la connaissance de ses adhérents et de ses sympathisants.

Mémoires, de Philippe de Gaulle, Bouquins, 928 p., 30 €.

  

LE COMITÉ D’HONNEUR DU MOUVEMENT INITIATIVE ET LIBERTÉ

Télécharger la communication du MIL du 4 avril 2022

Lire le texte

Julien AUBERT, député du Vaucluse, président d’OLF

Francis BALLE, professeur des universités

Laurent BÉTEILLE, ancien sénateur

Auguste BLANC, ancien secrétaire général de la CSL, Président du Comité d’Honneur du MIL

Jean-Claude BOUCHET, député du Vaucluse

Geoffroy BOULARD, maire du 17° arrondissement de Paris

Philippe BRIAND, ancien ministre, ancien député d’Indre et Loire

Bernard CARAYON, ancien député, maire de Lavaur

Serge CAREME, chef d’entreprise

Pierre CHARON, sénateur de Paris

Jérôme CHARTIER, ancien député du Val d’Oise, maire de Domont

Jean-Louis COSTES, ancien député du Lot et Garonne, maire de Fumel

Paul DEHEUVELS, membre de l’Académie des Sciences, professeur des universités

Denise FLOUZAT, ancien recteur, ancien membre du Conseil de la politique mo­né­taire

Yves FOULON, ancien député de la Gironde, maire d’Arcachon

Jean-Pierre FOURES, ancien chef d’entreprise

Philippe de GAULLE, amiral (CR), ancien sénateur

Jacques GODFRAIN, ancien ministre, ancien maire

Louis GUEDON, ancien député de la Vendée

Roger KAROUTCHI, ancien ministre, sénateur, ancien ambassadeur de France

Christian LABROUSSE, ancien recteur, professeur des universités, président du MIL

Jean-Pierre LECOQ, maire du 6° arrondissement de Paris

Henry de LUMLEY, membre de l’Académie des Sciences, directeur de l’Institut de Paléontologie humaine

Hugues MARTIN, ancien député, ancien maire de Bordeaux

Damien MESLOT, ancien député du Territoire de Belfort

Armel PÉCHEUL, ancien recteur, professeur des universités

Philippe PEMEZEC, ancien député, maire du Plessis-Robinson

Eddie PUYJALON, président du Mouvement de la ruralité (LMR)

Didier QUENTIN, député, maire de Royan

Jean TIBERI, ancien ministre, ancien député, ancien maire de Paris

Richard TRINQUIER, ancien maire, médecin anesthésiste

Philippe VITEL, ancien député du Var

Daniel VOLAN, ancien cadre d’entreprise

Pierre-André WILTZER, ancien ministre

Henry ZATTARA, professeur émérite des universités, doyen honoraire



Membres du Comité d'honneur décédés :


René BESNAULT, amiral (CR)

Pierre BERTOLINI, ancien combattant, grand-croix de la Légion d’honneurRaoul Bé­TEILLE, conseiller honoraire à la Cour de cas­sation, ancien député, ancien président du MIL

Henri BIZOT, président d’honneur de la BNP

Marc BLANC­PAIN, président d’honneur de l'Alliance française

Alain de  BOISSIEU, général d'Armée, Compagnon de la Libération,  ancien Grand Chancelier de la Légion d'Honneur

Émile BOISSET, ancien délégué régional Rhone-Alpes du MIL

Jacques BOMPAIRE, ancien recteur, ancien professeur émérite

Roger BORIE, commandant de bord sur 747

Jacques BOYON, ancien ministre, ancien député

Christian CABAL, ancien député, professeur de médecine

Michel CARAGE, Compagnon de la Libération

Pierre CLOSTERMANN, Compagnon de la Libération

Joseph COMITI, ancien ministre

Pierre DEBIZET, ancien résistant des services de renseignements et d'action de la France libre, délégué général honoraire du MIL

Bernard DEB, ancien ministre, professeur de médecine, ancien député de Paris

Arthur DEHAINE, ancien député

Maurice DELAUNEY, Ministre Plénipotentiaire, Ancien Ambassadeur

Frédéric DELOFFRE, professeur émérite à la Sorbonne

Xavier DENIAU, ancien ministre, ancien maire

 

François DOUMENGE, ancien recteur, ancien président de l’ORSTOM

Roland DRAGO, membre de l’Institut, professeur honoraire des universités 

François-Georges DREYFUS, professeur émérite à la Sorbonne

Jean-Pierre DULAU, Compagnon de la Libération

Anne Marie DUPUY, ancienne député-maire

Yves DURAND, ancien recteur, professeur honoraire des universités

Georges FLICOURT, officier parachutiste de la France Libre

Edouard FREDERIC DUPONT, ancien maire du 7 arr. de Paris

Jacques FOCCART, ancien chef de réseau de la France libre, ancien se­cré­taire général à la présidence de la République (1959/1974)

Robert GALLEY, ancien ministre, Compagnon de la Libération

Alain GRIOTTERAY, ancien député, ancien maire

Yves GUENA, ancien ministre, ancien président du Conseil constitutionnel, ancien président de la Fondation de la France Libre

Jacques GUGGENHEIM, chef d'entreprise

Michel HABIB-DELONCLE, ancien ministre, député honoraire 

Jean-Paul HUGOT, ancien sénateur, ancien maire

Lucien ISRAEL, professeur émérite de médecine

Gabriel KASPEREIT, ancien ministre, ancien député-maire

Bernard KERDELHUE, directeur de recherche au CNRS

 

Christian de LA MALèNE, ancien ministre, ancien sénateur

René LESECQ, Compagnon de la Libération 

Pierre LEROY BEAULIEU, ancien député

Jean LETOURNEAU, ancien ministre d'état

Ludwig Harry LINDORFER, ancien légionnaire, ancien permanent du MIL

Jacques MAILLET, polytechnicien, Compagnon de la Libération

Dominique MARCILHACY, président commission participation du MIL

Lucien MAROTEAU, ancien conseiller général

Jean MARSAUDON, ancien député-maire

Alain MICHENAUD, ancien délégué régional IDF, trésorier du MIL

Claude MICHENAUD, ancien fonctionnaire de police, collaborateur de Jacques Foccart

Pierre MESSMER, ancien Premier ministre, Compagnon de la Libération

Lucien NEUWIRTH, ancien ministre

Robert PANDRAUD, ancien ministre, ancien député

Charles PASQUA, ancien ministre d’État, ancien sénateur

Alain PEYREFITTE, ancien ministre, député-maire

Dominique PIONAT, maire et délégué régional aquitaine du MIL

Alain PLANTEY, ambassadeur de France

Jean-Paul POURCEL, ancien préfet

Éric RAOULT, ancien ministre, ancien député

Jacqueline RICHEROT, ancienne directrice politique du Dauphiné libéré

Paul RIVRE, Compagnon de la Libération 

Jean Paul de ROCCA SERRA, ancien député

Jacques ROUGEOT, ancien président de l’UNI, professeur émérite à la Sorbonne

Alice SAUNIER SEITE, ancien ministre

Robert SCHULER, ancien délégué régional Bourgogne du MIL

Maurice SCHUMANN, ancien ministre, Compagnon de la Libération

Pierre SIRAUD, Ambassadeur

Solange TROISIER, ancienne député

Edgard TUPË-TOMÉ, Compagnon de la Libération

Pierre de VERNEJOUL, professeur honoraire des universités

Bernard VILLEMOT, affichiste

Jean VOLVEY, Compagnon de la Libération

Fernand WIBAUX, ambassadeur de France



Compagnons de la Libération ayant été adhèrent du MIL


Jean BALLARIN, Compagnon de la Libération

Gustave BARLOT, Compagnon de la Libération

Jean BELLEC, Compagnon de la Libération

Michel CARAGE, Compagnon de la Libération

Pierre CLOSTERMANN, Compagnon de la Libération

Alain DE BOISSIEU, Compagnon de la Libération

Pierre DELSOL, Compagnon de la Libération

Andre DEVIGNY, Compagnon de la Libération

Daniel DIVRY, Compagnon de la Libération

Jean Pierre DULAU, Compagnon de la Libération

Pierre DUREAU, Compagnon de la Libération

Robert GALLEY, Compagnon de la Libération

Alain GAYET, Compagnon de la Libération

Robert HERVE, Compagnon de la Libération

Pierre JULITTE, Compagnon de la Libération

Rene LESECQ, Compagnon de la Libération

Edmond MAGENDIE, Compagnon de la Libération

Jacques MAILLET, Compagnon de la Libération

Jean-Pierre MALLET, Compagnon de la Libération

Jacques MANSION, Compagnon de la Libération

Antoine MASUREL, Compagnon de la Libération

Pierre MESSMER, Compagnon de la Libération

Raymond MEYER, Compagnon de la Libération

Paul ODDO, Compagnon de la Libération

Jean Gabriel REVAULT D’ALLONNES, Compagnon de la Libération

Paul RIVIERE, Compagnon de la Libération

Jean ROSENTHAL, Compagnon de la Libération

Etienne SCHLUMBERGER, Compagnon de la Libération

Maurice SCHUMANN, Compagnon de la Libération

Edgar TUPET THOME, Compagnon de la Libération

Henri VERDIER, Compagnon de la Libération

Jean VOLVEY, Compagnon de la Libération

  

LES FRANÇAIS SONT LIBRES DE LEUR VOTE

Télécharger la communication du MIL du 14 avril 2022

Lire le texte

Une analyse du résultat du premier tour de l’élection présidentielle s’impose. L’abstention a été assez forte (26%) le 10 avril 2022 en dépit d’un choix électoral très ouvert avec 12 candidats. L’une des raisons du taux d’abstention repose sur l’absence d’une campagne électorale classique décidée par Macron. Celle-ci a réduit le débat et a conduit le scrutin vers une bataille d’image et de communication plutôt que d’idées, de programmes et d’ambition pour la France. Le vote a profité aux trois candidats médiatisés depuis 2017 : Le Pen, Macron et Mélenchon. Cette notoriété nationale a sans doute jouée. Le recours à un vote utile a, aussi, eu lieu en faveur des candidats placés en tête dans les sondages des quinze derniers jours. Les électeurs traditionnels des partis de gouvernement (LR et PS) ont été attirés, lors de ce scrutin national, vers l’un des trois candidats arrivés en tête des prévisions.


Macron a recueilli près de 27,8% des suffrages. Les votes d’opposition au sortant ont rassemblé 72,2% des voix. Les oppositions au sortant sont de nature diverse : 32,3% pour la droite de la droite (RN, Reconquête, NDA), 25,7% pour la gauche marxiste (LFI, PCF et trotskystes), 6,4% pour la gauche classique (PS et EELV), 4,8% pour la droite républicaine et du centre (LR et UDI) et 3,1% pour Lassalle.


A l’occasion de ce scrutin, trois principaux pôles se sont affirmés : un pôle «centriste et fédéraliste européen», un pôle «national et souverainiste» et une «gauche radicale marxiste». Ceci au détriment des partis de gouvernement ayant structurés la Vème République. Mais cette structuration électorale d’un jour apparait grandement instable et passagère. Macron a enfin engagé une campagne électorale. La réalité de son programme pose chaque jour davantage question. Il prône un «en même temps» qui se rapproche du n’importe quoi. Il tente de plaire à tous avec des mesures contradictoires ayant comme seul repère le fédéralisme européen. Le pôle «national et souverainiste» reste éclaté dans les faits puisque les soutiens (Zemmour et Dupont-Aignan) n’ont pas été intégrés à son projet gouvernemental. Le candidat de «gauche radicale marxiste» a atteint un bon score en profitant des suffrages de gauche modérée, d’écologistes et de votes communautaires. Compte tenu de sa troisième position, il a été éliminé et, depuis dimanche soir, la gauche est revenue à ses divisions antérieures (PS, EELV, LFI, PCF et tous les autres).


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) constate que l’appel au rassemblement de Macron, de Jospin à Raffarin, est juste une opération de communication. De même, il est très regrettable de constater le ralliement de Nicolas Sarkozy à la candidature de Macron alors qu’il n’avait pas pris position au premier tour. De plus cela se double par un soutien explicite au projet politique du président sortant. Le programme de Macron n’a rien à voir avec celui de la droite républicaine. Sarkozy vient de signer volontairement sa rupture avec sa famille politique pour des raisons qui lui sont propres et qu’il devra, un jour, expliquer. Il est libre d’évoluer différemment mais c’est regrettable au regard du travail effectué, dans le passé, par les militants gaullistes pour le faire élire.


Un accord d’appareil avec Macron a été totalement exclu par Les Républicains lors du Bureau politique du 11 avril 2022. En dépit de cela, si des élus, LR ou autres, souhaitent, par intérêt personnel, rejoindre le macronisme ou d’autres, ils doivent le faire sans délai pour n’entretenir aucune ambiguïté et être honnête vis-à-vis de leurs électeurs.


Nous encourageons les Français à aller voter massivement pour qui ils veulent. Il reste quatre choix possibles : Macron, Le Pen, nul ou blanc. L’abstention n’est pas honorable face à nos anciens qui se sont battu pour que nous puissions être libres. Votez comme bon vous semble, mais votez. Mais les Français n’acceptent plus qu’on leur dicte leur vote. Ils votent en conscience et c’est un vote personnel et non public.


Par contre, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) réitère son appel à ne pas voter pour le renouvellement du président sortant, compte tenu du bilan de son quinquennat et de son programme à la fois flou, dangereux et insuffisant. Nous restons fidèles à nos écris depuis 2016.


Maintenant, le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) juge que la priorité doit porter sur les législatives et la défense des valeurs gaullistes. La préparation et le succès des candidats de la droite gaulliste, qui sont en très grande majorité au sein de la droite républicaine, en juin prochain doit primer sur tout autre enjeu. En effet, quel que soit le vainqueur au second tour de la présidentielle, il semble ne pas devoir disposer d’une majorité, absolue et automatique, à l’Assemblée nationale, comme cela a été le privilège de Macron de 2017 à 2022. Le jeu parlementaire devrait par conséquent reprendre une place centrale, sachant que, par ailleurs, la droite républicaine et le centre restent majoritaires au Sénat.


Les valeurs gaullistes ont été oubliées, mettons les en avant.

  

NON AUX PLEINS POUVOIRS À MACRON

Télécharger la communication du MIL du 27 avril 2022

Lire le texte

Macron a été réélu président de la République pour un second et dernier mandat. Il cherche désormais à obtenir une majorité à l’Assemblée nationale pour mettre en œuvre son programme. Le résultat des élections législatives de juin est le nouvel enjeu majeur. La répartition des forces qui se dessine au sein de l’Assemblée nationale est la suivante.


Un bloc macroniste. Des députés constitueront un bloc macroniste, sous une forme qui reste à préciser au final (parti unique ou fédération de partis). Vont s’y retrouver des élus de La République en Marche (LREM), du Mouvement Démocrate (MoDem) et à la marge quelques supplétifs (Horizons, Agir, ou autres). Ces partis disposent de plus de 300 sortants, mais une partie ne se représente pas, quant à ceux qui se représentent, certains ont été actifs sur le terrain, tandis que de nombreux autres ont été des élus fantômes.


Des oppositions de gauche. Les partis de la gauche de la gauche vont présenter des candidats contre les projets politiques de Macron. Actuellement, le PS dispose d’une quarantaine de députés. L’extrême-gauche d’une autre quarantaine de parlementaire si l’on cumule ceux de La France Insoumise (LFI) et ceux du Parti communiste (PCF). EELV est absent du jeu. Deux incertitudes apparaissent dans leur représentation. La première porte sur les arrangements de premier tour avec des candidatures uniques ou des circonscriptions dédiées. La seconde concerne les désistements de second tour, en particulier, dans le cas de triangulaires. Le contexte local et personnel influera souvent de manière déterminante dans ce jeu.


Des oppositions de droite. Actuellement, Les Républicains, qui regroupent le plus de gaulliste actuellement, disposent d’une centaine de députés. Ils constituent le premier groupe d’opposition. Ils ont activement travaillé en ce sens depuis 2017. Le Rassemblement national n’a disposé que de quelques élus depuis 2017. Les Républicains présentent des candidats dans toutes les circonscriptions. Ils viennent d’acter la constitution d’un groupe de «droite républicaine et populaire» indépendant et se situant en opposition à la politique de Macron. LR peut s’appuyer sur ses sortants et sur de nombreux candidats de terrain élus lors des récentes élections locales. Tous les candidats LR devront s’engager à intégrer le groupe LR et à participer à son action législative s’inscrivant dans l’opposition à la politique menée par le président de la République, hors sujet consensuel. Les quelques élus LR, qui voudraient rejoindre le bloc macroniste, doivent impérativement le faire pour clarifier la situation. Le Rassemblement national présentera également des candidats partout avec l’ambition de pouvoir constituer un groupe parlementaire. Le parti «Reconquête !» d’Éric Zemmour a fait appel à une union avec les autres partis de droite afin d’essayer d’avoir des élus, il n’a pas reçu un accueil favorable ni des LR ni du RN.


L’enjeu, pour tous les partis, est de présenter des candidats dans un maximum de circonscription afin de bénéficier, pendant cinq ans, du financement de l’État basé sur le nombre de voix obtenu.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) pense qu’il est très difficile de prévoir les résultats des législatives à partir des scores de la présidentielle. D’une part, la part des votes d’adhésion aux candidats (Le Pen, Macron, Mélenchon) est à relativiser par rapport à celle des votes de rejet, contre Macron ou contre Le Pen. D’autre part, la participation aux élections législatives reste inconnue et va jouer sur la capacité à se maintenir au second tour. Enfin, l’état de grâce, dont Macron a disposé en 2017, a disparu, comme le prouve toutes les enquêtes. Les courants d’opposition à Macron apparaissent majoritaires dans l’opinion. Le jeu politique apparait donc assez ouvert. Les interrogations portent sur le nombre des députés macronistes, qui pourraient constituer une majorité relative (groupe le plus nombreux) ou absolue (disposant d’une majorité à l’Assemblée nationale), mais aussi sur le poids respectif des oppositions de droite et de gauche.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) appelle à voter pour les candidats gaullistes, en juin 2022, qui sont présentés, en très grande majorité, par la droite républicaines et gaullistes, tout en prenant en compte toutes les situations locales particulières. L’objectif national est de pouvoir disposer d’un nombre suffisant de députés d’opposition de droite, et gaulliste, permettant d’empêcher, ou freiner, certaines politiques engagées par Macron.


  

DEUX GAUCHES, MÉLENCHON ET MACRON

Télécharger la communication du MIL du 12 mai 2022

Lire le texte

Les listes de candidatures aux élections législatives sont à peu près connues, même s’il reste des cas en suspens et des dissidents possibles. Cinq regroupements politiques veulent présenter des candidats partout : la gauche marxiste sous l’étiquette «Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (Nupes)» conduite par Mélenchon, un bloc macroniste dénommé «Ensemble», Les Républicains et le centre, le Rassemblement national (RN) et Reconquêtes.


La campagne a débuté. Des sondages paraissent chaque jour. Les journalistes présentent une image déformée de la situation actuelle, soit par engagement politique, soit sur recommandation politique. Cette analyse consiste à réduire cette élection à une sorte de duel entre Macron et Mélenchon. Cette description profite à ce jour aux deux parties. Macron réaffirme son autorité et sa légitimité face au «méchant» Mélenchon. Tandis que Mélenchon se proclame un jour «futur premier ministre» et le lendemain «futur chef de l’opposition» à Macron. Macron en revient à vouloir officiellement incarner la gauche sociale-démocrate, en affirmant : «Les gauches progressistes républicaines démocrates sont chez nous». On assiste à une promotion réciproque Macron-Mélenchon qui fait l’impasse sur les forces de droite, lesquelles ont obtenu un total élevé de voix au premier tour de l’élection présidentielle.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) condamne la volonté de Macron de réduire le débat des législatives à un simple affrontement entre gauche modérée et gauche marxiste. Des candidats de la droite républicaine (LR, UDI et Nouveau Centre) seront présents dans toutes les circonscriptions. Leur objectif est de constituer un groupe parlementaire de «droite indépendante et populaire» s’inscrivant dans l’opposition à Macron et dans le combat contre la gauche marxiste de Mélenchon. Les candidats républicains peuvent compter sur une prime aux sortants et sur l'implantation renforcées de LR grâce aux succès obtenus élections locales. Ils constitueront un groupe parlementaire d’opposition face à la politique de Macron.


La droite de la droite se présente divisée en trois listes concurrentes : Rassemblement National (RN), Reconquête ! et Debout la France. Seul le RN semble en mesure de faire élire des députés, compte tenu des résultats obtenus au 1er tour de la présidentielle, et ainsi pouvoir constituer un groupe parlementaire.


Le Mouvement Initiative et Liberté (MIL) analyse la situation de manière simple : Macron, est un adversaire politique et Mélenchon est un ennemi politique.


Mélenchon incarne la gauche marxiste classique. Tout son programme illustre ce positionnement : attaque contre les forces de l’ordre, encouragement des migrations, renationalisations d’entreprises et nationalisation des banques, hausse des impôts et des taxes, défense du communautarisme islamiste radical, renversement des institutions (avec mise en place d’une VIe République), décrochage de la France des alliances occidentales.

Les partis alliés aux Insoumis, EELV, PS et PCF, ont accepté sous des formes diverses un programme commun, avec lequel elles sont en total désaccord sur de nombreux points (respect de la laïcité, poursuite de l’union européenne, construction de centrales nucléaires, etc.) dans le seul but d’avoir plus de députés élus. Leur engagement s’explique par le fait que ces partis de gauche ne croient pas à la victoire de l’Union de la gauche de Mélenchon ni à la poursuite d’une collaboration politique.


Macron prétend tout faire «à la fois» et reste dans le flou le temps de la campagne des législatives pour éviter les attaques. Néanmoins, on sait qu’il défend une Europe fédérale dans le cadre de la présidence de l’Union européenne. Il prépare des mesures en faveur du pouvoir d’achat qui vont faire exploser le déficit et la dette de la France, au moment où la croissance se ralentit partout et l’inflation repart. Aucune des mesures qu’il présente ne permet d’envisager sérieusement le «plein emploi» pour 2027. Et surtout aucune confiance ne peut être accordée à Macron sur la lutte contre l’insécurité, le contrôle de l’immigration, l’islamisme radical, une ré-industrialisation réelle, la promotion de l’identité française, la promotion de la famille ou la réforme de l’Éducation.

  

CÉLÉBRONS LA MÉMOIRE DU PATRIOTE GAULLISTE PIERRE-FRANÇOIS DEBIZET, DÉCÉDÉ IL Y A 26 ANS

Télécharger la communication du MIL du 10 mai 2022

Lire le texte

Pierre-François Debizet a été un homme politique français qui a marqué l’histoire du XXème siècle. Ces qualités sont à la source de l’action éminente qu’il a menée au service de la France et des attachements indéfectibles qui se sont portés sur lui, tout autant que des haines qu’il a suscitées et des tourmentes qui ont marqué son existence.


Né le 20 décembre 1922 à Nantua, il est décédé le 11 mai 1996. Il se retrouve orphelin à 12 ans après que son père décède des conséquences des blessures qu’il a eues en 1914-1918. Sa mère fut aidée grâce aux activités sociales des croix-de-feu en faveur des familles des combattants de la grande guerre.


Trop jeune pour être militaire, il entre dans la résistance à 17 ans. Sa spécialité était d’éliminer individuellement des officiers allemands. Très vite, il se fait remarquer par le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA) (créé dès juillet 1940 par le général de Gaulle sous la direction du colonel Passy (André Dewavrin)) et rejoindra Jacques Foccart dans l’action. Il changera de spécialisation en s’occupant de la récupération de pilotes américains des forteresses volantes abattues au-dessus de la France avec mission de les faire passer en Angleterre.


A la Libération, il est décoré de la Croix de Guerre avec citations et de la médaille de la Résistance.


Après la guerre, il entreprend une carrière professionnelle de chef d'entreprise dans le secteur privé.


En 1947, sous le parrainage de Jacques Foccart, est créé, de fait, le Service d’Ordre du RPF par Dominique Ponchardier et son adjoint Pierre-François Debizet (il a 25 ans), ainsi que Paul Comiti. Le RPF ayant cessé toute activité en 1954-1955, Pierre-François Debizet a continué à militer pour le retour du Général de Gaulle. En 1956, il sera responsable du SO des «Volontaires de l’Union française», en 1957, responsable du SO du «Parti patriote révolutionnaire» de Jean-Baptiste Biaggi. Il fit même imprimer, sur ses deniers personnels, des affiches pour appeler au retour du général de Gaulle. Il assurera seul, un temps, sa protection rapprochée allant jusqu’à coucher devant la porte de sa chambre à l’hôtel Raphaël. En 1958, il était derrière lui le jour du «je vous ai compris» sur le balcon du gouvernement général à Alger.


Puis le SO du RPF se transformera en association de fait en 1958 sous l’appellation Service Anti Communiste (SAC). Cette association sera créée officiellement le 15 décembre 1959 puis déclarée à la préfecture de Paris le 4 janvier 1960. Très vite, à la demande du général de Gaulle, le nom sera changé en Service d’Action Civique. Pierre-François Debizet a été le premier président de 1959 à 1960 et  démissionnera à cause de la politique algérienne. Ensuite, Paul Comiti en fut le président d’avril 1960 à 1969. Son grand déchirement est certainement celui qui l’a obligé à choisir entre son engagement pour l’Algérie française et son engagement gaulliste à la tête du service. Il a choisi de s’éloigner et de reprendre des activités privées. Il prendra position pour l’Algérie française, il appréciera le docteur Jean-Claude Pérez (ce qui sera réciproque) et il fera des choses avec lui.


En 1965, Jacques Foccart, avec l’accord du général, lui demande d’être conseiller de François Tombalbaye, président de la République du Tchad. Mais la cause pour laquelle il éprouvait une véritable dévotion qui l’emportait sur toutes autres considérations, c’était celle de la France. Aussi, lorsque le général de Gaulle, en 1968, lui demanda de «reprendre du service», Pierre Debizet n’hésita-t-il pas à répondre présent, sans toutefois rien renier de ses convictions et de ses chagrins passés : la cravate noire qu’il n’a jamais quittée était devenue quasi légendaire. Il rentra en France pour être durant les évènements auprès du ministre de l’intérieur, son ami Christian Fouchet. Il fera partie des organisateurs principaux de la manifestation du 30 mai 1968 sur les Champs-Élysées. Avec l’élection de Georges Pompidou à la présidence de la république, il lui est demandé de reprendre du service afin de nettoyer l’association qui avait accepté tout le monde, ce qu’il acceptera le 3 octobre 1969. Ainsi, Charles Pasqua qui avait rejoint l’association fin 1962 (Vice-président début 1965 et membre du Bureau national en 1967) la quittera à l’automne 1969.

Il revient comme secrétaire général du Service d’Action Civique, la fonction de président étant abandonné dans les statuts. Il le restera jusqu’en 1982 tout en étant un conseiller d’Omar Bongo au Gabon.


La plus terrible des épreuves s’abattit sur lui en 1981 lorsqu’on a voulu le mêler à une affaire abominable. Il est clair que la gauche, alors triomphante, a voulu détruire à cette occasion l’un des hommes les plus solides de la droite. Elle n’a pas reculé devant les moyens les plus sordides. Pierre-François Debizet, soutenu par sa force personnelle et par son innocence, a tenu bon. Le gouvernement de Pierre Mauroy a profité du terrible drame (la «tuerie d'Auriol») issus d’un conflit de personnes impliquant des membres de l’association pour dissoudre le SAC (3 août 1982). Il s’agit d’un acte politique du gouvernement socialo-communiste, fortement contestés par la droite et le centre, dans la mesure où le SAC est un acteur important, et reconnu par tous, du combat des valeurs et des principes gaullistes, et aussi des campagnes électorales de la droite sur le terrain. Accusé d'être l'un des instigateurs de ce drame, il fera un mois de préventive puis il sera libéré, il bénéficiera d'un non-lieu. Il n’empêche que ses adversaires - nos adversaires - ont cassé en lui un ressort vital, et on ne saura jamais quel effet cette blessure profonde aura eu sur le développement de la maladie qui l’a emporté.


Pierre-François Debizet fut, de 1985 au 5 novembre 1987, le délégué général du Mouvement Initiative et Liberté (M.I.L) en charge de l’organisation, de la structuration et de l’animation de celle-ci. Il n’exercera plus, ensuite, d’autres activités publiques. Association de fait dès février 1981, les statuts furent signés le 17 novembre 1981 et déposés à la préfecture de Paris le 16 décembre 1981. Elle a été créée en réaction au possible risque puis à l’arrivée au pouvoir de la gauche socialo-communiste.


Cet homme apparemment rugueux était un passionné, un sentimental, un grand patriote gaulliste et anticommuniste. Il reste l’une des grandes fi